Archives de l’auteur : atisupino

pause musicale x 3

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♥♥♥ – 29/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ce matin pas de mots, parce que parfois, à la longue, les mots c’est d’trop

parfois, les mots, les nôtres comme ceux des autres, comme les nouvelles qui sentent nécessairement mauvais ces temps-ci, ça fait spinner la tête et ça fait le coeur se contracter…

parce que parfois, avec les mots, on essaie de semer la peur, mais au lieu de la semer on la sème justement et elle finit par pousser partout en nous…

alors au lieu d’essayer de fuir la peur, plongeons dedans car au final à vouloir trop l’éviter, on ne fait que s’éloigner de notre coeur…

alors ce matin, pas de mots, de la musique… parce que la musique, ça nous permet d’entendre le silence in between nos peurs et nos craintes, nos espoirs et désespoirs…

je vous offre mon hymne préféré, en 3 versions:

Forças da Rainha da Floresta – Irineu Barsé

Santa Maria vem chegando nesse batalhão / Sainte Marie arrive en ce bataillon
Trazendo as forças da Rainha da floresta / Apportant la force de la reine de la forêt
São essas forças vindas de Nossa Senhora / Ce sont les forces venant de Notre-Dame
Que centralizam essa luz aqui na terra / Qui centralisent cette lumière ici sur terre

Eu vou pedindo sempre a minha coragem / Je demande toujours mon courage
Para seguir nesta batalha do amor / Pour continuer dans cette bataille d’amour
Com o conforto da minha mãezinha / Avec le confort de ma mère
Com sua luz com o seu resplendor / Avec votre lumière avec votre éclat

Eu vou seguindo sempre no caminho / Je poursuis toujours sur le chemin
Sempre guiado pela luz divina / Toujours guidé(e) par la lumière divine
Sempre buscando aprender nesta doutrina / Cherchant toujours à apprendre de cette doctrine

et ci-bas, 2 versions instrumentales par le récepteur de cet hymne…

ci-haut Irineu Barsé, accompagné par un groupe de musiciens Daimistes du Brésil et d’ailleurs… superbe


et ici par Irineu Barsé en solo… pur délice…

Merci Marie, reine de la forêt…

je vous salue bien bas et vous ouvre mon coeur bien grand… et mes oreilles…

et merci Irineu – pour ta grâce, tes doigts et la douceur…

ma Marie

0photo prise par le Père Pío Cárdenas à El Hoyo, Abrigo, au nord de Santander en Colombie

♥♥♥ – 28/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

hier, vendredi, avant dernier vendredi avant le saint vendredi… et comme d’habitude, journée sans foule dans mon petit coin de pays mais full soleil… un vrai Dieu celui-ci… en tous cas, il fait des miracles sur notre moral… jusque sur notre foi même… lui qui boost notre système humanitaire comme rien d’autre… 😉 Roi Soleil va…

et hier, comme d’habitude aussi, j’ai marché…

et comme d’habitude, me suis rendu jusqu’à ma Marie… si l’expression ma Marie ne vous dit rien, allez lire ça… https://atidion.com/2020/03/26/marie-vous-salue/ pour la voir et savoir…

alors hier, vendredi full soleil, longue marche et sainte paix tout du long…

et lors de ma brève méditation de mi-parcours devant ma Marie (merci au propriétaire car la dite statue appartient bel et bien à quelqu’un dans les faits, mais dans ces mêmes faits, nous appartenons tous et toutes à Marie car on la dit mère de Dieu)…

oh Mother of God…

alors en ce vendredi pur silence et pur soleil, rien d’autre que le son de quelques oiseaux super happy pit pit du printemps qui arrive comme si de rien n’était…

je ne sais pas si les oiseaux sentent ou sont conscients ce qui se passe dans notre réalité, s’ils/elles sentent que la circulation environnante déjà rare est à peu près inexistante depuis quelques semaines dans les bois des environs ? car peut-être qu’une cervelle d’oiseau n’est pas si bête que ça après tout…

vendredi pur silence disais-je donc… et tout au long de mon retour, ma Marie continuait de me parler, de me chuchoter entre chaque pas… me disant que depuis toujours, c’est elle qui se cache derrière toutes les déités féminines du monde entier et de ses diverses formes religieuses et d’adoration…

elle me disait que ces temps-ci, pour les besoins de la cause humaine, elle prend des allures de Kali

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car bien des choses avaient besoin d’être démantibulées, détruites, brûlées… car souvent, avant de reconstruire, on doit défaire, débâtir… de fond en comble…

ma Marie me disait aussi que depuis les révélations de me too, attendues depuis fort longtemps car couvant en silence et minant la moralité même du monde, c’est toute la force terrestre féminine qui reprend son droit, qui retrouve sa primauté, qui se manifeste au grand jour…

car depuis toujours, c’est le pouvoir féminin qui tient le monde… c’est la force féminine qui donne et porte vie, qui la soutient, qui la développe et qui en prend soin…

pas pour rien que même sous des airs masculins de virus, c’est une reine Corona qui frappe les fondements même de notre monde qui n’allait nulle part et qui tournait en rond mais pas si rondement… abusant sans vergogne notre mère même, notre mère terre…

et ainsi, comme ci comme ça, tout au long du reste de ce vendredi pas du tout ordinaire car rien d’ordinaire ces jours-ci, ma Marie a continué de m’habiter… et de se révéler à moi… tout plein d’elle, sans trop comprendre, sans trop savoir mais avec un doux feeling au corps, une douce sensation au coeur, une légèreté jusque tout là-haut dans l’âme…

et hier soir, juste avant d’aller m’abandonner dans les bras de Morphée, suis allé vérifier mes courriels et je reçois cette photo d’un ami vivant au Pérou…

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et ces quelques mots accompagnaient la photo envoyée par mon ami :

La Vierge est apparue dans le village de El Hoyo, Abrigo, au nord de Santander en Colombie.

