//////// les chroniques du ptit qui //////// la huitième
traduction : O Grand Esprit, aide-moi à toujours dire ma vérité avec douceur, à écouter avec un esprit ouvert quand les autres parlent, et à me souvenir de la paix qui réside dans le silence…
– Prière Cherokee
ces temps-ci, j’ai besoin de silence et de solitude… besoin de faire peu, presque rien, d’arrêter, car grand besoin de prendre le temps, d’écouter le silence… besoin de rien en fait… de ce grand rien qui englobe tout, de cette immobilité qui ramène tous les axes en une seule ligne verticale en soi, avec l’ancrage dans le coeur…
parfois ce besoin de solitude et de silence de loup ne se conjugue pas si aisément ni fluidement avec la vie en petit ou grand troupeau…
parfois le loup solitaire peine à conjuguer ce besoin viscéral de solitude et de silence avec l’amour de ses proches…
tout un art que celui de trouver le silence avec des gens autour, même si ce sont des êtres aimés…
parfois le loup s’oublie, parfois le loup étouffe… et alors il n’entend plus, il n’écoute plus… il ne parle plus non plus… le loup se terre dans ses terres…
la mort d’ami(e)s proches nous ramène à l’essentiel, la mort du connu nous force à trouver refuge en soi… à trouver un nouvel équilibre… la mort qui se rappelle à nous avec vivacité nous ébranle dans nos convictions profondes…
c’est ce que la mort récente de mon amie a provoqué en moi, avec une intensité qui me surprend encore…
alors le loup se referme et regarde en soi, cherche dans le silence et la solitude…
mais évidemment, il ne doit pas oublier de garder ouvertes les portes de la communication, autant l’écoute que l’expression… et pour cela rien comme l’échange à tour de rôle, les oreilles et le reste de la tête ouverts, la bouche branchée sur le coeur… les yeux dans sa vérité… apprentissage de tous les instants…
en ce sens, le satori, avec sa structure qui permet les échanges en alternance de 5 minutes à la fois, constitue un parfait modèle de communication… pendant 5 minutes, j’écoute l’autre, sans l’interrompre ni réagir, attentif à ce que ses mots suscitent en moi… et à mon tour, après 5 minutes, je communique ce qui prend place en mon coeur dans le moment… et ainsi de suite…
communication consciente dit-on…
dire sa vérité avec douceur, écouter avec un esprit ouvert quand les autres parlent…
personnellement ces temps-ci, ce n’est pas le Grand Esprit que j’invoque en premier lieu, c’est mon amie Amala, qui nous a dit avant de partir que maintenant qu’elle est n’est plus limitée à son corps physique, elle peut dorénavant nous donner son amour où que l’on soit… que nous n’avons qu’à demander…
alors ce matin je te demande, Grand Esprit d’Amala, de m’aider à trouver en moi l’intelligence et la sensibilité de dire ma vérité avec douceur et d’écouter avec un esprit ouvert et empreint de compassion…
car le loup, s’il a besoin de solitude et de silence, a aussi besoin d’aimer et d’être aimé… et ce besoin d’être aimé, il sait qu’il doit venir avant tout de lui-même, qu’il est en lui-même et qu’il doit le diriger en premier lieu vers lui-même…
/////// les chroniques du ptit qui /////// la septième
traduction: si vous mangez sainement, dormez bien, faites de l’exercice et buvez beaucoup d’eau, vous allez mourir quand même…
j’aime l’impertinence de cette affirmation… et j’aime la côté un peu baveux de la mort… celui qui challenge la vie, celui qui nous r’vire dans nos shorts comme dirait mon ami Stéphane… car la mort ne ménage rien ni personne… la vraie justice dit-on…
busy busy avec la mort ces jours-ci le chroniqueur, vous avez remarqué ?
c’est que la mort de mon amie Amala me touche plus que je ne le pensais, ou que j’aurais pu soupçonner… je suis bouleversé par la mort ces jours-ci… mais un bouleversement positif, créatif, inspirant, vivifiant…
la mort de cette proche amie de coeur, qui symboliquement m’avait adopté il y a plus de 30 ans, a du même coup réveillé un motton de peine non vécue il y a 12 ans lors de la mort de mon autre mère, ma mère bio, ma mimi d’amour… le ptit gars à ses mômans avait encore du stock sur le coeur… bouhouhou…
mais pas inquiet, ni troublé par la mort le chroniqueur, au contraire… content d’être brassé et bouleversé… motivé à vivre totalement, plus que jamais, à vivre all the way… maintenant… forever…
car on n’a pas autant de temps devant nous qu’on aime le penser… ou surtout ne pas y penser car on n’aime pas beaucoup penser à la mort… surtout la nôtre… on n’a pas le temps qu’on pense avoir pour remettre à plus tard nos projets les plus chers… ce temps n’existe pas… alors maintenant la vie, que maintenant…
car sans qu’on s’en doute nécessairement, la mort nous guette, she’s just around the corner… ou dans notre dos…
la mort nous parle dans le dos… parfois elle chuchotte, parfois elle crie… faudrait peut-être se retourner une fois de temps en temps…
car dans quelques années, quelques mois ou quelques jours, la mort viendra… inévitablement… la mort du corps bien sûr, car parait que l’âme ne meurt jamais… on verra bien un jour… mais la mort du corps quand même… et on est attaché(e)s à cette ptite bête-là nous les humains…
qu’une question de temps la mort…
et comme le temps n’existe pas, alors pas de temps à perdre justement…
