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les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /25

ce matin j’avais en tête un thème un brin philosophique autour duquel je voulais broder quelques mots mais je viens de lire un message d’une amie qui vit un passage difficile en ce moment et qui a envoyé une demande d’aide à toute la communauté de Val-David ici et à ses ami(e)s…

et je suis tout chamboulé, shaké, touché, bouleversé de tant d’honnêteté, de sincérité, d’ouverture, de fragilité, de courage… alors changement de sujet pour laisser couler ce qui émerge naturellement et spontanément suite à ce touchant et puissant cri du coeur…

car je ne peux que laisser couler l’air du temps du dedans… du dedans de moi, du dedans d’elle aussi, de cette partie de nous qui a mal, qui est coupée du monde, qui souffre en silence, qui désespère et qui ne voit plus clair parfois…

sa souffrance, mais ma et ta souffrance aussi, votre et notre souffrance aussi… quand mon amie a mal, je souffre aussi… quand ton ami souffre, tu as mal aussi…

quel courage pour cette belle jeune femme, dans la jeune trentaine, à fleur de peau et d’âme en ce moment, le coeur craqué et la tête à spin, d’ouvrir publiquement sur ce qui est là pour elle, en elle, sur le vrai, le pas si beau qu’on le voudrait, de dévoiler cette peine qu’elle cachait jusqu’à tout récemment même à sa meilleure amie… quel courage que de demander de l’aide…

quel courage de dévoiler cette part d’elle, de nous, cette part que l’on veut tous et toutes garder cachée à double tour et ne jamais au grand jamais montrer à quiconque… comme si on pouvait la cacher anyway… comme si les autres ne la voyaient pas de toute façon cette face cachée de notre lune…

quel courage d’exposer cette partie d’elle, cette partie de moi et de nous, qui veut crier «aidez-moi, j’ai peur, j’ai mal», mais qui la plupart se tait et souffre en silence, cette part de soi qui ne veut que de l’amour, en recevoir et en donner mais qui ne sait pas comment, ni offrir, ni demander… et encore moins ce qu’est l’amour dans ces moments…

comment ça va ? ça va bien… bullshit ! la plupart du temps du moins… bien plus complexe que ça la vie ! mais on continue d’utiliser lors de nos premiers contacts cette phrase passe-partout qui ne va nulle part.. on continue de demander même si on ne veut pas vraiment savoir, même si on n’a pas le temps d’entendre et encore moins d’écouter… on devrait définitivement trouver une autre punchline si on ne peut pas assurer le suivi de la question jusqu’au bout…

cette jeune amie a choisi de révéler et d’exposer sa vulnérabilité au monde entier, via un réseau social, de montrer et d’exprimer son désarroi plutôt que réprimer et déprimer en silence et en cachette… et les témoignages sont aussi émouvants et dans le même registre que son message, bullseye, droit dans l’oeil… du coeur… le monde est touché, son monde est interpellé… la corde sensible résonne fort… la communauté répond… et est émue…

pour avoir moi-même connu un hiver de plomb l’hiver dernier qui m’a amené dans des zones insouçonnées de mon être, qui m’ont révélé des profondeurs intérieures que je ne savais même pas exister, qui ont révélé une douleur presque insoutenable, je compatis ce matin… je suis touché, je pense à elle, je pense à toi ma belle, à sa souffrance, je sens et ressens ta peine…

sentir la peine de l’autre et ressentir sa propre impuissance de ne pouvoir rien faire d’autre que de ne rien faire parfois, rien d’autre que d’offrir son soutien, sa disponibilité, sa présence mais seulement si cela est voulu et demandé… aider c’est parfois ne rien faire plutôt que trop en faire ou faire ce qui n’est pas juste ou nécessaire…

oui définitvement, souffrir nous ouvre clairement aux autres… et hop un peu de souffrance pour tout le monde ! pour qu’enfin le monde s’empathise et sympathise, pour que le monde se sente, soi-même mais aussi l’un(e) et l’autre, pour que l’on se touche, que l’on se permette d’être touché par les autres dans notre plus grande humanité…

car l’autre, les autres, ce n’est finalement que moi, et moi c’est les autres, incarnés autrement, dans d’autres corps, sous d’autres formes… le monde est moi alors pas étonnant que l’on sente soie… le monde souffre en ce moment et moi j’aurais du fun ? pas toujours évident de marier les deux… mais en même temps, il le faut…

