Archives de l’auteur : atisupino

regarder pour (peut-être) voir

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les dernières chroniques – 12/6/17

hier matin, mes deux fleurs et moi on a vu les baleines sauter hors de l’eau… on les a vues sans penser les voir… elles nous ont surpris… ensuite on s’est mis à regarder… pendant plus d’une heure… et on les vues faire leur danse… non stop…

et cette activité contemplative, qui requiert patience et lâcher prise, m’a fait réfléchir sur la vie en général…

car parfois dans la vie, quand on veut trop voir quelque chose de précis, on finit par ne rien voir… ou par voir ce qui n’existe pas… ou par voir ce que l’on croit qui existe mais qui au fond n’existe pas vraiment, ou pas comme on le voit du moins… car oui on finit par voir ce que l’on croit… et l’on voit bien ce que l’on veut voir…

mais hier, on a vu les baleines sans chercher à les voir… elles nous ont fait la surprise… on a reçu le cadeau de les voir… on les vues avant même de vouloir les voir… et elles nous ont fait tout un show… sans même savoir qu’on les observait…

et pendant qu’on observait les baleines, sur le bord de la rivière Piashti – une rivière à saumons qui se jette dans le fleuve qui se fait mer ici – des hommes pêchaient…

et je me disais qu’au fond, pêcher le saumon et observer les baleines est relativement semblable… on jette notre ligne ou notre regard au large et on attend… comme dans la vie… parfois ça mord, parfois ça sort… et parfois pas, souvent pas…

pêcher et observer les baleines, c’est un peu comme la vie finalement… on prépare le terrain. on souhaite le meilleur comme on jette son regard au loin, et on s’attend à tout… et aussi à rien… car souvent rien la vie… en fait jamais rien, mais souvent pas ce que l’on souhaite…

car si on veut trop quelque chose parfois, ça ne se passe pas… ou pas assez vite… ou pas comme on veut… ou on passe à côté…

mais parfois il faut aussi vouloir beaucoup pour arriver à ses fins… car parfois la vie requiert de notre part des efforts…

belle leçon de vie pour moi hier… leçons baleinières…

quand on observe les baleines, il nous faut regarder, mais sans trop vouloir voir… mais faut bien sûr savoir qu’il y a des baleines au large…

puis on balaie le large sans trop d’attentes, on balade notre regard, aux aguets, en état de douce alerte, et on souhaite voir, mais pas trop… sans trop vouloir, sans trop forcer… car que forcer anyway ? le regard lousse, scrutant le large, avec une innocence d’enfants… un coeur ouvert… de la surprise plein les yeux…

comme dans la vie…

on prépare le repas, on met la table et on attend la visite… si quelqu’un accepte l’invitation et vient, OK… si personne ne vient, aussi OK et on mangera par soi-même…

comme la vie…

parfois elle nous envoie des invités, parfois elle nous invite à manger en solo… l’un et l’autre sont OK… aussi OK l’un que ‘autre… même si beau bonus de voir…

comme l’observation des baleines… parfois on en voit, parfois pas… et les deux sont OK… car au fond, les baleines sont toujours là, sous l’eau, ou hors de l’eau… qu’on les aperçoive, ou pas…

et plein de miracles qu’on ne voit en cette vie car trop centrés sur ce que l’on veut voir, ou croire…

qu’on veuille en voir ou pas, c’est la vie qui décidera… qu’on reçoive ce que l’on souhaite ou pas… comme avec les baleines… mais quel cadeau quand même quand ça se passe…

sploush, sploush… comme la vie…

I see you le vent

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les dernières chroniques – 10/6/17

traduction : on dit que voir c’est croire, mais chacun(e) voit bien ce qu’il/elle veut bien voir… – Sadghuru

voir avec les yeux ou voir avec son âme cher Sadghuru ?

