Archives de l’auteur : atisupino

in God do we trust ?

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les dernières chroniques – 18/8/17

l’autre jour, quand j’ai aperçu cette citation sur le mur FB d’une amie, j’ai inscrit instinctivement : et vice et versa…

car il me semble que si ce qui nous est destiné trouvera le moyen de nous rejoindre, l’inverse est aussi vrai, soit que ce qui nous rejoint se révélera être notre seule et unique destinée… aussi simple que cela non ? sinon il en serait autrement… et jamais la vie n’est autrement que ce qu’elle est… peu importe ce que l’on veut et fait…

des milliards et milliards de possibilités possibles en cette existence, mais une seule chose arrive… à la fois… et en temps et lieu… ça doit donc être la bonne chose 😉

comme disait Georges Carlin, si tu crois en Dieu et à son plan divin, à quoi bon prier ? soit le plan divin est parfait, et il se passera exactement ce qui doit se passer, whether you like or not, soit tu ne fais pas confiance au God’s plan et tu pries pour lui demander pour obtenir ce que tu désires… mais dieu est un package deal… on prend tout ce qui vient avec, ou on vire athée, et même là, il se passera toujours ce qui veut bien se passer…

alors pourquoi bouleverser le plan divin en allant lui demander des petites faveurs personnelles quand au fond on dit qu’in God we trust ?… c’est un ou l’autre me semble…

la vie devient plus facile quand on commence à accepter ce que la vie met dans notre assiette… le beau et le bon comme le moins… la schnout comme la crème… car la schnout peut se transformer en grande et belle leçon tandis que la crème peut donner mal au coeur à la longue… et qui sait vraiment à court terme ?

ni bonne ni mauvaise la vie, ni bien ni mal… que ce qui est… et à nous de faire avec… oh on peut bien avec des intentions, des préférences, et on peut bien passer notre commande si on pense que ça peut être entendu, mais au fond inch’allah et à la grâce de dieu…

ce concept de destin et de destinée est intéressant… celui de libre choix et de libre arbitre aussi… est-ce l’un ou l’autre ? ou un peu des deux ? seul Dieu le sait et le yable s’en doute…

personne ne peut affirmer que ce qui se passe n’est pas la destinée… car ce qui se passe ne peut qu’être la destinée, la seule chose à pouvoir se passer… sinon ça se passerait autrement… bien difficile de contredire cela…

mais encore là, même ce qui se passe peut être interprété de différentes façons… à nous de faire avec…

tout en continuant à faire confiance car quoi faire d’autre ?

 

ptite vite

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les dernières chroniques – 17/8/17

que quelques minutes avant de partir on the road pour la journée avec ma plus vieille en ville…

que quelques minutes mais le goût d’écrire quand même alors… ces quelques mots… vite vite… comme ça la vie parfois… parfois des grandes longues et lentes, et parfois des ptites vites…

que quelques tap tap sur mon clavier pour le simple plaisir d’écrire, pour dire rien et n’importe quoi… mais jamais tout dire… pour vous saluer, pour dire allo et au revoir… moi ici, vous là-bas…

quelques fils dans le virtuel pour tisser un lien en ce matin de soleil d’août, fil si ténu soit-il… pour sentir que l’on n’est pas seul(e), ni vous, ni moi, et pourtant…

seul(e) quand même… tous et toutes seul(e)s ensemble…

en cette existence commune, chacun, chacune, dans notre petit monde, en ce grand monde…

chacun, chacune, à vivre sa propre vinaigrette, chacun, chacune, dans notre petit pot… et pourtant, la même grande et grosse salade… salade de fruits, salade mixte, salade verte… et salade quand même…

voyez je vous avais dit que je dirais n’importe quoi…

allez faut que je me sauve…

vite vite…

bonne journée…

 

 

 

petit moi plein les yeux

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les dernières chroniques – 16/8/17

on ne parle que de soi dit Betty…

et on ne voit le monde qu’à partir de ses propres yeux, tel que l’illustre cette image…

les aveugles ne voient pas le monde, ils l’entendent et le ressentent… je vois, dit l’aveugle…

les sourds ne l’entendent pas, ils le voient, et le ressentent aussi… I hear you brother…

que des perceptions différentes…

on se sent bien ? tout le monde il devient beau et gentil… on est tristes ? les nuages couvrent alors automatiquement le soleil et l’univers entier devient gris… rien à voir avec le soleil, que dans nos yeux le monde… on a le monde plein les yeux… et vice et versa…

même chose pour nos croyances et préjugés qui entravent et limitent le regard que l’on porte sur le monde, qui obstruent notre perception de ce monde qui nous entoure, monde qui pourtant, par définition, se veut neutre et objectif…

le monde est tel qu’il est selon comment on le perçoit… une grande toile blanche le monde, que l’on peint avec nos yeux…

les daltoniens voient le monde en seulement quelques couleurs alors que les peintres le perçoivent multicolore…

poussé à l’extrême, ce monde n’existe que selon notre perception en fait… et dans notre coeur…

alors existe-il le monde ?

