Archives de l’auteur : atisupino

maître échoueur

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les dernières chroniques – 1/8/17

traduction : le maître a échoué plus souvent que le débutant n’a essayé

un peu mon cas je trouve à ce point-ci de ma non carrière ésotérico-religio-spirituelle… longue non-carrière qui, au final, ne peut que faire grossir l’égo et aboutir ici…

56 ans de vie terrestre et humaine… 44 ans d’expériences enthéogènes diverses… 35 ans de méditation, de recherche et de disciplehood, 35 ans de tentatives et d’essais-erreurs à errer ici un pied sur terre et l’autre là-bas dans l’astral… et combien de vies avant ? fouillez-moi…

tous ces détours pour finalement revenir ici, toujours au même point de non départ – car parait que rien ne commence et rien ne finit tout ne fait que passer tout le temps… même personnalité, point de vue sensiblement semblable sur la chose… ici maintenant, lentement, certainement et sûrement, que soi-même… ni plus, hopefully un peu moins, attaché et identifié du moins…

oh j’ai bien eu quelques épisodes d’éclaircissement dans le ciel de mon inconscience quasi absolue au fil de ma carrière à âme ouverte, mais grosso modo, encore ici avec mon ptit baluchon de moi-même, le mental me bloquant encore la vue la plupart du temps…

de retour récemment d’un xième satori, encore ici, à la même place, totalement libre et toujours et encore en quête de liberté à l’aide du koan dis-moi ce qu’est liberté pour l’année à venir…

pas encore tout à fait désespéré le chercheur de vérité, mais parfois un peu désillusionné, découragé même par moments… mais peut-être faut-il l’être totalement ? désespéré I mean… pour finalement lâcher prise, déposer les armes et s’abaisser bien bas devant la vie si vaste, si forte, si digne et grande…

car il faut bien se l’avouer : un peu maso la quête spirituelle, l’ultime désir étant de ne plus en avoir aucun, désir I mean

paradoxal vous dites maître ?

 

mouvements de vie

 

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les dernières chroniques – 25/7/17

traduction : AUCUNE ÉMOTION N’EST UNE ERREUR… l’éveil ne consiste pas à éliminer ni à transcender les émotions humaines, car comment l’océan pourrait-elle transcender une seule de ses vagues ou le soleil un de ses rayons ? cela consiste plutôt à constater que chaque émotion – de la joie au désespoir, de la béatitude à l’ennui, de l’agonie à l’extase – n’est qu’un mouvement de l’énergie de vie, en fait, un mouvement de vous-même, une vague dans votre vastitude… aucune émotion n’est une menace, un ennemi, ni une punition… chaque émotion se veut une invitation à vous souvenir de votre vastitude, à trouver refuge dans votre nature océanique… vous marchez sur un chemin non tracé d’inclusion radicale, chers ami(e)s et il n’y a aucune erreur ici… – Jeff Foster

coucou lecteur/trice, petit pop-up chronique au beau milieu de ces vacances généralisées… ou presque…

cette citation de Jeff Foster arrive right on comme on dit dans certains endroits de la boule, ou de la crêpe pour ceux qui ne croient toujours pas Galilée au sujet de la rondeur de Pacha Mama…

aucune émotion n’est une erreur, au contraire, chaque émotion est un rappel de notre vastitude, un filon de retour vers notre nature océanique comme le dit Foster…

beau non ?

de mon côté, je sors d’un 5 jours d’introspection profonde… voyage au coeur de soi, au coeur de petit moi… du stock là mes ami(e)s… et now, atterrissage dans la matière…

et ces semaines-ci, je suis testé par la matière, mis à l’épreuve…

beaucoup de choses matérielles qui lâchent, qui brisent, qui rendent l’âme… des petites morts, des défis concrets… électros, ordinateur, jusqu’au home même dont il faut prendre soin de

alors une chose après l’autre, régler, arranger, réparer, remplacer, fixer… prioriser…

et regarder les mouvements intérieurs que la perte de ces bébelles provoque…

problème de riche me direz-vous mais source de grands mouvements intérieurs quand même… surtout dans l’accumulation des bris… signes de la vie mais signe de quoi au juste ? quand cela arrêtera-t-il ? fatalité ou totale acceptation ? délester ou réparer ?