car pas que les yeux qui voient parait…

car en effet, on voit bien ce que l’on veut voir et croire… mais il y a des choses que ne se perçoivent pas si facilement, du moins pas avec les yeux…

et si on dit que voir c’est croire, l’inverse est aussi vrai…  et donc croire c’est voir… si je crois à quelque chose, très probable que je risque de la voir, ou de le projeter, et de le projectionner (comme le gars ou la fille des vues que nous sommes tous et toutes)…

mais s’il y a une chose qu’on ne voit pas et à laquelle on doit croire c’est bien le vent…

hier, ici sur la côte du bout du monde, le vent était déchaîné… peu d’âmes s’y sont aventurées… autant sur la mer que les berges… ça brassait fort…

et ça m’a fait penser que le vent, même si on ne le voit jamais, tout le monde y croit… en tous cas tout le monde le ressent…

et le vent, soit on lui résiste et s’y oppose – mais au bout du compte on ne gagnera jamais contre lui – soit on s’y abandonne et on se laisse passer au-travers…

si on s’y abandonne, il peut alors nous dénuder, nous délester, nous décharner… nous libérer de nos croyances, nos illusions, nos fixations, de nos vieilles bibittes, autant intérieures qu’extérieures… car le vent peut tout chasser…

le vent est un peu comme Dieu au fond – ou peu importe le nom que vous préférez – on ne le voit pas mais on voit ses manifestations… il souffle sur tout ce qui vit et personne n’y échappe…

parfois vent frais et léger, parfois vents forts et fous… comme la vie quoi…

on ne voit jamais directement le vent mais il est partout et souffle sur tout… on ne voit que ses manifestations, on ne voit le vent que par ce sur quoi il souffle…

et même si on ne voit pas le vent, on peut bien ne pas y croire si on veut, mais il souffle et soufflera tout de même… sur tout… et tous, et toutes…

le vent ne choisis pas, le vent est juste… le vent est équitable… il traite tout le monde sur le même pied…

et quand le vent souffle sur le voile qui recouvre nos yeux, on peut alors voir l’invisible, on peut voir même ce qui ne se voit pas…

le vent peut époussetter notre âme… alors adieu poussière…

et le vent peut aussi souffler sur le voile qui recouvre notre coeur et ainsi nous permettre de voir l’amour, de le sentir et le ressentir…  mais pour cela, il faut ouvrir la porte et dire oui…

oui le vent… I see you… et surtout you see me…

espriralité

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les dernières chroniques – 9/6/17

traduction : prendre soin de soi n’est pas égoïste… vous ne pouvez pas donner à partir d’un contenant vide

de temps en temps, il faut savoir tourner son regard en soi, vers l’intérieur… et prendre soin soin de petit soi… mais cela implique oser ajuster des choses, changer des comportements au besoin, transformer modifier certains objectifs… bref se questionner…

toutefois on ne peut aller plus vite que la vie… on ne peut tirer sur les feuilles pour qu’elles poussent… on peut regarder et écouter mais être patient est requis pour voir et entendre…

toujours une mince ligne entre self-care et selfishness… entre prendre soin de soi et être égoïste…

arrive un moment dans la vie où il faut savoir s’arrêter, se mettre au neutre et se scruter le dedans… et ceci est prendre soin de soi…

d’ailleurs on remarquera que soi est contenu dans soin… soi avec un n… et tout soin commence inévitablement par soi…

d’un côté on ne peut donner ce que l’on a pas…

et de l’autre, on doit donner ce que l’on voudrait recevoir…

les deux sont vrais, les deux peuvent co-exister en même temps… prendre soin de soi, cultiver son propre jardin et en même temps, travailler à donner ce que l’on a besoin de recevoir, ce que le petit et grand monde nécessitent…

prendre soin signifie vivre à court terme, bâtir à partir de chaque moment du quotidien et garder la vision à plus long terme… fragile équilibre… chaque pas dans la foi…

car comme on dit, le grand chemin n’est qu’une infinie suite de petits pas… marcher chaque pas dans l’amour de soi pour éventuellement partager au monde entier…

et au fond, le soi n’est pas si petit que cela… on commence par prendre soin de l’intérieur de son corps, de son esprit, de son âme et on agrandit, on élargit…  jusqu’à inclure l’immensité… espriralité…

mais faut bien commencer quelque part…

alors bon tour du bloc et bonne prise de soin soin intérieure…

 

