Archives pour la catégorie les chroniques à brac adabrantes

moi et l’autre et tralala

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-HUITIÈME…

traduction : je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis…

il réside dans cette citation tout le problème de l’humanité… vous le voyez vous ce problème ?

cherchez un peu… je vous donne une minute… ou deux si vous avez le temps…

OK OK  je vous la donne en mille, faut que la vie avance…

elle affirme que :  

je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis

mais pourquoi pas :

 tu n’es pas ce que je penses que tu es… je suis ce que je penses que tu es…

en effet, pourquoi toujours regarder l’autre plutôt que soi-même ?

pourquoi toujours regarder à l’extérieur et chercher la faute chez l’autre ?

tenez, une autre :

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ta relation à toi-même donne le ton à toutes tes relations

encore ici pourquoi ne pas dire : ma relation à moi-même donne le ton à toutes mes relations

pourquoi on fait toujours la morale aux autres ? pourquoi on ne se parle pas davantage à soi-même ? pourquoi on ne se prend pas soi-même comme projet de travail ?

car ce ne sont pas nos beaux mots qui servent d’exemple, ce sont nos actions, ce sont ce que nous faisons… c’est qui nous sommes, point final et point à la ligne… mais ces actions commencent par nous-même, par une observation de soi-même, par une transformation de qui nous sommes fondamentalement…

car tellement facile de voir les bibittes des autres quand c’est ce que l’on cherche… mais tellement stérile… il serait tellement plus profitable de tourner le miroir – et notre regard – vers soi car c’est justement là que le monde prend naissance, dans notre propre regard sur soi… le monde est ce que je vois de soi-même et projette vers l’extérieur…en fait chacun chacune nous sommes le monde… nous sommes la graine du monde…

est-ce parce qu’on a des yeux qui portent vers l’extérieur qu’il est toujours plus facile de chercher et de trouver les erreurs des autres que les siennes ?

ou est-ce parce qu’on regarde le monde avec notre tête plutôt qu’avec notre coeur ? ou notre âme ?

mais peut-être que comme l’affirme Thomas Hübl, plus on voit les gens autour de soi à partir de l’intérieur,  notre communication devient plus claire et davantage teintée de compassion… ceci est le fondement du nouveau nous…

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pas un nouveau moi, un nouveau nous… car moi c’est toi, vous c’est nous… et nous c’est moi… et vice versa et c’est ça qui est ça…

car au fond…
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et nous tous et toutes faits de même… on parle avec les yeux, on écoute avec le coeur, et on comprend avec le temps…

mais peut-être que l’on peut également parler avec le coeur et écouter avec les yeux, et laisser le temps faire son oeuvre…

mais le temps n’est pas tout… car certains comprennent vite, d’autres jamais…

mais j’y pense, autant avec le coeur, les yeux, la tête et le reste,  moi est-ce que je comprends quelque chose ?

et vous ?

sioux tiguidou…

 

en chanson vers la maison

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-SEPTIÈME…

traduction : le travail de l’âme n’est pas une route panoramique… c’est plutôt une descente vers une impitoyable noirceur qui ne vous lâchera pas jusqu’à ce que vous trouviez la chanson qui vous ramène à la maison

pas aussi romantique qu’on aimerait cette vision du travail de l’âme hein ? mais il semble bien que ça soit ça qui est ça…

car avant d’aller r’voler dans les hautes sphères, essentiel semble-t-il que l’on explore les bas-fonds de notre âme, jusqu’à ce que l’on trouve la chanson qui nous ramènera à la maison…

belle cette image d’ailleurs… trouver la chanson qui nous ramènera à la maison…

car si on veut ramener le travail de l’âme à une image, celle d’une chanson qui nous guidera à la maison chante particulèrement clairement… sounds good disent nos cousins…

alors quand on a les blues dans l’âme, il faut chercher son chemin dans les étages inférieurs et chanter sa chanson out of it… jusqu’à la maison… peu importe ce que représente cette image de maison…

d’ailleurs, cette image d’une chanson qui agit en tant que boussole pour retrouver sa voie vers la maison ne s’applique pas qu’à soi-même car aimer quelqu’un aime consiste à apprendre la chanson qui se trouve dans leur coeur et de leur chanter quand il ou elle l’a oubliée

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assez commun donc ces images de chanson et de retour à la maison..

ces quelques citations tendent à suggérer que le travail de l’âme consiste à oser plonger en soi, là où c’est sombre et noir, froid et inconnu et aller y entonner sa mélodie…

musique et âme, chanson et carte routière… personnellement, chanter et jouer tissent clairement une voie royale pour moi dans ce grand retour vers là d’où l’on vient… pas pour rien que j’ai fait de cette citation ma bannière d’affichage…

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chanter et jouer enlignent, dirigent, clarifient, donnent une direction, ouvrent la voix et montrent la voie… ça ouvre le coeur en soi, ça trouve le choeur vers soi…

alors, on se donne rendez-vous là ?

