Archives de l’auteur : atisupino

singe han ?

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les dernières chroniques – 24/6/17

ça y est, c’est l’été… les journées ont déjà commencé à raccourcir, ben oui, que voulez-vous, comme ça la vie ! même si on préfère mettre l’emphase sur le positif…

pour certains, c’est le 21 juin que commence l’été, avec le solstice justement…

pour les enfants, c’est avec la fin des classes que commence réellement l’été…

pour d’autres, c’est avec la fête de la St-Jean, qui est devenue au fil du temps la fête nationale du Québec, la fête du pays…  fête qu’on appelait religieusement dans le bon vieux temps la St-Jean-Baptiste…

mais que fête-t-on au juste en ce temps précis de l’année dorénavant ?

la question se pose et la réponse varie selon le contexte dans lequel on se trouve…

car notamment dans l’hémisphère sud, c’est le début de l’hiver en ce moment… pour eux et elles aussi c’est la St-Jean, la fête de Sao Joao, mais en quelque sorte aussi la veille de Noël… Noël dans le camper… métissage des traditions…

si auparavant la St-Jean-Baptiste avait, comme tout le reste autour d’ici, une connotation principalement religieuse, cette connotation religieuse a sacré le camp et s’est transformée en fête de la nationalité…

mais personnellement ni l’une ni l’autre ne me rejoigne vraiment…

si la spiritualité m’a toujours attiré, tiré et aspiré vers le haut, je m’associe nettement moins à la religion et encore moins que moins au nationalisme provincial qui voudrait péniblement se faire pays…

je ne peux clairement m’associer ni à une religion, ni à une nation… je ne peux même pas m’associer à mon propre corps, alors encore moins à ce bout de terre sur cette planète terre…

non, je ne peux que m’associer à la nature humaine dans son ensemble… qu’une race, la human race… et pas une course… une grande marche…

et ne peux m’associer aussi qu’à toute forme de vie, autant végétale, minérale, animale qu’humaine… et même extra terrestre…

ce que l’on partage comme motif commun de fête en ce temps-ci de l’année dans notre hémisphère, c’est probablement surtout la venue du temps chaud, l’arrivée des vacances, le slack dans l’horaire…

on fête un peu de chaleur, quelques semaines de vacances et de voyages, et optimalement plus de temps passé dehors… quoi que… hell aux bibittes…

en cette fin de juin, on fête un contact plus prononcé avec la nature, on fête la sortie de nos gougounes et de nos shorts de nos fonds de tiroir… on laisse enfin respirer notre peau à l’air frais…

on fête la vie, on fête la simplicité, on fête l’extra ordinaire du quotidien…

et on tente de faire du sens de toute cette folie environnante aussi qui se déroule sur cette boule qui ne tourne pas toujours si rond…

allez, bon été à nous, à vous, à tous, à toutes…

et de l’amour tout le tour de la terre, tout le tour de la tête et de la fête, peu importe ce que vous célébrez… et de l’amour aussi tout au coeur, et du bonheur, tout le long de la journée, et de l’été, et de la vie… partout au monde et à tout le monde…

hé baptême mon ti-Jean, party time ! en couleurs…

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un an déjà

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les dernières chroniques – 22/6/17

un an déjà que ton corps a arrêté de pulser, ton coeur de battre et ton souffle de souffler…

ton corps s’est dissipé mais ton âme est plus présente que jamais, ici pour toujours…

ton coeur ne bat plus mais il continue de faire radier l’amour… pour l’éternité… amor eterno…

tout l’année durant, tu nous a clairement démontré qu’on ne meurt pas, qu’on ne fait que changer de forme…

tu nous a ouvert le chemin vers l’au-delà et grâce à toi, on a encore un peu moins peur de mourir… de moins en moins…

tu vis dans mon coeur, tu vis dans nos coeurs… tu vis dans le coeur du monde… ton monde… tu vis partout partout…

aucune peine de t’avoir perdu pour toujours, que de la joie de te savoir tout près de nous pour toujours… para sempre, para sempre…

après avoir perdu une deuxième mère avec ton passage de retour à la maison l’an dernier, de façon surprenante, j’en ai trouvé une troisième cette année, et elle est de votre calibre à Mimi et toi… merci…

chère Amala, je t’aime… pour toujours…

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vérité temporaire et illusoire