et ce n’est pas que pour moi, c’est le cas aussi de quelques ami(e)s autour aussi… on dirait que l’univers conspire pour nous ramener à nous, ou se rappeler de lui…

en nous soulageant de choses qui sont peut-être de trop, en créant de l’espace autour de soi, en nous assaisonnant la routine, ou en ajoutant du fromage squick squick dans notre petite poutine de vie…

suite de petits spasmes de lâcher prise accompagnés de propulsion d’expansion…

comme le fait la mort de nos proches qui nous rapproche un peu plus de la nôtre…

alors quoi d’autre à faire que d’accepter et interpréter chaque émotion, chaque mouvement interne comme un rappel de s’incarner encore plus totalement, un petit wake-up call pour vivre totalement dans ce monde de matière dans lequel nous avons choisi jadis de nous incarner, dans lequel notre âme s’est fait chair mes très chers…

et jouer le jeu totalement, non pas en voulant s’éliminer ou disparaître, mais plutôt en voulant infuser de la lumière dans l’ombre de nos ombres, dans la noirceur de nos entrailles… voir clair au pays des yeux fermés… s’immiscer entre les craques de la conscience…

aller au fond de soi et y plonger, curieux de découvrir ce qui nous remonte au visage et à la surface, rencontrer ce qui poppe up à notre conscience… et dire oui totalement à absolument tout ce qui nous arrive, ce que l’on voit, ce que l’on ressent, sans esquiver, sans s’évader, sans se sauver de qui ou quoi que ce soit…

cela demande intégrité, courage, dignité que de s’accepter dans toutes ses parties, dans toutes ses zones d’inconfort, les roses comme les sombres, les belles comme les moins, les denses comme les danses…

la vie est un grand terrain de jeu comico-cosmique alors il faut jouer mes ami(e)s car à trop le prendre au sérieux, on ne peut que perdre le sens du jeu… mais peut-être que la game c’est de perdre pour mieux gagner…

car comme le disait notre beloved, only losers can win this game

petit article intéressant de David Le Breton un peu en lien avec ces mots:
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/504149/du-besoin-de-disparaitre-de-soi

bonté divine, mais surtout humaine

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les dernières chroniques – 6/7/17

traduction: chaque jour, au réveil, dites-vous : je suis chanceux d’être en vie… je vis dans un corps humain, alors je ne vais pas perdre cette opportunité… je vais utiliser toutes mes énergies pour croître, pour ouvrir mon coeur envers les autres et aller vers la lumière pour le bénéfice de tous les êtres… je vais avoir des pensées bienfaisantes envers les autres et contre personne je ne me fâcherai ou entretiendrai des pensées négatives… je vais faire bénéficier les autres autant que je le peux… – sa sainteté, le Dalaï Lama

si vous lisez cette chronique le matin, essayer pour voir… en tous cas, moi, je vais le faire aujourd’hui… et même si vous lisez plus tard en journée, jamais trop tard pour allumer…

juste pour le fun, reprenons cette citation bribe par bribe…

je suis chanceux d’être en vie…

on ne se souvient pas toujours les raisons profondes (ou supérieures) pour lesquelles on s’est incarné(e), pourquoi on a pris corps… mais c’est un fait, nous sommes ici… alors ? car on a le choix : cette vie est une chance ou une badluck… ou quelque chose entre les deux… notre choix… et le même prix…

je vis dans un corps humain, alors je ne vais pas perdre cette opportunité…

en effet, même si on ne s’en souvient plus, on a décidé de venir – ou de revenir ? – ici bas…

alors tant qu’à être et tant qu’à y être, faisons de notre présence ici une opportunité plutôt que de subir cette incarnation comme un supplice… ce que nous faisons parfois car admettons-le, être humain comporte à l’occasion son lot de défis et de contraintes… qu’y a-t’il à apprendre de tout ceci ? gardons l’âme ouverte et l’esprit curieux… un jour on se rappellera peut-être ?

