Archives de l’auteur : atisupino

prendre, apprendre, comprendre

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les dernières chroniques – 29/3/18

une autre de ces citations que je ne comprends pas vraiment…

mais autour de laquelle je broderai quelques mots…

pour dire, avec mes yeux, et écouter avec mon coeur, le temps qui passe et qui nous fait comprendre…

alors comme chaque matin qui poppe devant nos yeux et notre coeur –  ou n’est-ce pas plutôt nous qui poppons dans cette prétendue réalité ? –

tac tac tac, tic tic tic… ma pratique, mon training…

mais dites-moi, avec vos yeux qui lisent ces lignes, et votre coeur qui écoute ce qui veut se dire entre ces mots, comment le temps peut-il bien nous faire comprendre quoi que ce soit ?

en nous enseignant la patience ?

en pétrissant la dureté de notre arrogance de jeunesse ?

en nous forçant à mariner dans l’expérience ?

en nous faisant fondre lentement et sûrement ?

car plus le temps passe, et moins on comprend… plus le temps passe, moins on se comprend… car rien à comprendre au fond…

ce temps qui, selon ce que l’on dit. n’existerait pas vraiment … du moins ailleurs que lorsque mesuré dans un appareil mécanique… ou dans les livres d’histoire…

mais même là parait que la réalité est un kaléidoscope dans lequel tout existe en même temps, que dans des dimensions différentes superposées… réalités virtuelles…

mais, de plus en plus une expérience concrète que le temps est un grand enseignant, la temporalité une grande maîtresse…

lente la vie, lents les apprentissages, lentement se fait l’intégration de toutes ces leçons que l’existence tente de nous offrir… et que nous acceptons, ou pas… pas toujours tout de suite du moins…

nous, humain(s), comprenons vite, mais il faut nous expliquer longtemps parfois… la vie nous offre again and again les mêmes expériences, ou des similaires, jusqu’à ce que nous les ayons intégrées totalement…

et si on revenait à la citation ?

parler avec les yeux ?

je ne sais pas pour vous, mais pas si clair pour moi… est-ce se laisser être vu ? car on dit que les yeux sont le miroir de l’âme… donc soit voir le monde avec ses yeux, ou le boire, se laisser pénétrer par le monde… sans jugement, sans filtre… voir et se laisser voir le monde tel qu’il se présente à nous…

écouter avec le coeur ?

ça oui m’sieudame… même si le coeur est à la base une pompe à sang, écouter avec le coeur fait image… et on peut aussi parler avec l’organe en question… même si on sait vous et moi que le coeur n’est pas que le coeur… le coeur est plus que le coeur… même les coeurs FB…

et comprendre avec le temps ? peut-être bien… en tous cas, avant de comprendre, faut prendre le temps, puis apprendre avec…

prendre, apprendre, comprendre…

prendre signifie mettre avec soi,  faire sien… on peut penser que lorsqu’on prend, on possède, mais le temps nous enseigne entre autre que l’on ne possède jamais rien… même notre propre vie, qu’un prêt… au contraire, nous qui sommes possédé(e)s par la vie, par le temps qui passe… ce temps qui nous passe devant, nous passe dedans, et qui nous passe dessus…

alors au début, on doit prendre le temps… le temps d’être, de respirer, de sentir… prendre le temps de prendre le temps… de plus en plus vite ce temps, donc de plus en plus un défi…

et comme plus on vieillit plus le temps passe vite, important de plus en plus prendre le temps, de plus en plus de temps… pour ne plus faire, ne plus aller nulle part ailleurs qu’ici… maintenant de préférence…

et avec le préfixe ap, on prend le temps près de soi, on le fait sien, on approche la question, on apprivoise la vie… on s’approche de la vérité…

pour finalement, éventuellement, avec le com, on fait sienne la leçon… et on comprend… pas seulement avec sa tête, mais aussi avec son coeur, justement celui avec lequel on écoute…

toute une vie pour apprendre, toute une vie à apprendre…

prendre, apprendre, comprendre…

alors gardons notre coeur d’étudiant(e), ouvert et vivant, conservons notre curiosité et notre soif d’apprendre, plus, mieux, toujours… sans jamais penser que l’on sait… car on ne sait jamais dans la vie… on ne sait jamais la vie… car en cette existence, la seule qu’on peut savoir avec certitude, c’est que l’on ne sait pas, on ne sait rien… really….

