par don et par coeur

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••• les zultimes chroniques – 4/1/2020

hier, ici, plutôt que de vous souhaiter toutes sortes de bonnes affaires, je nous souhaitais de faire des erreurs en cette nouvelle année/décennie…

https://atidion.com/2020/01/03/faisons-gaffes/

car faire des erreurs signifie que l’on prend des risques et que l’on fait quelque chose de nouveau, que l’on se met hors de nos zones de confort… ce qui est fort bien…

mais si le fait de faire des erreurs peut être considéré positivement, et comme la vie n’est souvent que différentes points de vue et arguments opposés sinon différents, on pourrait aussi souhaiter que certaines personnes ne fassent rien car leurs erreurs impliquent des conséquences importantes pour le monde…

ainsi, en cette saison de la chasse aux souhaits de toutes sortes, si on peut se souhaiter de faire des erreurs afin d’acquérir de nouvelles leçons de vie, on ne peut oublier que parfois, nos erreurs blessent directement d’autres personnes…

en ce sens, si nous avons la chance de prendre des risques et de faire de nouvelles expériences et erreurs, cette possibilité d’errer – et donc de blesser autrui – s’accompagne d’une capacité d’offrir nos excuses et de demander pardon quand dans les faits nos erreurs blessent d’autres humains… qu’on le sache ou pas, car parfois on réalise que l’on blesse, mais parfois aussi on blesse sans le savoir… et en toute innocence et inconscience…

car plusieurs des erreurs que nous commettons dans notre vie ont des répercussions directes sur la vie d’autres personnes… on apprend l’art d’être en relation en blessant parfois autrui, et souvent les personnes que nous aimons le plus, du moins desquelles nous sommes les plus près, celles qui nous ouvrent leur coeur tout grand…

alors en ce début de nouvelle année, je tiens à offrir, publiquement, humblement et chaleureusement, et de façon toute grande ouverte, et aussi de façon particulière à deux personnes qui ont été près de moi dans les récentes années, mes plus sincères excuses à toute personne qui a pu se sentir offensée, offusquée, blessée par mes paroles et/ou mes gestes au cours de la dernière année…

c’est en tant qu’humain humble et digne qui apprend les diverses leçons de vie en marchant le chemin que j’offre ces excuses et demande pardon… et je remets à chaque personne le choix d’offrir leur pardon face à ces actions et paroles blessantes que j’ai pu posées et commettre au cours de la dernière année…

et de mon côté, je profite de l’occasion qu’offre ce nouveau tour du soleil pour pardonner et laisser aller tous sentiments, émotions et souvenirs qui pourraient faire en sorte que le passé commun vécu ensemble entrave en cette nouvelle année la possibilité de croissance et d’apprentissage de part et d’autre, autant en vous qu’en moi…

je reconnais que nous sommes humains, vous comme moi, et que nous portons en notre coeur et en notre âme total potentiel de bonheur, d’entraide et de transparence… et de demander pardon…

Amen !

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pardonnez ceux et celles qui n’ont pas su comment vous aimer… ils et elles vont ont appris à vous aimer vous-même… – ryan elliot


Je ne vous souhaite pas une année merveilleuse au cours de laquelle tout ira bien. C’est une pensée magique, enfantine, utopique…

Je vous souhaite plutôt d’être capable de vous regarder, de vous aimer tel(le) que vous êtes. Ayez suffisamment d’amour-propre pour affronter de nombreux défis, et l’humilité de savoir qu’il y a des causes impossibles à gagner, de même que certaines qui ne valent pas la peine d’être combattues…

Je vous souhaite d’abandonner le recours à la plainte, et de réaliser que vous pouvez changer. Passez de «je ne peux pas» à «je veux ou ne veux pas»

Je souhaite que vous entendiez et écoutiez votre vérité, et que vous l’affirmiez, en pleine conscience que ce n’est que votre petite vérité à vous, pas celle de l’autre…