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les dernières chroniques – 21/6/17

vrai ou faux ? grande question… ou fausse question ?

en tous cas pas de réponse claire…

alors qu’est-ce que la vérité ?

et le mensonge donc ? fiction fiction quand tu nous tiens…

on invente chacun chacune notre réalité… et on la croit ou pas…

pour certains peuples autochtones ancestraux, cette prétendue réalité matérielle dans laquelle on vit n’est qu’un grand rêve rempli d’air alors que les espace-temps sans forme corporelle d’avant la naissance et suite à la mort du corps seraient beaucoup plus vrais… autre point de vue… intéressant… autre réalité… ou du moins autre concept…

vérité de l’un et vérité de l’autre, pas toujours la même chose malgré qu’on partage le même espace… on crée et croit nos propres vérités…

grandes vérités et petits mensonges, et vice-versa…

en fait, toute vérité – celle du moment du moins – est éphémère et s’évapore comme brune au soleil… toute vérité finit par passer avec le temps qui passe, ou lorsque l’on se rend compte de l’éphémérité de toute apparente réalité…

la conscience finira peut-être par passer à-travers toute forme d’illusion…

certains disent même que nous vivons dans un grand rêve et on se réveillera au moment de  notre passage ultime… autre intéressant concept… autre vérité…

au fond, toute réalité est virtuelle… réalité et virtualité, concepts interchangeables…

la matière même n’est même pas nécessairement réelle… réelle pour les uns mais virtuelle pour d’autres… et toujours passagère…

par exemple, certains voient les auras, d’autres pas… alors réels ou pas les auras ?

alors ce que l’on ne croit pas existe-t-il ?

les concepts de vérité et de mensonge, de réalité et de virtualité sont des constructions humaines… rien de cela ne réside à proprement dans la nature… la nature est plus drue, plus directe… la vie est plus franche…

en cette époque de fake news, le concept de vérité est mis à mal plus que jamais…  mais dans les faits, depuis toujours aurait-on dû douter de la vérité et de la véracité des nouvelles…

car le simple choix de présenter ou pas une information relève d’un biais de sélection et vient entraver la dite objectivité d’une potentielle vérité… et de sa validité à première vue…

alors réelle cette chronique ? ou virtuelle ? et moi ? et vous ? sommes-nous vraiment ici ? vous en trais de lire après que moi j’aie écris ?

mais vrai que c’est l’été aujourd’hui… voyez comment tout est douteux, doutant et doutable…

divine ignorance

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les dernières chroniques – 20/6/17

tant à savoir en cette existence, tant à découvrir, tant à connaître…

mais encore davantage de stock à ignorer… encore plus de choses à ne pas savoir ni vouloir savoir…

car il y a trop à savoir en ce monde qu’on doit inévitablement choisir, trier, discarder… choisir nos batailles comme disaient les gens d’avant… ou les gens de guerre…

disons que pour nous, gens de maintenant et gens de paix, nous devons choisir ce sur quoi on porte notre regard… car cela deviendra notre réalité…

si on ne peut choisir les pensées qui nous visitent le mental, on peut au moins discerner celles sur lesquelles on portera notre attention de celles qu’on ignorera immédiatement…

alors si la connaissance est une chose, devenir artiste de la connaissance en est une autre… qui a à voir avec la capacité d’ignorer le non-essentiel, le non-important, de laisser de côté les peccadilles…

comme en ce qui l’information qui circule de plus en plus mais aussi de plus en plus sauvagement – fake news etc…, savoir où porter notre regard et notre analyse…

mais surtout faire porter notre regard en soi, à partir de soi… regarder comment on répond à ce que la vie nous envoie… car on sait que l’on ne peut contrôler ce qui vient à nous mais on peut décider du comment on répond, plutôt que de réagir automatiquement…

on ne peut changer le monde extérieur, on ne peut qu’agir sur notre perception, nos cibles de regard…

on peut choisir d’ouvrir nos yeux pour voir nos zones d’ombre et les éclairer… ou de les garder fermés…

on peut choisir d’ouvrir notre coeur et daller vers l’amour – ou pas –  avec les risques que cela comporte… mais à mon avis devenir artiste implique inévitablement prendre le risque de l’amour, seul risque valable…

