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aimer le monde

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••• les zultimes chroniques – 3/9/19

ah aimer, quelle leçon ici-bas en cette vie de simple mortel…

aimer, la leçon ultime…

aimer n’importe qui, aimer peu importe, aimer quand même…

aimer ceux et celles qui nous tombent sur le nerfs…

aimer ceux et celles qui nous énervent…

aimer ceux et celles qui, naturellement, on n’aime pas aux premiers abords…

éventuellement, aimer ceux et celles qu’on aime détester…

mais vous me direz : wow le chroniqueur, on ne peut pas aimer tout le monde… pas obligé(e) quand même…

c’est vrai…

mais la job est de tendre vers…

se laisser bouffer par l’amour…

alors au moins ne pas haïr, ne pas détester…

et ensuite accepter… accepter l’existence de ces gens qui nous tombent sur les nerfs ou autre chose…

aimer Trump, aimer Bolsonaro, aimer Maxime Bernier qui s’en prend à la jeune Greta pour têter quelques votes…

aimer les gens qui sèment la haine… aimer le 1 %…

aimer les crosseurs et les magouilleurs, les voleurs et les fraudeurs…

aimer les menteurs…

car si ils et elles existent, il doit bien y avoir une raison autre que de les laisser faire vivre la haine en soi… parfois pas facile, mais nécessaire… au moins, tendre vers…

pour finalement aimer la vie…

aimer tout et en cette vie, tout ce qui vit…

en commençant par soi-même, nous et nos mauvaises habitudes… en acceptant nos défauts, nos petitesses et nos bassesses, nos peurs et nos obsessions, nos travers et nos omissions…

aimer for love’s sake

aimer pour aimer, aimer pour l’amour…

aimer parce que c’est plus sain, parce que c’est plus doux et facile…

aimer parce que c’est plus naturel…

parce qu’on empêche pas un coeur d’aimer, c’est sa job…

et si jamais on n’aime pas, pas grave, aimer ça aussi…

c’est le même prix… et le prix c’est l’amour…

se dé couvrir home again

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••• les zultimes chroniques – 2/9/19

traduction: peut-être que le voyage ne consiste pas à devenir quelqu’un… peut-être que le chemin consiste surtout à se départir de tout ce qui n’est pas soi pour que l’on puisse devenir qui nous étions censé être dès le départ… – Paulo Coelho

simple et évident, et pourtant…

simple et évident, mais pas ce que l’on a appris…

s’éplucher comme un oignon, jusqu’à ce que l’on réalise qu’il n’y a rien au centre…

se laisser sabler par les événements de la vie jusqu’à ce que l’on devienne un tas de brin de scie…

on dit que si l’arbre savait que son bois servira à faire des manches de hache, pas certain qu’il se laisserait faire… et pourtant, si…

si simple et évident que rien à acquérir, et que l’on ne doive que se délester de tout ce qui nous empêche d’être qui nous sommes fondamentalement et tout simplement soi-même…

mais c’est que l’on y tient à ce bagage… même si on le trouve lourd, encombrant et passé date… même si on l’a dans les jambe et dans le dos, son tient à ce bagage que l’on croit soi-même car on ne connait rien d’autre… pour le moment…

nous pensons sérieusement que nous sommes ce dit bagage… ce maudit bagage… qu’il soit sac à dos, valises à roulettes ou sac à main…

nous sommes attachés à notre identité, à ce que l’on pense être… et nous voulons devenir quelqu’un… avant de mourir si possible…

et pourtant…. si relax et évident de se laisser revenir à la maison…

coming home, sweet home again…

car nous y sommes déjà…. depuis toujours… pour toujours… juste ici, à la maison…


piano : Édith
flute et violon: Charles


et qui s’y frotte s’y pique…

si vous êtes irrité par chaque frottement, comment pourriez-vous être poli ? – Rumi

passé recomposé et présent furtif

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••• les zultimes chroniques – 31/8/19

