Archives de l’auteur : atisupino

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CENTIÈME…

traduction du chroniqueur : je suis un chroniqueur, tout ce que vous direz ou ferez pourrait être utilisé dans l’une de ces chroniques

wow, je me surprends moi-même… mille-cent-unième chronique le chroniqueur… je suis vraiment malade chronique… malade de chroniques… 1001 chroniques électroniques…

ça me frappe toujours quand je franchis le cap d’une nouvelle centaine… de plus en plus chronique notre affaire… le plus spectaculaire dans ma ptite tête de linotte chroniqueuse fut la millième… un gros nombre que mille ! ou un gros chiffre ?  il y a une différence importante entre nombre et chiffre, vous vous souvenez ce que c’est ? réponse ci-bas (ben oui on apprend, ou se rappelle – à tout âge)…

je me permets toujours de prendre du lousse dans les chroniques qui franchissent de gros caps nombreux… je deviens un peu foufou lorsque rendu aux tournants de cap.. ben, encore plus de lousse que d’habitude I mean, car je me donne pas mal toujours le lousse dont j’ai besoin pour espacer les mots dans mes chroniques… et ainsi faire de l’air dans ma tête, et peut-être aussi dans vos yeux, âmes et coeurs…

1101 chroniques et toujours rien dit qui vaille le chroniqueur… eh non, je ne sais toujours rien de plus que je n’ai jamais su… car on ne sait jamais vraiment rien vous et moi, quoi qu’on en dise ou pense… en fait on ne sait toujours rien… même Blaise Pascal le disait jadis…

«Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis; mais c’est une ignorance savante qui se connaît.»

~ Baise Pascal (1623-1662) ☞ cité par Karl Stern, dans LA TROISIÈME RÉVOLUTION: ESSAI SUR LA PSYCHANALYSE ET LA RELIGION (p.213) via Richard Chartier sur Facebook

ainsi tout ce que l’on pense savoir n’est que de l’air chaud, du vide, une grosse balloune pleine de rien… le poids de la connaissance est bien léger after all… et after eight…

et comme le disait aussi Ramana Maharishi (tiens il numérotait ses propos lui aussi…)

le but de la pratique est le délestage de l’ignorance et non l’acquisition de la réalisation… la réalisation est toujours présente, ici et maintenant…

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voilà peut-être pourquoi j’écries finalement… pour partager mon ignorance et ainsi la liquider, la dissoudre, la faire fondre… hot non ? qui sait ? pas moi en tous cas…

ainsi je n’en sais ni plus ni moins qu’au début de mon hobby de chroniqueur il y aura bientôt 4 ans… si la télé a Downtown Abbey, mes chroniques sont plutôt Floresta Hobby… des chroniques qui ne transmettent aucune connaissance nouvelle, que des mots qui jouent des tours à celui qui pense les écrire, et peut-être aussi à vous qui pensez les lire… car toujours que du vide ici, du rien, du lousse…

des chroniques qu’on ne comprend pas toujours, moi le premier… des chroniques qui ne font que faire le tour de ma tête… des mots tout le tour de la tête est d’ailleurs le nom d’une petite boîte de traduction et de rédaction que je compte d’ailleurs mettre en place bientôt, question de faire prendre plus de place à mon passe-temps hobbyesque… et peut-être gagner quelques sous à défaut de ne pas avoir gagné le gros lot de 1 milliard quelque millions $$$ iouesse… ni acheté de billet d’ailleurs…

alors chronique 1101, juste comme ça, encore une fois pour ne rien dire qui vaille, par un beau samedi matin du mois de janvier… ce mois de janvier où tout tourne au ralenti, du moins ici dans la forêt du ptit nord, ici dans le grand now… janvier tout blanc, propice au jetage de mots sur écran, nouvelle discipline aux prochains jeux atypiques de mots divers… jeux de mots, jus de mots… écrits liquides… janvier glacé…

janvier tout blanc, janvier tout lent… mois où tout le monde retourne à la vie ordinaire, après avoir trop mangé, trop dépensé et vu trop de parenté pendant quelques semaines … j’aime janvier car il ne se passe peu près rien, il ne se passe pas grand chose du moins, surtout pas d’eau sous les ponts…

il ne se passe presque rien en janvier, à part mourir peut-être… il semble que plusieurs noms connus du slow business aient choisis de cesser d’être incarné en ce janvier-ci… shilling sin carne…  farewell tout le monde, on vous rejoint bientôt…

parlant mort, avez-vous ce vidéo ? superbe…
https://www.nfb.ca/film/griefwalker

mais la mort, la mort, pas une raison pour s’empêcher d’écrire ça…

alors on y va pour un autre tour d’au moins 1101 chroniques ?

sioux ? I’ll write through…

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du site : http://www.jerevise.fr/difference-chiffre-nombre.html

Il n’ existe que dix chiffres: 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.  Ce sont des signes , des symboles qui servent à écrire tous les nombres, comme les lettres de l’alphabet servent à écrire tous les mots du dictionnaire.