je vais utiliser toutes mes énergies pour croître, pour ouvrir mon coeur envers les autres et aller vers la lumière pour le bénéfice de tous les êtres…

ainsi, tant qu’à vivre sur terre, pourquoi ne pas utiliser toutes nos énergies pour semer le bien, le bon, le beau, le menoum menoum, et répandre l’amour – autant de soi que des autres – et la beauté – et la vie en général – et tendre vers la lumière… cette lumière qui inclut aussi ses poches d’ombre et des moments de doute… un grand buffet tout inclus la vie… sweet and sour…

je vais avoir des pensées bienfaisantes envers les autres et contre personne je ne me fâcherai ou entretiendrai des pensées négatives…

tant qu’à avoir un mental qui spinne non stop 24/7 même quand on rêve, pourquoi ne pas l’utiliser pour cultiver des pensées qui soutiennent la vie, l’amour, la beauté ? pas plus demandant que de penser dans le noir ? et tant qu’à penser, pourquoi ne pas le faire en dehors de la boîte ?

bonne idée aussi de désamorcer cette vieille vieille habitude humaine qui nous pousse parfois à chercher le conflit face aux autres, à chercher les pouls hors de soi, en nous faisant croire que les autres ne sont pas nous itou… car moi et les autres, même réalité et même humanité… ou n’est-ce pas un grand rêve que ce monde ?

et pas si grave de se fâcher à l’occasion, ça ne vaut simplement pas la peine de s’y accrocher trop longtemps… sentir, reconnaître, observer, et surtout, laisser aller…

je vais faire bénéficier les autres autant que je le peux

quiconque a déjà aider son prochain ou sa prochaine connait le plaisir que cela apporte… aussi égoïste l’altruisme quand on a goûté à la joie d’aider les autres…

pour les plus cyniques d’entre nous, cette citation peut goûter trop sucrée… ou être perçue comme des voeux pieux…

néanmoins, beau miroir pour constater que devant la vie, au moins deux choix s’offrent à nous : saisir la chance que nous offre cette parcelle  de vie qu’on nous a allouée, ou la subir jusqu’à ce que la mort nous en délivre… même si on a peur à mort de la mort, car plusieurs sont en standby down here… espérant le paradis à la fin de nos jours mais en même temps craignant l’enfer…

mais au bout du compte, notre choix… toujours notre choix… que notre choix… de faire en sorte que cette fenêtre de vie que l’on nous a prêtée pour une période indéterminée se transforme en une occasion de grandir et de créer de la beauté… ou bedon…

ultimement, rien de prédéterminé, toujours possible de changer notre regard sur l’existence, toujours possible de modeler autrement les messages reçus de notre éducation… car un gros tas de plasticine la vie, alors transformons-nous en sculpteur/sculptrice… et créons…

car tout ceci pourrait aussi n’être qu’un rêve plus ou moins éveillé ? duquel on se réveillera peut-être un jour ?

alors good morning…

AR I ESSE PI CI TI (Respect)

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les dernières chroniques – 5/7/17

traduction : montre du respect même à ceux et celles qui ne le méritent pas (selon toi), pas en reflet de leur caractère, mais plutôt en reflet du tien

une bonne celle-là non ?

car anyway, qu’est-ce que le respect, si ce n’est notre propre capacité de voir l’humain derrière les comportements ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de comprendre que chacun et chacune peut faire des erreurs et continuer de voir l’humanité dans ces comportements porteurs de leçons ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de se voir soi-même en chaque personne qu’on perçoit comme autre que soi et finalement réaliser qu’il n’y a pas d’autres que soi-même ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de se porter respect à soi-même ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de détacher les comportements posés des gens qui les posent ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de continuer de garder vivants l’espoir, la confiance et la foi en nos coeurs et âmes même en ces temps socialement questionnants et quelque peu troubles ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de respecter la vie elle-même et de considérer tout ce qui y prend place comme parfait selon les plan divin ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de voir au-delà des êtres despicables tels que Trump, Le Pen et gros bébé Kim ? ou du prétendu 1 % ? car que sait-on vraiment d’eux anyway ? si ce n’est que l’image que l’on s’en fait à partir de potins et autres fake news de cet univers mondiatique…

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de considérer la nature et tout ce qui y vit comme sacré et juste ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de vivre chaque moment dans la grâce et la dignité de la vie ?