La photo est envoyée par le P. Pío Cárdenas, qui se trouvait en mission dans cette région.

Il a demandé à ce que cette image soit diffusée afin d’être un signe d’espoir pour l’humanité au milieu de tant d’angoisses.

 

Amicalement,

J.

oui je sais, ces coquines coïncidences…

oui aussi, je sais que plusieurs parmi vous allez être convaincu(e)s que cette photo a été shoppée… sincèrement, je n’en sais rien, car je ne sais rien du tout et de moins en moins…  mais même si c’était le cas, ma Marie, après m’avoir habité toute la journée, a quand même trouvé sa façon de me faire un petit clin d’oeil pour me souhaiter la nuit bonne… déjà un petit miracle en soi… si on veut y croire…

coquine Marie va… je vous salue bien bas…

 

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♥♥♥ – 27/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

traduction: lorsque les événements de la vie vous forcent à vous agenouiller, vous êtes en parfaite position pour prier… – Rumi

comme certain(e)s d’entre vous probablement, avant cette année, le mot carême ne suscitait pas grand chose en moi, si ce n’est une réaction négative de punition et de restriction issue du pas si bon vieux temps que ça… avec notre passé catho autour d’ici (au Québec et sûrement le cas ailleurs à diverses mesures), ce terme ne nous concernait pas vraiment, quand il ne nous levait carrément pas le coeur…

mais il me semble que cette année, avec ce que l’on vit depuis quelques semaines, présentement et au moins jusqu’au 13 avril – et sans doute aucun pour pas mal plus longtemps – cette quarantaine comprise grosso modo entre le mardi gras et le lundi de Pâques revêt une autre signification…

bien sûr, qu’une coïncidence 😉 comme il en existe tant… comme il n’en existe aucune… c’est selon…

bien sûr, le terme carême fait sens surtout aux yeux du christianisme, qu’une seule religion parmi le chapelet des multiples religions et courants religieux…

mais quand même…

quel sens peut-on donner à cette période ?

car on peut toujours donner – ou imposer – le sens qu’on veut aux événements…

si on veut faire du sens car certain(e)s peuvent très bien vivre sans sens, du moins sans sens unique… car multiples les sens… et s’il faut se fier à nos sens, parfois il faut aussi se méfier des sens qu’on impose…

et la vie est un cercle qui va et vient… et qui revient…

et que de leçons à tirer de cette crise actuelle… même si nous sommes encore en plein dedans… déjà plusieurs révélations émergent…

et de nombreuses possibilités…

peut-être est-ce la terre qui nous avertit qu’elle n’en peut plus ?

peut-être sont-ce les Dieux – peu importe qui ou quoi ils et elles sont – qui nous mettent en garde ? qui nous forcent à changer drastiquement ? ou nous les humain(e)s qui, inconsciemment, n’en pouvions plus ?

peut-être que nous ne découvrons que seulement plus tard les leçons à tirer ? ou chaque jour un peu plus ? ou jamais ? qui vivra verra… et qui vit voit…. alors que certain(e)s vivottent à peine…

on en découvre sur soi et sur la vie un peu plus à chaque jour… et ça ne fait que commencer…

ou peut-être est-ce simplement la vie qui se déploie tout naturellement comme elle le fait depuis des millions sinon des milliards d’années ? qu’une manifestation de l’évolution du cycle naturel qui ne s’en fait que très peu avec les humain(e)s ? cette vie que nous avons provoquée et qui se rebelle ?

que des questions… sans réponses claires pour le moment…

encore en train de limiter les dégâts… peu importe ce que l’on en pense, peu importe nos opinions…

qu’on soit croyant(e) ou pas, on croit tous et toutes à quelque chose anyway… on croit à toutes sortes d’affaires… même et surtout si on aime dire qu’on ne croit à rien… car ça demande beaucoup d’effort de ne croire à rien… souvent la plus tenace des religions…

on a tous des opinions quelconques… et souvent très quelconques d’ailleurs nos opinions…

en ce moment, nous sommes forcés de sortir de nos opinions, à les dépasser et à respecter les consignes… dur temps pour les rebel(le)s et les réactionnaires…

mais en même temps, tous et toutes ensemble dans cette aventure… déjà une grande leçon… nous ne sommes pas des îles… nous sommes inter reliés… une même et grande famille humaine… déjà une grande leçon à apprendre, une simple mais grande vérité qu’on semblait avoir oubliée…

peu importe le sens qu’on veut donner au carême, ou pas, nous sommes dans une grande quarantaine humaine….

