Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

in ou utile… vroum vroum vroum

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♥♥♥ – 11/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

salut lecteur/trice…

si vous êtes parmi celles et ceux qui suivez régulièrement ces chroniques et qui les lisez habituellement relativement tôt le matin (donc entre midi et 14 h en Europe ;-), peut-être avez-vous été surpris(e) de constater l’absence de mots ce matin…

eh oui, j’étais ailleurs…

depuis les quelques mois que dure cette situation, j’ai écrit quotidiennement autour de… car j’aime écrire, c’est plus fort que mes doigts… et c’est en quelque sorte mon yoga matinal…

mais au cours des derniers jours, comme certain(e)s d’entre vous peut-être, j’étais sur le point d’atteindre un degré certain de saturation discursive – autour de vous savez quoi… et non, ce n’est pas Voldemort…

parfois assez est juste assez, et d’autres fois, assez est too much… comme dans trop, comme indigestion, comme plus que ras le bol… comme dans basta la vie rtuelle !

donc dans les derniers jours, montait lentement mais sûrement en moi une certaine impulsion latente de switcher de mood, de sauter hors de la joute verbale pour me mettre à contribution plus concrètement… joindre l’effort de guère, las des mots…

car le bla bla bla a ses limites…

totalement ébranlé et bouleversé par la situation des personnes âgées qui mourraient tout(e)s seul(e) en institution et par le manque de personnel pour en prendre soin, je m’étais inscrit il y a quelques semaines à jecontribue.com pour aller donner un coup de main, peu importait où, avec la chienne au cul mais avec l’humanité au coeur… sans expérience autre que ma bonne volonté devant le triste sort de certain(e)s de nos ainé(e)s comme on les appelle parfois…

on m’a rappelé une première fois pour obtenir quelques détails quand à mes disponibilités et lieux où je pourrais me rendre… oh quel effet ce coup de téléphone a eu sur moi…

comme si la crise devenait tout à coup très très réelle… c’est à ce moment qu’une autre réalité plus concrète de cette crise s’est emparée de moi… pas qu’un mirage cette crise finalement, du vrai monde qui en souffre, ce que l’on oublie parfois lorsque trop en ligne…

et par la suite, plus de nouvelles, alors j’ai continué d’attendre…

en stand by, un peu sur le bout de ma chaise au moindre coup de téléphone car je trouvais ça un peu épeurant d’aller me mettre le nez et les mains dans le coeur – et les fesses – de la crise… ce qui me fit apprécier encore plus l’immense courage et dévouement des préposé(e)s on the job sur le terrain… re chapeau à vous toutes…

love in action… love made visible… comme disait notre mentor Veeresh…

puis, la semaine dernière, suite au message de Catherine Dorion sur FB qui rapportait les propos d’une jeune préposée de Montréal qui racontait l’apocalypse terrible qui prenait place dans une ressource privée (et qui a été vu 4 millions de fois), j’ai recontacté jecontribue.com… les larmes aux yeux, la douleur au coeur, l’âme en chamaille…

ce n’est pas que ce genre de travail m’attire particulièrement, mais il me semblait irresponsable et presqu’indécent de ne pas aller prêter main-forte devant une telle situation catastrophique… surtout quand on watch la game du confort de nos foyers et qu’on se permet de déblablatérer sur les réseaux… me semble qu’on a aussi une responsabilité sociale…

peut-être que cet élan pour aller aider est en partie lié à mon bagage de culpabilité judéo-chrétienne… peut-être… mais je crois que c’est surtout la part d’humanité en moi qui répondait, qui se sentait concernée, interpellée, convoquée… wake up call existentiel…

on a beau remercier publiquement celles et ceux qui aident et les qualifier d’anges-gardiennes et de héroïnes et héros, mais me semble qu’un moment donné, faut joindre l’effort, qu’il soit de guerre ou humanitaire…

engagez-vous qu’ils disaient…

alors vendredi dernier, comme je n’avais toujours pas de nouvelles de jecontribue.com, et que je désirais toujours contribuer d’une façon ou d’une autre, j’ai eu l’intuition de contacter la compagnie locale d’autobus scolaires où j’ai travaillé pendant quelques temps jadis… me disant que si l’école reprenait lundi (ici dans les Laurentides), ils auraient possiblement besoin de chauffeurs – ce qui est toujours le cas en temps normal alors encore plus maintenant…

et bingo !

la responsable m’a avoué avec grand soulagement lors de notre entretien qu’il lui manquait justement quelqu’un pour lundi matin… just in time…

alors vendredi après-midi, je suis allé spotter ma run et ce matin, j’étais au poste… lunettes aux yeux, masque à la bouche/nez et gants aux mains, la bouteille de gel antiseptique près de la porte et prête comme une scout et sploush, prêt à aller cueillir les ptits pits qui s’en allaient retrouver leurs amis et profs après deux mois de pause…

en compagnie des autres intervenants scolaires dont plusieurs, la semaine dernière, ont préparé ce retour en classe totalement inconnu et imprévisible… grande expérience sociale qui se joue en ce moment… millions de détails à préparer et à devenir en cours de route, on n’a pas idée…

et moi, honoré d’en faire partie… pour tenter de sécuriser ces ptits bouts de choux qui sont plongés dans cette expérience sociale avec nous…

je tiens à souligner ici l’extrême bonté, adaptabilité et flexibilité non seulement des anges de la santé, mais de toutes et tous les actrices/teurs – employées et bénévoles – du domaine de l’éducation et des autres services considérés essentiels… tous ces gens qui oeuvrent quotidiennement pour le bien du plus grand nombre… pour les enfants, les personnes âgées, et tous ceux et celles parmi les plus vulnérables…

car au-delà des mots, il y a les gestes de bonté, les actes du coeur… au-delà des plans et stratégies, il y a des gens…

à force de vivre par écrans interposés, à se concentrer sur les hypothèses et multiples niuouses – vraies et/ou fausses, qui sait vraiment ? – qui circulent dans l’abstrait univers virtuel, à critiquer les politiciens et autres acteurs de ce grand film de science fiction qui prend place actuellement, il me semble que l’on finit par perdre le contact avec une part de notre propre humanité… en tous cas, c’était un peu le cas pour moi dans les derniers jours… la peur tend à tuer l’humain…

alors ce matin, tout fébrile au volant de mon gros éléphant jaune sur roues, car tant de choses à apprendre en si peu de temps, je me suis lancé dans le trafic… le ptit dernier de la grande flotte jaune de la diligence…

les deux maints sur la volant, avec une humble intention de coeur de prendre soin du mieux que je pourrai des ptits pits pour qui je serai le premier humain à les accueillir le matin, et les reconduire en après-midi, pour les prochaines semaines, dans le cadre de ce scénario de film un brin apocalyptique à immense déploiement…

à tenter de sécuriser aussi les parents qui confient leurs enfants à ce système scolaire en état d’ébullition, en mode expérientiel dans lequel chaque actrice et acteur devra improviser au meilleur de sa connaissance…

je suis simplement honoré d’être un musicien dans le grand choeur des aidants volontaires… à vivre la situation sur le terrain, à contribuer du mieux que je peux et pourrai… à faire équipe avec mes fellow human beings

alors possible que je sois moins présent ici pour quelque temps, car le chroniqueur se fait chauffeur

la vraie vie m’appelle ailleurs que sur clavier et écran… en toute finesse et délicatesse…

fin… et fine with me…


en terminant, quelques mots pleins d’humanité de François Cheng, via Jean Gagliardi

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Le mot confinement contient l’adverbe finement. Le confinement pourrait donc signifier «être ensemble finement», voire «vivre ensemble finement».

Inutile de consulter un dictionnaire : qui dit finement veut dire penser ou faire des choses avec finesse.

Quelles sont les choses qu’on peut et doit faire avec plus de finesse ?

Notre réponse : mais tout !

