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humilité

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••• les zultimes chroniques – 1/10/19

traduction: il n’y a rien de plus puissant qu’une personne humble dotée d’un esprit de guerrier qui est mûe par un plus grand objectif

trois éléments contenus dans cette affirmation: puissance, humilité et objectif…

puissance: drôle de mot que celui-ci… puissance, comme dans pouvoir faire quelque chose… complémentaire à vouloir… comme dans quand on veut on peut

drôle de mot car on l’associe souvent à un abus – abus de pouvoir – à sur utiliser ses capacités au détriment des autres…

mais pourtant, quoi de plus normal et humain que de vouloir pouvoir faire ce que l’on veut réaliser dans notre vie ?

en ce premier matin d’octobre, redonnons leur dignité aux mots puissance et pouvoir… sans lien avec les autres, sans connotation négative… aho !

humilité, autre mot particulier que celui-ci… notons que c’est un mot féminin…

habituellement, quand on dit de quelqu’un qu’il/elle est humble, ça ne vient pas de soi… ce sont souvent les autres qui trouvent qu’une personne est humble… sinon, si ça vient de soi, souvent qu’un autre truc de l’égo… genre : je suis le plus humble… on en connait – au moins – un comme ça…

pourtant, être humble est si naturel, si humain… modestie oblige… reconnaître ses limites, ses forces comme ses faiblesses…

l’humilité requiert de réaliser que nous ne sommes qu’une goutte dans la mer, qu’un humain dans la grande chaîne… tout un humain, unique comme tout le monde, et en même temps, qu’un humain parmi d’autre…

les termes humilité et humiliation ont les mêmes racines… peut-être pour ça qu’inconsciemment, on ne veut pas trop aller là…

pourtant, rien comme une humiliation une fois de temps en temps pour décrocher de l’égo et de l’orgueil et trouver sa vraie identité… car que l’égo qui ne peut être humilié… on ne cherchera ni recherchera pas l’humiliation, mais quand elle vient, utilisons-là comme passe-partout vers le soi…

objectif: troisième terme qui questionne… car un objectif se situe souvent dans un avenir plus ou moins rapproché… encore plus quand on dit plus grand objectif…

car dans la citation anglaise, on mentionne bigger purpose, qu’on pourrait traduire par plus grand objectif

quel autre plus grand objectif dans la vie que de vivre chaque moment pour lui-même ? pas pour soi-même, pour le moment même…

vivre chaque moment comme si c’était le dernier, car en fait chaque moment est un double moment, toujours le premier et le dernier… le seul moment qui existe, un moment à la fois… le plus grand objectif…

quant à l’objectif ultime, ne consiste-t-il pas simplement à devenir une meilleure personne ? en quelque sorte à devenir personne ?

à se tasser du chemin pour laisser la vie passer par nous, laisser la vie nous passer dedans…

comme lorsqu’on fait de la musique… l’idée est de ne pas la faire mais de la laisser se faire… nous devenons un instrument par lequel la musique se fraie un chemin…

devenir si absent que toute la présence de la vie puisse se manifester à-travers soi…

et si on peut retrouver cette grande simplicité d’être, l’ultime humilité, l’objectif plus grand devrait se manifester de soi…

alors, comment se conjuguent puissance, humilité et objectif ?

à chaque moment, en étant simplement soi-même, en s’écoutant, en respectant autant soi-même que les autres… en suivant le chemin qui se trace devant soi…

pouvoir être soi, simplement soi, avec l’objectif ultime d’être simplement soi, de plus en plus…

et je n’ai même pas parler ici de l’esprit de guerrier… car guère envie de parler de guerre… car sacrée la paix, sacrée…

bon octobre…

gros gros le bateau

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••• les zultimes chroniques – 30/9/19

all right, la parade du climat est terminée, c’est maintenant le temps de s’attaquer aux vraies affaires

ce fut stimulant de voir autant de gens se rassembler vendredi dernier, en particulier autant de jeunes qui se sentent concernés… l’avenir leur appartient..

mais après la fête, toute la job reste à faire… et les défis sont nombreux…

si vous voulez vous inquiéter un peu et voir où se situent les défis, lisez ce texte d’Isabelle Haché sur les bateaux de croisière…

https://www.lapresse.ca/actualites/201909/29/01-5243383-les-croisieres-au-temps-de-lurgence-climatique.php

épeurant hein ?…

on n’est pas sortis de la barque mes ami(e)s… car tous et toutes dans la même…

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autant l’atmosphère était uplifting la semaine dernière avec cette marée humaine, autant les défis sont considérables quand on regarde l’état de nos sociétés modernes… car on doit bien continuer à vivre… dans un monde où économie et écologie s’opposent trop souvent…

économologie ?

en général, les gens qu’on connait sont des gens de bonne volonté…

on recycle (mais on dit que 70 % du recyclage se retrouve au dépotoir), on ne mange plus ou moins de viande (ou de la viande heureuse) et de plus en plus bio, on lâche le plastique, on conduit de ptites autos peu gourmandes (mais encore trop souvent en solo), etc…

mais les mesures requises se situent à un autre niveau… et malheureusement, même si la politique nous lève le coeur, c’est à ce niveau que les choses doivent se jouer… sinon où ?

même si nous sommes brainwashés à penser que ce sont les gros bonnets aux poches profondes qui contrôlent le monde politique (croyances probablement fondées en bonne partie), incontournable de s’intéresser aux diverses structures sociales (autant économique qu’écologique, logique non ?) car que là que les choses peuvent se jouer…

on a beau, chacun chacune, faire nos efforts à petite échelle chacun chez-soi, les choses doivent changer sur la grande, l’échelle je veux dire… et les barreaux sont nombreux à gravir… grand jeu de serpents et échelles le monde…

genre arrêter de permettre à ces monstres marins de venir souiller nos mers et dumper leurs touristes dans nos ports (voir l’article)…

qu’un des enjeux auxquels s’attaquer…

comme modifier les diverses industries… notamment celle de l’alimentation…

comme limiter la consommation et l’exploitation des ressources naturelles…

comme gérer la croissance de la population mondiale (et l’enjeu devenu délicat de simplement faire des enfants ou pas !)…

après le party, c’est le temps de travailler le monde… après le réveil, les efforts… car il y en aura à faire… car le navire sur lequel nous naviguons est gros et lourd et prendra du temps à changer sa trajectoire…

avec foi, et amour… et lucidité… et au-delà des oppositions pro ou anti Greta… car gros gros le bateau à faire pivoter… comme gros gros seront les efforts…


lecture supplémentaire

https://www.theguardian.com/environment/true-north/2017/jul/17/neoliberalism-has-conned-us-into-fighting-climate-change-as-individuals?fbclid=IwAR3fXQHhKmXOn1DIxBWSm3O-68pz7428QcIiiXkzDYPslamquIZ97fbxArI#InternationalDayofRebellion

