Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

qui que quoi

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 69 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’ai déjà perdu contact avec quelques personnes que j’ai déjà été – joan dIdion

coudonc, cette joan aurait pu être ma soeur…

ben oui…  joan didion et ati dit dion… même famille… même dicton… elle et moi des di… hon ! des gens qui savent qu’ils ne sont rien en particulier, qu’ils sont tout en général… qu’ils ont été et qu’ils ne sont déjà plus ce qu’ils et elles étaient… qui savent qu’ils ne sont rien de précis et en même temps à peu près n’importe quoi… tout et rien en même temps…

j’ai déjà été un bébé, un ptit gars, un tough, une moumoune, puis un ado qui savait encore moins que jamais qui il était, mais en ce temps il savait vraiment qu’il ne savait pas… en fait le même qui ne sait toujours pas… mais maintenant je sais davantage que je ne sais pas, pas encore davantage… et qui sait qu’il ne saura vraiment jamais… car qui ne sait rien sait tout… car un rien c’est tout…

puis un moment donné, je suis devenu amoureux et père, oups ! saut quantique ici… car ça on ne l’oublie plus jamais… on ne sait jamais ce que c’est mais on le cherche beaucoup… à mesure que nos enfants changent..

puis un ex, et père monoparental à temps partiel… avant, pendant et après avoir été menuisier, courrier, voyageur globbe-trotteur, cuisinier et ducateur… puis étudiant, thérapeute et j’en passe quelques vertes et pas moins mûres… puis en couple à nouveau et conjoint de fait et re père… puis étudiant de maîtrise et apprenti doctorant, puis prof d’université…

comme vous, j’ai été un peu tout ça mais en même temps, rien de cela… ni de ceci… en fait on dit que l’on est ce que l’on croit être… moi pas… n’en sais rien… je perds souvent contact avec mes vieux moi-mêmes… ces mêmes mois que je crois parfois être, je ne le suis surtout pas… je ne fais que passer par là… je ne le suis pas et je ne le suis plus…  je ne me suis même plus moi-même alors où vais-je ?

dites-le moi si vous voulez mais je ne vous croirez pas… car je ne me crois même plus moi, ni moi-même… je ne me reconnais plus… et c’est tant mieux… et c’est parfait…ement moi ça… que la vie qui passe…

car moi comme vous, nous sommes tous des acteurs trices, nous jouons cette vie, en fait cet acte actuel dans cette grande vie phénoménale… la vie ne fait que nous passer à-travers, elle nous anime pour un bout de temps…

pendant une douzaine d’années, j’ai fait le satori (processus zen d’éveil) en me posant pour des stretchs de 5 jours consécutifs la question suivante : qui suis-je ?

parfois, j’ai tenu dans les mains de celui que je pensais temporairement être un petit filon menant au grand moi – oh émoi ! –  mais qui, aussi rapidement qu’il s’était manifesté s’échappait, filait, s’évanouissait… so far for me… souvent je me sentais davantage comme un que que comme un qui… ati qui ? dion… dion qui ? dion quoi ? dion quand ? wtf…

vous et moi on a probablement vécu plusieurs vies… et en vivrons peut-être d’autres… nous, vieilles âmes devant l’éternel, on change de corps comme certains changent de char… nous sommes esprits, parfois saints, parfois tordus… mais toujours impermanents et intemporels… nous sommes des illusions sur deux pattes, des cadavres animés d’une âme pour quelques décennies… et on se pense éternel sous cette forme… tant qu’on est en forme… de ceci ou de cela… ou tout simplement dans une forme quelconque… la vie est forme et déformée…

parfois je crois être un être dit ati dit dion… et les dits sont importants car qui étais-je ? qui suis-je ? qui serais-je demain ? et après-demain ?

et vous qui êtes-vous ? quoi ? OK d’abord….

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et comme récompense pour m’avoir lu jusqu’ici, une dit vinette :

faites-moi une phrase avec didiot ?

espèce d’idiot suis-je,  moi ati dit dion que je pense être !

