Archives pour la catégorie les chronique du grand n’importe quoi

si lents cieux

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-troisième

traduction: rappelez-vous d’une seule chose :  à part le silence, tout relève de votre imagination… car seulement dans le silence pouvez-vous être près du coeur de l’existence… – Osho

les cieux sont lents… le silence est dieu… dieu est silence…

j’aime écrire dieu avec un d minuscule, même si la conception que l’on pourrait se faire de dieu est majuscule et capitale… j’aime l’idée que dieu, comme le diable, se cache dans les petits détails de la vie, notamment le silence…

Osho nous a parlé pendant des années pour simplement nous amener au silence… il disait qu’il parlait simplement pour occuper notre mental, le divertir, pour ultimement cultiver en nous le silence, cette qualité de présence qui ne peut naître que dans le silence… Osho distillait son silence entre ses mots… il fallait écouter entre les lignes…

il peut sembler paradoxal pour un chroniqueur d’élaborer autour du silence avec des mots, avec autant de mots…

mais le silence englobe tous les mots, le silence efface nos maux… nos mots se fondent en silence…

le silence du coeur, et si on est chanceux et qu’on prend le temps de le cultiver le moindrement, le silence dans la tête aussi… car c’est là que la grande partie du bruit prend place dans nos vies… ah se silencer la tête…

même si certains parlent avec leur coeur, c’est dan la tête que le bruit des mots pervertit le si lent silence… car le silence est lent, simple, facile à comprendre… peut-être pour ça que plusieurs en ont peur… le silence est lancinant… peut-être pour ça qu’on le bourre de mots, qu’on le farcit d’expression, qu’on le fourre de lettres en l’alphabétisant…

car dans le silence, on perd nos repères… mais dans le silence on peut se perdre le moi pour vraiment se retrouver en soi…

mais le silence est pour les courageux/ses, car le silence parle plus fort que les mots et nous confronte à nous-mêmes… le silence est au-delà des mots…

alors en ce vendredi un peu spécial, un vendredi un peu plus silencieux que les autres, je vous lance un char de silences… au pluriel… car le silence, comme les cieux, est multiples… mais faut prendre le temps de l’écouter…

car si lents les cieux… alors imaginons le silence…

 

poussière d’étoiles

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-deuxième

bonne nuit lecteurs/trices…

pour vous probablement le matin, ou même l’après-midi ou le soir, mais ici encore tiré du lit en mi-nuit le chroniqueur… la lune probablement…

et cette nuit, pour jouer, pour tromper le sommeil, j’écris… avec l’envie de traduire ce poème rencontré dans la toile de rainettes…

époussette tant que tu veux…

époussette tant que tu veux mais ne serait-il pas mieux
de faire du dessin ou d’écrire une lettre
de faire cuire un gâteau ou de planter une graine
ou encore réfléchir sur la nuance entre vouloir et besoin ?

époussette tant que tu veux mais le temps est limité
pour tant de rivières à nager et de montagnes à grimper
tant de musique à écouter et de livres à lire
tant d’ami(e)s à aimer et de vie à vivre

époussette tant que tu veux mais le monde est là-bas
le soleil dans les yeux, le vent dans les cheveux
une bordée de neige, une averse de pluie
et ce jour ne reviendra pas

époussette tant que tu veux mais garde en tête
que la vieillesse viendra et ne sera pas nécessairement fête
et quand tu partiras – car partir tu devras – 
toi, toi-même, redeviendra poussière…

poussière poussière, nous redeviendrons poussière mes ami(e)s…

que dis-je ? qu’écrives-je ? nous redevenons poussière…

poussière de vie, poussière d’étoiles, poussière cosmique…

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quand je ne dors pas ainsi, la nuit, j’écris…

mais pourquoi j’écris ?

cette citation de Sylvia Plath y répond bien à mon humble avis :

Vous me demandez pourquoi
Je passe ma vie à écrire ?
Si j’y trouve du plaisir ?
Si ça en vaut la peine ?
Et, par-dessus tout si c’est payant ?
Sinon, quelle peut en être la raison?