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mais encore…

différentes perceptions Gretaniennes

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••• les zultimes chroniques – 28/9/19

wow il y avait du monde à la messe en ville hier… touchant de voir cette marée humaine… espérons que la vague continue de rouler et provoque des effets concrets…

mais ce matin, pas de la parade d’hier que j’ai envie de vous parler…

ce matin, envie de brasser votre cage un peu… comme la mienne a été brassée en lisant ce texte ci-bas, qu’il soit fondé ou pas… je n’en sais rien… en fait comme l’impression qu’on ne sait plus rien de rien avec certitude… tout nous est servi via une médiatisation médiatique plus ou moins tordue, toujours en fonction de ce que l’on veut passer comme info, de ce que l’on veut entendre comme vérité…

en fait, ce matin, je vous présente 3 textes différents, pour opposer des idées, pour mettre face à face des interprétations différentes du même phénomène, celui de Greta… que j’aime bien en passant… mais me demandant souvent pourquoi – et comment surtout – en un an elle est devenue LA porte parole d’un mouvement planétaire… Avatar !

je ne sais pas ce qui est vrai, ce qui est fondé… que différentes perceptions, que différents points de vue…

personnellement, je n’ai pas de préférences, je considère ces 3 points de vue et me dit que LA réalité n’existe pas, qu’il n’y a que différentes réalités, différentes préférences de pensée, différentes perceptions et choix…

alors un peu plus long que d’habitude ce matin, et surtout les mots des autres…

si le coeur vous en dit, trois sources de lecture différentielle… mais attention, le premier texte risque de vous déranger… je vous aurai averti…

je vous met ci-bas et les textes intégraux, et les liens…

et faites-vous votre propre tête… bonne lecture, et réflexion…



http://www.brujitafr.fr/2019/09/greta-thunberg.html

Capture d’écran 2019-09-28 à 07.58.01.pngLe joker est utilisé ! La sensibilisation auprès de la jeunesse et de ceux qui sont fragiles concernant le réchauffement climatique et le carbone marche à merveille. 

Si on s’oppose ou si on conteste la crédibilité de l’instrument des élites qu’est Greta Thunberg alors on devient jaloux, inconscient, conspirationniste, négationniste, pessimiste, raciste envers les handicapés et la jeunesse de demain, méprisant envers l’écologie etc…

L’opposition contrôlée fait des merveilles à l’heure où la manipulation émotionnelle est la plus forte auprès de la population.

La question essentielle à se poser lorsque ce genre d’évènements se produisent est : À qui cela profite-t-il ?

Comment une si jeune militante pour le climat a-t-elle pu gravir les échelons avec autant de facilités et rentrer dans le monde politique et théâtral des puissants de ce monde (Junker, Obama, Vatican etc…) ? Les gens répondent : parce qu’elle est percutante dans ses propos et qu’elle a raison !

Là n’est pas la question, il y a des milliers de gens qui ont des informations clés en main qui remettraient totalement en question les fondations de ce système mais pourtant ils ne sont pas écoutés : mesdames et messieurs, bienvenue dans le monde du divertissement émotionnel et de l’opposition contrôlée où les esprits faibles de connaissances de ce monde occulte mordent à l’hameçon.

Leur but n’est pas de détruire ce système mais de l’entretenir et de le transformer grâce au consentement de la population qui est l’acteur majeur de cette mutation : Le monde politique est recyclé en permanence, les postes changent mais ce sont les mêmes, donnant l’illusion de prises d’initiatives évolutives.

On va se rabattre sur le carbone et sur le climat car ça permet de continuer tout ce qu’on peut faire à côté dans l’ombre sans que ça soit trop dérangeant, on peut ainsi justifier toutes les oppositions d’une population qui prend conscience qu’elle est prise pour du bétail et pour de la marchandise (les animaux inclus), pas besoin d’être vegan ou de porter une étiquette sur le front collée par de savants bien pensants pour dire ça !

Y’a du taf… beaucoup de taf ! GRETA

Nous voici dans une phase globale où tous les faux prophètes vont apparaître au grand jour et se faire passer pour de doux bergers, dans tous les domaines. Voilà pourquoi il est très important plus que jamais de reprendre sa propre souveraineté et d’écouter ce qui est juste dans ce que l’on s’apprête à traverser car la confusion peut être énorme.

Le Glyphosate devient un mythe, les chemtrails aussi, la 5G, les vaccins, le marché mondial complètement corrompu, les réseaux d’influences politiques et économiques aussi maintenant stop, focalisons nous sur le carbone et le réchauffement climatique, battons nous pour ces taxes, vive la république et vive la France ! (Ironie extrême ^^)

Greta n’est pas la cible à abattre, elle est l’outil pour que ceux qui sont derrière elle puissent proliférer leurs agendas du 21ème siècle. Elle a été conditionnée pour et sert d’arme de sensibilisation contrôlée.

Note que son personnage est quasi inattaquable grâce à son handicap sensibilisant ainsi que ses discours bien travaillés (ceux qui ont fait du théâtre ou du cinéma savent de quoi il est question).

Restons serein malgré tout, il va y avoir du spectacle ! 

Antoine

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texte d’André Riou (sur FB)

Greta, entre fascination et répulsion

« Greta n’est qu’une gamine. Qu’est-ce qu’une enfant de 16 ans connaît à l’écologie ? Quelles études a-t-elle suivi ? Quelle est son expérience. Elle est manipulée c’est évident ! De plus, elle est autiste ! » dénoncent les uns

« Greta ? C’est l’avenir du monde ! Elle nous alerte là où les politiques ne font que multiplier de belles paroles creuses et vides ! » prophétisent les autres

Ainsi, une jeune activiste inconnue il y a quelques mois (et pour cause vu son jeune âge) fait la Une de la presse, s’impose dans les rassemblements internationaux et parlemente avec les chefs d’état pour porter en mots simples un message sur une écologie qui devient plus populaire que jamais. Coup de pub pour les uns, révélation pour les autres. Certes, son verbe est spontané, elle dénote par son jeune âge d’une grande force d’engagement, mais pourquoi provoque t’elle autant de controverses, pourquoi son sourire en biais nous fait il tant grincer des dents ?

Qu’il s’agisse de Greta Thunberg, de Bernard Henri Lévy, de Coluche ou de Donald Trump certaines personnalités ne laissent pas indifférent. Ce n’est jamais un individu qui nous dérange ou nous fascine, mais ce qu’il vient remettre en question en nous à partir de ce que nous projetons sur lui. C’est ce qu’on appelle l’effet miroir « On existe à travers le regard des autres ». Disait Roland Barthes. Ce qui nous gêne n’appartient pas à l’autre qui n’est qu’un miroir de nous-même mais à notre ombre refoulée.