mais la plupart du temps, on ne veut pas y penser à la mort, on ne veut surtout pas l’imaginer… trop macabre, trop déprimant semble-t-il… mais pourtant, pourtant…
la mort c’est le moteur intrinsèque de la vie… la mort c’est le coeur de la vie… c’est le contrejour sur lequel se reflète la lumière de la vie… la mort est l’écran sur lequel se projète la vie… sans la mort, il n’y aurait aucune raison de vivre… la vie ne serait qu’un long fleuve tranquille… et plate surtout, sans risque, sans challenge… même si la sécurité est essentielle, trop de sécurité tue la vie…
depuis que j’ai eu la chance de veiller le corps de mon amie Amala quelques heures après qu’elle ait soufflé son dernier air et que son coeur ait arrêté de battre de vie il y a quelques semaines, et encore plus particulièrement depuis dimanche dernier alors que par centaines on a célébré sa vie, quelque chose s’est passé en moi… une étincelle s’est rallumée…
j’ai senti l’âme de la vie se réveiller en moi de nouveau… j’ai entendu la vie qui m’appelle… wake-up call comme disent les mortels… rien comme la mort pour nous réveiller l’instinct de vie…
depuis, s’est installée comme une urgence de vivre en moi, quelque chose comme une impulsion de vie qui me fouette du dedans et qui me crie : enwèye mon ati, squeeze-y le jus à cette vie-là, la seule que tu as… et on s’en sortira pas vivant anyway…
quelque chose comme une intransigeance existentielle devant le mensonge, devant la tiédeur, devant le wishy-washiness… la mienne probablement…
quelque chose comme une envie de mordre dans la vie, en fait, de mordre la vie elle-même… grrrrr…
après avoir senti une sorte d’élan à mourir, une certaine montée de tanathos comme on dit d’une montée de lait – car j’ai vu sur le visage de mon amie une paix que peu de vivants affichent – et après avoir temporairement senti mon corps surtout comme une entrave à la liberté plutôt que comme un moyen de l’atteindre – un switch a eu lieu… alléluia, I saw the light…
en effet, au début de la retraite satori la semaine dernière, pendant quelques jours, j’ai ressenti quelque chose comme une profonde démission devant la vie, un abandon, un lâcher-prise (maudit que j’hais cette expression là ;-)…
puis petit à petit, la vie a r’kické in… reset la vie… avec une vigueur nouvelle, avec un élan revivifié… la vie m’a r’kické le cul de nouveau…
alorsmangeons sainement, dormons bien, faisons de l’exercice et buvons beaucoup d’eau si cela sonne juste et nous fait bien nous sentir pendant le voyage…
mais aussi tout à fait OK de manger quelques cochonneries, de dormir peu (et de faire beaucoup l’amour), de fouerrer en masse et de paresser et de boire quelques bières ou coupes de vin au lieu de l’eau car la vie est faite pour être vécue, appréciée et goutée à son max… pendant qu’elle nous passe dans le corps, profitons d’elle…
alors viva la vie ! et merci la mort…
et merci Amala de nous avoir montré comment bien faire ça, avec courage et dignité… et comme tu dis, si on a besoin, on a juste à te demander maintenant que tu n’es plus contraintes par les limites de ton corps…
///// les chroniques du ptit qui ///// la cinquième
il y a belle lurette, elle est née France…
dans les années 1980, suite à sa rencontre avec notre maître bien-aimé, elle est devenue Ma Prem Amala… qui signifie Amour Pur, en sanskrit… elle tout craché… fort le gourou…
dans les derniers mois, elle est devenue courage, dignité, fragilité, force et bonté…
et hier, elle est devenue Grâce… elle est redevenue Grâce…
et hier, nous avons rendu Grâce à Dieu…
hier, devant famille, amours et ami(e)s, dans une vibrante cérémonie guidée avec une main de maître et aucun pied dans les plats par notre ami Stéphane Crête, un pro de la délicatesse ritualisée et de l’humour tout aussi délicat, nous avons accompagné France-Amala vers les Cieux, mais surtout nous avons rendu Grâce à Dieu…
soeur bio pour certains, soeur de coeur pour d’autres, cousine ou matante pour quelques autres, mère pour trois d’entre nous, amie appréciée par des centaines sinon des milliers de personnes de par le monde, Grâce est retournée aux Cieux hier…
pas qu’elle en ait été jamais séparée tout au long de sa vie, mais hier, au cours de cette cérémonie chaleureuse et tout à fait à son image d’amour débordant, les derniers fils qui la rattachaient à nous ont été coupés…
désormais full wifi notre Amala… on n’arrête pas le progrès… comme la vie n’arrête pas la mort, et vice et versa… et tralala…
lorsque ses deux frères ont transporté la superbe urne hors de la salle au son du chant Fly, Fly high, let the earth touch the sky, moment touchant plus que tout autre s’il en était un, on a senti que France Amala, devenue pure Grâce, nous quittait pour de bon dans la forme telle qu’on l’a connue sur terre… elle a quitté la matière dense, elle a complété sa désincarnation et a quitté définitivement la Terre…
mais pour toujours, elle demeure dans nos coeurs… pour toujours, elle s’est réfugiée en nos souvenirs et demeure profondément logée en nos âmes… c’est là qu’elle vit sur terre dorénavant… nous sommes ses dépositaires terrestres… car elle est redevenue une extra terrestre…
on dit que nous ne sommes qu’une seule et même âme… que seuls nos égos logés en nos corps nous séparent du grand buffet tout inclus… et que tant que nous chillons incarné(e)s, la plupart de nous expérimentons une sensation de séparation d’avec le tout, avec le reste de l’existence… on dit d’ailleurs de cette séparation qu’elle constitue la grande blessure originelle…