et drôle de coïncidence, tel que spécifié dans le texte du site Internaute dont j’ai mis le lien ci-bas, le terme Carême tire ses racines de Quadragesima ce qui, en latin, signifie quarantième…

et pour en revenir à la citation de Rumi up there (si elle est vraiment de lui car de nos jours tout est possible) : lorsque les événements de la vie vous forcent à vous agenouiller, vous êtes en parfaite position pour prier…

et en ce moment, certain(e)s ont beaucoup de temps pour prier, méditer, se recueillir, et aller marcher un peu… d’autres préfèrent tuer le temps…

alors que d’autres s’activent pour le bien du plus grand nombre… et de leurs enfants…

deux types de prières, mais même grande mess sanitaire, économique et humaine…

à nous, ensemble, d’en faire sens et d’en tirer partie… ensemble…

en priorisant ceux et celles qui sont les plus à risque, les plus vulnérables… en faisant chacun, chacune, notre part… humblement mais responsablement…

car qu’une même grande famille…

oh, on peut bien se divertir un peu, tant qu’on veut ou tant qu’on peut, mais on arrivera bien un moment donné aux limites des Netflix et autres sources de divertissement…

mais un moment donné, on arrivera bien au fin fond de soi…

là où se cache peut-être quelqu’un ou quelque chose de plus grand que petit soi…

https://www.linternaute.com/actualite/societe/1214330-careme-2020-c-est-quoi-le-mercredi-des-cendres/

Marie vous salue !

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♥♥♥ – 26/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire planétaire

depuis une dizaine d’années, j’habite en forêt… pas très loin du village de Val-David, mais suffisamment loin pour me sentir à l’écart… suffisamment à l’écart pour me sentir vivre au milieu de nulle part, en plein nowhere… comme on dit par ici, je vis dans le nord… et ces temps-ci, alors que tout le monde vit davantage ici et maintenant plus que jamais, on peut dire que tout le monde vit dans le now…

depuis que je vis ici, je vais régulièrement marcher sur la seule route – très peu fréquentée – autour d’ici, surtout après les quelques dernières maisons de mes quelques voisins…

en chemin, je croise les 13 chevaux de ma voisine Christine… que je prends toujours le temps de saluer… eux me répondent soit silencieusement, soit en me saluant de la tête ou en m’ignorant totalement, ce qui est aussi parfait…

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et après les dernières maisons du rang, des km de liberté totale s’étalent devant moi… avec de très rares voitures y circulant, encore moins ces temps-ci qu’à l’habitude… la route m’appartient…

il y a quelques années, en marchant, j’ai tout lentement et doucement remarqué quelque chose… quelque chose de très subtil… en portant plus fine attention, j’ai remarqué qu’il manquait quelque chose dans l’atmosphère, que le silence qui régnait autour était plus silencieux que le silence ordinaire… qui est lui-même très relatif…

et je me suis rendu compte que ce silence plus silencieux que d’habitude relevait du fait qu’il n’y avait aucun poteau électrique sur quelques km… donc aucun fil, aucun buzz, aussi subtil qu’un buzz peut être… car des fils électriques émane un très subtil buzz… que la plupart du temps on ne soupçonne même pas…

toujours quelques années ago de cela, encore lors d’une marche sur mon chemin du grand now here, comme le chemin file sur plusieurs km jusqu’à la prochaine intersection du chemin des Hauteurs, j’ai demandé à la vie de me faire signe pour savoir quand je devais rebrousser chemin, car sinon j’aurais passer une bonne partie de ma journée à marcher…

et c’est là qu’elle est apparue… là qu’elle m’est apparue… en plein milieu du nowwhere… now, here, juste là…

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donc quand j’ai du temps, comme maintenant, comme now et here, je vais faire ma grande marche quotidienne, mon pélerinage sur la Montée…

et en ces temps de grands bouleversements de nos habitudes anciennes, en cette transition pré et post Corona, cette grande marche quotidienne me mène quotidiennement jusqu’à Marie…

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et en ces temps de grands bouleversements, Marie me parle… en fait, Marie chuchote…

Marie est un symbole universel de pureté, un symbole d’amour inconditionnel, un symbole d’embrassement, embrasser comme dans prendre dans ses bras… un symbole d’embrasement comme embraser son coeur par l’amour…

depuis plus de 2000 ans, on s’est largement moqués de la prétendue virginité de la vierge Marie…

c’est qu’on s’est royalement fourvoyés au sujet de sa prétendue virginité…

car des interprétations de cette virginité ne l’associe non pas à son corps mais plutôt à son âme… nous humain(e)s sommes si centré(e)s sur notre corps…

et dans certains documents, on rapporte que Marie, comme Jésus et Joseph d’ailleurs, était une grande mystique baignant dans la pureté de l’amour, une femme d’introspection et non seulement en lien avec cette prétendue virginité corporelle…

je vais vous reparler de Marie car je la croise quotidiennement ces jours-ci… et elle a beaucoup à nous dire… et à nous chuchoter… mais pour l’entendre, il faut savoir l’écouter…

mais pour le moment, écoutez Lyne Fortin nous chanter Marie…

give & take & donnant donnant

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♥♥♥ – 25/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire planétaire

ce matin, comme parfois, j’utilise une image simplement pour partir ma réflexion chronique…

