Archives de l’auteur : atisupino

matière à totale interprétation

• o cronica número trinta et quatro

regardez ça si vous avez le temps et/ou si vous êtes curieux/se…

alors la réalité, ça va toujours chez-vous ? ou en vous devrais-je dire…

mais de quelle réalité parle-t-on au juste ?

car questionnant non cette capacité de perception de notre part versus LA prétendue réalité existant out there ?

car à part une interprétation des signaux qu’on reçoit via nos 5 sens, qu’est-ce que cette prétendue réalité ? est-ce que ce monde qu’on dit à l’extérieur de soi existe vraiment ? car même en soi pas certain certain de ce qui est…

on prend ce que l’on voit, sent, pense, entend, ressens pour du cash, mais peut-être ce n’est seulement que de l’argent virtuel cette prétendue réalité au fond…

qu’en serait-il de ce monde supposément réel sans cerveau, sans conscience ?

revenant d’un voyage qui m’a amené à explorer divers modes et mondes de perceptions de même que de nombreuses réalités peu explorées habituellement sur ce plan horizontal dans lequel nous vivons habituellement et lequel nous nommons réel…

cela peut être un peu mêlant de s’y retrouver entre perceptions, croyances, visions, hallucinations… sans oublier les divers états altérés de conscience…

que de questions en ce petit vendredi matin…

qu’est-ce que la réalité ?

qu’est-ce que le monde ?

comment perçoit-on le monde ?

que fait-on de ces perceptions ?

qu’existe-il au-delà des sens et des perceptions ?

et qu’est-ce que la conscience ?

la ptite vie quoi…

tenez, si vous êtres encore curieux/se…

https://www.planetesante.ch/Magazine/Medicaments-examens-et-traitements/Psychotropes/L-Ayahuasca-vu-par-un-psychiatre-jungien

tout et rien

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• o cronica número trinta et treis

traduction : ni Chrétien, ni Juif, ni Musulman.. pas Hindou non plus, ni Bouddhiste ou Soufi, ni Zen… ni d’aucune religion ou d’aucun système culturel… je ne suis ni de l’Est ni de l’Ouest, ni le fruit de l’océan ni celui de la terre… ni naturel, ni éthérique, non plus composé des éléments… je n’existe pas, je ne suis pas une entité en ce monde ni dans l’autre, je ne suis descendu ni d’Adam ni d’Ève… ou d’aucune histoire originelle… je n’origine d’aucun endroit et suis sans trace… je ne suis ni corps ni âme… j’appartiens aux bien-aimé(e)s, j’ai vu les deux mondes comme un seul et je tends vers le premier, dernier, extérieur et intérieur, et suis seulement cette respiration qui respire tout être humain… -Rumi

ah ce cher Rumi… toujours les mots pour tout dire, et ne rien dire en même temps… si ce sont bel et bien les siens…

exactement ainsi que je me sens… comme vous probablement… ou certain(e)s d’entre vous… car d’autres se sentent québécois, ou canadiens, ou de vrais américains, ou ceci ou cela… ou blabli ou blabla…

certain(e)s sont certain(e)s quelque chose, d’être leur corps, ou leurs idées, ou autre chose… certain(e)s pensent être quelque chose de précis, et ou de plus ou moins défini, d’autres encore se prennent pour quelqu’un… ça qui est déjà quelque chose en soi…

certain(e)s encore se pensent quelque chose en devenir…

perso, je me prends pour rien du tout… ou du moins, pour pas grand chose… en tous cas de moins de moins quelque chose de concret… de plus en plus comme moins que quelque chose… sinon comme moins que rien…

simplement comme cette simple respiration qui respire tout… tout être humain… et tout animal et végétal… et tout le vide qui contient tout ce qui semble exister…

car si illusoire ce monde non ?

