Archives pour la catégorie les chroniques inutiles

écrire pour écrire

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (41)…

aimer les autres comme on s’aime soi-même ? vraiment ?

pas certain de celle-là moi ! pas nécessairement très gentil pour les autres ça…

cette petite phrase – aimer les autres comme on s’aime soi-même – relue récemment, a retenu mon attention…et continue de le faire… et me chicote, me trotte dans la tête, me bogue, tellement que je dois mettre des mots là-dessus, broder autour, pour tenter d’y voir plus clair… j’ai des doutes sur les fondements mêmes de cette affirmation… car si on devait vraiment mettre ça en pratique, pas évident que le monde irait mieux… je m’explique…

cet hiver j’ai vécu une peine d’amour… je sais, je sais, je ne suis pas spécial ni le premier, vous aussi ça vous est déjà arrivé… ben oui, ça fait mal en ta… pis on finit par s’en remettre…

moi le grand indépendant devant l’éternel, le ptit guru de l’autonomie, le joe cool des relations, le finfinaud du «j’ai pas besoin de personne pour être heureux»… j’ai découvert que derrière le «pêteux de bretelles» relationnel, se cachait un ptit gars needy needy qui avait encore besoin de sa môman, qui la cherchait hors de lui… en fait, je me suis rendu compte que j’aimais l’autre plus que moi… ce qui est évidemment impossible en théorie, on sait ça vous et moi car on peut pas donner ce qu’on a pas… et pourtant, on peut se le faire croire et prendre ça pour du cash… pour un bout de temps…

j’ai réalisé qu’en projetant mon amour en dehors de moi, sur autrui, en pensant à l’autre plus qu’à moi, en m’attachant, en tissant un lien privilégié avec l’autre en dehors de moi, j’étais comme un beigne avec un gros trou au milieu… je vivais en périphérie de moi, je vivais en l’autre, pour l’autre, mais tout ce que je donnais, ou pensais donner, c’était pour être aimé par l’autre car moi-même je ne sais pas faire ça pour moi-même, par moi-même, en moi-même… de moi à moi… l’amour reçu de l’autre, le regard amoureux de l’autre porté sur moi me nourrissait, me faisait vivre et exister… bref je ne m’aime pas…

en principe, enfant, on reçoit de l’amour de nos parents, de notre mère en particulier, ce qui nous remplit, nous comble et quand c’est plus ou moins plein, ça se met à sortir de soi,  ça r’vole autour, ça se répand naturellement… de préférence sur un quelqu’un ou une quelqu’une qui correspond à l’image qu’on se fait de Roméo ou Juliette… ça c’est la théorie…

en pratique, tout cet amour qu’on reçoit, ça c’est si on a eu la chance d’en recevoir un peu, c’est pas toujours gratuit et inconditionnel… y a prix à ça… tu m’aimes donc je te dois… alors on apprend à aimer ainsi…  avec des conditions, des attentes…

dans le fond, on ne s’aime pas tant que ça… l’amour en soi est fragile, l’amour de soi pour soi est mou…

vous voulez une preuve que vous ne vous aimez pas tant que ça ? écoutez votre voix sur votre boîte vocale… regardez des photos de vous… parlez devant un groupe… faites une gaffe en public… y a pas grand monde de plus exigeant envers soi-même que soi-même… on est durs avec soi… pas sûrs de soi… prêt à pardonner à peu près à n’importe qui mais à soi ? ça grince dans les coins…

mais y a de l’espoir… graduellement, à force de recevoir des preuves d’amour, d’amitiés, à force de donner et de recevoir, d’échanger, à force de suer à travers les relations familiales, amicales et amoureuses, avec les années qui passent, avec la sagesse qui croît, on se rend compte qu’on a pas le choix, faut que ça parte de soi… faut être égoïste, prendre soin de soi et éventuellement, l’amour finit par grandir… et trouver son chemin…

on veut tous aimer inconditionnellement… mais la marche est haute, la route est longue… avoir des enfants est probablement l’expérience qui nous permet le plus d’expérimenter cet amour sans condition… et encore… ils ne sont pas si rares les parents qui, exaspérés, les nerfs à bout, s’en remettent à la DPJ… fouttent leur enfant à la porte… abandonnent car l’amour, pour grandir doit être donnant-donnant, réciproque…

et pour conclure, quelques mots de mon bien-aimé…

«la leçon fondamentale consiste à s’aimer soi-même si totalement que l’amour déborde et finit par atteindre les autres.  Je ne suis pas contre le partage, mais je suis tout à fait opposé à l’altruisme.  Je suis pour le partage mais tout d’abord,  vous devez avoir quelque chose à partager. Alors vous ne devez rien à personne, au contraire c’est à la personne qui reçoit votre amour que vous êtes redevable.  Vous devez la remercier car elle aurait pu refuser votre amour; elle a été généreuse d’accepter. C’est pourquoi j’enseigne l’égoïsme. – Osho

l’amour n’est pas une relation, c’est une disposition intérieure.