et qui dit connaissance, on dit aussi co naissance, naître ensemble, naître avec qui on est en ce moment même, naître encore et encore, à chaque moment… devenir artiste de la co naissance, de la naissance de chacun de nous, individuellement et ensemble… comme individu autonome et solide et comme communauté humaine et solidaire…

viser l’objectif ultime et ignorer les détails qui divertissent, qui détournent le regard, qui dissipent l’énergie… garder la foi et continuer de tendre vers l’objectif ultime qui consiste à semer l’amour, à partager la lumière…

abandonner le désir de savoir et, du coup, se rappeler l’ultime essentiel… divin savoir qui ne requiert aucun effort…

et comme disait JC, heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux et elles…

 

pops absent, fils aimant quand même

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les dernières chroniques – 18/6/17

en ce matin de fête des pères, envie de vous présenter un touchant texte de Gérard Bouchard au sujet de son père (reçu via mon ami Bliss), texte qui date de quelques années…

car plusieurs pères d’une génération antérieure, qui n’ont pas été très présents physiquement auprès de leurs enfants, ne l’ont pas tous été par manque d’amour ni d’engagement…

au contraire, leur absence était une grande marque d’amour car ils ont veillé à ce que leur progéniture ne manque de rien, même à distance, même en absence… ainsi, les choses ne sont pas toujours telles qu’elles semblent être… et parfois une absence peut révéler aussi beaucoup d’amour et d’attachement…

bonne fête à tous les pops du monde…

amour à mon père, à mes filles et à leurs mères…

avec une pensée spéciale pour Guy Corneau, qui a éclairé il y a quelques années la relation père-fils et qui est disparu l’hiver dernier…

___

Mon père

GÉRARD BOUCHARD
HISTORIEN ET SOCIOLOGUE, COLLABORATION SPÉCIALE
La Presse, 16 août 2017

La fête des Pères… C’est une expression que je n’ai jamais su réconcilier avec le souvenir que je garde  de mon père. Il n’est pas exagéré de dire qu’il fut  un homme brisé dès son entrée dans l’âge adulte. Né dans une famille de cultivateurs-défricheurs, presque analphabète, il s’attendait à être établi sur une terre après son mariage. C’est ainsi que, depuis toujours, les choses se passaient dans les campagnes saguenayennes. Les terres neuves, abondantes, ne coûtaient presque rien, il suffisait d’avoir assez d’enfants pour les défricher. Des enfants vaillants et dociles qui, pour  la plupart, ne demandaient pas grand-chose à la vie.

Mais deux mauvaises surprises attendaient mon père.  Au moment de son mariage, sa famille réalisa qu’il ne restait plus de terre à défricher. Sans métier, sans héritage et avec très peu d’instruction (à quoi aurait-elle servi aux défricheurs ?), il alla s’établir à Jonquière avec ma mère  et un enfant de 2 ans (Lucien). Mais là, deuxième surprise : le chômage sévissait, la misère était grande, c’était l’époque de la « crise ». Il parvint néanmoins à s’employer comme charretier et plus tard comme camionneur.

Les ouvriers qui appartenaient à la génération de mon père, ce sont eux, au fond, qui ont préparé la Révolution tranquille.

À cause de la misère qu’ils ont vécue,  ils ont reporté leur rêve sur leurs enfants ; eux, au moins, connaîtraient un meilleur sort.

Comment s’y prendraient-ils ? En travaillant pour  les faire instruire. Car ils avaient bien vu, dans  les campagnes et les petites villes qu’ils connaissaient,  que c’étaient les plus instruits qui habitaient les belles maisons, possédaient les plus beaux chevaux, recevaient le curé à leur table, occupaient à l’église les premiers bancs et devenaient parfois députés. L’instruction les immunisait contre la pauvreté. Voilà ce qu’il fallait faire. Lorsque, dans les années 60, les élites politiques se sont enfin tournées sérieusement vers l’éducation, il y avait longtemps que les gens du peuple les y avaient précédées.

