Archives de l’auteur : atisupino

à la bonne heure

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♥♥♥ – 15/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

ces temps-ci notre confiance, notre foi et notre capacité à cultiver le bonheur, donc à aimer la vie, sont mises à rude épreuve…

alors un temps parfait pour se pratiquer…

car facile de faire confiance et de garder la foi quand tout coule, quand tout roule et que tout est smooth… c’est quand ça brasse que ça passe… ou pas… quand c’est rock n roll et que c’est moins drôle et quand il y a de la houle qu’on doit mettre notre résilience à l’épreuve…

alors toujours capable d’aimer la vie ? encore capable ? et d’aimer toutes les personnes qui meublent cette vie ? en particulier ceux et celles qui ont des positions différentes – pour dire le moins – des nôtres ?

même si nous sommes mis à l’épreuve par les événements actuels, brassés de toute part dans nos certitudes, dans nos convictions, avons-nous vraiment le choix ?

car certaines personnes sont confrontées à des situations plus qu’inquiétantes en ce moment et ce, depuis des mois en fait…

tout ce qu’ils et elles avaient planifié et/ou construit risque de s’effondrer…

impossible pour plusieurs de savoir, même de soupçonner, ce qui arrivera à court et moyen terme… on oublie carrément le long terme pour tout de suite… que quelques moments présents et un peu plus…

alors si notre situation est relativement sécure et confortable, prenons le temps – et le soin – de penser aux autres pour qui c’est plus difficile en ce moment… juste comme ça… à les porter dans notre coeur, en les soutenant en pensées… devoir de mémoire… et de solidarité…

parce que nous sommes une famille…

parce que nous sommes solidaires… ou devons nous rappeler de le demeurer ou le devenir car pas toujours acquis…

parce qu’il n’y a pas d’EUX et de nous… que du nous…

nous sommes un, une, uni(e)s…

nous sommes toutes et tous ensemble… chacun et chacune respectivement dans nos chaloupes, canots, paquebots, pédalos, bouts de bois, mais toutes et tous dans la même grande tempête planétaire…

so ? so ? so ?

solidarité, solidarity, solidaeridade…

notamment pour les gens de l’état de l’Amazona au Brésil chez qui le Covid frappe particulièrement fort en ce moment, eux et elles qui sont très vulnérables… et dont l’existence même est en jeu…

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comme c’est le cas pour certains groupe d’autochtones d’ici qui sont à haut risque et qui ont choisi de se protéger avec vigueur… avec vous, de tout coeur…

boules d’amour

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♥♥♥ – 14/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

aurais-je vraiment eu besoin de traduire ?

d’ailleurs, vous pouvez choisir le type de boules que vous préférez… boulettes carne ou végé, bulldozer, bulles eyes ou bullschnout…

car de toute façon, nous vivons tous et toutes ensemble sur cette même grosse boule bleue qui tourne dans l’infini des multivers… où est-elle verte ? il semble que de moins en moins… mais toujours ronde aux dernières nouvelles… quoi qu’elle pourrait être de plus en plus plate…

en tous cas, aux dernières nouvelles, elle tournait toujours puisque Galarneau (capice Boomers ?) s’est de nouveau la boule levé ce matin… et il nous éclaire de nouveau la et les boules des environs…

on en plein la boule poilue de ce Corona non ? il nous fout les boules ce Covid…

pas tant du virus comme tel qu’on en a plein la boule, car les virus on doit apprendre à vivre avec puisqu’ils sont légions – engagez-vous qu’ils disaient – mais plutôt des propos autour du virus, et surtout les propos autour des propos des autres autour du virus… plein la boule des bulldoseurs argumentatifs et argumentaires… oui, non, peut-être…

quelle pandémie les ami(e)s… pour certains, la vie est en train de devenir une panne d’ami(e)s…

alors on fait dans l’humour de bull de taureau ce matin car parfois assez c’est too much… et alors mieux vaut en rire… et s’éclater la boule…

depuis 3 mois, on se déchire, on se désamifie à tour de doigts et de claviers et par écrans interposés et certains beaucoup moins posés, on s’engueule à tours de langue virtuelle et on argumente à qui mieux mieux à coups de Youtube, on se grafigne l’âme pour des positions probablement somme toute assez semblables : amour de soi et de son prochain et de sa prochaine, fragile équilibre entre sécurité et liberté, vivre et laisser vivre et faire le moins de torts possible en toutes circonstances…

et vivre en laissant le moins de traces possible de notre passage… pour la plupart d’entre nous car pour d’autres, pas si grave les traces qu’ils laissent sur la boule…

la situation actuelle redéfinit autant notre vivre ensemble que nos relations sociales personnelles… les choses sont exacerbées, amplifiées, multipliées, et parfois exagérées… on a l’épiderme à fleur de boules, la patience mise à rude épreuve… tout le monde à la recherche de preuves… certains surtout des preuves du contraire…

la dualité terrestre est à son summum en ce moment sur la grosse boule des zumains et zumaines… probablement que notre propre dualité interne extériorisée et magnifiée… pas comme dans magnifique, plutôt comme dans pathétique…