on pense pouvoir le saisir en nos mains, on pense contrôler un tant soit peu et pourtant… quelle grosse puff de rien que ce monde qui semble se déployer devant soi… moi, et les autres…

et bientôt, plus vite qu’on pense du moins, la mort viendra nous révéler l’autre côté ce grand mystère…

car il me semble que plus ça va, moins la vie est, moins c’est ce que c’est… de plus en plus je suis de moins moins quoi que ce soit… plus ça va et moins le monde semble vrai, moins le monde semble être quoi que ce soit… le voile se fragilise…

qu’une vague idée de plus en plus vague ce monde et nous dedans, qu’un grand bateau perdu dans le néant voguant en destination de nulle part… et cela est juste et bon… tout cela est OK… ainsi soit-il… ou ne soit-il pas…

car peu importe ce que l’on pense, ce qui semble être n’est peut-être même pas… alors nous là-dedans ? rien de bien certain, rien de moins certain… du moins…

du moins, certainement pas ce que cela semble être… car tout est apparence et toute apparence n’est pas ce qui est réellement… ou l’est-il ?

car ce qui semble être n’est peut-être même pas… et toute apparence est par définition trompeuse… apparente apparence…

alors tous ces mots pour ne rien dire, du moins pour ne pas dire grand-chose… pour ne dire que quelque chose qui n’est pas, qui ne peut être, du moins qui ne peut se dire… qui ne peut être ce que c’est vraiment… alors qu’est-ce à dire ?

car au fond, peut-être bien que la liberté consiste à réaliser qui nous ne sommes pas…

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AhOshoSantoDaime

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• o cronica número trinta et dois

traduction : le Santo Daime est mon guide et mon professeur

alors l’atterrissage se poursuit… faut dire que la météo est de mon bord… avec le printemps (temporaire of course) pour accueillir le voyageur, ça adoucit la piste d’atterrissage ça mes ami(e)s…

toujours à Québec, avec mes belles, de retour au home demain… pour remettre ma vie en branle… sur des rails quelconques… ou peut-être que ça ne fera que voler dorénavant…

mais une chose est certaine, c’est que le Daime (ayahuasca) est toujours au centre de ma vie, et mon guide justement… et mon professeur… et mon phare, et ma principale motivation… comme ce l’est depuis une dizaine d’années… que confirmation ce récent voyage…

par les cérémonies, par la musique, par les hymnes, par les révélations, et par le traitement de la toxicomanie à l’aide de cette plante maîtresse… en passant, on la donne à boire dans certaines prisons du Brésil en plus des centres de traitement, avec comme résultat que pour la première fois de leur vie, certains détenus ressentent de la culpabilité et du regret pour les gestes qu’ils ont commis… no small deal !

ça fait une douzaine d’années que je suis impliqué comme chercheur et chargé de cours au département de toxicomanie de l’université de Sherbrooke et que je tente d’y parler de traitement à l’aide de plantes… et que parallèlement, j’entretiens un intérêt pour tout ce que fait le Dr Mabit à Takiwasi au Pérou avec l’ayahuasca et les toxicomanes…

et depuis ma première collaboration avec les intervenants en toxicomanie des premières nations il y a plus de 10 ans, j’ai toujours senti que cette plante maîtresse pourrait faire partie de la solution d’un problème social et de santé criant chez eux… intuition confirmée par une forte vision il y a 6 ans en cérémonie au Brésil… et qui lentement continue à se manifester…

et tout à coup, avec la connexion fort et récente avec Ceu Sagrado et leur clinique où ils travaillent avec le Daime et le Kambo auprès des toxicomanes là-bas au Brésil, on dirait que quelque chose ici veut se manifester… comme si pendant plus 12 ans, je marchais dans le noir et à tâtons – mais continuais tout de même à marcher – et tout à coup, la porte s’ouvre… ou veut s’ouvrir… et la route semble vouloir s’éclairer…

et pendant ce temps, ma belle qui s’en va travailler chez les Innus… alors la route mène vers le Nord-Est… lien ? on verra…

mais clair que pour les prochains pas de danse sur ce grand stage de la vie, pour les prochaines steppettes sur ce ptit bouttt de vie, le Daime (Ayahuasca) se manifeste clairement comme mon guide et mon prof…