Puissiez-vous faire face à ce que vous craignez, car c’est le seul moyen de vaincre la peur…

Je vous souhaite d’apprendre à tolérer les ombres chez l’autre, car elles sont aussi en vous, alors nous sommes tous et toutes égaux en ce sens…

Ne vous condamnez pas, car vous n’êtes pas tout-puissant(e)…

Je vous souhaite de croître, où et quand vous voulez…

Je ne vous souhaite pas que 2020 vous apporte le bonheur…

Je vous souhaite d’être heureux(se), quelle que soit la réalité que vous vivrez…

Que le bonheur soit le chemin, pas le but…

– traduit et adapté d’une citation de Mirta Medici, psychologue argentine

 

faisons gaffes

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••• les zultimes chroniques – 3/1/20

traduction: faites des erreurs… parce que si vous faites des erreurs, cela signifie que vous faites de nouvelles choses, vous essayez de nouvelles expériences, vous apprenez, vous vivez, vous dépassez vos limites et sortez de votre zone de confort, vous vous transformez et vous changez votre monde… vous faites des choses que vous n’avez jamais faites auparavant et surtout, vous faites quelque chose… – Neil Gaiman (via mon ami Srajano)

en cette période de souhaits carabinés de bonne et nouvelle année, envie de commencer sur une autre note… pas une fausse note, ni une note aigüe, mais une note différente, une note discordante, et surprenante…

parlant de fausse note, comme disait Miles Davis, aucun problème avec le fait de faire une fausse note quand on fait de la musique, l’important réside dans la façon plus ou moins harmonieuse qu’on la récupère… un(e) vrai(e) musicien(ne) va broder autour, va l’inclure dans toute sa gamme, va rebondir vite dessus… virtuosité et créativité…

parfaite imperfection…

alors en cette nouvelle année, nouvelle décennie même, je ne vous souhaiterai pas une bonne année… car qui dit bon(ne) implique du même coup mauvais(e)… l’autre côté de la même médaille… et ni l’un ni l’autre en réalité… que bon ou mauvais si on le veut, si on le décide ainsi…

même le concept d’année n’existe pas vraiment, qu’une tranche artificielle de temps, qu’une suite de moments que l’on a décidé d’enfiler et d’emprisonner dans un grand carré aux dates…

alors, en ces premiers jours de janvier, en cette période de renouveau, comme ce l’est toujours de toute façon, plutôt envie de nous souhaiter de faire des erreurs…

pas de bonnes erreurs, car il n’y en a pas de mauvaises… il n’y a que des erreurs, neutres et sans valeur… envie de nous souhaiter de nouvelles erreurs… des erreurs que nous n’avons jamais faites auparavant… des erreurs qui nous en apprendront encore et encore sur nous, sur les autres, sur la vie… des erreurs créatives et créatrices… des erreurs riches du sens qu’on leur donnera…

car quand on essaie de nouvelles choses, inévitable de faire quelques prétendues gaffes… comme les omelettes et les oeufs ça… on doit se faire la main, essayer, sortir de notre zone de confort, jouer des rôles qu’on connait moins, ou encore plus le fun, qu’on ne connait tout simplement pas du tout… car c’est en faisant qu’on apprend dit-on… testons-le…

même si aucun(e) d’entre nous n’aime naturellement se casser la gueule, c’est tout de même l’une des façons les plus certaines d’apprendre quelque chose de nouveau… n’apprend-on pas par choc ou par répétiton right Veeresh ?

d’ailleurs, je ne sais pas si c’est le cas pour vous aussi, mais de mon côté, c’est souvent en pesant sur le mauvais piton sur mon ordinateur que je découvre de nouvelles fonctions des divers logiciels ?