J’écris pour une seule raison,

Il y a en moi une voix

Qui refuse de se laisser réduire au silence.

et en moi aussi…

réside en moi cette même voix qui veut dire, cette voix qui veut vivre… cette voie qui suit le fil d’ariane, d’ici jusqu’à vous… vous rejoindre et toucher cette partie en vous qui est aussi partie de moi, partie de nous, partie de tout…

réside en moi 10 doigts tapeurs de sens et de noms… tapageurs de non-sens et de dons…

dons de mots, mots bidons mais toujours prétextes de ce grand tissage de fils invisibles… fils dorés, ou sans-fils wifi… mots tissés et infinis…

car les mots sont inépuisables, ils viennent, viennent et reviennent… comme les étoiles, inépuisables, omniprésents, omnipotents… et billants dans la nuit de l’âme…

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écrire pour ramener poussière des étoiles sur terre ici-bas…

beaucoup beaucoup beaucoup d’amour

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-et-unième

traduction : le courage est requis pour se lever et parler… le courage est également requis pour s’assoir et écouter

une autre folie meurtrière a frappé, encore une autre…

on doit probablement apprendre à vivre avec cette folie meurtrière car pourquoi arrêterait-elle ? il y a des gens qui n’ont rien à perdre et qui veulent se faire entendre et passer leur message… mais que veulent-ils dire ? que veulent-ils faire ?

les causes qui sous-tendent cette folie sont multiples, ces causes sont complexes… alors se protéger, bien sûr, mais écouter aussi… car on peut bien clamer que ces gestes soient barbares et doivent arrêter, pas toujours aussi simple la vie…

bien sûr, ces événements choquent, fâchent, bouleversent… encore plus quand ça se passe à côté de chez-soi, un chez-soi qui resemble au nôtre… les gens de New York, Paris et maintenant Bruxelles en savent quelque chose… moins évident quand ça se passe loin, en Syrie ou en Iraq, là où ça tête pourtant quotidiennement… mais la folie frappe partout…

quoi dire devant ces gestes fous ?

quoi faire devant cette manifestation éclatante d’un ras-le-bol de certains extrémistes ?

rien d’autre que de constater, d’accepter l’inacceptable et de continuer nos petites vies quotidiennes ici, encore à l’abri de cette folie pour le moment…

cette nouvelle réalité de terreur sociale, bien qu’inquiétante, nous force à vivre de plus en plus le moment, avec ces menaces qui nous flottent au-dessus de la tête…

bien difficile d’expliquer ça à nos enfants… mais pourtant… pas que ça, mais ça aussi la vie maintenant…

oh bien sûr, on a bien nos moments de découragement devant cette folie, telle que l’indique cette citation de Renaud…

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mais le ou la sage ne crachera jamais sur son frère ni sa soeur…

la sagesse en nous sait que ces gens ne parlent pas au nom de Dieu… la sagesse nous dit que tous les musulmans ne sont pas des extrémistes, comme ne le sont pas tous les chrétiens, ni tous les juifs, ni tous les autres des religions organisées…

on ne peut se permettre un total découragement, ou se laisser aller à la peur totale sinon on donnera raison à ces fous à la foi explosive et à la kalashnikov prétendument religieuse…

il faut écouter – en tous cas on l’entend et on le constate clairement – le désarroi de certains parmi nous qui ne savent plus comment se faire entendre… et réaliser que certaines conditions sociales sont à la base de cette folie meurtrière et tenter de voir ce qu’il faut faire pur la suite…

surtout ne pas se réfugier dans la peur et la différence pour justifier nos actions face à cette folie, ce que certains politiciens ont déjà commencé à faire pour gagner quelques votes…

bien sûr, dans le confort de nos foyers, on en a tous assez de cette folie…

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mais cela n’est pas une fin en soi…

et même si cela semble être des voeux pieux, on ne peut que plonger dans l’amour pour faire face à cette réalité…

beaucoup d’amour…

beaucoup beaucoup d’amour…

beaucoup beaucoup beaucoup d’amour

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beaucoup beaucoup beaucoup d’amour pour soi, pour nos frères et soeurs, pour ceux et celles qu’on considère comme nos ennemi(e)s, pour l’humanité qui réside dans le coeur de la majorité d’entre nous…

c’est peut-être ce que toute cette haine apparente tente de nous enseigner… que nous avons tous et toutes besoin d’amour…

alors…

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_________
Sans paroles

Nous sommes le Principe éternel et non ce que nous semblons être.

Celui qui connaît la semence de ce monde réalise que c’est une illusion et il s’assied en silence, il ne le trompette pas.
 
Après avoir compris que tout cela est illusion, on reste sans paroles.
 