un peu obstineux ce matin le chroniqueur… envie de brasser ces mots de tous bords tous côtés…

on peut changer le passé si on l’interprète différemment… on a vu ça avec l’histoire… chacun a sa propre histoire, sa propre version de ce qui s’est passé…

ce qui est fait est fait mais n’est plus… juste là dans nos têtes si on fait un effort pour le garder vivant… sinon emmagasiné dans notre corps…

ce qui est arrivé ? est-ce vraiment arrivé ? peut-être juste un rêve terminé ? et si c’est arrivé pour de vrai, c’est où maintenant ?

et même si on ne veut pas l’accepter tout de suite ce fichu passé, aussi OK… parfois les choses prennent leur temps… le temps nécessaire… et parfois c’est le temps qui nous prend…

en fait, plus on accepte le passé, on dirait que moins douloureux il devient… même s’il ne s’est jamais passé…

peut-on vraiment construire son avenir ? car l’avenir n’est qu’un tas de petits présents à enfiler l’un dans l’autre… et anyway, éventuellement, même l’avenir deviendra passé date

et en poussant plus loin ces quelques mots, je dirais même que même le présent n’existe pas vraiment…

pas d’accord ? essayez de le tenir dans vos mains ce présent et de le conserver… il va vous filer entre les mains et glisser entre les doigts… comme ça le présent, furtif, vagabond, glissant… évasif…

on peut bien regarder devant soi pour tenter de bâtir son avenir, tout ce qu’il nous reste est ce moment présent, ce même moment qui n’est déjà plus… déjà passé…

alors quand on pense au passé et à l’avenir, de bien belles idées, mais rien de plus…

le passé est toujours décomposé et recomposé, mâché et ré-interprété…

le futur ? que du présent pas encore déballé…

et même le présent, éphémère comme l’impermanence…

le présent, un cadeau dont il faut jouir dans le moment…

parlez-en à Jeff…

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Nous recherchons une forme de permanence, une chose à laquelle nous pouvons nous accrocher – une personne, une philosophie, un sentiment, un état, une histoire, même une identité spirituelle. Mais la nature éphémère de l’expérience garantit que tout ce que nous saisissons finit par nous échapper, y compris nos tentatives pour arrêter de saisir.

Jusqu’à ce que nous reconnaissions que l’impermanence est réellement un ami cher et que la fragilité donne à la vie sa beauté, et ce jour apparemment ordinaire, avec son réveil, son lavage, sa respiration, ses joies et ses peines, est le cher ami que nous avons toujours désiré.

La Bien-aimée nous appelle chez elle de toutes les manières possibles, et cette vie «ordinaire» est son invitation ingénieuse.

Vous êtes emprisonné dans la grâce, cher ami, et la clé n’a jamais été fabriquée.

– Jeff Foster

perspectivité créatrice

••• les zultimes chroniques – 30/8/19

l’Amazonie brûle… l’Afrique et la Sibérie aussi… et le continent Africain s’assèche à vitesse grand V alors que la terre se réchauffe rapidement…  et que le Nord fond, et que l’eau monte… et tout ceci, en plus d’une bonne partie du reste de notre monde qui crie famine, à l’aide et au secours… plusieurs devant s’exiler car leurs terres deviennent de plus en plus inhospitalières… plus rien à perdre… c’est déjà fait… et les nombreuses espèces animales qui disparaissent… sans fin les catastrophes…

si on se laisse aller à ces faits apparents qui peuvent nous laisser impuissant(e)s et sans solution, sans parler de la colère qui peut monter en nous, événements catastrophiques et apocalyptiques, on peut vite devenir découragé(e)s et pessimistes, vivant intensément le moment présent mais d’une manière légèrement désabusée… genre squeezons tout le jus de la vie maintenant et au plus fort la poche avant que le bateau ne coule…

mais peut-être y a-il une autre façon d’utiliser les catastrophes comme moteur de changement ? utiliser les catastrophes comme moteur à changer le monde ici et maintenant… une autre façon d’éviter de tomber dans la nouvelle maladie mentale du moment, l’éco-anxiété…

peut-être que cette folie apparente peut nous permettre de regarder le monde extérieur autrement… à partir d’un nouveau poste d’observation intérieur…