un ptit gars demande à son père
papa ?
oui fiston ?
comment Platon, qui a affirmé qu’il ne savait qu’une seule chose et c’est qu’il ne savait rien, a su qu’il ne savait rien…
et le père de répondre : c’est sa femme qui lui a dit 😉

alors prenons le temps… pour ap… et pour com…

mais surtout, ne nous prenons pas au sérieux…

bouh !

je voulais juste vous surprendre !

si lents cieux

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les dernières chroniques – 28/3/18

traduction : le silence n’est pas l’absence de son, c’est l’absence de soi… – Wu Hsin

ah, ce cher silence… tant recherché, tant voulu… pourtant si rare, si précieux… et si presqu’insoutenable qu’on s’entoure constamment de bruit…

le silence n’existe à peu près pas de nos jours, du moins, si rare… car même lorsqu’on ne parle pas, on pense et penser fait tant de vacarme… penser fait une tonne de brique de bruit…

en ce sens que cette citation est si précieuse… elle pointe vers la réelle source du silence : pas tant l’absence de son que l’absence de soi qui est, au fond, présence de tout bruit… le soi est la paroi sur laquelle la vie se répercute…

il me semble plausible de croire que seulement lorsqu’on disparait complètement, lorsqu’on n’est plus, alors seulement le silence peut être… soit le soi, soit le silence…

à première vue, à première écoute, le silence semble parfois être présent.. mais qu’un silence apparent car lorsqu’on observe avec finesse, lorsqu’on tend l’oreille, on note toujours un bruit quelconque quelque part… soit en soi, soit en dehors… qui au fond ne sont que la seule et même chose…

car subsiste toujours le bruit omniprésent de ses propres pensées, ou de sa propre respiration…

car penser fait du bruit, penser est noisy… le bruit des pensées est probablement l’une des source de bruits les plus assourdissants… même s’il est difficilement perceptible, le bruit de nos pensées prend toute la place, il cacophonise le monde entier… il masque le silence, le gomme le vide…

même ici en nature, loin des autoroutes et autres sources de distractions sonores, le silence pur est rare… toujours un arbre qui craque, la neige qui fond, la terre qui respire, un oiseau qui chante ou piaule, un arbre qui parle à l’autre sous la terre… suffit d’écouter pour entendre…

près de chez-moi, sur un bout de route perdu et peu fréquenté entre deux villages, il y a un bout de quelques km sans poteau électrique… et j’y marche fréquemment… et bien chers lecteurs/trices, imaginez-vous que c’est là que j’ai réalisé que même les fils électriques font du bruit… c’est par leur absence que j’ai réalisé l’ampleur du bruit qu’ils font…

oui oui ces fils aux apparences toutes silencieuses émettent un infime son, celui du courant qui circule, le bruit de l’électricité… c’est en marchant en l’absence des fils électriques que j’ai réalisé tout le bruit qu’ils font… comme s’il manquait quelque chose et ce manque a permis de réaliser le silence… j’imagine que même le wifi s’entend, si on est assez sensible, en plus de se sentir si électrosensible…

définitivement, le silence est quasiment inexistant car nous portons en nous la plus grande source émetteuse de bruit : notre mental… toujours on, toujours en fonction la machine, même dans notre sommeil… 24/7/365… bla bla bla, tac tac tac, tchik tchik tchik, vroum vroum vroum, ça dépend des modèles…