l’arbre fait-il du bruit quand il tombe si aucune oreille n’est sur place pour l’entendre ?

le monde existe-il sans corne pour nous obstruer le vue ?

on porte tous et toutes notre propre histoire en nous et on projète sur le monde cette histoire… qu’on le sache ou pas… alors détricoter cette historie lentement mais sûrement pour revoir le monde avec des yeux frais et vierges… de plus en plus du moins…

en fait, nous sommes tous des rhinocéros… essentiel donc d’assumer cette corne et de prendre conscience que le monde entier n’est pas réellement obstrué par ce que l’on voit et perçoit… notre regard est biaisé, partiel, obstrué par nos zones d’ombre… sachons-le et rappelons-nous en… tout le temps… car pas de pause pour ces ombres…

on ne parle que de soi…

en ces quelques jours pré éclipse, pas fou de se rappeler que le soleil ne disparaitra pas complètement pendant quelques minutes, il ne sera que voilé temporairement… et ainsi va la vie en général… que voilée par nos expériences passées, croyances…

nous ne sommes qu’un petit récepteur du grand poste de télé universel… mieux nous nous synthonisons, et mieux nous laissons passer en nous le monde qui s’active autour…

nous ne sommes qu’une fenêtre sur le monde, alors important de bien laver ses vitres… et la conscience et l’introspection sont le vinaigre et le squijee de l’âme, le windex de la perception…

possible de ne pas avoir de corne dans l’oeil chers rhinos ? peut-être pas, mais indispensable de ne pas prendre sa corne pour le monde… au risque d’enfourcher la vie…

l’amour, toujours l’amour

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les dernières chroniques – 15/8/17

chronique dédiée à mon ami Samano pour son anniversaire… bonne fête brodeur… tout va pour le mieux…

à une certaine étape de notre vie, on veut savoir… Janette n’est pas seule…

on cherche à comprendre, tout comprendre, comprendre tout… percer le mystère, figurer la game, saisir le sens de la vie… trouver le truc…

et moi, pas plus fou ni plus fin qu’un autre, je pensais avoir tout compris… enfin presque…

genre on nait, on grandit, on apprend, à aimer et s’aimer surtout, puis un jour on meurt… et in between, on fait du mieux que l’on peut… du mieux que l’on peut… pour être heureux, pour rendre le monde meilleur, pour être de plus en plus présent au moment…

on regarde en soi, on observe le monde, et on respire…

oh bien sûr, un peu de travail est requis pour couvrir la base, soit manger, se loger, se vêtir, se chauffer et, éventuellement, surtout pour se réaliser…

et au fil des ans, on pense comprendre de plus en plus…

mais pas si simple ni évidente que ça la vie…

mais lentement et sûrement, un voile de lucidité se lève…  lentement et sûrement le vie nous révèle ses secrets, les uns après les autres… mais faut savoir écouter et entendre, regarder et voir, sentir et ressentir…

finement, délicatement…

car même si la vie peut sembler rude et rock and drôle par moments, aussi très fine et délicate la vie… mélodieuse la vie… mais faut savoir écouter et entendre, regarder et voir, sentir et ressentir…

la vie ne consiste pas tant à chercher à comprendre… non… la vie n’est pas qu’une série de questions à résoudre… car aucune et toutes ces réponses ne peuvent faire la job…

non… la vie nous demande surtout de vivre les deux pieds dans le mystère, la tête dans l’inconnu, le coeur dans la foi, et les yeux ouverts, de plus en plus ouverts… les deux premiers au début, pour saisir le monde extérieur,  puis le troisième plus tard, car pour saisir le fondamental, un oeil extra est requis… celui qui voit par en dedans… là les vraies réponses…

nous sommes nés avec tout le potentiel pour saisir ce qu’il y a à saisir de cette existence… nos nous sommes incarnés pour en apprendre un autre petit bout semble-t-il… et même si cela n’est pas toujours évident lorsque nous sommes à bord du train, en mouvance vers cette destination finale qui est ici et maintenant, pas vraiment le choix de suivre le mouvement… follow the guide

