••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/dixième
traduction : souviens-toi de ceci ma/mon chéri(e)… souviens-toi…
ce que tu atteins ou réussis ici sur terre n’est qu’une infime partie de ce voyage…
s’il y a un secret que je pourrais te chuchoter à l’oreille, et que tu pourrais conserver, ce serait celui-ci : tout est déjà en toi… chaque chose dont tu as besoin…
la terre n’est qu’un arrêt… une sorte de jeu… fais-en un jeu étoilé…
si je pouvais t’offrir un cadeau, cela serait de t’enseigner à demeurer libre dans le cadre de ce jeu, de trouver la gloire d’être simplement toi-même, au-delà des rôles et des drames, pour que tu puisses danser la danse du jeu de la vie avec un peu de rythme, un peu plus d’abandon, un peu plus de swing du bassin…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/neuvième
journée chaude et de grands vents hier, et soirée orageuse… conditions parfaites pour que notre amie retourne à la maison… on dirait que ça a brassé up there pour le retour de notre Amala, Mamala…
toute la journée hier, j’étais plein d’elle et en début d’après-midi, son cher Pravasa a posté une courte vidéo de quelques secondes dans laquelle elle qui pousse un profond soupir puis relaxe par la suite…
jusque-là elle nous a accompagné(e)s… jusqu’ici on l’a accompagnée en retour aussi… et ça continue… compagne, compagnes et compagnons de voyage…
probablement que pendant que son corps repose à St-Jérôme, son âme flotte quelque part dans cet in between terrestre et cosmique depuis, car on n’a pas eu d’autres nouvelles…
bien sûr, on s’attendait à ce qu’elle parte éventuellement, d’un jour à l’autre… on vivait sur le qui-vive… et maintenant semble qu’elle flotte entre nos deux mondes… celui qu’on pense connaître, et l’autre dont on ne se souvient plus et/ou pas encore…
mais comme disait Nisargadatta ici justement l’autre jour, il n’y aurait pas de voyage vers l’au-delà… qu’une idée pour flusher toutes les idées accumulées et liées à notre identification au corps et à l’esprit selon lui…
plausible mes chers Watson…
et/ou repartir à neuf sous un nouveau nom pour un autre tour de piste… ou pas… si ça arrête éventuellement…
mais quand on pense à la mort, c’est le concept de l’inconnu qui nous apparait… ou du moins la fin du connu comme dirait l’autre…
mais pas une peur comme telle, quoique l’on verra bien quand on sera là nous-même…
mais Amala me disait justement la semaine passée ne pas avoir peur, elle se disait prête… radis radis go… semble qu’il y ait un petit délai parfois… comme à l’urgence…
d’autre part, hier je nommais mon ambivalence chronique face à FB… mais je dois avouer que le fait d’avoir eu la possibilité de suivre le passage de notre amie en circuit fermé pendant ces derniers mois, avec sa famille, ses amours et ses amis, constitue une expérience très liante…
hier par exemple, quelques minutes après la mise en ondes de la courte vidéo du profond soupir, les messages de soutien et de présence virtuelle se sont mis à s’accumuler de minute en minute sur le groupe FB … reliance tangible, amitié virtuelle et si réelle, connection de coeur et d’esprit… avec les grands vents, avec la chaleur… humaine et atmosphérique…
si on reconnait l’arbre à ses fleurs et à ses fruits, Amala is one of a special kind… un chêne aux immenses branches…
alors que dire maintenant ? que faire ? rien de plus qu’auparavant…
rien d’autre que d’être ici avec elle, ou là-bas, dans cet entre deux qu’on ne peut qu’imaginer pour le moment en attendant notre tour…
on peut encore et toujours la porter dans notre coeur individuellement, et collectivement dans nos coeurs… et ici, dans l’astral…