qu’est-ce que le respect si ce n’est notre propre capacité de considérer la mort comme l’ultime étape de la vie ?

car finalement, qu’est-ce que le respect anyway ?

et souffle le vent

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les dernières chroniques – 4/7/17

traduction : la perte a déjà transformé votre vie en un autel… – Jeff Foster 

débutons par cette citation de Jeff Foster qui remet cette phrase en contexte…

vous allez tout perdre… votre argent, votre pouvoir, votre gloire, votre succès, peut-être même votre mémoire… votre apparence va se détériorer, des êtres aimé(e)s vont mourir… votre corps va dépérir… tout ce qui semble permanent est impermanent et sera pulvérisé… graduellement – ou pas si graduellement que ça – l’expérience va vous soutirer tout ce qu’elle peut vous soutirer… s’éveiller consiste à faire face à cette réalité avec les yeux ouverts et non plus en détournant notre regard…  

mais en ce moment même, nous nous tenons sur une terre sacrée et sainte, alors que ce qui va disparaître n’a pas encore disparu, nous devons alors réaliser que ceci est la clé précieuse vers une joie inexprimable… peu importe qui ou quoi se trouve dans votre vie en ce moment même ne vous a pas encore été retiré… ceci peut vous sembler banal, évident, peu significatif, mais en réalité ceci est la clé ultime, le pourquoi et le comment fondamental de l’existence même… l’impermanence a déjà transformé tout et tout le monde autour de vous avec une telle profondeur sacrée et significative que seule une profonde gratitude émergeant du fond de votre coeur peut lui rendre justice… 

la perte a déjà transformé votre vie en un autel…

ça fesse dans le dash hein ?

mais ces temps-ci, tout à fait la réalité de votre pas toujours assez humble chroniqueur à son goût… que ce genre de citation a le tour de ré humiliser…

des ami(e)s qui me quittent ou que je quitte… same same anyway… soit par la mort du corps, ou par des routes qui divergent, la fin ou la transformation de relations plus ou moins longues semblent arriver à terme… pour le moment…

et souffle le vent…

autant des personnes mais aussi des choses de ma vie matérielle qui me quittent, s’altèrent, dépérissent, se brisent… et soit on répare, soit on rachète, soit on laisser aller… car éventuellement on devra bel et bien tout laisser aller, incluant soi-même… l’ultime laisser-aller… et pour le moment, se laisser mener par la vie…

et souffle le vent…

lors de mon récent passage sur la Côte Nord, lors d’un épisode particulièrement intense de vent, alors que je me tenais sur la plage, exactement ce que je me disais… soit je me dresse, je tiens tête et ferme les mains et retiens, soit je m’abandonne et je laisser aller… autant moi-même que les choses auxquelles je tiens et après les quelles je me retiens…

et on dirait qu’avec les années qui s’accumulent, la deuxième option veuille prédominer de plus en plus… le laisser-aller prend de plus en plus de place… car plus forte que nous la vie…

car à la jeunesse s’accompagne impétuosité et résistance, mais avec la vie qui avance et qui trace son chemin en nous, une certaine acceptation tisse ses fils… de soie ou d’araignée… une acceptation de plus en plus certaine…

et souffle le vent…

les ami(e)s encore présents dans notre vie ne le seront plus bientôt… si ce n’est pas maintenant, ce le sera un peu plus tard… et c’est exactement l’appréciation actuelle de ces personnes que Foster veut nous faire prendre conscience de… (je sais je sais un anglicisme mais tellement juste, et je l’ai mis en italique)

la vie passe…

elle est ce qu’elle est en ce moment même mais elle ne le sera pas ou plus pour très longtemps… et ceci est le propre de la vie… le mot toujours n’existe pas… toujours n’a jamais existé… toujours un jour mais pas toujours pour toujours… toujours seulement maintenant, et un peu plus peut-être… pas jamais toujours à tout jamais…

et souffle le vent…

alors essentiel d’apprécier l’éphémérité du moment, la fluidité de ce qui passe de moment en moment, au gré du temps qui file et se défile en nous et devant…