et ce guide n’est nul autre que le coeur, ce guide est l’amour… et l’amour est mystérieux…

comme disait notre ami et mentor Veeresh, peu importe la question, la réponse est toujours l’amour… l’amour, toujours l’amour, peu importe la question…

et pas que cet amour charnel, pour une autre personne, pas que cet amour pour la beauté des choses et de la vie… l’amour pour l’amour de la vérité…

love for love’s sake…

Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour. – Rûmi

Vous pouvez avoir de l’argent, une maison, un compte en banque. Ce ne sont que de pauvres substituts de l’amour. Tout comme les arbres s’enracinent dans la terre, les êtres humains s’enracinent dans l’amour. Nos racines sont invisibles, tout ce qui est visible n’est donc d’aucune aide. Mais nous sommes des arbres avec des racines invisibles. Il faudra trouver de la terre invisible – appelez-la amour, appelez-la dévotion, – ce sera quelque chose comme ça, quelque chose d’invisible, d’intangible, de mystérieux. Vous ne pourrez pas le saisir. Au contraire, vous devrez lui permettre de prendre possession de vous… –  Osho

vivre à mort

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les dernières chroniques – 14/8/17

traduction : ce n’est pas la mort qui m’importe, elle n’est qu’un fait de la vie… ce qui importe est ce que je fais de ma vie car ma mort n’est pas encore arrivée, et cette vie n’est pas banale, superficielle, futile ni petite… Mario Sergio Cortella (via Sonia Dini)

ah la mort !

cette chère mort… cette mort qui semble-t-il frappera chacun chacune un jour, cette mort qui semble-t-il happera tout le monde éventuellement… je dis semble car comme je n’ai encore jamais mourru – du moins je ne m’en souviens si cela s’est produit dans un ou des vies passées – aucune certitude this way

mais la mort, quand même…

cet événement marquant de la vie qui nous force à vivre totalement se révèle être un vrai mystère, LE grand mystère de la vie… en fait la mort est pleine de vie…

à mesure que les années passent, la mort se fait de plus en plus présente dans notre vie… au début, ce sont nos grands-parents qui meurent, ensuite nos parents et l’ensuite d’après, ce sont nos ami(e)s…

et alors la mort commence à nous chuchoter à l’oreille, à nous chatouiller les orteils, à nous chauffer les fesses… elle s’infiltre en notre vie, se manifeste toujours un peu plus et nous rappelle de vivre… elle nous rappelle que le temps, contrairement à certains forfaits internet, n’est pas illimité… qu’il y a une date de péremption…

et c’est ce qui formidable avec la mort… on ne l’a pas encore rencontrée personnellement que déjà elle se laisse deviner, pour nous aider à vivre, pour donner du sens à la vie qui passe…

l’autre jour, j’ai passé quelques heures avec un ami qui est en train de voir sa belle lentement quitter le navire… il est en train d’apprendre à la laisser partir… ouf quelle leçon, quel défi… suite à notre rencontre, j’étais ébranlé, shaké jusque dans mes fondations… et si humble devant ce qu’il vit…

surpris par la force de l’émotion, j’étais tout à fait impuissant devant ce qu’il vit car aucune idée de ce qu’il vit justement… aucun conseil de ti-jos connaissant à donner à mon ami devant cette épreuve cinglante, sciante de jambes et bouleversante de coeur…

car nous sommes complètement désarmés devant la mort… que ce soit la nôtre ou celles de nos proches…

même si on pense savoir, on ne sait rien… la mort des autres est une chose, la mort de nos proches une autre… et la nôtre ? aucune idée mes ami(e)s, aucune idée, ni vous ni moi… nous sommes ignorant(e) devant la mort…

même si vous me dites que la mort ne vous fait pas peur… désolé, je ne vous crois pas car je crois sincèrement qu’on ne peut parler de ce que l’on n’a pas encore vécu… simple as that

la mort est une grande inconnue… une flamme fatale… une arme de destruction massive devant l’illusion et la procrastination de ce qui est essentiel pour soi en cette existence humaine et matérielle…

la mort est un immense rappel de la vie, un immense appel à la vie… une ligne d’arrivée pour nous dire d’apprécier le parcours…

un cri d’alarme à vivre totalement, sans compromis, ou le moins possible car le fait de s’incarner – quoi que certains jovialistes aux lenettes roses et adeptes de la pensée magique peuvent affirmer du haut de leur tour de prétention – comporte tout de même certaines contraintes matérielles avec lesquelles on doit apprendre à jongler ici-bas au quotidien… tous et toutes dans le même bain de vie vous et moi, me and you… tous égos devant le mort, tous debout face à la mort qui nous fera nous coucher en elle éventuellement…