car en ce moment, un peu puéril et inutile de chercher à savoir qui parmi nous sont les plus heureux…

car selon la situation, en ce moment, certain(e)s peuvent donner, alors que d’autres sont en situation de recevoir…

mais évidement qu’en ce moment, plusieurs personnes prennent soin et donnent et reçoivent… des soins, du temps, des sous, de l’aide…

comme en tout temps de crise, on retrouve du meilleur et du pire…

certain(e)s prennent soin des autres, au risque de leur propre vie et santé, d’autres font la ligne pour s’accaparer des guns ou du papier de toilette, sans même chercher à savoir s’il y en aura pour tout le monde… certain(e)s cherchent à frauder leur compatriotes, même âgé(e)s, d’autres sont prêts à leur donner leur chemise…

et tout ça fait partie de la vie… du meilleur et du pire… ni bien ni mal… même si notre réaction face à ceux qui exploitent les autres, notamment les personnes âgées, est difficile à gérer et pas douce du tout…

que la vie dans toutes ses déclinaisons qui s’affiche… et cette même vie se chargera bien d’enseigner aux crosseurs de tout acabit le fruit de leurs actions…

certain(e)s donnent, d’autres reçoivent, tandis que plusieurs d’entre nous sommes confiné(e)s à la maison à observer les ordres… car nous n’en sommes plus aux recommandations et peu importe notre avis ou notre opinion, soutenons…

j’aime penser que chacun(e) fait du mieux qu’il ou elle peut dans les circonstances… et ces circonstances hors de notre contrôle… il en a toujours été ainsi mais tout à coup, on le réalise…

contrôle…

un des mots cruciaux en ce moment… surtout perte de contrôle… un contrôle illusoire… car le contrôle relatif que l’on pensait avoir sur la vie, sur notre vie, eh bien on l’a bel et bien perdu… si on a déjà pensé l’avoir eu… on vient de réaliser la limite de cette croyance…

mais même si on a perdu le contrôle (ou ce que l’on pensait avoir), on peut tout de même décider de contribuer au mieux de notre situation actuelle… ou tenter de le faire…

premièrement, en remerciant personnellement les gens qui aident et en leur laissant savoir… notamment tout le personnel médical et des services sociaux, les politicien(ne)s et tous les fonctionnaires qui pensent au bien du plus grand nombre, les parents qui s’occupent de leurs enfants, les employés des épiceries et de toute la chaîne de l’alimentation, et à tous ceux et celles que j’oublie dans cette liste…

chacun et chacune, nous sommes lié(e)s en cette crise… pour passer du je au moi…

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cherchant à savoir comment on peut contribuer du mieux qu’on peut même si dans la plupart des cas, on doit prioritairement se protéger soi-même et protéger les autres…

mais distanciation ne veut pas dire isolement… le mot important dans la situation actuelle est le terme SOCIAL..

cat tant que nous sommes au chaud et en sécurité à la maison, en santé, avec suffisamment à manger, moins évident de sentir ce soin face aux autres… mais dès que notre réalité est bouleversée, là qu’on se frappe le mur de notre inter dépendance… car bien cela que nous sommes tous et toutes, chacun et chacune, inter dépendant(e)s… nous avons besoin les un(e)s des autres…

donc tout d’abord, assurer son propre espace vital sans se répandre, sans empirer la situation, en se protégeant et en protégeant ses proches…

puis ensuite, voir comment il nous est possible de contribuer au bien du plus grand nombre… en consommant frugalement, à petite échelle, en utilisant le moins de ressources possibles pour qu’il y en ait pour tout le monde…

car less is more

et tout ce que l’on donne nous revient, car donner fait partie de notre humanité…

pour ma part, que ces quelques petits mots à chaque matin, en espérant que ça aide un peu… et partager sur mon mur FB quelconques mots, images ou liens qui, je l’espère peuvent aider, ou tout au moins soulager un peu…

et avec mon amie Christine Vidrohi, on pense organiser bientôt un espace public virtuel afin de partager un peu de musique, quelques trucs et surtout un espace de connexion et d’échange…

et avec ma musique aussi, quelques petits projets en mijotement… à ma petite et humble échelle… comme vous…

car chacun et chacune, on se sent mieux quand on partage, quand on donne… car là que réside notre nature humaine fondamentale…

il y a 60 ans, JFK nous disait déjà que plutôt que de chercher à savoir ce que notre pays (ou peu importe l’entité, dans ce cas notre monde) peut faire pour nous, regardons plutôt ce que nous pouvons pour notre montre, en commençant par le plus près de soi et en agrandissant le cercle…

prenons soin et aimons-nous les un(e)s des autres…

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message à ceux/celles qui ne font rien

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♥♥♥ – 24/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire – et planétaire

traduction:
avec tout ce temps libre 
tu n’as pas à rédiger le prochain roman à succès
tu n’as pas à être dans le meilleure condition physique
tu n’as pas à débuter cette balado…

ce que tu peux faire à la place est simplement d’envisager cette pause comme une opportunité
ces mêmes systèmes qu’on observe s’écrouler dans la société
vont s’écrouler en nous également 
ces systèmes par lesquels on a voulu nous faire croire que nous étions des machines
qui existent pour produire et qu’on nous éliminerait si nous ne produisions pas
ces systèmes qui nous ont enseigné que les gains financiers étaient supérieurs à l’humanité
ces systèmes qui ont créé une foule de sources d’insécurité pour mieux nous exploiter

et si on devenait curieux avec tout ce temps libre et ne se fixait d’autre but que de simplement expérimenter être ?