mais semble que certain(e)s réussissent à réaliser cette non-dualité de leur vivant… lucky yous va…
pour le reste d’entre nous, on continue de chercher le trou de la serrure… mais Osho dit qu’il est inévitable que nous y arriverons éventuellement, que c’est un droit de naissance (birth right)… thank you pour le lovely reminder Beloved Master…
personnellement, j’ai l’impression que notre amie d’amour a réalisé ce retour au Grand Tout au cours des derniers mois… car elle est partie si sereine, volontaire, flowing comme on dit dans notre tribu 😉 et encore prête à aider, même le prête selon ce que l’on a appris hier 😉
j’imagine qu’on meurt comme on a vécu…
alors si cela s’avère, nous avons eu la preuve hier que notre gracieuse amie aura bel et bien vécu une grande vie pleine d’amour et d’amitié, débordante de générosité de don de soi…
et bien, tout cela lui a été rendu exponentiellement…
la plus claire manifestation de ceci étant les nombreuses personnes entassées hier dans cette trop petite salle pour contenir tout son amour… comme son corps qui était devenu trop petit pour son grand coeur… de si nombreux et touchants chants, mots d’amour et d’appréciation, photos en boucles qui nous faisaient sourire le coeur à profusion, sans compter les larmes et multiples émotions qui tissaient des fleurs sur nos peaux rassemblées…
les fleurs du coeur d’Amala effleuraient la peau du monde hier…
et au moment du départ de l’urne, il était évident pour nous qu’il nous faut la laisser aller, une dernière fois mais une fois pour toute… pour nous, pour elle… il nous faut la laisser aller ouvrir les portes du paradis pour nous qui iront bien la rejoindre à plus ou moins courte échéance…
la mort ? plus certaine que le gros lot de la loterie… mais plus rassurant maintenant que notre amie a si gracieusement ouvert la trail…
alors voilà…
ceci est et était ma dernière chronique dédiée à notre France-Amala…
tout au long de son chemin de retour vers la maison au cours des derniers mois, j’ai senti le besoin de mettre des mots sur ce que je vivais en lien avec le départ annoncé de notre amie d’amour… parfois avec gêne, d’autres fois avec pudicité, mais toujours avec amour et respect, de même que la certitude que c’était nécessaire… des mots pour nous lier à soi mais surtout à elle et à sa communauté…
comme un besoin de rassembler, par la parole écrite, ce que nous vivions tous et toutes séparément dans nos homes respectifs en lien avec le départ graduel de notre amie, chacune et chacun de nous encore en corps et se retrouvant aussi seul et seule face à la mort…
puisque la mort de notre amie a été, et est en quelque sorte, aussi notre propre mort, car avec elle, c’est une certaine partie de nous qui quitte le grand navire qui vogue sur la mer terre… une partie certaine…
mais hier, tout au long de la cérémonie, et particulièrement lors du départ de l’urne, il devenait clair et évident il me semble que nous devions libérer notre amie… que désormais, il est temps pour nous l’aimerons toujours de couper tous les fils qui la relient ici-bas et de continuer à vivre en l’honneur de la vie…
chacun et chacune pour soi, chacun et chacune en soi, mais ensemble aussi et, surtout, en portant, chacun, chacune, une partie de l’immense coeur de France pour certain(e)s, d’Amala pour d’autres… en portant ce coeur d’amour avec dignité, et en le partageant avec le monde entier car immense ce coeur d’Amala…
alors ça y est, nous rendons Grâce à Dieu…. beaucoup de plaisir à vous deux up there… attendez-nous avant de finir toutes les bulles…
___
et pour une dernière fois, au cas où…
VivAmala
Amala belle Amala nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala nous sommes tous tout près de toi
chacun de nous silencieux en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse full feeling avec toi
***
tu vis en chacune de nous et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nouset nous te gardons bienveillante
tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur Osho
***
tu nous gardes le coeur au chaud et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho et du sourire plein la face
tu nous ouvres le chemin pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin all the way nous allons danser
***
para sempre / para sempre je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre on t’aime belle Amala
tu vis ici dans mon coeur maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs pour toujours et dans l’immensité
*** para sempre = pour toujours – en portugais
sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu Chamo Estrela – Cruzeiro # 88
si vos yeux sont faibles: maintenant que je n’ai plus les limites de mon corps physique, je peux vous donner mon amour où que vous soyez… vous n’avez qu’à demander… 11 juin 2016…
dans quelques heures, nous serons une horde d’amoureux, d’ami(e)s et de membres de la famille d’Amala, réuni(e)s pour célébrer sa vie… que dis-je ? une foule immense, un troupeau, un bataillon, une armée d’amoureux et reuses… une maudite grosse gang en tous cas… et une tonne d’amour partagé… juste un feeling…