alors on a – au moins – deux choix devant la mort :

soit on choke, et on fait dans son froque existentiel et on joue safe en attendant le grand momenten se bouchant le coeur et le nez

ou soit on s’en sert… pour se propulser dans la vie, pour confronter nos peurs qui ne sont probablement que de petites pratiques devant l’ultime passage, du corps anyway… et on dit sa vérité, on la vit, on la chante ou la crie s’il le fauton squeeze tout le jus out of this life of ours

et on a beau penser savoir que nous ne sommes pas le corps, nous sommes aussi encore beaucoup le corps et notre attachement est grand, le mien du moins… nos attachements… et je vous mets au défi de faire semblant que non…

facile de parler de la mort quand elle ne nous concerne pas directement, du moins de pas si près que ça… facile de chroniquer bla bla à l’aide de mots au sujet de ce passage à venir…

mais avec le temps, la mort, qu’elle se passe subitement ou de façon annoncée, se révèle tout simplement être le grand secret de la vie…

alors merci madame pour la leçon même si je ne vous connais pas encore intimement… merci pour toute cette vie…

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« On sait tous qu’on va mourir tôt ou tard, mais on ne sait pas quand la mort viendra. D’ordinaire on se raconte des histoires en se faisant accroire qu’on aura assez de temps pour finir tout ce qu’on veut accomplir, c’est pourquoi on a tendance à tout remettre au lendemain. Mais on pourrait mourir demain. Avant de disparaître, il n’y a rien de plus sensé que de surmonter la peur, d’ouvrir son cœur, de connaître la joie de partager sa vie avec d’autres êtres. C’est la raison pour laquelle on devrait commencer tout de suite.» – Pema Chödrön SUR LE CHEMIN DE LA TRANSFORMATION: LE TONGLEN, p.73-74 (via Richard Chartier)

vivre en lettres minuscules

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les dernières chroniques – 13/8/17

moins d’élan pour écrire cet été ici… trop à vivre… été intense, été étrange, été de complétion…

plusieurs événements similaires à ceux qui ont pris place l’été dernier se sont pointés le bout du nez, et le reste, mais avec another twist… autre occasion de regarder les mêmes choses ou presque, autre angle et perspective différente sur du semblable… avec un peu plus d’amour et de lumière…

rien à comprendre dans la vie, tout à vivre…

cette vie a de ces façons comiques de nous faire revisiter et revivre ce qui n’est pas complet, ni complété… alors pas le choix de repartir dans les portes battantes et silence on tourne… et on retourne voir ce qui reste à saisir de la situation… et peut-être comprendre, mais peut-être pas non plus… car rien à comprendre vraiment… que vivre, que vivre…

humilisant la vie qui passe, avec nous dedans… grande machine à laver… wash, spin and rince… éprouvant, épurant, délestant le non essentiel, liquidant le non nécessaire, abandonnant le superflu…

nous, le bois, dur ou mou c’est selon… la vie, le papier sablé… et sable sable, polit polit…

le bois que nous sommes sait qu’il redeviendra poussière et malgré tout, il continue de s’y frotter, de se faire faire frotti frotta par la vie… comme une sculpture, il rétrécit, se raffine, se peaufine, il se fait arrondir les coins ronds, et se polit les angles morts… poussière poussière, tu redeviendras poussière… un menuisier cette bon dieu de vie…

quand on est jeune, on se prend pour le monde, et son nombril… quand on vieillit, avec les années qui passent et nous sablent, on réalise que l’on est ni monde ni nombril… de moins en moins quelque chose ou quelqu’un, de plus en plus rien… que bois à sabler… que simple observateur/trice de cette vaste création qui n’a pas besoin de nous pour tourner…

pas besoin de nous pour tourner cette existence et pourtant, nous y sommes… encore et toujours… car toujours nous avons été ici, toujours nous y serons… illusion de penser que nous ne faisons que passer ? trois fois passera… et trois autres ensuite… et trois petits points…

nous sommes le monde qui se sait impermanent, le monde qui s’observe s’observer…

alors au bout du compte, que vivre en lettres minuscules, même la première… surtout la première…

vivre tout bas, discrètement, humblement… sans déplacer plus d’air qu’il n’en faut… ménager les ressources… et vivre humblement… glisser sur la vie qui passe et surfer sur les vagues, les grosses comme les petites, les folles comme les fines… apprécier tout ce que la vie nous donne et nous offre, surtout ce que l’on ne choisirait pas… car précieuses les leçons qui s’y cachent…

souhaiter le mieux, pour soi et les autres, et s’attendre à tout… surtout à ce que l’on ne s’attend pas…

et cultiver le silence…

rien à dire et pourtant, tenter quand même de le formuler…

sincèrement, et humblement…

ati

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les dieux nous créent bien des surprises : l’attendu ne s’accomplit pas, et à l’inattendu, un dieu ouvre la voie… – Euripide

 

qui ? qui mon quiqui ?