si on créait de l’art pour le simple plaisir de créer ?
et si tu te permettais de te reposer, de pleurer, de rire et de demeurer curieux(se) face à tout ce qui montera en toi ?

si vous lisez ces lignes, premièrement, prenons un moment ensemble pour remercier tous ceux et celles qui oeuvrent au bien du plus grand nombre en ce moment… et depuis quelques semaines…

car il y a différentes réalités en ce temps hors du temps…

certains qui travaillent boucouboucou, encore plus s’ils et elles ont des enfants à la maison au retour du travail… compassion et gratitude envers vous… certain(e)s d’entre nous vous rejoindrons là et où quand cela sera possible quand la quatorzaine sera terminée…

et aux parents, même si vous ne travaillez pas à l’extérieur, on vous sait très occupé(e)s au home sweet (and sour sometimes peut-être aussi) home qui s’est transformé en école/garderie et vous en animateur/trice/prof à temps plein…

mais ce message s’adresse plus particulièrement à ceux et celles qui n’ont apparemment rien à faire… je dis apparemment, car le travail qui s’offre à nous est intérieur… et ce travail semble passif mais c’est possiblement le plus important travail que nous n’ayons jamais eu à faire dans notre vie…

alors on repassera pour dire qu’on tue le temps… rien de plus loin de la réalité… le temps est pas tuable… le temps n’existe pas en fait… toujours maintenant…

ce temps est un cadeau… un cadeau qui peut sembler empoisonné… mais c’est une intervalle indéterminé de ce temps dont l’on disait toujours manquer il n’y a pas si longtemps… alors gracieuseté d’on ne sait qui ou quoi, une tonne de temps à notre disposition… une infinie période de moments à vivre…

et comme on ne sait rien, on ne peut même pas prévoir, planifier, préparer l’avenir…

perte totale de contrôle…

alors on ne peut qu’arrêter pour le moment… arrêt complet… et prendre le temps…

prendre le temps d’être en contact avec tout ce que cet arrêt forcé – mais fortement désiré deep down – fera remonter en nous… car souvent rien de plus difficile à fair de ne rien faire, de faire rien…

nous qui sommes si habitués à nous divertir, à porter l’attention à l’extérieur de soi, à regarde en dehors, à regarder un écran quelconque – c’est le temps de tourner notre regard vers l’intérieur en ce moment… deep deep down en soi…

bien sûr, et encore plus si on est avec des enfants, OK d’occuper le temps avec des jeux, de la lecture, des sorties à l’air frais… OK de continuer à apprendre ou écouter de la musique , explorer les arts… normal d’occuper et de meubler le temps…

mais pris dans ce tourbillon d’émotions et de pensées plus ou moins apocalyptiques, n’oublions de réserver une certaine partie de tout ce temps libre pour soi, à porter notre regard en soi, sur soi, pour soi… avec acceptation et tolérance face à tout ce que l’on rencontrera en chemin… car inévitable que certains petits passages seront plus étroits que d’autres…

du temps pour le silence, pour l’observation de la vie en soi et autour… pour observer le silence et le temps qui passe…

car la suite est complètement imprévisible… et cela est soit épeurant, ou excitant… rien qu’on ne puisse faire pour le moment… ce gros rien si plein…

mais une chose est sûre, quand on reste connecté(e) au grand nous,

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petit moi a plus de chance de se sentir mieux…

et même le mal-être devient bien-être…

à suivre, à vivre et à survivre…

 

quoi faire à part être ?

♥♥♥ – 23/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire – et planétaire

je vous présente ce matin les mots de quelqu’un d’autre… quelqu’un que j’estime, que j’écoute parfois, qui dit ce que je me dis aussi à moi-même…

car on a beau chercher si le Corona est man made ou naturel, combien de temps le confinement va durer, combien de morts il y aura, à part quelques personnes occupant des postes clés qui font des miracles en faisant de leur mieux, et pour les parents qui ont boucouboucou à faire à la maison (merci et bravo à vous en passant, toute notre admiration), pour le moment, pour la plupart d’entre nous, bien peu à faire d’autre qu’être… tout simplement, en assumant tout ce que ça fait monter…

et ça continue…

s’attendre à tout, et surtout à rien

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♥♥♥ – 22/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire

ces temps-ci, on doit s’attendre à tout… car on ne sait rien… mais on doit surtout s’attendre à rien…  car on ne sait rien du tout…

beau ce rouge hein ? important de partager de la beauté ces temps-ci je trouve… un peu ce que je tente de faire, bien humblement, par le biais de ces quelques mots quotidiens… partager une beauté qui fait du sens, qui donne espoir, qui fait voir cette beauté en nous…

hier nous avons tenu une méditation en ligne… comme nous étions censés nous rencontre hier ici pour une méditation afin de souligner le printemps, j’ai pensé organiser cette rencontre virtuelle en lieu et place, juste comme ça… sans trop savoir, comme une intuition…