car nous, ses ami(e)s, ses amours, sa famille, nous sommes ici et là avec elle… elle est ici et là avec nous… ici en son nom, en sa présence… apprivoisant sa présence autrement qu’en corps… intelligent processus de passage et d’apprentissage…
alors en cette nuit de solstice et de pleine lune, nuit de veille bien spéciale parmi toutes les nuits, en cette nuit étoilée et claire de toute part, notre amie Amala, notre étoile à nous tous et toutes, flotte entre deux mondes… pourtant ce même monde…
elle attend son tour, elle attend son retour à la maison… elle attend son retour complet à Dieu…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/huitième
depuis quelques temps, je me questionne sur mon utilisation des médias sociaux, nommément FB car c’est le seul que je fréquente plus assidûment… un c’est assez… car déjà que parfois, je trouve que je le fréquente trop ce mur d’image…
il me tire la manche, il me garde parfois plus longtemps que je le voudrais vissé à l’écran… j’aime pas le feeling…
mais depuis quelque temps, cette relation me dérange un peu, cette relation me titille… d’ailleurs la raison pour laquelle je prends une petite distance depuis quelques semaines… bien que j’aie repris à temps partiel depuis quelques jours, je vais me garder une petite gêne pour l’été… petit sevrage virtuel…
c’est que le web – et ses nombreuses déclinaisons – attire inévitablement notre regard toujours vers l’extérieur…de plus en plus…
alors que la voie royale passe inévitablement par le regard vers soi-même…
alors que le web nous en donne toujours plus à voir et à lire en dehors de soi… mais cette extase – état hors de soi – nous éloigne de nous-même… elle nous fait monter dans notre tête, elle nous divertit en portant notre regard sur autre que soi, sur des événements mondains et externes…
mais un moment donné, un gars – et une fille – en a assez des niaiseries de Trump et de ses pauvres concitoyens… car un mur c’t’un mur… qu’il soit FB ou de frontière…
donc cet été une cure d’amincissement virtuel pour le chroniqueur… on tire la plogue un peu… temps d’aller jouer dehors, dans le bois, temps d’aller se faire manger par les bibittes un peu… et de casser cette habitude qui est devenue de plus en plus régulière, de plus en plus assujetissante… trop parfois…
car après des années à se regarder, un peu étrange de se retrouver à regarder le monde à-travers un écran, à voir les gens donner leur opinion sur tout et rien… d’ailleurs que tout ce qui circule n’est pas de l’information de première main… tout est filtré, tout est rapporté par l’extérieur, de l’extérieur…
et toute cette prétendue information n’est souvent rien d’autre que propagande, bais d’interprétation rapportés par nos prétendu(e)s ami(e)s…
mais en même temps, pas encore prêt à tirer la plogue ni pour de bon ni complètement… car quand même pratique cette ptite bête-là…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/septième
traduction : Dieu est conscience, et non un créateur… Dieu est la source même de toute création… cela (et non il ou elle) n’est séparé de vous – Cela est la somme totale de tout… ainsi, lorsque je me dis Dieu, je ne réfère pas à mon ptit moi personnel… je réfère à l’expression de Dieu qui repose en moi… le verbe, l’Énergie et non le nom… lorsque tu crois que Dieu est un nom, une personne, un endroit, ou une chose, tu te sépares de cette source et deviens instantanément un être limité… c’est ce qui distingue les croyants (religieux) de ceux et celles qui savent (spirituel)…
pas beau ça ?