Les nombres représentent une quantité, une valeur et peuvent être écrits avec un ou plusieurs chiffres. L’ordre de lecture est important et on lit toujours de gauche à droite.

coffre aux trésors

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-NEUVIÈME…

traduction : l’univers nous joue l’un des tours les plus vieux et les plus généreux qui soit en ayant enfoui en nous d’étranges joyaux, et en nous observant pour voir si on les découvrira un de ces jours… – Élisabeth Gilbert

nous sommes un coffre aux trésors sur deux pattes mes ami(e)s… des trésors ambulants… nous débordons de joyaux, de pierres précieuses, de cadeaux…

et pourtant…

nous cherchons le bonheur partout en dehors de soi, partout out there… nous faisons le tour du monde et même plus à la recherche du st-graal… nous cherchons l’amour dans un ou une autre personne… on cherche notre identité dans le regard des autres… on cherche la sécurité dans l’argent et les richesses extérieures, ou dans certaines croyances … on cherche l’appartenance divine et l’éternité dans la religion ou dans diverses pratiques spirituelles… eh qu’on cherche partout…

et pourtant…

nous portons en nous une multitude de trésors mais à force de regarder vers l’extérieur, nous sommes devenus aveugle à notre propre beauté, à notre propre brilliance…

et pourtant…

on a peur de cette beauté, on a peur de notre grandeur, on a peur de notre pouvoir…

mais pourquoi cette peur ?

est-ce que à cause de notre traditionnelle petitpaintitude issue de la tradition catholique chrétienne ?

est-ce qu à cause de la responsabilité qui découle de ce pouvoir ? car ce qui peut construire peut aussi détruire…

on va continuer à chercher car ça ne fait pas de sens… pas de sens en effet que l’on ne puisse voir en soi toute la beauté du monde… on le sent bien que c’est là, juste là, de l’autre côté de cette couche de peau…

d’un côté, on se sent insécure, tout petit(e) et insignifiant devant le gigantisme de l’univers…

et de l’autre, pour compenser cette petitude humaine, on se prend pour dieu et on porte un regard arrogant sur le monde environnant… teinté de croyances, de tentatives de contrôle…

un peu bicéphales nous, bibittes humaines…

et pendant ce temps-là, l’univers nous regarde et doit bien se moquer de nous, il doit rire dans son universelle barbe…

car nous sommes rempli(e)s à mort de trésors et de beauté et on continue de courir après la gloire, le pouvoir, la richesse partout dans le monde… sans compter  plusieurs hommes qui courent après leur queue…

mais la beauté du jeu est qu’avec les années, comme on court de moins en moins vite, on commence à réaliser que la course est folle, et inutile…

comme on ralentit la cadence avec la mollesse qui gagne nos jambes, vient un moment où l’on commence à se dire qu’il doit bien y avoir une autre course que la grande course horizontale à l’échelle du monde…

alors un moment donné, l’horizontalité se transforme en verticalité… l’extériorité se modifie en introspection… et la quête du trésor commence à prendre place en soi…

un moment donné, on entend comme quelque chose qui rit de nous et graduellement on allume et on se réveille… on soupçonne qu’on nous a joué un tour… et là on allume pour vrai, et on se met à fouiller à l’intérieur…

ah ! au début, évidemment, un peu décourageant… mais à force de voir, de trier et de scruter, le ménage se fait, le superflu disparait et la trésor se révèle… pas nécessairement avec éclat et fracas au début mais lentement, et sûrement et graduellement, l’éclat se révèle… la brilliance apparaît…

car ce n’est pas avec les yeux qu’on la voit cette beauté, pas avec nos deux ptits quenoeils que l’on perçoit cet éclat… en fait, peut-être que cette beauté réside dans notre coeur, et peut-être que cette beauté n’est qu’un filtre devant nos yeux…

suffit peut-être seulement de l’accepter, le vouloir et le réaliser pour le voir…et avoir la foi qu’un jour cette beauté nous sera révélée… car il ne  suffit pas de le croire pour le voir, il faut plutôt tourner notre regard vers l’intérieur et attendre, patiemment et avec confiance et ouverture de coeur…

et un jour peut-être… sûrement… car cela est inévitable… inévitable que ces trésors soient révélés… la beauté est irrépressible…

moi et l’autre et tralala

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-HUITIÈME…

traduction : je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis…

il réside dans cette citation tout le problème de l’humanité… vous le voyez vous ce problème ?