Nous n’oublions pas que nous sommes venus au monde en parfait ignorant et que nous avons dû apprendre les usages terrestres à partir de zéro. À commencer par apprendre à nous tenir debout, puis à avancer pas à pas vers l’espace qui s’ouvre devant nous.

Sauf chez les plus doués d’entre nous, d’une façon générale, nos postures et nos comportements, autrement dit notre manière d’être, sont empreints de gaucherie et de maladresse ; il y manque trop de la grâce pour que nous soyons à même d’entrer en résonance avec l’invisible Souffle rythmique qui anime l’univers vivant.

Nous sommes en quelque sorte d’éternels apprentis, d’éternels amateurs. Il y a toujours lieu d’améliorer notre approche de la vie, avec plus de lucidité et de finesse. Le confinement obligatoire nous en donne l’occasion.

D’abord, dans notre rapport avec les choses qui nous entourent. Il fut un temps où l’humanité était plus humble, plus patiente. Elle chérissait les choses qui étaient à son service. Elle en connaissait le prix, éprouvait à leur égard de la gratitude. Il s’établissait entre les humains et les choses un lien de sympathie, pour ne pas dire de connivence.

On gardait les choses le plus longtemps possible, même quand elles étaient rongées d’usure. On rapiéçait les chaussettes, on ravaudait les chemises, on réparait les porcelaines fêlées, on entretenait avec vénération les meubles légués par les aïeux. Ainsi traitées, les choses prenaient un aspect personnel, revêtaient un coloris intime.

Mais depuis une ou deux générations, nous assistons à l’avènement du jetable.

Du coup, nous n’entretenons plus le même rapport avec les choses. Les traitant de haut, nous ne leur portons ni attachement ni affection. Elles sont usées par nous, dans l’indifférence. Arrive le moment où elles se montrent moins efficaces, nous les fourrons sans ménagement dans le sac-poubelle. Hop là, un bon débarras ! Ni vu, ni connu.

Tout cela ne nous éduque pas dans le sens de l’attention du respect, encore moins de la douceur et de l’harmonie. Il arrive bien souvent qu’inconsciemment, aux heures de nos désœuvrements, nous nous agacions de la présence des choses, parce qu’elles nous renvoient l’image de nos propres désarrois.

Le confinement est l’occasion de réapprendre la valeur des choses qui nous entourent. Celles-ci, nous le savons, ont une âme, même un bout de ruban, même une épingle. Elles ont acquis une âme, pour avoir été les témoins de notre vie. Elles conservent précieusement nos souvenirs, que nous avons relégués aux oubliettes. Elles peuvent nous être d’un soutien secourable si nous consentons à en faire des interlocuteurs valables. Elles sont là, pour nous rappeler que la vie n’est pas forcément un gâchis total.

Elles sont là pour nous appeler à la fidélité.

Après notre rapport avec les choses, venons-en à celui, plus complexe, que nous entretenons avec les êtres.

Le confinement crée des conditions pour vivre en compagnie des êtres qui nous sont chers, nuit et jour, sans une seconde de séparation. Au lieu de nous en réjouir, nous voilà paniqués. Jusqu’ici en effet, nous n’avons pas conçu la vie ainsi ; chacun a ses occupations, jouit des possibilités d’évasion. On découvre, effarés, qu’un tête-à-tête permanent est un casse-tête, que trop de promiscuité tue la vraie intimité. On en vient à avoir la nostalgie d’une certaine distanciation.

Or, justement, en même temps que le confinement, on nous recommande de garder une «distance sociale», et si possible de ne pas se toucher. Cette situation, apparemment contradictoire, nous incite à une réflexion plus fine. Dans notre société, les sentiments d’affection s’expriment par un ensemble de paroles et de gestes très démonstratifs, une effusion ignorant les barrières.

On s’adore, on s’embrasse, on baigne sans répit dans une mare de sentimentalité. C’est certes tout ce qu’il y a de positif. Sauf qu’en vase clos, pour peu que survienne un accroc, ces mêmes paroles et gestes, prononcées, effectués machinalement, ou devenus trop envahissants, étouffants, dégénèrent en chamailleries, quand ce n’est pas en violence.

Me revient alors en mémoire l’injonction de Confucius qui prônait dans les relations humaines, le « li », terme qu’on peut traduire par « le rituel du respect mutuel », un rituel fondé sur le principe de la distance juste.

Selon le sage, seul ce principe permet de rendre durable l’attachement le plus profond. À partir de ce principe d’ailleurs, ses disciples conseillaient d’introduire dans le lien conjugal une forme d’amour courtois où chaque conjoint traite l’autre en hôte d’honneur.

Les circonstances actuelles, pleines de paradoxe, me poussent ici à rappeler ce que Confucius avait proposé, 2 500 ans auparavant ; mais je mesure parfaitement ce qu’il peut y avoir d’inconcevable pour les gens d’aujourd’hui.

Après le rapport avec les choses et les êtres, comment ne pas aborder enfin le rapport avec soi-même. Dans le confinement, le sentiment qui domine chez chacun est la peur de se trouver seul à seul avec son ombre.

Inévitablement, nous pensons à notre cher Pascal qui déplore que l’homme ne sache pas demeurer dans une chambre ; en proie au divertissement, il cherche à se fuir pour ne pas dévisager le destin, le sien. Entre quatre murs où rien d’inespéré ne peut advenir, quel mortel ennui !

Pourtant, la chambre peut contenir plus de présence et de richesse qu’on imagine.

Il y a la mémoire de notre passé chargé d’orages, de remords, mais également de moment de félicité, il y a le présent à méditer et à métamorphoser, un présent bouleversé cette fois-ci par les actes héroïques des soignants et de tous ceux qui aident ; par les SMS reçus, qui donnent lieu à un authentique partage dans l’épreuve ; il y a le futur à préparer, un futur ouvert qui ne sera plus comme avant.

À ce point de réflexion, l’idée me vient d’évoquer un épisode dans la vie de Jakob Böhme, le grand mystique du XVIIe siècle.

Un après-midi de solitude dans son sombre logis, il voit un rayon de lumière qui entre par la fenêtre et qui s’attarde sur un ustensile en étain. L’humble objet renvoie des reflets irisés.

Soudain, il est ému jusqu’aux larmes et, empli de gratitude, il tombe à genoux.

Un matérialiste pur et dur viendrait nous expliquer doctement que tout cela relève de la loi physique, qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’émouvoir là-dessus.

Mais Böhme voit autre chose, il voit qu’au sein de l’éternité, en ce coin perdu de l’immense univers apparemment muet et indifférent, un instant de miracle a lieu, ce rayon de lumière qui vient iriser l’après-midi terrestre où un humain anonyme, poussière d’entre les poussières, a pu capter la scène et, avec son œil ouvert et son cœur battant, être submergé par l’émotion.

Qui peut expliquer cet insondable mystère ?

Il n’y a peut-être rien à expliquer.

Il y a la vie qui est là, miraculeusement là, à recevoir comme un don inouï.

Chacun dans sa chambre, à sa manière unique, doit se tenir prêt à accueillir le rayon de vie qui se donne là, comme un ange annonciateur, comme un hôte d’honneur.»

