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écrire pour écrire

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (51)…

qui suis-je ? qui êtes-vous ? qui sommes-nous ?

pour plusieurs d’entre nous, on vit et on se questionne, un peu, beaucoup, passionnément, excessivement, en ce sens… question à 100 $, réponse qui ne s’achète pas, qui n’a pas de prix… réponse tout court ? car y a-t-il réponse à cette question ? qui répond à qui ? péril en la demeure…

j’aime bien l’affirmation qui veut qu’on ne soit pas un corps habité par un esprit mais plutôt un esprit logé temporairement dans un corps… changement de perspective… un peu abstrait encore mais piste intéressante à fouiller, à suivre néanmoins…

plus on avance en âge, plus le corps s’abîme et plus cette perspective est réjouissante, plus elle fait sens … on apprécie et on est attaché à notre corps, notre bolide dans cette course folle, utile pour traverser la vie, mais à mesure qu’il s’use, on apprend graduellement à s’en détacher… en fait il nous quitte morceau par morceau avant qu’on le fasse soi-même… vite, quitter le navire avant qu’il ne s’échoue…

et autant ce corps est notre refuge, notre home en ce bas monde, autant il constitue une prison dans laquelle on reste pris, logé, fixé… autour et dans lequel se logent et s’attachent, se figent pensées, sensations, émotions… et autour duquel on s’identifie, on s’ancre… pour éventuellement s’en détacher de nouveau… bébé, on apprend à s’y loger, à le faire fonctionner, à l’utiliser, à l’exploiter au maximum et lentement mais sûrement, le processus inverse prend place…. prise de possession, appréciation et détachement… et une obsession croissante pour la santé… proportionnelle à notre crainte de la mort… la santé à tout prix… en vain… mais tout de même…

corps à corps avec ce corps… relation amour-haine… jusqu’à ce qu’on dépasse l’attachement… mon corps ? le mien ? juste à moi ? je suis mon corps ou mon corps me suit ? donc pas qui mais que suis-je ?

nous sommes un… donc je suis toi ? tu es moi ? nous sommes la même chose ? la même grande personne malgré nos différences, nos distinctions personnelles, notre prétendue séparation… théorie qui demande à se confirmer… et au plus vite tant qu’à y être… j’invite la réponse en la demeure…

cette finitude imposée par l’attachement au corps physique, aux pensées émotions et sensations qui s’y rattachent, est oppressante, limitative, étouffante… on veut le monde entier, s’y fondre, le prendre en soi, mais on se frotte aux confins de ce corps… à sa petitesse, sa petitude, sa limititude… aux limites de sa personnalité, de son petit moi… dépasser ses limites, les limites du moi… sortir de son toi, vivre à ciel ouvert… où est-ce que je commence et je finis ?

ouvrir son esprit – l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne selon Ariane Moffat, salut la belle – agrandir ses horizons, prendre le large, s’approprier le monde, encore, redevenir Dieu, le tout, le grand Soi… redevenir Sol – pauvre petit de moi, salut Marc – sur lequel reposent nos pieds… c’est vermouilleux, surtout avec cette pluie… de mots…

s’illuminer soi-même pour mieux voir le tout… on nous dit qu’ on ne peut se battre contre la noirceur, on ne peut que s’allumer, ouvrir la lumière… turner on la switch de la conscience et de la compréhension ultime… parfois, léger, de plus en plus libre, on y touche presque, on a le doigt dessus… parfois, on ne se souvient même plus que ça existe, qu’il y a une switch… pris dans les pensées, émotions, sensations… pris dans le noir… 100 % humain…

garder espoir, avoir la foi que notre chemin mène directement à la source, à la grande switch cosmique, grande farce comique, l’arrivée est le départ, envoye à maison… comme dirait Krishna Das, c’est inévitable que nous y arriverons… malgré les détours que nous prenons car nous semblons apprécier le trajet et non seulement la destination… se perdre pour mieux se retrouver… l’effort en vaut la chandelle car ce n’est peut-être pas une switch après tout qu’on cherche, c’est peut-être une flamme…

donc restons ouvert(e), prêt(e) à tout… trouver… prêt(e) à chercher, à quêter… une vision, une réponse, un signe, un indice… qui nous mènera à la prochaine station sur le grand chemin de la croix… qui nous mène à nous-même, qui nous mène à tout… tout le temps, partout… ici maintenant… tadam !