donc un autre jour mon idée de chronique intiale de ce matin… aujourd’hui, je te dédie cette chronique ma belle… même si ça n’allège pas ta souffrance, je suis avec toi, en pensées, passif, un peu loin, impuissant peut-être mais sûrement pas désintéressé… car je sais ce que tu sens, ce que tu vis car moi aussi je l’ai vécu il n’y a pas si longtemps et je le revivrai possiblement… je prends une partie de ta peine car c’est aussi la mienne…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /26

another day, another chronique… sur les hasards, coïncidences, destinés et autres rendez-vous… manqués ou pas…

on entend souvent les gens dire: dans la vie, il n’y a pas de hasard ! je veux bien, mais comment peut-on dire ça et se prendre au sérieux ? comment vérifier cela ? et qui sommes-nous pour avancer de telles affirmations car c’est gros comme statement ça mes ami(e)s ! pas de hasard ? vraiment ? montrez-moi ça…

me semble que s’ils existent, seul Dieu et ses acolytes pourraient dire cela avec certitude… et même eux, on n’en sait pas trop à leur sujet… pas de hasard ? un bon guess mais peut-être bien que tout est un hasard… un gros gros hasard… arrangé par personne en particulier et par un peu tout le monde en général… oui mon colonel….

ou au contraire, peut-être que tout est prédéterminé… tout est décidé d’avance, qu’un grand plan est déjà écrit et que tout se déroule tel que prévu… 2012, here we come, Houston we have a problem… 

nous ne sommes peut-être que des marionnetes dans un grande pièce de théâtre, des acteurs et actrices aux rôles distribués aléatoirement… des machines humaines répondant quasi mécaniquement à des instincts biologiques… pas de hasard ? vraiment ? show me the way SVP…

finalement, avons-nous vraiment le choix de nos décisions au cours de notre existence ? et peu importe ce que l’on décide, est-ce que ça fera vraiment une différence à la fin ? et y-a-t’il une fin anyway ?

en fait soit il n’y a pas de hasards, ou soit tout en est un… un gros big bang anarchique qui a parti le bal et ensuite, un gros bling blang cosmique qui s’en est suivi… et la machine folle s’emballe et route et roule et roule… jusqu’à ? qui sait ?

mais entre vous et moi, pour que les affaires marchent rondement dans l’univers, me semble que ça serait quand même surprenant que tout soit dû au hasard… quand même… en tous cas, un hasard bien agencé…

car à chaque matin, le soleil se lève et il se recouche à chaque soir… à chaque année, les saisons passent et reviennent… vous devriez voir les feuilles ce matin…

en ce moment même, la planète tourne sur elle-même et autour du soleil… dans un univers si immense qu’on ne peut même pas se l’imaginer… trop grand pour notre petite tête…

à l’instant même, dans notre propre corps, des millions d’interactions se produisent et font en sorte que notre corps fonctionne – malgré les sévices alimentaires et technologiques qu’on lui impose – et se regénère… en même qu’il file inévitablement vers sa propre mort… mort du corps mais non de l’esprit dit-on…

en gros, on vit ici sans trop savoir d’où l’on vient, où l’on va et ce que l’on est venu faire… à moins que vous ne le sachiez, dites-le moi car c’est pas toujours clair pour moi… faire du mieux qu’on peut, aimer, aider, prendre part à la danse, devenir plus conscient…

tiens un autre beau concept un peu flou que celui-ci de la conscience… on se dit conscient… l’êtes-vous vous ? moi non… eh oui, inconscient la plupart du temps le chroniqueur, au moins inconscient de sa propre inconscience… un bon début…

car quand je médite, et je le fais depuis des années, je suis la plupart du temps ailleurs, spaced out, perdu dans mes idées… une fois de temps en temps, je me rattrape, je me pogne et je reviens… respire ati, le bout de ton nez, attention, focus mais surtout pas une trop grande concentration… détends-toi, relaxe… pour un moment et de nouveau pour mieux repartir dans le cyberespace cosmique et me perdre dans l’univers à nouveau…

alors moi je pourrais affirmer sérieusement qu’il n’y a pas de hasard ? quand je ne peux même pas gérer mon ptit moi la plupart du temps avec conscience ? moi un co-créateur ? God and me body-body ? on repassera…

alors tout ça nous ramène à notre humilité, notre humanité, à notre petitesse dans cette vastitude existentielle, à notre ignorance et à nos limites, à notre arrogance de penser savoir….