plante maîtresse dit-on… yes ma’am que je lui réponds…

autant par le bias de cérémonies que par une éventuelle reconnaissance de ce travail précieux mais encore marginal en toxico par les autorités… par de la recherche et de l’information et de l’éducation…

et par du partage de beauté car cette plante enseignante nous montre le beau, nous pointe le pur et le clair… en nous indiquant où se trouve l’ombre car comme il n’y a pas de fumée sans feu, comme pas de lumière sans ombre…

car le Daime n’est pas un plante magique… au contraire… elle nous montre les noeuds dans le grand lacet de la notre vie… elle nous indique les zones d’ombre à travailler lorsqu’à jeûn…

car pas de tour de magie ni de passe-passe ici bas… le travail doit se faire les yeux et le coeur ouverts, et cela requiert confiance, conscience et effort… persévérance aussi… faut voir à long terme mais marcher chaque pas qui se présente ici… travailler sans relâche sur ce en quoi l’on croit…

mais clairement, le chemin est ouvert et je compte bien le marcher… et le danser, et le chanter, et le courir, et le gambader quand il le faudra…

viva Osho ! viva Santo Daime ! Viva Osho Santo Daime !

homes sweet homes

16708195_10154673076731943_767196644923010435_n• o cronica número trinta et um

salut lecteurs/trices…

à son retour des pays d’en haut dans le pays d’en bas, le chroniqueur a passé 2 jours avec sa belle dans son home des pays d’en haut, dans un pur paysage de cabane à sucre, avec grosse neige lourde et coulante et soleil en éveil… avant de venir passer quelques jours à Québec chez sa belle pour voir la familia… rien comme revenir à ses maisons pour intégrer un grand voyage…

retour de grand voyage donc, les choses se placent et retombent en place… le quotidien donne une nouvelle dimension aux découvertes des grands voyages…

avec le printemps qui se pointe le bout du nez, plein d’espoir et de renouveau… les voyages ont ce don de nous faire voir les choses sous un angle différent, un angle nouveau… avec une perspective plus large…

tout ce qui était connu l’est encore, mais différemment… re connu… connu de nouveau…

si riche de se dépayser temporairement pour re découvrir le connu, le su… en fait ce que l’on pensait savoir car on ne sait jamais vraiment… jamais vraiment du moins… on pense savoir mais au fond… que sait-on vraiment ?

riche donc de se sortir de son quotidien pour ne plus être en contrôle, de s’extraire du connu jusqu’à ne même plus parler le langage commun, ce qui nous place dans une situation de vulnérabilité et de totale ouverture…

alors voilà l’atterrissage en Québec se poursuit, tout en douceur, tout en amour et en affectivité… retrouver ceux qu’on aime, celles surtout… après un long séjour  à part l’un de l’autre, se reprendre dans les bras, se ressentir de nouveau…

rien comme une longue pause pour apprécier ses amoures…

et retomber sur ses pattes, lentement, fragilement, sans absolument vouloir resavoir comme avant… non au contraire, aimer ne pas savoir, ou plutôt apprécier savoir qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien, qu’on ne saura plus rien comme on savait avant, ou du moins comme on pensait savoir…

au fond, les retours de grands voyage sont peut-être plus importants que les voyages eux-mêmes… car pendant les voyages, on court, on suit ce qui qui arrive, we go with the flow

c’est au retour qu’on spinne sur soi-même et qu’on peut enfin ressasser tout ce qui s’est produit… digérer le grand stock de nouveauté emmagasiné mais pas encore mâché…

rein comme retrouver ses racines pour étendre ses nouvelles branches, pour laisser éclore ses nouveaux bourgeons… surtout au printemps…

allez je vous laisse, pas poli de manger la bouche ouverte…

bon début de printemps…

Brasil, Canada

16266327_10153954288841442_2944363640814518059_nart: Marie Roberge

• o cronica número trinta

belle pièce d’art non ?