watch out cher salon funéraire car beaucoup beaucoup de vie s’en vient te frapper en plein coeur… tu vas rugir de vie… comme l’impression que le staff de la place en question n’a jamais encore vu une telle vague d’amour déferler chez-elle par un beau dimanche après-midi…
c’est qu’on va célébrer la vie de notre Amalamie cet après-midi…
pour ceux et celles qui ne peuvent y être, pas si grave car comme l’affirme l’âme de notre sisteur et mozeur : maintenant que je n’ai plus les limites de mon corps physique, je peux vous donner mon amour où que vous soyez… vous n’avez qu’à demander…
en tous cas moi j’ai passé ma commande… et ça n’arrête pas de ne pas arrêter d’arriver cet amour d’Amala… la nuit dans mes rêves comme de jour dans mon coeur… comme une grande demeure full of love dans mon coeur là où elle loge désormais, où elle a fait son nid… pit pit pit l’amour… et je ne suis pas le seul, je le sens, je le sais… je le lis… on est plusierus à être pleins d’Amala…
Amala est définitivement une grande dame de coeur…
juste pour vous dire, la dernière fois que je l’ai rencontrée il y a quelques semaines, alors qu’elle squattait encore son corps affaibli par la maladie, elle m’avait demandé tout bonnement si elle pouvait faire quelque chose pour m’aider !!! même sur son lit de mort, elle avait plein de mains sur le coeur…
c’était Amala ça, c’est ça Amala… même bodyless, elle carbure à l’amour… même sans char, elle nous vroum vroum d’amour… de l’au-delà, de l’au-d’ici… jusque partout…
alors ce matin, chronique pré-célébration de vie d’Amala car plein de fébrilité en coeur et en corps le chroniqueur… bien sûr, un peu parce que je vais y jouer ma chanson pour elle… et chanter avec ses ami(s)s et amour(e)s…
mais aussi plus que pour seulement la fébrilité…
comme l’impression que nous sommes plusieurs à nous douter – ou pas – ce matin qu’on s’apprête à vivre aujourd’hui l’un des moment les plus touchants de toute notre vie… ça se sent ces affaires-là… ça résonne d’avance… nous sommes nombreux à nous préparer en ce moment même à cette rencontre de coeurs… au coeur d’Amala…
car n’ayant plus de corps à porter, elle peut tous et toutes nous porter dans son coeur désormais infini… et nous shooter de l’amour via le grand wifi cosmique…
car un coeur ça ne meurt jamais, même quand ça ne bat plus en poitrine… un coeur a des ailes… et nos fils se touchent désormais pour l’éternité… dring dring dring que désirez ? pout pout pout Amala tout partout…
je vous reviens demain avec l’après…
ma photo préférée..
et ma chanson pour elle au cas où vous auriez manqué… avec le violon de Vidrohi…
VivAmala
Amala belle Amala nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala nous sommes tous tout près de toi
chacun de nous silencieux en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse full feeling avec toi
***
tu vis en chacune de nous et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nouset nous te gardons bienveillante
tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur Osho
***
tu nous gardes le coeur au chaud et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho et du sourire plein la face
tu nous ouvres le chemin pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin all the way nous allons danser
***
para sempre / para sempre je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre on t’aime belle Amala
tu vis ici dans mon coeur maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs pour toujours et dans l’immensité
*** para sempre = pour toujours – en portugais
sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu Chamo Estrela – Cruzeiro # 88
traduction : parfois, la chose la plus spirituelle qu’on puisse faire est d’envoyer promener quelqu’un…
évidemment, j’aurais pu traduire par : parfois, la chose la plus spirituelle qu’on puisse faire est de dire fuck off à quelqu’un…
mais je sais vivre moi m’sieurs dames… et j’ai de la classe aussi… parfois… du moins une certaine classe… primaire, primaire…
chronique hommage ce matin… à un collègue, aussi un précieux ami FB par où on se croise régulièrement… un ami qui call les shots… un conspirateur de lumière qui nomme les chats par leur nom… miow miow les minous…
hommage à un ami que je ne nommerai pas de son nom légal pour préserver son intimité officielle… mais surtout parce que je ne le sais pas et qu’il est irrelevant ce nom légal… car mon chum n’est pas legit… mais disons qu’il se présente sous le nom de Shayam Anoda sur le mur du son de sa face de bouc … les curieux/ses le trouveront bien s’ils le veulent suffisamment…
mais attention, si vous le trouvez, je vous avertis tout de suite, il est dérangeant ce chum… alors aux risques et périls de vos certitudes et de votre bien pensage…
je dis ami mais le terme chum serait plus approprié… comme dans chum de gars… je dis ami même si on se connait relativement peu tous les deux… car même si on se connait peu dans les détails, notre relation c’est du sérieux…
si on se connait peu dans nos détails personnels lui et moi, on se connait aussi beaucoup… plus que vous pensez… plus qu’on pense même tous les deux je crois… moi du moins, lui il le sait peut-être combien on se connait… car il en sait des choses ce partner des grands chemins…
Shayam est plus qu’un chum en fait… ccar tous les deux, comme d’autres êtres en chair et en os et chilling con carne, chacun à notre façon, on essaie de changer le monde… à notre humble mesure… et à notre propre couleur…