on connait la maxime qui dit qu’il n’y a jamais d’erreurs… malgré que ça sonne cliché, on dirait bien que c’est vrai… et si on testait ça cette année ? car derrière chaque cliché se cache une certaine part de vérité… pas la Vérité avec un grand V, juste la petite vérité simple et bien ordinaire qu’on découvre par erreur… la simple vérité du quotidien ordinaire… celle de tous les jours ici-bas sur terre… celle qu’on découvre en faisant gaffe…

alors plutôt que de nous souhaiter que du bon, du mieux et du meilleur – ce que je vous souhaite quand même si vous pouvez le trouver dans tout – je nous souhaite de ne pas prendre les mots à leur premier niveau… de ne pas nous enfermer dans le strict prétendu sens des mots…

car rien de seulement et uniquement bon dans la vie… ni de mauvais… grise grise la vie… toute en couleurs… pas de vrai ni de faux, on le voit bien avec les fake nouvelles… que des perceptions, que des interprétations, que des impressions… que des points de vue plus ou moins biaisés… et débiaisons les nôtres…

alors en ce début de nouveau cycle, quel qu’il soit, je nous souhaite d’oser vivre comme si on ne savait pas quand ça va finir… car le sait-on anyway ?

vivons totalement, humainement, chaleureusement… en prenant soin les un(e)s des autres, en ne jugeant pas – pas trop vite du moins… ou en jugeant de tous bords tous côtés, en se mettant à la place de tout le monde… en jouant les rôles de tout le monde… en regardant les choses de tous les sens…

vivons en attendant l’innatendu, et en ne l’attendant pas non plus…

vivons en espérant l’inespérable, et en espérant ne rien espérer du tout, le rien comme le tout…

vivons chaque moment qui, au fond, ne passe pas car peut-être est-ce toujours le même moment qui se répète ? les moments de la marmotte… oui papa…

vivons en laissant de côté ce que l’on croit connaître, vivons en osant ne pas savoir, en osant oublier qui l’on est pour se renouveller à chaque instant, en osant ne pas penser savoir… car que sait-on vraiment ? à part qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien…

et que tout ceci n’est peut-être qu’un rêve duquel on se réveillera un moment donné ?

allez, bonnes erreurs…

ce qui est est

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••• les zultimes chroniques – 31/12/19

traduction: en réalité, nous vivons des mystères trop grands et trop merveilleux pour être compris… éloignez-moi des gens qui pensent avoir les réponses…  faites que je m’entoure de gens qui s’exclament avec des «oh regarde !» et qui rient d’étonnement, tout en gardant profil bas… – Mary Oliver

surprenante la vie… hier tout de suite après avoir posté ma chronique sur un potentiel sens de la vie, je tombe sur ce post up there… qui parle de mystère et d’étonnement…

car en réalité, ou en illusion c’est comme vous voulez, on vit dans le mystère chers lecteur/trices… on ne sait pas trop où le monde s’en va, ni nous qui vivons dedans… on ne sait pas non plus tout ce qui se cache en soi… nous même sommes un grand mystère sur deux pattes…

en ce temps de l’année, certain(e)s prennent des résolutions pour le flipping over du grand carré aux dates… et cette année en plus, on change de décennie…

mais par ces résolution, on ne peut que répéter le passé, en l’améliorant un peu, en le dorant et le brodant de petites fioritures… mais ce faisant, on bloque l’imprévisible, on passe à côté de la magie de la vie qui va bien au-delà de ce que l’on peut imaginer… imaginez…

on vit en pleins mystères, mystères tellement grands que notre petite tête de pinotte ne peut en saisir qu’une infime partie…

alors malgré les limites de notre imagination, surimaginons, imaginons au-delà des limites de notre capacité d’imagination, imaginons plus grand que nature… imaginons l’inconnu, l’inimaginable, le plus fou que ce que notre tête peut créer…

car là-bas, out there, existent des milliards de planètes et de systèmes solaires, des trous noirs, une telle vitesse de lumière qu’on ne peut même calculer, et tutti quanti…