– Sri Nisargadatta via La joie d’être un âne

ignorance crasse, ignorante race

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarantième

hier je postais une citation qui allait ainsi : apprendre à ignorer certaines choses constitue l’une des voies royales vers la paix intérieure

et quelqu’un a posté un commentaire avançant que l’on ne devait pas trop ignorer… OK j’achète… mais du coup, je me suis demandé à moi-même, de même qu’au monde entier : mais comment on fait pour ne pas ignorer ce que l’on ignore ? comment savoir ce que l’on ne sait pas ? et que l’on ne sait pas ?

en effet, comment on fait pour savoir ce que l’on ne sait pas ? comment savoir tout ce que l’on ignore ? comment découvrir que l’on ne sait jamais rien ? en tous cas, certainement que l’on ne sait pas vraiment tout…

par définition, l’ignorance s’ignore… l’ignorance est ignorée d’elle-même… ignorante… et ignorable…

on ignore pas que l’on ignorera toujours certaines choses…

car il y a toujours quelque chose de nouveau à ignorer… dès qu’on sait un peu plus, on sait du coup qu’on en ignore tout autant… car tant à ignorer pour nous chers ignorants que nous sommes…  on ignore toujours quelque chose, quand ce n’est pas notre propre ignorance même que l’on ignore…

en fait, on ignore tout ce que l’on ignore… jusqu’à ce qu’on le découvre et qu’on se mette en savoir davantage à son sujet… alors plus on sait, et plus on sait qu’on ignore…

en fait, souvent on ignore même qu’on ne sait pas… souvent on ne se doute même pas de tout ce que l’on ignore… on ignore que l’on ne savait pas quelque chose tant qu’on ne le sait pas…  et quand on le sait, alors on sait qu’on ne savait pas… et même quand on le sait, on ne le sait pas vraiment… car que sait-on vraiment ?

mais ignorer n’est pas nécessairement la même chose que de ne pas savoir… il y a certaines choses qu’on ne peut pas savoir, et d’autres choses qu’on ne veut pas savoir… on choisit ce que l’on ne veut pas savoir car il y a trop à savoir…

et souvent on ne veut pas savoir ce qui nous dérange… pour la plupart, nous sommes prêt(e)s à savoir certains choses mais pas n’importe quoi… mais comment on choisit ? que choisit-on de savoir et d’ignorer ? telles sont quelques questions qu’il est plausible de poser ?

mais trouve-t-on toujours ce que l’on cherche ?

et qu’est-ce qu’il est essentiel de savoir ? et d’ignorer ?

par définition, on ignore tout ce que l’on ne sait pas… jusqu’à ce qu’on sache qu’on ne le sait pas… et alors on en sait un peu plus, ou on ne sait pas un peu moins, c’est selon…

si on savait tout ce que l’on ignore !

il y a donc des nuances entre ignorer et ne pas savoir… il y a ce que l’on ne sait pas, ce qu’on l’on ne veut pas savoir, et ce qu’on ne peut savoir… et il y a ce que l’on choisit d’ignorer…

mais le savoir est-il contraire à l’ignorance alors ? le savoir comme à l’opposé d’ignorer ?

nous sommes des ignorants et des ignorantes… plus ignorants et ignorantes que savants et savantes du moins… on sait moins de choses que ce que l’on ignore… et on ignore tout ce que l’on ignore…

on ne sait pas même pas tout ce que l’on ignore… car si on savait… nous ne le saurons peut-être jamais… ou peut-être qu’un jour quand on réalisera tout ce que l’on ignore, nous saurons un peu plus tout ce que l’on ne sait pas…

on ignore probablement tellement plus que ce que l’on sait ignorer… vous me suivez ? you know what I mean ? ou vous l’ignorez ? car souvent on dit qu’on sait et qu’on comprend, mais ce n’est pas le cas… car ignorant(e)s sommes-nous…

ah que c’est compliqué ignorer… compliqué de savoir qu’on ignore… car par définition, nous sommes ignorants et ignorantes de ce que l’on ignore…

un(e) ignorant(e) qui sait qu’il/elle ignore ignore moins qu’un(e) ignorant(e) qui l’ignore… (version ignorante d’un fou qui est fou (ou d’une folle qui est folle car l’ignorance n’a pas de genre) qui sait qu’il/elle est fou/folle etc… genre…

ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas mal… vraiment ? car si l’ignorance tue, la connaissance fait mal en ta… du moins certaines connaissances… on ne veut pas tout savoir… de toute façon on ne peut pas tout savoir…

on ne peut savoir que ce que l’on est prêt(e) à savoir… au moment où l’on est prêt à le savoir… ou plutôt à le recevoir car tout savoir est inévitablement recevoir… on ne peut forcer le savoir, que le recevoir…

recevoir une information quand nous sommes suffisamment ouverts à savoir recevoir… car on n’invente rien, on ne fait que recevoir le savoir… en fait, on ne fait que re-savoir car on a déjà tout su… on sait peut-être déjà tout… suffit de le redécouvrir… se voir de nouveau… re se voir…

mais quand est un bon moment de savoir ? le bon moment… la rose peut-elle éclore avant terme ?

et qu’est-ce que l’on doit chercher à savoir ? et que choisir d’ignorer ?

puisque l’on ne peut tout savoir, on ne peut que s’ouvrir à savoir… demander à recevoir… on propose et la vie dispose… ou l’on s’oppose… en tous cas on suppose…

mais est-ce que savoir et ignorance sont des verbes ou des choses ? en anglais, on distingue knowing – le fait de savoir – de knowledge- la connaissance…

mais sait-on vraiment ? sait-on vraiment quelque chose ? et ce que l’on pense savoir est-il vraiment ce qui est ? car comment sait-on que ce que l’on sait est ce qui est ?

plusieurs questions ce matin que l’on peut choisir d’ignorer… ou pas… car lorsqu’on se met à vouloir savoir,  on doit réaliser du même coup – et accepter surtout – que l’on ne sait pas vraiment rien… que l’on ne sait pas vraiment quoi savoir ? et quoi ignorer…

car si on savait… vraiment… si on savait… on ne pourrait plus l’ignorer…

ah OK… ignorez ça…

qui pis quoi mon cookie ?

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-septième

traduction: plus je vieillis, et plus je réalise que personne ne sait ce qu’il/elle fait ici et que tout le monde prétend…

sincèrement, je ne sais pas ce que je fais sur terre, je ne sais pas ce que je suis venir faire ici… bien sûr, je fais du mieux que je peux, avec ce que j’ai comme atouts, mais dans les faits, je ne sais pas pourquoi je me suis incarné… du moins je ne m’en souviens plus… et plus je vieillis, moins je sais ce que je fais ici… mais plus je vieillis, moins ça me dérange… de ne pas trop savoir…

et vous non plus probablement… vous ne savez pas ce que vous faites ici… pas grave, on continue notre route… qui mène où au juste ? faut pas trop y penser car ça ressemble à la mort au bout du chemin… la mort du corps du moins… mais sûrement l’élévation de l’âme… probablement… possiblement… éventuellement… in god we trust…

en général, je suis comblé dans et par la vie… je me considère plus que privilégié…

j’habite une belle petite maison dans la forêt, un vrai château…

une job de rêve que je fais à partir de mon lovely home

plus qu’assez à manger et à boire…

de l’air frais tout plein mon nez de Cyrano et mes poumons…

un body (presque) aussi fonctionnel que dans mes jeunes années…

une amoureuse tellement amoureuse qui m’aime et que j’aime d’amour et en musique…

quelques enfants formidables pour qui je compte et qui comptent pour moi… et me gardent enfant moi-même…

des ami(e)s précieux et un réseau social plus que suffisant et satisfaisant…

et non la moindre, la grâce de me laisser faire faire la musique par la vie… et l’intelligence de me laisser la faire…

mais quand même…

parfois, quand je regarde le monde plus largement qu’autour de mon ptit moi-même, je me pose des questions… et réfléchis…

quand je pense aux enfants qui apprennent à vivre avec le fait que des attentats se déroulent quotidiennement, je me pose des questions…

quand je pense à ce que nous faisons à notre terre mère…

quand je pense aux inégalités qui me semblent florissantes et grandissantes, je m’en pose d’autres, et tout plein…

quand je pense à la qualité de certains politiciens populistes qui misent sur la colère des uns et sur la peur des autres pour têter quelques votes, je ne trouve pas de réponses et ma bouche se bée…

mais au-delà de ces questions, certaines banales, d’autres existentielles, je réussis de plus en plus à m’en faire de moins en moins et à apprécier la vie au quotidien, telle quelle… sans prétendre savoir… et sans m’en faire…

apprécier la vie simple, la vie ordinaire, la vie extra ordinaire dans son ordinarité…

la vie qui ne s’en va nulle part ailleurs qu’ici, la vie qui n’est jamais ailleurs que maintenant…

cette vie qui nous brasse à certains moments, et qui nous berce à d’autres… ha, la vie…

tout à être, sans tout ni trop savoir… et rien  à trouver…

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Il n’y a rien à trouver dans cette vie que le « oui » qui définitivement l’enflamme… – Christian Bobin