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (40)…

pleine lune en taureau, effet boeuf sur les loups… solitaires, seuls sur terre, solidaires… éveillés de la nuit… qui prient à la lune… heures d’éveil nocturnes…

sommes-nous plusieurs à sentir et ressentir cette énergie moonesque qui allège le sommeil, nous éveille en pleine nuit ? vous seuls pouvez dire… certain(e)s la maudissent cette lune pleine d’énergie car ils voudraient retourner se lover dans les vaps auprès de Morphée la belle, Morphée l’endormie, Morphée l’assoupie…

en tous cas, ici on la sent cette grosse boule qui tourne en cycles de 28 jours, elle qui donne du fil à retordre au calendrier de 12 mois… c’est d’ailleurs la lune qui a invité l’expression «13 à la douzaine», slogan phare des vendeurs de beignes de mon enfance… 13 lunes, un an, 12 mois… pas facile à rentrer dans la boîte de carrés de dates ça… lucky lucky 13…

l’ordinateur qui indique que des messages FB entrent pendant que j’écris ce message, ah ah… sous la lune, d’autres loups hurlent à leur mur… certains en Europe ou en Inde, là où la lune joue à cache cache en ce moment… mais d’autres d’ami(e)s d’ici… ouhh ! ouhh !

autour de la pleine lune, la nuit, tous les mots sont gris… comme les jours ces temps-ci… comme certaines âmes… ces jours gris sont for me formi formi drabes, formidables, ces jours-ci, ces jours free… ah ! simplement apprécier ce qui est pour ce qui est… pour qui désire le soleil et le ciel bleu, les nuages sont dans le chemin… mais pour quoi voit loin, le soleil brille toujours… ailleurs sur terre ou ici maintenant, derrière les nuages… question de vision, quête d’orientation, intention de perception… à l’image du bonheur toujours caché derrière le vague à l’âme, le soleil brille toujours derrière les nuages… la joie se cache au coeur de la tristesse, les pleurs au coeur de l’allégresse…

retrouver, reconnaître et accepter les cycles de la vie, aurore, saisons, lunes, âge d’or… et les apprécier quand ils passent, sans se battre, pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils font sur nous, pour nous, en nous…

dire oui à ce qui est car cela est, pour ce que c’est, tel quel, what you see is what you get… you bet Georgette…

en ce moment, à compter d’aujourd’hui, 4 lunes sans contrat… repos pas forcé du tout, totalement assumé et désiré… pour la première fois depuis des centaines de lunes, absolument rien au programme… repos, slomo, mollo, pause, prendre soin, ralentir… jouer dans le bois, dans le jardin, dans et sur la terre… semer, planter fleurs et légumes, observer, attendre, récolter… seul, ensemble… zennement, lentement… sitting silently, doing nothing, and the grass gows by itself… merci Osho… lord of the full moon…

alors lune, dis-moi, quel est le programme ? de la nuit, de la vie, aujourd’hui… aujourd’hui, le seul, l’unique jour qui existe, toujours aujourd’hui car hier et demain ne sont que des aujourd’hui… aujourd’hui en train de se glisser dans cette nuit pleine de vie qui va…

bye ami(e)s…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (39)…

11 h 11 ! encore… breaktime chronique dans les corrections… beau temps pour corriger… et chroniquer…

7 to go sur 54… des centaines de pages, des milliers de mots, des millions d’idées…

des jours et des jours de plaisir, vraiment, I mean it ! – malgré la lourdeur de la tâche, des jours passés à lire… à déchiffrer les mots !!! delettrer ? de mes étudiant(e)s, qui se questionnent sur les addictions avec et/ou sans substances psychoactives…

addiction et dépendances… sujets qui deviendront un jour thèmes d’un livre, traité, bouquin, si les mots veulent se prêter au jeu – compulsif ou pas – car moi je le veux… pour le meilleur et pour le prix… alors mots on ira là ensemble ?