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“My meditation is simple. It does not require any complex practices. It is simple. It is singing. It is dancing. It is sitting silently…  ― Osho

rien du tout

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-SEIZIÈME…

je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout

ah cher Victor, que tu penses à des choses auxquelles j’aime penser moi aussi… et que tu joues bien avec les mots… tout y est…

toi qui composais si bien ton rien avec un petit morceau de tout… tu étais quand même quelque chose, et tu nous as laissé quelque chose en tous cas…

nous ne serions donc rien… mais le savons-nous ?  le savez-vous vous ? que vous n’êtes rien ? car c’est déjà quelque chose de savoir ça… le rien qui sait qu’il n’est rien mais qui le compose à partir de tout…

savons-nous que nous composons notre rien avec un petit morceau du grand tout ?

tout, rien, quelque chose… d’ailleurs sommes-nous quelqu’un ou quelque chose ?

personnellement je me sens davantage quelque chose que quelqu’un… d’ailleurs dans le cadre de travail d’auto-observation à l’aide de koans, quand j’ai à me poser la question  : qui suis-je ? automatiquement j’entends toujours : que suis-je ?

car je me sens davantage comme quelque chose que comme quelqu’un moi…

comme un motton d’atomes qui s’observe lui-même… quelque chose comme un scientifique qui s’observe s’observer…

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comme un petit paquet de vie qui observe ce qui se passe en cette vie qui prend place autant en lui qu’autour… la vie qui observe la vie… à-travers des milliards de fragments…

nous sommes, chacun chacune, quelque chose comme un ptit bout de vie qui tourne sur lui-même dans l’univers…

mais peut-être, comme tentent de nous le démontrer certaines expériences de vie, notamment certaines plantes, que nous ne sommes pas seulement qu’un simple fragment de vie gravitant dans un univers quelconque, suspendu brièvement entre la vie et la mort et qui profite de quelques plaisirs temporaires pendant l’incarnation avant d’aller mourir dans une ultime disparition teintée de douleurs…

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peut-être que sous cette apparence qui a pris une forme humaine, nous sommes tous et toutes connectés avec quelque chose de si vaste, si beau, si grand et si sacré que l’on ne peut presque pas en parler… mais peut-être qu’on peut en parler quand même, pas pour croire en quelque chose, mais plutôt pour nous montrer que nous pouvons l’expérimenter pour soi-même…

pas mal de peut-êtres ce matin non ? peut-être…

en tous cas, food for thought pour nous, pour vous, pour moi, petits fragments de rien du tout, fabriqués à partir de ce rien puisé de le grand tout, et qui vivons notre vinaigrette et se posant quelques questions pendant ce temporaire tour de grande roue…

mais on joue quand même le tout pour le tout… car tout ou rien, la vie est ici, ça bouge, ça gravite, ça gigote…

tout ou rien ?

quitte ou double…

les pieds sur terre et les yeux aux cieux…

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUINZIÈME…

traduction: tu n’as pas à toujours te sentir OK… tu n’as pas à être libre de résistance en tout temps… tu es plus grand(e) que ça, illimité(e) en fait… tu n’as pas à être le/la pacificateur/trice, l’éveillé(e), celui ou celle qui est fort(e), le/la plus évolué(e), celui ou celle immunisé(e) contre la souffrance… toutes ces choses sont de fausses limites quant à ta nature illimitée… sois simplement qui tu es, ni ceci, ni cela, seulement qui tu es, ce tout qui contient tout ce qui est… laisse la vie te faire constamment prendre une débarque de ton piédestal, jusqu’à ce que tu perdes tout intérêt à être sur un piédestal… – Jeff Foster

rafraîchissants, reposants, permissifs et jouissifs même ces propos de Jeff Foster…

ni ceci ni cela, que soi-même… ni plus que ceci, ni moins que cela… et surtout pas ni plus ni moins que quelqu’un d’autre… n’être que qui nous sommes, que ce que l’on est… ce qui n’est, ni plus ni moins, rien et tout en même temps… parfaitement et exactement comme cela est…

soyons tout et ne soyons rien en même temps car on ne peut mettre de mots sur ce qui est… quelque chose entre tout et rien, et son contraire…

et qui nous sommes est ce qui est, que ce qui est… pas ce qui était ni ce qui sera, que ce qui est… comme le vent dans les arbres, comme la neige qui fond, comme l’eau qui tombe du ciel, comme la pluie en janvier…

ne plus désirer ce qui devrait être, qu’accepter ce qui est, comme c’est, maintenant… ici…  sans flafla ni fioritures, sans vouloir de l’autrement…

simplement accepter ce qui est, comme accepter que ce qui est ne sera plus et passera, une fois, deux fois, trois fois, passera… puis disparaîtra… et renaîtra… ou pas…