cherchez un peu… je vous donne une minute… ou deux si vous avez le temps…

OK OK  je vous la donne en mille, faut que la vie avance…

elle affirme que :  

je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis

mais pourquoi pas :

 tu n’es pas ce que je penses que tu es… je suis ce que je penses que tu es…

en effet, pourquoi toujours regarder l’autre plutôt que soi-même ?

pourquoi toujours regarder à l’extérieur et chercher la faute chez l’autre ?

tenez, une autre :

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ta relation à toi-même donne le ton à toutes tes relations

encore ici pourquoi ne pas dire : ma relation à moi-même donne le ton à toutes mes relations

pourquoi on fait toujours la morale aux autres ? pourquoi on ne se parle pas davantage à soi-même ? pourquoi on ne se prend pas soi-même comme projet de travail ?

car ce ne sont pas nos beaux mots qui servent d’exemple, ce sont nos actions, ce sont ce que nous faisons… c’est qui nous sommes, point final et point à la ligne… mais ces actions commencent par nous-même, par une observation de soi-même, par une transformation de qui nous sommes fondamentalement…

car tellement facile de voir les bibittes des autres quand c’est ce que l’on cherche… mais tellement stérile… il serait tellement plus profitable de tourner le miroir – et notre regard – vers soi car c’est justement là que le monde prend naissance, dans notre propre regard sur soi… le monde est ce que je vois de soi-même et projette vers l’extérieur…en fait chacun chacune nous sommes le monde… nous sommes la graine du monde…

est-ce parce qu’on a des yeux qui portent vers l’extérieur qu’il est toujours plus facile de chercher et de trouver les erreurs des autres que les siennes ?

ou est-ce parce qu’on regarde le monde avec notre tête plutôt qu’avec notre coeur ? ou notre âme ?

mais peut-être que comme l’affirme Thomas Hübl, plus on voit les gens autour de soi à partir de l’intérieur,  notre communication devient plus claire et davantage teintée de compassion… ceci est le fondement du nouveau nous…

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pas un nouveau moi, un nouveau nous… car moi c’est toi, vous c’est nous… et nous c’est moi… et vice versa et c’est ça qui est ça…

car au fond…
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et nous tous et toutes faits de même… on parle avec les yeux, on écoute avec le coeur, et on comprend avec le temps…

mais peut-être que l’on peut également parler avec le coeur et écouter avec les yeux, et laisser le temps faire son oeuvre…

mais le temps n’est pas tout… car certains comprennent vite, d’autres jamais…

mais j’y pense, autant avec le coeur, les yeux, la tête et le reste,  moi est-ce que je comprends quelque chose ?

et vous ?

sioux tiguidou…

 

en chanson vers la maison

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-SEPTIÈME…

traduction : le travail de l’âme n’est pas une route panoramique… c’est plutôt une descente vers une impitoyable noirceur qui ne vous lâchera pas jusqu’à ce que vous trouviez la chanson qui vous ramène à la maison

pas aussi romantique qu’on aimerait cette vision du travail de l’âme hein ? mais il semble bien que ça soit ça qui est ça…

car avant d’aller r’voler dans les hautes sphères, essentiel semble-t-il que l’on explore les bas-fonds de notre âme, jusqu’à ce que l’on trouve la chanson qui nous ramènera à la maison…

belle cette image d’ailleurs… trouver la chanson qui nous ramènera à la maison…

car si on veut ramener le travail de l’âme à une image, celle d’une chanson qui nous guidera à la maison chante particulèrement clairement… sounds good disent nos cousins…

alors quand on a les blues dans l’âme, il faut chercher son chemin dans les étages inférieurs et chanter sa chanson out of it… jusqu’à la maison… peu importe ce que représente cette image de maison…

d’ailleurs, cette image d’une chanson qui agit en tant que boussole pour retrouver sa voie vers la maison ne s’applique pas qu’à soi-même car aimer quelqu’un aime consiste à apprendre la chanson qui se trouve dans leur coeur et de leur chanter quand il ou elle l’a oubliée