pas un créateur Dieu, ni même une créatrice… que la source de toute création, toute la source de toute création…
pas un nom ni une personne à barbe, ni un endroit ou une chose… tout…
Dieu est la conscience même de tout ce qui vit, ce qui est vu, tout ce qui voit… Dieu n’est ni l’arroseur ni l’arrosé, Dieu est l’arrosoir de même que tout ce qui est arrosant et arrosable… Dieu est le jus même de la vie… la source de tout jus, de même que l’ultime destination où retournera tout ce même jus… Dieu est juicytude…
récemment je suis tombé sur un dicton qui disait que le but de la vie consistait à passer de avoir/faire/être à être/faire/avoir…
non pas se définir prioritairement par ce que l’on a, ce que l’on possède, car cela nous amène inévitablement à toujours en faire davantage pour éventuellement être un peu plus, soit plus heureux ou plus complet, plus content comme dans un contenant bien plein…
alors que si l’on replace être au sommet de la pyramide existentielle, cela nous amène à faire en fonction de cet état d’être, surtout pas faire n’importe quoi pour être davantage… même si éventuellement on sera porté à avoir quelques affaires en ce bas monde quand même… car nous sommes encore matière vous et moi… mais l’avoir n’est qu’une conséquence, et non une fin en soi…
quel repos que que de ne plus définir notre plénitude intérieure par le quantitatif mais davantage par la qualité, par l’être plutôt que par l’avoir… car en se définissant par l’avoir, on n’en finit pas de finir d’en vouloir davantage… tandis qu’être est par nature complet en soi… on est ou on est pas… on est et on ne peut pas ne pas être assez… on est ou m’est pas…
et si l’on n’est pas assez maintenant, on ne le sera jamais plus tard non plus… car nous ne sommes et ne serons toujours que maintenant… alors qu’on peut toujours avoir plus… pour éventuellement tout perdre si on s’y attache… on risque de crouler sous nos avoirs, on risque de couler avec nos savoirs…
avoir est horizontal, être est vertical… suffit de trouver la dimension qui nous définit…
être Dieu, ou l’avoir…
être Dieu, ou y croire…
être Dieu, faut y voir…
car à force de trop vouloir avoir, on se fait avoir… ça faut le savoir… et rien qu’à voir, on voit bien…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/sixième
traduction : en fait, on ne quitte pas pour l’au-delà… ce n’est qu’une idée pour éliminer toutes les pensées que vous avez accumulées en lien avec votre identification avec le corps et l’esprit…
– Nisargatta
salut lecteurs/trices, petite rechute littéraire…
c’est que mardi dernier, soit tout juste deux jours ago, je suis allé visiter mon amie Amala… je dis mon amie pour faire mon grand mais en fait, Amala, c’est ma môman… ma mère adoptive…
on a concrétisé ça il y a une trentaine d’années cette drôle d’idée adoption entre nous… sans savoir trop pourquoi exactement, la plus apparente étant qu’elle n’avait pas d’enfants bio à l’époque, Amala a symboliquement adopté trois enfants dans les années 80… et je suis son ptit dernier…
et même si on s’était moins vus ces dernières années, l’amour entre un fils et sa mère est immortel, éternel, out of this world… j’ai constaté ça l’autre jour… j’ai vu l’éternité dans les yeux de Mamala… j’ai vu la bonté incarnée qui est en train de retourner à la maison…
ce fut la même chose lorsque ma mère bio, ma Mimi, a quitté son navire il y a 12 ans… après de nombreuses années à faire ma vie de grand gars en ce bas monde, élevant moi-même quelques enfants et roulant ma bosse de ptit boss des bécosses, le ptit gars a retrouvé sa môman pour quelques mois de finale intimité partagée… juste retour des choses de prendre soin de sa mère…
OK ptits curieux va, c’est elle ma Mimi…
mais par souci de préservation de son intimité, je ne posterai pas de photos de Mamala… trop frais ce qu’elle vit, trop vivant… pas encore dans le monde des souvenirs ni de la postérité… de toute façon, elle est immortelle Mamala…
