Archives pour la catégorie Brésil chronique

la soif de l’eau

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• cronica Numéro dezessette

ce n’est pas seulement celui qui a soif qui cherche l’eau…
l’eau aussi cherche celui qui a soif…. – Rûmi

retour de l’une des cérémonies les plus fortes et puissantes vécues jusqu’à maintenant dans ma désormais pas mal longue carrière d’ayahusqueros/daimiste… je me laisse trouver par l’eau…

si l’eau cherche celui qui ou celle qui a soif, l’ombre cherche aussi la lumière… pour se faire révéler, pour disparaître… et c’est ce que font ces cérémonies… oh rien de magique… rien d’autre que révéler les zones d’ombre, par des éclairs de lucidité, pour que dans notre quotidien nous puissions travailler à intégrer… et conscientiser ce qui cherche à émerger…

cérémonie très forte et marquante avec Ge Merquez et ses musiciens/chanteurs/helpers de Reino do Sol… un courant nommé Umbandaime, qui combine l’essence du Santo Daime ••• avec la musique, la danse et l’incorporation d’entités diverses – nommées Orixas – connectés aux éléments de la nature et chacune avec des qualités particulières…

très sommairement, les principaux Orixas sont :

Iémanja (ou Yémanja) : déeese des océans, qu’on fêtait justement jeudi dernier le 2 février

Xangô : orixá de la foudre, du feu, des tonnerres et de la justice

Oxum, déesse des eaux douces et des rivières et deuxième épouse de Xango

Ogum (Ogoun) : au Brésil l’orixá de la guerre, son rôle diffère de ce qu’il est chez les Yorubas (Afrique), où il est aussi l’orisha du fer, et de tous ceux qui utilisent ce métal, les forgerons d’abord, mais aussi les chasseurs, les bouchers et les agriculteurs.

Iansã, ou Oyá : Déesse du Niger, elle commande les vents et les tempêtes

Obaluaiê (Omolú) : orixá de la terre, de la santé et de la maladie. 

Oxóssi  Orixá de la chasse et des animaux, de l’abondance et de l’alimentation

Nanã (Anamburucu) : orixá la plus vieille qui régit la boue, matière première des hommes, et la mort; vénérable et saine

Oxalá (Obatalá) :dieu le plus ancien, celui qui moule et donne vie aux hommes. Il est le père de tous, l’orixá de la paix…

ici un tableau les illustrant

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je suis en apprentissage autant avec la musique et les chants du Umbanda depuis quelques années, qu’avec la tradition plus récemment… pas encore expérimenté comme telle l’incorporation… ça viendra peut-être car je me sens fortement appelé par ce courant…

en fait ici au Brésil, la tradition africaine est forte, notamment dans la région de Bahia, issue de l’immigration des esclaves africains… en fait quand vous regardez une carte du monde

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vous constatez par leurs formes que le Brésil (en jaune) et l’Afrique ont dû être attachés l’une à l’autre d’une certaine manière antérieurement… et ce lien est clair, et pas que géographique, quand on explore le Umbanda et le Candomblé (autre variante impliquant déités africaines ici en terre Brasileira)…

alors je cherchais à explorer le Umbanda et ça m’a trouvé… en me présentant à Ge Merquez en fin de soirée, il m’invitait à venir étudier avec lui à Sao Paulo si je désirais en connaître davantage, ce que je ferai sûrement dans la prochaine année… en me laissant guidé, pas mal certain que le bon moment se montrera la bout du nez en temps et lieu… une autre raison de revenir au Brésil, qui commencent à être pas mal nombreuses maintenant…

alors voilà, un autre domaine d’études ouvert, un autre chemin à marcher…

une autre ouverture à inviter des entités, des esprits à faire contact…

moi qui fait déjà partie d’un groupe de musicien et chanteurs qui explorons déjà le Umbanda depuis quelques années, cette cérémonie constitue un point marquant dans cette quête particulière… l’eau a trouvé ma soif…

à demain pour d’autres réflexions chers lecteurs/trices…

••• l’une des deux religions ayahuasquiennes ici au Brésil – l’une étant le Santo Daime qui nomme son ayahuasca Daime, qui signifie donne moi ou tu me donnes en portugais, l’autre étant Uniao do Vegetal qui nomme quant à elle le sacrement Oasca, alors qu’un troisième courant nommé Barquinha définit diverses approches hétéroclites et multiformes