 

ainsi soit-il… et avec votre esprit critique

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♥♥♥ – 10/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

ce matin, je vous présente les mots d’un certain Russel Kennedy (que j’ai traduits, version originale anglaise plus bas si vous préférez) qui explicitent mieux que je ne saurais le faire, et plus habilement que je peux le faire moi-même avec mes humbles mots, ma frustration parfois lorsque je lis les propos trop fermés de certaines personnes – très et trop – certaines d’elles-mêmes…

personnellement, en tant qu’ex-chercheur universitaire, je retiens qu’ils faut maintenir un esprit ouvert comme un parachute et vider sa tasse régulièrement… du moins tenter de le faire autant que possible et prendre conscience de ses biais d’interprétation…

je ne peux prétendre savoir quoi que ce soit avec certitude car la vie est un si grand mystère… et si complexe… et si changeante, et mouvante… particulièrement ces temps-ci…

ainsi, il me semble que vous devons demeurer ouverts et disposés à en découvrir toujours un peu plus sur soi-même et notre propre monde intérieur, comme sur la vie out there et ses multiples manifestations, tout en essayant de saisir d’où partent les gens aux arguments qui divergent des nôtres…

cela, tout en étant prêt à changer d’idée(s), du moins à modifier sa position, si les arguments des autres sont plausibles et font du sens… interaction créative…

et tout ce à quoi je m’attends quand je discute avec quelqu’un est ce même minimum d’ouverture de sa part… car alors, et seulement alors, une discussion est possible… et constructive en permettant aux deux parties de se rejoindre et d’ouvrir leurs esprits respectifs… car un seul et même esprit au bout du compte… l’esprit sain…

sinon, deux monologues qui ne se rejoindront jamais…

alors bonne lecture…

et bonne fête des mères aux mères qui glisseront leurs yeux ici aujourd’hui…


Peux-tu faire preuve d’esprit critique ?
par Dr Russell Kennedy

Les gens tirent des conclusions émotionnelles et cherchent ensuite des preuves pour les soutenir. L’être humain n’est pas rationnel. Nous sommes des animaux vivant à partir d’émotions gouvernées par notre programmation inconsciente, bien plus que par nos esprits conscients rationnels.

Le paradoxe est que nous ne réalisons pas que nous sommes irrationnels. Nous pensons que nous avons tiré une conclusion rationnelle alors que ce que la grande majorité d’entre nous fait est simplement de développer une prémisse émotionnelle ou une théorie basée sur nos propres propensions inconscientes et nous nous convainquons ensuite que nous avons fait nos propres recherches et trouvé la réponse.

Vous n’êtes probablement pas un penseur critique. Vous n’avez pas fait vos propres recherches. Vous entretenez probablement une croyance émotionnelle qui résout une incertitude douloureuse dans votre esprit.

Vous avez une opinion.

Mais les opinions ne sont pas nécessairement vraies. Je viens de regarder un grand documentaire sur les adeptes de la terre plate.  Et chaque expérience qu’ils ont réalisée avec des lasers et des équipements sophistiqués a confirmé que la terre est effectivement une sphère.

Plus les preuves objectives et scientifiques infirmaient leur théorie, plus ils redoublaient d’effort et se regroupaient pour affirmer leur vérité en affirmant que la Terre est bel et bien plate et que la terre ronde n’est qu’un complot de la NASA. Les Flat Earthers croient que tous les croyants de la sphère n’utilisent tout simplement pas leur pensée critique et qu’ils sont victimes d’une grande duperie pour contrôler les esprits.

Mais moi je considère que ce sont leurs esprits qui sont contrôlés par leur croyance inébranlable en leurs propres croyances, leur propre besoin d’avoir raison.

Vous êtes d’accord avec une théorie, par exemple que ce virus est un moyen utilisé par le gouvernement / Big Pharma / Bill Gates pour introduire des vaccinations obligatoires ou pour contrôler les populations, et nous priver de nos droits fondamentaux. Tout le monde est impliqués, Fauci, les Clinton, etc.

Ensuite, vous cherchez des preuves qui soutiennent cette croyance ou cette opinion fondée sur l’émotion.

Lorsque vous trouvez d’autres personnes qui partagent votre croyance émotionnelle, vous utilisez cela comme une validation que ce que vous croyez est vrai. Mais cela n’est pas la vérité, plutôt seulement un consensus d’opinions dans lesquelles vous avez vous-même choisi de croire.

Voici le réel test :

Pouvez-vous seulement accepter la possibilité que vous vous trompez ?

Je ne prétends pas que vous avez tort, je demande seulement si vous pouvez considérer la possibilité que votre théorie pourrait être complètement erronée ?

Pouvez-vous seulement chercher des preuves qui penchent de l’autre côté, ou les rejetez-vous tout sans même les considérer ?

Et, s’il existe des preuves solides réfutant votre position (comme les expériences scientifiques faites par les croyants de la terre plate), en tenez-vous compte ? ou ne faites-vous que réaffirmer votre position d’origine avec une vigueur proportionnelle à la mesure de l’infirmation du du défi ?

Récemment, je parlais avec une personne qui semblait intelligent et qui croyait que Bill Gates utilise ce virus comme une opportunité pour contrôler la population et gagner plus d’argent pour lui-même.

Je lui ai demandé :
y a-t-il seulement une légère possibilité que Bill Gates essaie d’aider réellement les gens ?

Il m’a répondu un Non catégorique, soutenu par une quantité de preuves indiquant que l’intention de Gates était bel et bien néfaste.

J’ai demandé à nouveau:
Il n’y a donc même pas une toute petite chance minuscule que vous puissiez vous tromper à ce sujet ?

Non, il était certain.

Encore une fois, cet homme pas un fou, ni un lunatique, mais au contraire un homme instruit qui semblait en général relativement mesuré et logique.

J’ai même commencé à me demander si Gates était vraiment la figure perverse qu’il affirmait qu’il était.

Mais selon moi, lorsque quelqu’un ne peut même pas considérer l’autre côté d’un argument, peu importe ce qu’il est, il ne pense pas de façon critique, il agit émotivement.

Vous pouvez être passionné par votre point de vue, par votre perspective, mais si vous ne pouvez même pas considérer la simple possibilité d’un autre point de vue, vousperdez alors toute crédibilité.

Je peux considérer et accepter la possibilité que le virus soit utilisé comme un moyen de contrôle de la population, pour imposer une vaccination de masse, que cela soit un plan de la part de Bill Gates, etc. J’accepte cela comme une possibilité. Cela ne correspond pas à mon système de croyances, mais je peux me tromper.

Et mon postulat avance que si vous ne pouvez même pas accepter la simple possibilité que votre théorie soit inexacte ou erronée, vous êtes pris au piège dans une croyance émotionnelle, et non dans une vérité factuelle.

La pensée critique, par définition, implique que la possibilité que votre point de vue ne soit pas exact et que celui de votre adversaire soit plus juste. Vous pouvez considérer les arguments des deux côtés.

Cela est la pensée critique. Les personnes qui connaissent le mieux un sujet peuvent considérer les arguments différents, opposés ou contradictoires. Souvent, justement, cette contradiction d’ailleurs ce qui les motive à affiner leurs connaissances. Ils ne se contentent pas de réduire tout ce qu’ils voient et ce qui va à l’encontre de leur point de vue.

Cela est ce que l’on désigne comme l’esprit critique.


YOU PROBABLY ARE NOT A « CRITICAL THINKER »
Credit to: Dr Russell Kennedy

People draw an emotional conclusion and then look for « evidence » to support it. The human being is not rational. We are emotion based animals that are ruled by our unconscious programming, far more than our rational conscious minds.

The paradox is we don’t see we are irrational. We believe that we have made a rational conclusion when what the vast majority of us do is to develop an emotional premise or theory based on our own unconscious proclivities and the convince ourselves we have « done our own research » and found the answer.

You’re most likely not a critical thinker. You haven’t « done your own research ». You probably have an emotionally based belief that resolves some painful uncertainty in your mind.

You have an OPINION.

Opinions are not necessarily true. I just watched a great documentary about « flat earthers » and every experiment they themselves did with lasers and sophisticated equipment confirmed that the earth is a indeed a sphere.

The stronger the objective, scientific evidence « against » their flat theory, the more they redoubled their belief and banded together to assert their « truth ». The Earth is flat and the earth being round is a conspiracy from NASA. The Flat Earthers believe all the sphere believers are just not using their critical thinking. There are being taken in by the government in order to control our minds.

But, I would put forward it is their minds that are being controlled by their own unwavering belief in their own beliefs, their own need to be right.

You agree with a theory, like this virus is a way the Government/Big Pharma/Bill Gates is using to introduce mandatory vaccinations or to control the populations, and take away our fundamental rights. Everyone is in on it, Fauci, the Clintons etc.