cette rencontre était organisée pour les gens qui fréquentent notre église, notre cercle de méditation…

et je sais que ce moment commun et en ligne a été très apprécié par les quelques 25 personnes qui se sont branchées sur la plate-forme Zoom de mon amie Vidrohi… en tous cas moi j’ai grandement apprécié… et plusieurs autres l’ont aussi exprimé… sentir les ami(e)s juste là, dans notre écran… sentir la connexion, sentir le précieux de se savoir lié(e)s…

nous avons joué un peu de musique, nous avons observé le silence, puis ceux et celles qui le voulaient ont prononcé quelques mots à la fin de la rencontre…

rencontre toute simple… tout simplement…

et suite à la rencontre, je suis allé marcher au soleil luisant, et je me suis questionné sur la pertinence d’une entité quelconque, que ce soit une église, un gouvernement ou une nation…

et je me disais qu’une entité regroupant diverses personnes, quelle qu’elle soit, est nécessairement plus grande que la somme des gens qui la composent… toute entité commune qui inclut des gens, nous permet de nous rassembler au sein d’un cocon plus grand que chacun de nous… comme un parapluie qui peut non seulement nous permettre de nous rassembler mais qui en plus nous protège… de la solitude, de la sensation d’être seul(e)… du non-sens d’exister pour soi-même seulement… car des êtres sociaux nous sommes…

car si en ce moment seul(e) nous sommes, en même temps, nous ne sommes jamais seul(e)… cette distanciation sociale nous montre bien notre interconnexion…

et en marchant hier, l’évidence de recommencer ces rassemblements virtuels est monté comme une évidence… comme un besoin essentiel… autant pour moi que pour mes ami(e)s… alors à suivre…

ces temps-ci, on doit s’attendre à tout… car on ne sait rien… mais on doit surtout s’attendre à rien…  car on ne sait rien du tout…

alors quoi faire d’autre que de vivre le moment ?

et prendre soin, de soi, de ses proches, si on est seul contactez nos ami(e)s et nos êtres aimé(e)s… prendre soin de son environnement…

et apprécier le fait que so far so good

et que tout plein de beauté vit en nous, et nous entoure… et est en train de couver…

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car c’est le printemps…

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toi et moi et vice et versa

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♥♥♥ – 21/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire

certain(e)s commencent à s’inquiéter face à ce qui s’en vient, ce qui va arriver…

sauf que personne ne sait ce qui s’en vient, rien quant à ce qui va arriver… ce qui va nous arriver…

comme ça a toujours été le cas, et comme ça le sera toujours… on ne sait jamais rien… mais ces temps-ci, on le réalise… certain(e)s le sentaient venir, d’autres pas…

mais là, c’est ici…

et tout ce que nous avons dans notre assiette du quotidien est maintenant, que ce petit moment pas du tout insignifiant… moins insignifiant que jamais en fait…

certain(e)s voient des théories du complot et broient du noir quant à l’avenir, d’autres, au contraire, font confiance and in God they trust

ceux et celles qui s’inquiètent considèrent les confiant(e)s comme naïfs, naïves et inconscient(e)s, mais ne dit-on pas heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux… et elles… la foi donne des ailes…

les worriers s’en font tandis que les warriors de la foi s’en remettent à plus grand que soi… et in God they trust…

mais au fond, qu’on soit worrier ou warrior (elle n’est pas de moi), nous sommes tous et toutes dans la même barque, la même grande barque qui vogue un peu à la dérive sur une mer d’incertitude ces temps-ci… peu importe le bord du trou…

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qu’on s’en fasse, ou qu’on fasse confiance, même barque… même mer… même moment présent qui passe lentement, de plus en plus lentement…

certain(e)s flottent, d’autres pataugent en cette mer de temps et d’incertitude…

mais il semble que le seul refuge réside dans le moment présent, ce moment… celui-là même qui passe vitement ou lentement sous nos yeux, au rythme de chaque respiration…

et même plus lentement que ça parfois…

au rythme de chaque inspiration, suivi de sa petite intervalle, puis de chaque expiration et de l’autre petite intervalle le séparant lui-même de la prochaine entrée d’air… et ainsi de suite file la vie qui passe en nous et autour…

car peu importe nos croyances, peu importe notre localisation, notre situation, peu importe qu’on se considère du côté des bons ou des mauvais – ce qui doit en théorie être plus rare – tous et toutes dans le même bateau…

s’affairant soit à aider sa prochaine et son prochain, ou à tenter de le ou la fourrer… eh oui, j’entendais hier que dès le début de la situation actuelle, des pirates se sont activés pour tenter de frauder son prochain et sa prochaine en cette ère plus que jamais réelle de relations virtuelles…

quant d’autres, notamment les travailleurs/ses de la santé, prennent des risques pour sauver tous les prochains et prochaines qui ont besoin alors que d’autres doivent se bourrer de papier de toilette… sauf que si elle doit le faire, shit will hit the fan anyway, que ça la nôtre ou celle de sa/son prochain(e)…

en effet, le meilleur comme le pire de l’humanitude ressort de cette situation… et vice et versa…

certain(e)s sont certain(e)s que tout ceci est un complot fomenté par quelques chosen fews, d’autres que c’est la grâce de Dieu qui s’abat sur l’humanité… et la plupart d’entre nous somewhere in between…

peu importe votre scénario intérieur, tous et toutes dans la même chaloupe mes ami(e)s… mes frères et soeurs…