alors slackons-nous les boules – autant celle qui git sur nos épaules que toutes les autres boules de l’arc-en-ciel – et apprécions le moment, savourons la chance de vivre sur cette boule de paix, d’amour et de protection…

car à force de vouloir se sauver la boule, on finira par la perdre…

foi de pirate maboule…

prenez bien soin des vôtres… vous tous et toutes, chères boulettes d’amour…

que ce soit dans le dalot de la vie, avec réserve ou dans tous vos abats 😉

et aimons-nous tout le tour de la boule…

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bêêê oui bêêê non

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♥♥♥ – 13/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

salut chers gardiens et gardiennes du troupeau, bergers et bergères de tout acabit qui vous évertuez à nous éveiller, nous moutons devant l’éternel, cet éternel flots de faits pourtant si évidents qui se révèlent à nous, vous qui vous échinez à nous réveiller hors de nos rêves d’inconscients endormis à coup de jugements arrogants et méprisants…

bêêêê oui on vous entend…

nous, peuple à genoux, nous les suiveux de consignes, à qui vous ordonnez avec plus ou moins de délicatesse et d’humanité de nous réveiller, de réfléchir tab… comme vous évidemment…

bêêêê oui on vous entend…

vous qui nous envoyez pourtant tant de nombreux faits validant vos prétentions sans qu’on allume… vos données justifiant vos croyances qui sont évidemment plus justes et vraies que les nôtres, nous simples moutons mortels à genoux en route vers l’abattoir… nous, à cause de qui le monde sombrera dans la soumission… nous qui les laissons, EUX, les élites corrompues, arriver à leurs fins sans broncher… pendant que vous vous luttez pour notre liberté…

bêêêê oui on vous entend…

car il pleut il pleut tant de faits bergers et bergères, et pourtant nous dormons encore au gaz – à effet de serre – encore et toujours… en pleine dictature,  nous nous laissons manger le phenthex sur le dos… et le reste du corps astral…

pourtant, sur Youtube et les réseaux et les médias alternatifs, tout est pourtant si clair, les chiffres et les faits sont là, le monde court à sa perte et pourtant, nous on n’allume toujours pas… comme vous le voudriez tant… pour notre bien…

bêêêê oui on vous entend…

nous nonos citoyen(ne)s qui devraient allumer et lier les points les uns aux autres car la vérité est pourtant si évidente… là juste sous nos yeux de moutons ébahis…

bêêêê oui on vous entend…

car vous hurlez haut et fort…

mais je pense qu’on ne se comprend pas… car on s’entend si peu mais on ne s’écoute pas du tout…

bêêê non…

même si on utilise les mêmes mots, même si on réfère parfois aux mêmes sources toutes plus secondaires et douteuses les unes que les autres car personne n’a accès à LA source, sources plus ou moins fiables selon notre qualité de jugement et de discernement… mais évidemment votre jugement est plus juste que le nôtre… nous bêtes moutons…

sincèrement, ce n’est pas en insultant les autres, en les méprisant, en les infantilisant parce qu’ils et elles ne partagent pas la même vérité que vous que nous allumerons… car les moutons sont de douces bêtes et ont besoin d’amour et de compassion, vous devriez savoir ça… doux doux un coeur de mouton…

car au fond, même si chacun chacune se regroupe en son propre troupeau, nous sommes tous et toutes dans le même grand troupeau… que des sous-troupeaux en apparence… composant une seul et même grand troupeau…

et d’ailleurs, nous sommes tous et toutes le mouton de quelqu’un ou de quelque chose d’une certaine façon… même quand on fait la révolution virtuelle, on consomme les bébelles des moutons qui se pensent ptits loups…

tous et toutes des moutons qui louvoyons en cette louve vie… qui nous mangera éventuellement la laine sur le dos… car chacun chacune on tricote son chemin jusqu’à la destination finale…

tous et toutes aux prises avec de fortes émotions plus ou moins faciles à contenir, ou à poster, ces temps-ci… tous plus ou moins apeurés(e)s devant l’incertain inconnu, devant une route qui semble aller droit vers un mur d’abattoir cosmique… certain(e)s optimistes, d’autres moins… car à la base de l’existence du mouton la peur… comme du loup d’ailleurs…

mais au fond, nous faisons tous et toutes partie du même grand troupeau humain…

même si certains moutons se pensent loups et louves, tous et toutes nous hurlons à la lune, et à la une… ou sur notre mur ou fil d’actualités… et toujours à soi que l’on hurle éventuellement…

certains moutons se plaisent à blaster et à sermonner les autres moutons avec plus ou moins de délicatesse… la chicane pogne régulièrement dans le troupeau, de brebis plus ou moins égarées…

car toutes et tous nous sommes soumis à certaines lois, à certaines règles… certaines créées par l’humain, d’autres par la nature… et d’autres encore inconnues même des Dieux…

et vous aurez beau hurler et insulter haut et fort, le chemin continue de se déployer sous nos pattes et nous continuons d’avancer… vers une inconnue destination… c’est le chemin qui compte dit-on… celui-ci est surprenant…

mais vous aurez beau crier et hurler haut et fort pour tenter de réveiller le troupeau, la masse des moutons endormis, le problème est que vous dormez probablement aussi fort que nous vous aussi… en rêvant que vous êtes éveillé(e)s… tout en blastant les autres moutons…

d’un côté, les moutons conspirationnistes et fiers de l’être qui réfléchissent, de l’autre, la masse endormie et inconsciente des bêêêtes moutons et brebis… tout un zoo mes ami(e)s…

mais au fond, même seul et unique troupeau…

en route vers l’inconnu, sur une boule tourne dans le vide, sans certitude aucune… en ébulition comme jamais actuellement… la seule certitude étant notre suite commune incertaine vers l’ultime méchoui… à vos BBQ brebis égarées !