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les dernières chroniques – 8/8/17

dis-moi qui tu es… l’un des koans (questionnements sans réponses précises issus du courant Zen) fondamentaux… tout comme l’est qui est à l’intérieur ?

il existe quelques autres koans qu’on pourrait qualifier de secondaires (quoi que rien de primaire ni de secondaire dans la vie, tout est élémentaire mes chers Watson ), d’autres angles de questionnement autour desquels on peut chercher à s’investiguer…

dis-moi ce qu’est vie,

dis-moi ce qu’est confiance,

dis-moi ce qu’est liberté,

dis-moi ce qu’est un autre,

dis-moi ce qu’est solitude,

dis-moi ce qu’est amour…

et il y en a d’autres…

pas des questions pour trouver des réponses… que des questionnements conçus pour épuiser le mental, pour tarir les réponses qui pourraient se prendre pour graine de vérité, que du papier sablé pour polir le bois dur que nous sommes et transformer cette chère personnalité tout de même utile en ce bas monde en brin de scie cosmique…

si dis-moi qui tu es s’avère fondamental, quand personne ne te regarde me semble ajouter quelque chose de précieux à l’angle de questionnement en question, quelque chose de plus… car on se définit tellement par le biais d’un regard extérieur constant, par les jugements potentiels et éventuels des autres, on se voit si souvent via les yeux des autres…

et pourtant… comme l’a dit si simplement et de façon si pertinente Ramana Maharishi lorsque questionné sur comment face aux autres : il n’existe pas d’autres…

que du soi dans cette vie… que du trop plein de notre propre histoire qui nous bouche la vue du plus grand, que des bribes de passé qui nous empêchent de voir le grand maintenant, le tout ici…

mais même si on sait cela avec notre tête, nous ne sommes pas toujours dans l’actualisation consciente de cette réalisation… oh, nous avons peut-être ou bien sûr quelques moments d’une certaine clarté, ou d’une clarté certaine, alors que nos yeux et notre coeur perçoivent ce qui est, tel quel, sans filtre, sans distortion… mais la plupart du temps notre vue est obstruée… du moins je parle pour moi… c’est le moi qui parle…

que ce soit par les petits pépins courants du quotidien, ou par les grandes peurs ou inquiétudes fondamentales de l’existence, nous nous détournons à l’occasion, souvent ou régulièrement de notre nature divine…

et peut-être que le but du jeu est justement là : se perdre ou s’égarer temporairement pour apprendre à revenir à l’essentiel… car rien comme manquer quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur…

alors qui suis-je lorsque personne ne me regarde ?

éventuellement, toujours le même… ou toujours personne… mon nom est personne disait jadis le cinéaste italien…

que le regard d’un ou d’une autre soit tourné vers moi ou pas, je n’aspire qu’à demeurer simplement moi-même, intègre à ce que je sens juste – davantage dans le sens de justesse que de justice – fidèle à ce que je ressens, curieux face à ce que je perçois ou interprète, prêt à toujours aborder un point de vue extérieur au mien, différent, nouveau, face à ce que je connais, ou crois connaître car que connait-on jamais vraiment anyway right ?…

alors, qui suis-je lorsque personne ne me regarde ?

osons regarder pour voir… tournons notre regard vers soi…

et alors être ou ne pas être… être ou ne plus être… être moins ou être totalement… être soi ou n’être personne… sont quelques questions sans réponses à vivre et à devenir…

mais même pas certain que ce questionnement – qui suis-je lorsque personne ne me regarde ? – puisse seulement s’avérer possible dans l’absolu car notre propre regard se porte presque toujours sur soi-même… mais nous voyons-nous vraiment au fond ?

car nous ne voyons pas vraiment le monde tel qu’il est, nous nous regardons et nous observons constamment… nous voyons le monde à-travers nos yeux… alors voir ce qui obstrue la vue…

et fermer ses yeux pour simplement être, qu’être, que n’être… être simplement l’univers qui se regarde soi-même… et qui voit à-travers soi… et éventuellement devenir un témoin neutre et pur de l’univers qui se déploie en nous, et en dehors…