pour cette raison probablement que la seule façon de s’évader hors de tout bruit est de sortir de soi… en désenclenchant le mental… s’en glissant hors, s’en extirpant, s’y soustrayant… en l’observant, en le regardant, mais jamais en l’affrontant car le mental est plus vigoureux que soi… on ne peut que l’amadouer, l’observer, le mettre en garde à vue et le regarder aller… le propre de la méditation, de la contemplation… se laisser pénétrer pour tout pour éventuellement ne plus être que ce tout…

s’effacer, se soustraire à soi-même, se désamorcer en tant qu’entité concrète pour ne devenir que présence subtile, silencieuse, fantômatique… glissant sur la vie, effleurant la matière, frôlant la prétendue réalité…

habituellement, le silence s’observe dans la lenteur, dans la lente heure du temps qui passe sur soi… à-travers les unités de mesure du temps qui passent dans les divers mécanismes calculateurs de temps, ente chaque tic tac de ce temps qui nous glisse entre les pensées…

définitivement, le silence est la ressource naturelle la plus rare qui soit donc, du coup, aussi la plus essentielle… mais aussi la plus subtile, la plus négligée…

le paradis ne peut qu’être pur silence, silence pur…

et pour goûter à ce pur silence, cela requiert que l’on se sorte de soi-même, qu’on laisse le mental de côté afin de se glisser dans la parenthèse du moment impermanent, dans l’espace presqu’insoutenable de now here qui se glisse subtilement entre deux respirations…

mais pour pouvoir entendre le silence, essentiel de se mettre en complète disponibilité… pour possiblement et éventuellement pourvoir l’entendre… en fait peut-être que l’on n’entend pas le silence, peut-être ne peut-on que le devenir ? car le silence est le subtil chuchotement des esprits des lieux… si lents les cieux…

écoutons donc pour voir…

merci de me lire

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les dernières chroniques – 27/3/18

traduction : dernièrement, plutôt que de dire : je suis désolé(e), je dis : merci… par exemple, plutôt que de dire : désolé(e) d’être en retard, je dis : merci de m’avoir attendu(e)… ou au lieu de dire : désolé d’être dans un tel état, je vais plutôt dire : merci de m’aimer et de prendre soin de moi inconditionnellement… ça n’ a pas seulement changé la façon dont je me sens, mais en plus, ça a amélioré mes relations, les autres recevant désormais ma gratitude plutôt que ma négativité… – un(e) inconnu(e)

merci chèr(e) inconnu(e)…

qu’un petit twist du bout de la langue, mais un gros switch d’état d’esprit…

comme boire la moitié pleine du verre d’eau à pleine bouche, plutôt que de se plaindre de la moitié vide du verre…

car plutôt que de dire désolé, excusez-moi, pardon, et autres mots d’excuses, valorisons les autres qui sont si bénéfiques pour nous, par leur présence, leur acceptation, leurs actions en général…

par cet exemple qui n’est pas si pertinent mais OK car j’aime bien être un impertinent chronique, disons que plutôt que de vouloir être lu par une foule plus importante de lecteurs/trices, je me sens plein de gratitude pour vous qui me lisez quotidiennement, occasionnellement, régulièrement, souvent, ou moins… ou pas…

dire merci et exprimer sa gratitude plutôt que de dire désolé entraîne un shift majeur dans notre vie… essayons donc pour voir…

grâce au conseil de cet(te) reconnaissante inconnu(e), la vie nous offre une nouvelle habitude à développer.. car la gratitude est quelque chose qui poppe up régulièrement dans notre vie quand on décide d’apprécier… et croit avec l’usage… car la gratitude est l’une des rares choses de laquelle on peut abuser… une overdose de gratitude s’avère être une prière de reconnaissance…

comme diraient certaines anglaises, say thank you honey, not sorry…

alors full gratitude…

gratitude pour la si grande facilité de notre vie quotidienne en ce bout de planète… tout nous est offert et donné…