Then you look for evidence that supports that emotion based belief or opinion.

When you find other people that share your emotional belief, you use that as validation that what you believe is true. But what you have is not truth but a consensus of opinions that you yourself have selectively chosen to believe.

Here is the acid test:

Can you accept the possibility that you are wrong? Not saying you are wrong but can you see the POSSIBILITY that your theory could be dead wrong? Do you even look for evidence on the opposite side, or do you just dismiss it outright?

And, if there is strong evidence refuting your position (like the scientific experiments done by the flat earth believers) do you not only discount that, but reaffirm your original position with increasing vigor in light of the worthy challenge?

I was conversing with a fairly intelligent seeming guy who believed that Bill Gates is using this virus as an opportunity to control the population and make more money for himself.

I asked him « is there even a slight possibility that Bill Gates is just trying to help people? » I received and emphatic « No » along with a rapid fire stream of « evidence » that Gates’ intent was nefarious. I asked again, « So there isn’t even a tiny tiny tiny chance that you could be wrong about this? ».

No, he was CERTAIN. Again this wasn’t a ranting lunatic, this was an educated man who appeared for the most part quite measured and calculating. I even started to wonder if Gates really was the evil figure he was being made out to be. But then I realized that when somebody cannot even see the other side on any level, they are not thinking critically, they are feeling emotionally. Now, you can be passionate about your
POV, but if you cant even see the option of another POV, then you have lost all credibility.

I can see and accept the possibility the virus is being used as a way to control the population, to force mass immunizations, is an agenda of BIll Gates etc. I accept that as a possibility. It doesn’t fit with my belief system, but I could be wrong.

To my point. If you cannot accept the POSSIBILITY that your theory is inaccurate or wrong you are trapped in an emotional belief, not a factual truth. Critical thinking by definition is accepting the possibility that the point you have may not be accurate and the point your « opponent » has may have more truth to it. You can see both sides.

That is critical thinking. The people who know the most about a subject are also able to see the contradictory arguments. That contradiction is often what drives them to refine their knowledge. They don’t just discount anything and everything they see that runs in opposition to their POV.

THAT is critical thinking.

naviguer entre 5D et 5G

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♥♥♥ – 9/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

ces temps-ci, d’un côté on peut prendre connaissance des prédictions des adeptes de la Fédération Galactique affirmant rosement que tout se déroule according to plan sur notre planète… on nous observe de là-haut et il semble que nous sommes sur la voie ascenscionnelle…

l’ascenceur cosmique est en marche vers la 5D, les vibrations s’intensifient, les ondes se clarifient… tout est cosmiquement sous contrôle… acte de foi…

en même temps, ici-bas sur terre, dans la matière humaine, c’est, parait-il, la catastrophe au niveau de l’emploi, les finances publiques sont presque impudiques en termes de dettes qui se comptent en centaines de milliards de trilliards de dollars – vive le capitaine Haddock – la santé mentale générale s’effrite à vitesse grand V et nos nerfs flirtent avec la crise sous l’effet de celle-ci…

parallèlement, la crise dans le réseau de la santé s’étire, notre trio national perd de son lustre, la situation dans les CHSLD continue de se dégrader, les messages contradictoires et bien bien mêlants circulent de tous bords tous côtés et certains secteurs de la ville sont encore en état d’alerte…

et plusieurs souris des champs ne veulent pas voir les rats des villes

on ne sait pas si le monde des arts et des sports professionnels va r’partir avant 2021 et plusieurs autres secteurs de la société seront marqués à jamais pour la suite des choses…

pendant ce temps, les guerrierros anti 5G continuent de poser des bombes, du moins de mettre le feu aux tours, sans que l’on sache s’il y a vraiment et pour de vrai des antennes 5G au Québec… 4 ou 5 G, juste 1 G de différence après tout…

le yable est pogné sur la toile… et on oscille entre apocalypse initiatique et paroxysme complotiste…

on navigue entre la 5D et la 5G…

décidément, grand désordre dans les lettres et les chiffres…

en fonction de nos émotions et de nos croyances qui nous bouchent plus ou moins les yeux et les oreilles, en nous ratatinant un peu le cerebelum, et selon ce qu’on lit, entend ou regarde, et éventuellement ce qu’on réussit à comprendre, on obtient des échos variés en provenance de divers points de vue sur LA situation…

les mal-voyants et l’éléphant… mais les enfants savent qu’un éléphant ça trump énormément…

de mon côté, comme c’est le cas pour quelques ami(e)s à moi avec qui j’échange, je considère la situation actuelle comme un exercice intéressant… tentant de saisir la juxtaposition – et l’opposition sinon la compétition – entre les divers angles d’analyse et points de vue sur la même et seul et unique situation éléphantesque…

s’il y a une crise épidémiologique, s’offre aussi à nous une belle opportunité épistémologique…

qui nous permet d’apprendre à apprendre, et à tenter de comprendre les multiples sens et non sens qui se cachent dans et derrière les mots et les numéros…

et comment apprendre à entendre le silence dans et derrière tout ce bruit propagandiste numérique et médiatique…

en toute humilité et sans prétention, je tente d’ouvrir ma perception, de garder mon esprit ouvert, d’approfondir ma compréhension en faisant balayer mon regard limité mais curieux et instinctivement obtu prenant place dans ma ptite tête de pinotte sur la situation globale dans son ensemble, essayant de voir l’apparente complémentarité conflictuelle des divers points de vue…

j’essaie de ne pas le prendre personnel…

car c’est complexe, compliqué, multi-étagé et multi dimensionnel… et conflictuel, en apparence du moins… car il y a du bruit sur la toile… et des nuages de poussière dans les étoiles…

mais ça prend du temps de tenter de se faire une tête, de la concentration et de l’attention pour que s’élèvent nos ébats dans tous ces débats… sans perdre son coeur ni son humanité… et plusieurs passent au batte en tentant de prendre position… dans un camp ou dans l’autre… ça r’vole bas…

car c’est comme s’il y avait deux camps en ce moment: eux et nous… ceux et celles qui pensent comme nous, et les autres…

et il y a les Steve…

ceux qui, grâce aux médias alternatifs, grâce à leur sources semi secrètes réservées à quelques surfeurs de haute voltige sur cette mer d’information houleuse, frôlant le tsunami donnant mal au coeur et à la foi, ont réussi à percer le mystère de la caramilk…

les ptits Jos connaissants qui affirment haut et fort leur certitudes, à savoir qu’il n’y en a même pas de virus, que ce n’est un gros scam au profits du deep deep state, qu’on ne veut que nous brimer dans nos libertés individuelles pour nous enfoncer la puce sous la peau comme anguille (de vaccin) sous rush, que tout ce cirque dans lequel on fait jouer l’éléphant n’est qu’une plandémie… Bingo Bimbo !

eux qui ont réussi, grâce à leur vivacité d’esprit et leur esprit anal-ytique (s’cusez-la là là) à déjouer les plans des forces sombres… vive les guerriers de la lumière et les apôtres de la vérité vitesse gland G !

eux qui aiment blaster les mainstream mais qui le font sur des réseaux sociaux qui éventuellement appartiennent aux mêmes grands propriétaires ondiens…

tant d’information qui circule qu’on doit soit décrocher, attendre la 5D et faire confiance à la vie,

ou passer de plus en plus de temps sur les ondes pour tenter de faire des liens entre les milliards de sources et rapports pour tenter de comprendre, lire entre les tweets, déchiffrer les tonnes de stats qui ne veulent de toute façon dire que ce qu’on veut leur faire dire… et omettre de dire…

tout peut être vrai, et son contraire n’est pas plus faux… et vice et versa…

personnellement, je profites de cette explosion d’information pour apprendre à penser, pour comprendre le bruit qui gomme les messages qui circulent…

et ce vidéo ci-bas est une mine d’or en ce sens…

mais faut prendre le temps et même si ce n’est pas ça qui manque, plusieurs ne le prenne pas, préférant sauter comme des puces à gauche et à droite…

penser, mais à quoi ?