prof d’université assigné à résidence dans ses bois, sa forêt presque vierge, arbres qui ne servent plus à produire de papier, qui disparait graduellement because élévation et dématérialisation de la pensée… cours et profs virtuels et désincarnés, enseignement via le web, cours à distance… de corps, à proximité de pensée, plus de prof, plus de papier, autres temps, autre époque…

prof qui trouve tout de même le moyen de faire passer sa personnalité, qui il est, via les ondes pour faire sentir et ressentir aux étudiant(e)s – tout aussi virtuels que lui – qu’il y a quelqu’un au bout du clavier, du cable optique, voyageant à travers la ondes partout du Québec pour échanger idées et concepts, remue-méninge créatif interstellaire… briller dans les étoiles…

prof qui doit juger et noter, lui qui ne sait pourtant pas beaucoup davantage que ses étudiant(e)s car nous sommes tous et toutes en cheminement, lui le premier, surtout lui, en apprentissage, apprentis sages qui ne le deviendront jamais totalement, mais toujours de plus en plus… en route vers… sans objectif de destination… étudiant(e)s compris ? prof inclus… ah si nous pouvions nous rappeler de nous rappeler que nous ne savons pas, que nous n’avons jamais su… que nous saurons peut-être un jour… qui sait ?

prof qui se penche avec ses yeux, sa tête et son coeur sur des écrits virtuels d’étudiant(e)s virtuels, habiles et plus et/ou moins habiles à dire, à se dire, à faire sens, à viser le 100 %, la perfection, sans jamais l’atteindre, imparfaite imperfection qui nous garde humble et terre à terre… qui nous garde 100 % humains…

prof à la tasse vide, coffee break achève, ignorant mais cherchant, tentant de comprendre, qui doit déchiffrer, interpréter et faire sens ce que dit autrui, sentir à travers les mots, certains plein de fautes, d’autres poétiques… ce qu’étudiant(e)s veulent dire… et mettre une note et une lettre là-dessus… beau défi non ? oui !

quand on se reparle, la job sera complétée et les vacances d’été entamées… donc davantage de temps pour les chroniques… menace ou une promesse c’est selon…

A+

🙂

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (38)…

le génie est un coiffeur, il frise la folie…

hommage à Sol, pauvre petit de moi… ou que tu sois…

folle éloge de cette folie qui loge en moi, sous mon toit… et loge de la folie dans ma tête, c’est la fête des mots fous, full folle, full mou et malléables, c’est la fête à la grenouille… encore ce matin, un autre matin gris… encore un matin guy… OK on joue à Sol.. mais attention sans prétention ati dion…

le génie décoiffe la lectrice, la coiffe au fil d’arrivée, il fait la barbe au lecteur… un tour d’oreilles… et il veille et réveille… il engage le menu mental, il langage dans une spirale touffue, bourrue, échevelée et… cervelée…

beau cervelet, cerveau laid, cerveau lent, flyé à tout vent, aux quatre vents des directions, nord sud est ouest… où est tu lecteur triste ? au centre, en haut, en bas ? va nupieds va nubas… tout bas tout bas, sinon vous allez m’entendre divaguer… à mes occupations… doubles ou triples ?

tenterais-je de faire un petit Sol de moi ? sans gobelet pour contenir le trop plein, sans filet ni faux filet… plein pied dans la folie, les deux mains dans le génie, sans génie qu’ils disent au Lac… St-Jean, Jésus Marie Joseph… criez pour nous…

les deux pieds dans la bouette, pouett pouett pouett… grosses pointures ces chaussures de Sol, restons les deux pieds sur terre, dans la solitude, dans la turpitude, chaussures trouées de sol qui durent et durent, mots mots mots sur mon mur… sinon jam dans ma tête… confiture de mots, confiture de mures…

marabout, bout de cigare, gare centrale et hall d’attente, tante Lucille, hillbilies et carte à puce, carte opus, terminus d’autobus plein de puces, métrobus et plus plus plus… de mots, faut que ça sorte, sinon le génie va se faire envahir, la folie va gagner, est bien partie, je suis parti !!! youhou…. folie funny, polyphonie, génie à tric… et trac… gériatrique, mononc gerry a le trac, le fric, les flics matraquent la FEUQ, les deux pieds dans la flaque…

le mental, un outil précieux, un allié ? le mental… ou un malade… à soigner ou à coiffer et décoiffer… menu mental monumental… à l’hôpital ou au salon ? allez au théâtre la machine à penser ! pour y faire de l’art, pour se faire son cinéma… pour donner des visions, pour créer de la folie inspirée, organisée, civilisée…si vous saviez tout ce qui qui roule dans ma tête… en fait vous le savez parce que vous me lisez… si vous saviez…

et d’ailleurs on partage le même foutu mental… bourré des mêmes mots, des mêmes scandales… en tous cas moi je sais ce qui est dans le vôtre, mental, je vous entends penser en douce… je vous entends chanter… dans votre douche… je vous connais par coeur, par le coeur… je nous connais frères et soeurs…