c’est de mon amie Marie, Marie Roberge, une artiste multi disciplinaire bien établie ici… illustration qui rend bien l’essence de ce dernier voyage, et du chemin particulier qu’est celui du Daime… le chemin des plantes sacrées psychoactives que nous donne généreusement l’Amazonie pour se connaître davantage… pour connaître les mystères de la vie… pour révéler toute zone d’ombre en soi…

east meet west comme l’aurait attribué Homier-Roy aux Chinois… ici sul encontrar east… et sul encontrar norte aussi… car un pont invisible mais tout naturel relie le Brésil et le Canada…

deux colosses, deux géants, l’un tout en haut des Amériques, tout blanc et vert, grand et plein d’espace, tranquille, plus réservé, et froid souvent… l’autre en bas, vert aussi mais sur une base annuelle, chaleureux, et rouge terre également… et bleu eau… et jaune soleil…

l’un, celui du Nord, plus froid et réservé, plus introspectif grâce à son hibernation… l’autre plus expressif et outgoing, sensuel et sambalement exubérant…

mais tout de même complémentaires ces deux pays, ces deux zones culturelles et géographiques…

j’avais déjà ressenti cette proximité Canada-Brésil lors de mon association avec Carioca pendant les 5-6 ans que nous avions travaillé ensemble… une proximité naturelle et réciproque…

de retour au Nord, je conserve avec moi cette légère folie brésilienne, cette exubérance spontanée, cette chaleur humaine particulière au Brésil… par les contacts établis pendant ces deux derniers mois, temps de tisser de nouveaux projets, revenir dans cette vie, mais tout en conservant ce lien par le Daime, par la musique, par les cérémonies sacrées…

car le Brésil est une terre hautement spirituelle, tel que le révèle le film de Marina Abramovic, visionné au cours de l’un de mes vols de retour…

https://vimeo.com/blog/post/vimeo-original-documentary-marina-abramovic-in-bra

capture-decran-2017-02-19-a-06-04-45si vous avez la chance de voir, je vous le recommande chaleureusement pour saisir l’âme du Brésil… par une artiste totalement impliquée dans son oeuvre…

alors retour en sol canadien avec 2 jours de soleil et de neige de cabane… bien sûr, l’hiver n’est pas terminé mias on sent l’espoir dans la neige lourde et les rayons de soleil qui commencent à chauffer la couenne déjà…

temps pour intégrer, pour revenir dans le quotidien, pour ramener toutes ces leçons et expériences acquises en cours de route…

mais ce chemin, malgré un changement de lieu géographique, ce chemin se poursuit… avec la musique, avec les multiples chants pleins de beauté qui ne sont en fait que prières, ces chants et cette musique plein de Brésil…

ce chemin, déjà entamé depuis plus d’une dizaine d’années, ce chemin se poursuit et s’intensifie même… car tous les chemins me mènent de plus en plus au Brésil….

ce chemin spirituel se poursuivra ici pour le moment, par le biais qu’est le Daime et sa doctrine, de par les expériences multiples que ce breuvage sacré nous permet de vivre, pour tout ce que cela nous permet de découvrir… autant en soi, qu’en dehors…

car

16684273_1367956729933804_4476698505682674747_ntraduction : le Daime est mon guide et mon professeur

back à la vie (normale) pour remarcher sa parole ici

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• o cronica número vinte e novo

ça y est… je suis atterri dans ma vie normale… retour dans la neige, et le soleil, et avec mon amoureuse… et dans ma maison… dans ma vie normale quoi…

quiconque a déjà fait un long voyage – de plus d’un mois disons – sait comme ces voyages prennent du temps à finir, en fait, qu’ils ne finissent jamais vraiment…

que même si le corps atterrit de nouveau dans sa vie normale, habituelle disons, le voyage lui, continue de faire son chemin en nous… les sons entendus, les odeurs sniffées, les gens rencontrés, les endroits découverts, les saveurs goûtées, le langage du peuple visité, tout cela continue de vivre et de faire sa place en nous…