évidemment que c’est enrageant de voir aller certains dirigeants qui portent à droite autant dans leurs culottes que dans leurs politiques… mais de se laisser aller à les détester et à diriger la colère vers ces vilains personnages ne changera rien à la situation… car si pas Trump ou Bolsonaro, ce sera d’autres clowns qui prendront leurs places…

par exemple, on ne connait pas le nom des dirigeants chinois mais on sait qu’ils ne favorisent pas tant que ça la liberté individuelle… et rien qu’on ne puisse faire contre cela… du moins pas grand chose car le monde est désormais fabriqué en Chine… bien sûr qu’on peut voter grâce à nos achats… mais cette pratique est limitée… et non suffisante…

on doit changer notre perspective sur ce monde… on peut changer le monde, mais en commençant par en dedans… et à petite échelle seulement… on ne peut que faire du mieux qu’on peut à notre portée limitée…

on ne peut que semer l’amour autour de soi… et garder le cap vers de plus grandes solutions… aider son prochain, sa prochaine… faire le bien autour de soi…

et ne pas prendre tout ce que l’on voit sur nos écrans pour du cash… car tant de choses circulent, tant de choses circulent… mots comme images…

car si on se laisse aller avec émotions avec tout ce que l’on voit, on se laissera vite aller au grand découragement, ce qui signifiera inévitablement la fin du monde… éventuellement… plus tôt que tard…

non il faut continuer à penser straight

oui ça prend un grand changement… et peut-être que ce grand changement peut être allumé avec ce même feu qui brûle en Amazonie, en Afrique et en Sibérie…

peut-être que ce grand changement est déjà en cours…

peut-être que ce grand changement sera provoqué par Greta et les millions d’autres jeunes allumé(e)s et passsionné(e)s de ce monde…

peut-être que les nouvelles âmes qui s’incarnent en ces temps incertains sont déjà à l’oeuvre afin de provoquer ce grand changement…

car ce que l’on voit peut être interprété selon différents perspectives et provoquer diverses réponses…

en ce sens, trouvons des réponses plutôt que de tomber dans la réaction… ability to respond… répondons avec créativité, conscience et intelligence…

car sur le front de l’imbécilité, on ne gagnera pas contre les Trump, Bolsonaro et autres morons de ce monde… ils ne sont que des marionnettes mises en place pour nous faire réagir… répondons leur plutôt, avec les gestes de notre coeur, et la lumière de notre âme…

Amen !

et amenons-en des solutions…


si vous avez 13 minutes de liberté chronologique, je vous recommande de visionner ce vidéo que m’a fait parvenir mon ami Éloi…  exactement ce que le gars dit…

https://www.youtube.com/watch?v=2mNboLb2Suc&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1reeATFvh3LEvgBRFho4gKX3ti_NwTT6VMwgcacdECFjPrP1_PjJloiA4

tout tout tout

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••• les zultimes chroniques – 29/8/19

traduction: si vous ne pouvez accepter tout tout tout de la vie exactement tel que cela est, si vous acceptez certaines choses mais en rejetez d’autres, vous ferez dans la moralité et non dans la spiritualité... – Sadghuru

mais bien sûr il faudrait définir moralité et spiritualité…  ce que l’on ne fera pas ici… tenons pour acquis qu’on s’entend…

car le point central de cette citation repose sur l’acceptation totale de tout ce que la vie met dans notre assiette… la non-sélection de ce qu’on aime et aime moins…

dire oui à tout, sans discriminer, sans préférer, sans choisir…

dire oui en particulier à ce que l’on voudrait dire non… dire oui surtout à nos non…