être simplement l’humain(e) que nous sommes… et comme l’affirme C.S. Lourie :

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osons être confus(e) car c’est c’est à partir de cet endroit que l’on commence à apprendre… osons être brisé(e) car c’est à ce moment que l’on commence à guérir… osons être frustré(e), car c’est de là que l’on commence à prendre des décisions plus authentiques… osons être triste car si on peut être assez brave pour cela, on peut alors y entendre la sagesse de notre coeur… osons être, peu importe qui nous sommes en ce moment… plus de cachotteries… vous êtes digne, toujours

pas compliqué la vie non ? en effet, si simple… qu’être qui nous sommes, tels quels, simplement…

alors constamment se faire tomber soi-même du piédestal – qu’on le voit ou pas ce petit banc de supériorité et d’arrogance ur lequel on monte pour regarder la vie – et sur lequel on s’efforce de grimper pour simplement se prouver que l’on est digne… rien à prouver, ni éprouver…

car à force – et à farce – de faire des efforts pour être digne, on se rend dingue… et dong…

alors ding dong, wake-up call…

car au fond, nous sommes touts et toutes des fils et filles de dieu – ou de la vie, de l’existence si le mot dieu vous fait tiquer… tous et toutes dignes, simplement, sans raison, du simple fait de notre existence ici-bas… pas de péchés à porter, pas de honte à incarner, pas de regrets à entretenir…

qu’une simple dignité humain et divine à la fois à porter, à assumer…

pas de piédestal, simplement être humain et humaine, ici-bas, terre à terre…

les pieds sur la terre, les yeux dans les cieux…

There is a great deal of pain in life and perhaps the only pain that can be avoided is the pain that comes from trying to avoid pain… – R. D. Laing

magique musique mystique

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUATORZIÈME…

traduction : vous savez ce qu’est la musique ? un rappel amical de la part de dieu qu’il existe autre chose que nous dans l’univers… une connexion harmonieuse entre tous les êtres vivants, partout, même les étoiles… – Robin Williams 2007

hier matin il y avait un peu de brume sur mon âme… le temps était gris dehors et déteignait un peu en mon ptit dedans à moi aussi… qu’un peu de lourdeur temporaire comme la vie sait nous en envoyer une fois de temps en temps pour relativiser la légèreté de notre âme… que quelques nuages pour faire ressortir le soleil..

puis tel que prévu à l’horaire,  quelques ami(e)s sont arrivés en début d’après-midi car une séance de musique et de chants était prévue… après un début un peu chancelant teinté des moods intérieur et extérieures, graduellement, les nuages se sont dissipés, l’atmosphère s’est allégé et les anges sont revenus, les cieux sont redescendus sur mon bout de terre… et dans mon âme… et celles de mes ami(e)s…

robin a bien raison…

la musique est un rappel de la part de dieu… qui nous indique qu’il existe bel et bien autre chose que nous dans l’univers… une certaine connexion mélodieuse, qui nous unit, nous humains, avec tout ce qui vit… et même l’espace immense que nous ne pouvons saisir qu’en petites bribes car trop vaste, trop grand, trop mindblowing…

on peut soit écouter la musique, ou la faire… comme l’amour… et chanter ensemble… peu importe…

quand on chante ensemble, on disparait, on se fond à la mélodie universelle… on fait choeur et l’on redevient frères et soeurs…

quand on fait la musique ensemble, on doit s’écouter, on doit s’accorder, on doit faire silence, ensemble, puis laisser émerger le son… quand on chante en groupe, on sort de soi pour devenir partie du même choeur, encore et en coeur…

chanter ensemble c’est ouvrir la bouche et laisser sortir son âme, la laisser couler de soi… chanter ensemble c’est écouter, écouter, écouter… tout en chantant… c’est aussi oser fausser et se reprendre, oser se laisser voir et se faire entendre… peu importe la qualité de ce qui sort…