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♥♥♥ – 8/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

traduction: je ne veux pas que tu penses comme moi, je veux juste que tu penses…
– Frida Khalo

ce qui est formidable ces temps-ci c’est qu’il y a tellement de matière à penser qu’on finit par dé penser…

tellement de food for thought qu’on finit par s’empoisonner à coup de mauvaises combinaisons intellectuelles… quel buffet all you can read and watch dans lequel nous sommes plongé(e)s…

après le festin de Babette, celui d’internet…

mais à cette ampleur, totalement indigeste le buffet des nouvelles fake, vraies et in between

car l’accès aux divers plats de nouvelles (et platitudes et autres tubes à la mode) est totalement ouvert et gratuit… encouragé même : faites vos propres recherches…

sauf que les effets secondaires de ce grand festin indigeste sont réels… et se répercutent dans notre corps… et jouent avec notre esprit !

tellement d’informations qui circulent – de qualités diverses et la plupart non ou peu valides ni validées – que l’on finit par tilter de la capine quand on tente de squeezer du sens hors de tout ça… plus de jus dans le citron médiatique…

on lit des : je pense comme toi… ou des tout à fait d’accord avec toi

ah que ça fait du bien quand quelqu’un pense comme nous hein ? on se sent moins seul(e)… mais ça ne change absolument rien à rien, ni rien du tout… on peut être nombreux à penser dans le champs

ou au contraire, tant de positions opposées…

et quand je ne les ai pas lus, je les ai devinés les jugements sous-jacents, les ai sentis dans les multiples : réfléchissez ! (gang de caves – ces 3 mots n’étaient pas écrits comme tels mais on les entends souvent résonner chez ceux et celles qui pensait raisonner de justesse et qui pensent saisir les dessous de ce telenovela mondial actuel qui joue en direct et en boucles) !

ce qui semble tellement évident pour certain(e)s l’est beaucoup moins pour d’autres… et au contraire et vice et versa…

en fait, même soi-même, pour et par soi-même, on peut être porté(e)s à switcher d’un bord pis de l’autre… pas le propre de l’intelligence ça d’ailleurs ? à mon avis, oui, signe de santé mentale…

swinger sa propre compagnie…

comme l’impression qu’on ne réussira jamais à comprendre, à saisir, ce qui se passe en ce moment… pas avec la tête en tous cas… car je pense que personne ne sait vraiment ce qui se passe en ce moment… ni les politiciens, ni les scientifiques, ni nous, le peuple…

car on pense en terme sanitaires, en terme d’économie, en terme de libertés individuelles et santé publique et d’utilité personnelle… on pense, mais un trop plein d’émotions diverses nous traverse et nous transperce, ce qui vient altérer notre jugement…

et comme nous sommes en pleine crise, impossible de comprendre ce qui se passe…

alors prenons soin à ce avec quoi nous nourrissons notre machine à penser

car tous et toutes déchirés entre la peur et la colère, entre l’espoir et son dé, entre la foi et le doute…


Religion is a culture of faith; science is a culture of doubt…
― Richard Feynman


ci-bas, deux citations via Zahora Chantale de Senneville sur FB pour dépenser…


Restez tranquille, ne pensez pas, et ne faites aucun effort… et si quelqu’un ne parvient pas à rester tranquille, qu’il abandonne l’intention d’être tranquille.

Il n’existe aucun objet dans le mental, pas de personne, pas de chose, aucun concept qui puisse vous donner le bonheur et la paix de l’esprit.

La paix est au dedans de vous, et dans le Cœur de tous les êtres.

En restant tranquilles, en ne permettant à votre mental de demeurer en aucun lieu, vous voyez la paix et le bonheur.

C’est la vérité fondamentale, et chaque être du monde est le bonheur même.

– H.W.L. Poonja « Papaji »


La vie se charge de toi. Tu n’as pas à porter ta vie.

Soudain, cette phrase je l’entends, ou plutôt, elle m’atteint.

Je ne la pense plus, ne l’analyse plus, ne la soupèse plus, ne suppute plus sa valeur.

Je n’ai même pas besoin de la méditer : elle m’est entrée dans la chair, s’y est installée, très à son aise.

Voilà qu’elle fait corps avec mon corps, avec mon psychisme anormalement calme qui ne lui oppose nulle résistance, qui se réjouit, au contraire, qui danse de joie au-dedans de moi.

– Yolande Duran


et comme vous avez du temps, ci-bas deux liens vers des vidéos qui vous aideront à mieux penser le monde… ou pas… à vous de juger…


cours Bullshit 101

https://callingbullshit.org/videos.html?fbclid=IwAR1FymjiwsxbXyNxQpBxiqQbOMCfMA3CEUROhmlj2yHDuRkaSx518oZCGuw


 

pensées critique, magique, quantique

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♥♥♥ – 7/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

traduction: si tu peux accepter ton ignorance, accueille-la, chéris-la,  réjouis-toi et apprécie-la, car rien n’est connu, tout est mystérieux et alors ta vie aura une qualité qui relève de la magie… – Osho

beaucoup de matière à se mettre sous les yeux et les dents ces temps-ci non ?

en tous cas, pas si simple de se faire une tête… surtout sans perdre son coeur…

parfait exercice pour développer notre processus de la pensée, qu’elle soit

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magique (et/ou mystique)59360060_847212872297459_4904839084230311936_o.jpg

ou quantique

tout ce que l’on nomme réel est composé d’éléments qui ne peuvent être considérés comme réels en tant que tels… si la mécanique quantique ne vous a pas encore bouleversé(e)s profondément, c’est que vous n’avez encore rien compris… – Neils Bohr

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selon ce que je saisis jusqu’ici, il est primordial de partir d’un espace intérieur où l’on ne sait rien, ou le moins possible… ou encore ne pas prendre pour du cash (dans l’air du temps virtuel) toutes les choses qui se présentent à nous out there

important de flusher son bagage de connaissances une fois de temps, faire un backwash et de remettre son savoir en question régulièrement… car la pensée n’est que l’une de nos fonctions… l’une parmi d’autres… et le mental un peu limité pour saisir la grandiosité de l’existence dans son ensemble…

ainsi, est-il possible de tenir quoi que ce soit pour acquis au niveau des connaissances accumulées ?

car notre perception de notre monde peut toujours être modifiée, brassée, bonifiée, ajustée, précisée, raffinée, complétée, mélangée, élargie…

peu importe la somme de renseignements que l’on a accumulée au fil des années vécues en ce corps, important de demeurer humble et ouvert au fait que les data enregistrées soient infirmées, du moins partiellement erronées ou tout au moins limitées… comme ça que la science avance non ?

car tout ce que nous savons nous vient de sources secondaires… de sources out there… et tout n’est qu’hypothèses dans un premier temps… à confirmer, infirmer ou clarifier…

en ces temps ou les multiples sources de dites infos sont inconnues, et souvent douteuses, essentiel de discerner, douter, trier, recevoir… et laisser aller…

le vrai persistera… et la vérité sortira… éventuellement…

mais inévitable de – se – poser des questions, sans trop forcer pour recevoir les réponses… laissons les réponses nous trouver… comme l’eau brouillée qui finira par se filtrer d’elle-même…

mais peu importe la somme de nos plus ou moins savantes connaissances acquises, attention aux eux et nous… car la division entre nous est l’arme de ceux qui veulent continuer à mener le monde…

et prenons garde de ne pas tomber dans l’arrogance et le mépris face à ceux et celles qui ont des positions divergentes de la nôtre, qualités que l’on voit se manifester ici et là sur les me(r)dias de plus en plus asociaux en ces temps bouillonnants et effervescents, épeurants et/ou excitants c’est selon…96315618_10158231669357808_7420813282501459968_n.jpg

et en cette mer d’information et de désinformation, une fois de temps essentiel aussi d’écouter pour entendre une autre voix, et de revenir au silence… celui de la nature, et silence en soi, ce silence pur et mûr, mur à mur…

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foi et confiance mes frères et soeurs… tout se déploie parfaitement…


ci-bas, un texte inspirant du seul et unique Jodorowsi (via Janie Lessard sur FB)

Le saut quantique a déjà eu lieu

Les élites sombres sont très effrayées, elles savent que l’humanité est en train de s’élever à une vibration très élevée mais ses élites n’étaient pas conscientes de à quel point ni de la quantité d’âmes éveillées ici et maintenant.