pas fou ce Einstein !

bonne route… aujourd’hui…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (50)…

merci pour vos yeux, merci pour vos mots… ami(e)s facebook… touché droit dans la cible…

flot de mots, de gouttes, la flotte, flot de maux, mots d’âme et d’esprit, pluie qui continue les travaux de nettoyage, de l’âme, du coeur, du corps… corps de souffrance, corps dense, corps à corps avec la mort… corps d’errance, danse dense…

de cette source trouble, de ce courant intérieur, émerge une vie qui veut continuer, un filet pour se battre, faire sa place, pulser de tout coeur, atteindre le coeur de ceux et celles qui restent, ceux et celles qui pleurent, qui souffrent… et se souviennent… de vivre…. malgré la mort au terminus…

ce matin, avec la mort flottant autour, j’ai eu envie de confronter la vie, la baver, la braver, de lui dire : envoye ! teste moi, fais ta smatte, fais moi signe… puis un courriel arrive… un signe ? en tous cas, je lui donne ce sens, je le prends ainsi, à tour de bras… à bras le corps…

dans ma boîte de courriel, une invitation d’Amnistie internationale qui m’offre de sauter dans le vide pour la liberté d’expression, moi qui découvre l’écriture depuis 50 chroniques… moi qui a le luxe de dire tout ce qu’il pense, moi qui a comme peur ultime le vertige, la hauteur, sauter dans le vide, sauter pour la vie comme d’autres sautent dans la mort…

nous qui, ici, avons le luxe de chialer jusqu’en en faire un sport Olympique, nous qui avons le luxe de nous plaindre sur les ondes publiques et privées, de réclamer la démission de nos politiciens, nous qui jouissons de la liberté d’expression jusqu’à en dire des niaiseries…

et instinctivement, yes ! engagez-vous qu’ils disaient… la peur ultime… 10-4… sauter pour la vie, sauter pour ceux et celles qui ne peuvent se permettre de dire quoi que ce soit, sauter pour ceux et celles qui sont opprimé(e)s, brimées, écrasé(e)s… et récolter quelques centaines de dollars du coup pour ceux et celles dont la vie en dépend…

comme j’aurai besoin d’aide, n’ayez crainte, je vous en reparlerai… et si d’autres parmi vous avez aussi envie/besoin de sauter dans le vide …. voici le tremplin… c’est pour une bonne cause, une cause juste, celle de la défense des droits humains…

http://www.amnistie.ca/site/

et cliquer sur sauter…

vu sur le site d’Amnistie Internationale : écrire ça libère… un projet de correspondance avec des prisonniers politiques…. oh que oui !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (49)…

depuis ce matin, le petit homme de coeur se sent comme le temps… ça tombe, ça coule, ça grise, ça averse la larme, l’alarme à l’oeil… pas le troisième, mais le bon… l’oeil qui voit tout, celui qui pleure… est-ce la journée qui déteint sur moi ou moi sur elle ? ou un peu des deux ? car la larme à l’oeil devient prisme dans l’oeil de la tempête…

être de terre, humidité émotionnelle, bouette existentielle… écrire, s’écrire, tire-lire, ça me prend tout mon p’tit change de vie… mourir un peu… ou à petit feu… une vie qui ne fera pas long feu…

ma fille vient de m’apprendre ce matin qu’un jeune ami de la famille élargie a été retrouvé mort… suicidé… mort de et à lui-même… par lui-même ? mort dans l’âme, jeune âme… peu importe comment et pourquoi… la mort quand même… une mort qui affecte large… une mort familiale élargie, notre mort à nous, tous et toutes, grande famille planétaire… mise à mort autonome d’un autre jeune homme de la tribu, désespoir du clan complet…

je pense à ses proches, ses parents, son frère, à ma fille, près de ce jeune depuis l’enfance, seule et triste en Arizona en ce moment et que je voudrais serrer dans mes bras, paternellement, je pense aux ami(e)s, à nous, lointaines connaissances, à moi, pauvre petit moi apitoyé sur mon sort, sur son sort… et son ressort… prêt à bondir… mort dans l’âme, larmes aux yeux, larmes tranchantes et cinglantes… acide lucidité..