et on retrouve la même complexité dans l’infiniment petit, et tout ça en mouvement perpétuel… essayons de jongler avec tout ça dans notre petit cerebelum pour un instant… sans parler du bing bang qui tente d’expliquer ce qui était là avant qu’il ne soit quelque chose… parlons-en à la mère de Dieu…

de plus, on vit dans un corps si complexe qui, malgré nos excès, continue de nous soutenir… machine ultra techno… sans même qu’on lui porte suffisamment attention… définitivement, le monde est bon…

par les termes Dieu, la vie, ou le grand rien, on tente de définir ce qui tient cet amalgame de mystères ensemble… par de multiples théories et autres croyances diverses, on essaie de faire sens de ce grand mystère…

mais on ne sait rien…

on présume mais en réalité on ne sait rien avec certitude… alors préservons cette capacité d’humilité… cette capacité de douter et de penser que rien n’est certain mais que tout est possible… vivons en ne sachant pas, en ne tentant pas de tout comprendre… vivons le mystère, dans le mystère…

car il nous reste encore et toujours la capacité de nous étonner devant ce mystère, tout en gardant la confiance et la foi en ce qui, et surtout, sera… car comme disait une certaine chanteuse américaine, que sera sera…

et comme écrit votre chroniqueur, ce qui est est… ou est-ce ? à suivre et à vivre…

bonne à nez…


Celui qui veille à l’ombre de lui-même,
devient ce qu’il contemple
devient ce qu’il écoute
Assis, seulement assis
ravi d’un rien,
ravi de joie,
il tend son corps
il tend son coeur
et son oreille
gardien soudain de toute merveille
émoi

Celui qui dure à l’ombre de ses fragilités,
saura jouer avec la peur
danser avec le doute
mains ouvertes, tournées aux cieux,
pieds par terre, enracinés,
il devient feu où brulent ses blessures,
partout où il est
et là où il n’est pas
il n’est plus besoin d’armures
rien à vaincre rien à posséder
tout est là

Celui qui marche à l’ombre du « ne sait pas »
devient bientôt la route
la route se faisant pas à pas
il va
seulement il va
pied devant pied arrière
traversant l’ombre et la lumière
la terre est son miracle
la terre est son ardent voyage
le menant à son visage
le menant à tout visage

shikantaza (nom donné à l’expérience profonde de la méditation : « seulement s’assoir »)

Federico Dainin Jôkô Sensei via Richard Chartier


« Je suis Celle que rien n’arrête

Je suis Celle qui arrache aux morts leurs bandelettes

Je suis Celle qui n’a pas toléré de ne pas naître

Et que la haine puisse avoir le dernier mot pendant la guerre

Je suis Celle qui entre en trombe par les fenêtres ouvertes

Arrache les rideaux, décroche les volets

Je suis Celle aussi qui répare les toiles d’araignées déchirées

Qui s’alarme de quelques fourmis écrasées

Je suis Celle qui n’a peur de rien Qui se lève et clame son indignation, Sa colère devant les scandales du mépris

Je suis Celle aussi qu’une feuille en tombant effraie

Et qui se cache derrière la commode

Pour que personne ne la cherche ni ne la voie

Je suis celle que même la mort n’a pu faire mettre à genoux et Qui court en enjambant les ruines

Je suis la lionne qui s’avance en rugissant

Mais aussi la lapine qui vit sous sa feuille de chou dans la rosée

Je suis Celle qui désormais n’a plus peur de vivre entre les chaises, entre les trônes.(….)

Je suis Celle que le monde sans cesse éblouit

Quand je sors de ma maison je crie tout haut : Je suis témoin Seigneur de la merveille de ton monde, je suis témoin

Jamais je n’ai laissé l’indifférence me gangrener

J’aime ouvrir les yeux des aveugles

Comme des âmes ailées m’ont ouvert les miens

Je suis Celle qui a osé se laisser rêver par ses fils

Je m’accommode de mon imperfection

Et je porte le flambeau de la mémoire des hommes et des femmes dont je suis le témoin vivant. »

  • Christiane Singer

oùintello ?