Mon père n’était pas un homme robuste, loin de là.  « Tu travailles trop », lui disait constamment ma mère qui, pourtant, n’était pas en reste. Et en effet, il s’est usé  la santé prématurément. À la maison, quand nous  nous levions tôt le matin pour l’école, il était déjà parti  à l’ouvrage. Et le soir, quand venait l’heure d’aller au lit, il n’en était pas encore revenu. Il nous est arrivé plus d’une fois de le voir rentrer seulement au matin parce qu’il avait travaillé toute la nuit. Mais il était d’humeur gaie, sans ressentiment et se contentait de peu. C’était un homme doux, sensible, extrêmement modeste, plein d’attentions pour nous. Il nous adorait.

LE PRIX DE L’ÉDUCATION

Pendant quelques années, nous avons été trois à étudier en Europe. Notre absence lui pesait ; il essayait de nous écrire mais n’y arrivait pas. Parfois, c’est Lucien qui,  à notre insu, s’arrangeait pour rédiger les lettres. Aujourd’hui, nous sommes sensibles au prix de l’éducation. Nous avons peut-être un peu oublié celui  de l’analphabétisme.

Fauché par la maladie dans la cinquantaine, il a passé les 10 dernières années de sa vie reclus, affaissé, privé de la parole ou presque. Mais son regard subsistait. Et c’était malgré tout le regard d’un homme soulagé, en paix avec lui-même, nourri du sentiment qu’il avait réussi sa vie.  En la sacrifiant pour la nôtre.

J’hésite un peu à le dire, car je crains d’être mal compris : nous étions des enfants qui, très tôt,  ont éprouvé de la pitié pour leur père.

Nous étions conscients de ce qu’il s’imposait pour nous avec ses faibles moyens et nous en ressentions un malaise.

Aujourd’hui, nous éprouvons à son endroit une reconnaissance infinie et une profonde affection, une sorte de culte discret, sans rituel. Mais est-ce que nous méritons tout ce qu’il nous a donné ? Avons-nous été à la hauteur de ses attentes et de ses sacrifices ? Nous sommes-nous montrés dignes de lui ?

Dans le souvenir que j’en garde, il n’y a finalement pas beaucoup de joie. Il s’y mêle de la perplexité et un peu de colère : qu’était donc cette société dans laquelle il fallait payer si cher pour assurer un avenir à ses enfants ?

trop est parfois juste assez

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les dernières chroniques – 16/6/17

petite chronique vendredienne… gros soleil ici sur la Côte Nord… quelques mots à l’aube de l’été…  eh oui, parait que que l’été arrivera la semaine prochaine… on verra bien quand il sera rendu… mais il ne sera pas de trop lui…

oui parfois nécessaire d’aller trop loin pour savoir jusqu’où il est possible d’aller… faut parfois dépasser la ligne pour savoir quand c’est trop… vaut mieux faire un pas de trop qu’un de pas assez… suffit ensuite de reculer d’un pas…

pourtant, parfois la seule façon de mesurer la limite de notre mesure… risquer d’aller trop loin… faire ce qui n’a jamais été fait… essayer ce qui n’a jamais été essayé avant…

même si un peu épeurant, faut ce qui faut si on veut se dépasser, si on veut vérifier jusqu’où on peut aller en cette existence… sinon on restera trop petit et petite pour notre capacité réelle… confortable mais au-dessous de notre plein potentiel…

small is beautiful, mais parfois pas suffisant… car la vie veut parfois être plus grande qu’elle même.. parlez-en aux innovateurs/trices et défonceurs de murs… la terre est bel et bien ronde, n’en déplaise aux adeptes de la platitude…

la citation spécifie d’ailleurs qu’il faut peut-être aller trop loin… rien de certain… donc peut-être pas trop loin finalement… car peut-être qu’il n’y a pas de limite ailleurs que dans nos ptites têtes…

mais ça on ne le saura jamais à moins qu’on ose… et qu’on rose encore et encore quand l’élan appelle… voir et faire la vie en ose…

aller trop loin ou simplement aller là où la vie nous appelle…

ce faisant, on pilera peut-être sur quelques pieds, on brassera peut-être quelques conventions, on dérangera peut-être certains bien pensants et leurs protocoles…

donc avec respect, avec courage et détermination, osons marcher notre chemin en sentant l’appel, en vibrant au son de l’excitation, en écoutant son intuition… même quand ça doute en dedans, même quand ça fait peur, même quand ça hésite…

accepter ses limites, pour simplement pouvoir les dépasser…

car qui a décidé qu’il y a des limites ? où se trouvent ces limites ?