alors pour toutes ces raisons, les cronicas Brasileiras continueront… pour un bout de temps… jusqu’à temps que l’essence du Brésil vive assez fortement en moi… ce qui risque de durer un bon bout car plein de projets en branle déjà en vue d’un retour, en juin probablement…

hier début du pelletage autour de mon home, dans le silence de la forêt boréale, en plein soleil de février, accompagné par ma belle… y a pire comme retour… rien comme de tels contrastes pour se dépayser du voyage… rien comme revenir  dans son home pour apprécier la route, et se pitcher de nouveau dans le feeling du voyage et de la re découverte du connu…

rien comme un voyage pour apprécier son quotidien et le voir sous un nouveau jour…

comme j’atterrissais dans ma vie vante hier, et mon corps dans mon home, la première batch de mes hymnes enregistrées au Brésil dans le petit studio maison où j’habitais arrivaient parallèlement via courriel en format MP3 pendant que mon corps étaient encore dans l’avion… quand même flyée la vie moderne non ?

et drôle de coïncidence 🙂 dans l’avion entre Manaus et Miami, parmi une foule de films américains, on nous proposait celui-ci…

mon artiste favorite, mon pays favori… si vous avez la chance et que le Brésil vous titille la curiosité, allez voir ou trouver sur le web… une artiste unique, un pays tout autant…

quand même flyée la vie…

alors chers lecteurs/trices, ça sentira dorénavant un peu la neve (neige) dans ces cronicas Brasileiras…

pendant que je planche sur un projet de recherche sur la clinique de mes amis de Sorocaba où l’on travaille avec les toxicomanes à l’aide de l’ayahuasca et du kambo en vue d’un projet d’évaluation…

pendant que je classe ma musique toute fraîche avant de la mettre sur le web…

pendant que je continue de penser en portugais et de l’apprendre…

pendant que les moments présents continuent de s’enfiler dans le mala de la vie…

pendant que nos ami(e)s plus âgés(e) continuent de quitter leur corps et de retourner à la maison… hier on apprenait que c’est au tour de notre amie Prem Barbara d’être retournée à la maison…

et ci-bas, ce qui joue en boucle dans mes oreilles et qui garde le Brésil vivant…

http://encantodafloresta.com.br/index.php/hinario-felicidade/

la plus belle musique que je n’ai jamais entendue… à mes yeux du moins… you see what I mean ?

otra nova familia

16805434_1452573141442879_2115157950_oo• cronica número vinte e oite

ptit coucou de Manaus en Amazonie… quelques heures d’attente avant de r’voler vers Miami… puis vers Montréal…

j’arrive d’un séjour de quelques jours à Brasilia, en visite dans une autre nouvelle famille… ça fait quelques-unes depuis que je suis au Brésil en ces 7 semaines…

une famille à Teresopolis au Doigt de Dieu chez Ze Ricardo, une autre à Sorocaba Sa Paulo à Ceu Sagrado avec une nouvelle mama en prime, une troisième chez Darshan au Jardim de Juramidam à Alto Paraiso avec qui il y a une suite c’est certain, là précisément où j’ai rencontré mes nouveaux amis… ma nouvelle famille en fait…

en fait, cette connection est plus que spéciale…

Mikhael et Juliana m’ont choisi comme padrinho (parrain) dans un rituel de baptême… drôle car si je m’étais fait baptisé moi aussi, c’est eux deux que j’aurais choisi… et les deux ont aussi choisi Madrinha Sophie, une nouvelle amie Belge, comme marraine…

alors j’ai passé 2 jours dans ma nova familia à pratiquer mon portugais, à apprendre à les connaître dans leur quotidien, à faire connaissance avec leurs deux filles Aisha et Inea de 11 et 7 ans… lui aussi est prof d’université et fait de la musique, elle travaille dans le réseau de l’éducation… les deux chantent et reçoivent des hymnes, les deux sont dédiés au Daime et à cette voie…

et à visiter Brasilia qui est une ville vraiment vraiment unique (je vous en reparle)…

mais au-delà de cette horizontalité, c’est ailleurs surtout que se passe cette connexion, tout là-haut… dans les hautes sphères…

un exemple ?