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••• les zultimes chroniques – 30/12/19

vous posez-vous parfois cette question vous aussi ?

intello(e) vous aussi ?

quand même, la question se pose…

genre,

où ? quand ? comment ?

comme pourquoi sommes-nous ici ?

qu’y faisons-nous ?

quel est le sens de la vie ? sens unique ou multiples allers-retours ? ou tourne-t-on simplement en rond autour de soi-même ?

je sais, je sais, intello le chroniqueur… et aussi un peu mouton par moment car comme vous, je fais aussi partie du grand troupeau de ptit(e)s frisé(e)s dont nous faisons tous et toutes partie, même si nous voulons être unique et différent dans le grand lot de l’humanité…

certaines personnes se posent beaucoup de questions…

d’autres – chanceuses ? – moins… ils et elles travaillent, aiment, font ce que doit, sans trop se questionner, sans trop se remettre en question, sans trop chercher à comprendre…

car au fond qu’y-a-t-il à comprendre en cette existence ici-bas ?

on peut soit imposer notre sens à la vie – grâce à des croyances, conditionnements et autres expériences du passé, ou encore vivre dans le mystère…

chacun(e) son choix, chacun(e) son chemin…

peut-être que le but de la vie n’est nul autre que de simplement vivre le moment sans se soucier du moment suivant ?

car au fond, le moment suivant n’existe pas… toujours que ce moment-ci… et chaque moment file si vite, après été, le temps d’un moment… chapelet de moments présents…

comme l’impression aussi que ce qui doit être saisi comme mystère ne peut l’être par la tête… que la question se présente autrement…

que ça doit passer par ailleurs… le coeur ? l’âme ? je ne sais trop mais vraiment pas certain que ça va faire bing ! dans notre petit cerebelum rationnel quand on a va finir par comprendre… si jamais on finit par comprendre…

peut-être que c’est seulement lorsqu’on quittera notre corps au bout de notre chemin que l’on allumera sur le fait que cette existence n’était qu’un rêve, que l’on était venu(e) ci-bas pour apprendre certaines choses, jusque ça soit le temps de recommencer pour un autre tour de piste…

mystère chers lecteurs/trices… pour vous comme pour moi… à moins que vous n’ayez saisis le mystère, dans quel cas, pliiiise laissez-moi savoir, éclairez-moi…

mais pour le moment, chacun chacune on continue d’avancer, en se posant des questions, ou pas, dans le grand troupeau humain…

et peut-être qu’un jour, nous aurons la ou les réponses à nos questions… si questions il y a encore…

allez, bonne tempête et bons préparatifs de célébration de la nouvelle décennie à venir… car les feuilles du grand carré aux dates continue de tourner…

peur et/ou amour

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••• les zultimes chroniques – 29/12/19

traduction: il existe fondamentalement deux forces dans la vie : la peur et l’amour… quand on est dans la peur, on se retire de la vie… quand on est dans l’amour, on s’ouvre à tout ce que la vie nous offre avec passion, anticipation et acceptation… – John Lennon

on dit que le contraire de l’amour n’est pas la haine mais la peur… makes sense… 

quand on a peur, on se ferme la shoppe, on se rétracte, on se replie et on ratatine en soi… on imagine le pire, soit que les autres personnes – ou même des parties de soi-même – ou les événements extérieurs sont menaçants, dangereux et qu’on doit s’en méfier en projetant le pire…

quant à l’amour, plus difficile à décrire que la peur il me semble, car l’amour est vaste et multiforme… comme l’affirmait notre beloved, l’amour n’est pas une relation mais un état, une façon d’être, une disposition intérieure… une attitude face à la vie, une façon de recevoir la vie…

dans la tradition spirituelle dans laquelle je chemine ces temps-ci, on favorise l’acception de tout ce que la vie nous donne, nous offre… pas seulement ce que l’on souhaite… tout, et même rien si ce qui doit… car souvent ce que l’on perçoit comme rien n’est rien d’autre qu’un subtil chuchotement de l’existence, un très subtil murmure de la vie…