mais aussi à la confiance de vivre une existence en filant tout droit vers la mort du corps mais la croyance d’un après sécurisant et juste… confiance dans l’inconnu, car la majeure partie de la vie est de l’inconnu… et c’est très bien ainsi pour moi en tous cas… la plupart du temps…

cet inconnu à la source de l’angoisse et de l’anxiété, cet inconnu qui nous fait prendre des petites habitudes dans notre tentative de rendre la vie plus sécure et prévisible… cet inconnu qui nous fait garder des jobs que l’on déteste toute notre vie par souci de garder une ptit grip sur le je ne sais pas… une relative sécurité qui nous fait perdre parfois notre soif de liberté…

et parallèlement à cette limite et à notre petitesse humaine, on ne peut que continuer de croire en notre potentiel, en nos possibilités de devenir des DIeux et des Déesses – nous le sommes déjà vous dites ? merci du rappel mais ce n’est pas encore ma réalité… quoi que j’y travaille et que je veuille bien y croire…

en terminant je mets mon chapeau de sceptique, je fais mon douteux et j’invite quiconque à me prouver qu’il n’y a pas de hasard dans cette vie car j’aimerais bien y croire mais je n’y arrive pas encore… en fait, sommes-nous même vivant en ce moment ? suis-je ici ? êtes-vous ici ? et est-ce un hasard si vous lisez ce teste ce matin ? ou une coïncidence ?

ou simplement un rendez-vous, comme à tous les matins…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /27

OK ! qu’est-ce que la vie veut écrire à travers le chroniqueur aujourd’hui ? qu’est-ce que ça veut dire ? est-ce que ça veut seulement écrire ? y-a-t’il quelque chose à dire qui vaille ? la peine… ou la joie…

matin sans inspiration précise, matin neutre, matin gris… matin extra ordinaire, extra ordinarement ordinaire… matin calme, matin plat… matin comme la vie certains matins, rien de spécial à dire, rien de spécial à vivre, matin plain, nature… sans gras trans… matin d’automne… matin qui se lève mais matin qui ne lève pas, et qui ne tombera donc pas non plus…

matin sans objet extérieur, qu’un sujet en attente de mots, qu’un sujet constituant lui-même l’objet de ses dires… ou plutôt de ses non-dires… esclave des mots… obéissant au mystère… qui vient… ou pas… qui est toujours là… mais qu’on voit, ou pas…

matin de chroniqueur qui se présente nu, à vif, devant ses lecteurs/lectrices… matin où il pourrait tout aussi bien demeurer muet le chroniqueur, et garder ses mots pour lui… où il pourrait sauver ses mots et laisser les lecteurs en paix et en plan… leur faire faux bond… mais il s’essaie, pour voir, pour dire ce que dire se veut… ce que dire se peut… écrive qui peut, lise qui veut… sauve qui peut…

matin pour jouer avec les mots car ce matin ce sont les mots qui se jouent de lui, ils lui filent entre les doigts, lui glissent entre les mains, ils évitent le clavier, ils se font rares, ils se font agace-disette les mots…

en cette ère techno, le syndrôme de la page blanche s’est transformé en syndrôme de l’écran blanc… qui pourrait tout aussi bien demeurer vide, vierge et pur… que la vie ne s’en formaliserait pas pour autant… vous feriez alors autre chose en ce moment… vous seriez ailleurs, je vous aurais faussé compagnie… et vous viveriez quand même très bien votre vinaigrette… et moi la mienne…

pourtant, des mots quand même… des lettres qui forment des mots pour dire l’entre-mots, des lettres qui peuvent prendre vie ou rester lettres mortes… des mots écrits, émis et mis en page pour dire l’indicible, des mots pour vaincre le silence qui n’a pourtant pas besoin de se battre, car éventuellement c’est lui qui gagnera de toute façon… le silence est d’or… et déjà gagnant… il englobe les sons, les bruits et la musique…