et quand j’ai vu Mamala l’autre jour, ce fut ce même genre de retrouvailles… des retrouvailles de ceux et celles qui ne se sont jamais quittés…
car comme si on pensait que parce que l’on devient un grand glaçon, l’amour maternel n’existait pas, ou du moins qu’il s’était transformé… mais qu’une idée futile et farfelue chers ami(e)s… l’amour maternel est l’ultime amour…
l’amour maternel, comme la vie elle-même, est intemporel, éternel, supra-terrestre…
cet amour de et pour môman ne change pas et ne changera jamais… qu’il ait été relié par un cordon ombilical ou qu’il ait été décidé par une décision d’adoption mutuelle, l’amour d’une mère se situe au-delà de tout…
comme ma mère bio me l’avait dit à l’époque, Mamala me disait l’autre jour avec satisfaction qu’elle était fière de ses trois enfants devenus grands…
Pantha (le gars), Azima, et moi son ptit dernier…
même si je n’étais pas le plus jeune en terme de vrai âge de corps, j’avais accepté à l’époque de jouer ce rôle de ptit dernier car c’est moi le dernier des trois qu’elle a adopté… après moi elle avait fermé la shoppe à enfants…
et en tant qu’homme – plus ou moins mature c’est selon – de 55 ans, je peux aujourd’hui assumer ma ptitgarstitude…
et l’autre jour, ma rencontre avec Mamala avait ce même ptit goût de déjà vu, ce même ptit goût d’amour éternel, supra terrestre, un amour immuable, omniprésent… un amour qui était ici avant la naissance du corps et de l’esprit, et qui le demeurera toujours, un amour comme une grande trame de fond de tout ce qui vit et existe… la toile blanche qui se cache derrière toute peinture…
un amour de voie lactée au sein de l’existence…
et je porte encore en moi ce matin, et pour l’éternité probablement, ces traces d’éternité que j’ai vues dans les yeux d’Amala mardi passé… cet amour qui, même si on se voyait moins souvent ces derniers temps, traverse et traversera autant la matière que le temps, cet amour qui traverse autant le coeur que la chair..
car cet amour maternel pénètre tout, cet amour dépasse tout, surpasse tout… cet amour efface toute trace du temps qui passe… car l’amour de sa mère et pour sa mère est omniprésent… il soutient tout amour… il teinte chaque amour de notre vie…
pas tout à fait certain, mais je crois que l’on ne peut s’aimer davantage que l’amour que notre mère nous a porté en son sein et que celui qu’on lui a porté… soit-il de chair ou d’esprit…
en ce sens, je redécouvre l’amour maternel ultime ces temps-ci, celui de la vierge Mère… je ressens Marie dans mes entrailles, la mère de tous les fils et filles de Dieu, ou pas…
je redécouvre la mère universelle au-delà de toutes les religions… la terre mère, la qualité féminine omniprésente de tout amour…
car il ne pas se leurrer, on a peut-être imaginé un Dieu mâle, mais la vie est maternelle dans son essence et nous sommes des fils et des filles de cette grande dame…
je t’aime Mamala, je t’aime Mimi, je t’aime Marie…
et pour toi Mamala, ma môman du moment, cette balade amoureuse:
« You Must Use Emotion to Create What You Desire….
The Secret of Creation is Emotion.
Emotion is the birthing process.
The Universal Mind as Great Mother birthed all things into existence by emotion.
The one thing only became the ten thousand things by feeling.
The very act of feeling moves and shapes the universal substance.
Thought is masculine while feeling is feminine.
The feminine gives birth while the masculine impregnates.
Only when your thought is turned into feeling will your subconscious mind work upon subjective reality and substantiate idea.
All emotion is energy.
As long as there is intense emotion whether positive or negative, you can create what you want.
Realize that you can use not only the desirable emotions but also undesirable emotions to create or affect reality.
A burst of emotional energy such as frustration or disgust can pull a manifestation into happening.
But of course it would be much better to use desirable emotions to create on the long run.