Brasil é uma mulher

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• cronica Numéro seize

même si on dit LE Brésil, cette terre est si féminine à mes yeux, dans mon coeur et sous mes pieds…

j’ai toujours senti et ressenti cette terre Brasileira comme ma mère… pas pour rien que je viens de re-trouver une troisième mère – après ma Mimi, ma mère bio, morte il y a 13 ans déjà, et Amala, ma mère adoptivo décédée en juin dernier, je viens d’adopter Mama Sonia et de me faire adopter par elle en retour…

et c’est sans compter MamAmazonia qui est la mère de toutes les forêts de la terre entière… malheureusement abusée comme de nombreuses femmes sur cette terre…

mais ces temps-ci malgré ce qui circule sur et dans les médias, l’énergie féminine semble en train de retrouver sa juste place… bien sûr encore beaucoup de chemin à faire mais l’attention portée sur les divers abus subis par les femmes, le non respect de leur consentement dans les relations sexuelles et autres injustices crasses ne passent plus, ou du moins de moins en moins…

en ce sens, selon ce que je constate depuis que j’y suis, le Brésil peut nous en apprendre sur le respect porté au féminin… ici au Festival, on a notamment rencontré des femmes qui s’étaient battues pour devenir chamanes, métier traditionnellement réservé aux hommes dans certains peuples… j’ai même entendu parler d’une Église Santo Daime qui avait pour Madrinha une trans-genre !

d’ailleurs lors du dernier feitio, contrairement au premier qui fut davantage masculin, ce sont deux femmes qui dirigeaient le processus de brassage, Darshan et sa fille Mara (elle sur la photo avec son mari)…

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oh probablement plusieurs comportements machos encore bien vivants que je ne peux détecter en ce pays encore si catholique, mais de façon générale, plusieurs femmes ici semblent capables d’être totalement sensuelles tout en étant fortes et assumées…

et femmes et mers qui semblent si liées… pas pour rien probablement que les mères sont ainsi nommées…

la mer, si présente au Brésil, représente la vie, représenta la maternité…

le Brésil, une terre et une mer qui portent tant de vie… un pays qui m’enfante…

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et m’enchante… et que je chante allègrement… et naturellement en portugais…

d’ailleurs aujourd’hui, 2 février, c’est l’anniversaire de Yemanja, la déité des mers selon la tradition Umbanda…

bien sûr, une légende avec diverses variations…

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mais pas qu’une légende, elle existe pour vrai regardez :

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mais ça reste entre nous OK ?

Yemanja est une déesse issue de l’Afrique de l’Ouest – aurait-elle traversé l’Océan jusqu’ici ? – souvent illustrée comme une sirène….elle est associée à la lune, aux océans set aux mystères du féminin… traditionnellement toujours belle, elle règne les affaires domestiques et protège tout ce qui relève du féminin…

une sirène bienveillante, invoquée par les femmes dans les grossesses – c’est elle qui protège la vie au sein même de l’utérus des femmes – l’amour et la guérison…

sur le plan symbolique, il est dit que son ventre s’est ouvert et a déversé les 14 déesses Yoruba et que le déversement de ses eaux utérines a causé une grande inondation, ce qui a créé les océans et les mers.. et de son corps fut issus le premier homme et la première femme qui devinrent les parents de tous les êtres humains…

au Brésil, on célèbre Yemanja le 2 février et le 31 décembre alors qu’on lui offre fruits, fleurs et autres offrandes diverses… et elle est aussi célébrée en d’autres temps, notamment aux solstices et équinoxes…

et bien sûr, il n’y a pas que Yemanja, Rainha do mar comme symbole féminin fort ici au Brésil… mais comme aujourd’hui c’est son anniversaire, let’s drink and dance tonight…

et ça tombe bien, car c’est la fin du festival ici ce soir, avec un travail spécial Umbandaime avec Ge Merquez et Reino do Sol… parait que ça sera fort et spécial…

je vous en reparle peut-être demain, si je peux encore parler…

coração puro

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• cronica Numéro quinze

traduction : tu verras en ce monde ce que tu portes en ton propre coeur

ce matin, c’est un post d’un précieux ami FB (que je n’ai jamais rencontré de corps mais souvent  virtuellement, et avec qui je partage l’amour du Brésil, et lui d’une Brésilienne en particulier qui j’imagine l’a fait s’installer ici) qui m’a inspiré cette chronique…