je nous sais courageux, peureux, courageuse et heureuse, tête heureuse et face à claque… altruiste et défaitiste, individualiste et communiste, socialiste dans l’âme, capitaliste dans la poche… du père Noël… emmène en des bébelles, des cadeaux, du présent…

mais souvent les cadeaux de la vie se cachent sous des habits de quêteux, sous les froques de Sol… tellement de mots sages pleins de messages non saisis, des cadeaux anonymes et déguisés… plusieurs réalités se camouflent à nos yeux car le génie se prend pour de la folie et vice et versa, qui vivra verra et que sera sera… tralala…

les temps durs, les épreuves, l’ordinaire du quotidien, le temps gris de tous les matins, hier, aujourd’hui et demain ? l’attente lascive du printemps qui viendra peut-être, ou pas… c’est là qu’est la viande, ou le tofu, ami(e)s qui végètent à rien, le gras, la moelle, la couenne dure, mordez, dites oui, plongez, faites face à la tempête de la tête car c’est elle qui amène la fête… du coeur… en fête…

le génie est un coiffeur… mais la folie s’est fait raser… et nous fait dresser les cheveux pour la fête… de la tête au coeur et du coeur au ventre…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (37)…

brouillard, grisaille, toasts et café… petit matin… petit matin ordinaire, super ordinaire, extra ordinaire… le souvenir de Sylvain Lelièvre qui flotte en tête à travers cette brume… petit matin sans horizon, petit café, fumée d’usine… la la la… salut Sylvain… je m’ennuie de toi… et je ne suis pas le seul j’en suis certain…

un matin de printemps qui se traîne les pieds, et c’est OK… on ralentit, on relaxe, on ne s’en va pas nulle part, on reste ici… maintenant, vive le printemps… et l’été qui arrivera, quand il voudra…

que ce temps brouillardeux est inspirant, introspectant… regardant en soi… en bas de nous… pas d’illusion au loin, pas de mirage dans le désert de soi… que du gris, que du lucide ici, que lucidité dans cette humidité printanière riche de vie, prometteuse de oui… du gris porteur de pluie…

petit matin gris qui me plaît, petit matin gris tristounet, vive le gris ! gris dans les nuages et les vapeurs humides, les grenouillent sont heureuses… c’est la fête à la grenouille ? happy birthday to you ma chère…

regard mi-bouché sur l’au-delà, mi-ouvert sur ce qui est… ce matin je devine seulement les arbres, la forêt droit devant se camoufle à ma vue… joue à cache-cache avec les nuages… film en noir et blanc, tout en nuance… un regard qui ne se perd pas au loin ce matin, un look local, courte vue, qui demeure près de moi, en moi, près du soi, près du sol, sensible, sentant, humant l’air environnant… air plein d’eau… comme nous…

journée ordinaire, super ordinaire, extra ordinaire… comme le quotidien sait si bien le faire… me taire et faire de l’air… alors je me tais et je laisse cet ordinaire vous satisfaire…

moi je dois partir pour amener les enfants déjeuner avant l’école aujourd’hui… beau jour pour aller à l’école… ou au travail… ou rester à la maison… beau jour tout autour…

et portons le ciel bleu dans nos yeux…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (36)…

Imaginez…

Chronique hommage à mon ami Benoit Duchesne, un être d’exception, une rare source d’inspiration… un ami précieux… un Bouddha sur 4 roues…

imaginez… vous avez vécu pendant 40 quelques années une vie normale, à 100 milles à l’heure, maison, succès, famille, business, partys, amis, sports extrêmes, musicien, go go go, name it… la belle vie quoi…

imaginez… vous imaginiez que ça allait continuer comme ça toute votre vie… pourquoi ça aurait dû être autrement, sky is the limit non ?

imaginez… vous vous réveillez un beau matin d’août au retour de vacances formidables dans l’ouest canadien avec votre blonde et votre fils et tout à coup, vous vous sentez bizarre et plus aucun de vos membres ne répond à vos commandes: sésame ouvre-toi, lève-toi… sésame, sésame… fuck ! qu’est-ce qui se passe ?