pourtant, des mots quand même… un vide sanitaire de mots, pour la santé du mental du diseux de bonne aventure matinale, une page blanche dans la tête, une plage pure sans mots, sablée par les vents du large… une poésie clique clinquante, battante et boitant de l’aile…

pourtant, des mots quand même… une panne d’inspiration rendue publique, pour la faire belle, la partager et l’apprécier pour ce qu’elle est… pour la révéler, la reléguer aux oubliettes, la sortir de sa disette… allez allez ma panne, dépanne, dépanne…

pourtant, des mots quand même… même s’ils ne veulent rien dire… mais ne veulent-ils pas toujours dire rien de toute façon mes mots ? que puis-je dire que vous ne savez pas déjà ? que pouvez-vous lire que je n’aie pas déjà écrit ? car la vérité se trouve bien au-delà des mots, en-deça des mots… elle se trouve entre les mots, ailleurs qu’en mots… en bas, en haut…

pourtant, des mots quand même… car la vérité se rit, se vit, elle ne se dit ni ne se lit… et malgré cela, des mots quand même…

allez, journée extra ordinaire à vous…

les mots vers le courage… 31/8/2012

OK dernière de ces chroniques faites de mots vers le courage… après 2-3 de ces chroniques à chaque jour depuis le début août, that’s it ! c’est le temps de passer à autre chose, à un autre titre, à une autre étape, Osho must go on…

donc on s’est tenus ensemble pendant le mois doux, depuis la dernière pleine lune, en fait on a passé «l’entre deux lunes» ensemble… entre deux lunes tu pourrais écrire – et lire – queq’chose, entre deux lunes tu pourrais te grouiller le… popotin…

ce soir, début de l’atelier sur le courage… nouvelle expérience… nouveau voyage, en compagnie de mon équipage… gros week-end de risque, de peurs, mais surtout de courage et d’amour… oser la peur principalement pour découvrir son courage, sa force et son amour…

alors chers ami(e)s Facebook – ami(e)s Facebook mais ami(e)s quand même… on se retrouvera un peu plus tard, soit lundi si je ne peux m’empêcher d’envoyer d’autres bouteilles à la mer, soit plus tard si les mots ont besoin d’une ptite sabbatique en arrière de la cravate… ou du clavier…

ce week-end j’irai parler pour ne rien dire sur une autre tribune, une autre plage de vie, vers d’autres oreilles, vers d’autres coeurs… voyage commun…

on aura donc passer ce dernier mois ensemble, moi à laisser mes doigts faire du sens… ou pas… de ce gros bateau qu’est cette vie qui nous est offerte, vous à lire et à vous laisser toucher, penser, fléchir et réfléchir…

merci à ceux et celles qui m’ont lu, liké, qui ont commenté… ou pas… qui ont lu en cachette… ou pas lu du tout…

de mon côté, c’est le temps de faire les bagages et de quitter ce navire pour le prochain port…

allez, on laisse aller ce monde auquel on s’accroche et on prend notre envol…

adieux

les mots vers le courage… 30/8/2012 – 2

nuit rouge, lune bleue… aussi connue comme lune des buts et lune des sorcières…

lune bleue, phénomène rare… qui ne se répètera pas avant 2015… alors profitons de celle-ci… lune de deep cleaning, lune pleine de vie… lune complète, lune ronde, joufflue et grosse, lune totale, totalement englouti par la lune le ptit bonhomme qui scie du bois…

lune bleue, bleu au coeur, bleu partout et tout autour… rouge à l’âme, rouge à lèvres, rouge de gêne, rouge à la gorge… visage rouge et visage pâle…

le grand nettoyage ISO 2012 continue… allez on largue les amarres, on déleste le navire, femme et enfant intérieurs d’abord, tous et toutes à babord…

petit matin de fin d’août, d’août doux sur mon âme, lune bleue, arbres verts, herbes jaunes, rouge coeur… graduellement en août, les grillons et les écureuils ont remplacé les oiseaux au sein du sympathique orchestre symphonique… même les malvoyants perçoivent le changement des saisons…

quels sont ces mots qui bloquent ma gorge, qui entravent le chemin vers mon coeur, vers mon âme… ces mots qui me coupent parfois du monde et de la création ? OK Dieu sonne la re création….