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vous pouvez bien vous inquiéter et mener vos recherches si vous voulez, élaborer les pires scénarios apocalyptiques, être obsédé(e) par la 5G, chercher à l’extérieur et les causes et les sources et les dividus responsables de la situation actuelle, tout ceci n’est qu’un scénario aux conclusions multiples… qu’un monde de potentialités… qu’on ne peut connaitre car cette situation tout à fait nouvelle pour chacun(e) de nous… personne ne peut dire been there done that… tout nouveau pour tout le monde…

tout ce qui existe est ce que l’on choisit de croire, de rendre réel, d’imaginer, de contempler et de vivre… on n’a pas choisit cette situation mais nous y sommes… alors vivons-là…

toutes et tous seul(e)s, isolé(e)s volontairement ou pas, seul(e) ou en petite famille, et tous et toutes ensembles… chacun chacune et tous et toutes des maillons de cette grande chaîne humaine…

tous et toutes sur la même galère, flottant sur la même mer… peu importe le bord du trou…

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alors gardons tout ça en perspective…

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car so far so good jusqu’à maintenant, jusqu’ici…

malgré tout… tout ce que l’on peut imaginer, ce que l’on peut tenter de prévoir…

mais déjà on redécouvre certaines grandes vérités oubliées temporairement…

on se pensait indépendant(e)s, séparé(e)s du tout et des autres, on réalise que nous sommes une seul et même grande chaîne humaine… solitaire et solidaire…

et que la terre est notre home sweet home à chacun et chacune de nous…

déjà beaucoup en quelques jours…

imaginez la suite… ou pas…

car nous ne pouvons vivre qu’aujourd’hui, et c’est déjà beaucoup… et c’est tout ce que nous avons entre les mains, ou devant, c’est selon notre vision…

et vice et versa…

et au fond on ne peut que vivre avec foi et amour… com fê e com amor…

à vous, à nous

♥♥♥ – 20/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire

ce matin, envie de dire salut le monde… alors petit message personnel au monde… à chaque personne, et au monde entier, chaque personne ou groupe de personnes à la fois… à tous ceux et celles qui pensent et font pour les autres… nous tous et toutes donc…

en ce temps de tempête sociale, alors que la vague frappe fort et partout et tout le monde en même temps, quelques bons mots, comme dans bene dictions

tout d’abord, au personnel médical… notre infinie reconnaissance face à votre courage et engagement face aux soins du plus grand nombre…au risque de votre propre santé… vous qui bien souvent devez aussi prendre de vos enfants au retour à la maison… nous tentons de prendre soin de vous d’ici, dans l’invisible par notre appréciation…sachez que nous voyons ce que vous faites pour contribuer au bien du plus grand nombre… nous en sommes conscient(e)s, et tout aussi reconnaissant(e)s…

au personnel des divers services sociaux, vous qui êtes moins apparents que le personnel médical, merci de continuer de prendre soin des plus démunis, les personnes handicapées, les jeunes enfants aux besoins particuliers, besoins qui ne disparaissent pas en ces temps tut aussi particuliers…

aux politicien(ne)s et à tous les fonctionnaires et intervenant(e)s des divers programmes gouvernementaux qui se mettent en place depuis quelques jours… on vous lève notre chapeau vous qui faites au mieux de votre compétence face à cette situation hautement émotive et sans cesse changeante… merci de faire en sorte que nous, vos concitoyen(ne)s, pouvons continuer de vivre dans un relatif confort… où que vous soyez, merci…

aux employé(s) des supermarchés et autres boutiques de produits essentiels… merci de tenir la shoppe ouverte et de faire en sorte que nous manquions le moins possible de ce que l’on a besoin au quotidien… une chance qu’on vous a…

aux gens des médias… merci de continuer à nous informer… à nous garder lié(e)s… et informé(e)s…

au personnel des diverses compagnies aériennes qui font des pieds et des mains pour tenter de rapatrier tout le monde en transit à l’extérieur de chez-eux dans les meilleurs conditions en ce temps de grand chaos mondial… et qui doivent faire face aux fortes émotions que cette situation peut générer… chapeau…

à vous, chères personnes âgées, seules et isolées, en résidences ou à la maison… isolée(e)s depuis quelques jours seulement, nous commençons tout juste à comprendre ce que vous vivez souvent depuis longtemps… toute votre vie vous avez vous avez contribué à faire de cette société un lieu de vie confortable et facile à vivre pour nous… merci… et même si on ne peut aller vous visiter, on pense à vous et vous garde dans notre coeur…

aux gens qui prenez soin des personnes âgées, en grande majorité des femmes et souvent des mères de famille… merci pour votre engagement à prendre soin de nos ainé(e)s, souvent fragiles et parmi les plus vulnérables… merci pour votre soin, patience et générosité…