écouter le silence

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les dernières chroniques – 8/6/17

traduction: apportez votre bagage vers le silence lorsque vous cherchez les signes du chemin… -Rumi

salut lecteurs/trices… ptit coucou en provenance du silence…

suis sur le bord de la mer au bout de la route de la Côte du Nord… auprès de mes deux fleurs…

besoin de prendre une distance, de fermer ma bouche et me taire, ouvrir mes bras et mon coeur… et aimer et être aimé… et mes yeux et mes oreilles… et voir et écouter et peut-être entendre…

besoin d’écouter le silence afin qu’il me révèle la suite des choses…

besoin de voir l’infinitude de la mer à perte de vue pour voir ce qui m’appelle…

besoin de donner mon amour et de me faire aimer tout autant en retour pour nourrir mon coeur…

besoin de rien en particulier, besoin de tout, mais surtout de rien…

besoin de faire le vide pour éventuellement faire, défaire et refaire le plein…

regarder la mer et laisser le regard se perdre et éventuellement et possiblement voir le prochain bout de route à suivre ?

en temps et lieu… parfait moment tout le temps…

ou attendre patiemment et sagement que la route me prenne et m’amène ?

ou rester sur place jusqu’à ce que la route devienne moi ou moi la route ?

à suivre…

délire de pré méditation

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les dernières chroniques – 30/5/17

hier, en roulant dans mon bolide me menant vers la ville du 375ème, j’ai entendu à la radio du canada une entrevue – avec je ne me souviens plus qui – le mot préméditation qui s’est démarqué des autres mots… et qui m’est resté dans la tête… et qui a retonti un peu toute la journée dans ma caboche…

préméditation… préméditer…

et je me suis dit que j’en ferais une chronique car ça me titille cette expression… alors cette chronique est pré méditée depuis hier… en fait, elle m’habite depuis hier…

sincèrement, je n’ai encore aucune idée quant à ce que je vais dire sur ce thème… j’ai beau avoir préméditer là-dessus depuis hier matin, pas d’illumination encore…

voyons voir…

avant hier, je n’avais jamais entendu de cette façon un peu twistée autrement cette expression habituellement associée à la criminalité et à la justice… comme dans meurtre prémédité… meurtre avec préméditation… donc pas un terme qu’on veut qui nous colle à la tête…

mais hier, j’ai entendu autrement le terme préméditation… en fait j’ai vu le pré se séparer de méditation… pré méditation comme dans avant la méditation… comme dans spiritual foreplay

moi qui pratique la méditation depuis quelques temps déjà – à lire le terme pratique comme dans apprendre à me pratiquer à méditer et non pas comme maîtrise de – je n’avais jamais encore méditer là-dessus ni ainsi…

selon l’Orient méditer consiste grosso modo à simplement être présent… donc méditer n’est pas en soi une activité… c’est au contraire une non activité… l’ultime non faire… même pas besoin de respirer ça se fait tout seul… qu’observer, prendre note de, qu’à être témoin (pas comme dans un procès pour meurtre prémédité)…

observer et prendre note de tout tout tout se qui se passe autant en nous qu’en dehors… sans accrocher si rien rien rien, ni en soi ni en dehors… sinon on se perd, ce qui n’est pas si grave car on peut toujours revenir à soi…

une présence comme dans être en toute neutralité, comme dans faire le vide, ou plutôt laisse le vide se faire en soi… se tasser du chemin et laisser le vide nous passer à-travers et nous remplir…

mais dans notre société occidentale qui préconise la tête et la pensée rationnelle, dans notre société  de droit, on utilise souvent le verbe méditer comme dans le sens de : je vais méditer là-dessus… ou je vais pré méditer un mauvais coup

par contre, j’aime l’expression pratiquer la méditation car ça implique qu’on ne maîtrise jamais la bête… en fait, on ne peut pas vraiment méditer… on ne peut que se faire méditer comme on se fait labourer par la vie… on ne peut qu’être attentif et prêter attention à ce qui se passe en nous et à l’extérieur – et ça c’est vaste en ta…

donc d’une certaine façon, pré méditer pourrait vouloir dire : se préparer à méditer

et on peut méditer en faisant autre chose… en marchant, en jouant, en dansant, en chantant, en peignant, ou en ne faisant rien…

sauf que si méditer n’est pas une activité en soi mais davantage une façon d’être, une façon de vivre, une disposition intérieure en soi et dans la vie, pré méditer tire ses racines dès notre époque où l’on était dans le ventre de maman…  ou dans les premiers mois de notre vie, d’où la photo de bébé ravi ci-haut… qui s’approche d’une état de béatitude méditative… gaga on dit ?