et peut-être qu’un jour, on se réveillera de ce grand rêve commun actuel qui nous semble  pourtant si réel actuellement… et qu’on bêlera d’étonnement… en restant bête devant l’évidence de la réalité si twistée ces temps-ci… à se dire que ce rêve semblait pourtant si réel… good morning gang de

finalement, je me demande vraiment où on s’en va…

ou peut-être devrais-je me demander où on est ? car qu’ici en ce moment qui existe…

je sais je sais, j’essaie encore de faire mon ptit intello…

bêêêê oui…

 

masques à deux visages

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♥♥♥ – 12/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

cette image me semble bien refléter les deux extrêmes du moment… qu’on le veuille ou non, qu’on le dise ou pas…

en gros, dans un coin du ring, la sécurité/santé publique, dans l’autre, la liberté individuelle… et plus de 50 nuances de toutes sortes de couleurs entre les deux…

dans le cadre de mon emploi temporaire de chauffeur d’autobus scolaire, je porte masque et lunettes de protection… mais deux fois par jour pour moins d’une heure à la fois, alors l’inconfort est de courte durée… les règles du jeu que j’ai choisies d’accepter… pour 6 semaines… one more to go

vraiment pas confo ce masque… surtout pas au volant, d’un autobus, avec des kids, en pleine canicule et dans le trafic… masque que je retire dès que mon dernier enfant est débarqué…

j’ai choisi aussi de porter le masque quand je vais dans un endroit public intérieur… pas tant pour moi… plus par respect pour les autres… that’s it ! pas pour faire le mouton, ni par peur non plus… simplement et principalement par respect pour les autres… pour dire tout haut : I care about you all… pour jouer le jeu de la santé et la sécurité publique… au cas où… car on en sait si peu au fond… alors je préfère jouer safe… et signifier mon soin envers les autres…

je ne considère pas nécessaire de le porter dehors, sur la rue, ni avec mes ami(e)s proches… mais on fait quand même plus attention que d’habitude…plus attention qu’avant…

la position avec laquelle je me sens à l’aise… une espèce d’entre deux acceptable… pour moi… et pour le respect des autres… pour le moment…

portant un peu le masque, j’ai beaucoup de respect et de compassion pour les gens – particulièrement les travailleurs du domaine de la santé dans son ensemble – qui doivent le porter toute la journée… car je trouve qu’ils et elles font preuve de dévouement et de caring pour les autres, et cela j’apprécie grandement et ça me touche beaucoup…  car je sais ce que c’est… généreux don de soi je trouve…

hier plusieurs intervenant(e)s de la santé – que je respecte tous et toutes beaucoup – se sont prononcés publiquement pour le port obligatoire du masque… je crois sincèrement que si je travaillais dans le réseau, cela serait également ma position… malgré l’incertitude quant à l’efficacité réelle du port du masque… les données ne sont pas totalement claires en ce sens… mais ça risque de diminuer les risques… alors why not coconut ?

d’autre part, je comprends les gens qui ont des réticences à porter le (mau) dit masque… moi-même qui ait décidé de la porter le fais en maugréant intérieurement… mais je le fais néanmoins, au cas où…

mais ce fameux masque est plus que symbolique…

le port du masque – ou son non port c’est selon – indique clairement notre position face à la situation actuelle…

je comprends très bien les spécialistes qui ne prônent ni le port du masque ni les 2 mètres pour les enfants… je peux le constater la difficulté de cette application dans mon bus et avec les flots et je suis plutôt souple en ce sens… pas applicable et pas sain pour la santé émotionnelle et psychologique des ptits bouts de choux qui ont de toute façon un système immunitaire assez performant pour combattre la bibitte… tout est question de calcul du risque…

mais tout adulte qui décide de ne pas porter le masque fait clairement un statement public… je respecte, mais j’avoue du bout de mes doigts que je trouve cette position un peu égoïste… car sommes-nous certain(e)s à 100 % que le virus est un scam ? et qu’il ne se propage pas ? pas moi en tous cas, alors je préfère jouer safe…

il me semble que les démasqué(e)s disent haut et fort, sans pourtant dire un mot, qu’ils et elles ne croient pas vraiment à cette pandémie, qu’ils et elles n’ont pas peur de pogner le virus, et qu’ils et elles s’en foutent un peu de le transmettre aux autres… grosso modo… simpliste mais en gros ça me semble résumer la situation… avec diverses nuances bien sûr…

personne n’apprécie la situation actuelle… tout le monde la subit… tout le monde a hâte que les choses redeviennent plus normales, peu importe ce que cela peut et veut dire

mais il me semble que le moins que l’on puisse faire serait de porter le masque lorsque nous sommes dans une situation de proximité avec des étrangers…

coutume pourtant très courante chez les Asiatiques qui ont beaucoup plus de facilité que nous, individualistes occidentaux vivant dans de grands espaces, à se conformer à des règles qui visent à protéger le plus grand nombre… entre autre, trait culturel et réalité socio-géographique…

quand j’entends quelqu’un dire qu’il s’en fout de transmettre le virus aux autres, il y a toujours une partie de moi qui se crispe… really ?