bien sûr que le départ annoncé de certains ami(e)s proches vient nous scier les jambes un peu plus à chaque fois… et nous faire prendre conscience de cette éphémère éphémérité… alors sans baisser les bras, on continue ensemble ce chemin, chemin autant individuel que commun car aucun chemin qui n’en croise pas d’autres et qui se veut séparé… même montagne, différents chemins…

garder en tête cette impermanence afin de continuer à apprécier à sa juste valeur le moment qui nous passe au visage et dans le corps… mais chaque moment qui passe et qui trace un ride sur notre corps n’atteint probablement jamais notre âme, cette place en soi qui voit tout, tout ceci et tout cela, et qui sait que seule compte cette permanente impermanence…

et souffle le vent…

_________

citation originale de Foster en anglais…

You will lose everything. Your money, your power, your fame, your success, perhaps even your memories. Your looks will go. Loved ones will die. Your body will fall apart. Everything that seems permanent is impermanent and will be smashed. Experience will gradually, or not so gradually, strip away everything that it can strip away. Waking up means facing this reality with open eyes and no longer turning away.

But right now, we stand on sacred and holy ground, for that which will be lost has not yet been lost, and realising this is the key to unspeakable joy. Whoever or whatever is in your life right now has not yet been taken away from you. This may sound trivial, obvious, like nothing, but really it is the key to everything, the why and how and wherefore of existence. Impermanence has already rendered everything and everyone around you so deeply holy and significant and worthy of your heartbreaking gratitude.

Loss has already transfigured your life into an altar.

aho my Gord !

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les dernières chroniques – 3/7/17

hier, avec la gang de Ho Rites de passage, nous avons rendu hommage à un homme doux, un homme bon, un homme fort, un homme intègre… hommage à un homme mage…

un homme de nature drue, un homme du désert… en fait un homme qui a transformé le désert en home pour plusieurs personnes… un home du désert…

personnellement, je n’ai jamais fait de quêtes de vision avec Gordon… nous avons animé quelques groupes d’hommes ensemble au fil des ans et nous nous rencontrons au moins une fois par année depuis une douzaine d’années for a men’s talk... on s’aime tendrement, on se respecte énormément, on se reconnait mutuellement et on s’apprécie tout autant…

et tout ça en ne se voyant que quelques fois par année gros max… mais quand le brotherhood et la connection sont si forts et si liants, pas besoin de tant que ça… quelques petites doses de brothehood are doing itbrothers in arms… souvent le cas avec les gens qui font leurs affaires chacun de leur bord… seulement besoin de touching base une fois de temps de temps pour reconnecter et continuer chacun sur son chemin… un fil nous relie… wifi humain…

Gord est le guide des quêtes de vision de Ho… il est le pôle masculin de cette école de rites… discret, gêné même je dirais (je le sais car moi aussi je suis gêné malgré ma grand’gueule), solitaire, tout comme moi… pour ça qu’on s’apprécie autant, et qu’on se voit si peu… on se reconnait derrière nos apparences…

Gordon est un peu le mononc‘ de ma fille Léonie, elle qui est allée cuisiner avec lui et pour ses explorateurs dans le désert de l’Arizona à quelques reprises… il aime ma fille tendrement, comme un père, probablement pour ça qu’on s’aime autant lui et moi aussi… en fait quand deux êtres qu’on aime s’aiment aussi tendrement l’un et l’autre, on ne peut que les aimer encore plus… so we are family…

Gord est un homme de peu de mots, mais quand il parle, on l’écoute… un homme groundé dans la nature, simple, délicat et protecteur… c’est souvent ressorti hier de la bouche des ho mmageant(e)s : feeling protected by Gord ! 

et hier, c’est moi qui a eu la chance et l’honneur d’animer un hommage bien senti que lui ont rendu la gang de Ho… lui le mage de Ho ! aho mage… aho Gord… aho my Gord ! très touchant, à fleur de peau, drôle et léger, délicat et doux et fort et bien senti en même temps…

on pouvait découvrir Gordon par la qualité des présentations, par la qualité de l’appréciation des participant(e)s… Gord est une sorte de père pour tout le monde mais en même temps, pas un père personnel… plus un père mythique… comme une âme protectrice, quelqu’un qu’on ne voit pas toujours mais dont on sent sûrement la présence et le soin… some kind of holy spiritholy macaroni n’ayons pas peur des gros mots