on peut dire n’importe quoi, mais on ne chante jamais n’importe comment… on chante toujours avec son coeur, avec son âme, avec toute sa vulnérabilité et sa force…

quand on chante, on fait l’amour à la vie, on laisse la vie s’enchanter… car la vie est chanson, la vie est mélodie… et nous sommes son instrument… au service de la beauté… de l’harmonie…

souvent quand je regarde en avant, j’ai le vertige… alors je prends ma guitare et en laissant mes doigts se promener sur mon manche – de guitare ! vous sacrés coquins zé coquines – et je laisse les notes me diriger, m’inspirer, je laisse le son me bercer… et je me laisse faire… me laisse posséder par dame musique…

car la musique nous fait, la musique nous créée… elle nous calme la musique, elle nous guide… la musique est le meilleur guide qui soit dans mon cas… car un cas je suis… et depuis quelques années, la musique est devenue mon gourou, je suis son disciple… car elle requiert discipline, et fort, et persévérance… et les fruits sont nombreux…

en solo, on redevient un, uni dans tous nos morceaux, enligné…

en groupe, la musique nous permet de réellement être ensemble, elle nous donne la chance de redevenir un… elle nous unit au son de la mélodie…

alors dame musique, merci de m’avoir séduit, tu es belle et je t’aime…

dring dring… wow wow…

mes ptits cadeaux sonores…
http://www.eloibrunelle.com/ati

tunnel, or not tunnel, ceci n’est pas une question

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-TREIZIÈME…

traduction : l’illusion n’est pas la lumière au bout du tunnel, c’est le tunnel…

j’aime bien ces citations qui nous revirent de bord en virant les choses à l’envers… en tournant la lorgnette de côté… en forçant l’observateur à s’observer lui-même… en lui twistant le mental… culbute intellectuelle… tchou tchou…

OK on prend ça de l’autre côté alors… il y aurait bel et bien une lumière mais l’illusion serait le tunnel… éclairant…

mais nous, on se prend pour le train ? ou pour la lumière ? ou pour le chemin de fer ? ou encore le conducteur ? riche métaphore que celle du train…

mais d’autre part, peut-être aussi qu’il y a bel et bien un tunnel – notre incarnation terrestre – et que nous sommes le train qui fonce à toute allure ?

et qu’il n’y a pas de bout à ce dit tunnel… qu’un train filant vers nulle part…

nous aurions donc à vivre cette incarnation comme un long tunnel, en pointant notre phare sur certains enjeux qu’il nous faille découvrir pendant notre passage sur terre…

et le tunnel, et le train, et la lumière, et le conducteur… soit nous sommes tout cela, ou peut-être rien du tout…

comme une lumière dans un tunnel, cette citation de Nisargadatta Maharaj (via La joie d’être un âne, merci Jean) peut nous éclairer la lanterne :

la liberté signifie lâcher prise… les gens ne sont pas intéressés à tout laisser aller… ils ne savent pas que le limité est le prix pour l’infini, comme la mort est le prix pour l’immortalité… la maturité spirituelle réside dans la décision de tout abandonner… le renoncement est le pas final… mais le vrai renoncement est dans la réalisation qu’il n’y a rien à abandonner, car rien ne t’appartient… cela ressemble au sommeil profond – tu ne renonces pas à ton lit lorsque tu tombes endormi – tu ne fais que l’oublier…

le tunnel – ou ce que l’on se représente comme étant le tunnel – représente le limité, soit le prix à payer pour éventuellement atteindre l’infini… comme la mort serait le prix de l’immortalité…

ce tunnel qui peut nous permettre, en nous confinant à un espace limité, en nous gardant sur les rails, d’atteindre la destination finale…

car peut-être que toute contrainte est essentielle pour se libérer du limité, pour s’en extraire… peut-être que nous avons besoin du limité pour atteindre l’infiniment illimité, l’ultime totalité…

d’ailleurs, ce corps est-il absolument nécessaire pour nous permettre de redevenir le monde entier ? le poisson doit-il absolument sortir de l’eau pour réaliser qu’il y baigne ?

et en même temps, rien à abandonner car rien ne nous appartient, nous ne sommes rien de tout ce que nous croyons être… nous sommes déjà le grand tout, mais nous avons oublier…

comme cette image du lit qui, de l’autre côté du sommeil, ne part pas mais que l’on ne fait qu’oublier…  nous ne sommes ni le lit, ni le sommeil, ni l’oubli… nous sommes le rêveur en quête d’éveil… nous sommes, pour le moment, le rêve qui s’est oublié lui-même et qui attend le réveil, notre réveil, la réalisation pour finalement s’évaporer, lever le voile…

car rêve et éveil ne peuvent exister conjointement… c’est l’un ou l’autre…   à moins que l’on puisse rêver l’éveil ? ou s’éveiller du rêve…

mais qu’est-ce que le rêve, l’illusion ? que ne saisit-on pas de ce grand rêve au coeur du sommeil profond qui nous fait oublier notre provenance, notre destination, qui nous fait parfois nous perdre dans le voyage ?