ces mots… sortiront-ils de mes doigts ? libéreront-ils un jour le trop plein de vie qui brûle en moi ? qui me consume… ou plus de mots n’appellent-ils tout simplement pas plus de mots…

nouveau concept d’atelier ce week-end, quelques activités ouvertes à tous et toutes, concert lundi, pratique intensive toute la semaine… alors le stress ou la lune bleue qui entrave le sommeil ? qui ratatine mes nuits à presque rien dodowise autour de la plénitude de cette grosse boule blanche qu’on dit bleue et qui brille dans le ciel étoilé…

ce précieux sommeil qui nous permet de prendre une pause temporaire de soi-même quelques heures par jour… de prendre un break de soi dans nos draps de cotton… velours velours mon amour… qui donne au corps repos et force pour repartir du bon pied… ou de l’autre… pas de troisième pied right ?

je n’ai pas animé d’atelier depuis des années et drôlement, les deux ont lieu autour des deux lunes d’août… mamilune, source du bleu dans mon coeur de ce matin ? OK blame it on the moon 😉

comme disait mon beloved master, this too shall pass... comme le reste…

les mots vers le courage… 30/8/2012

il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi  – Charles Aznavour

faire ses adieux… se dire adieu… se faire dire adieu… au revoir à dieu… et au diable… à tout jamais… à tout de suite… para sempre, para sempre, para sempre, para sempre… pour toujours et au grand jamais… pour ici, là-bas et pour maintenant… pour l’éternité… ainsi soit-il…

ah ! quel art, quelle science de savoir quand quitter, autant l’amour, l’amitié, qu’un travail ou une relation saturée… savoir reconnaître le moment juste, le bon moment, LE moment… now or never… savoir quand enough is enough… avant qu’assez ne soit trop… never too much, just enough ?

savoir quand switcher, quand changer d’habit, quand quitter le party, ou le bateau… quitte ou double… changer de corps, changer de char… savoir quand laisser sa place… au suivant… quitter sans laisser trop de traces… savoir distinguer une fin d’une simple pause, savoir quand franchir la porte… vers une nouvelle aventure… quand sauter dans l’inconnu… sans élastique…

apprendre à reconnaître, distinguer, savoir, sentir et ressentir… trouver en dedans, pour soi… pour l’autre… pour la vie.. pour le bien du plus grand nombre… en commençant tout d’abord par soi-même…

savoir quand quitter et lâcher prise, évidemment, mais en même temps savoir persévérer, continuer, s’investir, tout donner, tout se donner, aller jusqu’au bout… aller jusqu’au bout sans aller trop loin… dépasser la limite du raisonnable…

toffer sans se vider, ni se brûler… tout donner, mais pas ce que l’on a pas… ou ce que l’on a plus… mener à terme sans devenir terne, avant que le drapeau ne soit en berne… avant qu’on ait trop de peine… never too much ?

faire l’effort d’aller jusqu’au bout… mais pouvoir reconnaître le bout en question… parce que parfois, ça a pas de bout… plein de bouts… parce que parfois c’est le boute d’la marde… vite avant qu’elle ne hit la fan...

pas toujours facile, ni limpide, ni clair ou aisé de faire la différence entre s’éterniser et aller jusqu’au bout… squeezer le jus sans se rendre jusqu’à la pelure… tordre la guénille avant que ça ne soit du sang et non plus de la sueur qui coule… la ligne peut être mince… savoir quand too much is enough…

mais quand c’est juste, il y a néanmoins quelque chose qui fait oui en soi, une cloche qui sonne, un buzzer qui buzz… mais faut écouter, allo troisième oreille… s’écouter, s’égoutter, goutte à goutte, coûte que coûte… bon jusqu’à la dernière goutte… et ensuite on se tire… on tire la plug… et sa révérence… sans préférence ni référence… avec grâce, avec dignité, avec fierté… bye bye boss… goodbye love…

oser quitter l’ancien avant que le nouveau ne soit encore nécessairement arrivé… tolérer le vide, pourtant souvent essentiel entre deux aventures, mais si souvent évité, fui, non affronté… remplir le vide de n’importe quoi et de n’importe qui…