en lien avec ce que je vis ces temps-ci, car je rencontre souvent certaines impuretés en mon coeur en ce voyage au fond de mon âme ici au Brésil,  mais aussi en lien avec la haine qui circule sur toutes les ondes du monde… notamment celle qui a frappé à Québec dimanche… et qui semble en révéler davantage portée dans les coeurs humains…

d’ailleurs on dirait que le coeur humain est celui qui semble pouvoir porter le plus d’amour, mais aussi le plus de peur, qui est à mes yeux davantage le contraire de l’amour que ne peut l’être la haine…

cet ami FB en question a posté quelque chose au sujet d’Atisha, une disciple de Bouddha et un maître à part entière… et ça a allumé la flamme en mon coeur…

c’est qu’Atisha a toujours été lié de près à mon coeur… comme mon nom complet de disciple reçu en 1983 de la part d’Osho (ou de l’une de ses fonctionnaires probablement car nous étions nombreux et nombreuses à refroquer à l’époque) fut Atiharsha, je me suis toujours senti près d’Atisha… j’ai d’ailleurs retranché la section Harsha de Atiharsha lorsque j’ai vécu en Europe dans les années 1980 car le Harsha sonnait trop dur lorqu’il sortait de la bouche des Allemands 😉

mais revenons à Atisha, et surtout à sa fameuse méditation du coeur… que j’ai toujours pratiqué on & off depuis 35 ans quand quelconque  motton montait en mon coeur, ou en ma tête avant qu’il ne cogne à mon coeur…

c’est que trop souvent, lorsqu’on croise douleur ou négativité, soit en soi ou en dehors, le premier réflexe et de rejeter cette énergie à l’extérieur de soi… d’ailleurs certaines techniques de méditation incitent à inspirer l’amour et le positif et à rejeter la haine, la peur et tout ce qui est négatif…

sauf que si tout le monde pratiquait cela, le monde deviendrait rapidement un grand dépotoir… peut-être ce qui arrive en fait, notamment avec les réseaux sociaux… mais cela est une autre histoire…

gross modo (technique expliqué en détails plus bas), la méditation d’Atisha invite à respirer toute la négativité – tout d’abord la personnelle, puis celle du monde entier – en son coeur et de laisser l’amour qui s’y trouve transformer cette négativité pour expirer pour soi comme pour le monde amour et compassion… une respiration à la fois…

beau non ?

car le feu du coeur a ce pouvoir ultime de transformation… y brûle en chacun une flamme qui peut tout transformer, même le pire, même le fou… et cela s’applique autant à notre propre négativité, qu’à celle qui sévit en ce bas monde… et il semble en sévir pas mal ces temps-ci…

alors voilà mon ptit motton de sagesse pour aujourd’hui inspiré de FB et de mon ami Richard…

moi, je vous laisse, je m’en vais respirer la misère du monde en mon coeur d’ati…

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La méditation du Coeur d’Atisha
Par Shakina
dans Méditations et exercices

tiré de
http://la-vie-sereine.eklablog.fr/la-meditation-du-coeur-d-atisha-a1335865

La méditation du Coeur d’Atisha

La douleur est naturelle, il faut la comprendre et elle doit être acceptée. Naturellement nous avons peur de la douleur, naturellement nous l’évitons, de ce fait de nombreuses personnes évitent le cœur et se réfugient dans la tête.

Le cœur provoque de la douleur, c’est vrai, mais seulement parce qu’il donne du plaisir; c’est pour cela qu’il donne de la douleur. La douleur est le chemin qui mène au plaisir; l’angoisse, la porte par laquelle entre l’extase.

Si l’on est conscient de cela, l’on accepte la douleur comme une bénédiction et soudainement la nature de la douleur commence à se transformer. Vous n’êtes plus en opposition avec elle et, parce que vous n’êtes plus en opposition avec elle, ce n’est plus une douleur, c’est une amie. C’est un feu qui va vous purifier, c’est unes transmutation, un processus par lequel l’ancien disparaîtra et le nouveau émergera; par lequel le mental disparaîtra et le cœur se mettra à fonctionner dans sa totalité. Alors la vie devient une bénédiction.

Essayez cette méthode d’Atisha.

Lorsque vous inspirez – écoutez attentivement, c’est une des méthodes les plus extraordinaires – lorsque vous inspirez, pensez que vous inspirez tous les malheurs de l’humanité, toute l’obscurité, toute la négativité, tout l’enfer qui existe dans le monde, vous les inspirez et les laissez être absorbés dans votre cœur.