mais éventuellement, on se réveillera, c’est inévitable… le rêve ira mourir dans la lumière de l’éveil…

mais nous imaginons-nous être le train ?

si oui,  démontons-le, défaisons-le en morceaux pour voir de quoi il est constitué, comment il opère, de quoi il est fait… fouillons le train inside-out… et peut-être alors la lumière jaillira-t-elle ?

car la lumière, si elle se situe au-delà  du train, est aussi liée au train… la lumière fait partie intégrale du train… alors osons être totalement ce wagon qui nous sert de véhicule en ce bout d’existence, pour ce bout de chemin…

oui le fini semble nécessaire pour sauter dans l’infini… pas de train sans rail… le contenant semble nécessaire et indispensable pour pouvoir sortir de la boîte… alors rappelons-nous, ou du moins, tentons de le faire…

car en se connaissant soi-même, en explorant chacun son propre wagon, on devient capable de comprendre le monde dans lequel le train circule…

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers. L’homme est un microcosme – complètement tout ce qu’il y a dehors est à l’intérieur. Toutes les réponses à toutes les questions peuvent être trouvées dans nos mondes internes, de même que l’antidote pour toutes nos maladies qui se trouve à l’intérieur de nous-mêmes.
– Sri Prem Baba

divine indifférence lumineuse

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIXIÈME…

traduction : le fait le plus terrible à propos de l’univers n’est pas qu’il soit hostile mais plutôt qu’il soit indifférent… toutefois, si nous pouvons faire la paix avec cette indifférence, notre existence (en tant qu’espèce) peut alors prendre une signification authentique… peu importe l’ampleur de la noirceur, nous devons y apporter notre propre lumière…  – Stanley Kubrick

disséquons cette affirmation Kubrickienne si vous le voulez bien…

le fait le plus terrible à propos de l’univers n’est pas qu’il soit hostile, mais plutôt qu’il soit indifférent…

à mes yeux, il fait sens que l’univers ne soit pas hostile… mais personnellement, je ne considère pas ça terrible… qu’une évidence…

qu’une douce indifférence la vie… qu’un grand laisser faire, qu’une totale liberté de faire ce que veux et ce que dois…

d’ailleurs cette affirmation reprend sous un autre angle les propos de Peter O’Toole dans la chronique d’hier lorsqu’il affirmait qu’il avait réalisé qu’il était dieu alors qu’il priait et qu’il s’est rendu compte qu’il se parlait à lui-même… on parle toujours tout seul…

alors probablement une belle grosse farce que celle du grand monsieur à la barbe blanche répondant au nom de dieu et à l’écoute de chacun et chacune de ses créatures… un grand gardien del’univers tentant de répondre aux demandes de ses plus de 7 milliards de créatures…

pas de dieu à notre image, qu’un grand rien, qu’un grand silence, qu’une grande indifférence… un grand vacuum…

toutefois, si nous pouvons faire la paix avec cette indifférence, notre existence (en tant qu’espèce) peut alors prendre une signification authentique…

en tous cas, moi je veux faire la paix, je fais la paix… non seulement avec l’indifférence, mais aussi avec tout ce que le monde me reflète, avec tout ce que contient le monde…le monde tel qu’il est…

oui faire la paix avec mes zones d’ombre, les miennes et celles des autres… je fais la paix avec le fait qu’il y a la guerre out there

car je recherche ces qualités inspirantes d’une signification authentique… exister pour de vrai, vivre en toute intégrité, accepter ce qui est… intégralement… tout… et en particulier ce qui me dérange car cela m’indique sûrement quelque chose de précieux à propos de moi ou de notre monde…

peu importe l’ampleur de la noirceur, nous devons y apporter notre propre lumière

et comme le disait souvent Osho du vivant de son corps, rien que l’on ne puisse faire contre la noirceur… que laisser briller chacun chacune sa propre petite chandelle dans l’immensité du vaste monde…

que projeter chacun chacune notre petite lampe de poche sur le grand écran noir…

et du coup, possible d’apprécier l’ombre jusqu’à ce que la lumière la déloge… car impossible d’éliminer la noirceur car elle n’est qu’absence de lumière…

donc simplement remplir le noir et le vide avec de la brilliance et du plein…

comment ?