so let’s check it out !

sploush sploush en soi

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les dernières chroniques – 15/6/17

petite nuit tranquille après un voyage chez les fantômes la nuit précédente…

après quelques chroniques sur les profondeurs, la plongée en soi, le regard porté en soi, une autre…

comme ce sont souvent les affichettes avec citations qui décident de ce sur quoi je vais déblatérer, est-ce une question de coïncidences ? parait qu’il n’y en a pas… ou que toute la vie en est une… votre choix…

remarquez que ce n’est peut-être que l’influence de la baleine qui passe son temps à manger le caplan ici dans la baie de Joahn-Beetz depuis une semaine qui amène ces réflexions sur les plongées et divers mouvements entre les fonds de mer et les retours à la surface…

de toute façon, cette affiche-ci avec la citation de Touzalin fait référence à une question que je me pose souvent depuis longtemps : à savoir que lorsqu’on va au fond du fond de soi-même – ou de quelconque espace for that matter – où refait-on surface ? sur un autre ciel ou sur une deuxième sous-sol ?

car lorsqu’on ferme ses yeux et ses autres sens extérieurs et qu’on plonge en soi, plusieurs cieux peuvent s’ouvrir à nous…

alors, élévation profonde ou profondeur élévatrice ?

question plutôt abstraite me direz-vous et je vous l’accorde… mais néanmoins, question pertinente pour quiconque s’intéresse aux mouvements de l’âme, autant vers le haut que vers le bas…

donc aller au fond de soi pour refaire surface… comme la baleine qui va au fond de la mer et qui refait surface pour respirer une fois de temps en temps… à notre grand bonheur, nous baleines lovers

on dirait que lorsqu’on risque de franchir quelconque pas vers des étages qui descendent, on court le risque de monter, de refaire surface…

et peut-être même en fait qu’on ne peut pas franchir de pas vers le haut si on n’accepte pas de descendre… as above so below

peut-être même qu’il n’y a ni haut ni bas, et que tout n’est que question de perspective ?

votre humble chroniqueur n’a pas de réponses… ces jours-ci il se laisse inspirer par la baleine… il plonge et quand il a besoin d’air, il remonte… quand il sent l’élan le tirer vers le bas, il se bouche le nez et se laisse plonger… et quand l’air se fait nécessaire, ça remonter tout seul…

en fait rien à faire really…

qu’à suivre le mouvement… pas mal certain que la baleine ne se pose pas trop de question elle…

allez, je vous laisse et je vais étudier auprès de mon gourou du moment…

splouch splouch…

amitiés monstrueuses

 

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les dernières chroniques – 14/6/17

traduction : jusqu’à ce que nous ayons rencontré les monstres en nous-même, nous essayons de les combattre à l’extérieur de soi… mais nous réalisons que cela est impossible… car la noirceur du monde entier émerge de la noirceur en notre propre coeur… et c’est là que nous devons faire notre travail… – Marianne Williamson

elle arrive à point celle-ci…

car depuis quelques nuits, je fais des cauchemars assez bouleversants… des rêves dérangeants qui demeurent avec moi longtemps après que je me sois réveillé… même si je ne me souviens pas de tout…

dans le noir de la nuit, même si je suis hyper confo bodywise dans les bras de ma belle, ma psyché rencontre dans l’invisible des bêtes nébuleuses aux tréfonds de mon âme…

wow ! quel monde fantasmagorique et pas toujours léger qui vit en moi-même ces nuits-ci…

des parties de moi-même que je ne veux – peux ? – probablement pas rencontrer dans l’état d’éveil ? possiblement…

des parties du monde extérieur qui me rentrent dans l’âme lorsque les lumières s’éteignent ? possiblement…

des fantômes qui ont vécu auparavant dans la maison ici et qui résonnent avec des parties non-résolues de mon être ? possiblement…

des vestiges de ma vie actuelle ou de vies passées qui cherchent la lumière ? encore une fois, tout est possible…