et alors pré méditer ? aucune idée….

post méditons là-dessus chers lecteurs/trices…

standby

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les dernières chroniques – 29/5/17

traduction : garde la vision, fais confiance au processus...

personnellement, un peu ainsi que je me sens ces temps-ci… comme avant le début d’une nouvelle étape, mais pas encore tout à fait mûr mûr le projet à venir… encore qu’un faible murmure… qu’un chuchotement…

alors faut ouvrir les oreilles… et le coeur, et le troisième oeil (l’invisible, celui dans le front, entre les deux autres et un peu plus) celui qui, parait-il, voit souvent le moins invisible… car très fragile ce moment, très délicat… infinie impermanence…

souvent comme ça la vie… comme en préparation de quelque chose… comme une générale la vie… avant le grand show du passage vers l’au-delà… même si on nous dit qu’il faut vivre ici maintenant… car le présent n’est aussi qu’un point sur une grande ligne pointillée… un tissage de moments présents…

comme on dit, l’infini est une multitude de moments présents…

entre la naissance et la mort du corps, une infinitude de moments présents, une infinité d’opportunités qui se renouvelle à chaque inspiration et qui s’échappe à chaque expiration… au bout du compte, on inspire aussi souvent qu’on expire en cette existence…

mais entre chaque inspire et chaque expire, comme entre chaque expire et chaque inspire, il existe une brève pause… un standby existentiel qui se produit plusieurs fois par jour pour chacun et chacune d’entre nous qui vivons ici-bas…  en fait des milliards de standby qui se produisent plusieurs fois par jour en chacun de nos milliards de corps…

une parenthèse, un temps de pause, un moment suspendu dans l’infini… plusieurs fois par jour… depuis toujours et pour toujours… in and out, as above so below…

et parait que si on prend vraiment conscience de ce gap, on peut comprendre le secret ultime de l’univers lors de ce moment de standby… comme un grand trou noir existentiel dans l’oeil du cyclone de la vie…

vous essayerez vous allez voir, très cool…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

et ce, jusqu’à la fin de vos jours… mais il y en aura peut-être un de magique dans la gang… et parait qu’on en revient…

13. toutes ces réponses

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les dernières chroniques – 28/5/17

traduction :
1- fais une chose à la fois…
2- fai-le lentement et librement
3- fais-le totalement
4- fais-en moins
5- mets de l’espace entre les choses
6- développe des rituels
7- identifie des moments spécifiques pour certaines choses
8- prends du temps pour simplement t’assoir
9- souris et sers les autres
10- transforme le ménage et la préparation des repas en méditation
11- pense à ce qui est nécessaire (mais pas trop 😉
12- vis simplement

voilà la recette magique pour… pour quoi au juste ? je vous laisse décider par vous-même… comme disait l’autre fais à ta tête c’t’à toi oreilles…

pour moi, cette liste est suffisante pour le moment… et pour la vie… ma pratique pour la journée… et pour la vie…

premièrement, café pas trop loin, écrire cette chronique en ce beau dimanche matin…

ensuite aller jouer dans le jardin et la forêt… respirer de l’air frais, l’air pur, écouter les oiseaux, et la nature, qui me dira peut-être que je dois faire… sinon je pratiquerai la numéro 8…

ces jours-ci pas un grand élan pour écrire ne pousse le chroniqueur… les mots ne me poussent pas au cul… sinon celui du sac… à mots… et on en revient toujours au scrabble quand on écrit… certains lettres sont plus payantes que d’autres… scribble… qu’on peut traduire par gribouiller, griffonner…

un peu comme ça que je me sens ces jours avec ces chroniques… comme un gribouilleur, un grafitteur… qui ne va nulle part… on dirait que les mots me fuient, qu’ils coulent entre mes doigts, s’échappent sur mon clavier sans que je ne tente de les rattraper…

j’écris quand même même si pas un grand élan pour écrire par les temps qui courent… écrire quand même pour le simple plaisir… écrire par plaisir…