gratitude pour le soleil du printemps qui nous chauffe l’âme… et la couenne…

gratitude pour ce corps qui nous permet de se déplacer à peu près partout où on le veut…

gratitude pour cette tribune, pour le luxe de pouvoir dire ce que je pense, et gratitude pour avoir des lecteurs/trices d’une aussi grande qualité… prenez-le, prenez-le, même si je ne vous connais pas personnellement… c’est gratuit…

gratitude de pouvoir ressentir toute cette gratitude…  est-ce la gratitude qui se mord la queue ça ? grateful for that too then…

Ubuntu chez-vous, partout, tiguidou…

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ne pleure pas parce que c’est fini, réjouis-toi que ça soit arrivé… – Dr Seuss

tout finement OK

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les dernières chroniques – 25/3/18

traduction : tout sera OK à la fin … si ce n’est pas OK c’est que ce n’est pas encore la fin

jamais finie la vie, alors même si pas OK, OK quand même… toujours OK car ce qui arrive arrive, ce qui arrive doit arriver… fini ou pas… sinon ça n’arriverait pas, autre chose arriverait…

un long processus, un constant work in progress la vie… ou play in progress si on préfère se la jouer plus smooth… même si le sens du progress en question semble parfois questionnant et questionnable… à redéfinir sans cesse… car on dirait que parfois, on fait des pas en arrière… mais avance-t-on vraiment ou faisons-nous du surplace ? question de perspective j’imagine… toujours ici, maintenant comme le dit le poète…

mais qu’est-ce que la fin au juste ?

est-ce le passage du corps vers l’au-delà ? pas si on croit à la réincarnation…

ou y a-t-il de multiples fins à chaque jour ?

quand on va se coucher le soir la fin de la journée ? car chaque jour est un monde en soi en quelque sorte… même si on réveille la même personne chaque matin…

chaque moment même comporte une fin pour ceux et celles qui arrivent à vivre le moment présent… quoi que même ce moment présent est si vite passé que l’on est toujours dans le moment d’après, et après, et après… elle court la vie, et nous après elle… peut-être que le truc est de faire du surplace…

on dit que la fin justifie les moyens… jamais totalement compris celle-là moi… peu importe ce que l’on fait et comment on le fait, tout faire pour arriver au bout ? peu importe  ce que l’on fait en route ? garder l’oeil sur la destination finale ? pourtant, moi me semble que chaque jalon du chemin est plus important que le boutt d’la route car c’est tout ce qui existe… un pas à la fois… car jamais de boutte anyway… jamais de boutte au boutte…

alors tout le monde devrait arriver à la fin au parfait moment… et alors, tout sera OK… d’ailleurs tout est toujours OK si on le veut ainsi… si on décide que OK avec ce qui arrive, plutôt qu’avec ce que l’on voudrait qui arrive, comme on voudrait que ça arrive… OK avec les faits bruts… même si très bruts parfois les faits…

et en somme tout est toujours OK car toujours un peu la fin… éternelles fins et recommencements… à chaque respiration… chaque inspire est un mouvement de vie, chaque expire un de mort… et juste là, squeezé(e)s entre les deux, on vit notre vinaigrette, du mieux qu’on peut, du plus juste qu’on peut…

même se faire mettre KO par la vie parfois est aussi OK… on revient alors au sol, à l’essentiel, on fléchit un genou ou deux, humblement… car c’est à genou que l’on prie…

Prayer_and_Fasting

fin ou pas, tout OK, toujours OK… même KO…

OK right here, OK right now…

okidoux…

 

 