si on sait écouter, et ressentir…

ma tradition spirituelle est le Santo Daime… Daime, terme portugais, veut dire donne-moiDai = donne / me = moi… pas donne-moi dans le sens d’une demande, d’une quête…

plutôt donne-moi – peu importe, réellement – comme dans j’accepterai tout ce que tu m’as donné, me donnes et me donneras…

l’idée est de faire du mieux que l’on peut avec ce que la vie nous offre avec passion, anticipation et acceptation pour reprendre les mots de Lennon

parfois, la vie nous offre… parfois, elle insiste un peu plus, parfois elle nous force même… car on ne comprend pas toujours du premier coup… Veeresh disait qu’on apprend soit par choc ou par répétition… notre choix… et notre capacité…

alors grosso modo, l’idée est de choisir entre peur et amour… même si on a peur de l’amour, même si l’amour nous fait peur 😉 love here we are…

en bref, l’amour ça ouvre, la peur, elle, ferme…

l’amour c’est le corps qui se détend, c’est le coeur qui ouvre (coeur, qui a la même racine que courage), alors que la peur est souvent générée par la tête, et là que ça dégénère… car même si la tête fait partie du corps, souvent elle fait à sa propre tête…

entre chaque inspiration et chaque expiration, et vice versa, il existe un ptit gap, un espace où il est possible de changer de track, et de revenir vers l’amour, vers la lumière, vers l’ouverture et la compassion…

parce que l’amour est un choix… notre choix, toujours notre choix… même si l’amour fait parfois peur… car l’amour ouvre la voie vers le coeur de soi…

se laisser faire faire par la vie

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••• les zultimes chroniques – 28/12/19

traduction: parce que quelqu’un semble faire quelque chose avec aisance ne signifie pas nécessairement que ce n’est pas lourd à porter… – inconnu

dès que mon regard s’est porté sur ces quelques mots il y a un certain moment, ça a fait bing ! en moi… comme on dit ça souvent, ces mots m’ont interpellé… et j’ai eu envie de broder autour car je sens qu’une clé s’y cache…

c’est qu’en ce moment, et depuis quelques années, je suis porteur d’un projet spécial à mon coeur et mon âme, projet qui demande beaucoup d’énergie, d’attention et de soin…

en fait, je porte un projet…

et je sens que je dois apprendre à me laisser porter par ce projet…

un projet passionnant, auquel je dédie ma vie… une mission même – dans le sens humble du terme mission, pas mission comme dans missionnaire, mais plutôt comme dans précieux et unique projet de vie…

un projet qui me demande de sortir de mes limites, de faire des choses que je ne m’attendais pas à faire… un projet plus grande que moi, pour lequel je suis au service… un projet qui m’amène dans des sentiers jamais encore battus… ouvreur de sentiers suis-je devenu…

un projet que, parfois, j’ai l’impression de réaliser mais d’une façon qui m’en demande trop, pour lequel je m’épuise un peu… un projet qui me donne beaucoup d’énergie et de satisfaction, car il en aide d’autres que moi, mais qui requiert de moi un peu plus d’énergie qu’il m’en donne…

et cela n’est pas la faute du projet, probablement ma façon de faire qui est à modifier…

en rédigeant ces quelques mots ce matin, l’idée n’est pas de clamer haut et fort mes grandes capacité ni tous les efforts que j’investis dans ce projet, mais plutôt de réfléchir à la façon dont je mets en forme ce dit projet…

comme l’impression que je dois apprendre à faire les choses plus légèrement, à laisser la vie me faire faire les choses qu’actuellement je pense faire…

comme l’impression aussi que nous ne faisons pas vraiment rien dans la vie, que c’est la vie qui fait à-travers nous… ou du moins que l’on doit apprendre à se laisser faire faire par la vie…