 

et vogue la galère

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 70 et ça monte – et ça descend…

traduction : ouf, une chance que le trou n’est pas de notre côté

quelle belle image non ? qui peut s’appliquer à notre situation actuelle…

à nous les plus nantis de la planète, nous les gros pollueurs… payeurs… et profiteurs de tous ces biens de consommation… nous qui produisons des biens qui font bien du mal à la boule sur laquelle nous tournons tous ensemble…

car même si nous ne le voyons pas, nous voguons sur le même radeau-terre, sur la même galère, tous des matelos et matelotes sur le même grand paquebot sur la même grande mer… nous sommes les fils et les filles de la même mère, les enfants soldats de la même boule armée…

pas parce que nous ne voyons pas les malheurs de nos frères et soeurs qu’ils n’en existent pas moins pour autant… certes on ne veut pas voir ni avoir tout ça en pleine face à longueur de journée, mais on doit savoir… la même boule eux et nous, la même mer…

même réalité terrestre que celle du 1 % et du reste d’entre nous… j’imagine que certains parmi eux en sont conscients et font quelque chose à ce propos… contrairement à ce que nous pouvons penser…

la fragilité actuelle de la planète nous force à penser plus globalement… ce qui se fait même notre réalité plus proche ne semble pas manifester cette conscience… je ne sais pas si nous sommes plus près d’une catastrophe globale qu’auparavant, ou si nous ne faisons qu’avoir davantage d’information sur l’état de notre planète, mais il semble que certains constats environnementaux soient criants… l’eau devrait bouillir un moment donné…

en fait, le bateau fondamental que nous partageons tous et toutes est celui de l’incarnation terrestre et humaine…

tous et toutes des ptits bouts d’âmes uniques, faisant partie de la même grande famille d’âmes, mais incarnés dans un corps distinct  mais non séparé même si on l’oublie parfois et qui s’achemine lentement mais sûrement vers la mort, vers une éventuelle transition…

certaines transitions se produiront avant la mort du corps, et alors le voile de l’illusion tombera, d’autres se produiront au moment où l’âme quittera le corps et si nécessaire j’imagine, l’âme se réincarnera de nouveau… elle prendra un nouveau char…

mais fondamentalement, qu’on soit à un bout ou à l’autre de la chaloupe, on vogue dans le même bateau, sur la même mer… qu’on voit le bout ou pas, qu’on sente l’eau chaude ou pas…

alors j’imagine qu’il nous commencer à penser globalement tout en agissant localement, et surtout à mettre en pratique ce slogan de façon concrète… chacun à notre façon, chacun avec nos capacités et nos particularités, avec nos forces et nos intérêts…

l’idée il me semble, contrairement à ce que semblent comprendre certains stratèges du bon bout du bateau – mais même bateau faut-il leur rappeller ? – est de commencer à boucher les trous les plus gros… et ces trous sont du même bord, à babord ou à tribord, c’est selon…

et les trous les plus gros sont du côté des moins nantis, des enfants, des handicapés, des mères monoparentales, des plus démunis… car la chaîne n’est aussi forte que le plus faible de ses maillons… et on sait tous que les chaînes se doivent d’être fortes dans la marine sinon on en prendra plein les narines…

alors grande déesse de la mer, aide-nous à voir clair dans la brume, inspire-nous à prendre les décision les meilleures pour le bien du plus grand nombre… des deux bouts de la barque…

en attendant le déluge…  car il peut bien venir le déluge, puisqu’on est en voiture…

ouverts d’esprit mais langues de cochon

Capture d’écran 2015-06-03 à 10.24.24millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 71 et ça monte – et ça descend…

comme entrée en matière, lisez ça: punché et droit au but !

http://urbania.ca/76/sorry-i-dont-speak-french/

personnellement, je suis un ptit gars de Montréal-Nord qui a pas mal voyagé et vécu «pas mal» ailleurs… cet ailleurs qu’est l’ouest canadien et les states, quelques années en Hollande, de même qu’au Brésil à de nombreuses reprises pour des séjours plus courts que longs mais nombreux…

et à chaque fois que j’ai mis les pieds à terre quelque part et ouvert à plus long terme mes bagages où la langue n’était pas la mienne, j’ai essayé de la faire mienne cette langue de l’endroit… la langue terrenelle… ai tenté de me mettre en bouche et en oreilles la langue de la terre mère du moment…