lui notamment par de superbes images, par des photos poétiques, par des mots d’esprit et de corps, mais aussi et surtout par des affirmations provocatrices et choquantes pour certains… par du partage d’information inconfortable pour les âmes sensibles…
mon chum Shayam call les shots… toutes les shots… il est un extraterrestre incarné…
il dénonce les pédophiles, les maître spirituels à la gomme baloune, les bas exploiteurs de ce monde… mais surtout il débusquent nos idées préconçues, nos fausses croyances teintées de rose et de mauve, notre conception rose bonbon et souvent erronée de ce bas monde… il nous force à voir plus loin, plus grand, à penser autrement…
il scrape le fond, comme dans gratter les bobos de l’humanité, comme dans révéler les bulbes de pue… pour qu’on puisse ensuite les purger et rétablir notre lucidité…
je parle de lui ce matin car je trouve qu’il devrait être davantage connu et reconnu… pas mal certain qu’il n’a pas besoin de ça pour vivre et continuer sa job de bras… mais quand même important pour moi de simplement le nommer, l’apprécier, le reconnaître aux yeux de vous…
car mon chum Shayam dit fuck you et fuck off quand il le faut… et il le faut souvent… souvent plus qu’on le fait en réalité… en effet, il le faut souvent plus qu’on le fait… pas évident de faire une telle job de bras…
mais il a choisi de le faire, et il le fait bien… et souvent… et il continue de le faire…
je suis allé le visiter cet hiver dans son antre du centre-ville…un vrai royaume de Happy Potter son antre… un air d’une autre époque y règne… et beaucoup de beauté et de dignité… une rencontre phare, pour moi, que je me remémore souvent avec délice en tête et en coeur… belle rencontre pour lui aussi j’aime croire…
le prétexte pour aller le visiter était qu’il m’avait fait qu’il un cadeau à me remettre… un cadeau que notre Osho ami commun lui avait soufflé à l’âme (comme d’autres soufflent à l’oreille) de me donner… superbe pièce d’art by the way… et dorénavant ce cadeau trône dans mon antre à moi… important souvenir de connexion… connexion intergalactique… bien incarnée…
moi j’aime les gens qui disent fuck off… et fuck you… quand il le faut… et autres gros mots du genre et four letter words… car ces mots doivent être dits… car sometimes life is fucked… oui certains gros mots se doivent d’être dits haut et fort… sinon criés… certaines choses doivent être décriées… et nommées, et pointées… certains faits sombres de l’humanité doivent être mis en lumière même et surtout quand personne ne veut les entendre…
pas une job facile à faire, mais lui la fait… et bien à part de ça… et bellement… et pour ça je l’admire et l’apprécie et le remercie par la présente… à chaque fois que je vois passer quelque chose de lui sur la toile et dans les étoiles, c’est toujours pertinent, troublant, inspirant et/ou dérangeant… mais toujours pertinent… ou souvent impertinent…
j’aime d’ailleurs son impertinence car he doesn’t give a shit… il dérange et s’en contrecrisse ce Shayam… il ne censure rien… en fait, je soupçonne qu’il doit même se délecter de nous déranger et nous provoquer le ptit Christ… comme l’autre Christ le faisait dans son temps quand il virait les temples à l’envers et callait les shots au Moyen-Orient il y a une couple de millénaires de ça…
car me semble évident que Jésus devait beaucoup dire fuck off lui aussi… et fuck you… Osho faisait pareil, pas pour rien qu’il était extradé à tour de bras de son vivant… crucifixion des temps modernes…
alors voilà, c’était mon coming out appréciatif pour mon ami Shayam en ce petit samedi matin pluvieux… juste pour le plaisir de le faire… et pour peut-être allumer certains lecteurs/trices qui iront investiguer ce personnage venu d’une autre galaxie… vous serez probablement peu nombreux à le faire… car qui cherche le trouble le trouve…
allez, bon samedi de vie…
et comment pourrais-je terminer cette chronique par autre chose que ceci ? le fuck stock juteux commence à 2 minutes quelques…
cheers Shayam, et continue à nous shaker la boîte à smarties et à vertus encore longtemps bro…
hier je partageais avec vous mes impressions de sortie de satori, mes questionnements, et vous présentais mon koan pour l’année, soit : qui suis-je ?
je ne vous ai pas dit que c’était mon treizième ou quatorzième processus du genre et que ce n’est certainement pas le dernier, si la vie continue d’animer this little body of mine du moins…
car on ne sait jamais qui on est, puisque nous sommes des êtres en devenir perpétuel…
d’ailleurs, j’ai retrouvé cette vieille photo de moi dans ma paperasse… en fait qu’une partie de moi-même, qu’un potentiel… moi en mon père avant qu’il ne rencontre ma mère… mais qu’une partie de moi…
peut-être pour ça d’ailleurs que parfois je ne me sens qu’une fraction de moi-même ? que je sens parfois qu’il m’en manque un ptit bout ?
peut-être pour ça que nous, zumains, cherchons notre âme soeur out there à l’extérieur de nous-même ?
peut-être pour ça que nous cherchons, la plupart du temps, à l’extérieur de soi la part de nous-même qui nous manque ?
peut-être pour ça que nous avons tendance à se chercher soi-même en dehors de notre propre corps ? à fouiller le monde en quête de nous-même ?