ah, si on pouvait seulement apprendre à laisser la vie nous guider dans nos réalisations…

ce terme réalisation qui veut simplement dire rendre réel une impression, une impulsion, une image que l’on reçoit de la vie…

alors besoin d’apprendre à déléguer, à faire équipe, à faire ensemble, avec la vie et les ami(e)s…

car jusqu’à maintenant, j’ai l’impression d’avoir beaucoup fait et pas assez laisser faire

mais avec les années qui s’accumulent dans et sur mon corps, je réalise que je ne peux pas vraiment tout faire moi-même, en fait, je ne suis pas certain s’il y a rien que je ne puisse faire si pas enligné avec la vie…

apprendre à devenir un instrument au service de la vie…

avec ces années qui nous ralentissent en corps, encore et encore, apprendre à faire plus lentement mais tout aussi – sinon encore plus – sûrement…

faire en écoutant ce qui monte comme message, en sentant ce qui est juste, en reconnaissant la chose à faire… en demandant conseil à la vie… que la nomme vie, intuition ou Dieu…

faire en faisant confiance que la vie ouvrira la route pour que les choses se fassent, sinon on fera autre chose…

faire sans pression, sans peur de ne pas réussir, car le chemin – et les apprentissages qui s’y cachent – sont en soi le simple succès des expériences que l’on vit…

faire et laisser les choses se faire, être au service de la vie qui veut faire et se faire… car la vie se déploie d’elle-même, avec nous dedans… alors si on peut seulement apprendre à se laisser faire…

et apprendre à remettre à la vie la gravité de la chair pour que l’âme puisse continuer de s’élever…

en route vers la lumière

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••• les zultimes chroniques – 21/12/19

et celle en elle…

ça y est, la traversée prend fin… le mouvement dans lequel les jours raccourcissaient est terminé… un autre cycle de complété…

le mouvement du temps vers le bas et le court, en suspension durant quelques jours, reviendra vers le haut, vers le long, vers la lumière…

la vie est question de cycles, toujours…

inspire, expire…

la vie, la mort…

l’amour, la peur…

l’ouverture et la fermeture…

Osho disait qu’on ne peut se battre contre la noirceur, contre l’ombre, on ne peut que faire briller sa lumière, aussi petite soit-elle… les deux ne peuvent co-exister…

après ces quelques mois d’automne qui nous ont mené vers le fond de notre corps, vers le coeur de notre âme, l’extérieur nous tire de nouveau vers la lumière… double mouvement…

et quand la vie nous attire vers le fond, vers la marge, vers l’ombre en soi, on ne peut qu’y plonger… et laisser briller la lueur de l’espoir, de la foi, et se laisser émerger de nouveau…

double mouvement…

rien qu’on ne puisse vraiment faire, on ne peut que laisser la vie se faire et se défaire, et se refaire, et permettre à la vie de se déployer… dans toutes ses nuances de blancs et de noirs, en passant par tous les tons de gris…

grise et grisante et grivoise la vie… dans toutes ses manifestations…

sain et inévitable d’oser l’ombre parfois, car en elle y réside la source de notre lumière…

notre ombre donne de la profondeur à notre brillance…

la noirceur permet à notre lumière de trouver force et courage… la lumière doit se mesurer à aussi forte qu’elle pour acquérir force et rigueur…

on dit qu’il faut plonger creux creux au fond de son ombre en soi pour y trouver et re trouver sa lumière…

l’automne constitue l’occasion idéale pour entamer cette plongée…

sol – comme soleil – stice… fin d’une étape, début d’une autre… retour du balancier…

alors chers lecteurs/trices, bonne lumière, bon chemin, bonne vie…

brillons de tous nos feux…

dé penser sa vie

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••• les zultimes chroniques – 20/12/19

et je crois que la plus grande découverte de la prochaine génération sera de se rendre compte que nous ne sommes pas ce que nous pensons…

ni ce que nous croyons, voulons croire, imaginons et autres ons…

en effet, on peut transformer – certaines sphères de – sa vie en changeant sa façon de penser… mais l’essentiel en cette existence réside au-delà de la pensée, ou en deça c’est selon…

somewhere over the rainbow…

car qu’est-ce qui, en nous, observe la pensée ?