je vais moins souvent qu’avant en ville mais je remarque moi aussi lors de mes visites à Montréal que cette ville regorge d’unilingus anglais venus ailleurs du ROC, et de nombreux français aussi sur le plat haut… deux de nos origines se retrouvent…

mais si vous avez vu le film l’empreinte (si vous ne l’avez pas vu courrez-y) qui avance que les québécois sont traditionnellement plus près et plus semblables aux autochtones qu’aux anglais et aux français, ayant adopté plusieurs éléments de leurs cultures, vous savez l’impact que les premières nations ont eu sur nous… nous sommes parfois un peu mous mais en général assez ouverts et intégratifs… quoi qu’il y ait toujours des exceptions, salut Hérouxviliens, sans rancune…

comme l’auteur du papier virtuel, je suis aussi surpris parfois de constater que certains unilingus anglos ne parlent pas français après des années ici… surpris de constater que quelqu’un soit attiré par une ville à cause de sa vibe sympathique et culturelle justement mais ne veuille pas apprendre la langue de la terre… weird ain’t it ?

je sais que le français est une langue difficile à apprivoiser… pas pour rien qu’on doive l’embrasser pour la pogner… frenchkiss it friends… certains ont la langue française plus sexy que fluente… I don’t speak french but I french very well

cette situation me fait un peu penser à la conquête des nouveaux territoires par les peuples conquérants… plutôt que d’adopter une attitude de respect et d’ouverture, de respecter les natives – peu importe où ils sont – et de se fondre à la culture d’accueil, on tente d’imposer nos us et coutumes de force…

I have the right to speak english here it is a free country… sure babe you got the right de faire ce que tu veux, mais en même temps, quelle belle opportunité tu as aussi d’apprendre une nouvelle langue, qui vient avec une culture et une ouverture d’esprit enracinées sur un lieu particulier…

si tu vas à singe et rome, pourquoi ne pas faire comme les singes et romiens ?

je lisais récemment une citation qui disait : ne riez pas des gens qui ont accent quand ils parlent anglais, c’est qu’ils connaissent au moins deux langues… voilà ! here it is !

je crois que tout le monde devrait au moins tenter d’essayer d’apprendre une deuxième langue, quand ce n’est pas trois ou plus…

car si la langue est un référent identitaire, elle est surtout un outil de communication… et plus on en a, plus on peut faire contact… plus on peut savoir, connaître, apprendre…

plutôt que de vivre en vase clos, ouvrons nos oeillères… et comme l’anglais est la langue du monde, why not coconut ? ça n’enlève rien au français… on peut même mêler les deux a little bit..

oui clairement, poussons la volonté d’apprendre la langue de l’autre car cela est un grand pas pour l’humain et l’humaine, une façon de dire à l’autre, je viens chez-toi, en ton home, et je vais faire un effort pour t’entendre et te comprendre, savoir qui tu es…

bien sûr, ça demande un effort et une ouverture, un risque d’avoir l’air fou en le faisant, et c’est gênant en ta… mais what the fuck, you came to Montreal because it is a cool place, french kiss it with your heart and your tongue

l’amour, toujours l’amour…

culture de gêne acide

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 72 et ça monte – et ça descend…

… la Commission de vérité et réconciliation du Canada a rendu son rapport public, hier et conclut que : les pensionnats indiens faisaient partie d’une politique de génocide culturel des peuples autochtones élaborée par le gouvernement fédéral.

génocide culturel, les mots sont forts… mais justes… et gênants pour nous qui avons la peau plus blanche que brune et dont les ancêtres ont soutiré le territoire à des peuples déjà ici, peu importe la langue de bois que nous parlons et depuis quand nous y sommes… car il nous faut appeler un chat un chat… et un génocide un génocide…

il y a quelques siècles, nos ancêtres ont conquis un territoire déjà habité, y ont délogé ces gens qui ne concevaient pas pouvoir posséder un territoire, mais plutôt lui appartenir… et il y a une centaine d’années, on a tenté de les éliminer en parkant leurs enfants dans des pensionnats et en les séparant de leurs parents et de leur clans… et en tentant de leur faire oublier et d’éradiquer leur culture et leurs racines… tout simplement…

et nous vivons avec ce crime sur la conscience individuelle et collective depuis… que nous le sentions ou pas, que nous l’acceptions ou pas, que nous le sachions ou pas… mais maintenant nous savons…