 

taoïstesse

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les dernières chroniques – 24/3/18

fermer ses yeux pour voir la clarté, avec clarté…

arrêter d’écouter pour entendre la vérité…

être silencieux et laisse chanter son coeur…

ne pas chercher le contact et trouver l’union…

immobile, avançant sur les vagues de l’esprit… jusqu’à la mer…

tout en douceur, plus besoin de forcer… easy is right…

avec patience, sans attendre, nous atteignons… right here, right now…

et en tout humilité, retrouver la complétion initiale… avec et dans laquelle nous sommes venu(e)s en ce monde…

tout est là non ?

tout ce que je pourrais rajouter ne ferait que diminuer beauté et justesse à ces mots taoïstes pas twistés du tout…

alors…

je vous laisse méditer taoïstement… mais sûrement pas tristement…

étoiles d’humanité

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les dernières chroniques – 23/3/18

traduction :
A: être humain(e) a été la chose la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire…
B: même chose pour moi

pas toujours évident d’être humain right ?

tant de leçons à apprendre… tant de passages – certains très étroits – à passer… tant de défis à relever…

tout cela commence par la sortie du corps de la mère et se termine par le retour à la mer…

toutes âmes à la mer… retourneront… entre les deux la rivière humaine coule et s’écoule…

nous sommes faits de poussière d’étoiles… nous provenons des étoiles et nous y retournerons… entre les deux, en corps et encore car pas la première fois, nous portons notre petit tas de poussière d’étoiles ici sur terre…

être une étoile ne se concrétise pas sur les trottoirs de Hollywood…

le processus de devenir une étoile est un work in progress… ici bas sur terre, sous la voie lactée

être une étoile consiste à vivre sa vie le plus dignement possible, le plus sincèrement possible… accepter tout ce que la vie nous offre, donne, force à vivre même…

être une étoile est simple au fond… c’est accepter que même si on ne s’en souvient plus, l’âme que nous sommes, pour une ou quelques raisons précises, ou moins que plus, a décidé de reprendre corps, de s’incarner… une autre fois…

alors suffit d’accepter le fait que toutes les expériences que l’on vit sont nécessaires, indispensables, inévitables… qu’on les a choisies même, même si on ne le sait pas, même si on ne s’en souvient plus…

alors ne reste qu’à tout accepter… tout tout tout… particulièrement ce qui est difficile, ce qui fait mal, ce qui obstrue l’éclat de l’étoile… car souvent là les plus grandes leçons…

inutile de prier alors pour que les choses soient comme ceci ou comme cela, car toujours parfaite la vie telle qu’elle est et se déploie en nous et devant… le plan divin est en grand déploiement…

something’s in charge up there… et down there… mais surtout in here, surtout… des milliards de petits tas de poussière…

et la rivière coule et s’écoule, jusqu’à la voie lactée… la mer d’étoiles…

et nous portant chacun chacune avec elle…

se faire clouer le mec

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les dernières chroniques – 22/3/18

beau switch qu’il fait le Jimmy boy non ?

comme plusieurs maîtres et enseignant(e)s l’ont affirmé avant lui, nous serions le monde entier qui fait l’expérience humaine par le biais d’un corps… avec l’objectif de re/devenir éventuellement l’Univers… plutôt que l’expérience inverse d’un(e) humain(e) qui expérience l’Univers…

évidemment, pas toujours évident de faire réellement cette prise de conscience… car body un jour body – presque – toujours… et parfois la tête sait mais le reste du corps ne suit pas toujours…

en tant qu’humain, la vie nous passe dedans, elle passe dans notre corps en fait, et la vie se vit ainsi… comme elle passe dans les animaux, les plantes, les minéraux et tout ce qui bouge et vit en nous et autour de nous…

si et quand on s’identifie tout à fait au corps, nous sommes une personne, séparée du tout, ou circulant dans le tout… faisant partie du tout comme tout le reste…

mais quand on se prend pour le monde entier, pour l’Univers, nous re/devenons la vie au complet… nous sortons de la boîte… pour y penser en dehors… ou ne plus penser, c’est selon…