Etre de cœur ou pantin manipulé ?

Pour les chamans, l’être humain s’exprime, choisit et vibre à partir de trois intelligences.

La première est l’intelligence vitale. C’est l’intelligence qu’utilisent tous les animaux pour assurer leur survie, réguler les espèces, planifier les migrations, organiser les chasses, la nidification, la cohabitation avec les autres espèces. L’intelligence vitale nous aide à nous orienter en forêt, à reconnaître un prédateur, à vivre en harmonie avec l’environnement.

La seconde intelligence est l’intelligence du cœur. Ce centre vital situé au niveau de la poitrine régule notre relation aux autres. Qu’il s’agisse d’humains ou d’animaux, certains individus utilisent cette intelligence comme le premier levier, d’autres l’ont verrouillé au point de douter de son utilité. Chaque intelligence s’entretient tel un muscle.

La troisième intelligence est l’intelligence cérébrale. Elle est nécessaire pour résoudre des équations, pour élaborer une perspective, aborder des sujets complexes, intégrer des données paradoxales notamment en tentant de se projeter dans un futur hypothétique.

Ainsi, un Orang Outang va défendre sa forêt en s’appuyant sur son intelligence vitale, un promoteur va raser les arbres en calculant le prix de revient à l’hectare ; c’est l’intelligence cérébrale et un poète va écrire une ode à la nature même s’il habite en ville et ne sait reconnaître un érable d’un bouleau. Il s’appuie sur sa seconde intelligence celle du cœur. Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Majoritairement, nos sociétés industrielles sont dominées par notre troisième intelligence. L’intelligence cérébrale. Le système scolaire considère l’enfant comme un vase vide qu’il faut remplir de connaissances acceptées par le plus grand nombre.

Aujourd’hui, notre société moderne est gouvernée principalement par un régime hydrocéphale et schizophrène. Hydrocéphale car on ne reconnaît plus l’émotion ni le cœur comme un indicateur d’intelligence, notamment quand il est question de politique ou d’économie, schizophrène car on lutte contre ses deux intelligences pour n’en garder qu’une.

Dans nos assemblées, les deux premières intelligences participent peu aux échanges. Les débats parlementaires durent des heures, s’opposent à coup d’amendements et d’arguments dont le citoyen commun devient incapable de mesurer la pertinence. Une assemblée qui chercherait le consensus commencerait par méditer en silence en forêt avant de prendre une décision concernant l’écologie. Un député commencerait par regarder un veau dans les yeux avant de s’engager dans une réforme sur le bien être animal.

Il est politiquement acceptable mais humainement insupportable qu’autant de migrants soient rejetés à la mer, que que l’on tue en France un milliard d’animaux par an pour se nourrir ou que l’on ait détruit 40 % de la faune sous marine et 90 % de lombrics en à peine 40 ans.

Dans les organes de décision des peuples premiers, on écoute les sages car leur points de vue intègre autant l’intelligence du cœur, l’intelligence vitale que l’intelligence cérébrale. Le point de vue d’un enfant, celui d’un vieillard a autant d’importance que celui d’un adulte car l’être humain n’est pas défini à partir de sa réussite sociale mais à partir de sa présence sur la terre. Ainsi, avant de prendre une décision, on établit le contact de coeur à coeur et d’âme à âme entre chacun pour être sûr que les décisions soient justes et intègrent la trinité.

Le cœur a-t-il sa place dans l’écologie ?

Qu’il s’agisse de la fonte des glaces, de la crise des migrants ou des gilets jaunes, quelle place donner au cœur dans un débat politique, écologique ou philosophique surtout lorsque celui qui est sensible est considéré comme incapable d’administrer ?

Imaginons qu’un enfant échappe à la surveillance de ses parents et tombe dans le lit d’une rivière.

Une jeune maman le voit et se met à hurler pour attirer l’attention d’un passant.
Le passant se jette à l’eau pour sauver l’enfant, même s’il sait à peine nager.
Un troisième témoin observe la scène, mesure La vitesse du courant, le poids du corps et la probabilité qu’il atteigne le barrage avant l’arrivée des pompiers qu’il appelle de son téléphone portable.

Si le premier témoin n’avait pas hurlé son émotion, le second ne se serait pas jeté à l’eau et le troisième n’aurait pas appelé les pompiers. L’enfant se serait noyé.

Dans la situation écologique dramatique que nous vivons, assez rares sont ceux capables à la fois d’exprimer sincèrement leur émotion, de se jeter à l’eau et de mesurer la vitesse du courant.

C’est justement l’apprentissage du chaman que de réguler ces trois intelligences en lui pour devenir un être complet. C’est l’apprentissage de toute une vie que de réguler ses trois centres. En fonction des événements, une intelligence prend le dessus sur les deux autres.

Ainsi, qu’il s’agisse des exploitations minières abusives dans les montagnes de Mongolie, de la destruction des forêts Amazoniennes, Ou de la pollution des océans, autant de chamans réalisent des rituels de protection, que font physiquement barrage sur les chantiers ou négocient désormais à l’ONU. Car le chaman cherche en lui la trinité. Il a compris qu’un peuple divisé est avant tout un peuple où chacun est divisé dans son cœur, son corps et son esprit. Voilà pourquoi Greta ne gêne pas plus le chaman qu’il n’est fasciné par elle. Il observe le syndrome. Elle n’est que le reflet d’une partie de lui-même. Greta, ou une autre.

La folie du monde est à l’image de notre propre folie. Parfois des lanceurs d’alerte dénoncent les feux dans la forêt d’Amazonie, la cruauté contre les animaux dans les abattoirs ou la destruction massive des forêts et des océans. Ils sont essentiels au fonctionnement d’une société. Parce qu’ils suivent leur coeur, là où les politiques ne sont que intellect. ils encouragent la désobéissance civile, car la tête est devenue folle et l’être a perdu sa tendresse.

Pourquoi Greta gêne certains et fascine d’autres ?

Pour le chaman, lorsqu’une personne nous gêne ou au contraire nous fascine, plutôt que de la critiquer ou de l’admirer, c’est une occasion d’observer ce qui se passe en nous.

Ce n’est pas Greta qui gêne ou fascine mais ce qu’elle reflète de notre personnalité.