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À travers nos yeux, l’Univers se perçoit.
À travers nos oreilles, l’Univers écoute ses propres harmonies.
Nous sommes les témoins à travers lesquels l’Univers devient conscient de sa gloire et de sa splendeur…  – Alan Watts

vrai ou vrai

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les dernières chroniques – 5/8/17

traduction : le contraire de ce que vous savez est également vrai

j’ai utilisé ci-haut l’expression vous savez pour traduire you know, quoi que j’ai été tenté de traduire cette citation ainsi : le contraire de ce que nous croyons est également vrai…

car il me semble que l’on croit plus que l’on ne sait… en fait, il me semble que l’on ne voit souvent le monde seulement comme on veut le voir, ou plutôt comme on peut le voir…

en acceptant comme possible cette simple affirmation, que le contraire de nos croyances est aussi vrai, tout devient plausible, donc tout devient possible… donc potentiellement vrai… et qui dit vrai dit aussi faux… car vrai implique faux et vice versa… dualité quand tu nous retiens…

mais ultimement, on ne retrouve ni vrai ni faux dans la nature, dans l’existence… que du ça… ou que du peut-être…

car on peut bien croire ce l’on veut, ou ce que l’on peut. la vie sera toujours telle quelle, telle qu’elle se présente… life as is

absolument neutre au-delà de notre perception la vie… la réalité qui se présente à nous le fait sans filtre et n’est que partielle… on ne voit et perçoit qu’un ptit bout de la grande vie… notre ptit bout… notre ptite vie dans la grande vie… une ptite vite notre ptite vue… appelée à grandir, à s’agrandir graduellement du moins… pour éventuellement s’éclater et tout voir…

car tel un cheval de course, nous vivons avec des ornières qui limitent notre perception… donc notre compréhension… nous croyons ceci ou cela, nous pensons beaucoup ou presque tout le temps, mais nous savons peu… mais croyons savoir beaucoup… et pourtant…

souvent à tort, nous croyons ce que nous savons et prenons souvent ces croyances que nous faisons nôtres pour du cash… mais même le cash est emprunté à crédit, avec un fort taux d’intérêt… même le cash peut s’avérer être de la frime… croyances de monopoly…

notre petite vue sur la grande vie est réduite, obtue, limitée… notre perception est relative, et relativement biaisée… par nos croyances, nos expériences passées, notre culture ambiante… notre vision est limitée par ce qui s’est fixé en nous, ce qui s’est cristalisé, rigidifié…

mais même le cristal tend à redevenir poussière… et ce qui n’était que pousse hier sera demain poussière… le bébé est déjà un vieillard… la naissance inclut la mort en son sein, et la mort n’est que passage vers la vie, une autre vie, d’autre vie, plus de vie…

si on pouvait seulement se permettre et se donner la chance de considérer tout point de vue comme possible, sinon plausible, je crois que notre vie serait plus simple, plus coulante, plus vivante… du moins plus acceptante de ce qui diffère de soi… de ce que l’on ne sait pas ni ne saisit encore… on ne sait pas encore ce que we did not get yet… mais ça ne saurait tardé…

on ne sait que partiellement, on ne perçoit que de façon limitée… car trop immense et infinie la vie pour notre ptite tête… alors peut-être par le coeur qu’il faut observer ?

notre angle de perception ne fait pas encore 360 degrés… le fait de prendre conscience de cela agrandit déjà notre perspective…

le fait de savoir que l’on ne sait pas – que l’on ne sait pas grand chose du moins – est déjà beaucoup… ça laisse le champs de tous les possibles grand ouvert… et quand tout est possible, tout est… même l’impossible…

Toujours nous voyons les choses partiellement. D’abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d’images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n’observons quoi que ce soit d’une façon complète. C’est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu’il n’y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l’observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s’intéresse à rien. Et même s’il s’intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l’observateur le sentiment d’avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c’est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image. – Krishnamurti

alors faisons du ménage, gardons notre perception vierge, notre coeur ouvert et nos yeux innocents…

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« Si nous changeons, l’univers que nous étudions va aussi changer.  L’observateur se croit neutre,  En fait il est participant. – Olivia Costa de Beauregard