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Je ne suis pas celui que je croyais être jusqu’à maintenant, je ne suis pas celui que j’appelle être moi, je ne suis ni mes projets, ni l’image que les autres et moi-même ont de moi, je suis un inconnu et je me cherche
… – C G Jung

parfaite imperfection / imparfaite perfection

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-sixième

traduction: la spirale bougera toujours… le cercle se complètera éventuellement… ce qui est blessé évolue vers la réparation… tout chaos mène vers la paix… il n’y a rien d’erroné… vois la perfection dans la mort… la paix se trouve dans le chaos … le grand plan cosmique se déploie parfaitement… sa voie est beauté… perfection… – Magister Daire

en dépit de ce que l’on voit défiler devant nos yeux, tout est parfait dit-on… il ne reste qu’à le croire… mais le film qui défile est questionnant je l’admets…

car parfois bien difficile de saisir la perfection divine lorsque le chaos de l’humanité se déploie devant nous…

les attentats terroristes qui sont devenus quotidiens, les frasques de Trump, les commentaires sur les réseaux sociaux, l’état de la planète, l’austérité, la famine et la misère toujours présentes, et y en a beaucoup plus…

en tous cas, le chaos est apparent…

faut-il voir au-delà ? le peut-on ? bon chance…

mais en même temps, quasi impossible de vivre en paix si on ne trouve pas -du moins le chercher –  le sens dans toute cette folie… si ce n’est que pour nos enfants… si ce n’est que pour conserver un minimum de santé mentale, un minimum de foi…

pour pouvoir saisir le sens de ce qui se déroule en soi et en dehors, il faut regarder plus large… garder le focus sur the big picture

récemment je suis allé au planétarium voir les planètes… ça c’est de la big picture mes ami(e)s… des milliards d’étoiles, de planètes, de systèmes solaires… et tout tient en placed et se déplace et tourne autour de tout depuis des milliards d’années… alors sûrement un sens dans tout ça, et pas nécessairement unique non plus…

quand le poids du monde nous pèse, quand la folie du monde nous squeeze l’âme dans le crâne, faut voir plus large, plus grand, faut regarder loin… prendre une perspective plus éloignée sur les choses…

et même si on ne sait pas, garder la foi… des fois que… des fois que notre perception serait faussée à cause de nos deux ptits yeux… des fois que notre vue ne serait que partielle… à cause des nos vieilles idées qui nous font voir ce que l’on peut, sinon ce que l’on veut… et ce que l’on voit n’est pas nécessairement ce qui est…

on dit que l’on ne voit que soi-même… en tous cas, on ne voit ce que l’on perçoit, on ne voit que ce que l’on croit… et pour la plupart d’entre nous, on ne voit pas clairement ce qui se situe à l’extérieur de nous at face value… on a du stock dans les yeux… on porte des lunettes déformantes… on projète notre propre monde sur le monde…

alors suffit de délester notre regard, et vider notre sac à pensées.. et ne pas avoir peur d’échouer à l’occasion car l’échec contribue à la grâce… les échecs et les erreurs font partie du chemin, ils font partie du processus…

les épreuves nous aident à retrouver notre centre… suffit d’apprendre, de se relever et de continuer le chemin…

« If we are going to achieve our purpose in life, we must be willing to fall out of grace and accept its lessons. When we feel righteous about ourselves, or deny our brokenness, we are fighting against the higher states of grace that await us.