Gord est un gars ben ordinaire, tellement qu’il en est extra ordinaire… et attachant… et inspirant… Gord est un patriarche, an old style boy with a stylemy kind of men…

et hier c’était si beau de le voir recevoir tout cet amour, ému, touché, fébrile… particulièrement touchant quand lui et sa belle ont tendrement dansé devant nous… ils portent définitivement quelque chose de plus grand qu’eux ces deux-là… quelque chose d’archétypal, quelque chose de vital…

si c’est Paule qui a imaginé et créé Ho dans l’esprit, c’est Gord qui l’a soutenu et porté dans la matière… et ce sont leurs ami(e)s de la famille Ho qui vont continuer à le faire grandir…

aho Gord !

hey bro, let’s have a beer – or two – after your next vision quest !

and let’s talk about cars… and baseball… and life…

apocalypse pas ici mais now quand même

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les dernières chroniques – 2/7/17

traduction : l’apocalypse n’est pas quelque chose qui viendra éventuellement… l’apocalypse est déjà arrivé dans plusieurs endroits de la planète… et ce n’est que parce que nous vivons dans une incroyable bulle privilégiée d’isolement social que nous avons encore le luxe d’anticiper une éventuelle apocalypse… – Terence McKenna

tiens toi ! il nous l’envoie dans le casque notre cher Terence… et comme il est mort en 2000, imaginez la pertinence de sa citation s’il voyait le monde encore aujourd’hui…

car on dirait bien que l’apocalypse se déploie encore plus concrètement depuis que les réseaux sociaux et les internets nous rapportent de vraies et fausses nouvelles à tour d’écran et à tue-tête-de-linotte…

car ne nous méprenons pas, nous chers choyés du monde ! l’apocalypse sévit en plusieurs régions du monde… malgré le confort de notre foyer qui peut nous donner une autre impression…

qu’on pense notamment à la Syrie, à plusieurs régions d’Afrique où les gens crèvent de faim à chaque jour malgré des ressources plus qu’abondantes, ou encore à l’Irak, l’Afghanistan, la Palestine où de nombreuses personnes vivent en permanence dans des camps de réfugiés ou en régions de guerre permanente, où même les hôpitaux et les écoles sont désormais bombardés…

une apocalypse actuelle et potentielle flotte partout sur le monde mes ami(e)s… même l’Occident est désormais confronté à la terreur qui peut éclater à tout moment et à tout endroit… on l’a quand même bien mérité non ? à force d’imposer notre loi pas naturelle du tout et nos valeurs partout sur la boule, pas surprenant que ça nous pète dans la face…

sans parler des océans qui baignent dans le plastique, ni des baleines qui meurent sans explications ou de nombreux animaux qui sont plus qu’en voie de disparition… et on ne parle pas de l’état de la planète qui en inquiète plus d’un…

et pendant ce temps, nous, comme les témoins de Jéhovah, on attend encore l’apocalypse…

quel luxe on a non ? simplement de ne pas avoir à vivre au quotidien cette apocalyptique réalité…

derrière nos écrans, on regarde confortablement le monde sauter, à l’abri, le ventre plein jusqu’à l’obésité chez une part de plus en plus grosse et grasse de la population branché aux écrans… et on émet nos opinions, on critique, on blablatise à écran déployé…

même que certains gros gras durs affirment qu’on ne devrait pas accueillir les gens qui fuient les bombes et bâtir des murs, qu’ils soient en béton ou en croyances…

on le luxe de seulement avoir peur… n’oublions surtout pas que nous sommes des privilégiés… des gras durs… des choyés…

et en même temps, l’apocalypse n’est qu’une version de la réalité…

car parallèlement à ce déploiement apocalyptique quotidien en certains endroits, les choses changent, et on pourrait même dire qu’elles évoluent…

les technos environnementales se raffinent, l’énergie se solarise et s’électrifie, certains rapports sociaux se solidaridisent… la place des gouvernements diminue alors que les générations de A à Z commencent à prendre plus de responsabilité et de place dans la gestion des rapport sociaux…

et on peut espérer que le 1 % se rende compte que l’on vit tous et toutes sur la même planète et sur le même bateau et qu’ils et elles mettent leurs bidous au service du plus grand nombre…