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assez commun donc ces images de chanson et de retour à la maison..

ces quelques citations tendent à suggérer que le travail de l’âme consiste à oser plonger en soi, là où c’est sombre et noir, froid et inconnu et aller y entonner sa mélodie…

musique et âme, chanson et carte routière… personnellement, chanter et jouer tissent clairement une voie royale pour moi dans ce grand retour vers là d’où l’on vient… pas pour rien que j’ai fait de cette citation ma bannière d’affichage…

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chanter et jouer enlignent, dirigent, clarifient, donnent une direction, ouvrent la voix et montrent la voie… ça ouvre le coeur en soi, ça trouve le choeur vers soi…

alors, on se donne rendez-vous là ?

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“My meditation is simple. It does not require any complex practices. It is simple. It is singing. It is dancing. It is sitting silently…  ― Osho

rien du tout

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-SEIZIÈME…

je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout

ah cher Victor, que tu penses à des choses auxquelles j’aime penser moi aussi… et que tu joues bien avec les mots… tout y est…

toi qui composais si bien ton rien avec un petit morceau de tout… tu étais quand même quelque chose, et tu nous as laissé quelque chose en tous cas…

nous ne serions donc rien… mais le savons-nous ?  le savez-vous vous ? que vous n’êtes rien ? car c’est déjà quelque chose de savoir ça… le rien qui sait qu’il n’est rien mais qui le compose à partir de tout…

savons-nous que nous composons notre rien avec un petit morceau du grand tout ?

tout, rien, quelque chose… d’ailleurs sommes-nous quelqu’un ou quelque chose ?

personnellement je me sens davantage quelque chose que quelqu’un… d’ailleurs dans le cadre de travail d’auto-observation à l’aide de koans, quand j’ai à me poser la question  : qui suis-je ? automatiquement j’entends toujours : que suis-je ?

car je me sens davantage comme quelque chose que comme quelqu’un moi…

comme un motton d’atomes qui s’observe lui-même… quelque chose comme un scientifique qui s’observe s’observer…

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comme un petit paquet de vie qui observe ce qui se passe en cette vie qui prend place autant en lui qu’autour… la vie qui observe la vie… à-travers des milliards de fragments…

nous sommes, chacun chacune, quelque chose comme un ptit bout de vie qui tourne sur lui-même dans l’univers…

mais peut-être, comme tentent de nous le démontrer certaines expériences de vie, notamment certaines plantes, que nous ne sommes pas seulement qu’un simple fragment de vie gravitant dans un univers quelconque, suspendu brièvement entre la vie et la mort et qui profite de quelques plaisirs temporaires pendant l’incarnation avant d’aller mourir dans une ultime disparition teintée de douleurs…

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peut-être que sous cette apparence qui a pris une forme humaine, nous sommes tous et toutes connectés avec quelque chose de si vaste, si beau, si grand et si sacré que l’on ne peut presque pas en parler… mais peut-être qu’on peut en parler quand même, pas pour croire en quelque chose, mais plutôt pour nous montrer que nous pouvons l’expérimenter pour soi-même…

pas mal de peut-êtres ce matin non ? peut-être…

en tous cas, food for thought pour nous, pour vous, pour moi, petits fragments de rien du tout, fabriqués à partir de ce rien puisé de le grand tout, et qui vivons notre vinaigrette et se posant quelques questions pendant ce temporaire tour de grande roue…

mais on joue quand même le tout pour le tout… car tout ou rien, la vie est ici, ça bouge, ça gravite, ça gigote…

tout ou rien ?

quitte ou double…

les pieds sur terre et les yeux aux cieux…

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUINZIÈME…

traduction: tu n’as pas à toujours te sentir OK… tu n’as pas à être libre de résistance en tout temps… tu es plus grand(e) que ça, illimité(e) en fait… tu n’as pas à être le/la pacificateur/trice, l’éveillé(e), celui ou celle qui est fort(e), le/la plus évolué(e), celui ou celle immunisé(e) contre la souffrance… toutes ces choses sont de fausses limites quant à ta nature illimitée… sois simplement qui tu es, ni ceci, ni cela, seulement qui tu es, ce tout qui contient tout ce qui est… laisse la vie te faire constamment prendre une débarque de ton piédestal, jusqu’à ce que tu perdes tout intérêt à être sur un piédestal… – Jeff Foster