la vie est une série de perles enfilées les unes aux autres, mais elles doivent être espacées pour pouvoir vivre, s’épanouir et prendre toute leur place… le collier sera toujours unique car chaque perle porte sa propre beauté… mais chaque perle a besoin de sa place qui lui est propre…

ce qui nous amène à l’individuel et à la place du soi dans un tout, un nous… la perle dans le collier…

pour trouver le moi dans le nous, le soi en nous, faut tout d’abord sortir le nous du moi pour éventuellement retrouver un soi unique et autonome, fort et autoportant… retrouver l’essentiel du moi, du soi… un moi capable de vivre par soi-même, un soi au-delà du moi, un moi pas tributaire du nous, pour que le nous soit constitué de divers moi autonomes, indépendants et interdépendants…

des mois qui reposent l’un sur l’autre mais qui sont aussi capables de se tenir debout, seul par eux-mêmes, pour eux-mêmes, dignes et fiers, forts et frères… et soeurs…

une autre nuit rouge de (presque) pleine lune, nuit fiévreuse de poésie, porteuse de mots, de sens et surtout de non-sens…

OK enough is enough, dodo now…

les mots vers le courage… 29/8/2012

j’apprends à marcher… simplement, humblement, tout bonnement…

après avoir couru tout une vie, apprendre à marcher… attendre entre chaque pas… ré-apprendre à marcher lentement, légèrement, allègrement, consciemment… sur le fil…

apprendre à marcher comme un enfant qui fait ses premiers pas, toujours un tour de magie cosmique à chaque fois… tout d’abord acquérir de la force dans les jambes, se faire du muscle, puis déplier les jambes et se tenir debout, un peu, beaucoup, longtemps et, finalement, mettre un pied en avant de l’autre… et y croire… et persévérer… et tomber et se relever et recommencer…

après avoir appris à marcher, de plus en plus vite et bien, vient la course, la danse, les stepettes et la claquette… mais aussi les jambettes, les faux pas et les trébuchages… sans cesse, tomber et se lever, tomber et se relever, se remettre debout, sur ses pieds, la tête haute et les genoux écorchés, mais toujours debout…

passer de la vitesse à la délicatesse, de la quantité à la qualité… de la destination au chemin… de la mort qui vient vite et sec à cette vie qui passe si lentement et doucement… marcher vers le lointain le regard dans l’ici…

découvrir la joie de faire un pas à la fois, simplement, pour le pur plaisir de chaque pas… un à la fois, lentement, sans but, la vie comme une longue et lente marche zen…

un pas à la fois comme un moment, un jour à la fois, ne s’en allant nulle part… marchant dans la foi, à chaque fois… ici maintenant, avec chaque pas… dans chaque pas… être chaque pas… chaque pas qui passe… c’est soi qui passe… sentir le sol sous ses pieds, prendre le temps, apprécier la route… sentir le chemin… avec ses pieds, avec son nez… d’ailleurs l’automne sent tellement bon, vérifiez…

laisser tomber le fil d’arrivée pour apprécier la route… regarder la nature, apprécier la vue… des milliards de pas à faire dans une vie, alors aussi bien relaxer et goûter chacun…

après avoir passer l’été sur les routes locales, à marcher marcher marcher, à errer, errer et m’aérer le cerveau, pas à pas et un à la fois, je rêve de marcher Compostelle, question de me perdre sur la route, une autre route, de pèleriner, seul et avec les autres pèlerins… faire des millions et des milliards de pas… un à la fois, nulle part et partout à la fois… sur une route déjà très fréquentée… une riche route de marche… que de marques sur ce chemin..

simplement marcher sans but réel autre qu’un jour ne plus marcher, marcher pour marcher comme on parle pour parler… marcher pour aller nulle part comme on parle pour ne rien dire… marche marche marche, bla bla bla… aller aller aller…

marcher pour donner un sens à la vie, sachant que la seule chose à faire est le prochain pas… un pas à la fois, chaque pas avec foi, une inspiration à la fois, une expiration qui suivra… appréciation de la voie et extinction de voix… marcher et se taire… lève toi et marche, ferme là et marche… pour retrouver son inspiration… avant la grande expiration, l’expiation ultime…

marcher dans la vie, marcher vers la mort… aller à la rencontre de sa propre mort… proactivement… chaque pas parcouru nous rapproche du créateur, nous rapproche du home… la destination est la source… marcher de reculons… chaque pas parcouru nous rapproche du moment présent… car notre mort est déjà ici, suffit simplement d’aller à sa rencontre… un pas à la fois…

marcher pour marcher… en souliers de course ou de marche mais surtout nu-pieds… allez va nu-pieds… pour sentir la terre, se faire masser la plante… des pieds s’entend… pour faire contact, se laisser toucher par notre mère terre… pour laisser sa marque… si chaque empreinte digitale est unique, qu’en est-il de nos empreintes plantaires ?