qu’est-ce qui a décidé de s’incarner ?

qu’est-ce qui était avant et demeurera après que notre corps ait rendu l’âme ?

qu’est-ce que ce même coeur qui bat en chacun(e) de nous ?

car nous sommes toujours dans le mystère en lien avec ce qui se passera après que notre corps aura rendu notre âme libre de nouveau… car on dit que notre âme a déjà été libre…

nous pouvons bien travailler sur notre pensée, ou sur nos émotions, sensations et impressions for that matter, mais il me semble que l’essence de notre être se situe derrière la scène… oui, backstage que ça se passe la vraie vie il me semble… main dans la main avec la fille des vues…

là où un plan divin explique possiblement le non sens apparent dans lequel on vit… car il doit bien y avoir un sens en cette existence… sens unique ou multi, peu importe…

depuis que je suis tout petit, il me semble évident que quelque chose de plus grand, de plus vaste, de plus smatt doit exister… le grand mystère…

cette intelligence cosmique qui tient tout ceci ensemble… l’immensité de la création, les planète, étoiles, systèmes solaires, trous noirs et autres concepts tellement immenses et éclatés que notre petite tête a bien de la difficulté à saisir…

alors, pour ce qui est de la pensée, je veux bien, mais il semble exister une faculté de loin supérieure à celle-ci…

quelque chose comme l’intuition, comme une certaine forme de télépathie, pour nous permettre de communiquer avec le grand tout de l’existence…

une forme d’intelligence supérieure que les mots ne peuvent définir ni décrire, dont on ne peut rendre compte avec notre tête pensante

ce que certains désignent comme Dieu… ou le hasard…

ou peut-être est-ce la même chose ?

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peu importe son ptit nom,…

petits questionnements ce matin comme vous voyez dans la ptite caboche et le coeur du chroniqueur, en cette veille d’hiver, veille de solstice… alors que les journées recommenceront à allonger bientôt...

we – will – see the light, more and more light… pouvons-nous clamer…

sur ce, je vous en souhaite une bonne…

bonne pensée, bonne saison, bonne année, bonne vie, en commençant par ce moment… car comme on sait vous et moi, tout commence ici…

ni comme ci, et comme ça non plus

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••• les zultimes chroniques – 19/12/19

traduction: la vie n’est pas ce qu’elle semble être, mais elle n’est pas autrement non plus…  
– Longchempa, jadis

j’adore ces ptits bouts de phrases twistés… ces quasi koans, ces mots qui nous font spinner dans notre tête comme nos ordinateurs parfois… sans nous donner rien de concret, ni compréhensible…

ni comme-ci, ni comme-ça la vie…

on dit que tout est illusion…

que tout est tributaire de notre perception de ce qui se passe en soi ou en dehors… rien de réel, ni en soi, ce qui voit, regarde et observe, non plus que ce qui est vu et observé…

nulle part où aller, rien à faire, tout est ici ou là, ou est-ce vraiment le cas ?

la vie n’est pas ce qu’elle semble être, et elle n’est pas autrement non plus…

qu’y-a-t’il à comprendre dans ces mots ?

allez, on pense à ça aujourd’hui… mais sans trop d’attente d’y percer le mystère…

car peut-être qu’il y en a un, peut-être pas… ou quelque chose d’autre…


En fait, il n’y a pas de soi qui se constitue sans un non-soi.
À son tour, aucun moi constituant ne constitue la constitution du moi constitué.
De cette façon, le monde qui constitue la conscience devient le monde de la conscience, un objectif perçu qui lui est propre, auquel il est destiné…  –
Paulo Freire