mardi, j’ai eu un lift de Alto Paraïso à Brasilia il y a quelques jours… il faut savoir que Brasilia est une ville de 3 millions d’habitants… alors je me fais débarquer dans le Asa Norte (porte Nord) et de là je dois trouver un café internet pour connecter Mikhael via FB pour lui signifier où je suis… je viens pour m’assoir dans le café et j’entends quelqu’un qui m’interpelle de loin : hey Padrinho ! of course c’est Mikhael…

ce matin en se quittant c’est avec saudade – nostalgie – qu’on l’a fait… mais en sachant que l’on restera en contact, ici et là-haut et qu’on se reverra car il y a de ces rencontres comme ça… on ne les comprend pas mais on les apprécie, on les partage, on donne et on reçoit beaucoup…

un peu comme nous ça hein ? n’est-ce pas lecteurs/trices ?

sioux in the snow… ho ho ho…

intersectionnalité

16298841_10154178972657371_1979828705256274468_n• cronica número vinte e sete

traduction : les gens forts prennent le temps d’aider les autres même s’ils se débattent avec leurs propres problèmes personnels

cette citation ci-bas – que je traduis ici mais en anglais en bas du texte – m’a fait me questionner depuis quelques jours et m’a même fait avoir un argument virtuel avec une amie FB hier, particulièrement au sujet de la définition du terme «se battre»…

et comme je reviens dans ma vie ordinaire d’ici quelques jours, envie d’y réfléchir, donc d’écrire à son sujet en cette fin de voyage…

évidemment on ira pas poser des bombes… ni prendre les armes…

mais ce message me rejoint en ce sens que je me demande comment je peux m’impliquer dans des domaines sociétaux qui ne servent pas mes enjeux personnels…

à suivre car je pars visiter Brasilia en cette dernière journée au Brésil… mais je vous partage ces mots pour le moment et on s’en reparle sûrement…

bom dia…

l’intersectionnalité signifie s’impliquer même si les enjeux ne nous concernent pas directement… j’aimerais que mes amis comprennent que de rester à l’extérieur de la politique ou avoir mal au coeur de la politique est un privilège…

votre privilège vous permet e vivre une existence a-politique… votre richesse, votre nationalité, vos habiletés, votre religion ou votre genre vous permettent de vivre une vie dans laquelle vous ne sera pas victime de bigotrie, d’attaques, de déportation ou de génocide… vous ne voulez pas vous impliquer politiquement, vous ne voulez pas vous battre car votre vie et votre sécurité ne sont pas menacées…

il est difficile t épuisant de soulever des enjeux d’oppression (donc devenir politique)… la bataille est épuisante… je comprends… prendre soin de soi est essentiel mais si vous trouvez que la politique est ennuyante et vous ne voulez que le monde soit beau et gentil, s’il-vous-plait sachez que des gens se battent littéralement pour leur vie et leur sécurité…

vous ne le voyez peut-être pas c’est ce que les privilèges font…

je veux aussi dire à mes ami(e) qui sont nouveaux à ce jeu, mes ami(e)s qui sont devenue récemment plus «vocaux», que je suis fier que vous vous impliquiez… n’arrêtez pas là…  continuez d’avoir ces discussions, continuez de parler de politique, demeurez actifs…

l’intersectionnalité veut dire se présenter même lorsque des enjeux ne nous affectent pas directement… demeurez alerte et actif… nous avons tellement besoin de vous en ce moment…

______

 » Intersectionality means showing up even when the issues don’t affect us directly.

I want my friends to understand that « staying out of politics » or being « sick of politics » is privilege in action.

Your privilege allows you to live a non-political existence. Your wealth, your race, your abilities, your religion, or your gender allows you to live a life in which you likely will not be a target of bigotry, attacks, deportation, or genocide. You don’t want to get political, you don’t want to fight because your life and safety are not at stake.