que de questions me direz-vous… en effet, que de questions vous répondrais-je…
car la vie est surtout questions en quête de réponses… plutôt questionnements que questions en fait… car les questions appellent des réponses, tandis que les questionnements impliquent davantage une réflexion ouverte, le début d’un processus pas nécessairement résoluble…
car la vie ne se satisfait pas des réponses cérébrales, ni de réponses finies…
non, la vie se goûte grâce à des réponses existentielles, des réponse expérientielles…
il faut que clique se fasse… et ce clique ne se situe pas dans notre tête… pas seulement du moins… ce clique doit se faire partout en corps, il doit résonner partout en nous…
et l’art de vivre consiste aussi à pouvoir vivre en suspens de ces réponses, à l’aise avec les questionnements de l’âme, l’esprit ouvert et curieux de tout… car les réponses viennent parfois là d’où on ne les attend pas… les réponses viennent parfois quand on ne les attend plus…
on peut bien se chercher à l’extérieur de soi-même s’il s’avère, comme l’affirment certains, que ce n’est pas notre âme qui se loge dans notre corps mais plutôt notre corps qui se trouve dans notre âme… intéressant concept qui me reste collé à la peau, particulièrement depuis la mort de mon amie Amala…
c’est que lors de la veille de son corps, quelques heures seulement après que son corps ait cessé de respirer et son coeur de battre, ce que l’on nomme mort, lorsque je suis entré dans la pièce dans laquelle son corps reposait, c’est comme si j’étais entré directement dans son âme… elle remplissait la pièce, et elle remplit mon être depuis… Amala m’habite, elle vit en moi… et me visite souvent la nuit car mon âme repose en paix et dnas mon lit de vie…
probablement pour ça aussi que, comme le dit Teillard de Chardin, nous ne sommes pas des humains qui vivons une expérience spirituelle, mais plutôt des êtes spirituels qui vivons une expérience humaine… alors ceci explique cela, et vice et versa… si vous ne saisissez pas ce que je dis ici, normal, moi non plus je ne saisis pas ce que j’écris…
pas grave… la vie se vit, elle ne s’écrit pas, ni ne se comprend… la vie est un mystère qu’on cherche naturellement à résoudre avec le tête et des concepts mais la vie est plus vaste que ceci ou cela… la vie est multiformes et recèle une grande part de mystère…
et les questionnements existentiels ouvrent le possible, sans qu’il ne faille absolument le refermer ni le boucler ce possible… qu’un possible ouvert et en suspens…
car la vie est une grande boucle ouverte… et questionnements en suspens…
la vie est un processus qui se vit avec trois petits points…
traduction : tous les Dieux, tous les cieux, tous les enfers sont en vous… – Joseph Campbell
je reviens de la retraite satori guidée par Chandrakala… une retraite techniquement en silence dans laquelle on parle beaucoup… techniquement seulement car on y parle beaucoup pour arriver au silence… et on écoute tout autant et même plus…
car chacun son tour, pour des séquences de 5 minutes, pour périodes de 40 minutes à la fois, on écoute différent(e)s partenaires, et on communique à tour de rôle… se regardant dans les yeux, sans réagir, sans échanger comme tel… simplement se miroitant le vide de l’un et l’autre…
et toutes les pauses sont en silence et même en absence de contact visuel et tactile avec les autres… alors on écoute le grand plein qui devient graduellement grand vide…
l’idée est de se vider la boîte à stuff pour retrouver le silence avec un grand S… et son visage originel…
pour faire image le satori c’est quelque chose comme ça
mon koan pour la retraite de cette année est simplement : qui suis-je ? simplement, mais complexement surtout… infiniment… car tout est paradoxe, tout est polaire, comme l’ours et la polarité du pôle Nord qui se réchauffe sans cesse… tout est dans tout… et tout est en nous… et nous dans tout, et dans le trou…
alors ce matin, tout frais sorti du contenant Zen si efficace pour nous squeezer back to ourself comme disent les moines japonais, je vous expose qui je suis… expose comme dans poser devant moi – et vous – du moins vos yeux – ce que je suis, et pas…
je suis le soleil et la lune…
je suis le ciel et la terre.. la terre et la mer, ma mère et mon père….
je suis le bien et le mal… je fais pas mal le bien, parfois bien mal… et parfois ne ne fais rien… qui vaille et qui faille…
je suis lourd et léger…
je suis mon maître et mon disciple… et l’un et l’autre me suivent aussi, et le sont aussi…
je suis toute la beauté du monde, et toute sa laideur… je suis aussi ce qui définit autant le beau que le laid… je ne suis ni beau ni laid…
je suis noir, et je suis blanc…
je suis Nelson Mandela mais aussi Donald Trump…
je suis amour et je suis haine…
je suis clavier et suis l’écran… celui tape et celle qui frappe… celui qui écrit et celle qui lit… qui lit qui lit ?
je suis tout, je ne suis rien… et tout l’espace qui se trouve entre mes deux mains… et le reste…
je suis fin et je sui fou…
je suis ma tête et poursuis mon coeur…
je suis ce que je comprends, et pas encore et ce que je ne comprends pas surtout…
je suis arrogant et humble, arrogamment humble et humblement arrogant…
je suis sweet et je suis sour… je suis le biscuit chinois aussi… je suis numéro deux pour apporter, ou pineapple chicken pour manger ici… et soupe won ton…
je suis un gars, tout aussi fille…
je suis crémeux, et traditionnel… je suis ailes et je suis cuisses… pout pout pout que désirez-vous ?
doute je suis, et certitude aussi…
je suis mon père, et ma mère… meu pai et minha mai… ouais… 😉
je suis frère d’étoiles et soeur de terre…
je suis père et fils, et sain d’esprit… mais surtout fou de vie…
je suis la mort, j’essuies la vie… et la suis aussi…
je suis ennemi de mon ami(e)…
je suis vents et marées, je suis pluie et sécheresse…
jeune et vieux je suis, et de plus en plus sans âge en devenir…
je suis graine et fleur, arbre et racines…
je suis proie et prédateur, je suis agresseur, agressant et agressé… victime et bourreau suis-je aussi…
je suis québécois, canadien, mais ni l’un ni l’autre vraiment, et surtout citoyen de la terre et extraterrestre avec et sans corps…
je suis chenille, papillon et cocon…
je suis le temps qui ne passe pas et celui qui passe et avec lui, je file…
je ne suis pas ceci, ni cela, étant de moins en moins rien, mais de plus en plus moins que rien…
et toi qui est-tu ? et vous, qui êtes-vous ?