rafraîchissants, reposants, permissifs et jouissifs même ces propos de Jeff Foster…

ni ceci ni cela, que soi-même… ni plus que ceci, ni moins que cela… et surtout pas ni plus ni moins que quelqu’un d’autre… n’être que qui nous sommes, que ce que l’on est… ce qui n’est, ni plus ni moins, rien et tout en même temps… parfaitement et exactement comme cela est…

soyons tout et ne soyons rien en même temps car on ne peut mettre de mots sur ce qui est… quelque chose entre tout et rien, et son contraire…

et qui nous sommes est ce qui est, que ce qui est… pas ce qui était ni ce qui sera, que ce qui est… comme le vent dans les arbres, comme la neige qui fond, comme l’eau qui tombe du ciel, comme la pluie en janvier…

ne plus désirer ce qui devrait être, qu’accepter ce qui est, comme c’est, maintenant… ici…  sans flafla ni fioritures, sans vouloir de l’autrement…

simplement accepter ce qui est, comme accepter que ce qui est ne sera plus et passera, une fois, deux fois, trois fois, passera… puis disparaîtra… et renaîtra… ou pas…

être simplement l’humain(e) que nous sommes… et comme l’affirme C.S. Lourie :

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osons être confus(e) car c’est c’est à partir de cet endroit que l’on commence à apprendre… osons être brisé(e) car c’est à ce moment que l’on commence à guérir… osons être frustré(e), car c’est de là que l’on commence à prendre des décisions plus authentiques… osons être triste car si on peut être assez brave pour cela, on peut alors y entendre la sagesse de notre coeur… osons être, peu importe qui nous sommes en ce moment… plus de cachotteries… vous êtes digne, toujours

pas compliqué la vie non ? en effet, si simple… qu’être qui nous sommes, tels quels, simplement…

alors constamment se faire tomber soi-même du piédestal – qu’on le voit ou pas ce petit banc de supériorité et d’arrogance ur lequel on monte pour regarder la vie – et sur lequel on s’efforce de grimper pour simplement se prouver que l’on est digne… rien à prouver, ni éprouver…

car à force – et à farce – de faire des efforts pour être digne, on se rend dingue… et dong…

alors ding dong, wake-up call…

car au fond, nous sommes touts et toutes des fils et filles de dieu – ou de la vie, de l’existence si le mot dieu vous fait tiquer… tous et toutes dignes, simplement, sans raison, du simple fait de notre existence ici-bas… pas de péchés à porter, pas de honte à incarner, pas de regrets à entretenir…

qu’une simple dignité humain et divine à la fois à porter, à assumer…

pas de piédestal, simplement être humain et humaine, ici-bas, terre à terre…

les pieds sur la terre, les yeux dans les cieux…

There is a great deal of pain in life and perhaps the only pain that can be avoided is the pain that comes from trying to avoid pain… – R. D. Laing

magique musique mystique

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUATORZIÈME…

traduction : vous savez ce qu’est la musique ? un rappel amical de la part de dieu qu’il existe autre chose que nous dans l’univers… une connexion harmonieuse entre tous les êtres vivants, partout, même les étoiles… – Robin Williams 2007

hier matin il y avait un peu de brume sur mon âme… le temps était gris dehors et déteignait un peu en mon ptit dedans à moi aussi… qu’un peu de lourdeur temporaire comme la vie sait nous en envoyer une fois de temps en temps pour relativiser la légèreté de notre âme… que quelques nuages pour faire ressortir le soleil..

puis tel que prévu à l’horaire,  quelques ami(e)s sont arrivés en début d’après-midi car une séance de musique et de chants était prévue… après un début un peu chancelant teinté des moods intérieur et extérieures, graduellement, les nuages se sont dissipés, l’atmosphère s’est allégé et les anges sont revenus, les cieux sont redescendus sur mon bout de terre… et dans mon âme… et celles de mes ami(e)s…

robin a bien raison…

la musique est un rappel de la part de dieu… qui nous indique qu’il existe bel et bien autre chose que nous dans l’univers… une certaine connexion mélodieuse, qui nous unit, nous humains, avec tout ce qui vit… et même l’espace immense que nous ne pouvons saisir qu’en petites bribes car trop vaste, trop grand, trop mindblowing…

on peut soit écouter la musique, ou la faire… comme l’amour… et chanter ensemble… peu importe…

quand on chante ensemble, on disparait, on se fond à la mélodie universelle… on fait choeur et l’on redevient frères et soeurs…