Lorsque nous sommes gêné ou fasciné par Greta, c’est pour l’une de ces trois raisons :

– Elle incarne une posture que nous réprimons
– Elle nous ressemble
– Elle nous rappelle quelqu’un

Ainsi, celui qui réprime ses émotions, se laisse gouverner par sa tête ne supportera pas cette adolescente insoumise qui appuie toute sa communication sur la charge émotionnelle quitte à manquer d’arguments techniques

Celui qui respecte les codes, les conventions, les obligations et les lois, quitte à se priver lui-même, ne supportera pas les activistes de L214, les Femen ou Sea Shepard, à moins au contraire qu’il ne soit fasciné par ces rebelle qui cassent les codes que lui subit.

Ce processus de l’effet miroir est la base de toute relation psychologique. Ainsi si tu veux faire la paix avec chacun, fais la paix avec toutes les parties de toi.

Les chamans ont apaisé leur trinité. Ils ont su conserver leur coeur d’enfant. Ils pleurent quand un arbre est inutilement coupé, ils ont le sens des réalités et ils sont porteurs de solutions d’un point de vue économique.

Greta est une lanceuse d’alerte. Maladroite peut-être, inexpérimentée probablement. Mais elle nous révèle à la partie de nous parfois trop candide parfois manipulée par notre propre aveuglement.

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. Plutôt que de s’écharper sur l’expression de cette jeune insoumise, pourquoi ne pas laisser notre coeur vibrer à la beauté du monde et à la blessure que nous lui infligeons, par notre propre sentiment de séparation ? Car celui qui est coupé de lui-même l’est obligatoirement de son environnement.

La réconciliation de l’homme avec son environnement ne passera que par une réconciliation de l’homme avec sa trinité. C’est ce que nous apprend, surement malgré elle cette image de l’insoumission.


https://www.lapresse.ca/actualites/201909/27/01-5243163-greta-thunberg-linfluenceuse.php

STÉPHANE LAPORTE

 

Greta Thunberg est une influenceuse. Elle ne pousse pas les gens à avoir des lèvres plus grosses, des abdos plus saillants, des lunettes de soleil à la mode ou des baskets fluo. Elle ne déballe pas des cadeaux dans ses stories. Elle ne se prend pas en selfie en bikini.

Elle incite les gens à faire des gestes pour que le réchauffement climatique ne cause pas notre perte. C’est sa mission. Comment être contre ? Greta Thunberg est pour la vie. Pour ce qu’il y a de plus essentiel : vivre.

On lui reproche d’être alarmiste. Ben oui. Il le faut. On ne reproche pas à un réveille-matin de faire du bruit. C’est la seule façon de nous tirer de la nuit. Des tonnes de rapports scientifiques affirment que si on ne fait rien, la planète Terre ne sera plus habitable. Greta crie : « Faites quelque chose. » Vous voudriez qu’elle le dise moins fort. Ceux qui le disent moins fort, on ne les écoute pas.

Greta Thunberg est arrivée à l’ONU comme une star. Après avoir traversé l’océan en voilier. Tous les médias à ses pieds. Elle aurait pu surfer sur cette vague. Défiler avec tous les dirigeants du monde. Jouer à la petite princesse. Leur remettre son dessin d’enfant. Un beau rond bleu avec plein d’arbres verts dessus et un soleil jaune pas trop gros. Les puissants lui auraient dit : « Comme c’est beau. Oui, Greta, on t’a comprise. Oui, Greta, on va t’aider. On va faire un parc à ton nom. »

Elle serait devenue leur bonne conscience. Leur mascotte écolo. En échange, ils seraient devenus ses contacts influents. Elle aurait eu accès à eux en tout temps. Elle aurait eu le droit de frayer avec le gratin, comme Bono. C’est toujours pratique d’être l’amie des puissants. Ça garantit un bel avenir. Surtout à 16 ans.

 

Bref, Greta Thunberg aurait facilement pu être récupérée, cette semaine. Mais Greta ne mange pas de ce pain-là. Elle a semoncé les maîtres du monde. Elle leur a donné un char d’humus. Un bon coup de pied dans le cul. Un discours à la Yvan Ponton dans Lance et compte. Mes sacraments ! Vous pensez juste à l’argent. Grouillez-vous ! C’est une question de vie ou d’extinction. Elle était choquée verte. Conséquente avec toute sa démarche. Elle leur a dit en pleine face ce qu’elle leur disait quand ils lui tournaient le dos. Bravo.

Les puissants ne sont pas habitués de se faire parler comme ça. D’habitude, même leurs opposants mettent des gants. Question de ne pas nuire à leurs intérêts. À leur lobby. Donc les bigs n’ont pas aimé se faire brasser le pommier. Alors, ils ont traité Greta comme on traite une enfant impolie. Calme-toi ! Ils n’ont rien compris.

La seule façon de calmer Greta, c’est d’agir. Tant qu’ils vont laisser la température monter, Greta ne va pas se calmer.

Le passage de la jeune militante suédoise à l’ONU a dérangé. Les adultes sont encore tellement condescendants avec les ados. Pourtant, les ados ont autant le droit de s’exprimer que les grands. Beaucoup d’entre eux sont beaucoup plus brillants que bien des vieux cons. Les enfants ne sont pas des sous-humains. Ce sont des êtres à part entière. On les ignore trop souvent. Pour une fois qu’une ado parvient à capter notre attention, échangeons.

Parce qu’elle a 16 ans, on dit qu’elle est manipulée. Qu’il y a du monde derrière elle. Accusations faciles. Justin Trudeau, Donald Trump, Emmanuel Macron… Ils ont quel âge ? Et vous croyez qu’il n’y a personne derrière eux ? Si on leur faisait passer un détecteur de sincérité, je parierais sur Greta.

Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on est manipulé. Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on ne peut pas donner de leçons. Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on doit se la fermer. Au contraire !

Pendant trop longtemps, on a dit de la nouvelle génération qu’elle manquait d’idéal, d’envergure, qu’elle était obnubilée par le matériel. Qu’elle ne voulait que du cash. Et voilà que la jeunesse se rallie autour d’une cause. Qu’elle bouge. Qu’elle marche. Qu’elle avance. Qu’elle nous met face à nos contradictions. Qu’elle fait ce que jeunesse doit faire. Changer le monde. On devrait en être terriblement content. C’est tellement encourageant.

Elle ne parviendra probablement pas à changer le monde. Pas plus que nous n’y sommes parvenus. Mais elle parviendra sûrement à changer du monde. À changer du monde par en dedans. À ouvrir quelques esprits. À rendre des gens plus conciliants. À rendre des gens plus responsables.

Quand je dis elle, je parle de la jeunesse. Pas juste de Greta. Greta ne peut rien faire toute seule. L’influence doit se concrétiser. Ça prend un mouvement. Et on l’a vu hier, la mobilisation est là.