bien sûr que l’on peut avoir des préférences…

bien sûr que valide de vouloir créer notre vie comme on la veut… le plus possible…

bien sûr que l’on peut passer nos commandes à Dieu, personne au poste anyway… toujours à soi-même qu’on parle…

mais comme on dit, ce qui est dû pour arriver arrivera, peu importe ce que l’on fait, no matter what, et au contraire, ce qui n’est pas dû pour arriver n’arrivera pas, peu importe ce que l’on fait…

alors faire de son mieux, aider son prochain et sa prochaine, se préparer au pire et espérer le mieux, et s’attendre à tout…

tout, tout, tout… même ce que l’on ne peut même pas imaginer… ce que l’on ne peut pas imaginer imaginer…

car la vie est encore plus flyée que la plus flyée de nos imaginations…

et au fond, qu’est-ce qui n’est pas spirituel

amour de soi 101

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••• les zultimes chroniques – 28/8/19

traduction: tant d’années d’éducation et  personne ne nous a encore appris à s’aimer soi-même et pourquoi cela est si important

c’est le retour à l’école… personnellement, j’entame ma dernière session de chargé de cours à l’université de Sherbrooke… après 22 ans d’enseignement, chant du coq dans mon cas…

mais d’autre part, retour à l’école élémentaire et secondaire pour des milliers, millions, milliards d’enfants de par le monde… quand même, plus grand soit l’accès à l’école le mieux c’est… malgré les nombreuses lacunes qu’on peut trouver à l’école…

mais non, l’amour de soi ne sera pas nécessairement ajouté au cursus des cours cette année… malheureusement…

mais possiblement que certain(e)s profs sauront tenter d’enseigner à la mitaine et au coeur par coeur – comme dans cas pas cas – l’amour de soi 101 auprès des petits… en les aimant, en étant patiente, avec compassion…

en ces temps d’écoanxiété aigüe et de fragilité climatique, j’imagine qu’il est encore plus difficile qu’avant de motiver l’apprentissage dans une classe de 25-30 enfants… tant de sujet à apprendre et à enseigner… et tant d’incertitude… pourquoi apprendre tout cela si l’avenir est aussi incertain ?

alors l’amour de soi a une forte compétition dans la grille des cours… français, mathématiques, sciences, etc…

et pourtant…

sans amour de soi, me semble que tout le reste tombe dans le vide… sans amour de soi, difficile d’apprendre, impossible d’intégrer…

mais on a beau tous et toutes savoir cela, bien difficile de changer les choses… gros gros le système scolaire…

et on a beau être un(e) petit(e) ou un(e) grand(e) étudiant(e), le vie est une grande salle de classe constante, et nous, d’éternel(le)s étudiant(e)s… en apprentissage d’amour, de soi et éventuellement, des autres…

alors à toutes les enseignantes et aux quelques enseignants – car ils sont bien rares les messieurs dans nos écoles – merci de votre engagement et on vous soutient du mieux qu’on peut… de loin mais près du coeur…

love alors

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••• les zultimes chroniques – 27/8/19

en ce matin chronique, j’aurais pu écrire au sujet des feux de l’Amazonie…

ou de ceux qui brûlent en Afrique et qui sont encore plus vastes que ceux qui déciment une partie du poumon de la planète en ce moment… et dont on ne parle pas ni jamais…

j’aurais pu m’offusquer du gros roux au sud de nous, quoi que, non vraiment plus envie de penser à ce gros bouffon really…

j’aurais tenter d’expliquer – à moi surtout – et de comprendre les grands mystères de l’univers, mais ça aussi trop de travail pour un mardi mardi… ou encore les miens qui me dépassent encore souvent…

j’aurais pu essayer d’écrire un beau poème d’amour à l’humanité entière, mais pas ça qui vient…

j’aurais pu jouer avec les mots juste pour avoir du fun, juste pour les faire rimer et rire, s’arrime et mourir…