imaginez, vous aviez tout ce dont vous aviez toujours rêver… et tout à coup vous ne pouvez plus y toucher, y goûter, y prendre part… c’est autour de vous, vous le voyez mais vous êtes tout à coup emmuré en vous-même, prisonnier de votre propre corps… interdit d’accès…

imaginez… vous vous réveillez à l’hôpital et vous réalisez que ce n’était pas un cauchemar, good morning ! c’est bel et bien votre nouvelle réalité… that’s it ! vous ne pouvez plus bouger… et ne le pourrez plus jamais… cauchemar éveillé… et emmuré…

imaginez… votre nouvelle réalité… un état de stupeur totale qui vous rend complètement prisonnier de votre corps… légume comme on dit, tant qu’on a le luxe de ne pas connaître personne qui vit une telle condition, plus jamais on n’utilise ce mot après…

imaginez… votre nouvelle condition se nomme locked-in syndrome… quoi ? syndrome de verrouillage… en français… quelques cas assez rares dans le monde…

imaginez… vous devrez passer des mois à l’institut de réadaptation de Montréal pour tout réapprendre, absolument tout…

imaginez… le courage et l’effort que ça prendra pour réapprendre à respirer par soi-même, réapprendre à manger parce qu’un tube dans le ventre avec du soluté qui passe direct dans votre estomac, ça ne vous tente pas, mais pas du tout…

imaginez… vous vivez toujours dans ce même corps d’athlète mais dorénavant, ce corps ne vous appartient plus, il ne bouge plus, ne répond plus à aucune de vos commandes, le remote est kapout, la zapette est morte…

imaginez… vous sentez tout, voyez tout, entendez tout, pensez comme avant, plus qu’avant, mais tout reste pris en dedans… et les gens ne vous adresse souvent plus la parole car ils ne savent pas si vous êtes conscient ou ils sont simplement trop mal à l’aise…

imaginez, ça vous pique sur la fesse gauche mais vous ne pouvez pas vous gratter, vous avez envie d’un numéro un ou d’un numéro deux mais impossible de vous déplacer… qu’est-ce qu’on fait ? shit je suis de marbre…

imaginez… tout ce que vous mangez – déjà un miracle en soi à réussir – est passé au mélangeur et en ressort en purée, tout ce que vous buvez est une slush pâteuse… mais au moins ça goûte et ça sent bon… et ça, ça vous rend heureux…

imaginez… tout ce que vous mangez et buvez vous est donné à la cuillère… par autrui… en fait, vous dépendez des autres pour absolument tout ce que vous avez besoin pour survivre… bye bye autonomie vous dites…

imaginez… vous réussissez non seulement à survivre à tout ça, mais en plus vous écrivez un libre sur votre expérience avec l’aide d’une journaliste, vous le faites avec un moral de fer et, la majorité du temps, avec le sourire et un sens de l’humour contaminant, vous êtes un soleil dans la vie de plusieurs des gens que vous rencontrez…

imaginez… cet homme, aidé de quelques ami(e)s fidèles, non seulement passe à travers cette épreuve mais en plus il met sur pied un organisme pour venir en aide aux quelques rares autres personnes dans sa situation et leur famille… mon ami est un organisme… yes sir ! at a boy mister Ben !

imaginez… vous accompagnez Ben en prison où il va faire un témoignage et vous entendez un détenu rough and tough, les larmes aux yeux, lui dire à la fin de la soirée : nous on a la libération conditionnelle, pas toi ! merci Ben…

imaginez, vous faites votre premier concert par un beau vendredi soir d’avril glacial et cet ami se déplace de Ste-Anne-des-Lacs à Val-David dans sa van adaptée, avec sa préposée Karine, pour vous entendre;

imaginez, des fois on se plaint vous et moi que la vie n’est pas juste, que Dieu est sans coeur avec nous… que que que…

imaginez… quel luxe de pouvoir seulement imaginer tout ça nous autres…

imaginez, cet homme, c’est mon ami ! Je t’aime Ben et je suis plus que fier que tu sois dans ma vie… merci Mister Ben de nous aider à devenir plus humains, de meilleurs humains, à apprécier le simple fait de bouger, de relativiser…

__________

pour en savoir plus et aider de diverses manières, dont par dons (pardon… je ne pouvais m’empêcher):

Site web:

http://www.obd.qc.ca/Accueil.html

Sur Facebook:

http://www.facebook.com/pages/Organisme-Beno%C3%AEt-Duchesne-syndrome-de-verrouillage-locked-in-syndrome/175901079103156

Film à voir sur le sujet : le scaphandre et le papillon

Livre: Un esprit clair dans une prison de chair, Éditions La Semaine, 2008, 154 pages / lien pour commander le livre: http://www.obd.qc.ca/Publications.html

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (35)…

envoyer des mots dans le cyberespace comme on lance une bouteille à la mer… qui les trouvera ? qui leur donnera vie?

si personne ne les capte, où iront-ils ces mots ? mes mots… dits pour rien ? écrits dans le vide ? pourris, plein de rides? si tout est en tout, le rien doit aussi être en tout, alors ils sont là tous les deux, donc ici… devant vous… car où ailleurs qu’ici pour un autre possible ?