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bref, on pourrait dire que ça s’améliore et que ça empire en même temps…

alors regardons le monde avec nos deux yeux, car ni noir ni rose le monde… mauve le monde… et apocalypse et paradis en même temps… c’est selon…

P.S. eh oui, il y a une faute d’orthographe dans la citation, ce n’est pas apocolypse, c’est bel et bien apocalypse, même en anglais 😉

aho Kanata

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les dernières chroniques – 1/7/17

certains vont fêter aujourd’hui et cette année durant les 150 ans de cette grande entité politique rouge et blanche sur et dans laquelle nous vivons…

mais plusieurs n’ont pas le coeur à la fête…

notamment plusieurs membres de nombreuses nations autochtones de ce grand territoire d’une marre à l’autre pour qui 150 est une joke car plusieurs d’entre eux/elles sont ici depuis plusieurs centaines d’années…

et en plus on leur a highjacké leur territoire, eux qui ne se considéraient pas propriétaires du territoire mais plutôt leurs caretakers… sans dire qu’on les a casés dans des pensionnats et interdit de parler leur langage… sauvages vous dites ?

plusieurs francophones du Bas Canada n’ont pas non plus le coeur à la fête car leur terre berceau, qu’ils considèrent comme leur mère patrie, ne fait même  pas partie du deal constitutionnel… pas certain qu’ils veuillent en faire partie anyway… 

ce pays est une mosaïque bâtie sur des vols de territoires, des accords non respectés envers les premières nations, des batailles et des massacres, l’exploitation souvent sauvage de riches ressources naturelles… de plus la construction du chemin de fer, qui a marqué la concrétisation du territoire en reliant une marre à l’autre, le fut grâce à une forme d’esclavage des travailleurs chinois…

en tous cas diverses façons de voir nos histoires… et des histoires on se les racontent bien comme on veut…

mais d’autres se réjouissent et se réjouiront du big one fifty…

car en effet, considérant notre passé trouble et nos nombreuses zones d’ombre politico-historico-sociales, la majorité des 30 quelques millions de canadians vivent en relative paix… considérant… la grande diversité culturel et ethnique de ses concitoyen(ne)s, les multiples langues parlées, le respect relatif de la nature, le patchwork socioculturel…

tout est question de perception et de choix car on fait le monde que l’on choisit de voir… comme on dit, c’est selon… et on fête ce que l’on veut et comme le veut… ou pas…

mais l’an prochain, on pourra partager le calumet avec l’herbe interdite pendant presque 100 ans… on pourra alors se dire high Canada

pour le moment, prenant ce bâton de parole virtuel, je dis aho Kanata ! Kwe Kwe et meegwetch !

et au nom de ceux et celles qui le sentent, on demande pardon aux gens qui étaient ici avant nous pour les actions de nos ancêtres ! et travaillons à bâtir un vivre ensemble plus respectueux pour les 150 prochaines…

aho Kanata !

touché «drett» dans le coeur

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les dernières chroniques – 30/6/17

hier j’ai passé quelques heures dans le coeur… à jaser avec une amie… et j’ai été touché ici, juste là, en plein coeur… drett au coeur… aho coeur, ho le coeur…

mon amie a le cancer et elle regarde son passage vers l’autre côté lucidement et paisiblement, drett dans les yeux… je l’ai vu dans les siens… sans arrogance, ni défiance, simplement, avec réalisme, avec calme, et avec droiture et dignité… tout simplement, tout naturellement…

et lorsque la douleur sera trop grande, elle s’envolera vers la mort, avec dignité… aidée par une pro de la compassion…

comme mon amie Amala l’a fait pour plusieurs d’entre nous l’an dernier, mon amie nous montre elle aussi comment vivre totalement, en nous montrant comment danser la dernière grande valse, elle nous montre comment marcher les derniers pas vers le pont d’or… vivre totalement sa vie en acceptant totalement sa mort… plein de sens…