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‘Faire partie de la Terre, c’est connaître l’agitation d’être une graine, la noirceur d’être planté, la lutte vers la lumière, la joie d’éclore et de porter des fruits, l’amour d’être de la nourriture pour quelqu’un, la dispersion de vos graines, la décadence des saisons, le mystère de la mort et le miracle de la naissance.’ – John Soos via Chandrakala
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/douzième
traduction : il n’y a pas d’aux revoirs car nous ne mourrons pas, nous nous transformons… alors on se voit pour toujours… on se revoit dans la prochaine dimension, alors que nos âmes seront libres…
sans n’avoir jamais mouru, la plupart d’entre nous, moi inclus, affirmons – un peu à la légère à mon humble avis – qu’on ne meurt pas, que seul notre corps se transforme, que notre âme continue à vivre après le corps…
je veux bien…
mais comme l’amour est un peu comme la mort (d’ailleurs pour ça peut-être qu’amour se prononce amor dans plusieurs langages – a mort = à côté de la mort) faudrait avoir mouru pour le savoir vraiment…
ce qui n’est pas notre cas, à moins d’avoir connu une expérience de mort imminente, puis être revenu(e)… ce que certain(e)s ont fait… et il semble que ça ne soit pas si pire que ça de mourir… lumière blanche, âmes chères qui nous accueillent etc…
mais ceci n’est pas notre expérience directe, à la grande majorité d’entre nous du moins… nous restons de commun(ne)s mortel(le)s… même si on se prend pour des âmes…
quand même, malgré cette absence d’expérience directe de la mort, celle qu’on appelle aussi la grande faucheuse, nous répétons à tous vents que nous ne mourons pas, que seul notre corps disparait – il le ferait éventuellement si on ne le brûlait pas ou ne l’enterrait…
mais permettez-moi de douter de cette prétendue ultime affirmation…
même si je veux bien y croire, on ne sait pas grand chose de la mort mes ami(e)s… même les gens qui travaillent avec les mourants, même s’ils la côtoient quotidiennement, n’ont pas expérimenter eux-mêmes la mort…
bien sûr que la mort de notre amie Amala me fait me questionner sur la mort, sur la vie, et le reste… come vous qui la connaissiez aussi sûrement… nous sommes proches de la mort en ce moment via Amala…
son ultime départ il y a quelques jours, encore tout frais, tout comme la période de transition qui l’a précédée, nous remue probablement la boîte à questions existentielles…
son changement de forme, la fin de son corps physique, le passage de son âme, name it comme vous voulez, nous questionne, nous confronte à l’inévitabilité de la vie, nous interpelle sur la suite des choses…
car la mort d’êtres chers, la mort de nos proches, est un peu notre mort à nous aussi… qu’un peu toutefois… comme un signal d’alarme, comme un wake upcall de l’âme avant le grand sommeil du corps… une petite partie de nous qui meurt avec nos aimé(e)s…
et la seule chose que l’on peut faire est de rester dans l’expectative, pas comme dans attente mais comme dans vide, comme dans tous les possibles, comme dans toute éventualité…
car tout est possible… mais il faut quand même faire attention de ne pas penser savoir ce qu’est la mort car vraiment on n’en sait probablement rien, ni vous qui lisez ces lignes, ni moi qui les écris…
seul(e)s les morts et les mortes qui y ont laissé leur peau le savent vraiment, et même encore là, savent-ils vraiment ?
car que se passe-t-il vraiment après que le coeur et le souffle aient fait un arrêt/stop ?
s’en souvient-on depuis notre dernière incarnation ? pas moi en tous cas…
alors on continue à vivre, on continue à brasser notre propre petite vinaigrette, on continue à marcher notre chemin, en même temps que notre parole… à faire ud mieux que l’on peut avec ce que l’on a… et on prie le saint esprit, ou on médite sur le vide et dans le silence si on est davantage de tendance orientale…
on dit généralement que notre corps contient notre âme… mais d’autres, notamment Alan Watts, disent le contraire, que ce serait notre corps qui est logé dans notre âme…
makes sense non ?