Vous avez peut-être lu ou entendu parler des soi-disant « penseurs positifs » en occident. Ils disent juste le contraire mais ils ne savent pas ce qu’ils disent. « Lorsque vous expirez » disent-ils « rejetez tout votre malheur et votre négativité et lorsque vous inspirez, absorbez la joie, la positivité, le bonheur, la gaieté ».

La méthode d’Atisha est tout l’opposé; lorsque vous inspirez, inspirez tout le malheur et la souffrance de toute l’humanité, passée, présente et future. Lorsque vous expirez, expirez toute la joie que vous êtes; lorsque vous expirez, expirez tout le bonheur que vous êtes, toute la bénédiction qui vous emplit. Expirez, déversez-vous dans l’existence. C’est la méthode de la compassion; buvez toute la souffrance et répandez la bénédiction.

Et si vous le faites vous serez surpris; au moment où vous absorbez en vous les souffrances du monde, elles ne sont plus souffrances. Le cœur transforme immédiatement l’énergie. Le cœur est une force transformatrice, absorbez le malheur et il se transforme en félicité… et déversez-le alors autour de vous. Lorsque vous aurez appris que votre cœur est capable de cette magie, de ce miracle, vous souhaiterez l’expérimenter encore et encore.

Essayez, c’est une méthode des plus pratique, simple et elle donne des résultats immédiats. Pratiquez-la aujourd’hui et constatez.

C’est une des approches de Bouddha et de tous ses disciples et Atisha est l’un de ses disciples; dans la même tradition, dans la même lignée. Bouddha dit en permanence à ses disciples: Ihi passiko; viens et vois !

Ce sont des gens très scientifiques, le bouddhisme est la religion la plus scientifique au monde et c’est pourquoi le bouddhisme gagne chaque jour de plus en plus de terrain. Au fur et à mesure que le monde devient plus intelligent, Bouddha deviendra de plus en plus important, il en sera forcement ainsi. Au fur et à mesure que les gens s’intéressent à la science, Bouddha les attirera. Il convaincra l’esprit scientifique – parce qu’il dit: « Tout ce que je dis doit être pratiqué. Je ne vous dis pas: « croyez cela », je dis: « expérimentez-le »; Faites-en l’expérience et seulement alors, si vous le ressentez vous-même, ayez confiance en cela. Autrement il ne sert a rien de croire ».

Essayez cette merveilleuse méthode de compassion, absorbez tout le malheur et déversez toute votre joie.

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et ici, une belle histoire de coeur et de pardon en lien avec les récents événements de Québec… une preuve que la peur et la haine peuvent stimuler l’amour…

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redescendre sur terre

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• cronica Numéro quatorze

ça y est, le processus d’atterrissage est commencé… après touché les cieux, frayé dans les hautes sphères, connu l’élévation, le processus d’intégration est entamé…

l’art ici consiste à  faire en sorte que l’atterrissage ne soit pas forcé mais qu’il se déroule tout en douceur… sortir le parachute et glisser doucement de nouveau dans la vie terrestre…

car clairement ce qui a été touché par votre humble chroniqueur relève définitivement d’une autre dimension… pratiquement impossible à décrire… et pas nécessaire de la faire d’ailleurs… quoi que normal de vouloir partager de telles expériences… en tous cas naturel de vouloir en parler un peu même si impossible à transmettre en totalité… ça aide à intégrer…

toujours risqué de passer d’expériences divines, marquantes, transcendantes et saines pour l’esprit à un retour en corps, dans la matière… tellement délicat que certaines personnes choisissent de ne plus jamais oser voler de peur de ne pas savoir comment atterrir dans leur vie de nouveau…

de mon côté, j’ai toujours osé continuer à prendre de l’altitude, à flyer, quitte à atterrir parfois sur les coudes… car tout ce qui monte redescend dit-on… mais est-ce vraiment le cas ? on verra bien…

mon voyage n’est pas terminé, loin de là, il reste encore 2 semaines mais les expériences les plus potentiellement élevantes sont maintenant derrière… quoi qu’on ne sait jamais ce qui nous attend en ce bas monde qui est aussi haut…

le reste de mon voyage est plus terre à terre, consacré à l’enregistrement de mes chants… 25 dans le cadre de mon premier hinario (ensemble d’hymnes) intitulé Osho Daime, plus 10 nouveaux – et still popping – pour le nouvel hinario en cours intitulé Luz Azul qui a pris naissance il y a 2 semaines…

le travail d’enregistrement commence… nouveau pour moi qui n’a aucune expérience en la matière… une chance qu’un ange m’a été prêté…