écrire en n’ayant rien de spécial à dire, rien de spécial à écrire, écrire tout bonnement, écrire pour ne rien dire qui vaille, ne rien dire qu’il faille… écrire sans faille car écrire pour ne pas avoir raison de rien… surtout pas de vous… ou vice et versa… écrire sans faire de tort à qui que ce soit… écrire sans prétention, écrire sans raison, écrire tout court… avec de longs mots…

écrire pour ne pas m’écrier que la race humaine me perplexise…

toujours fun fun d’inventer des mots et des r’tournures de phrases… passer par-dessus le correcteur automatique qui nous signale, en soulignant en couleur que le mot qu’on vient de taper cloche… ding dong ding dong… je sais je sais mais je laisse ainsi cher auto correcteur décorrigé… pour te faire plaisir le mettrai en italique alors tiens toi

perplexise… on se rebelle comme on peut, ou comme on veut…

oui il me rend perplexe le monde qu’on rapporte dans les quelques médias que je consulte encore… en me demandant souvent pourquoi d’ailleurs s’informer sur l’ailleurs qu’ici… mais ceci est une autre question sans réponse pour moi le sans dessein…

on nous informe notamment que 22 jeunes filles tuées et encore plus de blessés à Manchester, événement qu’on nous rapporte à coup de grands titres alors que deux jours plus tard, 28 autres personnes ailleurs sur la planète sont tués à cause de leur religion mais on en parle à peu près pas… comme si la vie valait plus cher à certains endroits… du moins mériterait plus d’espace en front page

alors en ce petit dimanche matin seul à la maison, souhaitant doucement la présence ici de mes deux fleurs, je switche les machines à mauvaises nouvelles à off et m’en vais m’offrir en pâture aux bibittes qui dansent dans le vent juste l’autre côté de mon moustiquaire à la recherche de chair fraîche et j’essaierai de mettre en pratique la numéro 9… beau défi… mais y a pire dans la vie…

alors chers lecteurs/trices, sioux comme disent les cowboys…

prier, nier ou accepter ?

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les dernières chroniques – 25/5/17

Manchester, Bruxelles, Paris, Afghanistan, Syrie, Irak, Palestine, Venezuela, Haiti et un peu partout en Afrique… name it… on dirait que le bordel est pogné un peu partout sur la boule… en train de la perdre ?

alors on prie encore ?

car on dirait bien que la prière pour que la paix se répande ne fonctionne pas…

alors on prie, on nie ou on accepte ? on continue de vivre ici ou on se réfugie ailleurs ? réalité ou virtualité ? on prie et/ou on fait quoi ? car le monde est pas mal fou…

alors on prie, on nie ou on accepte ?

on ne peut nier, du moins si on en croit les images…

er si on prie, c’est que l’on espère quelque chose d’autre… on espère que les choses iront mieux non ? possible ce mieux ? ce meilleur ?

pourtant, ne devrait-on pas accepter tout ce que le plan divin nous offre ? même cela…

car si les fous qui se font exploser et frappent un peu partout sur la boule presque perdue – pas innocemment du tout ailleurs d’ailleurs – existent et se perpétuent, ne font-ils pas partie du plan divin ? du moins ils ne disparaitront pas nécessairement demain matin… ni demain soir…

et ils frappent là où ça fait image… chez des jeunes filles surtout cette fois-ci… for comme symbole… dur dur…

alors on accepte ou pas ?

car ces folies existent bel et bien et vont, comme les maladies contagieuses, probablement continuer à se répandre…

alors on vit avec ça ou on le nie ? ou on se réfugie ailleurs ? chez les licornes ? dans Netflix ? on se perd dans les jeux vidéos ? ou dans l’humour ?

car chacun chacune de nous, devant ces folies meurtrières, on réagit de manière différente devant ces choses pourtant inacceptables – du moins difficilement acceptables – même si on doit accepter tout ce qui se déroule en ce monde…

comment on arrive à simplement vivre et faire sens de la vie quand des gens désespérés – qu’on peut bien traiter de fous si on veut – tuent les enfants de ce monde ? nos enfants… des jeunes filles innocentes taba…

car même si on décide de prier, on ne prie pas le même Dieu qu’eux… et même si on prie, ces choses continueront probablement de se passer… wo mes Dieux !

alors on accepte, on prie ou on vit dans le déni ?