car peu importe comment on perçoit la situation, quelque chose rode autour et peut tuer sinon affecter du monde… combien et comment ? pas tout clair…

mais ceux et celles qui travaillent dans le milieu de la santé, eux et elles qui sont au coeur de la tempête, se dévouent pour les autres.. et si ce n’était que ça, même si on ne croit pas à la pandémie, il me semble que cela serait la moindre des choses de les soutenir en portant le masque… juste au cas… et pour leur laisser savoir qu’on les soutient, nous qui n’avons pas se taper la sale job…

la comparaison est un peu poussée et pas tout à fait juste mais néanmoins, les gens qui disent ne pas croire au virus et qui ne portent pas de masque en disant se foutre de le pogner ou de le transmettre – ou en affirmant qu’il n’y a rien à transmettre anyway – me font un peu penser aux blancs d’épiderme qui affirment que le racisme – systémique ou whatever – n’existe pas…

tout est question de perception, et varie selon le côté de la clôture où l’on se situe… car on dirait bien qu’il y a clivage depuis quelques temps… et tant qu’à moi, ce virus est pire que l’autre…

et si on écoutait, entendait et acceptait les points de vue différents du nôtre pour trouver un seuil minimal de vivre ensemble ?

penser calme

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♥♥♥ – 10/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: l’unes des leçons les plus importantes dans la vie est d’apprendre à demeurer calme… le calme est un super pouvoir… – Bruce Lee

ces temps-ci, nombreuses sont les occasions de pogner les nerfs comme on dit dans cette partie du monde… surtout si on surf sur les réseaux… en fait souvent c’est full houle sur les réseaux…

les poins de vue différents du nôtre sont nombreux et les occasions d’être irrité(e)s tout aussi nombreuses… éclairant miroir…

selon les philosophes stoïciens – que je redécouvre ces temps-ci avec grande appréciation – si quelqu’un réussit à nous provoquer, nous sommes automatiquement complice de la provocation… nous la permettons, nous lui laissons la place…

ça fait du sens non ? car à chaque fois qu’on est déclenché(e) par quelqu’un ou quelque chose d’extérieur à soi, nous sommes complices du petit ou grand dérangement intérieur

bien sûr, de nombreuses causes et choses sociales peuvent nous hérisser le poil des jambes et des bras… nous faire réagir… bon signe même d’être touché(e) par des faits sociaux injustes ou inhumains, ça prouve que nous sommes encore humain et empathique… mais de là à être profondément dérangé(e), la ligne est fine…

grosse différence entre réaction et réponse…

quel beau champs de pratique avons-nous ces temps-ci out there… car les occasions d’être déclenché(e)s sont nombreuses, constantes, never ending… qu’à se promener un peu sur les trottoirs des réseaux sociaux (dont certains segments sentent parfois les égouts) pour apercevoir des points de vue et commentaires souvent à l’extrême opposé du nôtre…

mais personnellement, je choisis de voir le monde bon, tout bonnement…

je choisis de penser que chacun et chacune fait du mieux qu’il et elle peut avec ce qu’ils et elles ont dans les mains… et la conscience… et le coeur…

bien sûr il y a des propos injurieux, de la méchanceté, de l’insulte et des propos plus que déplacés qui circulent à l’air libre… certains devraient mettre des masques sur leurs propos… car oui il y a des fraudeurs et de royaux crosseurs out there, des gens mal intentionnés, des fraudeurs, name it comme vous voulez mais au fond, ce sont eux les pires car ils doivent vivre avec eux-mêmes…

mais les magouilleurs et autres malins tentionnés sont comme les épines de la rose qui protègent en quelque sorte sa beauté… ces gens, ou choses moins belles mettent en relief la beauté du monde… car si les gens sont libres d’être bons ou mauvais, ceux et celles qui font le bien sont d’autant mis en valeur… car trop de sucré donne mal au coeur… que du facile rend le résultat meaningless…

la réelle justice en ce bas monde de répondre de nos pensées et de nos actes… le karma est instantané… même pas besoin d’attendre à la fin de notre vie… chaque chose qu’on fait ou qu’on pense se traduit directement dans le corps, et sur notre âme…

sans évacuer les propos dérangeants, on doit apprendre à garder son calme… même si cela sonne un peu simpliste…

on doit choisir ses ébats, et ses combats… car on dit que ce sur quoi on met notre attention devient notre réalité… à seulement regarder les passes croches du monde, on finit par considérer le monde comme une jungle… alors que la majorité du monde est bel et bien bon… en tous cas, autour de moi… vous aussi non ?