et il est maintenant temps de réparer ce crime contre l’humanité, autant pour les premières nations, pour rétablir la justice envers eux, que pour nous, pour nous soulager la conscience collective… car ces faits nous pèsent sur les épaules et sur la conscience… oh canada, que tu dois être gêné…

et cerise sur le sundae, le premier sinistre canadien hésite à reconnaître ce fait… décidément, si j’étais canadien, j’aurais honte… décidément stephen, get the hell out of here, you’re history

en fait, si je n’y pense pas, j’ai déjà honte… car on ressent tous et toutes ce crime contre l’humanité autochtone dans nos veines et dans nos âmes… alors reconnaissons les faits, excusons-nous et réparons nos erreurs… avec des gestes concrets…

j’ai quelques ami(e)s de la nation crie qui m’ont raconté des faits divers et d’été qui se sont déroulés dans ces pensionnats… hou là là… si vous n’avez pas encore honte, lisez le rapport… ou au moins des articles qui le rapportent car bizarrement il n’est publié qu’en anglais… why ? en lisant, vous ressentirez vous aussi cette honte qui doit nous servir de moteur à bâtir un avenir meilleur et plus juste… car le passé est tordu et injuste… et à réparer…

même si ceci n’est pas connecté à cela, la mort récente de Jacques Parizeau, qui voulait faire du Québec un état indépendant, suscite quelques questions :

comment pouvons-nous pensé faire un pays de ce territoire quand  nous savons tous et toutes que nous l’avons volé à d’autres ?

comment inclure ce passé douloureux pour faire un avenir qui repose sur une terre de justice ?

comment réparer ces torts ?

qu’on soit d’accord ou pas avec l’expression génocide culturel, ne zigonnons pas sur les détails linguistiques : un grave crime a été commis contre les enfants et leur parents d’un peuple sur le sol même sur lequel nous marchons et avons bâti maison… alors commençons par réparer nos gaffes antérieures et payons notre karma national… maintenant…

par la suite, la voie sera plus claire et dégagée pour paver l’avenir, qu’il soit canadien, québécois, ou simplement humain au-delà de toute étiquette…

aho kanata…

langue de bois

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 73 et ça monte – et ça descend…

image parlante non ?  probablement un autre proverbe plein de sens parmi de nombreux vieux proverbes africains que nous fait découvrir régulièrement notre boucar national…

traduit en humain, on pourrait dire :
si une mère savait comment son enfant la ferait souffrir, elle ne le mettrait pas au monde…

ou encore :
si l’amoureux (ou l’amoureuse) savait la peine d’amour qui frappera possiblement son coeur au terme de la relation, il/elle n’ouvrirait pas son coeur…

ou :
si l’être humain savait ce que la vie lui réserve, il/elle ne choisirait pas de s’incarner…

mais voilà on ne sait pas… et c’est tant mieux,.. et on choisit quand même de s’incarner… même si on ne s’en souvient plus, ou pas toujours… et de passer à-travers les tempêtes… et de continuer à vivre, et de dire oui… oui la vie…

la vie est un grand test de foi, parfois une grosse crise de foie… surtout quand ça brasse, surtout quand ça chauffe, surtout quand ça rock et que ça roll… surtout quand on ne sait pas et ne sait plus… surtout quand le cul est dans le sac…

en ce sens, j’ai beaucoup d’admiration devant les gens qui font encore des enfants de nos jours… quelle confiance en la vie que de mettre au monde des ptits bouts d’enfants en ce temps brassants, en ces temps incertains, ces temps qui ne sont en fait peut-être pas si brassants que ça, car la vie a brassé de tout temps…

car une grande et grosse brassée de toutes les couleurs que cette vie… pas un cycle délicat, pas un ptit lavage à la main… une grosse dose de spin, un brin de  rinçage… et on se fait brasser et laver et rincer… on y laisse des plumes et c’est tant mieux…

la vie est un acte de foi… nous sommes l’arbre qui fournit le bois à la hache pour gosser son manche… parfois nous sommes notre pire bourreau, parfois pas…

la vie veut vivre à-travers nous, la vie nous pousse au cul… et malgré les possibilités de risque et les multiples dangers qui nous guettent, nous continuons d’avancer, nous vivons et investissons dans cette grande biziness

on n’en sortira pas vivant ni vivante mes amis zamies…

alors dansons notre chemin vers la mort, vivons totalement, en osant, en risquant, en étant totalement nous-même et en aimant… comme le dit Osho, mourrons en amour, car cela est beaucoup plus bénéfique que de ne vivre que dans l’égo…