est-il si important que ces mots trouvent preneurs ? plutôt qu’ils trouvent liseurs/seus… car ils ont déjà diseur ? priorité à l’expression ou à la réception ? si on sait avec certitude que nos mots n’iront nulle part, écrirait-on ? ou crierait-on plutôt… tôt ou tard… on veut se faire entendre… exister par la parole… parole qui frôle l’âme… drôle de drame tout de même que la vie…

écrire sans se soucier de la réception, des qu’en dira-t-on… écrire dans le vide, sans petit plan, juste le grand, s’inscrire dans le mystère de la toile, dans le silence de l’espace… déranger… ou pas ? l’ordre établi, dans le désordre du grand établi où se construit le monde…

ces mots se font dociles, vous font cligner des cils, facile, facile, à dire les mots… plus difficile à lire, à comprendre, à interpréter, sensiblement comme ils furent dits, sans jamais atteindre l’absolu en ce sens car même l’émetteur ne sait pas vraiment ce qu’il dit de ces mots, avec ces mots… les chances d’attraper ces bribes à travers cette infinitude de mots et images circulant dans la toile… pratiquement nuls et pourtant, vous y êtes, devant, dedans…

l’émetteur qui fait son possible avec l’agencement des mots, le récepteur les fait siens, nouveau proprio de ces mots, yoyo, monte descend, bolo, à vous à moi…

slow les mots… plus faciles à comprendre… j’écris lentement pour que ça soit plus facile à lire… en tous cas c’est plus facile à dire…

donc bouteille à la mer, qui qui like ? qui qui lit ? qui qui dit… quelque chose en retour ?

à vous la parole… aho !

moi je retourne au grand R…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (34)…

ping ! 4 h, rebonjour la nuit… à 4 h du matin c’est toujours la nuit…

de nouveau ce sont les mot qui s’éveillent, me réveillent et m’éveillent, qui titillent le titi… qui lui disent, allez allez !! tape, tape et que ça saute, et que ça frappe, et que ça claque, que les doigts frappent le clavier, et qu’ça dicte et qu’ça marche et qu’ça saute et qu’ça sorte… désordre alphabétique, force dactylographique, écriture olympique… go go go !!! tu écris plus vite que les gens peuvent te lire, un lucky luke à la gachette alphabête, tic, tac, tic, tac… mais continue néanmoins, néant en moins, car tu écris pour toi, pour nous, me disent-ils… ainsi écrit-il… ainsi soit-il…

allez, on te force à écrire pour toi… c’est pour ton bien mon grand, me murmurent-ils… un jour tu comprendras, écris pour toi qui se relit et qui like ce qu’il lit, ce que tu dis, ce que tu suis et poursuis grâce à nous, pour le plaisir de ceux et celles qui se régalent de l’agencement des lettres qui forment mots qui forment phrases et paragraphes et forgent chroniques et chroniques, qui font sens ou non… ou non sens… sens à sillon… mots qui suivent leur track, écris sans trac… libres, free, mots libres et gratuits… faut que les jeux de mots soient drôles, ah ah ah !!! et qu’ils fassent lire… me dire, délire, délices, cieux… délices à yeux… délice à Dieu…

le simple fait d’avoir évoquer la possible fin de ces chroniques dans la 33 leur redonne force et vitalité, une énergie du désespoir, un kickback créatif, un backlash inventif, un dernier sprint pour leur survie… non non on veut pas se tarir, se taire et mourir, on veut vivre via tes doigts d’ati, des parasites qui se nourrissent de mon énergie ? qui vivent par procuration… je les menace de mort et au contraire ils m’animent de vie… je leur fragilise la vie, ils prennent la mienne et m’enflamment, me dictent, la voie à suivre, ils me tapent… sur les nerfs… et moi sur le clavier… moi ou les mots qui tapent ? moi qui tape, les mots qui frappent et contre-attaquent… leur mort est ma vie…

ouf, écrire au long cours, écrire à contre-sens, écrire sans foi ni loi, sans toi ni moi, sans fin, enfin ! vieux rêve de jeunesse qui prend forme… c’est quand on vieillit qu’on doit vivre ses rêves de jeunesse car le temps passe et nous file entre les doigts qui tapent tapent tapent… allez l’crivain, sors ton histoire, fais tes accroires, invente, faut que tu mentes pour que ça se sente… une menthe religieuse, mens, songe, écris… religieux, relie Dieu, mots qui relient, qui prient, qui font fi, de la foi.. ma foi ! d’où ça sortent ces mots là ? de moi ou d’ailleurs…