Failure is built into grace. You cannot have one without the other. It’s like two sides of a single coin. Everyone who has achieved a state of grace is certain at some point to fall, and to have fallen many times before. Every successful person, everyone you respect, will tell you that they have mountains of failure behind them…

When we are in grace, we begin to take things for granted and we actually stop working on ourselves. Falling out of grace shakes us up. It reconnects us to the larger universe in order for us to see ourselves anew. It forces us to rediscover where our true center begins, and to learn what needs to be set aside. »

Sobonfu Some— Falling Out of Grace

zéros sociaux

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-cinquième

lisez ça… mais je vous avertis, si vous êtes souvent sur FB, vous serez un peu ébranlé(e)…

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/465389/eradiquer-facebook-pour-sauver-la-democratie

pis ? ça fait fléchir, et réfléchir non ?

car probablement que comme moi, certain(e)s d’entre vous êtes ambivalent(e)s face à Facebook qui est le principal réseau social…

d’un côté, formidable de pouvoir être en contact avec des ami(e)s de partout sur la boule… et les messages privés sont pour moi la source la plus facile de communication… j’ai même quelques groupes privés et/ou dits secrets (mais surveillés par qui au juste ?) grâce auxquels je peux communiquer de l’info plus délicate…

mais de l’autre, un peu tanné de voir ce que mangent mes ami(e)s, de voir des selfies à l’infini, ou encore être tenu au courant des niaiseries d’Adolf Trump…

c’est que toutes ces informations ne font que nous disperser…. rien de ce que l’on voit sur FB n’est essentiel… que de l’infotainment… un peu comme lire les journaux mais de façon éclatée… rien qui ne nous aide à combler nos besoins fondamentaux…

bien sûr, pratique de trouver les recettes du lait d’or quand on en cherche… et instructif  de constater les multiples projets impliquant de nouvelles énergies, ou de découvrir certaines expériences humaines que nous ne soupçonnions pas…

personnellement je trouve que parfois, mais aussi et de plus en plus souvent, je surfe FB plus longtemps que prévu initialement… et ça me dérange… et en même temps, je n’arrête pas…

récemment j’ai pris une pause d’une semaine mais je devais aller voir une fois de temps en temps si je n’avais pas des messages personnels qui requéraient attention…

ce n’est pas le principe des réseaux sociaux qui me dérange… c’est l’idée que je contribue à une business et à un système qui enrichit quelqu’un quelque part… salut Mark and friends… car si FB vaut aussi cher, clair que nous y contribuons…

sommes-nous des utilisateurs ou des utilisé(e)s de FB ? poser la question c’est y répondre… ça exploite notre besoin de connection… mais nous sommes libres en effet…

et je constate aussi que de plus en plus de pub s’y est immiscé… il y 6 ans quand je me suis inscrit, il me semble que la patente était moins commerciale, plus user friendly… mais maintenant, plus comme une grosse info pub roulante…  à l’infini…

et en même temps, j’aime le fait que parfois j’échange des mots d’esprit et joue virtuellement avec quelques personnes que je n’ai jamais rencontrées – salut Danielle et Paul de Ste-Agathe ;-)… des échanges purs, pour la simple joie de laisser les mots nous jouer des tours, sans filtre de jugements de corps… que des mots d’esprit… comme des âmes qui échangent dans le grand nulle part…

il y a quelques années, je m’étais inscrit sur Ello, une alternative à FB, mais n’ai pas donné suite… et plus récemment, j’ai été intrigué par Minds, un autre réseau social plus anonyme, sans pub et sans exploitation de nos données personnelles pour fins de commercialisation… mais je ne sais pas si cette sauce va pogner plus que ne l’a fait Ello…

alors voilà chers amis où en est le chroniqueur en ce matin de petit ressac hivernal ici dans son petit et grand  now de Val-David…

je ne me désincris pas de FB mais…

oh je dois vous quitter, je viens de recevoir un message personnel 😉

sans bon sens unique

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-quatrième

traduction: vous trouverez le sens de la vie seulement si vous le créez…  – Osho

le sens de la vie c’est comme Dieu, ou Godot, il ne se trouve pas, il se crée… on ne peut l’attendre, on ne peut l’atteindre que si on le laisse aller de soi… unique le sens… sensé… t’sé le sens, t’sé…

rien ne se perd mais tout se crée… pour ça que certains créent Dieu et croient en lui… Cré Dieu va, il a le dos large sans bons sens…

plusieurs cherchent LE sens de la vie… comme si la vie était un sens unique… mais la vie est à sens multiples… la vie se pitche dans tous les sens, la vie est multi sources, multi manifestations… le vie est bi… et bien plus…