Negative energy may have repercussions, but positive energy is pure and complete. »
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/cinquième
dernier jour de mai, dernière chronique pour un petit moment… besoin de laisser les mots mariner en moi… besoin d’aller jouer en dehors de cet écran, d’aller taper sur autre chose que des touches… delete, enter, passer la porte et récolter de l’or…
si mai avait commencé avec une méditation/célébration en groupe en compagnie de notre amie Amala en son home le 1er jour du mois de Marie, il se termine avec son entrée en maison de soins palliatifs hier… autre étape vers le grand retour à la maison… en communion avec elle… le coeur gros, et plein…
prem… amor amor… amala amala amala… mamala… ici…
donc dernière chronique publique, plus pudique dorénavant… du temps à me perdre…
pour goûter aux mots, mais du dedans… pour me tourner la langue française dans la bouche en glaise… french kisses à moi-même…
pour cultiver le silence…
pour aller me faire griller l’esprit…
pour enregistrer quelques chansons…
pour écouter les oiseaux… et les accompagner… pit pit les tipits… cuit cuit le ati…
pour jouer dans le jardin… et dans les bois…
pour entretenir maison…
pour voir et toucher du vrai monde… mais pas trop… ni le monde, ni toucher… mais beaucoup de vrai…
bref, pour me faire aller les doigts autrement… avec juin qui attend patiemment de se prendre pour l’été, la pelle se fait sentir…
1200 quelques chroniques en banque… alors si vous aimez ces mots et leurs jeux, plenty of choice comme disent les canadians… vous en avez sûrement sauté quelques-unes…
la vie est pression… parfois on a besoin d’ex, parfois d’im…
alors j’aimerais faire bonne impression et garder ça en dedans pour un temps indéterminé, avec le soleil qui nous tape sur la tête mais jamais les nerfs, et qui nous appelle à sortir de la casa… et de soi… ex-tase…
alors moments de réflexion… moments d’introspection…
pour débrancher du monde, pour déconnecter des ondes, pour refaire le monde…
incubation de projets nouveaux, laissant la place à l’imprévu, à l’inattendu…
quelques jours ? semaines ? mois ?
pour cultiver un peu de vide, pour regarder la vie passer au visage du temps qui ne passe jamais vraiment… vraiment…
à suivre…
P.S. suis allé voir le film Demain hier 😉 aujourd’hui, y a de l’espoir pour l’humanité…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/cinquième
traduction: je ne tombe en amour qu’avec les âmes… je ne tombe jamais en amour avec les gens… les gens changent… ils vont et viennent… mais une âme demeure éternellement… j’imagine que c’est pourquoi que lorsque je tombe en amour, c’est un amour profond… un amour inconditionnel… un amour éternel… – Annie Sloan
cette citation a un ptit quelque chose de dérangeant non ? en tous cas si on s’identifie à un rôle de personne…
mais peut-être que ce qu’il faut retenir de ces quelques mots est que nous ne sommes pas des personnes, que nous sommes principalement des âmes… pas des personnalités, pas des égos, pas des ptits morceaux d’univers…. toute la patente, le package deal…
j’aime, autant en moi que dans les 7 milliards d’autres petits mois, notre humanité, nos ressemblances comme nos différences, nos spécificités, nos distinctions… mais j’aime surtout ce qui nous rassemble, ce qui nous ressemble l’un(e) l’autre…
j’aime les oiseaux qui me chantent droit au coeur en passant par mes oreilles… ces oiseaux qui chantent au monde entier, peu importe qui les écoutent, peu importe même si on les écoute… ce même bout de grand oiseau logé en tous les petits… aho dieu oiseau…
j’aime les ptits bouts de Dieu et de Déesse cachés en chaque personne… grands Dieux, petits Dieux, Grandes Déesses en liesse…
quand même plus facile d’être en amour avec une âme, avec toutes les âmes, avec presque 8 milliards d’âmes humaines et animales, végétales et minérales, qu’avec certains humains admettons-le… car certains humains challengent l’amour inconditionnel…
mais ce sont justement ces défis à l’amour qui renforcent notre capacité d’aimer… car facile d’aimer le les âmes aimables… plus difficile de liker les haïssables… alors c’est peut-être là qu’il faut chercher ?