j’aimerais enregistré une copie audio de chaque hymne afin de tout mettre en ligne, et les accompagner des paroles et de belles photos et images… gros projet qui m’aidera sûrement à atterrir justement…

et il me reste quelques cérémonies à vivre, plus la préparation de mon retour au Brésil car retour il y aura certainement… dès juin…

de retour au sein de ma nouvelle famille italienne à Sorocaba pour un autre processus de fabrication du Daime à la Sao Joao et pour entamer un processus d’évaluation d’une clinique pour toxicomanes où l’on travaille avec le Daime et le Kambo (puissante médecine tirées d’un certain type de grenouilles utilisées par certains autochtones)… l’idée étant d’importer un tel projet au Canada éventuellement, si Dieu le veut, et les dirigeants de la clinique aussi…

je sais d’avance que le retour au Canada – et à l’hiver – sera challengeant car quelques amis qui m’accompagnaient ici sont déjà de retour et me disent devoir s’adapter à la dure… comme je suis encore ici pour deux semaines, je ne m’attarderai pas tout de suite à la charrue… mais toujours bon de savoir que le retour sur terre se fera éventuellement… même si ce ne sera pas le premier, pas fou de prévenir les coups… et les coûts…

mais je reviendrai en sol canadien et québécois avec une énergie renouvelée, rafraîchie, dynamisée… et avec de nombreux projets qui feront le pont avec qui se vit ici actuellement…  car la vie n’est et ne sera plus la même après les 10 derniers jours, clairement…

à voir comment tout cela s’intégrera… intégration qui commence tout de suite… hier soir en fait avec ma première pizza et une bière en compagnie de mon amie Delfine… rien de plus groundant qu’une pizza extra formage 😉

intéressant d’apprendre à intégrer des expériences divines et transcendantes dans la terrestrialité… dans le quotidien… ramener le divin dans la corporalité, de l’extra dans l’ordinaire…

d’ailleurs la nouvelle d’une folle tuerie à Québec hier a déjà un brusque retour à la réalité avant terme… particulièrement étrange d’apprendre ça d’ici, notamment suite à une telle expérience… mais même planète malgré les sphères différentes… même gros package deal divino humain… buffet tout inclus et all you can eat.. and  digest surtout…

alors chers lecteurs/trices, j’attache ma ceinture et me prépare pour un 2 semaines d’atterrissage en douceur… et en musique…

vous m’accompagnez ?

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• cronica Numéro treize

traduction : on ne peut mesurer l’amour en temps… on mesure l’amour par la transformation… parfois les plus longues connexions sont porteuses de peu de croissance… alors que certaines des plus brèves rencontres transforment tout… le coeur ne porte pas de montre… il est éternel… il ne s’attarde pas à savoir depuis quand vous connaissez quelqu’un… il s’en fout si vous fêtez un 40 ème anniversaire s’il n’y a pas de jus dans la relation… le coeur recherche la résonance… une résonance qui l’ouvre, qui le vivifie, une résonance qui ramène à la maison… et lorsqu’il le trouve, la transformation débute… – Jeff Brown

voilà c’est fait… le coeur sonne et résonne…

un autre feitio de complété… 10 jours de cérémonies, de chants, d’introspection, de creusage en soi, de déracinement, d’élévation de l’âme, de craquage de coeur …

lors de ma première rencontre en corps avec Osho en 1983, la digue de mon coeur avait craqué… et comme une Madeleine j’avais pleuré toutes les larmes du désert de mon coeur…

ma rencontre avec Darshan est de cette nature… les mêmes larmes… peut-être est-ce toujours la même grande lame de fond, une grande larme de fond… une larme de destruction massive qui emporte tout obstacle sur son passage…

au cours des derniers jours, la même grande craque cosmique s’est réouverte en mon for intérieur… fort intérieur… mais qui ouvre sur l’infini…

mais peut-être en fait qu’elle ne s’était jamais refermée cette craque… que lentement recouverte d’une mince couche de vie et de poussière d’étoiles sans jamais vraiment se refermer complètement… car une telle fissure ne se referme jamais… craque un jour craque toujours…

ce type de fissure qui ouvre sur l’univers entier… par laquelle toute le vie entre en soi… cette sorte de craque qui laisse passer la lumière des cieux et le souffle des anges…