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alors continuons à avancer, à sabler le manche de la hache qui nous coupera peut-être la tête, car c’est bien ça le but, couper sa propre tête pour laisser vivre le coeur qui bat en nous, le coeur du monde…

car nous sommes l’arbre, les racines, les branches, les feuilles, la hache et la lame… sans oublier la lime…

ultimamour

11094689_983670981673391_4099433520301421619_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 74 et ça monte – et ça descend…

traduction : auparavant, quand j’entrais dans une pièce, je me demandais si les gens m’aimaient… dorénavant, je regarde autour et je me demande si je les aime

l’amour l’amour… eh qu’on aime ça l’amour nous hein ?

cette citation est révélatrice car au début de notre vie, on cherche l’amour à l’extérieur de soi… on le recherche, et hopefully on le trouve… alors, on l’emmagasine, on le fait grossir en nous, on le fait prendre le plus de place possible en nous… jusqu’à ce qu’il déborde et emplisse le monde entier… et nous consume…

mais l’amour, certains le chercheront en vain toute leur vie… ils et elles le quêtent, l’empruntent, le tètent… à des sources plutôt sèches…

11133821_839605419463807_144953014187055921_net cette quête devient parfois vicieuse, viciée, et stérile… car qu’est-ce que certains ne ferait pas pour des ptits bouts d’amour…

mais l’amour réside fondamentalement en nous… l’amour est une inside job, un état, un poste d’observation… une disposition intérieure… l’amour n’est pas à l’extérieur, il se cache en nous… on ne peut jamais le perdre, il ne peut jamais nous quitter…

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bien sûr on peut en douter parfois quand la peur nous ronge.. on peut oublier temporairement que cet amour brûle en nous… mais éventuellement, cet alzeimer amoureux s’estompera et on se souviendra… enfin, la plupart d’entre nous…

car certains seront en déficit d’amour toute leur vie… ils seront écartelés (combien la pogneront celle-ci ?) à force de chercher l’amour à l’extérieur d’eux et elles, à chercher cet amour partout, à courir après, ou à se faire courir après aussi… car l’amour se fait, mais à partir du dedans… l’amour se construit mais comme rome, pas en une journée…

quand on est solide en soi côté amour, quand on s’aime quoi – peu importe ce que cela veut dire – on n’a plus besoin du regard des autres pour l’allumer… notre amour vit, notre amour chante, notre amour grandit de soi… cela va de soi… et on ne se demande plus si on aime certains et pas d’autres… non, l’amour n’est pas discriminatoire… l’amour est ou n’est pas… bien sûr, on peut avoir certaines affinités avec certains plus qu’avec d’autres, mais quand on s’aime soi, on aime le monde…

l’amour est ou n’est pas…

mais il nous faut boucher la fuite, il nous faut boucher le ptit trou par lequel l’amour fuit de nous… car au milieu de notre coeur, de notre muscle à aimer, il y a ptit trou et on doit y mettre un bouchon… il nous faut un moment donné mettre du putty au fond du trou et faire le plein d’amour de soi, boucher le fond du puits à amour… ensuite seulement, on commencera à overflower et à fleurir d’amour… over flowering d’amour… débordement, inondation, raz de marée d’amour…

mais cela demande beaucoup de foi, de compassion pour soi, de reconnaissance pour cette âme qui a décidé de prendre corps et de parcourir ce long chemin de retour vers soi… car l’amour n’est qu’une reconnaissance de notre nature divine, notre grand besoin d’être totalement humain et humaine, cette grande soif d’amour…

car on a soif vous et moi mes zamours et la seule source qui peut nous abreuver est l’amour divin, le grand amour, l’amour mûr et mur à mur… un amour mature, fondé en soi, planté les deux pieds dans nos propres bottines… un amour simple, acceptant, embrassant et embrasant tout ce qui vit en nous…