je ne sais pas plus que vous… mais

this little light of mine, I’m gonna let it shine…

let is shine, let it shine, leeeeet it shine….

bonne lumière chez-vous…

des dieux tout le tour de la terre

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-NEUVIÈME…

traduction : quand ai-je réalisé que j’étais Dieu ? eh bien, je priais et un moment donné, j’ai réalisé que je me parlais à moi-même… – Peter O’Toole

oh mon dieu ! que j’aime ce twistage de mots… oh my god ! que j’apprécie ces jeux de mots tordus et stretchés de leur sens initial qui nous ouvre les portes d’une nouvelle compréhension de vieux mots connus autrement…

car prier, c’est se parler à soi-même, car probablement que personne up there n’écoute… du moins, on n’en a pas de preuves formelles… certaines plus ou moins formelles… mais rien de concret… en dieu certains  croient… et leur parlent…

tel que l’affirme Stephen Russell dans Barefoot Doctor’s Guide to the Tao :

priez à n’importe qui, n’importe où et n’importe quand vous voulez… priez la montagne, priez vos ancêtres, priez la terre, priez la Tao (mais personne n’écoutera), priez la terre mère, priez Alah, Jésus, Lakshmi ou Shiva, priez le Grand Esprit, cela ne fait aucune différence…

car prier n’est qu’un prétexte pour aligner l’esprit, l’énergie et la passion de votre petit moi avec l’esprit, l’énergie et la passion du Grand Moi Universel…

quand vous priez, vous priez le dieu ou la déesse en vous-même…

ceci a un effet concret sur votre champ énergétique, ce qui se transforme en une charge positive qui peut faire en sorte que quelque chose de bien se produise…

alors prions tant que nous voulons, on ne parle toujours qu’à soi-même… en premier lieu du moins…

mais qu’est dieu ? la question se pose mais ne se répond pas si facilement…

certains croient en dieu, d’autres pas… et on s’en doute que certains en doutent…

d’autres tuent pour lui… d’autres encore tuent ceux et celles qui croient en lui… ou en une image différentes de la leur… car pas mal toujours un lui ce dieu de la création… pourtant…

mais peut-être que dieu n’est simplement qu’un self-made man… créé à notre image… oui l’homme a bel et bien créé dieu à son image…

on entend souvent l’expression : je suis dieu… ça sonne toujours un peu prétentieux et pompeux, mais peut-être qu’après tout, cela s’avère vrai…  oh my god

car si on ne peut concevoir que l’on est soi-même dieu, comment concevoir qu’il puisse exister là-haut ? s’il ne se trouve pas en nous, comment peut-il se trouver en-dehors ? si dieu n’est que dans les pays d’en haut, pourquoi pas ici-bas, incarné dans chacune de ces créatures ?

d’ailleurs créateurs et créatures, bonnet blanc et blanc bonnet… peut-être que de la simple co-création en mouvement et en action ici bas sur cette terre ?

pas de certitude, que des possibilités…

mais en toute ouverture, au-delà de nos idées, de nos croyances, simplement admettre la simple possibilité  de dieu…

car il y a de la vie qui bouge en nous et autour et peu importe comment on la nomme, la création se perpétue… divinement…

When you pray, move your feet… – African proverb

chronique sans queue ni tête de fin du temps des fêtes

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-HUITIÈME…

traduction : lorsque quelqu’un affirme que «tout arrive pour une raison», une chose drôle à faire est de le frapper au visage et de lui dire «ceci était supposé arriver»

bien sûr, on ne frappera personne au visage mais quand même, parfois ce ne sont pas les faces qui manquent… ni l’envie…

il y a de ces choses qui sont dites pourtant… en effet, il y a de ces choses, affirmées par certains sans doute aucun, de ce genre : tout arrive pour une raison ou il n’y a pas de hasard…

franchement, chers «si sûrs de vous», qu’en savez-vous ? peut-être que tout ce cirque cosmique n’est qu’un gros tas de hasard qui ne s’en va nulle part en tournant dans le vide de l’univers ? aucun but, aucun sens, aucune justice ni plan… peut-être… ou pas…

d’ailleurs l’un des plus populaires livres d’histoires des pays d’en haut est celui-ci et repose sur quelques faits très questionnables…