d’ailleurs, en nous, qu’y a t’il ? Dieu ? ça doit être grand en nous… ou bien Dieu est tout petit, tout subtil et menu, dissimulé, caché, comme un détail, une invisible toile de fond sur laquelle tout se déroule, un témoin qui voit tout, le film de la vie en cinémascope, une pellicule débutante, déroulante, déroutante… tout est en nous, en chacun de nous qui sommes en tout, je suis en vous et vous en moi, j’écris donc je dis, tu lis donc je vis… parfait les i pour les rimes… rimes ou frime ? saurais-je frimer le lecteur, la lectrice chronique ? sais-je vous frimer amis(e) ? me croirez-vous ? croirez-vous vos oreilles ? ou vos yeux ?

petit flash de nuit noire… petit crash de pluie, petite tache de suie, soir sans lune, clair de dune… sable noir à l’infini… la lumière au bout de la nuit… bribes perdues qui seront vues et lues, dûes et bues goulûment…

mots trouvés au magasin à 1 $, mots gratuits, inestimables et sans prix, comme la carte maîtresse, la carte du maître, Osho, un joker, Master Card… illimite de crédit… hein ! fini et infini, nectar de vie… guiliguili… et c’est fini pour aujourd’hui… décidémment je liki les i pour les rimis…

à maintenant… à ici… hi hi hi…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (33)…

here we go again… 

ce n’était pas dans mon ptit plan personnel du dimanche soir mais il semble que le grand plan veuille autre chose… je t’entends grand esprit du mot, Dieu de la phrase… tell me what you want your slave to write… 

de nouveau, les mots exigent passage, demandent la porte, poussent encore, se poussent les uns les autres, se bousculent au portillon, trébuchent aux portes battantes de l’expression et jaillissent, jaillissent, jaillissent… plissent mes jointures, pâtissent si stoppés, se glissent dans la fente, crissent dans la porte… et la claquent… tac tac tac… ding dong… mots mots mots… here we go again… écrire en veine, en vain, enfin…

déjà 33 chroniques en arrière de la cravate… mais ça achève… je crois… j’le veux pas nécessairement mais je sens que je vais arrêter bientôt… arrêter d’écrire au quotidien pour écrire à plus long terme, un bouquin, un livre, un document, une saga… écrire sans peser Enter… écrire ailleurs que sur le mur… bâtir la charge, monter l’énergie… construire à long terme, sur la long run… une histoire plus complète, plus grasse, charnue et juteuse… avec de la viande plein les paragraphes… tisser un fil plus long… du fil à retordre… plus longtemps… patiemment… tissant, la toile, tisserand céleste, comme l’araignécrivain, l’homme araignée qui tisse son histoire d’étoile…

ces mots, composés des simples 26 lettres de la boîte d’alphabet, alpha bits d’alpha et oméga… mots vivants qui, au début, n’étaient que matério, matière malléable et moulable, sont graduellement devenus les boss, formant de belles bosses littéraires, avoir la bosse des mots comme certains ont la bosse des chiffres et des affaires, les mots sont maintenant les ingénieurs du chantier de ces chroniques… les décideurs… les gouvernants…

ce sont eux qui mènent le bal… de base, ils me passent au bat, grande partie de baseball littéraire… bâton, balle et mitte… j’attrape les mots frappés par la vie qui me sont envoyés, je frappe des simples, doubles et des triples, 3 balles 2 prises… 2 retraits au bâton… yé ! coup de circuit, grand chelem… la phrase qui cogne !

Sol, sans Gobelet, Sol, mon idole, verbo menteur, maudit joueur de mots dits ctateurs, pas spectacteurs mais acteurs, Sol, joueur de tour… du lac à la lettre, grand scrabbleur devant l’au-delà… et l’éternel… je veux t’apprendre, apprendre de toi, devenir ton fils spirituel, ton protégé, ton successeur… s’il te plait inspire moi, avec ta vivacité d’esprit, avec ta verve veine et tomber sur le bon mot à dire…