mais l’idée est de conserver cet amour qui nous anime… le cultiver, le faire croître, le laisser grandir jusqu’à ce qu’il nous consume, jusqu’à ce qu’il nous brûle le coeur et l’âme… se laisser brûler par l’Amour… s’offrir le mèche à l’Amour… et laisser le feu prendre…
cet amour qui anime tous les humains… et toute chose et toute âme qui bougent… de même que ce qui semble immobile, car rien n’est vraiment immobile… surtout pas l’amour…
car c’est l’Amour qui fait bouger le monde… c’est l’Amour avec une grand A qui berce tout, le Monde st Amour et l’Amour Monde…
si grand l’Amour que l’on ne peut savoir facilement ce qu’il est… il faut fouiller un peu en soi, il faut creuser, se pencher en soi et ouvrir son coeur jusqu’au ciel…
et on finit par le trouver cet Amour, qui est un autre nom pour Dieu, Allah, Jésus, Bouddha, name it… or not…
car l’Amour est si grand qu’on ne peut le nommer… on ne peut que le vivre…
je vous âimes…
Comprends-moi. Je ne suis pas comme un monde ordinaire. J’ai mon grain de folie, je vis dans une autre dimension et je n’ai aucun temps pour les choses qui manquent d’âmes.
– Charles Bukowski
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« Il est très facile d’aimer les gens dans l’abstrait, le vrai problème surgit dans le concret. »
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/quatrième
c’est quoi le problème avec le fait de suivre son maître ?
moi personnellement, ça fait 33 ans que je le fais et je me porte très bien… je suis mon maître et, pas à pas, et ce faisant, je deviens mon maître…
mes maîtres étant Osho, Mestre Irineu, les enfants en général, les gens qui me font réagir fortement, dans un sens comme dans l’autre, la musique, la forêt, la vie… name it… car tout peut être un maître quand on veut apprendre…
le problème avec cette citation n’est pas le terme suis – comme dans suivre – car on ne va nulle part anyway… le problème est le mon… comme si on pouvait avoir son maître personnel… encore une fois, le monde qui tourne autour de SON propre nombril… moi et le monde, moi et mon maître… me me me…come on gang…
il y a un monde et nous sommes dedans… il y un monde et ce monde est aussi en nous… comme il est en dehors, et tout partout… en nous, autour, partout… il n’y a pas de séparation entre LE monde et moi, il n’y a que le monde… pas de mon maître, que des maîtres, mais surtout une ouverture à connaître, re-connaître, à apprendre, à revenir à la maison…
alors si le chemin nous donne l’occasion et le privilège de partager la route avec un(e) maître – quel qu’il/elle soit dans sa forme – pour un bout de parcours – saisissons la chance d’apprendre de quelqu’un ou quelque chose… la vie est pleine d’enseignements…
soyons des suiveux s’il le faut.. car on ne va ailleurs que vers soi, on ne retourne que vers son propre coeur… alors ouvrons-nous à la possibilité d’apprendre de diverses sources, apprenons de toute part…
et peut-être qu’au début on aura l’impression de suivre mais éventuellement, nous devenons… profitons de l’élan qui nous tire vers plus grand que soi, vers plus grand que petit moi…
et rien de mal à marcher dans les pas d’un(e) sage, d’un(e) elder, d’un(e) ainée, d’un(e) enseignant(e)…
aucun problème à s’inspirer de plus sage que soi, de se laisser montrer le chemin vers soi… se frotter à plus grand que soi… car petit moi deviendra grand… et disparaîtra..