journée d’eau, jour de flot, flot de mots, mots lourds de sens, jour de larmes et de sauts… vers l’inconnu… et tout à coup, un courriel… signe providentiel… qui fait sens… tout à coup…

pris dans ce marasme humide et bouetteux et vaseux, dans ce cul de sac intérieur, s’éveille en moi une force de vie, un instinct de mort tirant vers la vie… vers la liberté… d’expression… de larmes, de mots ou de quoi que ce soit… émotions, énergie en mouvement en effet…

la vie pure et dure, qui frappe dans le dash, qui nous arrache à ce petit confort que l’on tente de mettre en place, en nous et autour… dans ce vaste monde qui tourne sur lui-même et sur nous, rempli d’autres petits nous, ce monde qui ne demande pas la permission de frapper… ou de caresser… mais surtout à éveiller…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (48)…

tourner la page, fermer la porte et continuer son chemin… ne plus regarder en arrière… ni en avant d’ailleurs car celui-ci n’est qu’un passé qui s’ignore… maintenant, porte d’entrée en soi… et en velours… doux, doux… simplement, ici, maintenant, totalement…

la vie est faite d’aventures, d’expériences, certaines faciles et plaisantes, d’autres moins… certaines ici, d’autres loin… les unes courtes et intenses, les autres lentes et marquantes… certaines porteuses de grandes leçons de vie, d’autres plus… difficiles à saisir… plus lentes à intégrer, plus subtiles à laisser faire impression sur notre âme… ni bonne ni mauvaise l’impression,,, juste une impression… gentille pression éclairante… qui fait fléchir notre point de vue, notre perspective, qui nous réfléchir et fléchir à nouveau, re-fléchir…

parfois la voie à suivre n’est pas claire… on veut quelque chose qui ne se manifeste pas… ou pas facilement du moins.. on persévère ou on lâche prise ? on laisse aller ? on remet ça à l’existence ? in god we trust ? ou non, et on prend l’affaire en mains, on fait la job soi-même, une job de bras… on va au bout de ses rêves et de ses intentions et on se bat avec vigueur… ou pas, et alors on abdique et accepte… même si la deuxième option semble la plus raisonnable, parfois faut foncer, forcer et faire un effort… oser risquer rentrer dans le mur… pas facebook, le mur de la vie, le dur de dur… justement ne pas être toujours être raisonnable car la raison, la raison…

quelle finesse que de savoir distinguer entre continuer, persévérer, aller au bout et lâcher prise et rendre les armes… OK ! I give up… jusqu’à la prochaine fois… car les leçons sont infinies et perpétuelles, les occasions d’apprendre s’offrant sans cesse à nous… si nous voulons les voir et les laisser nous transformer… pour le meilleur… et pour le dire…

écouter, suivre son coeur, je veux bien mais je ne l’entends pas toujours celui-là, je ne comprends pas toujours ses messages, je ne compréhendes pas exactement tout à fait, je ne suis pas bilingue côté coeur… le coeur ou la raison, l’argent ou la vie, l’enveloppe ou la chaîne…

je me suis souvent fait dire que je suis un homme de coeur mais entre vous et moi, je ne sais même pas ce que ça veut dire ça, être un homme de coeur… peut-être pas besoin de savoir après tout… juste l’entendre, le prendre et faire confiance… au coeur en soi… au coeur en soie, doux doux… laisser son coeur faire la job même si on ne sait pas…

mais je sais que je suis aussi un homme de tête, un gars d’idées, de convictions, de jeux de mots en devenir prêts à me popper au visage en tête ou en bouche, un être plein de croyances qui ne demandent qu’à être confirmées ou infirmées, infirmes mes croyances car insatisfaisantes, trop petites pour englober cette vastitude… je ne suis pas mes croyances… good ! parce que ça tourne en rond ces affaires-là… portes battantes flipfloppantes…

une être d’instinct aussi, qui suit ses feelings, ses guts, ses trippes, son intuition – intuition masculine ? – une bonne affaire ça suivre son instinct ? on s’en reparlera…

bref tout ça pour dire que c’est complexe la vie hein ?