Ils ne se cachent plus, leurs attaques sont directes et frontales, il y en a qui ne sont pas encore capable de le voir, mais cela ne signifie pas que ce n’est pas réel.

Les attaques vont augmenter, ils vont essayer par tous les moyens de faire en sorte que les gens ne se réveillent pas, que les éveillés ne puissent pas communiquer, qu’ils soient vu comme des fous ou des complotistes, des délinquants.

Quoi qu’ils fassent, peu importe, le saut quantique s’est déjà produit et c’est irréversible.

L’humanité considère déjà nos frères animaux comme nos semblables, elle respecte déjà la mère Terre, elle comprend qu’il n’y a pas de séparation.

Les âmes incarnées arrivent déjà en tant que maîtres, pas pour expérimenter, mais s’incarnent par amour.

Il est possible que nous soyons témoins du changement total ou pas, il est possible que la transition dure une semaine ou 300 ans mais il est imparable.

Faites ce que vous voulez durant la transition, mais surtout souvenez-vous que vous vous êtes offert à être ici et maintenant, vous êtes les instigateurs du changement, quoi qu’il arrive, quoi que vous voyez, vous avez votre part de responsabilité.

Une seule chose vous est demandée, seulement une, ne soyez pas de la nourriture pour les forces de l’ombre.

C’est la seule chose à faire, c’est aussi simple que cela.

L’être humain entre autre chose, est l’un des générateurs les plus puissants qui existe, nous sommes des tourbillons, des spirales d’énergies en fonction de la polarité avec laquelle nous nous alignons, nous créons une fréquence ou une autre.

Ces entités se nourrissent des basses fréquences, nous les avons nourris durant des millénaires.

L’éveil de l’humanité incline le tourbillon collectif vers le pôle positif, par conséquent elles attaquent avec une telle férocité qu’elles sont en train de mourrir de faim.

Probablement tu le savais déjà, ou peut être que c’est la première fois que tu reçois ce message, peu importe, demande toi si ça résonne en toi, ne crois rien.

Connecte toi avec ton âme et observe, si ton âme te dis que c’est vrai, ne perd pas une seconde de plus de ton existence à servir de nourriture aux forces de l’ombre.

Élimine les passions basses de ta vie, haine, rancœur, envie, peurs, vices, aliments provenant de la souffrance d’un autre être, mensonges, ambition, égoïsme, tristesse, méfiance, tout cela génère des énergies négatives, nourriture pour les ténèbres.

Sois conscient de tes émotions et si dans certaines occasions tu te sens ainsi, change ton énergie, met une musique qui t’élève et chante, danse, respire, allume un feu, embrasse tes chats, ton chien ou ton animal de compagnie, sors dans la nature ou dans un parc, médite, fais de l’exercice , fais ce qui est nécessaire pour changer tout de suite cette énergie parce qu’elle est en train de servir de nourriture.

Sois toujours conscient, c’est la seule chose que je te demande, n’alimente pas les forces obscures.

Alimente ton âme avec tout ce qui t’aide à t’élever, si tu t’habitues à vivre dans la fréquence de l’amour, ta réalité changera à ta volonté sans effort, c’est imparable, tu es un être puissant.

N’ai pas peur, libère ton esprit de la matrice, concentre ton attention sur ce que tu veux plus que tout, profite, sois heureux, souris, chante, danse, aime.

Voici un mantra qui t’aidera :

Je suis la porte ouverte que rien ni personne ne peut fermer
Je suis la santé parfaite dans ce corps parfait qui Dieu a créé pour mon âme
Je suis le cercle magique de protection invincible autour de moi, qui repousse tout élément perturbateur et tout danger qui essaie de pénétrer pour me nuire
Je suis la perfection dans mon monde

– Alejandro Jodorowski


et ci-bas, JP, un de nos fous préférés, via mon ami Anumoda…

more food for – more – thought…

distanciation mentale

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♥♥♥ – 6/5/2020 (2)

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ? 

traduction: vous devriez toujours garder une certaine distance entre vous et les phénomènes que vous percevez.. lorsque vous prenez conscience de votre «capacité d’observation» davantage que du monde extérieur, vous êtes alors subtilement passé(e) de l’autre côté… Mooji

du jus dans l’clavier, dans les doigts et dans l’popotin aujourd’hui le chroniqueur, alors hop ! une deuxième chronique quotidienne… avant d’aller jouer coté jardin… et forêt…

c’est qu’après avoir été témoin d’un grand courant de recherches extérieures à soi chez plusieurs de mes ami(e)s FB afin d’identifier autant les causes de la situation actuelle que les responsables et leurs potentielles intentions et manipulations – faites vos propres recherches qu’on nous dit – il me semble que le balancier doit revenir par en d’dans…

car trop grand et complexe le monde out there, trop de peut-être, et trop nombreuses les possibilités de causes et de scénarios à l’extérieur de soi… et nous trop loin de tout ça, trop confiné à soi-même et à nos regards et émotions…

me semble qu’on va finir par se perdre dans cette quête extérieure si on ne fait que chercher à l’extérieur de soi… out there… ou ne trouver que matière à réflexion déconnectée de soi… fondée sur du peut-être, des il paraitrait que et divers vidéos Youtube à voir absolument avant qu’on ne les retire

cette quête extérieure qui ne satisfera jamais notre soif profonde… notre soif ultime… notre quête fondamentale… ce besoin inné de sécurité et de liberté… en ces temps d’incertitude totale dans le monde des humain(e)s…

car me semble que l’objet recherché est dans le sujet… le monde extérieur est en soi… ou du moins qu’une réflection de ce petit soi séparé du grand tout ça…

en soie ce soi… alors tout doux sur nos certitudes et sur nos opinions sur les autres… car un peu toujours que nous-même face à nous-même…

avant de se pencher sur le monde, identifions nos filtres de regard… car le monde extérieur n’existe pas à l’état brut… que notre regard que nous lui faisons porter… et notre regard est obstrué…

ce qui nous empêche de voir clairement…

1- mes propres insécurités projetées sur les autres
2- le désir de préserver mes plans tels qu’ils étaient
3- mon attachement au passé
4- mes croyances limitatives…
5- mon besoin d’être confirmé
6- ma peur de l’incertitude

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et pour crémer ces quelques mots, notre cher Eckhart à ce sujet… une valeur sûre en ces temps incertains…

fermer la bouche et ouvrir son coeur

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♥♥♥ – 6/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ? 