It is hard and exhausting to bring up issues of oppression (aka « get political »). The fighting is tiring. I get it. Self-care is essential. But if you find politics annoying and you just want everyone to be nice, please know that people are literally fighting for their lives and safety.

You might not see it, but that’s what privilege does.

I also want to say to my friends who are new to this, my friends who have recently become more vocal, I am proud of you for getting involved. Don’t stop there. Keep having these discussions, keep talking about politics, stay active.

Intersectionality means showing up even when the issues don’t affect us directly. Stay awake and stay active. We need you so much right now « 

adeus paraïso

cintia-guarnieri-fait-par-rafart_muralismoart: Cintia Guarnieri / @rafart_muralismo 

• cronica número vinte e seis

ça y est… après un mois ici à Alto Paraiso, time to hit the road again… mais sincèrement, je crois que c’est davantage le route qui nous frappe que nous… la route nous ramollit, nous rend plus flexible, nous force à faire confiance car lorsqu’on voyage, pas le choix… we have to trust

en effet, quand on y pense, le simple fait de prendre l’avion consiste à remettre notre vie dans les mains d’inconnus… et toutes ces réservations par internet, in the machines we trust aussi…

mais avant de voir de mes yeux voir toute cette neige manquée cet hiver, deux jours chez de nouveaux amis à Brasilia, une famille rencontrée dans le plus récent 10 jours de feitio… des gens d’une grande qualité… détail intéressant, les deux m’ont demandé de devenir leur parrain, ou padrinho, lors d’une cérémonie de baptême… alors visite familiale en quelque sorte…

alors moment pour boucler les bagages, qui consiste principalement en fait à mettre son linge dans sa valise… en tas… tout en me gardant un kit de propre pour l’avion de retour…

les fins de voyage sont particulières… surtout ceux dans lesquels on fait de si grands voyages intérieurs… et par les cieux, car au Brésil les cieux sont grands ouverts… et le contact ténu entre ce monde et les autres, ceux-là, là haut…

en effet, souvent denses les fins de voyage et les retours à une réalité plus ordinaire… souvent avec une ptite saveur de saudade… oui, nostalgie… ce qui est bien car lorsqu’on a hâte de revenir à la maison, c’est souvent que le voyage fut plutôt ordinaire… pas le cas ici… plus fou que mes wildest dreams…

non, pas toujours simple ou facile de ramener et d’intégrer toutes ces expériences vécues en voyage dans son quotidien… what a trip comme ne disent pas les Brésiliens…  surtout ce voyage-ci qui ne fut comme aucun autre avant… vraiment pas…

tous ces changements de perception, avec plusieurs visites dans des espaces pas si ordinaires que ça, à ramener dans une réalité pleine de neige, une réalité qui semble plus connue, et pourtant… toujours intéressant d’aller voir ce qui se cache de l’autre côté du voile, ce côté-ci ou l’autre…

certains disent que les voyages forment la jeunesse… moi je crois qu’ils déforment surtout la réalité… qu’ils nous sortent de notre cadre connu, qu’ils nous pitchent dans l’inconnu, qu’ils nous rendent humbles et ouverts, surtout quand on ne maîtrise pas le langage du lieu visité…

ici les langues explorées furent doubles… crash course de portugais sur ce plan horizontal, avec lequel je me débrouille de mieux en mieux, merci google translate, langue que je vais continuer de pratiquer pour ne pas la perdre… mais aussi langages des anges, des cieux, des mondes parallèles si souvent explorés au cours de ce voyage… mais pas de google translate pour celle-ci… différents mots aussi, différents univers…

alors voilà, mon lift trouvé hier sur un groupe FB de covoiturage Alto-Brasilia avec une personne encore inconnue de moi est confirmé, la personne m’ayant envoyé un message il y a quelques minutes… confiance vous dites ?