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car on peut bien donner le sens qu’on veut à ce qui se passe en nous et autour, on ne sait rien avec certitude… ce terme même est en soi une grande farce cosmique… certitude… 100 % certain de ça…

comme le terme destin…

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car qu’est-ce que le destin ? et qu’est-ce qui ne l’est pas ? soit tout est destin, ou rien ne l’est… personnellement, je ne vois rien qui puisse exister entre les deux…peut-être bien que oui, mais aussi peut-être aussi que non… qui sait ?

en effet, que savons-nous vraiment au sujet de cet univers qui nous dépasse tellement qu’on ne peut même pas soupçonner l’ampleur de ce grand dépassement ? le jupon de dieu nous dépasse divinement…

soit tout est déjà méticuleusement planifié et le plan divin se déroule exactement tel que prévu, malgré notre compréhension partielle, et donc tout est destin parfait…

ou au contraire, tout n’est qu’électrons libres en course folle vers nulle part et nous vivons dans un grand free for all, une grande freefalling dance  improvisée d’étoiles défilantes… chorégraphie cosmique libre de sens… mais non de sensations… chacun notre choix, chacun notre création…

car comment faire entrer l’infini univers dans nos petites têtes de pinottes et dans nos ptits êtres de linottes ? d’ailleurs qui a crée ce dieu qu’on invente chacun à notre sauce et qu’on prétend être celui – ou celle –  qui a crée ce monde ? ça commence où et ça finit où cette danse ?

le destin existe-t-il ? ou tout n’est-il pas que destin puisque cela arrive… mais en même temps, ce que l’on pense qui arrive arrive-t-il vraiment ? ou ne sommes-nous pas qu’une illusion se regardant elle-même ? comme disait

un philosophe, un jour, se demanda : pourquoi y a-t-il de l’être plutôt que rien ?… la question se pose, mais ne se résout pas nécessairement…

d’ailleurs, y-a-t’il vraiment de l’être ? ne sommes-nous peut-être pas qu’une illusion qui se regarde elle-même ?

ou peut-être que la vie n’est qu’une grande conspiration et nous que des marionnettes terriennes manipulées par des extra-etrrestres ?

ne vous en faites pas, je ne suis pas devenu fou… je l’ai toujours été et ce genre de questions m’habite depuis ma plus tendre enfance… et malgré les nombreuses substances tout aussi illégales et altérantes que j’ai pu absorber, je n’ai pas encore trouvé de réponses satisfaisantes..

mais je continue à chercher… et à fouiller…avec curiosité et délectation… car je ne sens pas le besoin absolu de trouver de confirmation à quoi que ce soit…  j’apprécie flotter dans cet univers en acceptant notre course folle vers le grand nowhere, dans le grand now here

car peut-être que tout ce cirque gravitationnel n’est qu’une grande conspiration de la CIA pour nous garder ici sur terre ?

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les deux pieds ici bas sur terre, la tête ailleurs et l’âme pas du tout en peine mais simplement pleine, de poussières d’étoiles filantes…

et le coeur plein… de foi… ma foi…

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réflexion intéressante sur le sujet:
http://unitedhumanists.com/2015/12/30/everything-doesnt-happen-for-a-reason-and-other-bullshit-platitudes/

ire et solution

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-SEPTIÈME…

traduction : dès que tu t’acceptes tel que tu es, tu deviens parfait(e)… – Osho

that’s it !

encore une fois, la barrière illusoire d’une nouvelle année est passée… comme à tous les ans, rien n’a vraiment changé, tout est pareil dans notre ptite tête de linotte et dans le meilleur des mondes… ou encore, selon un point de vue plus grand que petit, rien n’a jamais été tel que tout est en ce môment… oui papa…  une éternelle re création cette vie…une récréation en cours… une grande cour d’école… apprendre à prendre et à laisser aller…

toutes ces fausses promesses, tous ces désirs de changement, toutes ces idées saugrenues quant à ce que nous allons changé en ce nouveau tour de calendrier… personne n’y croit…

toutes ces passes de gym qui seront abandonnées d’ici quelques semaines, au mieux quelques mois… toutes ces cigarettes qui seront fumées en culpabilisant, tous ces kilos qui ne fondront pas… rien ne se perd, tout se crée et re crée…

si on pouvait simplement – et réellement accepter qui nous sommes right now ! juste ici, là maintenant… tel quel, divinement humain, parfaitement imparfait(e) tel que nous sommes… facile à dire… et peut-être aussi facile à ne pas faire… car rien à faire pour s’accepter… qu’arrêter de vouloir être autrement, quelqu’un d’autre…

si on avait à prendre une seule résolution, celle-ci pourrait être la seule et unique… en fait une non résolution… une irrésolution…

et peut-être que tout le reste suivrait… en fait, rien ne changerait et tout deviendrait exactement tel que cela est maintenant, donc tel que cela doit être puisque cela est… comme disait le ptit gros des Classels – ou était-ce Rumi ? – c’est ça qui est ça…

car sans acceptation inconditionnelle de qui l’on est, rien ne changera dans notre vie… car rien ne change fondamentalement dans notre vie… à part la façon dont on voit la vie…

on peut toujours avoir hâte à plus tard, sauf que plus tard ne peut être que maintenant… la preuve ? le plus de tout à l’heure est déjà maintenant….