alors ça marche votre affaire ?

les mots vers le courage… 28/8/2012 – 2

obsession quotidienne naturelle… sans artifice…

la nature, notre église… le monde entier, un temple…

le soleil la vie… les montagnes / des autels… les lacs / des bassins de vérité et de limpidité… les oiseaux dans le ciel / des anges dans les cieux… les nuages / les fantômes, nos ancêtres qui veillent sur nous…

que de beauté tout autour… qui reflète notre propre beauté intérieure… ce qui nous entoure nous renvoie ce qui est en nous… et vice-versa… donc important de s’entourer de beau, de vrai, de pur… et de cultiver le beau en nous…

je ne veux pas de sermons autres que le chant des oiseaux et les cris d’écureuils… pas de philosophie autre que le changement des saisons qui nous dicte le passage du temps… pas de calendrier à la 12, mais 13 lunes dans l’année… pas de bon ni mauvais, juste du juste, du ce qui est…

couleurs naturelles : bleu ciel, jaune soleil, rouge gorge, brun animal, noir de ciel sans lune, blanc neige, du vert, du vert du vert, du vert de toutes les couleurs…

et hop ! je saute dans mes souliers de marche et je vais étaler mes mots et mes paroles sur les sentiers laurentiens…

les mots vers le courage… 28/8/2012

les arbres, les oiseaux, le soleil, l’air, l’eau, les plantes et les fleurs du jardin, l’ensemble des animaux, que du beau, que du bon, que du brut, que du peur… que du vrai…

la nature ? qu’un miroir pur et clair… qui nous renvoie une image directe et sans distortion de nous-même… sans opinion en effet… ni filtre, ni jugement… face à face avec soi-même…

mon but dans la vie ? ne plus avoir d’opinion sur rien, ni sur tout… surtout sur tout… arrêter de juger, perdre mon jugement… et redevenir comme la nature… qu’un miroir reflétant tout ce qui passe devant, tel quel, objectivement, au-delà du jugement et de la critique… devenir tout ce qui passe devant soi… et en soi…

devenir de plus en plus naturel, flowing, vivant d’instinct et d’intuition, vivant d’air pur et d’eau fraîche… se fiant à nos sens, à ce qui sent en nous… ce qui vibre face à l’extérieur… sentir cette subtile vibration de vie…

alors enlevons nos souliers et touchons la terre de nos pieds, ouvrons les narines toutes grandes et respirons, buvons l’eau dont nous sommes constitués, couchons-nous par terre et retournons à la terre mère…

plein de nature à vous

les mots vers le courage… 27/8/2012 – 3

et hop, une troisième chronique aujourd’hui… y a des jours comme ça… ou comme si… des jours comme… des jours… ou comme ça, si c’est trop pour vous, vous demanderez un doggy bag… ou vous achèterez mes chroniques si jamais elles sont imprimées un jour… sur du bon vieux papier comme dans le bon vieux temps…

pas nécessairement de quoi à dire maintenant, seulement envie d’écrire… alors ça prend du contenu… alors il faut penser… premièrement penser et ensuite à quelque chose… inviter un objet de conversation… et non imposer, nuance dit le poète…

oh Dieux de l’inspiration ! merci de me soutenir et de veiller sur moi… je pries pour vous, je vous pries et vous en prie, je l’écris et le dis et le cries… en français et en cri… mitsou beeshum… seulement sur cette tribune et non sur toutes…