On peut tenter de discréditer le mouvement. Dire qu’il y avait bien des gens dans la rue, hier, qui roulent en VUS aujourd’hui. Bien des gens qui avaient gaspillé du carton pour leurs pancartes. Bien des gens qui avaient trouvé comment rejoindre le parcours de la manifestation grâce à leur iPhone polluant. Ce n’est pas ça, l’important. Personne n’est parfait. L’important, c’est la prise de conscience. On sait qu’il faut faire le bien. Le fait-on toujours ? Non. Mais c’est ça, notre repère. Ce vers quoi on doit tendre. C’est la même chose pour l’environnement. Il faut d’abord que ça s’incruste en nous, en dedans, pour que ça finisse par paraître autour, dehors. Ce vert tendre.

Nous sommes tous des influenceurs. Les gestes que nous faisons ont tous une influence, sur la vie des uns et des autres. Tout est relié en ce bas monde. Le social, l’économique, l’environnemental, le culturel… Tout. En être conscient est bon, autant pour nous que pour les autres.

Il faut se faire attention.

C’est ça que dit Greta.

délicieux silence

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••• les zultimes chroniques – 27/9/19

traduction: si tu écoutes attentivement, le silence est délicieux… – Satprem

beaucoup de mouvement et de bruit en ce bas monde, ces temps-ci en particulier… ça buzz, ça bouge, ça crépite…

mais si on s’élève d’un cran, si on on recule d’un pas, si on se tasse d’un bout de plume, tout devient calme… là où tout est toujours calme… paisible…

éco-anxiété, incertitude, climat épeurant… tout cela fait partie de notre réalité et contribue au bruit environnant…

mais dès ici, maintenant, ce silence est possible…

bonne marche à ceux et celles qui y seront…

d’ici on écoutera…


On s’aperçoit qu’il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l’on entre dans une étendue de silence par-derrière. Comme s’il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc.

Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d’un coup, on est en dehors (ou en dedans?) à mille lieues et plus rien n’a d’importance, on est sur des neiges de velours.

L’expérience finit par acquérir tant d’agilité, si l’on peut dire, qu’en plein milieu des activités les plus absorbantes, dans la rue, quand on discute, quand on travaille, on plonge au-dedans (ou en dehors ?) et plus rien n’existe, qu’un sourire — il suffit d’une fraction de seconde.

Alors on commence à connaître la Paix; on a un Refuge inexpugnable* partout, en toutes circonstances.

Et on perçoit de plus en plus tangiblement que ce Silence n’est pas seulement au-dedans, en soi; il est partout, il est comme la substance profonde de l’univers, comme si toute chose se détachait sur ce fond, venait de là, retournait là.

C’est comme un creux de douceur au fond des choses, comme un manteau de velours qui enveloppe.

Et ce Silence n’est pas vide, c’est un Plein absolu, mais un Plein sans rien dedans, ou un Plein qui contient comme l’essence de tout ce qui peut être, juste avant la seconde où les choses vont naître — elles ne sont pas là, et pourtant elles sont toutes là, comme une chanson pas encore chantée. – Satprem, via Aurélien Biet

inexpugnable * : qu’on ne peut prendre d’assault, qui résiste aux attaques – via Samano

Transe McKenna

••• les zultimes chroniques – 26/9/19

ce matin, je vous présente un homme que j’apprécie grandement… dans un discours de 15 minutes qui vaut la joie, je vous jure… prenez sa parole…

cet homme est un mystique, un psychonaute, un grand curieux, un chercheur de vérité…

il est allé en Inde avant les Beatles, en Amazonie quand ce n’était pas encore un circuit touristique populaire, il a ingéré diverses plantes peu connues à l’époque…

avant que ce ne soit une mode, il allé à la rencontre des chamanes dans leur environnement… il a créé des ponts entre nos mondes, entre les divers mondes…

avant quiconque il a parlé de chamanisme, d’enthéogènes, de métaphysique, d’alchimie… ses babines ont gouté aux multiples plantes qui se trouvaient sous ses bottines lors de ses voyages en forêt…

il était un artiste, un scientifique, un académicien, un mystique, un flyé de toutes les espèces…

il dit la même chose que les grands maîtres spirituels, et croyez-moi des sages, j’en ai lu et vu… et bu de leurs paroles… car les gens qui disent des vérités, ça nous inspire de les écouter… et lui, c’est en est un vrai…

il nous dit que nous vivons un pied dans ce monde et un pied dans l’autre… et de poursuivre ce double voyage… de continuer à vivre dans le mystère, sans chercher à comprendre ou à expliquer, simplement à baigner dans le grand mystère…

mystère duquel plusieurs plantes enthéogènes (qui révèle le divin en soi) peuvent nous ouvrir les portes…  mais pour cela, la tête ne suffit pas, il faut y goûter avec sa bouche et son coeur…

il nous dit de fouiller en soi pour trouver ce que l’on cherche… qu’en nous, le monde existe… et que nous sommes tous et toutes un…

il nous dit que rien ne dure, notre souffrance comme notre bonheur… alors apprécions le moment…

avant cette époque de conscience atterée par les dégâts climatiques, il a suggéré l’exploration des multiples états altérés de conscience à l’aide des plantes enthéogènes…

il disait aussi que la vérité prendrait soin d’elle-même, qu’on n’a pas à l’approcher à genoux…

il dit que les multiples religions qu’il a explorées ont été des modèles imparfaits pour nous montrer la vérité et que les plantes les devancent en ce sens…

il a prôné le lâcher prise –  ce qui arrive automatiquement quand on communie avec les plantes, disant que ce lâcher prise était à l’opposé de l’égo, qu’on devait laisser de côté cette fausse identité…

en plus des plantes magiques, il a soutenu le recours aux arts, à la philosophie, à la danse, à la sexualité comme moyens d’extase…

cet homme a depuis longtemps été un de mes maîtres à penser…

et ce matin, à vous qui le connaissez possiblement ou probablement aussi, je vous le présente dans ce discours de 15 minutes qui le résume bien…

si votre anglais est limité, je vous ai installé la traduction française, en espérant qu’elle ait survécu le mise en ligne.. sinon facile à installer…

Merci Monsieur McKenna… nous sommes quelques-uns à marcher dans vos pas… et à poursuivre votre exploration… car même si nous disons religions, vous savez qu’avec les plantes sacrées, rien ne peut demeurer trop rigide…

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pour en savoir plus sur cette conférence:
https://www.facebook.com/events/357978624868323/

état atterrée de confiance

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••• les zultimes chroniques – 25/9/19

traduction: et pour conclure, où vous voyez-vous dans 5 ans ?

on est dans la schnoutt climatique ces temps-ci semble-t-il non ?