le sens de la vie a le dos large…

il n’y a pas de hasard disent les uns et les zunes… ni coïncidences disent les autres… pourtant, qu’en sait-on ? dans ce grand branle-bas de combat et de débats, tout est possible et rien n’est ce qu’il semble être à première vue… kaléidoscopique cette existence… pas qu’une ptite vue, grandioses et multiples perspectives…

on doit induire du sens à la vie, à sa vie, à l’existence dans laquelle on baigne… car une grande mer avec des milliards de petites passions rouges… une grande mare dans laquelle grenouille de multiples possibilités, un étang de tous les possibles…  où tout est probable, où tout se peut quand on veut…

on peut croire à ce que l’on veut si l’on veut et du coup on le fait exister… pour soi… mais faut être prêt à ce que tout ce en quoi on croit n’existe pas… Dieu inclut… du moins dans la forme  qu’on l’imagine ou la conçoit…

ça n’a pas de bons sens disaient les unes et les uns… évident diront les autres…  et pourtant, ni sensé ni évident pour tout le monde ce grand cirque déambulant… car on fait sens comme on veut de ce qui se déroule devant soi de même qu’en soi…

vu ainsi, même Trump fait du sens… en tous cas il existe… quand même curieux ce gland sans dessein… il canalise une énergie quelconque… vraiment quelconque indeed…

la vie, la mort, l’amour…. riches de sens quand on y pense… mais justement plusieurs n’y pensent pas trop, reléguant à plus tard ces avenues à sens multiples…

comme si on naissait et que le jeu consistait à trouver LE sens… grand jeu de cache-cache existentiel…

et quand on cherche, c’est souvent à l’extérieur de soi qu’on le cherche ce sens à tionel… mais parait que c’est en soi qu’on le trouverait… mais en soi c’est où ? c’est quoi ? en son corps ? en son âme et conscience ? dans sa boîte à pensées ? cherchez le sens…

on cherche le sens à tâtons ou à sillon mais le sens tourne en rond, le sens varie, le sens fluctue, le sens nous échappe… on vide parfois les choses de leur sens et il n’en reste alors rien, sans sens dessus ni sans dessous… mais sens partout car tout se tient, tout est plein de sens…

rien ne se perd et sens se crée…

 

âmitiés et autres âmeries

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-troisième

traduction:  l’art de l’introspection : peu importe quand tu regardes en toi, tu seras surpris(e)… tu ne peux pas sentir ton âge, parce que ton âme n’a pas d’âge, elle est éternelle…  si tu fermes tes yeux, tu ne peux dire si tu as 20, 40 ou 60 ans… car l’âge est lié au corps physique, strictement à ton enveloppe extérieure…

mais en réalité, tu es l’âme et l’âme n’a pas d’âge… elle n’est jamais née et ne mourra jamais… lorsque tu seras ancré(e) dans ton éternité, dans ta réalité imperturbable, la qualité de ta vie s’en trouvera changée drastiquement… tu seras alors capable de voir en toi… tu seras transformé en un miroir… et en ce miroir, l’entièreté de l’univers est reflétée…

mais auparavant, tu dois te laisser devenir un ciel transparent qui peut tout transformer en une conscience pure…   mais ton mental inconscient ne fait que trembler et bouger, ce qui fait que ta conscience ne peut rien refléter… ton mental ne fait que distortionner tout ce qu’il rencontre, autant en toi qu’en dehors…

en effet, ton mental transforme ton image éternelle, véridique, originale et sans limite en une forme physique et mondaine, mais sur le plan spirituel, ta conscience peut t’aider à révéler, percer et évoluer au-delà de ton mental inconscient objectivé et personnalisé… – Osho

petite citation éternelle de vendredi matin… tellement longue que j’irais pu me la fermer ce matin… mais j’aime bien avoir le dernier mot avec moi-même…

cette citation a un certain lien avec ce proverbe sufi, présenté il y a quelques jours…