personnellement, je n’ai pas peur d’affirmer que je suis Osho depuis 33 ans… car Osho montre la voie du coeur… et lentement mais sûrement, à-travers cette précieuse source d’inspiration, je deviens Osho, je le re-deviens… il vit en moi… sa qualité de présence se développe en moi et prend toute la place…
mon coeur porte Osho comme une mère un enfant en son sein…
mais mon coeur ne porte pas qu’Osho… mon coeur devient infini… Osho a permis la première ouverture… il m’a permis de redevenir un étudiant, un éternel étudiant devant l’éternel… car dire oui à un maître, quel qu’il ou elle soit, nous permet surtout de demeurer ouvert(e) et réceptif aux multiples enseignements de la vie…
d’ailleurs Osho disait qu’un(e) disciple sincère peut atteindre l’ultime même si le maître est un imposteur… car ce n’est pas seulement ce que le maître a à enseigner qui importe, c’est surtout l’ouverture du coeur qu’il ou elle provoque chez le ou la disciple…
en terminant ce petit bla bla de coraçao, quelques mots sages de Alistar Valadez… ma traduction ici, texte original plus bas…
la clé est dans votre coeur, le portail via le mental… une fois que vous passez de l’autre côté, vous devenez un(e) avec le divin… plusieurs d’entre nous tirons rapidement des conclusions au sujet du chemin spirituel, chacun(e) est en quête de réponse pour valider notre existence, mais qu’arrivera-t-il quand vous réaliserez que vous Êtes l’univers ?
la seule chose qui nous empêche d’incarner l’esprit dans la matière réside dans la peur à laquelle nous nous attachons et que nous chérissons comme un maître… mais cette peur n’est qu’un sous produit qui découle du fait que nous choisissons d’être guidé(e) par le mental et que nous ignorons de suivre le chemin de notre coeur…
car notre inspiration et notre expansion se manifestent par l’expression de la passion qui se trouve en nous-même… et nous portons tous et toutes en nous un cadeau unique que nous pouvons maîtriser en ce voyage cosmique… et quand nous suivons notre félicité (bliss) avec un coeur libre de peur, nous découvrons tout à coup le portail qui allume de nouveau notre connexion spirituelle inhérente…
on dit que plus on voyage et moins l’on sait, et l’illumination, l’éveil, est la plus grande déception du petit moi… mais c’est ainsi que nous vivons après avoir connu un Divin Moment de Vérité, dans l’intégration quotidienne de l’Esprit dans la matière…
l’art de transmuter l’inconscience vers la conscience est ce qui mérite le plus d’être enseigné au sein de notre société…
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The key is in your heart, the portal is through your mind, once you cross through you are one with the Divine ! Many of us rush for conclusions on the spiritual path of being, everyone is seeking for an answer to validate their existence, but what will happen when you realize that you ARE the Universe?!
The only thing holding us back from transcending spirit into matter, is the fear we cling to and worship like our master, but fear is only the byproduct when we choose to lead with the mind and ignore our inner heart pattern.
For our inspiration and expansion arises through the expression of passion that reflects inside us, as we each carry a unique gift in which we can master as we travel on this cosmic journey, and when we follow our bliss with a fearless heart, we suddenly discover the portal that re-ignites our inner spirit connection.
They say the further one travels the less one knows, and enlightenment is ego’s biggest disappointment, but IT is how we live after having A Divine Moment of Truth, the day to day integration of spirit through matter, the art of making the unconscious conscious, this IS what needs far more cultivation in our society ! »
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/troisième
traduction : en fait, le temps n’existe pas… les horloges existent bel et bien, mais le temps n’est qu’un construit partagé et accepté bâti sur une relation de vitesse et de distance (une rotation de la terre autour du soleil) que l’on a divisée en segments auxquels on a donné une étiquette… bien que cela soir utile à certaines fins, nous avons été conditionné(e)s à vivre selon ce construit comme s’il était réel… nous considérons ce construit comme quelque chose de tangible et nous en sommes devenus des esclaves…
ah le temps… ces temps-ci, le temps est beau et chaud… et il coule doux… mais parfois, le temps est dur… ou à d’autres moments, il passe vite… pire, il passe parfois lentement… mais en fait, le temps n’existe pas comme on vient de nous le rappeler… que la terre et le soleil qui bougent chacun à leur façon… et nous avec…
même si on le sait, besoin de se le faire rappeler parfois que le temps n’existe pas car on court souvent après un temps qui ne passe pourtant pas puisqu’il n’existe pas… même s’il passe de plus en plus vite, il n’en existe pas davantage…
mais comment quelque chose qui n’existe pas peut-il passer de plus en plus vite ?