ou on rationalise en disant que l’on ne peut rien faire contre ceci… ni cela… car en effet et dans les faits, pas grand chose qu’on peut faire pour prévenir ces explosions de folie…

rien faire d’autre que de prendre acte… accepter, reconnaître, et continuer de se tenir informé(e)s… ou décrocher et vivre ailleurs ? dans une twilight zone

car lorsqu’on vit en nature comme je le fais, aucune trace de terreur ici… du moins si on ne se branche pas sur la terreur internationale médiatisée… oh ! probablement que quelques créatures sont terrorisées par d’autres… ou peut-être que c’est terrifiant pour un feuille de sortir de son bourgeon ?

parfois quand je consulte les médias numériques, je me demande s’il est vraiment essentiel de savoir que de tels événements terrifiants se produisent ? comme disait Yvon, quossa donne ? sain de se nourrir de terreur ?

et en même temps, à peu près impossible de ne pas savoir…

alors on prie ou on nie ? on prie ou on accepte ? et qu’est-ce qu’on fait ?

dites-moi, je vous en prie…

la vie à et de travers

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les dernières chroniques – 23/5/17

ce matin, je déjeunais avec les enfants de ma belle… et on jasait de choses et d’autres… dont ce qui s’est passé hier soir en Angleterre… étrange que ces événements tragiques fassent partie de la réalité de nos enfants… teflon vous dites ? indigo aussi…

et suite à notre conversation, je me disais en mon ptit moi-même que nous vivons dans un bien étrange de monde… un monde rempli de monde, et de choses, étranges…

un monde dans lequel on ne se surprend plus que de telles horreurs se produisent… on ne fait que se demander quand et où sera le prochain… même plus de surprise…

un monde dans lequel certains hommes de drôles d’affaires sont fiers d’annoncer que des centaines de milliards de piasses amaricaines seront investies en armement et en destruction… alors qu’une partie des habitants de la planète manque de tout… et encore plus…

définitivement, les enfants, de nos jours, doivent et devront être faits forts et fortes… ou insensibles c’est selon… peut-être pas pour rien cette virtualité, qui n’est qu’une autre réalité en fait…

oh il ne se passe pas que des choses horribles sur cette boule où certains ont perdu la leur et explosent non pas de joie mais de désespoir…  au contraire, beaucoup beaucoup de bien belles choses aussi sur cette boule bleue et verte – quoique de moins en moins car le gris et le brun croissent – qui tourne dans le vide vers nulle part et ici en même temps…

oui aussi de bien belles choses, malgré cela, et malgré tout… et malgré nous… de bien belles choses dont on ne parle pas, ou dont on parle trop peu…

alors sans se fermer les yeux, continuer à ouvrir son coeur, et garder espoir… car la vie nous passe à-travers… et nous à-travers elle… cette vie qui nous dépasse… qui nous surpasse… même si on dirait que nous faisons du surplace… plus ça change moins ce n’est pas pareil pareil…

reconnaître ce qui se passe, le beau comme le moins, et continuer à marcher, à danser, à chanter, à sauter, à voler, à arroser la vie, à prendre soin de ses multiples manifestations…

penser, mais pas trop… car à bien y penser, on ne sait trop quoi penser de tout ceci…. sentir surtout, même si parfois ça fait mal… même si on ne sait pas où tout cela va car on y va avec… car peut-être que tout cela ne va nulle part justement… tout ne file peut-être que vers ici, de plus en plus ici…

garder l’espoir au coeur et en tête… faire chaque pas en confiance, sans regarder trop loin car à chaque jour suffit ses peines, et ses joyaux…

rien à comprendre en cette vie… soit il existe un plan divin, ou pas… ou something in between… ou pas non plus…

le monde est à ne pas comprendre… on ne se comprend même pas soi-même alors comprendre le monde ? bon chance… il est tout à vivre le monde… chacun chacune à notre humble mesure, arrosant notre petite parcelle du grand jardin d’enfants pas sages du tout… mais passage obligé semble-t-il…

et ressentir empathie et compassion car l’indifférence devant la misère de nos frères et soeurs et de nos enfants surtout ne fera pas la job…

et ne pas se laisser obscurcir l’esprit par l’ombre car la lumière finira bien par percer la nuit de l’âme humaine un jour… et l’arbre celui le roc de l’incompréhension…