j’aurais pu garder silence en vous présentant une affiche qui dit genre : once upon a time, a great wise man said nothing, et la traduire par : une moment donné, un grand sage n’a rien dit… sans ajouter rien de plus…

j’aurais pu, j’aurais pu… tiens, un bon titre de chanson ça… toujours mieux que j’aurais donc dû…

mais au fond, tout ce qui importe vraiment et tout ce dont j’ai envie de parler de, c’est l’amour… pas en parler de en fait, juste l’être, le devenir, le laisser me dévorer…

cet amour au quotidien… cet amour qui ne coûte rien et qui vaut plus que tout… cet amour anodin et mystérieux… cet amour qui va et qui vient… cet amour beaucoup plus grand que nous… cet amour qui peut s’exprimer autant sur un chantier de construction que dans une chambre à coucher…

un amour simple, ben ordinaire, respecteux de tout ce qui est, même quand on aime pas ça… un amour de ce qui est… malgré tout…

alors j’ai pris deux trois fraises et j’ai fait du mieux que j’ai pu… (même pas vrai, j’ai impunément volé cette photo sur le web 😉

love alors…

parler dans le dos

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••• les zultimes chroniques – 26/8/19

traduction:
1- hé que j’l’haïs elle, elle dit toujours des vacheries dans le dos des autres….
2- maudite vache…

j’imagine que je n’avais pas vraiment besoin de traduire mais j’ai choisi de le faire avec une twist vache… ça aurait pu être chien, mais c’est vache ce matin… pauvres vaches quand même, elles qui sont si smooth et chill… mais peut-être que certaines parlent contre les autres dans le troupeau, aller savoir… meuh !

quand je suis tombé sur cette image il y a un bout déjà, je l’ai tout de suite conservée car parler dans le dos des autres est une habitude que je constate autant chez-moi que chez plusieurs autres… maudite habitude fatigante…

avec l’émergence des égouts sociaux, on a mis des amplificateurs et des haut-parleurs aux ragots, aux médisances, au bitchage dans le dos qui se faisait avant en mono et en semi-solo…

désormais c’est stéréo +++ et méga boom…

réseaux sociaux, ragots sociaux…

sur ces espaces qui n’existent pas si on décide de ne pas les fréquenter, nous sommes tous égos et susceptibles de se faire blasté(e) et blasphémé(e)…

bien sûr, pour la plupart de nous et de nos ami(e)s, nous modérons nos transports et nos commentaires, même si certains prennent de fausses identités pour livrer leurs petits cadeaux et fessent dans le dash… parlez-en à Sofia Nolin… quel courage cette fille… chapeau madame…

mais si je parle ragots public, en fait c’est davantage du petit bitchage ordinaire dont je veux traiter aujourd’hui… celui que l’on entretient en soi, et dans le bouche à oreille à petite échelle… contre les autres, même nos ami(e)s parfois… subtil la mauvaise habitude…

car nous avons tous et toutes tendance à bitcher contre les autres, surtout ceux et celles qu’on envie, ceux et celles qui font des choses qui marchent, ceux et celles qui nous confrontent dans nos hésitations, dans nos doutes…

maudite vilaine habitude de parler contre les autres, même juste parler des autres, quand ils/elles ne sont pas présent(e)s… ça doit être culturel, ou génétique… mais mauvaise habitude quand même…

on peut-tu se mêler de nos propres affaires ?