alors voilà mon coeur où tu en es aujourd’hui… à réouvrir sur le mystère… sur la connexion avec le plus grand que toi… avec le plus que plus grandiose… sur du plus qu’espéré, du plus qu’imaginable… de la grande vie magie-nable…

vous remarquerez peut-être que j’ai ajouté un Supino à mon nom…c’est le nom de famille de ma maman… depuis mon passage à Sorocaba, au sein de ma nouvelle famille italo-Brésilienne, où j’ai été adopté par une nouvelle Mama, mama Sonia… comme une Amazonia pour son ati gars… l’arbre a retrouvé sa forêt…

alors ce matin j’ai décidé de confirmer cette retrouvaille de souche…

je peux dire que ce voyage est marquant… il y avait un avant… et il y a désormais un maintenant…

sur ce, par ces mots qui ne peuvent rendre compte ni conte du passage actuel, je vous salue bien bas du haut de mon humilité retrouvée…

enlacer le passé

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• cronica Numéro doze

traduction : la guérison se produit quand un espace de totale ouverture enlace inconditionnellement et tendrement le passé… – John de Ruiter

ce matin, encore plein d’un espace hyper délicat ouvert hier soir en cérémonie alors que rien n’est encore bouclé et que je flotte encore dans un espace d’inconfort… espace duquel je ne peux ni ne veux me sauver ni m’échapper avant que le message ne soit compris et le processus transformé… alors soutenir cet inconfort et inviter la lumière et la légèreté…

et enlacer inconditionnellement et tendrement le passé… à la lumière de moment présent…

on court toujours le risque d’ouvrir une telle boîte de pandore lorsque l’on ingère des plantes médicinales puissantes telles que le Daime… à nos risques et périls…

on ouvre en soi un espace qu’on ne soupçonne pas, qu’on ne peut prévoir… et souvent surprise  ! car si on savait on irait probablement pas là… sauf que si on allait pas là, on ne pourrait pas l’enlacer inconditionnellement et tendrement ce cher passé qui est inscrit en chacune de nos cellules… passé incarné…

alors peu de mots ce matin, je replonge en moi pour continuer d’enlacer le passé… et puiser à la force de l’amour…

___

Love doesn’t move without it being empowered.

All of the power that you experience in resistance is the power of love separate from love, moved as hardness.

When you open in it, the hardness cracks open and all of the power that was held in it is released to where it belongs.

It’s given through your heart to your being. Love is empowered and love moves.”

– John de Ruiter

 

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10945641_10152607264322797_2097110499579004864_n.jpg• cronica Numéro onze

traduction : l’influence d’un bon enseignant ne peut jamais être effacée

et dans ce cas-ci, c’est une enseignante… eh oui encore une de plus… car pour certaines personnes, aucun enseignant est préférable… nous sommes notre propre maître right ? mais pourtant…

pour d’autre, un ou une enseignante c’est suffisant…

moi je suis pas mal guidoune côté teachers… je les collectionne… car tant à apprendre… pourquoi se limiter que je me dis…

tenez, c’est elle ma nouvelle source d’enseignement…

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Deva Darshan est son nom… une femme toute ordinaire… tellement ordinaire que super extra ordinaire…

je l’avais rencontrée il y a 6 ans lors de mon premir passage ici… le temps d’un feitio et de de quelques cérémonies… et elle ne m’avait jamais quitté depuis… et comme par hasard, quelques ami(e)s communs gravitaient autour d’elle… et à mon retour à Alto, le destin s’est déployé, tout naturellement…

et depuis 8 jours, à chaque soir, je suis chez elle et encore une fois ma vie s’en trouve transformée… et je ne dors pas de la nuit…

rien à faire, que boire… son Daime et sa sagesse… et chanter… sa sagesse à elle et celle de sa famille… car bien de cela qu’il s’agit… une famille d’âmes… retrouvée… le maillon a retrouvée une autre chaîne…

elle-même a tellement de maîtres… Osho, Mestre Irineu, Prem Baba, Mestre Francesco, Mestre Amano (ces deux derniers que je ne connais pas et pourtant, si familiers)…

car voyez-vous, ça a l’air que si on est ouverts à apprendre, les maîtres vont nous arriver…

bien sûr, tout le monde peut être un maître si on veut apprendre…

mais certains sont plus maîtres que d’autres… ce qu’ils ou elles transfèrent comme connaissance n’est pas vraiment connaissance, mais plutôt savoir…

car davantage un verbe qu’un nom le savoir… en fait, le savoir se fait toujours verbe… le savoir ne peut qu’être verbe… pas verbeux, verbe en action… la sagesse est de l’amour en action…