alors sans nier, sans faire de déni systémique ou systématique 😉 sans tout rosir et se cacher le visage, choisissons de voir le monde avec le coeur, faisons preuve de discernement et de tolérance et acceptation…

car les sources de déclenchement sont multiples, particulièrement en cette période de grande dualité sociale… car au fond, cette dualité ne fait que révéler celle qui est tapie en chacun(e) de nous… le monde extérieur est un révélateur du monde intérieur…

et alors, au lieu de sauter sur tout ce qui bouge dans nos écrans, observons ce que ça déclenche en nous car toujours en nous que ça se passe en premier lieu… et si on peut garder son calme, nous serons mieux en mesure de répondre avec justesse à ce qui nous dérange… pour éventuellement adopter des paroles et des actions plus adaptées et plus susceptibles d’être constructives…

et pour finir, un classique… toujours de circonstances…

Mon dieu (ou le nom que vous voulez si Dieu vous déclenche 😉 à regarder aussi 😉
donne-moi
la Sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
le courage de changer les choses que je peux,
et la sagesse d’en connaître la différence

 

mourir de vie, en temps et lieu

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♥♥♥ – 9/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: qu’arrive-t-il après ta mort ? plein de choses mais elles ne te concernent plus

sincèrement, je crois que le but même de l’existence est en quelque sorte d’apprendre à devenir moins concerné(e) par les multiples choses de la vie…

mourir – un peu – avant de mourir… mourir aux attentes, aux attachements, aux désirs face aux bébelles… et mettre l’emphase sur le désir ultime, soit celui d’être totalement vivant…

et pour ça il me semble qu’il faut être prêt à mourir à tout en tout temps… comme un ou une scout… toujours prêt(e)…

garder un pied dans le monde, ancré, socialement conscient, compatissant aux besoins de nos frères et soeurs…

et l’autre pied dans les cieux… up there, ou in here c’est selon et en fait la même chose… car les cieux résident en notre coeur… le coeur est le dépositaire du royaume des cieux et des dieux sur terre…

car le monde matériel n’est qu’une facette de la vie… un des deux côtés de la médaille…

ces temps-ci, comme la matérialité est dense et bouleversante, nous nous retrouvons très pris dans les choses du monde… pandémie, racisme systémique et donc quasi systématique, crise financière, réorganisation sociale et personnelle…

vivre en prenant conscience que la vie nous est prêtée, temporaire et jamais acquise… si fragile…

en fait seule la mort est acquise… elle arrivera, tôt ou tard…

et ces temps-ci, on dirait que l’odeur de la mort s’est rapprochée de nous… qu’elle arrive avant l’Halloween ou la trinité…

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sans qu’elle ne se produise nécessairement plus souvent qu’à l’habitude, le souffle de la mort parvient à notre conscience plus que jamais, soit via les stats officielles de la Covid qui nous sont rapportées quotidiennement, soit par la mort de Georges Floyd qui a été retransmise sur les réseaux et, de surcroit, provoquée par un prétendu protecteur social… à la vue de 3 de ses copains qui ont tout vu sans broncher… troublant…

oui la vie après la vie promet d’être différente et intéressante… plus dégagée, plus légère, plus libérée du corps…

mais entre-temps, nous avons la chance d’apprendre à vivre de façon plus dégagée… à plein pied dans la vie, et en même temps, un pied dans la mort… car l’une et l’autre ne sont pas séparées, elles font partie du même grand cycle de la vie…

les deux côtés de la même médaille existentielle…

et apprenons à apprivoiser la mort car pour plusieurs, la mort nous terrorise, nous fait vivre petit petit… et si on ne fait pas face à notre mort, on finit par vivre tiède, le pied sul’break, ou le break à bras toujours enclenché… épuisant… et ça finit par nous tuer anyway… mais lentement… et sûrement…

 

dé penser cash

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♥♥♥ – 8/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: les gens qui brillent de l’intérieur n’ont pas besoin d’être sous les feux de la rampe…

ce message s’adresse à celles et ceux qui shinent bien bien bright dans les CHSLD et autres lieux de vie, à l’ombre des projecteurs, depuis au moins 3 mois… au moins…

aux anges-gardien/ne/s qui ont pris soin de nos ainé(e)s depuis le début de cette pandémie et bien avant même… notamment celles et ceux qui n’ont pas – encore – la citoyenneté canadienne ou le statut d’immigré(e) reçu(e)… ou peu importe le terme exact…

premièrement, en mon nom et au nom du peuple québécois, je tiens à vous remercier… encore et encore… infiniment et indéfiniment… pour votre soin envers les gens en besoin, celles et ceux que nous nommons nos ainé(e)s mais dont on s’occupe si peu nous-mêmes les de souche… pour le risque que vous avez pris… pour le bien que vous avez fait… et que vous continuez à faire et à prendre… à si bas – trop bas – salaires… salaires de misère souvent…

et je tiens par la présente à nous excuser… et à vous demander pardon…

car lorsque j’entendais le premier ministre vanter si fièrement les nouveaux emplois flambants neufs à 50 000 $ par année (avec formation de 3 mois à 21 $ de l’heure), je me sentais mal pour vous, face à vous, vous qui avez été au poste malgré les risques depuis mars, et pour certaines depuis bien avant… avec tous les risque et les rigueurs de ce métier de l’ombre que vous avez défiés… je veux souligner votre courage… et votre don de soi… wow…