comme si on se réveillait – en retard ? – après un long somme…

et ce sont les jeunes qui prennent la parole…

certains veulent qu’on change nos habitudes en prenant notre temps, si temps il y a, d’autres pensent plutôt que ça presse…

mais au fond, comme à la surface, nous sommes tous et toutes dans la même barque…

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et si la nature reprenait ses droits ? car la nature reprendra ses droits… éventuellement…

et nous, les humains qui nous considérons comme les êtres les plus évolués sur cette terre, n’y seront probablement pas toujours…

comme une image vaut bien des mots mon Émile, en voici quelques-unes…

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pour plus de photos et pour avoir la légende des photos ci-haut :
https://www.facebook.com/lerefugevegetal/photos/pcb.872553816453414/872545026454293/?type=3&theater&ifg=1

et réflexion éclairante de Francine Pelletier
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/563307/les-derniers-humains

 

ah si seulement…

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••• les zultimes chroniques – 24/9/19

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comme ça cher Dalaï, le monde irait peut-être mieux sans religion ?

le monde irait probablement mieux aussi sans les humains…

mieux sans la guerre…

mieux sans la haine…

mieux sans la jalousie…

mieux sans l’hommerie…

mais comme on dit, le monde est monde… et le monde est tel qu’il est…

et comme on dit aussi, avec des si, on couperait toutes les forêts du monde… et on semble bien partis mes kikis…

j’aime et j’apprécie le Dalaï Lama, mais je considère que celle-ci n’est pas sa meilleure… désolé votre très honorable…

car que dit-on vraiment quand on dit que le monde serait peut-être mieux autrement qu’il est actuellement ?

wishful thinking…

pourtant cher Dalaï, le monde n’est-il pas parfait tel qu’il est ?

ni bien ni mal ? que monde ?

pas la seule façon qu’il peut être le monde cher Dalaï Lama?

je ne veux pas vous faire la morale mon très honorable, mais le monde est monde, le monde est imparfaitement parfait, et vice et versa…

le monde n’est que tel qu’il est…

on pourrait souhaiter qu’il n’y ait aucune religion, mais il y en a tout plein… partout, depuis longtemps longtemps, de toutes sortes… même la vôtre, même la mienne…

mais vu autrement, comme pour Ramana par exemple, le monde n’existe pas… le monde n’est qu’une illusion, une projection de ce qui se passe en soi… autre version pas banale…

alors peut-être bien que le monde n’existe même pas…

alors si on ne peut contredire le Dalaï Lama quand il avance que le monde irait peut-être mieux sans religion, cette affirmation ne veut absolument rien dire… je n’aurais imaginé dire ça au Dalaï-Lama… excusez-moi son excellence…

mais le monde est full religionfull politique, full guerre, full envie, full folie

mais le monde n’est que monde… le monde est en évolution, même si parfois on peut mettre en doute cette dite évolution qui semble parfois jammée sur le R du Reculons… ou est-ce R pour Rapido ?

si vous voulez mon humble avis, le problème n’est pas la ou les religions, le problème est qu’on veut imposer ses croyances et ses valeurs aux autres… quand on croit que la sienne est meilleure que celle des autres… qu’on parle de religion, de politique, de croyances ou de valeurs…

car vivre et laisser vivre me semble plus porteur de vie que d’affirmer que le monde serait peut-être mieux sans religion…

car partout dans le monde, plusieurs représentant(e)s des diverses religions échangent, aident leur prochain et tissent des ponts et des liens entre eux et elles… aussi…

le problème n’est pas dans le pudding, le problème est dans le pitch de vente de son pudding…

car le terme religion ne signifie que relier, se relier au monde, se relier aux autres… et peu importe l’objet de sa religion, l’important me semble l’amour, le respect, l’humilité…

le problème me semble davantage résider dans le politique religieuse que dans sa pratique… car la pratique religieuse ne peut être que personnelle, individuelle, et ne peut prendre place qu’entre soi et le reste de la vie, qu’on appelle ça Dieu, vie, Grand Esprit ou l’Existence…

la religion n’existe pas vraiment en dehors de soi…

d’après moi, on met beaucoup trop d’importance sur les mots et leur sens, et pas assez sur l’essence… de cette vie…

peut-être que le monde serait mieux sans les mots ?

mais où se rejoindrait-on vous et moi quotidiennement ?

au fond, écrire des chroniques est ma religion…

Amen… en des chroniques…


pour l’article complet:
https://www.inspirant.fr/dalai-lama-sans-religion.html?fbclid=IwAR1Y6KTEfXGobKZ7jHOi9-eP2Eya5ibKIwltcKyMdACtaT5jpNHq2LoAwuo

spirituellement religieux

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••• les zultimes chroniques – 23/9/19

traduction: la spiritualité ne vient pas de la religion… elle émane de notre âme… nous devons arrêter de confondre religion et spiritualité… la religion est un ensemble de règles, de normes et de rituels créés par les humains, initialement censé nous aider à s’épanouir spirituellement… mais à cause de l’imperfection humaine, la religion est devenue corrompue, politique, divisante et un objet de pouvoir… la spiritualité n’est pas une théologie ni une idéologie… c’est simplement une façon de vivre, pure et originale, qui nous fut donné par les instances supérieures de la création… la spiritualité est un réseau qui nous relie à la sagesse supérieure, à l’univers et à nos frères et soeurs… – Haile Selassie

moi qui disais récemment ici être en réflexion quant aux concepts de religion, spiritualité, traditions culturelles autochtones chamaniques et médicinales, bref autour des divers courants du grand monde du sacré, cette citation constitue un excellent starter…

cependant cher Mr Selassie, avec tout le respect que j’ai pour vous, je m’excuse, mais je trouve que vous généralisez… car qu’est-ce LA religion, qu’est-ce que LA spiritualité ? ne pourrait-on pas plutôt parler des religions et des spiritualités ? car celles-ci me semblent polyformes…

oui de nombreux actes de barbarie ont été commis – et continuent de l’être – sous le grand parapluie de la religion… mais en généralisant et en parlant de LA religion, on ne dit rien… rien de très précis du moins… on sacre tout dans le même grand fourre-tout…

car lorsqu’on parle de LA religion, de laquelle parle-ton au juste ?