car la vie à et de travers…

aucune idée

13102857_10153689851674389_3432849439885390647_nles dernières chroniques – 22/5/17

traduction : et pour conclure, je n’ai aucune idée quant à ce que je suis en train de dire

cela fait plus de 5 ans que j’écris presque quotidiennement ces presque 1500 chroniques que je partage sur ce blogue… et encore et maintenant et toujours, aucune idée claire ni limpide de ce je suis en train de dire…

en fait, j’écris pour voir plus clair, j’écris pour saisir quelques infimes particules de lumière… j’écris pour déblayer le chemin…

ne sachant pas clairement – du moins ne m’en souvenant pas tout à fait ni toujours sauf pour certains éclairs de conscience – ni pourquoi ni comment je me suis incarné, ni le sens certain de ce que j’ai à faire ici bas, je continue humblement mon chemin, avec foi et persévérance…

mais j’apprends… à apprendre…

ces jours-ci , j’apprends à donner l’amour que j’aimerais recevoir de la vie…

j’apprends à prendre soin… de moi en premier lieu, puis des gens autour de moi, et des choses aussi…

j’apprends à faire chaque petit geste du quotidien avec le plus de présence possible – est-ce que présence est la même chose que la conscience ? je ne saurais dire… mais je continue d’être prêt à apprendre…

j’apprends surtout à désapprendre ces temps-ci, et à relaxer avec le fait de ne pas savoir…

j’apprends à soutenir l’hésitation du moment, à ne pas appréhender la suite… qu’à n’être ici à chaque moment, qu’à naître et renaître à chaque instant…

j’apprends à apprécier le sur place lorsque sur place il y a, à ne pas me précipiter dans le moment suivant sans vivre celui-ci dans sa totalité… pas toujours mais parfois, de plus en plus j’ose espérer…

j’apprends aussi à vivre dans ce monde qui peut sembler bien sombre à première vue… à continuer à entretenir de l’espoir pour mes enfants et pour tous les enfants – petits et grands – de la terre…

j’apprends à voir derrière ce qui se cache dans la matière apparente… car derrière tout se cache lumière et fréquences vibrant à un rythme – presque – imperceptible… du moins si on regarde et perçoit trop vite… car lorsqu’on regarde, on doit finir par voir… sinon entre voir…

j’apprends de plus en plus que tout est une question de mathématique… toute matière n’est que fréquence, que vibrations, que flux d’énergie… même si je ne sais pas, je le sens… et le pressens… ou le ressens…

je ne sais pas grand chose qui vaille… mais c’est toujours ça de su… et déjà de savoir qu’on ne sais pas, c’est quelque chose…

alors j’écris… et je continues car je sens qu’a bout des mots, il y a du sens, il y a du vide qui contient quelque chose de précieux, quelque de valable, quelque chose d’impermanent…

au fil des mots, il se dessine un trait commun à nous tous et toutes… lentement mais sûrement, sans certitude mais en confiance… avec des a et des z, et tout ce qui se trouve entre, détisser le fil de l’ignorance…

avec quelques nombres, apprendre la formule magique et mathématique du monde invisible qui se dévoile sous des formes et des couleurs diverses…

à l’aide des rituels sacrés, apprendre à chanter mon âme, apprendre à prier en communion avec mes frères et soeurs de chemin… en petits cercles intimes, continuant avec discipline et passion l’apprentissage de l’étoile…

apprendre à devenir apprenti sage… non pas le contenu en soi, mais davantage le contenant en soie… vider le contenant de son contenu pour redevenir néant, pour redevenir géant…

laisser les mots m »enseigner le sens de la vie, dans le sens de la vis… sans donner mon avis – ni opinion car pas de mes oignons – mais en gardant toutes les questions ouvertes et sans réponses car les questions contiennent toutes les réponses…

alors chers lecteurs/trices en ce lundi de fête qui ne sait même pas à quelle sainte se dévouer, que quelques mots de plus pour apprécier ne pas savoir et surtout ne pas chercher à le savoir… qu’apprécier le fait de n’avoir aucune idée qui vaille plus qu’une autre…

car les idées s’envolent comme des folles au vent…

et que sait-on jamais anyway ?

car jamais vraiment de conclusion…