et éventuellement, cet amour englobera tout… car l’amour brûlera le superflu, l’amour battra la haine et la peur de notre vie… l’amour finit toujours pas casser la gueule à la haine et à la peur… car l’amour est nombeureouane… ultime l’amour….ultimamour…

allez lecteurs trices, je vous envoies tout plain de mamoures…d’ultimamour…

shuttt… d’impression

11312932_1024441970929625_1841550238512902467_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 75 et ça monte – et ça descend…

traduction: plus tu deviens sage, moins tu parles

toutefois, on peut être silencieux et ne pas penser moins fort…

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tout de même, souvent sage de se tourner la langue en sa propre bouche autant de fois que l’on veut… si on ne peut s’empêcher de penser, on peut au moins éviter de dire des niaiseries… déjà un bon début…

un exemple ?

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on évite les commentaires OK ? car on pourrait devenir méchant et dire des niaiseries nous-même… tourne langue, tourne dans ma bouche… sinon ce seront mes pieds qui s’y logeront…

au fil des ans et des expériences, on réalise que la plupart des choses importantes de la vie ne sont pas exprimables… elles existent dans le silence… elles résident entre les mots, ou au-delà… les bébés en témoignent, les animaux et les plantes aussi…

la plupart des vérités ne sont que des impressions, des intuitions, des sensations… on ne peut les transmettre en les disant, on ne peut les communiquer… on ne peut que les communier, que les laisser être… on ne peut que les écouter et possiblement les entendre… ou les sentir…

et on sait bien aussi que même quand on sait, on ne sait pas, on ne sait rien de l’immensité de l’existence… on ne peut connaître dieu, on ne peut que l’écouter, le goûter…

et comme nous dit notre ami Rumi,  quand on est silencieux, on atterrit à cet endroit où tout est musique…

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silence en nous, silence hors de nous… et alors la musique sonne et résonne, ding dong ding dong…

hier, dans ma chronique, je ne disais rien et un de mes amis l’a saisi… il a tout compris ce que même moi je ne savais pas dire…

et alors, en ce silence tant parlant, quand on se tait, on se comprend, on comprend tout… dans le silence, on parle le même language… dans le silence, aucun de risque de mécommunication

et alors, dans le silence, l’amour peut sévir, l’amour peut grandir… car l’amour vit dans le silence, l’amour vit dans l’âme…

encore Rumi :

j’aime mes ami(e)s ni avec mon coeur, ni avec ma tête… juste au cas… car le coeur peut arrêter, la têt peut oublier… j’aime mes ami(e)s avec mon âme car elle n’arrête jamais, ni n’oublie

alors semer le silence pour aller à l’essentiel, pour revenir à l’espace en soi où le silence devient musique, ou l’harmonie règne, où la paix émane… pour se répandre partout, pour infiltrer l’espace… cet espace qui résonne en 432 hertz et qui dissipe tout doute, toute peur, toute hésitation…

ce silence qui englobe tout le bruit environnant…

l’entendez-vous ce silence ? OK je me tais….

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analphabète vérité

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 76 et ça monte – et ça descend…

traduction : nous avons tous et toutes besoin d’au moins un(e) ami(e) qui comprend ce que nous ne disons pas

vous entendez ? vous comprenez ? hear me ? capiche ?

vous entendez ce que je ne dis pas et ne sais même pas ? ce son qui nous unit ? ce Om qui buzz tout le temps ?

ce que l’on ne dit pas est inévitablement plus près de la vérité que ce que ne peuvent dire les mots dits ?

car des ptits maudits ces ptits mots dits… ou pensés, ou conçus… eptualisés…

car comment mettre en canne l’immensité de l’univers, la complexité de l’existence ? personnellement je trouve plus facile de chanter ma vérité que de la dire… la la la… ici ici ici…

tous les maîtres disent que la vérité n’est pas d’ici, n’est pas dicible… la vérité avec une grand V n’est pas disable… disette de vérité quand on utilise les mots… alors le silence, le chant, des humains ou des oiseaux… le son des plantes qui poussent, lentement, doucement, naturellement…

alors suffit d’écouter pour entendre… mais ça prend du temps, ça prend du vent pour faire de la place dans nos oreilles car le vent transporte la vérité… le vent insuffle la sagesse du monde à qui veut et peut l’entendre…