nous sommes pris dans le temps, englué(e)s dedans… car on a beau savoir que le temps n’existe pas, pas vraiment du moins, le temps nous pousse au cul…
avec ces technologies dites nouvelles et intelligentes, on court de plus en plus vite après le temps qui passe de plus en vite, ce temps qui se dérobe de plus en vite rapidement…
on tourne en rond, autour de soi-même, de la terre et et du soleil… on tourne de plus en plus rapidement que l’on finit par en avoir mal au coeur… ça tourne de plus en plus vite autour du clock… ah ces chers clocktickers…
pourtant tout ce que les horloges et autres metteurs de temps en cadran indiquent est qu’il est toujours maintenant…
et que ce temps qui nous étourdit tourne toujours en rond, à l’infini…
ah ce qu’elle ne nous fait pas faire pourtant comme grand écart et autre gymnastique cette histoire temporelle inventée qui tique et taxe…
alors aujourd’hui, dans le cadre de ce nouveau et éternel tour de terre autour du soleil, c’est le temps idéal pour prendre le temps, notre temps, tout son temps…
le temps de sortir du temps, de sortir du cadre des tics tacs inventés et infiniment réinventés auxquels on finit par croire…
car
et tout ce que nous avons est cet instant-ci… et celui-ci… et celui-ci…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/deuxième
traduction : il existe deux façons d’en avoir assez dans la vie : l’une est de continuer d’accumuler de plus en plus, et l’autre, désirez moins… G. K. Chesterton
Bouddha nous disait il y a quelques années que le désir est la source de tous malheurs… semble bien qu’on aie besoin d’expérimenter pour le savoir… car nous sommes des désireurs et des désireuses, vivant dans une société de consommation…
en fait, la consommation est devenue le nouveau Dieu… peu importe ce que nous désirons, on le consomme… cons nous sommes vous dites ? même les toxicomanes n’ont pas besoin de dire ce qu’ils consomment, le seul fait de consommer est suffisant…
et si on ne peut consommer de produits de luxe, consommons de la cochonnerie à 1 $…
si la première façon s’illustre ainsi
et qu’on la connait en masse car en masse on consomme justement… et ça ne s’applique pas qu’aux bidoux, quoi que les bidoux constituent une clé passe-partout car tout s’achète… ou presque…
on achète et on jette sans trop regarder… on emballe encore des gugusses dans des emballages en plastique et on met à la poubelle… sans trop regarder où ça s’en va… la terre est si grande… et les dépotoirs, on ne les voit pas…
la deuxième façon d’en avoir assez est plus subtile… en anglais on appelle ça le downsizing…
réduire ce que l’on achète, ce que l’on utilise, ce que l’on jette surtout…
la loi des 3 R: recycler, récupérer, réduire… et on pourrait ajouter ratatiner son égo…
car avec l’âge de moins en moins de choses deviennent nécessaires et essentielles… pour certains d’entre nous, nos besoins se raréfient… notre to get list raccourcit…
d’ailleurs récemment, une amie aux prises avec le cancer, et qui vit peut-être ses derniers jours, disait aux gens qui lui faisaient des cadeaux lors d’une journée hommage de son vivant : ne me donnez rien, là où je vais je ne peux rien apporter… même si on le savait, à ce moment-là, moi je l’ai réalisé pour de vrai à ce moment-là…
car l’essentiel dans la vie n’est pas matériel, pas concret… l’essentiel n’est pas une chose, ne se trouve pas dans les affaires… le bonheur n’est pas dans les prés… il est encore plus près…
l’essence de la vie est immatérielle et comme la planète commence à être surchargée, il nous faut commencer à prendre moins et à redonne plus… car l’un des secrets de la vie pour recevoir est de donner…
et un des dictons de plus en plus en vogue veut que less is more…
et ce n’est pas que dans le matériel que moins est plus… il semble qu’en nous aussi…