j’ai été profondément indisposé en entendant que pour certain(e)s d’entre vous, ces nouvelles jobs super bien payées ne seront pas disponibles…

j’ai trouvé déplacé de la part d’un gouvernement pressé pressé ces temps-ci  de bulldozer la démocratie pour cause de crise de tenter de recruter des gens en les attirant principalement avec des gros salaires, pendant qu’on empêche même les infirmières de prendre des vacances cet été (pas aussi longues qu’elles le voudraient du moins)…

on voulait recruter 10 000 personnes et il semble que plus de 70 000 aient postulé… alors on doit maintenant trier, filtrer, décanter… quand j’ai entendu qu’autant de personnes ont postulé, je me suis demandé où étaient ces personnes quand on en avait besoin il y a 3 mois ? quand on a requis des volontaires…

et je le répète, je ne suis pas contre les salaires plus raisonnables… mais il semble que la situation a été grossièrement mal gérée… gros manque de respect envers celles et ceux qui ont pris soin pendant le gros de la crise… et qui y sont toujours si leur santé a tenu le coup… préposé(e)s, infirmières(ers), médecins et tout le personnel dit de soutien

j’ai trouvé déplacé de mettre de l’avant les salaires pour des jobs qui requièrent principalement du coeur et de la passion pour les humains et que vous avez été des milliers à maintenir à bouts de bras pendant des mois, pendant que plusieurs parmi nous restions à la maison payé(e)s à ne rien faire…

comprenons-nous bien…

je considère que toutes les personnes qui travaillent dans le réseau de la santé, des soins  et de l’éducation ont droit à des salaires beaucoup plus élevés que ceux qu’on leur offre présentement… oui aux augmentations all the way

mais qu’on pense le système comme un système et non en offrant beaucoup plus que ce que l’on offre présentement pour seulement certains emplois pas encore existants… comme pour se dédouaner, pour se faire pardonnes nos erreurs passées… car on constate les problèmes qu’une telle approche crée en ce moment…

plusieurs démissionnent des postes qu’ils occupent déjà pour tenter leur chance à la nouvelle loto big shot préposé(e)s… comme si l’argent allait régler tous les problèmes d’un réseau bien mal en points… de service… en tentant d’aller trop vite, et en manquant de respect envers celles et ceux déjà là, on fragilise un système déjà fragilisé au max…

je considère qu’avant de recruter du nouveau monde dans les réseaux des soins, autant ceux destinés aux enfant qu’aux personnes malades et/ou âgées, on aurait dû mieux prendre soin de celles et ceux qui y sont déjà, et qui l’on tenu à bout de bras, au risque de leur santé et même de leur vie pour quelques-un(e)s… et les écouter plutôt que de décider d’en haut et par en avant…

car il faut écouter les gens sur le terrain… elles et eux qui vivent la situation au quotidien… et il faut cesser de toujours faire miroiter principalement le cash…

car le réseau de la santé et de l’éducation n’est pas une business…

c’est un réseau humain, un réseau d’humain, un réseau de ressources humaines pour prendre soin des humain(e)s qu’on doit considérer comme un tout et dans son ensemble…

merci encore à vous qui avez tenu le fort… à bout de bras et avec tout votre coeur… et votre courage… vous méritez une médaille honorifique…

et on tenterea de veiller aux gains… pécuniers pour vous…

riches de poche mais pauvres de coeur

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♥♥♥ – 7/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

quelle illustration parlante non ?

qui se vérifie souvent dans la vraie dirait-on…

moi ça me fait penser aux immigrants illégaux qui ont pris soin de nos ainé(e)s depuis 3 mois au risque de leur vie et qui sont exclu(e)s des futures embauches à 50 000 $ par année… mais que mon esprit mal tourné probablement…

un peu partout et notamment au sud de la frontière – mais pas que là évidemment – où les milliardaire$ pullulent et s’enrichissent encore davantage à chaque jour que le soleil se lève… et où le principal leader en est un digne et détestable représentant…

jadis, j’ai connu une personne qui gérait des édifices dans la grosse pomme et qui a dû se frotter et croiser le fer avec ce promoteur sans vergogne et qui nous a raconté quelques horribles histoires dignes de l’illustration ci-haut… riche de poches mais pôvre de coeur individu…

nous, simples mortel(le)s, on fantasme parfois sur la possibilité de jouir d’une totale liberté financière en s’imaginant que ces gens sont heureux à cause de leurs infinis bidous… mais comme on dit, quand on en a beaucoup, on en veut toujours plus… vicieux cercle. vicieuse spirale sans fin… un certain volet de la nature humaine…

si la terre est pour mieux tourner un jour, il devra nécessairement se passer quelque chose de majeur avec les gens qui ont beaucoup beaucoup de bidous… car eux qui ont une partie du pouvoir de changer les choses…

notamment ceux qui cachent leur argent aux paradis, mais qui ne l’emporteront pas jusque là-bas s’ils s’y rendent un jour et si un tel lieu existe après la vie…