marcher tout droit, pas à reculons et pas de travers, mais pas à pas, un pas à la fois, chaque pas dans la foi… les yeux et le coeur grand ouverts, les ailes se déployant graduellement…

chaque pas de danse qui balance et avance dans le now, juste ici… fragile danse sur le fil du faire de la vie… cette vie qu’on nous prête et qui embrasse la mort, qui englobe la mort et qui passe avec le temps… que la mort du corps, car l’âme est immortelle…

je l’ai constaté encore hier…

hier, j’ai vu l’âme de mon amie rayonner via ses yeux, vibrer dans son corps plus fragile et son coeur plus grand que jamais, son âme encore mariée avec son corps, mais aussi plus vaste que son corps, transcendant corps et esprit…

au fur et à mesure que les années nous passent sur et dans le corps, la mort se manifeste plus concrètement autour de nous… en général, elle touche premièrement les mononcles et les matantes de notre famille élargie, puis nos parents et ensuite nos ami(e)s… la mort nous encercle tout doucement, nous enlace de plus en plus et se charge de nous rappeler à la vie… elle nous remémore l’essentiel, elle fait pousser nos éternailes…

et quand on a la chance d’avoir des ami(e)s qui meurt les yeux et le coeur ouverts, on a la chance d’apprivoiser un peu d’avance et par procuration le grand passage, le plus grand des voyages… nos ami(e)s nous guident…

le temps qui passe nous fait basculer du corps à l’âme, cette essence de nous qui y était avant que l’on s’incarne et qui restera après le repos corporel éternel… resting in peace forever

suite à notre rencontre, j’étais tout léger, tout serein… peut-être autant que mon amie je ne sais trop…

peut-être que j’idéalise un peu la situation… peut-être pour me rassurer car il doit y avoir des bouts plus rough and tough pour elle

mais à la lumière de notre rencontre céleste d’hier mais encore en corps, je conserve une étincelle éternelle, une parcelle d’éternel… une larme d’éternité au coin des yeux…

j’ai sur la pointe du coeur de la poussière d’étoiles, et dans le coin des yeux, quelques larmes bénites…

et lucky me, j’ai la chance de la recroiser dans quelques jours…

aho sisteur !

 

ni toi ni vous / que nous que nous

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les dernières chroniques – 27/6/17

traduction : je suis avec nous

depuis les quelques 56 années que j’observe humblement ce monde à partir de mon petit poste d’observation personnel, il me semble de plus en plus clair et évident que le problème fondamental avec nous bibittes zumaines est justement que nous nous pensons séparé(e)s du reste du monde…

nous ne nous sentons pas faire partie du tout, ni en partie, non, nous n’y sommes pas du tout… même si nous ne considérons pas faire partie du tout, nous nous prenons pour le centre du monde entier… en fait, supérieurs au reste du monde, mais surtout complètement déconnectés du reste du monde…

nous nous prenons pour le nombril de notre propre monde… petit et grand… et on sait tous et toutes que le nombril n’est pas si propre que ça…

car si on se prenait vraiment pour le monde entier, on le changerait le monde… le 1 % prendrait davantage soin des 99 % restant… car cette image ci-bas dit tout…

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tous et toutes dans le même bateau… le 1 % comme le reste d’entre nous… peu importe le bout, tous et toutes dans la même barque…

alors si on considérait le monde entier comme soi-même ?

car tout ce qui vit en dehors de nous fait partie de nous, qu’on s’en rende compte ou pas…

alors commençons à améliorer les choses pour ceux et celles qui sont en ce moment les plus démuni(e)s…

accueillons les gens qui fuient la guerre comme on aimerait qu’on nous accueille si on était dans une telle situation…

donnons les moyens d’atténuer la douleur à ceux et celles qui souffrent comme quand nous souffrons nous-même…

nourrissons ceux et celles qui ont faim, notamment les enfants, comme lorsque l’on a nous-même faim…

prenons soin de nos concitoyen(ne)s qui sont exclus à cause de leurs différences… et tissons un monde commun et meilleur…

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car pas de je au fond, que nous, que du nous…

serrons-nous les coudes car le je n’est pas je, le je est nous… alors à genoux devant la vie et prions je vous en prie…