je sais, plus facile à dire qu’à faire… même s’il n’y a rien à faire… qu’une prise de conscience… qu’un popping out… suffit de sortir de la boîte… sa petite boîte enfermante… une boîte qui n’existait pourtant pas à notre naissance… une boîte dont la société nous a affublé… au cours des premières années de notre vie, on devient quelqu’un(e)… nécessaire pour vivre en société…

on nait en tant qu’Univers, hors boîte, free spirit, puis le bout d’Univers que nous sommes se crée une petite boîte d’identité et par la suite, la joke consiste à sortir de cette boîte qui n’existe même pas in the first place

quand même… beau défi… belle joke… peut-être pas pour rien que c’est un acteur comique qui nous passe le message… joke cosmique… même si pas toujours drôle ni facile de s’en sortir…

à certains moments, moments de grâce, la ptite goutte que nous sommes réalise qu’elle est Océan, mais la plupart du temps, la ptite goutte n’est que ptite goutte… goutte, que goutte…

c’est le propre de l’humain(e) de vivre notre vie d’humain(e)… être humain(e)…

disons que si le but est de devenir l’Univers, cela ne peut se faire qu’en étant tout à fait humain pendant notre job d’humain… en vivant toutes nos expériences humaines du mieux que l’on peut, sans sauter d’étapes car impossible de sauter les étapes… on peut se faire croire qu’on peut sauter des étapes, mais les étapes sautées nous rattraperont bien au tournant…

just as spring is just round the corner

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alors vivre l’amour, la passion, l’attachement et tutti quanti du mieux que l’on peut pendant que ce sont ces leçons qui se vivent et que l’on apprend…

quand on est jeune, on investit le corps, on s’y incarne, notre âme s’y dépose, et avec les années qui nous passent dedans, cette âme s’éveille de plus en plus… avec le corps qui flétrit graduellement, pas d’autre choix que de se réveiller à l’âme qui meut ce corps…

car si on réalise de plus en plus que le corps s’éteindra éventuellement, ce qui devient de plus en plus évident avec les années qui passent, pas le choix de re/chercher l’âme en ce corps que l’on prenait depuis tout petit(e) pour du cash…

que l’âme qui se cachait en corps… à re trouver, à trouver de nouveau, à nouveau… encore et encore…

alors chers petits bouts d’Univers, vous comme moi et chacun(e) d’entre nous, bon retour à la maison, ce home que l’on n’a jamais quitté…

se connaître soi-même ?

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les dernières chroniques – 21/3/18

traduction : il n’y a pas de plus grande extase que de savoir qui tu es… – Osho

le savez-vous vous, qui vous êtes ? vous savez ce que veut dire se connaître soi-même ?

parce que moi, aucune idée de qui je suis… ça change tout le temps…

je peux bien connaître ma personnalité, mon tempérament, mes instincts fondamentaux, connaître mon égo qui n’est égal à rien que je ne connaisse…

mais en ce qui concerne ce que certains nomment âme, ou esprit, ou encore la part de Dieu en nous, fouillez-moi…

en tous cas moi c’est ce que je fais, je me fouille en masse… pas physiquement, n’allez pas imaginer quoi que ce soit vous coquins lecteurs/trices…

non je me fouille le dedans… je me fouille l’intérieur… mais si vaste que parfois je m’y perds…. et j’aime ça…

mais je me fouille pas tant avec l’intention de trouver quoi que ce soit de précis… j’aime me fouiller pour le simple plaisir de fouiller… pure curiosité…

j’aime investiguer, j’aime imaginer la vie autrement, j’aime voir les choses comme je pense que vous les voyez vous aussi, j’aime changer d’idée et de perspective… j’aime voir les choses autrement car en faisant ça, tout change et tout devient possible, plausible même…

mais me connaître moi-même ? no pliiiiiise…

car qu’est-ce que moi anyway ?