car ça gruge de l’énergie de parler contre ou des autres, et en plus, ça scrappe notre réputation auprès de nos proches – car sincèrement, peut-on faire confiance à quelqu’un qui parle contre les autres ? il/elle va possiblement faire la même chose à notre sujet quand y sera pas, non ? qu’on risque de se dire…

particulièrement intéressant aussi tout ce ruminage (pour rester sur le plancher des vaches) qui peut rouler dans notre tête quand quelqu’un nous dérange, quand quelqu’un nous confronte… c’est la première étape, la seconde c’est d’exprimer ce ruminage out there

personnellement, cette mauvaise habitude est l’une de mes plus grands projets d’amélioration sociale, une de mes plus grandes pratiques spirituelles… je médis beaucoup moins qu’avant mais encore, une fois de temps en temps, du courrier de mauvaises nouvelles sort de ma bouche sans que je le veuille vraiment…

et à chaque fois, le corps me raidit et la leçon s’inscrit… mais maudit que c’est ancré profond en nous cette habitude de bitcher contre les autres…

plutôt que de regarder pourquoi NOUS réagissons à d’autres, on tente de les discréditer… mais aucun avantage à utiliser cette stratégie… car on perd son énergie, en plus de sa réputation, et de toute façon, comme on dit, les autres n’existent pas vraiment… ils ne sont que des miroirs de soi…

certains miroirs nous révèlent nos côtés les plus lumineux, d’autres, au contraire… et ce sont souvent ceux-là qui l’on voudrait briser… car l’image de soi qu’on y voit nous déplait, nous dérange, nous achale…

bon lundi…

meuh !

 

la cour des petites croyances

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••• les zultimes chroniques – 26/8/19

traduction: tu crées ta vie en fonction des histoires que tu décides de te raconter
– Kosta Stoyanoff

hier soir, lors d’un souper entre ami(e)s, on jasait croyances et autres choses du genre…

genre…

qu’on crée sa vie…

qu’on croit qu’on crée sa vie…

ou qu’on a le choix de croire qu’on crée sa vie…

belles croyances que celles-ci… les belles histoires du pays de notre tête… mais toujours une expérience bien incarnée ?  pas certain de ça personnellement…

pas parce que je crois, que nécessairement je suis…

je disais entre autre que nous pouvions croire que nous créons notre vie si cela nous satisfait, mais est-ce vraiment une expérience confirmée sur une multitudes d’années d’expérience ou plutôt une pensée magique prête à éclater à la première bise venue ?

tu crées ta vie en fonction des histoires que tu décides de te raconter

si vous croyez qu’on crée sa vie – avec son corollaire que l’on est responsable de tout ce qui nous arrive – vous irez raconter ça aux migrants, aux gens infirmes et malades, aux parents de bébés qui meurent en naissant, aux femmes violées, aux enfants battus, aux accidenté(e)s, aux réfugié(e)s ou migrant(es)… ça risque d’être un peu gênant… mais probablement plus que peu…

on peut croire à toutes sortes d’affaires si on veut, en partie parce que nous faisons partie des privilégié(e)s de ce monde… nous avons le luxe d’avoir toutes sortes de croyances… et de multiples possibilités de création…

quand même drôle qu’en français, créer et croire se confondent…

je crées ma vie…

je crées donc je suis…

je crées ce que je suis…

ou je crois que je suis ce que je crois créer…

j’arrête ici vous saisissez le concept…

créer et croire, frère et soeur ?

oh, moi aussi j’aime bien croire que l’on crée sa vie… que l’est on seul(e) maître(sse) à bord…

douce croyance, doux pays de mon enfance… sur un air connu..

j’aime croire que l’on co-crée sa vie et que Dieu et nous, c’est buddy-buddy, partners en co-création… 50-50… God and me… yo !

mais que croire, que croire…

mais en premier lieu, nous sommes-nous seulement créer nous-même ?

peut-être que oui… mais qu’on a seulement oublié…

ou peut-être crée-t-on – ou croit-on – ce monde à chaque instant ?