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les dernières chroniques – 3/8/17

perso, du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une attitude ambivalente face aux rêves… normal me direz-vous quand on s’intéresse un tant soit peu à l’éveil… au fond, on veut cesser de rêver pour finalement se réveiller totalement, s’éveiller de nouveau… évidemment, on devra définir l’éveil, mais ça c’est une autre histoire…

mais en gros, on peut dire qu’il y a deux types de rêves :

le premier qui consiste en nos désirs et souhaits les plus profonds, nos motivations les plus fondamentales… en bref et un peu trop simplifié, ce que l’on ferait de notre vie si on n’avait aucune limites financières…

et d’autre part,  il existe un deuxième type de rêve, celui du shift de nuit, qui constitue l’overflow du contenu de notre mental et qui contourne et déborde le conscient la nuit quand notre corps physique se repose et dort… certains affirment que c’est là que les vraies affaires se montrent la face… les belles comme les moins…

pour quiconque cherche la vérité, la lumière, cet état de grâce qui nous aurait animé avant que la loi de la gravité de cette incarnation nous englue autant dans la densité de la matière à vivre, le rêve consiste possiblement, sinon probablement, à se dégager et à s’extirper de cette lourdeur terrestre, à sortir de l’illusion quelle qu’elle puisse être, et à retrouver la légèreté originelle des anges… ou quelque chose du genre… grosso modo…

différentes formules pourraient être utilisées pour définir le rêve selon chacun(e) de nous mais disons qu’un état impliquant plus de liberté et de satisfaction profonde accompagne généralement le concept de rêve, du moins celui de nos motivations ultimes… une sorte d’ailleurs meilleur… grosso modo…

car pour ce qui est des rêves du shift de nuit, aucun contrôle là-dessus vous et moi… tous égaux dans nos rêves… les beaux comme les moins… certains font en sorte qu’on est heureux de se réveiller, d’autres pas… on ne peut qu’interpréter les souvenirs de nos films de shifts de nuit du mieux que l’on peut pour en tirer leçon et profit…

et ça, c’est seulement si on réussit à dormir un tant soit peu… car le rêve de certain(es) insomniaques consiste simplement à dormir, à s’endormir… on a les rêves qu’on peut… quoi que certain(e)s ont remplacé les rêves par les raves…

comme pour la plupart des sujets autour desquels j’écris, j’en sais fort peu au sujet des rêves… d’ailleurs justement ce pourquoi j’écris à leur sujet : pour savoir ce que je pense quand mes doigts me guident dans ma zone d’ombre…

je peux dire qu’une partie de moi ne rêve pas, ne rêve plus devrais-je dire, en fait ne rêve plus de rien d’autre que de me réveiller de ce grand rêve dans lequel je vis, si tel est le cas…

ce grand rêve commun et individuel dans lequel nous vivons tous d’ailleurs semble-t-il… car parait que nous sommes tous et toutes dans le même grand bateau rêveur…

m’éveiller, retrouver la lumière divine, le souffle originel, la liberté ultime… mais, me direz-vous, même ça c’est un rêve… OK je vous l’accorde, right on

comme l’impression que le passage de la mort nous en révélera davantage au sujet du grand rêve que nous vivons actuellement ensemble et duquel certain(e)s veulent sortir au plus vite, et d’autres pas… car j’imagine que d’autres veulent continuer à dormir et à rêver… et d’autres encore à courir après leurs rêves…

c’est la beauté de la vie… qu’elle soit rêve ou réalité… car le rêve des uns est la réalité des autres et vice-versa… nous sommes tous et toutes égaux devant la vie et nos rêves… tous et toutes à apprendre à naviguer entre les mailles de cette réalité terrestre et celles du divin, celles-là qui nous portent encore quelque part en nous… et vers l’inconnu…

certain(e)s rêvent de bébelles, d’affaires, de choses… pour eux et elles, le rêve est incarné et très concret, vivant à l’extérieur d’eux…

d’autres veulent se libérer et sortir du rêve… avec la mort, ou avant celle-ci…

d’autres encore vivent pour réaliser leurs rêves… c’est l’essence de leur vie… ce qui les poussent à faire, à courir, à driver…

chacun(e) notre histoire, chacun(e) face à face à nos rêves… ultime réalité…

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shit ma boîte vocale est pleine…