je me considère tellement chanceux d’avoir eu l’humilité au cours de ma vie de m’être laisser m’entourer de personnes spéciales comme Osho, Mestre Irineu, Veeresh… et maintenant Darshan… rien comme des gens qui ont marché le chemin pour nous inviter à le marcher soi-même…

cette femme est elle-même d’une telle humilité… à chaque cérémonie, elle invite quelqu’un de nouveau pour  animer la séance pendant qu’elle supervise la préparation du thé… qui est soit en passant l’enseignent ultime ici…

hier nous avons chanté les hymnes dédiés à St-François d’Assise… pure beauté…

dès que je suis arrivé ici le premier soir, j’ai pris rendez-vous avec Darshan… reconnaissance…e t par la suite, elle m’a invité à assoir à côté d’elle et m’a dit mi casa esta sua casa… aussi simple que ça… et je me sens ainsi depuis… back home… dans le coeur…

et hier soir, j’ai sorti ma guitare et je l’ai surpris… et en même temps je crois qu’elle n’était pas si surprise que ça… j’ai fait une dizaine de mes chants et tout naturellement les choses sont tombées en place… car toujours délicat de faire sa place dans un groupe déjà en mouvement ensemble depuis longtemps…

alors voilà… encore quelques semaines à graviter autour de ce Buddhafield… je ne peux même pas imaginer le reste car déjà je suis flabbergasté full pine…

rien à faire… que se laisser faire… se laisser faire faire la peau par la vie… et dire oui…

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Ainsi va la vie. Ou elle ne va pas. C’est selon.

Mais selon qui, donc ?

Cela ne fait pas de différence pour l’arbre, ce méditant immobile, ni pour le vent, cet amant qui te poursuit de ses assiduités impétueuses.

Mon ami, cesse de t’accrocher à des vétilles, des fétus de paille que le courant emportera de toute façon.

Si les choses semblent difficiles à vivre, c’est que tu es victime d’une illusion d’optique : tu résistes à ce qui est là, sans pouvoir rien y changer.

Mais tu peux changer ton regard sur les choses, et alors tu entres en liberté..

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• cronica Numéro dez

arrête de tenter de te définir, autant face à toi-même que face aux autres… tu ne mourras pas… tu vas vivre… et ne t’en fais pas avec la façon dont les autres te définissent… quand ils le font, c’est eux-mêmes qu’ils limitent, alors c’est leur problème… quand tu interagis avec les gens, ne sois pas là en jouant un rôle ou en tant que fonction, mais plutôt comme un champs de présence conscient…  tu ne peux perdre que quelque chose que tu possèdes, jamais qui tu es

tournons cette citation de bord vous voulez bien ?

arrête de tenter de définir les autres, autant face à toi-même que face à eux… ils ne mourront pas… ils vont vivre… et ne t’en fais pas avec la façon dont tu définis le autres… quand tu le fais, c’est toi-même que tu limites, alors c’est ton problème… quand  les gens interagissent avec toi, considère les non pas en tant que quelqu’un occupant un rôle ou une fonction, mais plutôt comme un champs de présence conscient…  ils ne peuvent que perdre quelque chose qu’ils possèdent, jamais qui ils sont

ça rend ça plus complet non ?

comme celle-ci d’ailleurs :

j’ai arrêté de m’expliquer quand j’ai réalisé les autres ne peuvent comprendre qu’à partir de leur niveau de perception…

14976707_1432107020194333_9103076037036429784_oj’ai arrêté de tenter de comprendre les autres quand j’ai réalisé que je ne peux que comprendre à partir de mon propre niveau de perception

The eye with which I see God is the same eye with which God sees me. My Eye and God’s eye is one eye, and one sight, and one knowledge, and one love… – Eckhart

alors mes ami(e)s, nous ne sommes pas grand-chose il faut croire… qu’un oeil… celui qui voit Dieu et celui de Dieu, qui serait le même et seul oeil… et le même regard, la même connaissance, le même amour…

cyclope la vie… qu’une fenêtre de perception, qu’un point de vue sur plus grand que soi…

rien à comprendre, rien à atteindre, que réaliser, rendre l’illusion réelle et éliminer le voile qui nous sépare du vrai…

ces jours-ci, ce voile se lève en moi et autour de moi… et du même coup, chez les autres…

et c’est l’amour, le grand, le vrai, le beau, celui qui ne concerne pas qu’une seule personne, mais en même qui commence inévitablement en soi, qui permet à ce voile de se lever…