je ne dis pas qu’il n’y a pas un fondement au diction que l’on crée sa vie… peut-être que si peut-être que pas… peut-être un peu ou en partie…

peut-être que parfois le destin fitte avec nos désirs… mais certain(e)s se créent des vies bien difficiles je trouve… dès leur naissance pour certain(e)s… sur le tas pour d’autres…

j’ai un ami, Ben est son nom, certain(e)s d’entre vous le connaissez, qui a fait un ACV en juillet 2000… depuis il est complètement paralysé, ne pouvant bouger que ses yeux et un pouce (grâce auquel il peut manoeuvrer un clavier et communiquer)…

j’ai vu ses efforts et sa persévérance à rester en vie pour son fils, pour ré-apprendre à manger, à respirer, à survivre puis à vivre…

si vous êtes vraiment vraiment convaincu(e) que l’on crée sa vie, et que l’on est responsable de tout ce qui nous arrive, je vous accompagne et on ira le voir pour lui expliquer la théorie en question… belle théorie mais pleine de questions justement…

avant même leur naissance, avant même de pouvoir penser, certains êtres se seraient créés leur situation de naissance spécifique ? leur âme qui aurait besoin de vivre ça ?

je suis ouvert à être convaincu de ça si vous avez des preuves concrètes à me démontrer… ceci est un questionnement scientifique tout de même… et si c’est le cas, on ira ensemble expliquer ça aux gens qui vivent une détresse… une détresse auto-créée…

mais entre-temps, gardons-nous une petite gêne OK ? la vie saura bien nous en montrer un peu encore en ce sens… à chaque jour qui passe… et les années qui passent avec le corps qui les suit sont bon enseignement…

car voyez-vous, et je crois important de le redire, nous sommes privilégié(e)s… de gros gras durs… des choyé(e)s de toute part…

nous sommes nourri(e)s logé(e)s avec un simple clique d’une carte de crédit ou d’un virement virtuel, et maintenant avec pay pass, encore plus facile que jamais… tant qu’il y a de la marge, sinon on est dans la…

schlik schlik la vie pour nous… pour d’autres, le schlik schlik c’est le son de leur tête qui risque de tomber s’ils osent seulement contredire les zérautorités… parlons aux gens de Hong-Kong et autres terres arables… leur choix ? really ?

pensée magique, paiement automatique… pour nous…

pendant que la planète brûle, que la glace fond et que les gens sont en migration… on croit vraiment qu’on crée toujours la vie qu’on veut ?

permettez-moi de douter de la solidité de la croyance qui veut qu’on crée sa vie… au moins, donnez un peu de marge de manoeuvre à cette affirmation…

car parfois, on a de la marge – de crédit –  parfois, on est dans la marde de la vie… même si on dit qu’on la crée et qu’elle est une illusion, certaines situations de la vie puent quand même…

comme certaines pensées magiques… je pense notamment ici aux croyances de gens qui récoltent les cadeau$$$ des pyramides dites cercles d’abondance et de solidarité qui nient que leurs bidous ne viendront pas des poches de leur frères et soeurs somewhere… mais cela est une autre – drôle – d’histoire… qui ne sent pas très bon à mon propre nez du moins…

c’est nous qui créons tout ceci ? et cela ?

peut-être, peut-être pas… on saura peut-être un jour… ou pas…

on a parlé aussi de responsabilité hier soir, comme dans ability to respond (merci Osho pour cette clé)… car on a peut-être pas le choix de tout ce qui nous arrive, mais on a au minimum le choix de répondre comme on veut – ou peut – à ce qui nous arrive… avec ça, je suis cool… daddy cool même… répondre plutôt que réagir… ou de se réfugier dans la magique contrée de la pensée magique… et un peu mystique…

mais un peu d’humilité pliiise avec nos croyances créatrices… ou co…

de toute façon, peu importe ce que l’on pense, la vie viendra tester nos croyances comme elle le juge opportun… sans souhaiter de mal à personne, d’expérience, je sais que si on croit fort fort à quelque chose, de bonnes chances que la vie nous montre que le contraire est aussi possible… juste pour élargir notre palette de croyances… et de petites et grandes créances… comme dans croire…