 

poête poête

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les dernières chroniques – 2/8/17

traduction : je n’aime pas penser avant de parler – ni d’écrire – je préfère être surpris autant que tout le monde par ce qui sort de ma bouche – et de mes doigts

après avoir pris une pause d’écriture semi imposée pendant quelques semaines, la tape tape manie me revisite, ravive et regagne mes doigts…

j’écris régulièrement ici depuis plus de 5 ans…  presque 1500 chroniques derrière la cravate… oui oui bravo chroniqueur semi maniaque…

une drogue douce pour moi l’écriture, une manie, un besoin fondamental, une sensation d’être vivant… une façon de connecter au reste du monde… dont vous, dont toi… yo lecteur/trice…

j’aime écrire et au cours de l’année, à chaque année, je m’efforce doucement à quelques reprises de ne pas écrire pendant des laps de temps variables… pour m’ennuyer, pour manquer l’écriture, pour retrouver le goût d’écrire… c’est souvent au manque qu’on reconnait une dépendance… eh oui je suis tapetapemaniaque…

et même si je n’ai pas toujours quelque chose à dire, j’aime écrire… en fait, je considère que je n’ai pas grand chose à dire car tout a déjà été dit et redit… mais pas une raison pour ne pas écrire…

j’aime écrire pour voir qui et quoi se cache en moi…. j’aime écrire pour me surprendre et voir ce qui poppera hors de moi… j’aime écrire pour me vider la tête et les sens… j’aime écrire pour la gymnastique mentale que cela requiert… mindy workout… sudoku littéraire…

écrire est une dépendance et en même temps, écrire relève de la plus pure liberté… association libre… liberté de penser, liberté de dire, liberté de croyances… et toutes les croyances se valent croyez-moi… ou pas… car aucune différence ce que l’on croit ou pas… la vie se passe quand même et peut même se passer de nous…

et bien humblement, je crois que je peux affirmer que je suis devenu un poête poête… car comme le dit Rainer Maria Rilke (des mots reçus à l’instant via la Joie d’être un âne, un autre écriveur chronique, yo Jean !) :

si, pour toi, ne pas écrire c’est mourir, alors tu es poète

alors j’écris… peut-être pour ne pas mourir… mais j’écris peut-être aussi pour vivre un peu plus, un peu plus loin, pour voir un peu plus grand, et vivre un peu plus follement…

voyant peu de gens, je parle relativement peu dorénavant… alors j’écris petit et gros… j’écris beaucoup… je parle tout bas mais j’écris tout haut… je fais tape tape et je fais ensuite enter vers le monde

et vous, si par hasard vous tombez dessus – ou est-ce eux qui tombent sur vous ? – vous faites vôtres mes mots qui ne sont jamais miens anyway… que nôtres, que nôtres… via votre écran, vous les percevez avec vos sens, dont celui de la vue en premier lieu, puis vous leur prêter vie à votre convenance, ou pas…

dorénavant, je chante plus que je ne parle… et je n’écris pas de chansons, je les reçois quand elles veulent bien me visiter… et j’aime penser que c’est parce que j’écris autant que les chants me visitent… je me vide la tête pour laisser passer quelques bribes divines… quelques mots d’ailleurs…

j’aime écrire car je ne sais jamais ce qui poppera de cette boîte de cracker jack intérieure hors de laquelle je ne vis pas… think outside de box disait-on dans le temps… alors poppent les mots tapés…

j’aime écrire pour ne pas me prendre au sérieux et me surprendre encore mieux… j’aime ne rien dire, rire et lire… je tire et je délire… puis je me tire…

j’invente des mots, j’en difforme d’autres, les twist et les tord… je joue avec eux et ils se jouent de moi… j’invente le monde tout bas, je donne vie au rien… je suis un ptit dieu des mots nonos, créateur de sens et de vers… et de l’envers… ici de l’envers du décor… en cet endroit ici-bas tout là-haut…

je n’ai rien à dire de particulier alors je le dis tout de même et de toutes les manières… je ne dis rien qui vaille, rien qui faille mais je le dis quand même… et j’aime le faire, pour rien justement… c’est tout… et ça c’est tout là le plaisir d’écrire… ne rien dire, ne pas se prendre au sérieux, et le dire tout haut… rire de dieu… et avec lui… dans sa barbe…

j’aime ne rien dire et, ce faisant, vous toucher, vous parler, vous joindre ici dans l’astral via le terrestre que nous partageons nous humbles mortels… en attendant notre passage… à vide ou vers le grand plein… ici, tremplin vers l’au-delà…

écrire pour avouer tout haut qu’on ne sait pas encore tout à fait vivre ici-bas…

alors écrire pour tenter de dire l’indicible, tenter de de décrire l’espace entre les mots pour vous faire lire ente les lignes… visiter l’autre côté de la vie et sortir de la boîte de cracker jack… et cric crac croc rice krispies