avec tous ces morceaux à harmoniser, tous ces besoins, désirs, idées, rêves, pulsions, instincts à assouvir ou à prendre conscience de et abandonner… apprendre à se dévêtir de… enlever les couches, les pelures, de soie en soi ou de bananes sur le chemin… délaisser ses peaux de serpent… se dénuder, ne devenir rien… d’autre que soi… totalement, simplement…

et suivre son coeur qui ne sait pas toujours où il va…. mais qui, j’imagine, mène toujours ici…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (47)…

soleil chronique dehors, pause chronique dedans…

OK autre coming out ;-), ça sera pas le premier… faut que j’me slacke le coming out sinon ça lèvera plus, ça ne sortira plus… du tout… ou plus ou moins… que plus, en tous cas ! on se comprend…

des fois, je me dis qu’il faut pas que j’écrive trop, que vous lisez pas assez vite pour la quantité de mots qui veut sortir de moi, pour tout ce que je veux écrire, tout ce qui veut s’écrire via moi, y en a au moins pour deux, ou vu autrement, et plus transparemment, j’ai peur d’envoyer trop de mots pis que le monde dise : y est too much lui ! même si je sais que vous êtes libre de lire ce que vous voulez… ou pas… anyway, mes affaires à moi ça…

donc j’ai pris une décision : je vais écrire un livre, j’sais pas sur quoi au juste, de quoi exactement ou à peu près, mais un livre… ça sonne le fun de dire ça ! et de le lire… à haute voix… ou tout bas…

je deviens boulimique de mots, de jeux de mots, ils dansent dansent dansent dans ma tête… et veulent faire les feux d’artifice naturels… même sans moi… possédé par les mots… animé par les mots, à dessein animé… Sol sors de ce corps… comment rendre la folie créative, soit on est fou ou artiste.. ou artiste fou…

et dans ces chroniques-ci, car j’ai le goût de continuer ces chroniques pour le moment, tant que ça coule, vous aurez les dessous de l’écriture du livre, la mécanique intérieure, le struggle de l’écrivain tourmenté, et mental, plein de trous… dans l’histoire…

envie d’essayer d’écrire à long temps, plutôt qu’à court…de mots… au long cours de la vie… ou écrire à court terme et à plus long… en même temps… oui papa ! pis moment…

présent !

allez back dehors… bon soleil d’un coup….

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (46)…

attente téléphonique, attente mécanique, attente chronique… le temps d’attente actuel est de 20 minutes, merci de votre patience, restez en ligne pour parler à un agent… quoi ? 20 minutes ? OK… j’attends, sacr… rifice… 20 minutes, j’attendrai… j’attends plus ou moins patiemment… méchante pratique spirituelle que d’attendre sur la ligne… dieu répondra-t-il ? jesus is on the main line, tell him what you want… vieille chanson chrétienne bluegrass country humoristique qui flotte dans ma tête…

alors en attendant sur la ligne, ati chronique, chronique ati, passe le temps, écris le temps, tape les mots, tic tac, tic tac… écris à travers le temps… dans le temps… mets du silence à travers les mots… laisse le temps s’écrire, t’écrire, s’écheveler, s’égrainer… s’étirer et se livrer… clavier clavier dis moi ce que je dirai…

envie de marcher, longtemps, loin, des jours de temps… tant de pas, tic tac tic tac, des pas qui martèlent le temps qui passe, pour un marcheur, le temps se compte en kms, en pas… ou pas… Compostelle, West ou East Coast Trail… ou irais-je me perdre moi et mes pas ? sur quels sentiers irais-je m’égarer ? sentiers dans ma forêt simplement… déjà beaucoup… à suivre, ce sentier inconnu… vers l’inconnu tout au temps, tout autant… pour arriver ici, maintenant, tout le temps, ici et maintenant, now, here, nowhere… tic tac tic tac…

allo georgette à l’appareil… je peux vous aider ? oui un instant !