on vit une situation exceptionnelle… tout le monde marche sur un fil… le monde entier… des milliards de personnes confinées, ou semi, des milliards de vies bouleversées…

le monde entier est sur le qui vive, sur le qui-suis-je, sur le où-vais-je et le que faire

notre suite, en tant qu’humanité, est incertaine… et inquiète…

tout est up in the air…

on nous avertissait de quelque chose depuis un bout de temps, alors on s’attendait à de quoi… et c’est ce quelque chose qui s’est manifesté… et qui se déploie à chaque jour… avec des conséquences inconnues et incertaines…

le passé ne tient plus vraiment, et l’avenir est maintenant…

le monde entier est devenu un grand laboratoire à aire ouverte… et personne ne sait, alors le monde doit redevenir humble…

alors même si le monde est inconnu et incertain, même si tout le monde est émotif, nerveux, anxieux, suspendons nos jugements pour le moment… car tout est trop frais, tout est trop à vif

et décidons de chercher des solutions plutôt que des coupables…

car nous sommes tous et toutes responsables de cette situation… responsable de ce qui passe et surtout de ce qui se passera… et tout le monde fait et fera du mieux qu’elle et il peut… au meilleur de nos connaissances en plein mystère…

le meilleur comme le pire se manifeste et se manifestera…

investissons nos forces et nos énergies à prendre acte de ce qui se passe, à simplement l’accepter même si étonnamment surprenant, à réaliser que personne ne sait vraiment ce qui se passe et se passera, ni les scientifiques, ni les gens du service public, ni les gérant(e)s d’estrade… ni les soumis(es), ni les rebel(le)s

tous et toutes des novices en la matière…

alors pliiiise, arrêtons de chiâler et prenons soin les un(e)s des autres…

car nous sommes toutes et tous humaines et humains, tout simplement…

et notre coeur est bien plus grand que notre bouche…

alors Manon, pèse pas sul’piton…


ci-bas, un texte anglais traduit et adapté maison comme rappel collectif…

OK et respect… prenons soin les un(e)s des autres…

alors que les gouvernements tentent de trouver divers moyens pour revenir à une certaine nouvelle normalité, n’oublions pas:

certaines personnes ne sont pas d’accord avec la réouverture suggérée… OK et respect…

d’autres prévoient toujours rester à la maison… OK et respect…

d’autres encore ont peur de contracter le virus si une deuxième vague se produit…
OK et respect…

certains veulent retourner au travail en espérant pouvoir éventuellement sauver leur entreprise ou leur maison… OK et respect…

certains sont reconnaissants de pouvoir enfin subir une intervention chirurgicale qui avait été reportée… OK et respect…

certains vont pouvoir recommencer à se chercher un emploi après des semaines sans revenus … OK et respect…

certains porteront des masques pendant des semaines… OK et respect…

certaines personnes se précipiteront pour se faire coiffer les cheveux ou se faire faire les ongles… OK et respect…

le fait est que tout le monde a des points de vue/sentiments différents… OK et respect…

nous avons chacun chacune une histoire différente…

si vous devez rester à la maison, restez à la maison. OK mais respect…

si vous avez besoin de sortir, respectez les autres en public, avec respect…

ne jugez pas les autres humains parce que vous ne connaissez pas leur histoire…

nous sommes tous dans des états financiers, émotionnels et mentaux différents de ce que nous vivions il y a des mois.

Alors souvenons-nous, et par dessus tout, respect…


et un article de réflexion intéressant

https://www.acsh.org/news/2020/04/22/coronavirus-and-fallacy-false-dilemma-14736?fbclid=IwAR2TeURFFJ5Lxh6cHb9i409mPiUR4U6OACIK6g2LqQXBAWXijYOOA9kRvSk

discernemental

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♥♥♥ – 5/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ? 

traduction: ton mental va toujours croire ce avec quoi tu le nourris… nourris-le d’espoir, de vérité, d’amour


selon le Larousse en ligne: 

information :

action d’informer quelqu’un, un groupe, de le tenir au courant des événements

tout événement, tout fait, tout jugement porté à la connaissance d’un public plus ou moins large, sous forme d’images, de textes, de discours, de sons…


dis-moi ce que tu lis et écoutes et je te dirai ce que tu vas croire…

trop d’information c’est comme pas assez…
une information, des informations… désinformation…

ces temps-ci, nous sommes en période d’indigestion informative... et désinformative… ou mésinformative…

on peut y lire et voir tout, et son contraire… et vice et versa…

même les scientifiques ne sont par unanimes sur tout, ni même sur rien… alors imaginez nous pauvres ignorant(e)s… nous qui en savons juste assez pour penser qu’on sait, et qu’on se prononce, mais pas assez pour savoir qu’on ne sait absolument rien car si complexe tout ça… mais on se prononce quand même…

nous en avons beaucoup – trop – et de toutes les couleurs et odeurs – à nous mettre sous la dent mangeuse de niouses… et pour nourrir notre – malade imaginaire – mental…

on dirait qu’un des effets les plus pernicieux de cette pandémie est ce virus informatif qui se propage autant via les médias mainstream, ceux dits alternatifs que sur les réseaux plus ou moins sociaux…

les bibites numériques circulent vite et bien et font bien des dommages… elles nous grugent et transforment notre tête fromagée en emmental…

elles pénètrent nos organismes biologiques et intellectuels par nos yeux et font du ravage entre nos deux oreilles… affectant jusqu’à notre coeur, notre confiance que nos émotions, et notre moral en général…

nos signes vitaux peuvent même en être affectés… le coeur a peur, et ses raisons, et bat la chamade… la tête quant à elle s’emporte… et nous transporte vers des mondes imaginaires… et des maladies bien réelles… du moins de gros malaises…

ce virus informatif nous rend tous et toutes un peu fous et folles, confus(es), mêlées, écartelé(e)s entre les multiples possibilités…

et ceci et cela… et/ou pas…

personnellement, suite aux vidéos postés hier matin ici sur la situation en certains CHSLD, vidéos troublants, déchirants et bouleversants (nous avons été nombreux à être ému(e)s), j’ai senti le besoin de décrocher pour la journée car trop à l’envers dans mon ptit coeur… et ma ptite tête…

malgré qu’il faille que ce type de réalités difficiles soit diffusé, ce que les médias sociaux permettent, un moment donné, trop c’est trop… même que juste un ptit peu finit par être trop ces temps-ci…

car les temps sont fébriles, and so are we…

alors à un moment donnée, assez l’overdose de mauvaises nouvelles…

et hier, la tête, le coeur et la panse à pensées trop pleine, je suis allé jouer dans le jardin et la forêt, gratter, nettoyer et rateler la terre… sentir du vrai air…

pour digérer, et aérer mon esprit… et regardez ce qui m’a trouvé…

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en fait, le problème avec l’indigestion surinformative n’a rien à voir avec les médias ni avec les messages diffusés… qu’un buffet de plus en plus illimité qui offre un choix éclaté de mets de toutes sortes… un grand buffet smorgasbord ouvert… all you can feed and readand watchand choose… or not…

rien qui ne saute sur nous, toujours nous qui choisissons ce que l’on se met devant nos yeux, sous la dent et dans la tête…

mais après avoir mangé, vient un moment où il faut arrêter de manger… ça prend un temps pour digérer… on découvre même qu’un ptit jeûne une fois de temps en temps est requis et fait beaucoup de bien à l’organisme…

sinon on finit par faire une crise de foi… et de foie… et on ne sait plus à quel sain d’esprit s’avouer…

pas de problèmes comme tel avec les médias… ils ne font que s’offrir à nous… chacun avec leur croyances à vendre… et leur choix d’information à présenter…

qu’une business les nouvelles, rien de nouveau dans les écrans…

à nous de voir combien et quand… et quoi…

alors discernement requis… beaucoup de discernement… car l’indigestion nous guette tous et toutes…

CHLSD et etc. / hallucinant badtrip

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♥♥♥ – 4/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ? 