quand on parle de LA religion, souvent nous ne sommes qu’en mode réaction… on pense au passé, on se remémore tout ce qui a mal tourné jadis, et encore aujourd’hui, on ramène à la surface les grandes conquêtes et les crimes… et on nie la soif du sacré des gens qui ont choisi telle ou telle religion…

ici, en ces parties du monde, quand on pense religion, on pense aux multiples abus des prêtres catholiques, à la richesse du Vatican, aux extrémistes d’Allah, à la droite religieuse pro-vie mais prête à tuer pour protéger la vie… et leurs valeurs… rien de bien glorieux avouons-le…

alors le doute face au religieux est fondé… mais le sens profond du terme religion consiste à relier… se relier à plus grand que soi, se relier à nos frères et soeurs, se relier à toute source de vie… que l’on nomme cela religieux ou spirituel, same same quant à moi

par ailleurs, quand on parle de spiritualité, de quoi parle-ton au juste ?

de yoga (drapés dans nos ptits kits Lulu Lemon) ? de méditation pleine conscience ? de Zenitude ? des études de la Caballe ?

rien de très précis ici non plus avouons-le aussi…

bien sûr, plus spirituellement correct de se déclarer spirituel que religieux…

mais au fond, qui n’est pas spirituel ? qui n’est pas un âme, un esprit incarné dans un corps ici-bas sur cette terre ?

que l’on veille ou non, que le reconnaisse ou pas, très plausible que nous ne soyons qu’esprit incarné ? qu’on le sache ou pas, qu’on le sente ou pas…

car même pour les plus matérialistes parmi nous, l’argent et les choses ne peuvent-ils pas devenir un Dieu ?

tandis que pour les athé(e)s, rien n’est Dieu, en fait, Dieu est Rien avec un R MAJUSCULE… et souvent les athé(e)s sont les plus extrémistes… qui croient très très fort à rien… il faudrait leur prouver que Dieu existe pour qu’ils/elles croient… et pourtant, tant de beauté en ce monde… pas besoin de croire, rien qu’à voir on voit bien…

il me semble que l’on ressent publiquement, ici et ces temps-ci, une grande résistance à tout ce qui est religieux… tendance de fond à séparer à tout prix état et religion, efforts pour qu’on ne voit aucun signe ostentatoire, il ne faut surtout pas que nos enfants n’en voient…

tendance érigée en loi pour s’assurer que rien de religieux ne dépasse publiquement, qu’aucun signe ne sorte de la maison… obligation de laïcité…

votre religion, on ne veut pas la savoir, et on ne veut non plus la voir… comme si elle existera moins si on la pousse sous la table de la cuisine…

pourtant, pourquoi pas une multitude de religions ouvertes sur le monde et visibles aux yeux de tous et toutes ? que de la religion après tout…

mais en rejetant le religieux, comme l’impression qu’on jette notre soif du sacré avec l’eau du bénitier…

Jacques Mabit me disait il y a quelques années que l’on doit minimalement faire la paix avec la religion dans laquelle on a grandit… pas se convertir, pas devenir fanatique, que faire la paix… gros défi que celui-là…

pas que je désire que l’on revienne au bon vieux temps ou l’église catholique faisait de la loi une loi divine… et plusieurs choses pas du tout catholiques…

seulement que l’on permette et que l’on reconnaisse autant le religieux, le spirituel, le sacré, les diverses traditions ancestrales et autochtones…

qu’on valorise cet élan primordial chez l’humain(e) pour l’extase, pour qu’on sorte de petit soi… qu’on permette ce besoin de religiosité, de reliance, qui est fondamental à la vie humaine… ce besoin de se sentir faire partie de…

dommage pour Mr Singh mais malgré son humanité et sa vivacité d’esprit, la pertinence de son programme, son turban constitue une arme de destruction massive électorale pour lui, particulièrement au Québec… car ici, les traces laissées par les abus de l’église catholique sont encore fraîches sur nos âmes… et notre résistance et réaction encore vigoureuse…

après avoir été menacées et attaquées par les prétendus religieux catholiques et protestants, les traditions culturelles autochtones semblent faire un retour partout sur la planète… tant mieux, car on y retrouve plusieurs valeurs précieuses in there… tant mieux car plusieurs de nos sociétés dites modernes sont en déficit de sacré, de contact avec la nature, avec les éléments… avec le sens de la vie…

car plusieurs courants religieux originent des pratiques chamaniques autochtones… notamment le Santo Daime, un mouvement religieux originant du Brésil et canalisé par Mestre Irineu, amalgamant composantes chrétiennes, chamaniques et d’inspiration africaine… salade de fruits religieuse… amalgame, intégration, métissage…

évolution organique et évolutive des éléments de la nature au sein de pratiques et de rituels humains… car toutes les pratiques chamaniques, comme toutes les religions qui en découlent, ont des bases païennes… fondées sur et dans la nature

donc religion, spiritualité, traditions culturelles ancestrales autochtones, same same… au-delà des dissemblances, surtout des ressemblances, et des correspondances entre toutes les branches du sacré…

d’autre part, parallèlement à ce rejet du religieux,  on note une grande popularité pour plusieurs rituels chamaniques à l’aide de plantes médicinales, de plus en plus populaires et générant un nouveau tourisme en Amérique du Sud, avec tous les abus qu’une mode spontanée et pas toujours ancrées dans les traditions peut créer…

bien sûr, certains pays sont entièrement contrôlés par les mouvements religieux… et cela n’est jamais souhaité…

autant le sacré semble perdre de son sens en ces temps de réseaux sociaux virtuels eet impersonnels, autant les extrémismes poppent up un peu partout sur la planète… s’insinuant autant à la cour suprême des USA que se consolidant au sein de plusieurs pays du Moyen-Orient… comme si populisme et droite religieuse dansaient main dans la main et que les ayatollahs imposent impunément leurs  dogmes…

tout ça en même temps…

personnellement, je pratique l’usage de certaines plantes enthéogènes (qui génère le divin en soi) afin de sortir de ce corps une fois de temps en temps et de retrouver cette connexion avec plus grand que moi… car petit moi trop petit pour la grande âme que nous sommes tous et toutes…

après avoir exploré diverses traditions chamaniques, j’ai choisi d’adopter la voie du Santo Daime… ou probablement la Santo Daime qui m’a choisi car pas vraiment ma décision… pas consciente du moins…

ce courant, dit religieux, offre un solide contenant et une protection divine pour voyager dans les divers espaces explorés grâce au thé Daime… et aucune doctrine ne peut sévir avec trop de rigueur quand on fait usage d’un enthéogène…

comme une image vaut 1000 mots, en voici une qui explique assez clairement ce que je tente de dire ici :

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désolé pour le décousu de cette chronique, réflexion à peaufiner…


et quant à l’usage des plantes médicinales…

Le problème n’est pas que vous utilisiez des plantes médicinales, des crapauds, des grenouilles, des racines, des champignons ou du tabac médicinal. Le problème est de savoir comment vous les utilisez.

Le problème est de savoir pourquoi vous les utilisez. Quelle place occupent-ils dans votre vie et que voulez-vous accomplir avec eux? Et comment.