ceux qui exploitent leurs employés et les traitent comme du bacon…

ceux qui font de la santé et de l’éducation une business…

ceux qui sont prêts à tout pour faire la piasse, notamment à abuser de notre mère à tous… jusqu’à épuisement des stocks.. et des stock markets

ceux qui considèrent leurs frères et soeurs strictement comme de la main d’oeuvre qui ne sert qu’à contribuer à remplir leur poche sans fond au plus faible coût…

les manifestations actuelles sur le racisme touchent justement à cette dynamique en ce moment… pas que le cash comme enjeu mais souvent ce cash n’est qu’un symptôme d’un rapport de forces sous-jacent qui régit l’ensemble de nos relations sociales plus manifestes…

si on peut désirer qu’ils changent, ces EUX que l’on nomme souvent ainsi ces temps-ci, n’ayons pas trop d’espoir… car les habitudes changent difficilement… et les avantages sont difficiles à perdre… et à laisser aller…

pour avoir connu quelques personnes bien nanties, j’ai pu constater que ces gens ne sont pas nécessairement plus heureux que nous… car ils ont beaucoup à perdre sur le plan financier… et ils savent fort bien qu’ils vont le perdre… éventuellement… lors de leur passage de l’autre coté du comptoir de la caisse commune…

mais rappelons-nous que peu importe la faramité de leur richesse, ces gros pleins de cash doivent vivre avec eux-mêmes… ce qui est possiblement la pire des punitions… vivre avec leur avidité, leur désir du toujours plus plus plus, leur ambition sans fin…

car lorsque ton but dans la vie est de faire le plus de cash possible et à tout prix, le miroir que tu croises le soir en te brossant les dents doit refléter une image dérangeante… à quelque part…

évidemment que tous les gens biens nantis ne sont pas tous des monstres… mais le système qu’ils dirigent doit changer et ce système ne changera pas sans eux, sans qu’ils l’initient, sans qu’ils ne le provoquent… volontairement ou pas…

comme on dit, nous sommes tous dans la même tempête mais les bateaux ne sont pas tous de qualité et de confort égaux…

alors pour le moment, cultivons nos fleurs et nos jardins et prenons soin les un(e)s des autres… du mieux que l’on peut… avec les ressources qui sont entre nos mains… pour le moment…

en évitant d’entretenir haine, rancoeur et ambition envers EUX car au fond de leurs poches, ces gens ont aussi besoin de compassion…

en gardant la foi au coeur et confiance en la vie…


pendant ce temps-là en Europe…
https://www.globalcitizen.org/fr/content/anneke-lucass-harrowing-tale-of-sex-trafficking-am/?fbclid=IwAR04IXO6KwUbGoMqRRdpKnCw2BVj5MEsS5beTlTAZVJRFyRZ1rF8KawSl0E

mots dits non dits

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♥♥♥ – 6/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

ce matin trop de mots se bousculent dans ma tête, alors je les garderai pour moi…

car je voudrais moi aussi être aimé par Alda Merini que je ne connais pourtant ni des lèvres ni des dents…

je voudrais faire partie de ces gens qui savent choisir avec soin les mots à ne pas dire…

tous ces mots en moi qui voudraient dire au monde entier ce que je vois, pense et changerait en ce monde ici-bas et autour de moi… mais que mes mots à moi après tout, que ma petite et limitée perception de ce grand monde alors les garderai pour moi…

tous ces mots à propos du racisme ambient – qu’on reconnait ou que l’on nie – car ma peau est trop blanche pour savoir, mon visage trop pâle devant tant d’horreur… ma bouche est du mauvais côté de la track pour parler de cela… mais mes yeux et oreilles grandes et ouvertes…

tous ces mots qui ont pu blesser autrui dans un passé récent ou ancien et que je ne répéterai pas ici… ces mots que je ne dirai plus jamais… de la même façon… et que je laisserai tourner en ma bouche jusqu’à ce qu’ils soient justes et bons… bene dictions…

je ne dirai ni n’écrirai ces mots car ce matin, plutôt que l’expression, je ferai impression, la bonne et la juste… la mienne… celle qui va par vagues en mon corps et âme…

je garderai tous ces mots qui voudraient exprimer ma colère et mon indignation devant l’injustice, devant la mesquinerie et l’hypocrisie… car la contenance est parfois de mise et plus digne que toute expression… résonance…

je garderai pour moi tous ces mots qui voudraient dire aux riches et puissants de ce monde combien il est disgracieux et indigne de se comporter ainsi en voulant toujours s’accaparer de plus en plus au détriment de ses semblables quand les besoins du plus grand nombre sont si grands et criants… jusque sur la place publique… et les ressources de la terre limitées… car de toute façon ils n’écouteraient pas ni n’entendraient car trop pleins d’eux-mêmes sont-ils… mais gardons l’espoir…

non, en ces temps troubles et bouillants socialement, je ne dirai pas tous ces mots destinés aux gouvernants insensibles et trop peu à l’écoute du petit monde ordinaire car trop à la remorque et à la solde des glands de ce monde…