quand on fait la musique ensemble, on doit s’écouter, on doit s’accorder, on doit faire silence, ensemble, puis laisser émerger le son… quand on chante en groupe, on sort de soi pour devenir partie du même choeur, encore et en coeur…

chanter ensemble c’est ouvrir la bouche et laisser sortir son âme, la laisser couler de soi… chanter ensemble c’est écouter, écouter, écouter… tout en chantant… c’est aussi oser fausser et se reprendre, oser se laisser voir et se faire entendre… peu importe la qualité de ce qui sort…

on peut dire n’importe quoi, mais on ne chante jamais n’importe comment… on chante toujours avec son coeur, avec son âme, avec toute sa vulnérabilité et sa force…

quand on chante, on fait l’amour à la vie, on laisse la vie s’enchanter… car la vie est chanson, la vie est mélodie… et nous sommes son instrument… au service de la beauté… de l’harmonie…

souvent quand je regarde en avant, j’ai le vertige… alors je prends ma guitare et en laissant mes doigts se promener sur mon manche – de guitare ! vous sacrés coquins zé coquines – et je laisse les notes me diriger, m’inspirer, je laisse le son me bercer… et je me laisse faire… me laisse posséder par dame musique…

car la musique nous fait, la musique nous créée… elle nous calme la musique, elle nous guide… la musique est le meilleur guide qui soit dans mon cas… car un cas je suis… et depuis quelques années, la musique est devenue mon gourou, je suis son disciple… car elle requiert discipline, et fort, et persévérance… et les fruits sont nombreux…

en solo, on redevient un, uni dans tous nos morceaux, enligné…

en groupe, la musique nous permet de réellement être ensemble, elle nous donne la chance de redevenir un… elle nous unit au son de la mélodie…

alors dame musique, merci de m’avoir séduit, tu es belle et je t’aime…

dring dring… wow wow…

mes ptits cadeaux sonores…
http://www.eloibrunelle.com/ati

tunnel, or not tunnel, ceci n’est pas une question

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-TREIZIÈME…

traduction : l’illusion n’est pas la lumière au bout du tunnel, c’est le tunnel…

j’aime bien ces citations qui nous revirent de bord en virant les choses à l’envers… en tournant la lorgnette de côté… en forçant l’observateur à s’observer lui-même… en lui twistant le mental… culbute intellectuelle… tchou tchou…

OK on prend ça de l’autre côté alors… il y aurait bel et bien une lumière mais l’illusion serait le tunnel… éclairant…

mais nous, on se prend pour le train ? ou pour la lumière ? ou pour le chemin de fer ? ou encore le conducteur ? riche métaphore que celle du train…

mais d’autre part, peut-être aussi qu’il y a bel et bien un tunnel – notre incarnation terrestre – et que nous sommes le train qui fonce à toute allure ?

et qu’il n’y a pas de bout à ce dit tunnel… qu’un train filant vers nulle part…

nous aurions donc à vivre cette incarnation comme un long tunnel, en pointant notre phare sur certains enjeux qu’il nous faille découvrir pendant notre passage sur terre…

et le tunnel, et le train, et la lumière, et le conducteur… soit nous sommes tout cela, ou peut-être rien du tout…

comme une lumière dans un tunnel, cette citation de Nisargadatta Maharaj (via La joie d’être un âne, merci Jean) peut nous éclairer la lanterne :

la liberté signifie lâcher prise… les gens ne sont pas intéressés à tout laisser aller… ils ne savent pas que le limité est le prix pour l’infini, comme la mort est le prix pour l’immortalité… la maturité spirituelle réside dans la décision de tout abandonner… le renoncement est le pas final… mais le vrai renoncement est dans la réalisation qu’il n’y a rien à abandonner, car rien ne t’appartient… cela ressemble au sommeil profond – tu ne renonces pas à ton lit lorsque tu tombes endormi – tu ne fais que l’oublier…

le tunnel – ou ce que l’on se représente comme étant le tunnel – représente le limité, soit le prix à payer pour éventuellement atteindre l’infini… comme la mort serait le prix de l’immortalité…

ce tunnel qui peut nous permettre, en nous confinant à un espace limité, en nous gardant sur les rails, d’atteindre la destination finale…

car peut-être que toute contrainte est essentielle pour se libérer du limité, pour s’en extraire… peut-être que nous avons besoin du limité pour atteindre l’infiniment illimité, l’ultime totalité…

d’ailleurs, ce corps est-il absolument nécessaire pour nous permettre de redevenir le monde entier ? le poisson doit-il absolument sortir de l’eau pour réaliser qu’il y baigne ?