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j’ai cherché dieu et tout ce que j’ai trouvé est moi-même, et quand je me suis cherché moi-même, c’est dieu que j’ai trouvé… ainsi dieu et nous, buddy buddy, ou body body sans body…

donc l’idée, j’imagine, consiste à se rebrancher sur son âme… tout en continuant à habiter son corps, car c’es notre bolide en cette human race… habiter ce corps mais en prenant conscience que ce corps, et particulièrement ce mental qui y loge en compagnie de l’âme éternelle et non séparée du tout, n’est justement qu’un véhicule et non une fin en soi… et le mental un filtre distortionnant…

et la vie est bien faite car avec les années qui passent et le corps qui flétrit, il devient inévitable de passer du corps à l’âme… et alors l’expression qui affirme que nous sommes une âme dans un corps et non un corps avec une âme prend tout son sens… le temps qui nous passe dans le corps nous permet de nous rappeler ceci…

au fil de la vie, notre fondation se déplace graduellement du corps à l’âme car le corps, lié au temps qui passe, file lentement mais sûrement vers la source et notre position interne ne peut pivoter que de l’un à l’autre… nous nous évaporons tout doucement, alors revenons à l’âme…  état d’âme…

allez bon vendredi éternel mes âmi(e)s…

 

plus grand que soi

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-deuxième

traduction : pourquoi sommes-nous malheureux ? parce que 99,9 % de tout ce que nous pensons et faisons est centré sur soi, et ce soi n’existe pas… – Wei Wu Wei

et vlan… dans l’dash le Wei Wu Wei (essayez de répéter son nom cinq six fois vite vite avec des biscuits soda 🙂 …

alors ce matin, breaking news : pas de soi… rien, nada, nul… qu’un espace vide, qu’une illusion… espace vide mais plein de toute l’existence… poussière d’étoiles, l’univers en soi…

et pourtant, pour la grande majorité d’entre nous, la majorité de ce que l’on fait, on le fait surtout pour soi… pourtant, ne faire que pour soi n’est pas suffisant…

j’ai décidé de traduire la citation à la nous plutôt qu’à la vous parce que je suis dans la gang moi aussi… aussi dans la grande famille humaine le chroniqueur… pas un observateur plus finfinnaud que la tête à papapino et pas mon style de pointer vers les autres quand des citations nous éclairent le sous-sol… on ne parle qu’à soi-même… même si on a pas de soi… pas le choix… qu’une balloune le soi… le petit du moins…

du moins le soi séparé du grant tout… la goutte qui se pense séparée de la mer… môman môman, ta goutte passe un mauvais moment… oh mer, que tes gouttes s’assèchent en solo seules à l’eau… et pourtant, on baigne dans le jus à tour de bras… dans le jus de la vie… on se noie dans la mer…

quand on commence à penser aux autres et à faire pour les autres, on commence du même coup à se sentir mieux, à se sentir plus grand que soi… car justement, le soi n’existe pas et nous ne sommes pas séparé(e) du tout, nous ne sommes qu’un maillon dans la grande chaîne humaine… et la chaîne n’est aussi forte que le plus faible de ses maillons… certains réalisent ça tôt, d’autres que plus tard, et d’autres jamais…

bien sûr, important de prendre soin de ses propres besoins en premier lieu car sans cela, on ne peut prendre soin des autres… pour soi-même ET pour le bien du plus grand nombre… pas exclusif…

même s’il est important de s’occuper de ses affaires en premier lieu, si on ne prend soin que de ses propres besoins, le malheur nous guette…

alors chers multimillionnaires du monde entier, vous pouvez bien cacher et camoufler votre liquide dans les paradis fiscaux pour ne pas payer vos impôts, mais vous ne l’emporterez pas au paradis cet argent…  et le simple fait de tricher ainsi ne génère sûrement un profond bonheur right ? ni une estime de soi très satisfaisante…

comme le fait d’exploiter ses frères et soeurs, de viser les profits à tout prix…

comme de ne vivre que pour soi…

comme de favoriser la racisme et la peur des autres…

comme tricher sans vergogne…

il y a bel et bien une justice et elle se trouve dans chaque miroir que l’on rencontre… ou dans le fond de son âme…

évidemment l’équilibre est fin entre prendre soin de ses besoins et s’occuper des autres… mais un moment donné, on n’a mmm plus le choix… ça devient une évidence… faire avec et pour les autres devient notre nourriture…

étant jeune, normal et naturel de se préoccuper de soi, ou du prétendu soi… mais avec les années, il devient aussi naturel de redonner car privilégiés comme nous le sommes, on sature un moment donné… et ça commence à déborder… on a simplement envie de donner et de redonner…

alors chers sois…

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continuons à chercher ce soi qui se sauve aussitôt qu’on pense l’avoir trouvé… peut-être que c’est simplement le petit soi qui n’existe pas et qu’à force de chercher, on va trouver plus grand que soi…

qui fait qu’on se sentira enfin chez-soi…