j’éviterai d’écrire tous ces mots commentaires destinés aux gens qui méprisent les autres sur les réseaux de plus en plus asociaux… déjà assez de bruit par là-bas… j’y ajouterai plutôt mon silence…

je tairai aussi tous ces mots qui finiraient de toute façon dans les trous noirs du grand web… je les garderai plutôt en moi ce matin… afin qu’ils marinent et naviguent mes profondes mers inter rieures…

car même si les mots sont dits, souvent le silence les endort…

je les garderai pour moi aussi ces grands et ptits mots dits, dits trop souvent et n’importe comment, car de toute façon personne ne les lirait… mots inutiles… car de toute façon,  ces mots nous les partageons tous et toutes déjà en et entre nous…

nous tous et toutes qui nous nous retrouverons plus divisés que jamais en ce moment dirait-on à cause de nos idées qui divergent, quand dans les faits c’est d’union et de solidarité dont nous avons besoin…

non je ne diras pas ces mots de trop, ces mots que j’aurais pu regretter, ces mots qui de toute façon ne s’adressent toujours qu’à soi-même… car toujours à soi qu’on parle de toute façon… alors de soie doivent être nos mots… mots doux dits…

alors plutôt que de me dire ce matin, je m’écouterai, pour me sentir, pour ressentir, et pour me lier à vous tous et toutes qui ne lirez pas tous ces mots qui je ne dirai pas…

car tous ces mots que j’aurais dits, c’est au coeur de vous qu’ils auraient voulu se rendre, pour vous rejoindre, vous écouter, vous entendre…

car vous c’est moi, vous c’est toi, et moi c’est toi après tout… qu’un détour entre moi et vous… un point c’est tout et tiguidou tourlou… mots fous fous…

non ce matin j’écrirai tout bas, je crierai pour moi… j’écrirai low profile… je signerai mine basse… car du même bois que toi est taillé mon crayon, et dans le même grand aiguisoir de la vie partagée se fait-il affuté… day in day out… inspire, expire…

non ce matin je ne criera ni n’écrirai pas…

car rien à dire et tout à vivre…

j’irai plutôt écouter les oiseaux qui nous racontent cette autre vraie vie qui prend place pendant qu’on se chicane en ligne, de même que la pluie qui tombe et qui donne vie, car juste là que se cache la plus concrète des réalités ce matin, là que se reposent tous les mots de la vie et que se soignent tous les mauves de la vie…

mauve de vérité… alors j’écouterai chanter les anges…

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arrière-goût de nos propres mots

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♥♥♥ – 4/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: assure-toi de déguster tes mots avant de les cracher… – proverbe gaélien

si on  retrouve quelques perles sur les réseaux asociaux, la majorité du data nous révèle souvent le moins beau de l’humain ces temps-ci…

insultes, médisance, doutes, arrogance, découverte illuminée de complots mondiaux, recherches faites à grands coups de sites alternatifs, mépris envers ceux et celles qui pensent autrement, name it… ça sort de partout…

même le pussy grabber en chef est en train de devenir un héros pour certains…

le fiel s’injecte à grands coups de langues sales… via les doigts longs et méchants… et souvent déconnectés du coeur…

la guerre verbiale sévit sur les réseaux… et certains sont des pro verbiaux du cyberespace…

RÉVEILLEZ-VOUS nous souligne-t-on généreusement à coup de lettres majuscules…

mais peut-être vous qui dormez cher(e)s ami(e)s FB si sûr(e)s (comme dans acides) de vous-mêmes ?

alors un peu d’humilité… car qui sait quoi que ce soit avec certitude ces temps-ci ?

quand on énonce des mots blessants, sans que l’on s’en rende toujours compte ou pas, il me semble que c’est nous-même que nos mots blessent en tout premier lieu… car on ne parle qu’à soi… on n’est en relation qu’avec soi-même car personne out there…

on essaie de se convaincre soi-même avant quiconque… et pas toujours avec succès…

relations virtuelles mais conséquences pas toujours belles mais bien réelles…

les pensées et émotions négatives que nous entretenons face à ce que l’on lit sur le web ne concernent que nous… les torts que l’on attribue à autrui ne sont que les nôtres… on ne s’écrit qu’à soi-même au fond… car on ne comprend que ce que l’on veut – ou peut – bien comprendre…

nos écrans ne sont qu’un miroir plus ou moins déformant qui nous renvoie un reflet de nos zones ombragées qui ont longtemps été enfouies en nous…

alors profitons de l’occasion pour nous regarder… voir notre arrogance, nos peurs, nos jugements, nos critiques acerbes… car tout cela ne vit qu’en soi… en fait, tout d’abord en soi mais reflété par les choses apparentes qui nous atteignent via notre écran…

comme disait à peu près Ramana Maharshi, les autres n’existent pas, ce qui apparait comme extérieur à soi n’est que parties de soi… nous sommes toujours face à face avec soi…

nos mots et nos pensées sont un boomerang qui nous reviennent en pleine face, ou en plein corps, qu’on s’en rende compte ou pas…

là, la justice ultime…

alors prenons soin de nos mots dits… et pensées… et motions…

ainsi soit-il…

amen-s’en de l’introspection…