OK ami(e)s liseurs/seuses de chronique 46, faut que j’y aille, à plus…

oui madame je vous appelle parce que….

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (45)…

cocorico, viens-t’en soleil, on t’attend… on nous en annonce encore aujourd’hui… on va en prendre encore, sans problème… 5h, nouveau jour, les ptits coqs au RDV… autant le entre 5h et 6 h du soir est introspectif, mystérieux, temps de retour à soi, petite mort, autant le entre 5h et 6h du matin est prometteur, tourné vers l’avenir et ouvrant sur le jour… renaissance…

OK ma ptite séance d’écriture du réveil… mon smoothie de mots… mon frappé littéraire… réflexion du matin qui tourne autour des besoins de base, habitudes, manies, passions, addictions, dépendances… les miennes… moi ça ? of course…

écrire est devenu pour moi une drogue, un must… premier geste du matin… me, vous, dire… bonjour… je ne peux plus m’en passer, ça me fait du bien, ça me fait me sentir vivant, créatif, allumé… écrire, parler, de moi, de tout, à vous, un vous que je ne connais même pas, un vous connu et inconnu, un nous flou, grand, vaste et imprécis, out there... mais un nous tout de même… incluant le petit moi… le petit toi, le petit roi…

si le quotidien est fait de routine, d’habitudes, de gestes répétés, parfois mécaniques, jour après jour, gestes qui structurent la vie, qui donnent un cadre ouvrant une fenêtre sur le monde… sinon c’est trop vaste le monde… en fait personne parmi nous n’est libre de cadre, qu’il soit familial, professionnel, idéologique, religieux ou autre… qu’on les choisisse ou les subisse, ils existent… bel et bien… clisse… comme dirait Monsieur Jean-Marc Chaput…

nous sommes tous et toutes des êtres d’habitude, moi le premier, vous aussi, plus ou moins j’imagine… réveil, lever, brossage de dents, déjeuner, métro & boulot ou job & char… ou pas… lunch, métro ou char, souper, rien faire, ou enfants bain/histoires/dodo, jour après jour, day in day out… jour après jour… avec quelques vacances déstructurantes ici et là pour déranger ce grand quotidien… ou des êtres allergiques aux habitudes, faut que ça change, vite et tout le temps… mais même game… sur sa tête…

tiens, par exemple, nous, on se rencontre souvent ici, à tous les jours ou presque pour certain(e)s, sur et via nos ordis respectifs… simple habitude ? dépendance ? addiction ? j’sais pas… vous ? qu’en pensez-vous ?

mais on se voit très très régulièrement en tous cas… vous faites partie de ma vie… et peut-être moi de la vôtre… comme Homier-Roy et son équipe qui sont passivement dans ma cuisine le matin… nous, on se parle à l’écrit, souvent, pour certain(e)s tous les jours, en fait on se lit, on s’écrit, on se like et se commente… on est en relation constante, vivante, nourrissante… quoi que virtuelle… on est reliés… d’une certaine façon… par les airs, par les ondes, par le fil téléphonique ou le cable optique… cordon ombilical…

il semble que les styles relationnels changent ces années-ci, pour certains du moins, moins de face à face, plus de Facebook, moins de tête à tête, plus de textos… différent, pas mieux pas pire… différent… mais on veut aussi voir du vrai monde… pas trop, juste assez…

si on vit seul, comme moi… et certain(e)s d’entre vous, cet agora est notre marché public… notre café du coin… ces formes de communication sont particulièrement précieuses, elles les sont pour moi en tous cas… je déjeune avec René, écoute avec soulagement et gratitude les bulletins de circulations que j’évite religieusement… j’écris sur mon mur, je cries à la lune, j’émets et je commets des mots opinions, réflexions, fanfaron, trois petits tours et puis s’en vont… contact avec le reste du monde, avec le monde normal… mais pour quelques temps seulement, pas trop… le reste, à l’interne, avec moi, en nature… me, myself and god… et le reste du monde… la création toute entière, la création sur terre… me perdre au monde…