un ramassis de souvenirs et d’expériences qui ne sont plus actuelles mais qui vivent encore en moi dans la mesure ou je m’y attache… notre moi ? que du vieux stock ! car toujours actuel le moi, toujours actuelle la vie… et toujours changeante… toujours fraîche… toujours du moment…

le concept de disparition me plait davantage ces jours-ci que celui de me connaître moi-même… comme l’impression qu’il est plus simple de disparaître que de trouver quelque chose de nouveau… car comme l’impression aussi que ce que l’on cherche est déjà ici, déjà là… qu’enterré par nos croyances et nos souvenirs passés date

d’ailleurs il me semble que lorsque l’on disparait, Dieu peut prendre notre place, toute la place, notre vrai nature peut enfin se révéler, la vraie affaire peut finalement être…

qui je suis ?

parfois je me suis moi-même, parfois j’en suis d’autres… et parfois je ne suis plus rien…

la vie va tellement vite que parfois je ne la suis plus… alors j’arrête et tout à coup, tout est ici, tout est là…

et alors même le concept de savoir qui l’on est perd son importance…

et dans la citation d’Osho il y a le mot extase, qui veut dire sortir de soi… une clé là… car si on sort de soi, on n’est plus pris dans son petit moi… et on peut finalement simplement être…

car juste être est bien suffisant non ?

 

croire de force ou de foi et jeûne d’info

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les dernières chroniques – 16/3/18

indeed…

croire en Dieu ? d’la ptite bière mes ami(e)s… du ptit vin de messe même ! facile en ostie !

croire en l’humanité ? autre chose right ?

tant d’exemples d’inhumanité dans les médias massue qui nous assomment de mauvaises nouvelles qui nous font travailler notre foi en l’humanité…

et en plus nous, on a le luxe de se pratiquer à croire en l’humanité en tout confort, au chaud et le ventre plein alors que certains subissent les horreurs de l’inhumanité depuis des années… Syrie, un peu partout en Afrique, Irak, Afghanistan, Haïti, name it… la liste est longue…

plus difficile de croire en quoi que ce soit dans ces cas-là, notamment en l’humanité…

ça c’est sans parler des discours et mots des politiciens, les américains en particulier… et les activitistes du lobby des armes à feu du NRA south of the border en particulierpas tout à fait humains ces gens-là à mon avis… 

il faut vraiment se forcer pour croire… et encore là, il faudrait définir croire… car parait que même ce monde n’est qu’une illusion… réalité alors ?

tant d’actes barbares dans l’histoire de l’humanité, particulièrement au Moyen Âge et ce, depuis des siècles…

franchement, bien difficile de croire… en particulier en l’humanité des êtres dit humains…

Dieu expliquez-nous pliiiise… aho my God !

si on ne consulte pas trop les médias, l’humanité est nettement moins inhumaine…

particulièrement ici dans la forêt… les arbres, la neige, les oiseaux, les chevreuils, souvent plus humains que nous zumains…

le gros menteur roux au sud de la frontière est probablement celui qui me fera lâcher la shoppe à mauvaises nouvelles

comme lui… quel beau projet…

bonne lecture… et bon week-end… on se revoit plus tard…

 

ombre lumineuse / lumière ombragée

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les dernières chroniques – 15/3/18

la Lumière peut éclairer notre conscience seulement lorsque nous explorons les ténèbres qui sont en nous… si cette Lumière vient avant, elle peut illuminer ce que nous ne sommes pas prêts à voir… la flamme de cette Lumière est l’Amour même…

j’ai trouvé cette citation (traduite du portugais via google et adaptée légèrement par bibi) hier sur le mur FB d’un ami Brésilien – oi Mikael – et j’ai accroché…

car drôlement, ce thème de l’ombre et de la lumière a été présent tout au long du récent voyage pour moi et mes ami(e)s qui sommes allés au Brésil ensemble en février…

car ce thé que l’on boit là-bas de façon cérémonielle et ritualisée révèle puissamment autant l’un(e) que l’autre… de mon expérience personnelle, il ne fait rien à notre place ce thé, il ne fait que permettre de dévoiler les zones d’ombre pour les amener à la conscience pour qu’ultimement, la lumière luise…

sou luz, dou luze faço tudo iluminar (bonnes fêtes amies Marika et Vidrohi 😉

mais comme la poule et son oeuf, ou vice-versa, on peut questionner le sens de cette relation : ombre et lumière ou lumière et ombre ?