et en même temps, rien à abandonner car rien ne nous appartient, nous ne sommes rien de tout ce que nous croyons être… nous sommes déjà le grand tout, mais nous avons oublier…

comme cette image du lit qui, de l’autre côté du sommeil, ne part pas mais que l’on ne fait qu’oublier…  nous ne sommes ni le lit, ni le sommeil, ni l’oubli… nous sommes le rêveur en quête d’éveil… nous sommes, pour le moment, le rêve qui s’est oublié lui-même et qui attend le réveil, notre réveil, la réalisation pour finalement s’évaporer, lever le voile…

car rêve et éveil ne peuvent exister conjointement… c’est l’un ou l’autre…   à moins que l’on puisse rêver l’éveil ? ou s’éveiller du rêve…

mais qu’est-ce que le rêve, l’illusion ? que ne saisit-on pas de ce grand rêve au coeur du sommeil profond qui nous fait oublier notre provenance, notre destination, qui nous fait parfois nous perdre dans le voyage ?

mais éventuellement, on se réveillera, c’est inévitable… le rêve ira mourir dans la lumière de l’éveil…

mais nous imaginons-nous être le train ?

si oui,  démontons-le, défaisons-le en morceaux pour voir de quoi il est constitué, comment il opère, de quoi il est fait… fouillons le train inside-out… et peut-être alors la lumière jaillira-t-elle ?

car la lumière, si elle se situe au-delà  du train, est aussi liée au train… la lumière fait partie intégrale du train… alors osons être totalement ce wagon qui nous sert de véhicule en ce bout d’existence, pour ce bout de chemin…

oui le fini semble nécessaire pour sauter dans l’infini… pas de train sans rail… le contenant semble nécessaire et indispensable pour pouvoir sortir de la boîte… alors rappelons-nous, ou du moins, tentons de le faire…

car en se connaissant soi-même, en explorant chacun son propre wagon, on devient capable de comprendre le monde dans lequel le train circule…

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers. L’homme est un microcosme – complètement tout ce qu’il y a dehors est à l’intérieur. Toutes les réponses à toutes les questions peuvent être trouvées dans nos mondes internes, de même que l’antidote pour toutes nos maladies qui se trouve à l’intérieur de nous-mêmes.
– Sri Prem Baba

ti galop existentiel

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DOUZIÈME…

traduction : ne cherchez pas, ne demandez pas, ne cognez pas, relaxez… si vous relaxez, tout vient… si vous relaxez, tout est ici… si vous relaxez, vous commencez à vibrer à la même fréquence que ce que vous cherchez… – Osho

ça fait du sens non ?

ne plus chercher pour se laisser trouver, ne plus regarder en dehors de soi pour enfin tomber dedans, pour enfin devenir cela même… et arrêter de chercher à tout comprendre… la vie es un mystère…

car peut-être qu’à force de toujours courir, ce que l’on cherche tant, ce bonheur, cette paix intérieure, ne peut pas nous trouver car nous sommes toujours on the move… jamais à la bonne place au bon moment, celui de la livraison du cadeau qui nous est donné à chaque instant…

car parfois on ne sait pas où l’on s’en va vous et moi mais on continue de courir… on avance vers…

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même sans savoir où l’on va, on continue de courir par en avant… comme une poule sans tête… sans même savoir où l’on va, on y va… et de plus en plus vite… one way les yeux fermés vers la mort… poule sans tête et poule mouillée, oui mon colonel…

mais peut-être une bonne idée d’arrêter une fois de temps en temps non ? d’arrêter de vouloir tout savoir et comprendre et simplement arrêter, et faire confiance…

pas tanné de courir vous ? en tous cas moi je fais la grève…

je démissionne, j’arrête de chercher et de rechercher, j’arrête de chasser… je ferme la shop et j’arrête, autant de chercher ce qui me fait me sentir bien que d’éviter ce qui risque de me faire me sentir mal… I give up