entre nous, sentir le lien, la connexion, vos like et commentaires… parfois sentir votre regard sur mes mots, parfois les deviner, parfois les espérer, et parfois écrire pour écrire, simplement, sans attente, sans vouloir dire quoi que ce soit… sans savoir ni vouloir savoir… mais souvent votre présence me rassure, fait sens à dion, me fait me sentir humain, en lien avec mon prochain… ma prochaine… me fait me sentir faire partie de… être un parmi le tout, dans le tout… tout un, juste un… le tout… comme de sentir les arbres autour de moi ici me fait me sentir faire partie de… nature sauvage et nature humaine…

avec l’été qui vient, le contact avec la nature appelle plus fort, crie, s’impose, demande présence… de part et d’autre… tout s’éveille, la nature en nous, nous dans la nature… organicité, on veut sortir de la maison, où l’on fut otage tout l’hiver… et respirer, se déshabiller, sentir, se planter… les mains dans la terre… revivre…

allez, trève de réflexion, grève de connexion, on reconnecte plus tard, la terre m’appelle, ma mère m’appelle…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (44)…

fin de dimanche chroniquement ensoleillé… yes… à qui de droit, merci merci merci…

la slow life... pourquoi pas ? y a du slow food, pourquoi pas la vie au complet ?

aujourd’hui, dans le bois… on a monté le tipi au pied de la montagne, vous devriez voir comme c’est beau : un grand et haut et beau tipi rouge avec bordure bleue dans du vert forêt… le d’ssous de mes pieds nus sur la terre sacrée est vraiment heureux pis pas peureux…

aussi, mon coeur est comblé car 3 ami(e)s sont venus pour m’aider pour le tipi et on a joué de la guitare ensemble dans le sous-bois… et je me disais à moi-même comme ça : tu es chanceux d’avoir des amis comme eux et elle… des gens de coeur qui m’aiment et que j’aime, tel quels… what you see is what you get… non pas georgette, huguette 😉 et qui me donnent un coup de main au besoin, à qui de droit : merci !

apprécier chaque vie, décennie, année, mois, semaine, jour, heure, minute, seconde, instant… bzioup… ralentir le moteur, slacker son pompom, se slommoïser, sauver du gaz qu’on prend égal… cool down mon gars que ça me dit… tu t’en vas pas nulle part… prends ton temps, pis le mien, pis de toute façon, laisse tomber le temps… les arbres me disent de les regarder, les sentir, les tenir en compte… je les écoute car ils parlent tout bas, une voix de baryton basse racine…

et puis, écrire… écrire quand il pleut, écrire quand c’est gris foncé, ou pâle… ou gris neutre, gris drabe, et encore écrire quand il neige et slushe gris aussi, … écrire au soleil, jaune foncé… écarts dans les tons de verts bourgeons à l’infini… niché sous le ciel azuré et hop, une fleur rouge…

OK bref de bla bla, de quoi on parle ? qu’est-ce que je leur dit… non ! pas ça trop personnel… ça ? trop banal… ah ça ! non trop délicat…

et puisqu’il fait si beau, si on parlait de rien, du gros rien qu’on remplit la plupart du temps avec du n’importe quoi: du monde, des bébelles, de l’image et du son, de cell. et de textos un peu secs et courts à la longue… du rien comme le rien de la fin d’après-midi, entre 5 et 6 mettons… pas flou un peu pour vous ce temps-là de la journée ? ni le jour ni le soir encore…

du rien qu’on comble de «faire quelque chose n’importe quoi» car sinon la vie est plate… mais des fois, ça ne marche plus, y a plus rien qui nous distrait de nous-même… on devient résolu à aller au fond des choses, à dompter cette grosse bête en dedans… et puis on se rend compte qu’il y a pas de bête, juste une mental qui nous fait des peurs, bonhomme sept heures, mauvais quart d’heure, taw taw t’es mort sinon j’joues pus! …

on parle de rien OK ? qu’est ce que le sous-titre de cette chronique anyway ?