la vérité est analphabète… alors arrêtons d’alphabêtiser le silence…

car le silence est d’or.. les mots ? que de l’argent… et les mots nous endorment, le mots détournent le sens unique de la vie… les mots dévient le discours de dieu…

m’entendez-vous ? entendez-vous ? écoutez-vous ce que je tente de ne pas vous dire ? car tout ce que je peux vous dire ne peut être entendu ? car on entend toujours et seulement ce que l’on connait déjà… on comprend toujours ce qui existe en nous…

alors ouvrons-nous au mystère, ouvrons nos ornières, débouchons les oreilles de nos yeux pour entendre et voir la vie qui crie et chuchote, la vie qui bouge et qui se mouve..

je n’ai pas besoin d’amis ni d’amies qui ne veulent qu’entendre ce qu’ils et elles veulent entendre… je veux des compagnes et compagnons de route qui écoutent, qui égouttent l’une à une les bribes de vérité qui se distillent en nous, entre nous…

la vie est une poésie coquine qui ne se traduit que via le silence, via la musique…

les mots, aussi limités qu’ils soient pour rendre el grand mystère, se transmettent toujours mieux en chants et en notes… ainsi ils nous séduisent, ils s’infiltrent en nous, ils s’émoustillent en notre âme…

alors zamis et mies, on s’entend ?

en tous ca, mes mots vous écoutent…

âme burger

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 77 et ça monte – et ça descend…

traduction : votre âme ne réside pas dans le passé… – Panache Desai

quand nous sommes jeune, nous sommes surtout un corps…

et avec les années qui coulent comme sable en sablier, avec les années qui nous sablent les illusions, le corps ramollit, flétrit, mûrit – OK OK il vieillit le corps – et avec ce vieillissement corporel, nous nous tournons graduellement vers notre âme… nous retournons à notre âme…

car c’est une âme qui aurait choisi ce ptit body qui nous portera toute notre vie… jusqu’au grand retour au bercail… jusqu’à l’ultime back home

oui il parait que l’âme choisit de s’incarner pour apprendre de nouvelles leçons, pour faire de nouvelles gaffes jamais réalisées auparavant et en tirer quelques leçons… eh oui, on s’incarne pour venir faire nos devoirs… grande cour d’école cette vie… on ne peut pas couler…

même si no body s’en sortira vivant(e), chaque âme tirera ses propres leçons de son incarnation…

parait que non seulement notre âme, donc nous, ou une partie de grand nous, ne choisit pas seulement son âme, cette même âme choisirait même ses parents…

un papier sur ce thème ici: http://www.elishean.fr/?p=48657

personnellement en tant que père de deux filles, j’aime cette théorie… mes filles m’ont choisi alors je suis le père parfait pour elles puisqu’elle m’ont choisi sur mesure pour apprendre certaines choses en particulier… je n’ai qu’à faire de mon mieux et tout est parfait… et tout a été parfaitement imparfait, et tout ce qui suivra sera imparfaitement parfait…

alors chers âmis et chères âmies, nous sommes ici pour de bonnes raisons, les bonnes raisons… ou pour no reason at all… même chose…

nous sommes ici et la vie se charge de nous… la vie se charge de nous offrir les expériences nécessaires, peu importe ce qu’elles sont… peu importe si on les apprécie ou pas… et peu importe ce que la vie nous offre, c’est exactement ce dont nous avons besoin… pas le fun ça ?

on dit qu’à la fin de cette incarnation, tout sera parfait… alors si tout n’est pas parfait maintenant, c’est que ce n’est pas la fin… fait sens non ?

d’autre part, parfois, une fois de temps en temps, souvent, dans ma propre petite caboche à moi-même, je me demande s’il existe une seule et même grande âme distribuée dans toute la création, dans tout ce qui vit, dans tout ce qui se manifeste… ou bien des milliards de petits bouts d’âme qui, regroupés, forment la même grande âme, cette grande âme que certains nomment dieu, et que d’autres nomment rien… nous, on la nommera la vie…

quand on conçoit tout ce qui vit comme la même et grande âme, on ne peut que vouloir le bien non seulement du plus grand nombre, mais le meilleur pour tout ce qui vit… car nous sommes nous même tout ce qui vit… chaque bout de vie est je et nous et je et nous sommes chaque bout de vie…

alors on peut bien se voir comme séparé(e) du tout, mais nous sommes tous ensemble dans ce même grand bateau…