écrire des chroniques, mais aussi des chansons, des chansonnettes, des prières, des mots de l’esprit, des histoires, vraies ou fausses, de la fiction… de la friction entre la vie et l’imagination pour créer du neuf, du vrai…

après avoir écrit des descriptions de groupes, des publicités, des messages clairs et straight to the point... on part dans l’abstrait, dans l’imaginaire, dans les limbes de la création… où j’y ai dorénavant des ami(e)s, des alliés…

alors liseurs/seuses de bonnes aventures, lecteurs/trices de mots frits, de phrases cuites, de paragraphes cuisinés et de plats gratinés…

je vous la souhaite bien bonne et douce cette vie à vous…

je vous en prie…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (32)…

Je like, love et aime – un peu, beaucoup passionnément – Facebook (FB)… surtout et la plupart du temps…

j’aime FB, au-delà de la plateforme elle-même, parfois déroutante, parfois dure à suivre, en transformation plus rapide que l’on voudrait, au-delà de la philosophie d’exploitation sous-jacente… malgré Timeline…

j’aime FB au-delà du fait que tout ce qui s’y trouve leur appartient et qu’on dise oui à ça… au-delà du monopole et de l’arrogance qui peut parfois l’accompagner… au-delà de la logique commerciale sous-tendant le système capitaliste dans lequel baigne FB… au-delà de tout ça et plus…

je like et lève allègrement le ptit pouce à notre connexion, à notre relation virtuelle qui n’existerait pas autrement, cette relation entre vous et moi, ami-amie FB, chin-chin let’s drink to that !… je love la connexion avec vous tous et toutes, certain(e)s dont j’ai déjà croisé le corps physique, d’autres jamais, seulement l’âme et l’esprit virtuels… et de qui je me fais une image imaginée…

j’apprécie nos rencontres, certaines presque quotidiennes, qui y prennnent place, souvent dès l’aurore, j’aime sentir votre présence qui like, qui fait un clin d’oeil, qui commente presqu’en temps réel… présence omniprésente par l’un ou l’autre d’entre vous, dans l’astral, dans l’espace, qu’il soit cyber ou galactique ou intergalactique… j’aime savoir que je peux demeurer en contact quasi constant avec tous mes ami(e)s de par le vaste monde… par un simple click click… leur donner de mes nouvelles ou recevoir des leurs… nouvelles des vieux amis du grand chemin…

j’aime FB pour la qualité de ce qui y circule, la beauté qui y transite et passe par là, l’esthétisme qui s’offre à nos yeux… les multiples découvertes offertes… j’aime la courte vie de l’information en circulation, le flot du flow nourri pas tous les ami(e)s, la spontanéité de l’incessant fil d’araignée qui tisse tellement de belles et inspirantes formes de créativité : photos, dessins, citations, informations, dictons;

j’aime qu’il est maintenant possible, grâce aux médias sociaux dont FB, de diversifier nos sources d’information et de renseignements… de se passer de l’info entre ami(e)s… de nous-même faire l’info… de s’informer ailleurs que sur les chaînes propriétés de grands holdings qui forgeaient autrefois la seule réalité… je chéris la démocratisation de l’information, les bulletins d’information alternatifs, subversifs, créatifs… multinformation… mutins de l’information… nous créons dorénavant l’événement… et choisissons nos sources d’«abreuvement informationel», notre réalité actuelle…

je share et partage ce que j’aime, ce qui me touche, me bouge… ce qui me surprend, m’inspire, me chavire, me tire la larme… à l’oeil… me mets les yeux au beurre noir et l’âme de toutes les couleurs…

je commente, je disgresse autour de, je dis parfois j’aime à la main plutôt que de mécaniquement cliquer like, je salues mes ami(e)s, connu(e)s et inconnu(e)s, je réponds, je réagis aux étrangers, mais seulement de commentaires positifs ou constructifs sinon je m’abstiens… sinon trop facile de faire dégénérer le débat, de transformer le débat en combat… d’idées, de croyances, d’opinions opiniâtres… liberté d’expression… mais dignité tout de même, dignité surtout… éthique virtuelle… respect des ami(e)s…

j’aime mais…

j’aime moins FB quand j’y surfe automatiquement, inconsciemment, lunatiquement, imbécilement… à la recherche de rien de précis et/ou de moi-même qui court plus vite que ma souris et que je n’attraperai donc jamais… ni moi ni ce qui est à l’extérieur de moi… j’aime pas quand j’y perd mon précieux temps… quand je m’y égard sans égards au contenu…

je déteste FB quand les gens s’en servent pour rire de et parler contre, quand leurs mots indignent, insultent, bousculent, quand les gens se méprisent via FB… par muremures interposés…

j’haïs FB quand ça sert à mépriser, à violer la vie privée, à nuire à autrui… quand les murs de FB contribuent à dresser des murs entre les gens…

mais je sais aussi que FB n’est rien d’autre qu’un canal, qu’un outil, qu’un tube vide rempli et une plateforme neutre incarnée par les usagers qui l’utilisent…, donc au bout du compte je n’aime ni déteste FB… j’aime vous qui le faites !

Merci à Facebook de me laisser la parole ici… sinon je parlerais tout seul chez-moi… je parle plutôt tout seul avec vous…