oui nous humains avons toujours hâte à plus tard, du plus vert, du plus riche et du plus mince… toujours plus, soit de quelque chose ou de rien… plus de gras trans et plus de sans gluten…

mais que des pécadilles insignifiantes ces désirs changements de formes, de réduction de tour de taille ou de plus de zéros dans le compte de banque…

car sans une acceptation totale et inconditionnelle de qui l’on est maintenant, niet le bonheur, niet le paradis sur terre… car ni paradis, ni  enfer ici-bas sur terre… que le moment… oui papa… que le moment qui passe sans cesse… deux mille cesse…

tel que le dit notre ami Rumi, ou était-ce le ptit gros des Classels ?-   l’inspiration que l’on cherche se trouve déjà en nous, suffit d’être silenceux(se) et d’écouter…  

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mais on semble avoir perdu le tour de faire ça, nous, être silencieux et écouter… nous sommes plutôt êtres bruyants, bavards et pleins d’opinions sur tou, surtout ce que l’on ne connait pas…

on chatte, on joue, on lit, on commente, on commère, on regarde, on textotte, on va, on fait… toujours… quelque chose… on a perdu la capacité de n’être rien, de ne rien faire, de faire rien… rien d’autre que qui l’on est, tel quel… on court sans cesse en devenir… on va vers, on devient… on court tous et toutes après sa queue, oui mêmes les filles et les femmes…

en fait on court sans cesse, et de plus en plus vite… après quelque chose ou contre la montre… ou contre la mort ?

pourquoi on court ? par peur de vivre ? par habitude ? par lavage de cerveau ? name it, je ne sais pas plus que vous…

mais moi plus envie de courir… ni après le temps, ni après ma queue…

plus envie de courir vers nulle part, ailleurs qu’ici… plus envie de faire la poule… qui court sans tête, et sans cesse, sans savoir pourquoi ça court, vers nulle part et ce faisant (poule, faisan… hi ha est bonne, est bonne est effrayante) passant à côté de la seule vie qui soit… car la vie ne va pas, la vie fait du surplace…

non ! plus envie de courir plus vite que moi-même… juste envie de ralentir – et peut-être arrêter, au diable les dépenses d’énergie  – et de dire oui…

de dire ouf, de dire OK la vie, j’arrête, tu gagnes… arrêter de courir et de mourir à pleins feux à tenter de vivre plus vite que mon ombre… prêt à la voir cette ombre , prêt à lui pointer ma ptite flashlight de conscience dans le visage et de regarder tout les yeux dans les yeux…

car si on porte en soi les ombres et les tares des générations précédentes, on est aussi habité(e) de toute la sagesse du monde… c’est logé dans notre ADN, caché dans nos genes… faut pas se gêner pour aller fouiller en soi… toute l’intelligence du monde s’y trouve…  this little light of mine, I want to let it shine

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mais pour y avoir accès à ce bagage épigénétique, faut plonger dans son ombre et dans son âme… et non résolutionner avec sa tête un an d’avance…

suffit d’arrêter, ou ralentir si on ne peut d’arrêter complètement, et prendre le temps, prendre du temps, se laisser prendre par le temps… à la mesure de nos moyens…

c’est tellement simple que ça demande probablement le plus grand courage au monde… pour regarder, voir, accepter et re/connaître…  en effet, connaître de nouveau… connaître de nouveau la source de notre  venue ici… se remémorer pourquoi cette âme a décidé de prendre corps il y a quelques années de cela… chili incarné…

car avec le mort qui vient à notre rencontre de plus en plus réellement avec les années qui filent au compteur, plus moyen de s’en sauver… que sauver son âme en vue de la grande libération du corps… en vue du grand changement de char…

bien sûr, ces mots sonnent un brin éso 2016, psychophilosophie rosée à saveur de gomme balloune…

mais quoi d’autre à faire en cette nouvelle année ? continuer à courir et faire poc poc poc ? no way !

cocorico !