mais à la fin du souper, tout était bien qui finit bien, on a conclu qu’en fait on ne sait pas vraiment rien quant aux croyances et à notre pouvoir de création… et que l’on vit dans un grand mystère… un mystère dans lequel on peut prendre plaisir à vivre plutôt qu’à tenter de tout résoudre…

et peu importe nos croyances face à notre pouvoir réel de création ou de croyation – ce qui doit arriver arrivera, peu importe ce que l’on croit ou tente de créer et de faire pour que ça se passe ou pas, et ce qui ne doit pas être ne sera jamais peu importe ce que l’on tente de croire et de créer ou de faire pour que ça se passe…

un peu fataliste ? un peu… mais reposant en tous cas… car foi et amour… foi et amour…

mystérieuse la vie vous dites ?

ainsi soit-elle la vie… et nous dedans, et elle en nous… et tout partout… ou pas du tout…

car peut-être que seulement un gros mirage, un grand rêve la vie, que l’on crée, et croit, et recrée… recréation perpétuelle… ou récréation virtuelle…

crée-moé crée moé pas… anéwé j’le sais pas… pas plus que toué pis ton voisin… et ta voisine…

et matière à réflexion en lien avec ceci (que j’ai déjà posté dans une chronique il y a quelques jours)…

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traduction: Règles de vie humaine transmises via l’Ancien Sanskrit
1- tu recevras un corps
2- tu apprendras certaines leçons
3- il n’y a pas d’erreurs, que des leçons
4- une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise
5- l’apprentissage ne se termine jamais
6- là-bas n’est jamais mieux qu’ici
7- les autres ne sont que des miroirs de toi-même
8- ce que tu fais avec ta vie ne relève que de toi  
9- la vie est exactement ce que tu penses qu’elle est
10- les réponses à tes questions sont en toi
11- tu vas oublier tout ceci
12- mais tu peux t’en souvenir quand tu le veux

embrasser son ombre

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••• les zultimes chroniques – 24/8/19

traduction: je ne cherche pas à éviter mon ombre, j’apprends à m’aimer au coeur de celle-ci… – Rune Lazuli

ah cette ombre que l’on ne veut ni ne peut – toujours – si facilement – voir… car pas sexy l’ombre… mais pourtant…

car pour la voir cette ombre, il faut premièrement l’accepter, la reconnaître, vouloir la sentir, minimalement reconnaître son existence, même si on ne fait que la percevoir ou l’imaginer…

le concept d’apprendre à s’aimer au coeur de son ombre est plus qu’une simple théorie, en fait, il est essentiel…

car inévitablement, nous explorerons une certaine part d’ombre au cours de notre vie… la vie est composée de jours lumineux, et de certains plus nuageux, plus troubles…

ne pas chercher à éviter son ombre…

car de toute façon on ne peut l’éviter bien longtemps… éventuellement, on y fera face… ou elle se présentera par la porte d’en arrière… lui faire face sinon elle nous bottera les fesses…

et pas de lumière sans ombre, ni ombre sans lumière… et vice versa…

ne pas chercher à éviter son ombre car de toute façon mission impossible… ce qui doit être sera…

et si et quand l’ombre se présente, lui faire face et tenter de voir la leçon qu’elle contient…

apprendre à s’aimer au coeur de son ombre…

quel défi… mais quoi d’autre à faire ?

quand la vie nous présente un jour de nuages, un jour d’orages, apprécions cela… et quand le soleil reviendra, aussi on en profitera…

si on ne s’associe ni à la lumière ni à l’ombre, alors, pas si grave l’un ou l’autre…

si on ne juge ou ne valorise la lumière plus que l’ombre – car couple indissociable – les choses sont telles quelles… et l’ombre a sa propre beauté… la graine a besoin de l’ombre tapie sous la terre avant de pouvoir affronter la lumière du jour…

si on pouvait arriver à voir et à apprécier la valeur de l’ombre, cette ombre deviendrait ce qu’elle est vraiment, un terreau fertile à toute vie…

surtout, ne pas éviter…