OK vous êtes revenu(e) après été voir le sous-titre ? good… rebienvenue…

on disait qu’on parlait de rien… d’ailleurs cette chronique… et son coupable mais lui on n’en parle pas… est inutile et fière de l’être… sans obligation de résultat, ni pour elle, ni pour lui ni pour personne… pas de pression qu’ils disaient… on ne s’en mettra pas nous-même right ?

bon ! tout a été dit au sujet de rien, notre but est atteint… rien a été accompli, good !

pour tout de suite et pour toujours, je nous souhaite beaucoup de rien, avec du temps libre en masse, du slow time, du slow food, du slow friend et pis du slow touttt…

slow slut à vous !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (43)…

regardez… this way… full full la moon… grosse grosse ze lune… là-bas… watch out ! look inside…

le maître qui pointe la lune… ne fixez pas mon doigt dit-il, regardez au loin, allez vers la lune, sur la lune… fly me to the moon… non allez-y vous-mêmes ! soyez dans la lune, ami(e)s lunatiques, soyez vastes… prenez vos ailes et volez vous aussi… déployez-vous… sur la lune and back… assoyez-vous sur le lune et dansez avec le ptit bonhomme qui y vit… qui y scie du bois…

heureux de sentir en moi comme chez plusieurs d’entre nous la force et l’impact de cette grosse lune de mai, heureux de savoir que nous sommes capables encore d’être en lien avec les éléments – terre, soleil, lune, étoiles, arbres – l’essentiel, le presque permanent, ce qui nous entoure depuis toujours et qui est en nous en ce moment… ce qui est plus grand que le petit nous passager, ce qui compte vraiment dans la grande danse de la création…

cette grosse boule de lune, cette grosse prune blanche, assez forte pour agir sur les marées, qui remue l’eau en nous… êtres semi-aquatiques composés pour une bonne part d’H2O… évidemment alors que cette grosse lune joufflue nous remue… nous émotionne et nous brasse l’aquarium… nous petits poissons d’eau douce… gouttes d’eau qui se perdent dans l’océan… océan et mer, pas la même affaire…

cette grosse lune de mai qui nous meut, nous bouge et nous secoue le mou… flouche flouche flouche… qui joue dans nos émotions – é/motions = énergie en mouvement – grosse lune catalysatrice, conspiratrice du plus grand que nous, actrice du cosmique… laisse sa trace en nous, sur nous… et autour…

grosse lune de mai qui annonce l’été, le réveil de la nature, hip hip hip hourra pour la réapparition du soleil hier, tour de magie divin… après la pluie des semaines passées pleines de gris, pleines de vie aussi… vive le jaune, vive le bleu, tiens donc, jaune et bleu ça donne du vert ça non ?

la vie qui revient après une incubation, l’éclosion après une période d’inclosion, bourgeons, champignons, boutons… l’explosion de vert après l’implosion du gris de vie… et bienvenue les bibittes, puisqu’il le faut, vous nous dites que les feuilles sont là… que la nature, allez pousse pousse pousse… c’est un garçon, c’est une fille, c’est un bourgeon…

et le cycle qui recommence, continue, se perpétue… la nature qui murmure, pure et dure, dure dans le temps et dans l’espace… laisse sa trace et s’efface… et recommence, poursuit sa danse, la transe danse, yé les vacances !

et les oiseaux qui chantent et crient la vie… qui se cherchent un chum ou une blonde pour copuler, se recréer, enfanter, fonder famille, le chant de la vie… cui cui cui…

et pendant pendant que la vie vit, que les astres dansent et balancent, moi je pense, dans ma tête, dans mon lit et ma forêt… à ces 4 mois de vacances… en avance… en errance en moi… beaucoup de temps, pour rien, du gros rien tout nu et juteux… n’être rien, nobody… disparaître de la face du monde, ne rien faire, faire rien, écrire, lire, ne rien dire… contempler, arrêter, jouer… tout court et de la guitare… jouer cool dans cette grande pièce de la vie… plutôt regarder se laisser jouer et se dérouler cette grande pièce de musique cosmique, poétique, lunatique…

des vacances pour être dans la lune, pour chercher la lune, en ciel et en moi, semiretraiter dans mes quartiers pour l’été… décrocher, tirer la plogue et revenir au neutre… semis à planter et laisser pousser, regarder la vie se déployer sous mes yeux, dans mes yeux, dans les cieux…

laisser le bon temps rouler… et le mauvais herbe pousser…

allez, tout le monde dehors !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (42)…

chronique de presque pleine lune… chronique… écoutez !