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alors bouchons le trou en prenant soin de ceux et celles qui ont le plus besoin d’aide et de soutien maintenant… ceux et celles qui sont sur le côté du trou… car bien beau de s’occuper de la dette potentielle dans l’avenir et de devenir austère, mais la terre et sa grande famille a besoin d’attention et dun coup de main maintenant… now

car la grande âme parle, la grande dame nous dit quelque chose… écouterons-nous ? nous frères et soeurs d’âme, et non frère et soeurs d’armes…

oui définitivement, l’âme est toujours dans le now

puff de rêves

11071093_10152908799902984_354816757929166768_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 78 et ça monte – et ça descend…

traduction : tous nos rêves peuvent devenir réalité si on a le courage de les poursuivre… – Walt Disney

désolé monsieur Disney, mais in all due respect, je crois que vous êtes dans le champs… ou dans le parking de vos méga centres d’attractions, c’est comme vous voulez…

j’espère que vous ne vous retournerez pas sur votre lit de glace sèche sur lequel vous dormez depuis des années… au fait, c’était un de vos rêves reste sur pause sur la glace ? en passant, Disney on Ice c’était ça le concept ?

non, quand même, tous nos rêves ne peuvent pas devenir réalité… qu’on les poursuive ou pas… qu’on les laisse aller ou non… quelques-uns peuvent certainement prendre plus ou moins forme avec quelques efforts de notre part, mais nos rêves sont à la base un gros show de boucane… un voile à lever… un besoin à dévoiler…

ou comme le dit mieux que moi un certain Schopenhauer, l’univers est un rêve rêvé par un simple rêveur vivant dans un monde dans lequel tous les personnages du rêve rêvent aussi...

c’est du rêve ça madame… et mon sieur… gros rêve dans lequel on vit vous et moi… le même ? pas certain… chacun son rêve, chacune ses rêves…

toujours délicat de distinguer entre rêve et inspiration profonde qui guidera notre vie… toujours délicat de répondre aux rêves de nos enfants… on ne veut pas leur couper les ailes, mais en même temps, on ne veut pas les laisser virevolter dans le vide… on devra bien les laisser prendre un certain envol, tout en les aiguillant… un peu du moins…

car les rêves sont des moteurs d’action, des pédales à gaz… mais parfois les rêves ne sont aussi que des poffs d’air chaud qui peuvent nous faire monter bien haut, mais tomber aussi bien bas…

oh, souvent très séduisants les rêves, mais souvent innateignables et fantasmatiques… demandez aux joueurs complusifs… demandez à tous ceux et celles qui rêvent de toutes les couleurs ou en noir et blanc à une grande carrière de star internationale…

OK de rêver, mais quel est l’objet du rêve en question ? quel est le but du rêve ? car trois fois passera…

11295660_864501363585066_906812493495490566_nen effet, les rêves peuvent être utopiquement hors de portée, mais en même ils donnent de l’élan… les rêves peuvent tourner à vide, être pleins d’illusions, de fanstasmes et de fantaisie… comme els films de Disney…

mais en même temps, on peut remplir le grand vide de la vie avec de la poésie, de la beauté, du beau, du bon, de la compassion, du bonheur et de l’amour… on peut peindre la toile avec les couleurs que l’on veut… ou celles que l’on a dans notre palette…

l’idée est peut-être de prendre l’essence du rêve et de l’injecter dans toutes nos pensées, nos intentions, nos actions… shooter du rêve dans nos comportements… et faire en sorte que l’essence du rêve prenne vie en nous, s’allume et consume qui nous sommes… que l’esprit de nos rêves devienne chair, que l’esprit devienne réalité… car certains rêves se matérialisent… certains… pas tous mon cher Walt…

alors sachons distinguer les rêves qui portent et qui comptent de ceux qui ne font que s’emporter et s’escompter… choisissons nos rêves comme certains choisissent leurs batailles…

car les rêves courent parfois plus vite que nous… et d’autres nous courent après…

you may say I’m a dreamer, but I’m not the only one… sure John… mais let’s do something about it OK ? together

et en terminant, un classique qui résume bien : ah ah…

serenity