mais peu importe ce que l’on pense ou ce que l’on croit au sujet de la mort, la vie s’en fout…
et chaque respiration nous rapproche un peu de ce grand moment à venir…
suffit de marcher chaque pas le plus consciemment possible…
suffit de prendre la vie un inspire à la fois, un expire à la foi…
suffit de prendre chaque nouvelle journée avec toute la grâce qui l’accompagne…
dont celle-ci… car la seule qu’on nous offre pour le moment…
en terminant, j’ai une pensée particulière pour notre ami Pravasa ce matin… surtout à lui que je n’oserais jamais affirmer du haut de mon flagrant manque d’expérience en fin de vie que la mort n’existe pas…
lui qui a accompagné sa belle pendant des mois et qui se retrouve sans elle aujourd’hui, seul dans la maison même où il ont habité ensemble lui et Amala… alors que chaque pouce carré de la maison lui rappellera sa présence, mais aussi et surtout son absence, ce grand vide qu’elle laisse dans la matière…
car même si l’âme d’Amala est encore très présente dans son coeur à lui, son corps ne l’est plus, ni dans la maison, ni dans sa vie… et il est le seul à vivre ainsi cette absence d’Amala…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/onzième
ça y est notre Amala s’est envolée…
comme on dit dans certains milieux elle a quitté son corps… ce qui dans son cas est tout à fait juste… car elle n’est pas morte Amala, loin de là…
en fait, elle n’a fait que se détacher de son enveloppe corporelle, elle s’en est doucement extirpée, lentement, graduellement, un gramme à la fois, jusqu’au compte de 21 grammes… tout compte fait…
21 grammes… le poids de l’âme parait-il… 21 grammes de poussière divine, 21 grammes d’amour qui se sont répandus dans le ciel de St-Jérôme hier, puis all over the universe… jusqu’ici dans nos coeurs à tous et toutes…
hier, en fin d’après-midi, son âme s’est en effet glissée hors de son body pour repartir là d’où elle est venue, juste ici à l’autre coin de la vie… en fait, elle n’est pas repartie nulle part ailleurs que right here car elle est encore tout à fait ici… plus que jamais peut-être même… et pour toujours… para sempre, para sempre… maintenant et pour l’éternité… ici et dans l’immensité… en commençant par chacun de nos coeurs…
drôle quand même la mort, car elle appelle la vie comme rien d’autre…
drôle quand même la mort, car elle rappelle de vivre comme jamais…
drôle quand même la mort, car inhérente à la vie même, cachée en son sein, recluse jusqu’au milieu même du coeur de la vie…
nous étions quelques amis hier soir à avoir eu la chance et le privilège de la veiller… nous denses et légers à la fois, elle tout à fait relaxe, plus que paisible, plus aucune tension dans son visage d’ange, ni douleur dans le corps… enfin libre… du sourire plein la face on aurait dit… elle flottait autour de nous, elle flottait tout en nous, elle nous chatouillait l’âme et gonflait notre coeur…
on s’est un peu souvenus du passé mais nous avons surtout goûté ce moment ultime… nous étions là avec elle, mais surtout, elle était ici avec nous… clairement, ce sont les morts qui veillent les vivants, ce sont les morts qui réveillent les vivants…
quelle leçon de vie elle et Pravasa nous ont donnée ces derniers mois… merci tout spécial d’ailleurs à Pravasa qui nous a ouvert les portes de leur relation intime… et merci aux quelques ami(e)s proches qui ont pris soin en temps et en présence… SupSup, Leena, Samana, Nishkami, Nirdosh et j’en oublie sûrement mais vous savez qui vous êtes… merci à vous que j’oublie…
quelle grande leçon d’amour, de dignité, de générosité, d’inclusion en un même coeur nous avons partagée ces derniers mois… définitivement, we are family… autant sa famille bio, pour qui elle était et restera France à jamais, que ses amours et ses ami(e)s de sa gang d’Oshos pour qui elle sera toujours la seule et unique Amala…
et pour moi, Mamala…
personnellement, je me souviens, il y a 2 ans jour pour jour, le 23 juin, j’avais organisé un événement pour le lancement de mon livre à Kio-o… plusieurs de mes ami(e)s y étaient, dont notre amie… et comme j’avais une copie non reliée de mon bouquin que mon imprimeur m’avait remis, j’avais eu l’idée de littéralement lancé mon livre en pages détachées dans la foule pour faire un effet lancement…
eh bien qui s’est pitchée comme une folle pour le ramasser ?
of course…
qui d’autre ça aurait pu faire ça ? elle m’avait dit d’ailleurs que seule une mère pouvait faire une telle folie pour son fils… eh que j’étais fier d’elle… et si peu surpris car c’est Amala tout craché ça !
d’ailleurs, ces 2 derniers mois autour d’Amala m’ont étrangement fait penser au départ de ma mère bio il y a 12 ans, ma Mimi… comme pour Amala, ça a duré tout le printemps, ma mère étant entrée à l’hôpital le jour même de ma fête à la fin avril pour quitter la barque quelques jours tout juste avant la St-Jean elle aussi… étrangement similaire cheminement depuis le 1er mai, lors du satsang qui a eu lieu chez elle et Pravasa à Ste-Adèle, au 22 juin…
et 12 tours de calendrier plus tard, c’est autour de ma mère adoptive de suivre un parcours similaire… 145 lunes plus tard… et rien de nouveau sous le soleil… pourtant tout est toujours nouveau malgré toujours le même bleu, toujours le même amour… toujours la même vie, avec un corps de moins mais une âme de plus pour nous guider, nous éclairer, nous animer le coeur et nous alléger l’âme…
alors pour une dernière fois, mais en fait pour l’éternité, ton ptit dernier te chante ici son amour Mamala…
tchin tchin, let’s drink to that… cheers !
full love !
VivAmala
Amala belle Amala nous sommes ici avec toi Amala chère Amala nous sommes tous tout près de toi
chacun de nous silencieux en pensée avec toi chacune en nous silencieuse full feeling avec toi
***
tu vis en chacune de nous
et nous te gardons bien vivante tu vis en chacun de nous
et nous te gardons bienveillante
tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur au chaud tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur Osho
***
tu nous gardes le coeur au chaud et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho et du sourire plein la face
tu nous ouvres le chemin pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin all the way nous allons danser
***
para sempre / para sempre *** je t’aime ma belle Amala para sempre / para sempre on t’aime belle Amala
tu vis ici dans mon coeur maintenant et pour l’éternité et tu vis dans tous nos coeurs pour toujours et dans l’immensité
*** para sempre = pour toujours – en portugais
sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu
Chamo Estrela – Cruzeiro # 88