3 h 11… nos âmes hurlent à la lune, hurlent à la une… du quotidien…

brisant la brume de nos songes, de nos rêves, fendant d’illusion, tordeur de raison… lucidité de chronique qui nous empêche de tomber… dans les limbes, ou les craques du plancher, de glisser jusque dans le sous-sol de l’inconscient… rien-de-chaussures… à petits pas… de loups… gare aux loups… où prendre gare à vous ? au garde à fous… ouuuhhh…. dit le loup…

cris et chuchotements troublant le silence qui n’existe jamais, le silence d’or qui ne sera jamais car toujours plein… de silence, de sons, de bruits, de notes, de craquements d’âme, de pensées positives… ou noires… ou grisées d’espoir… dort silence, paroles d’argent et de temps… le silence dort dit l’agent…

tendez l’oreille… ou les deux… hurlement d’idées, écoulement incessant, goutte à goutte, coûte que coûte, égouté le chapelet de pensées… 1-2-3, comptez les moutons, où dit le loup ? tic tac tic tac, observez les idées… autonomes, génératrices… qui filent et défilent leur bobine incessante à notre insu, en dépit de nous… bla bla bla… et encore et encore… observez, observez… ça n’arrêtera jamais… court court le hamster, souris ! cheese !

écoutez le silence qui nous glisse à l’oreille, eille ! chuttt… silence… tu nous glisses entre les oreilles, entre les mains, entre les yeux… tu nous glisses sur la peau un cafard, sur le dos du canard… et glisse et glisse le silence… qui nous glisse entre les doigts, qui nous crisse patience… et la paix en soi… qui hérisse sans cesse cette paix, ce calme en soi… un calme de soie et de velours… qui nous plisse le front… nous impose son calme… ah this !

écoutez avec vos yeux… éclairez les pensées noires, blanches ou multicolores qui circulent sur le dos de vos paupières, qui reviennent sur les événements d’hier, et projettent ceux de demain, anyway même chose, plus qu’hier moins que demain… demain matin, les pensées m’attendent… dehors le silence… dors… jusqu’à la mort, plus fort que tout… la vie la mort, moi je sors…

écoutez avec votre peau… l’air nous la chatouille, tout ce qui vit nous frôle, c’est drôle, je sens rien, sauf avec la peau du nez… attendez, non ! oui ! je l’sens, je vous sens qui me lisez, qui me dites de continuer… à écrire à fleur de peau… à chair de poule, à peau de mouton pourchassé par le loup… ouuuhhh est-tu ? dit le loup… gigot d’agneau, soupe poulet et nouilles, menoum menoum dit le loup… qui hurle à la lune, loup du déssert qui hurle à la dune…

et goûtez avec votre bouche… tous les goûts sont la nature, dans le palais royal… sur la langue française et en glaise… pâteuse… espéranto ! égouttez les perles de vie, l’appétit d’une vie sans contrainte ni déni, le goût de rêver, le goût de vivre, ma vie, la vôtre, la nôtre, la seule qui existe… une à la fois et toutes en même temps…

sentez-vous le silence ? petite odeur de vie… de non-dit… sentez-vous… sentez autrui… vous et moi ? même défi, tous uni(e)s dans tous nos états, on dit oui à ce qui vit car ensemble dans cette pièce qu’est la vie, même si on a pas choisi… consciemment du moins.. on s’en souviendra peut-être un jour…

écoutez… avec tous vos sens, en alerte… bip bip bip… car Dieu nous parle, chuchote à notre oreille que nous ne sommes pas seul(e)s, que tout est divinement OK, que nous ne vivons pas en dehors de sa création, mais bien dans la sacrée boîte à sons… que nous sommes création…

ouuuhhh… dit le loup, l’entendez-vous ? me lisez-vous ? à plus me direz-vous… sioux