la vérité est que je n’en sais rien…

mais ce que je sais c’est qu’il n’est pas si aisé de dire oui à aller fouiller dans ces zones, à oser aller jouer dans ces zones…

pas si facile d’inviter ces énergies internes et sous-jacentes plutôt rock n roll à émerger afin qu’on puisse y tirer des bribes de lumière…

et ce que je sens aussi sans le savoir avec totale certitude, c’est précisément ce que les mots de Mme Willamson suggèrent… impossible de prendre conscience de ces monstres en cherchant à l’extérieur de soi…

très probable également que les monstres non domptés en soi finissent par sembler vivre à l’extérieur de soi… comme s’ils nous gommaient les yeux, comme s’ils masquaient notre perception de la réalité… du moins une certaine réalité…

on projèterait donc nos propres ombres non encore éclairées sur le monde extérieur et sur les autres ?

très possible en effet…

alors la seule solution consiste à mettre nos lunettes à rêves – ou notre microscope ? – et de plonger en soi, de demander à recevoir des messages de ces rêves brassants…

quand même drôle car hier je postais une affichette qui disait à la légère et sur un ton humoristique : je creuse, tu creuses, nous creusons… on dirait que Morphée m’a pris aux mots 😉 sur le shift de nuit…

alors à la lumière de ces mots sages de Mme Williamson, j’apporterai ma lampe de poche ce soir en me couchant mais auparavant, en ce jour d’aujourd’hui, je prendrai la journée pour aller observer la baleine qui elle-même alterne entre les vagues et les profondeurs de la mer…

et voilà la baleine qui me fait coucou ici dans la baie, avant de replonger au fond des flots…

 

profondeurs

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les dernières chroniques – 13/6/17

traduction : je creuse, tu creuses, nous creusons, il creuse, elle creuse, ils creusent… ce n’est pas un beau poème mais c’est très profond

matin pluvieux sur la Côte… matin profond… matintérieur… mat intérieur… matin rieur… matin joueur de mots enjoués… matin superficiellement profond…

l’observation des baleines, activité que nous pratiquons ici depuis quelques jours, m’a amené à réfléchir aux profondeurs en général… car même lorsqu’on ne voit pas les baleines, elles sont présentes… que sous l’eau ces cache à l’eau…

elles plongent pour aller manger et hier on se demandaient si elles dormaient au fond de l’eau justement ? faudrait leur demander… ou le googler… ce que j’ai fait, mais je préserve le secret 😉 captivant… vous irez chercher si ça vous démange assez…

donc au menu ce matin, superficialité et profondeur…

en quelques questions…

premièrement, où se situe la ligne entre superficiel et profond ? bonne question je sais…

et puis ensuite, est-ce que la profondeur se situe nécessairement par en bas ? les astres ne peuvent-ils pas être profonds ?

et si on creuse jusqu’au au fond de soi-même, n’arriva-t-on pas au top du top du fond ?

d’ailleurs y-a-t’il seulement une fin au fond ?

voyez comment une simple affiche apparemment bébête à première vue peut entraîner de profonds questionnements pour un creux chroniqueur ?

car la profondeur a pour moi inévitablement à voir avec le doute, le questionnement, le dépassement des nos apparentes certitudes mais pourtant

car la vie semble simple et bobonne mais au fond du fond, peut-être qu’il n’y a tout simplement pas de fond ni de fin au fin du fond…

peut-être que la vie n’est qu’un incessant processus de questionnement sans certitude ni réponse ?

oh, je sais bien, peut-être que certain(e)s d’entre vous me diront ne pas trop me poser de questions… et je suis d’accord avec vous… aussi…

mais que voulez-vous, les doutes sur touttt touttt touttt ne me déboutent pas… j’aime amener les doutes au bouttt de leur route… jusqu’à ce qu’ils sortent de route et qu’ils mènent alors vers des chemins de travers…

d’une certaine façon, j’envie les gens qui peuvent se satisfaire de certitudes toutes faites… mais dès mon plus jeune âge, j’ai toujours questionné… comme tous les ptits enfants que je suis moi-même demeuré au plus profond de mon humaine superficialité…

pourquoi ? comment ? avec quoi ? quand ? pourquoi ci ? pourquoi ça ?

pourquoi pas ?