Le problème n’est pas des médicaments ancestraux pour élargir la conscience.

Le problème est votre façon de les utiliser… pour combler les lacunes.

Le problème ne réside pas dans les médicaments sacrés, mais dans le fait que vous ne savez pas quoi faire de votre vie lorsque vous ne les avez pas sous la main.

Non, ne vous y trompez pas.

Le problème n’est pas de prendre des médicaments, mais de croire que seul le médicament vous fera évoluer.

Ce ne sont que des outils comme tant d’autres, ils collaborent mais ils ne supplantent pas votre propre travail intérieur.

Ne vous trompez pas. Rien ne vous aidera à grandir dans l’amour et à évoluer si vous n’êtes pas disposé à travailler pour cela. Rien n’est absolu

Rien ne vous sauvera si vous n’êtes pas disposé à abaisser ce paradis sur terre.
Rien ne vous informera si vous ne voulez pas voir vos blessures et agir.

Non, ne vous trompez pas.

Être spirituel est un travail quotidien que rien ni personne ne peut faire pour nous.

Les médicaments sacrés vous aident à voir que tout est disponible si vous voulez vous aider.

Ne pas idéaliser, soyez votre propre moteur de transformation.

Plus on prend conscience de soi, moins on donne de pouvoir à l’étranger et aux autres.
A quoi donnez-vous le pouvoir aujourd’hui?

Le DIEU de l’univers entier est en vous.           

– Sandra Palomino

 

vivre et laisser vivre

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••• les zultimes chroniques – 22/9/19

traduction: peu importe ce que vous entendez à-propos de moi, croyez-le… je n’ai plus le temps de m’expliquer… vous pouvez même en rajouter si vous voulez

comme vous peut-être, possiblement ou probablement, ce chroniqueur est pas mal habitué à entendre toutes de sortes de choses à-propos de lui… on ne peut arrêter les quand-dira-t-on… mais avec les années qui passent, on apprend à laisser les choses non essentielles… on limite notre focus…

et comme les canards, on apprend à laisser passer les commentaires telle l’eau sur leurs plumes… coin coin… avec l’âge, on apprend à laisser passer les propos des connards…

mais ces temps-ci, on dit des faussetés non pas à mon propre petit propos, mais au sujet d’un groupe dont je fais partie…

vraiment du n’importe quoi… et à grande échelle à part de ça… les gens qui ne savent rien de nos activités seront flabbergastés et choqués s’ils/elles se fient à ce qu’ils/elles voient à la tivi… c’est que ce que l’on rapporte est vraiment gros, et loin de la beaucoup plus ordinaire réalité telle que vécue par nous… je vous épargne les détails… pour le moment…

bien sûr, c’est dans une émission de fiction que l’on nous caricature… alors il faut en prendre et surtout en laisser beaucoup beaucoup… sauf que ce que l’on colporte à notre sujet pourrait avoir des conséquences réelles sur la suite des choses car notre situation est socialement délicate…

d’un côté, nous nous disons que nous devrions laisser passer les choses et que le monde finira bien par oublier…

mais de l’autre, même si les choses passent et passeront et finissent toujours par passer, elles laissent parfois et laisseront sûrement des traces… et tout ce dont les gens se souviendront sera ce qu’ils ont vu dans la dite émission… et ils et elles, même s’ils et elles ne devraient pas nécessairement, ils et elles sont nombreux à croire ce qu’ils et elles voient à la tivi… real fake news… ou une autre fiction…

alors, en ce moment, en ce léger dilemne, on se demande si on répond ou si on laisse passer le vent du moment… on surfe sur la vague ou on fait le canard ?

pour le moment, on prépare une réponse au cas où… pour rectifier les faits, pour informer, pour préciser, pour jouer transparent… mais de nos jours avec la folie diffusionnelle des égouts sociaux, on ne sait pas dans quel engrenage on risque de se faire prendre une fois qu’on a pesé sur send…

ces temps-ci, les infos sont follement contagieuses et partent en tous sens… et bougent vite… tout en attirant des réactions virulentes, fausses et carrément vicieuses… alors jouer dans ce jeu ? pas certain… vivre incognito a ses propres beautés…

alors petite pause avant de décider de la suite… sur le neutre… pour le moment…

comme on dit parlez-en en bien ou parlez-en en mal, mais parlez-en…

vraiment ?

moi je n’ai pas du tout envie qu’on parle de moi, encore moins de nous…

car vivre et laisser vivre est un si beau dicton…

coin coin…

tradition, religion, médecine, culture ?

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••• les zultimes chroniques – 21/9/19

ces temps-ci, je suis à réfléchir aux notions de religion, de tradition, de médecine et de culture… plus précisément la différence entre tous ces concepts… des concepts qui se chevauchent sur plusieurs points… notamment en ce qui concerne l’ayahuasca…

c’est qu’hier, un ami médecin qui travaille avec cette substance auprès des toxicomanes depuis des années au Pérou, à qui j’ai partagé l’affiche ci-haut au sujet de cette conférence  que j’aide à organiser, me disait que lui considérait l’aya davantage comme une médecine que comme une religion…

et cette remarque a fait son chemin en moi… car en effet, qu’est-ce qui distingue une tradition, chamanique entre autre dans ce cas, d’une religion, dUn courant médical ou de caractéristiques culturelles ?

si on pense aux sociétés archaïques, dans lesquelles les traditions de passaient par voie orale, aucune doctrine formelle ne pouvait se mettre en place… les traditions restaient vivantes, vivantes au sein même des personnes, se transmettant d’une personne à l’autre, sur un long long laps de temps… avec apprentissage patient, intimité et mentorat personnalisé…

certaines religions, qui pour certaines tirent  leurs racines au sein de diverses cultures chamaniques, me semblent constituer davantage quelque chose d’organisé, de réplicable, une forme de corpus qui est érigé en doctrine… certaines plus fluides, d’autres plus rigides… on parle ici de transmission écrite…

quant aux éléments culturels, tout comme les traditions, ils se transmettent par le vivant du quotidien…

la médecine, comme la religion, constitue également un corpus régulé de connaissances et de pratiques… originant aussi des savoirs chamaniques, comme pour la religion, on parle ici de transmission écrite… la plupart des courants de la médecine originent d’ailleurs des traditions ancestrales des guérisseurs…

et on n’a pas encore touché au volet que l’on dit sacré…

comme je suis occupé ce matin et que je dois aller vaquer ailleurs, je ne fais que planter ici les idées maîtresses des écrits que j’aimerais développer dans les prochains temps… à suivre…


info au sujet de la conférence du 19 octobre à Montréal:

https://www.facebook.com/events/357978624868323/