qu’est-ce qui vient avant ? est-ce que l’un(e) peut venir sans l’autre ? doit-on viser directement la lumière sans nécessairement passer par l’ombre ? ou doit-on initialement plonger dans les tréfonds de son ombre si on veut atteindre la lumière ?

ces questions je me pose…

selon cette citation :

la Lumière peut éclairer notre conscience seulement lorsque nous explorons les ténèbres qui sont en nous…

il semblerait bien que la plongée soit la première étape… Jung et de nombreux autres disaient à peu près la même chose si je ne m’abuse… mais oui, parfois je m’abuse…

comme si l’ombre obstruait le passage de la lumière… alors travaillons à déloger l’ombre et la lumière fera alors son chemin… ou n’est-ce pas le propre de la lumière que de faire fondre l’ombre ? un peu ce que j’avais retenu des enseignements d’Osho… mais moins certain ces temps-ci… questionnants toute cette lumière – ou Lumière ? – et ces ombres… qui viennent nécessairement avec ?

selon mon expérience somme toute limitée côté luminosité de l’âme, toute lumière fait inévitablement de l’ombre… si ce n’est immédiat, parfois ça vient plus tard car la vitesse de la lumière est bien difficile à saisir…

et toute ombre ne peut qu’être reflet d’une certaine lumière non ?

toujours selon ce que je comprends et à la mesure de mes capacités actuelles, il s’agit de s’attacher ni à l’un(e) ni à l’autre, suffit d’observer… autant l’ombre que la lumière…

bien sûr, toujours plus aisé quand c’est la lumière qui se révèle à soi car qui veut consciemment plonger dans les tréfonds de l’obscurité de son être ?

cette partie de la citation toutefois me questionne…

si cette Lumière vient avant, elle peut illuminer ce que nous ne sommes pas prêts à voir…

étrange non ? car il me semblait, à moi du moins et jusqu’à maintenant, que la vie ne pouvait que nous dévoiler que ce que nous étions prêts à voir…

moi qui croyais que

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mais peut-être que la vie peut aussi nous montrer ce que nous ne sommes pas prêts à voir, allez savoir… mais alors que faire ? mystère encore que ceci…

mais si on se fie à la citation, important de cibler l’ombre…

mais au final, la troisième partie est pour moi la plus simple car rien à comprendre…

la flamme de cette Lumière est l’Amour même

l’amour, toujours l’amour, flamme de cette lumière… mais pas nécessairement que l’amour romantique, pas qu’amour deux par deux… un amour plus grand et plus vaste, un amour universel qu’en fait on vit pour découvrir…

un amour qui ne concerne pas que des personnes, un amour qui nous dépasse et qui déborde de soi… un amour qui commence par soi tout d’abord, indispensable car sinon vide le trou du beigne, et un amour autant pour son ombre que pour sa lumière…

grand défi que celui de plonger en soi pour explorer l’obscurité, mais y a-t-il vraiment une autre voie ?

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avant tout, sois loyal envers toi-même…
et aussi infailliblement que la nuit suit le jour, tu ne seras déloyal envers personne…

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version originale en portugais :

A Luz que clareia a consciência só chega em nosso interior quando temos completa noção da escuridão que está em nos. Se essa Luz chegar antes pode iluminar aquilo que não estamos prontos para ver.  A chama dessa Luz é o próprio Amor !