à ceux et celles qui ont des parents âgé(e)s à l’étranger et que vous ne pourrez peut-être plus voir, soit à court terme ou jamais, douces pensées…

aux militaires, pompier(ère)s, policier(ère)s, personnel de sécurité et autres agents sociaux… merci de protéger la paix, de la préserver, de la garder… sacrée la paix… sociale comme individuelle…

aux sans-abris… on n’a probablement aucune idée de comment vous pouvez bien vivre cette situation vous qui n’avez pas, comme on le recommande tant, de maison à rester à, de home sweet home… vous pour qui la rue est votre domicile… compassion et empathie, et générosité comme on le pourra… j’espère que nous nous souviendrons de votre statut particulier au sortir de cette crise… car pour vous, à tous les jours ce genre de situation de crise…

aux communautés autochtones, éloignées et/ou isolées… en espérant que vous serez épargné(e)s car si le virus se répand chez-vous, ça risque de frapper vite et fort… de loin, mais avec vous…

aux parents de jeunes enfants et d’ados… que vous tentiez de travailler ou pas… ça doit bouger dans la cabane hein ? nous qui sommes seul(e)s en la demeure, on vous envoie de la paix, du calme et du silence vous qui êtes entouré(e)s d’amour et aussi de vie, de vigueur et d’actions…

et aux enfants et ados, prenez soin de vos parents, gros ce qu’ils et elles ont à tenir… même si vous ne soupçonnez même pas encore… mais qu’un jour vous réaliserez…

aux enfants de parents négligents ou violents… je ne sais trop quoi vous souhaiter… mais je pense à vous…

aux prisonniers/ères et aux gens reclus et vivant au sein d’institutions publiques diverses… respect de l’espace de chacun/e, de l’intimité contigue, équilibre de la prise en charge de l’espace publique et intime… et respect extra pour le personnel… car tous et toutes humain(e)s, qu’humain(e)s…

aux conjoint(e)s en relation trouble et reclus dans les mêmes lieux pour le moment… on vous souhaite du respect mutuel, de la tolérance, une capacité saine et responsable de communiquer… car ce passage à l’étroit est soit l’occasion de réconciliation ou le début d’une éventuelle distanciation amoureuse… ce rapprochement annonce peut-être une nouvelle direction à venir… peu importe le résultat, respect et reconnaissance des besoins de chacun(e)… et l’amitié au-delà de la romance…

à vous qui êtes pris à l’extérieur et qui tentent de revenir à la maison… patience, patience, patience… et bonne chance… ça va finir par arriver… et vous aussi…

aux gens qui ne respectent pas les consignes de distanciation sociale… come on… faites juste dire oui… plus grand que nos petites personnes ce qui se passe en ce moment… vous ferez à votre tête plus tard… peut-être…

aux gens qui offrent des services payants sur le web, qui partagent des théories de complots sur les ondes, aux organisateurs des jeux olympiques et autres organisateurs de tout acabit… serait-il possible d’attendre un peu avant de publiciser vos services ou vos projets ? un peu tôt encore me semble non ? chaque chose en son temps… en ce moment, pausa… et organisation des besoins de survie…

bien sûr que j’en oublie… bien sûr que cette liste est incomplète… et bien sûr aussi qu’il est facile d’écrire ces voeux pieux dans le confort de ma quatorzaine… mais quoi faire d’autres en ces temps d’introspection ?

quoi d’autre à faire que de prendre ce temps avec soi-même, et de se relier à plus grand que soi…

quoi faire d’autre que de tout d’abord prendre soin de soi, de ses proches si c’est le cas, et de propager du beau, du bon, du juste ? et de considérer ceux et celles qui ont le plus besoin avant de penser à ses propres petits et grands besoins…

car d’après moi, et bien humblement, là que réside la grande leçon du moment… cette situation que l’on ne peut comprendre car trop inhabituelle, on ne pet que l’appréhender à partir du coeur…

dans un objectif de partage, de générosité, de bien du plus grand nombre…

car nous sommes de la même et seule grande famille, la famille humaine…

et c’est le printemps après tout… le début d’une nouvelle ère…


C’était en mars 2020 …

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient pas sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs commençaient à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles arrivaient bientôt, le ciel était bleu, le matin venait plus tôt.

C’était en mars 2020 …

Les jeunes devaient étudier en ligne et trouver des emplois à la maison, les gens ne pouvaient plus faire leurs courses ou aller chez le coiffeur. Bientôt, il n’y aura plus de place dans les hôpitaux et les gens continueront de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe devenait verte.

C’était en mars 2020 …

Les gens ont été placés en confinement. pour protéger les grands-parents, les familles et les enfants. Plus de réunions ou de repas, des fêtes de famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, les cerisiers et autres fleurissaient, les feuilles poussaient.

Les gens ont commencé à lire, à jouer avec la famille, à apprendre une langue, à chanter sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, à apprendre une nouvelle langue, à faire preuve de solidarité et à se concentrer sur d’autres valeurs.

Les gens ont compris l’importance de la santé, de la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui avait chuté.

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont cédé la place au fruit, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles sont arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télévision, le virus avait disparu, les gens sont descendus dans la rue, ont chanté, pleuré, embrassé leurs voisins, sans masque ni gants.

Et c’est là que l’été est venu, car le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a enseigné aux gens le pouvoir de la vie.

Tout ira bien, restez à la maison, protégez-vous et vous apprécierez la vie.

– Anonyme, via mon Amorée Dhyan Kairava..