écrire simplement parce que c’est plus fort que moi… les mots se bousculent au portillon… un roman savon… des bulles, des bulles qui poppent et poppent… et up et up… propres propres les mots dans le cerveau…

priez, criez, riez, dit le prophète… de bonheur… prophète inalphabète… pas bête ce prophète… pas de malheur… pas bête du tout, du tout au tout…des mots mis en tête puis en doigts pour faire des sons plus que du sens… pour faire des beats non des crîtîques…

des lettres agencées pour percer l’écran et toucher les gens, pour rejoindre mes frères et soeurs sur le grand chemin… et tout à coup un filon… pop pop et up… la prière… prions mes frères et soeurs 😉

n’empêche que j’ai commencé à prier récemment pis j’aime ça… oui oui Jésus, Marie et toute la grande famille… les archanges et mettez-en… après une vie entière à être en réaction à Jésus et compagnie, je viens de faire la paix… enterrée la hache de guerre et fumé le calumet…

après 30 ans à méditer, croyant strictement et «limitement» que la prière n’était que demander et un peu enfantin – passer sa commande à Dieu – mais j’ai découvert autre chose… à garder ouvert l’esprit…

maintenant Jésus c’est comme Bouddha et Osho et Krishna, Marie comme Kali et Amma et Meera… ça fait tellement de bien de pouvoir reconnaître l’immense coeur de Jésus et la maternitude universelle de Marie, et de les distinguer de la religion catholique de Rome qui ne sent pas très bon depuis très longtemps..

j’ai un lourd passé avec les cathos… quand j’étais jeune, j’étais enfant de coeur – pas de choeur car on ne chantait pas nous – et parfois je volais des sous dans la panier de la quête… je ne connais pas les péchés mortels mais ça doit très certainement en être un… mon Dieu pardonnez-moi mes péchés… comme je vous pardonnerais les vôtres si vous en commêtiez parfois…

enfant et servant, de messe, pendant mes crimes capitaux, je regardais Jésus sur la croix, les deux bras écartés et l’air souffrant et j’espérais – en sacrement – qu’il ne me voit pas… méchant karma quand même… mais heureusement, l’église catholigue est pas forte sur le karma… sauf qu’il y a l’enfer où il fait chaud en titi il paraît… ah, je verrai bien…

non mais sérieusement, j’aime prier, j’aime l’état de recueillement que ça crée, un doux espace de méditation finalement… au lieu du silence, ce sont des mots… et quand ce sont des mots qui nous sortent du coeur, c’est là que ça mène, là que ça amène… la source est la destination finalement… Jésus fut très certainement un homme de coeur… et de conviction…

prier c’est envoyer des souhaits à partir du coeur, c’est donner, c’est être généreux… c’est lancer des graines en l’air sans savoir ni vouloir quoi que ce soit… c’est remercier la création pour ce que l’on a… c’est souhaiter le mieux pour tous et toutes… prier ça inclut le monde…

prier c’est chanter des chants sacrés, car les prières se chantent très bien aussi… mieux même qu’elles ne se disent…

dans ma gang – dont je parlerez davantage bientôt peut-être, on chante surtout nos prières… comme la grande majorité des religions du monde… chants sacrés… les Anges et les Dieux/Déesses sont comme les murs, ils ont des oreilles…

prier comme le font les Amérindiens qui remercient la Terre, notre mère, le Ciel, notre père, le Soleil, la Lune, les Étoiles, tout ce qui vit, om metakweasin… prier avec son coeur, apprécier ceux et celles qui nous ont précédé, préparer la voie à ceux et celles qui nous suivent, enfants et petits…

de façon un peu surprenante, ce qui a contribué et aidé à distinguer Jésus et Rome en lien avec la prière fut la série «les Borgias» qui raconte l’histoire de cette famille Espagnole à la tête du Vatican autour de 1500… ce n’est rien ce qui se passait ici plus récemment cathowise je vous en passe un papier… mais en même temps, le contexte appelle le style de gouvernance… un temps barbare en général à cette époque… avec des mesures qui vont avec…

alors oui je pries, souvent silencieusement aussi, en fait la plupart du temps en silence de bouche mais jamais en silence d’intention et de direction… ni de coeur…

doucement enligner la pensée plutôt que la laisser divaguer négativement… inviter le mental dans le coeur… coeur de Jésus, coeur de Marie… comme coeur d’Osho, de Bouddha et de Bodhidharma… car un coeur c’t’un choeur…

et tiens, je vous offre une tournée de prières ! Cheers !

Amen ! Aho !