«traduction maison»:

je ne suis pas impressionné(e) par tes opinions, par ta soudaine illumination face aux problèmes du monde, ni par tes récentes grandes réalisation de ce qui se passe à la grandeur de la planète, ni par tes savants postulats backés par des vidéos Youtube, ni par la relative «fakitude» ou véracité de tes sources alternatives ou encore par le résultat «de tes propres recherches» effectuées sur le web,

je veux simplement savoir si tu peux écouter ce témoignage d’une douzaine de minutes des mots d’Amina Khilaji lus par Catherine Dorion (devenu viral sur FB) et oser être touché(e) par ce qui se passe dans les CHSLD et autres endroits du genre, par les vieux qui crèvent seul(e)s dans des conditions inhumaines, par la lamentable réalité de leurs aidantes, cette catastrophe humaine qui se passe tout près d’ici, sans te réfugier dans ta tête en nous mettant en garde quant à ce qui risque de se passer loin d’ici éventuellement…

ce matin, sans mots, bouchée-bée, après avoir visionné les 2 témoignages-vidéos ci-bas à quelques reprises, je ne peux rien écrire…

sous le choc… et gêné dans notre humanité…

et me sentant en partie responsable – personnellement et socialement – en tous cas concerné, par ce grand gâchis…

sous le choc d’entendre la réalité horrible de ce qui se passe ici, tout près de chez-nous et chez-vous… ce que nous ne voulons ni voir ni savoir…

sous le choc de savoir ce qui se vit juste là-bas, tout à côté… par des gens de bonne volonté… «nos» frères et soeurs, «nos» ainé(e)s… «nos» institutions…

je suis peut-être juste trop émotif… mais très mal à l’aise quand même… je ne pense qu’à ça depuis hier…

je sais, le monde est plein de misère humaine depuis toujours… famine, misère, abus et violences… mais cette misère désormais frappe juste ici, dans le mou, jusque sous nos masques, jusque dans nos écrans…

en attente d’un appel pour aller aider, appel qui ne vient pas… pas encore du moins… en attente et la chienne au cul mais le devoir au coeur… splitté entre la peur et le devoir…

mais comment ne rien faire devant cette situation ?

alors désolé mais quand j’entends les longues explications virtuelles qui questionnent la réalité de cette pandémie, quand je reçois les références de vidéos à voir absolument, la menace à notre liberté personnelle éventuelle et autre bla bla bla de tête, je n’écoutes plus, ni n’entends davantage… mais je sens la peur et l’inconfort qui grondent down there… en moi, en nous, en vous… malgré les mots, en-deça des mots…

car sous le poids d’une certaine réalité, il me semble que nous sommes en train de perdre une part de notre humanité et de nous réfugier dans les beaux mots et concepts savants…

mais comme disait l’autre, on pense qu’on en sait juste suffisamment pour croire qu’on sait de quoi on parle, mais pas assez pour savoir qu’on n’en sait absolument rien…

oui je sais, plus sexy de dénoncer les grands complots et de jouer au Che Guevarra des zinternet que de parler de pipi et de caca chez les vieux… tout en avançant nos savantes analyses politiques…

la désolation frappe tout près de chez-nous… mais veut-on la voir ? et la savoir ?

mais un moment donné, faut regarder… alors osons regarder, et sentir… ça commence là non ?

alors les mots ce matin, bof…

alors sans mots, je transmets bien humblement et en tout respect ces bouleversants témoignages…

 


et si vous êtes capables d’en prendre un peu plus, Amina a posté ceci ce matin sur FB… faut que ça se sache et que ça se voit…


et ci-bas, un reportage de Isabelle Hachey qui a passé 5 jours en CHSLD… alors ceux et celles qui répètent que les mainstreams, c’est juste de la propagande, on repassera OK ?

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acquis l’eut crû est cuit

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♥♥♥ – 3/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ? 

traduction: si l’année 2020 a quoi que ce soit à nous apprendre jusqu’à maintenant, c’est d’apprécier chaque moment, et de ne considérer aucune journée, rien, ni personne comme acquis…

habituellement, on vit toujours un peu par en avanten fonction de… on a hâte, on se prépare pour, on prévoit, on planifie…

rien de mal à ça… normal, humainement normal… de vivre ainsi dans un élan vers… car la vie est aussi un élan… faut simplement pas se perdre dans l’élan, trouver l’entre deux… pas si simple… car on ne nous éduque pas en ce sens…

et, comme c’est le cas maintenant, quand on ne peut pas vivre par en avant car trop pincertaine l’actualité, on se réfugie dans le passé… d’où le concept du bon vieux temps… mais qu’une réalité virtuelle…  qui a peut-être déjà existé mais de laquelle ne reste que des restes, des miettes…

et en plus, comme ce passé, autant imparfait que composé, a rarement été à la hauteur de nos attentes, on le décore toujours un peu dans nos souvenirs, ou on omet des détails moins plaisants… on recrée toujours le passé qui est pourtant encore enregistré dans notre corps et dans nos souvenirs…

quand on ne peut plus rien tenir pour acquis, tout est à risque, tout est up in the air… en suspens et en suspension… qui vit ici maintenant ne sait pas et qui vivra verra…

quand on ne vit par en avant ni par en arrière, on ne peut que vivre maintenant…

mais on ne peut alors se tenir après rien de solide, le plancher glisse sous nos pieds et les fleurs du tapis se mettent à dépasser pour qu’on s’y enfarge… car les fleurs du tapis sont toujours réelles maintenant… même si elles semblaient avoir disparu… on ne les avait que caché sous le tapis de la vie…

bien sûr que pour les gens qui travaillent toujours depuis la mi-mars, et/ou pour celles et ceux qui ont des enfants à la maison, celles et ceux qui tiennent les choses en place en ce moment, ce moment présent implique une grand intensité… moment présent 101 à  temps plein…

tandis que pour les autres, en confinement, seul(e)s et sans enfants, la plage horaire est grande ouverte sur une mer de temps… implanifiable et imprévisible…

s’il peut sembler relativement simple de vivre dans le moment présent sans moindrement pencher par en avant, de vivre dans le moment, dans l’instant, sans fuir dans un avenir imaginé de toute pièce, rien de plus compliqué comme on le constate…

pas si simple de vivre ce fameux moment présent… pas toujours un cadeau le présent…

car il file toujours ce fichu moment, il ne fait que passer, il se fout de nous… il nous glisse entre les doigts, il se pousse par en avant…

on ne peut alors que vivre en acceptant la futilité du temps qui passe, en observant chaque respiration, chaque pensée, chaque émotion… et en recommençant à l’infini…

en acceptant tout ce qui monte, autant pensées, émotions que sensations….

en les reconnaissant pour ce qu’elles sont, en disant oui à tout ce qui monte simplement parce que ça existe… et que ces pensées, émotions et sensations laissent une plus ou moins forte impression sur et dans notre corps…

rien ne reviendra comme avant

ces jours-ci, impossible de retourner dans ce passé qui n’est plus, ce passé imparfait et composé de trop de vitesse, de consommation, d’exploitation de la planète, de déplacements planétaires…

et pas plus possible de se projeter par en avant, sans se risquer dans des projets qui ne verront très possiblement jamais le jour…

nous sommes condamné(e)s à vivre maintenant seulement… même si on tente de faire des plans…

et si on fait des plans, on doit les faire dans le sable pour le moment, prêts à les effacer et à recommencer comme la vie le dictera…

et faire confiance que lorsqu’il sera temps de bouger de nouveau, ce qui devra être fait sera fait, au bon moment, dans le bon contexte, avec la réalité du moment…

le passé est toujours présent maintenant en soi, mais il n’est plus comme tel, on ne peut que cueillir ses fruits, profiter des leçons que ce passé aura laissé en nous comme traces…

le futur est aussi déjà maintenant, mais il est en gestation, il n’est que graine, que semi réel,  que semis pas encore sorti de terre… à l’ombre, dans l’humidité, en gestation…

l’avenir est enceinte et vit sa grossesse en ce moment…

apprécions-le car parait que la grossesse est un superbe rite de passage, un moment de grâce… un temps plein de vie, plein de projets qui, on sait prendront forme seulement plus tard, alors, lorsque la vie en aura ainsi décider…

mais pour le moment, le monde est en stand-by...

particulièrement, en ce dimanche matin qui a retrouvé son caractère sacré… pour la plupart d’entre nous car il y en a encore qui travaillent fort en ce jours des soignants…

et si on décrétait, comme c’était le cas dans le bon vieux temps, que dorénavant, dimanche serait un jour béni pour la majorité d’entre nous, une journée d’arrêt sur le présent, une journée cadeau de la vie ?

now day…  au soleil comme sous les nuages… la cerise de la semaine…