évidemment, comme tout voyage, celui-ci ne se terminera jamais… chacun se conjugue aux précédents pour nous modeler, nous pétrir, nous redéfinir… de celui-ci, je reviendrai avec des souvenirs concrets, notamment 42 chants enregistrés en studio, un vidéo d’un premier standing ovation, une nouvelle mama et nouvelle famille, en fait quelques nouvelles familles. et de nombreux nouveaux ami(e)s brésiliens…

décidément il y a de ces voyages qui changent une vie… encore et encore…

alors bom dia lecteurs/trices… adeus do Alto Paraïso…

juste le temps de mettre mon linge sale dans ma valise et de ramasser mes trucs…

coucous possibles de Brasilia demain…  ou d’un aéroport on the way home

so far so good / por enquanto, tudo bem

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• cronica número vinte e cinquo

ainsi va la route de notre vie…

pour débuter aujourd’hui, les mots d’un autre, ceux de Joseph Campbell plus précisément, à propos du travail du philosophe Arthur Schopenhauer :

quand vous atteignez un certain âge et regardez derrière, on dirait qu’il y avait un ordre dans votre vie… comme si elle avait été composée par quelqu’un…

mais en même temps, ces événements qui, lorsqu’ils se sont produits, avaient l’air accidentels, ou de simplement se produire, constituent en fait les éléments principaux d’un scénario cohérent…  

mais qui a écrit ce scénario ?

tels vos rêves, qui sont faits de différents aspects de vous-même et de ce que votre âme n’a pas encore rendu conscient, votre vie a été composée par un certain élan de vie en vous…

tout comme ces gens que vous avez rencontrés «par hasard» qui sont devenus des éléments clés dans la mise en place de votre vie, alors que tout ceci s’agence et se met en place telle une grande symphonie, chaque élément interagissant et s’influençant les uns les autres de même qu’avec le reste…  

c’est comme si nos vies étaient le rêve d’une seule personne, au sein duquel tous les personnages rêvent aussi… alors tout est lié au reste et au tout, qui bouge à partie de l’élan de vie de la nature

intéressant non ? en tous cas, moi, souvent, je réfléchis à l’apparente dualité destin versus hasard, ou en d’autres mots je me demande si tout es prédéterminé ou tout prend place de façon anarchique et spontanée ?

comme pour la mort, personne ne peut vraiment savoir ce qui en est… et probablement, du moins possiblement, en tous cas, plausiblement, on aura quelques réponses en ce sens lors de notre passage de l’autre côté du voile…  mais pour le moment, mystère et c’est parfait ainsi…

si je parle ce ceci – ou est-ce de cela ? 😉 ce matin est que ce voyage que j’ai entrepris avec un groupe d’ami(e)s à la fin décembre semble vraiment avoir été prédestiné… arrangé avec le gars des vues… ou la fille ou femme c’est selon…

tout autour de ce voyage, autant avant que pendant – s’est placé facilement – que dis-je magiquement…

des rencontres faites il y a 6 ans et qui semblaient alors sans suite se sont révélées marquantes 6 ans plus tard…

tout le travail musical effectué depuis 7-8 ans a fleuri ici d’un coup, reconnu, apprécié, célébré…

le souhait de trouver de l’aide pour l’enregistrement s’est manifesté plus que magiquement avec un studio et un technicien ami venant avec dans l’endroit même où j’habitais (pour celle-là, même si je ne connais pas la personne des vues, je le remercie infiniment)…

tout le travail avec les chants du Santo Daime qui se confirment d’un coup…

mon intention de travailler et de documenter l’intervention en toxicomanie avec les plantes de l’Amazonie qui se concrétise par une collaboration avec une clinique ici qui travaille en ce sens… sans compter ma relation avec Jacques Mabit de Takiwasi établie depuis une dizaine d’années sans vraiment savoir où ça allait  qui pourra s’actualiser plus concrètement en ce sens grâce à ce projet…

oui définitivement, parfois, la «vue de la vie» makes sense

en dépit de nombreux bouts où l’on avance sans trop savoir où l’on s’en va, la bobine se déroule, et nous avec… et la route se construit… vers où ? doesn’t matter really !

en confiance, avec foi, avec totalité, on continue…

not THE END yet.. not at all…

sioux demain…