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car de toute façon…

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et on s’en remet à la vie, on fait confiance que ce qui est est parfait, car ce qui est est anyway… peu importe le sens que l’on donne à ce qui est…

alors chronique sur place, acceptation chronique de ce qui est, de ce qui n’est pas, et de ce qui ne sera jamais… on se met au neutre pour faire un face à face avec la vie telle qu’elle se présente… dans toute la simplicité du quotidien, dans cette très soutenable légèreté de l’être…

celle qui coule doucement, celle qui, comme l’hiver, ralentit la cadence et prend le temps de regarder la vie faire son sur place elle aussi… sur place existentiel de début janvier…

car la beauté de nos hivers ici au nord est de nous offrir la chance justement de ralentir, d’arrêter de courir vers cet ailleurs qu’on imagine toujours meilleur mais qui ne vient jamais de toute façon car toujours qu’ici quand il arrive…

alors en ce début d’année, prendre le temps de marcher dans la nature et constater que le rythme réel de la vie est lent, lent, lent… et que les arbres sont couverts de neige… patients, tranquilles…

fermer nos écrans et regarder le temps filer lentement derrière nos yeux…

ouvrir nos coeurs et sentir toute la beauté du monde en soi… ressentir tout ce que le monde ressent lui aussi…

car on dit que le monde est en nous… allons y voir si nous y sommes aussi… prenons le temps de sentir si ça vibre vraiment là-dedans…

ti galop, ti galop…

 

moment ? présent !

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-ONZIÈME…

traduction : si tu n’es pas dans le moment, tu es soit en train de regarder en avant vers l’incertitude ou derrière vers la souffrance et le regret… – Jim Carrey

ah ce fameux moment… être dans le moment, et le présent en plus… le seul bon moment qui existe dit-on…

il faut spécifier que le moment doit être présent…

car on peut aussi être dans le moment passé ou à venir, cela ne fera pas la job… c’est dans le présent qu’il faut être…

mais le moment – et le présent en plus – c’est un peu comme dieu, tout le monde en parle mais personne ne l’a jamais rencontré…

avant tout le monde voulait aller au ciel – mais personne ne voulait mourir… maintenant, tout le monde veut vivre dans le moment – le présent là là – mais très peu de gens y arrivent… vraiment je veux dire…

car tout le monde parle du moment – le présent I mean – mais personne ne le vit vraiment, seulement, totalement, intensément, purement…

car on pense souvent à l’avenir – avec inquiétude ou des pensées rosées, un peu la même chose en inversé – ou au passé – avec regret et nostalgie – aussi pas mal semblable…

et quand on pense à l’avenir, c’est souvent l’image de la mort qui nous fait coucou au bout du chemin… pas la vraie, car on ne sait pas vraiment ce qu’elle est cette grande faucheuse – mais l’idée qu’on se fait de la mort, celle qui nous soutire tout, celle qui nous délivre du mal, de vivre… et celle aussi qui nous incite à vivre… car parait qu’on peut vivre autant qu’u est prêt(e) à mourir… parait…

mais parait aussi qu’on ne meurt pas vraiment… mais parait aussi que…

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nous sommes des êtres éternels et que les fins ne sont pas des destinées… parait… is that so ? on verra bien en temps et lieu… au moment – le bon… on verra lorsque l’on sera rendu sur le seuil de la grande porte…

on lui prête toutes sortes d’intentions à ce moment  présent – le parfait… l’idéal…

certains nous invitent même à ne pas attendre le moment parfait – ou l’instant c’est selon –  et à le saisir et à le rendre parfait…

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wow saisir le moment, ça c’est de la gymnastique mes ami(e)s… surtout par le collet… on le prend à deux mains et on le serre pour le rendre parfait… on lui squeeze pour lui extraire tout le jus… un gros frappé de vie bien tassé SVP !

mais comment on fait ça au juste saisir un instant ?

car le propre des instants, et de leur moment et leur popa, c’est justement de ne durer qu’un moment… le propre des moments c’est de passer… et meilleur le moment, plus il passe vite… les bons moments sont instantannés… et les instants sont tannés de se faire emprisonnés dans les mains des planificateurs et des actuaires… less actuaires qui sont pourtant obsédés de l’avenir…

les instants aiment davantage le free for all, les instants préfèrent couler librement, les instants sont des électrons libres… et ils aiment bien que tout demeure possible… et imprévisible…

mais les instants ne composent pas une famille fonctionnelle… les moments sont des enfants uniques, indisciplinés, des enfants terribles…

alors vivre le moment présent, vivre un instant à la fois… beau programme mais quand on réussit, surtout quand on réussit, c’est toujours à recommencer… un moment à la fois, des milliards de moments…

ou est-ce plutôt toujours le même moment ? qui recommence et recommence et…

allez lecteur/trice, on se revoit dans un moment… ou deux… ou trois…