on cherche l’illumination… mais peut-être que c’est plutôt l’élimination des limites de soi qu’il faudrait inviter dans notre vie…

je dis ça de même…

travail au noir

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• cronica Numéro Nove

traduction : si les portes de la perception étaient limpides, toute chose apparaîtrait aux humain(e)s telles qu’elles sont : infinies… – William Blake

mais pour nous le monde est fini… terminado… coulé dans la matière… concret…

et pourtant…

tellement plus qu’on pense en ce bas et haut monde… plus grand, plus insoupçonné, plus surprenant…

en fait la vie n’en finit plus de ne pas finir… si on ne fait que la laisser se déployer en soi, elle peut réellement nous surprendre… dans un sens comme dans l’autre… et comme dit mon gourou préféré, there is no extasy without agony

je sais, je sais, vous n’aimez pas entendre ça…

car vous ne voulez que le beau, le bon, le meilleur… que de l’extase…

et pourtant…

vous me direz que la souffrance n’est qu’un conditionnement aux relents cathos, qu’il ne fait pas absolument souffrir pour être belle… que l’idée qu’il faille gagner son ciel est dépassée…

mais pourtant… 

no extasy without agony mes ami(e)s… sinon, prouvez-moi le contraire…

car au fond, ni agonie, ni ecstase… que des sensations, des expériences, que de la vie qui nous passe dedans et qui ramène au fond… parfois on résiste, parfois on apprend… mas jamais n’a-t-on vraiment le choix… c’est la vie qui décide et quand c’est le temps de mettre son nez dans la boue, so be it…

en ce sens, les médecines psychoactives, dont le Daime (ayahuasca), peuvent être messy beaucoup… beaucoup messy… mais tout de même, au bout du compte, on ne peut que dire : merci beaucoup pour les enseignementset les saignements, car l’âme devra saigner un peu au cours de cette descente en soi…

car tout ce que cette spirale descendante nous montre est riche et incontournable… si on regarde, si on ouvre les yeux et qu’on voit ce qui recouvre le joyau… et pour monter, il faut pouvoir descendre… et tout ce qui monte redescend à ce que l’on dit…

car les détours pris dans ces contextes nous révèlent des choses du plus profond de soi auxquelles on ne choisirait pas nécessairement de toucher si on avait vraiment le choix… mais le choix est un concept variable…

et dans le cadre des cérémonies, on touche souvent à un inconfort plus ou moins grand, plus ou moins dérangeant… souvent plus que moins d’ailleurs… mais ici le choix n’est pas optionnel… les choses s’imposent d’elles-mêmes… et nous entraînent exactement là ou l’on doit aller…

alors on travaille dans le noir,  on zigonne en-dessous de la table… et on va au fond des choses… là où ça compte vraiment… et quand on en émerge, c’est toujours avec plus de légèreté, plus d’aisance… comme un grand soulagement…

alors osons l’inconfort… car là, en son centre, réside le confort ultime… là réside Dieu…

amen…

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Discomfort is medicine and a profound teaching if we don’t resist it. It’s the only place where true healing and growth happens. It also requires faith and trust and most of all letting go. But one of the most struggling things is for people to “go there” because real shadow work and confronting your fears (most of them unconscious) and stored trauma in the body is not a walk in the park, far from it. We can read books and quotes about it and may understand it intellectually but the work itself is painful, scary, messy and requires immense courage, but not the courage of being “tough”. It’s the courage to not resist discomfort, not escape into the head or back into your comfort zone, but to be vulnerable and feel it all in the body, for the healing only happens through the body, beyond any intellectual analysis.

That’s where the rubber hits the road when it comes to self-work and the internal alchemical fire for transmutation gets ignited through the friction of discomfort and “conscious suffering” as Gurdjieff and many other teachers have talked about, without resisting it, escaping it, nor projecting it outwardly by blaming others or your situation. It requires incredible self-ownership and responsibility for everything you feel.

The only way out is through and there IS light at the end of the tunnel as you realize on a deep embodied level (not just intellectually) that any fear you have had was just an illusion and didn’t reflect your true self, or that you have taken on stuff that is not yours to carry; that you always did the best you could at anytime of your life based on where you were at. Forgiveness for self and others plays a big part in it. That unconditional acceptance of what “is” opens the space for healing on much deeper levels.

For example, you may have intellectually realized what your “issues” are, but as long as it’s not embodied and released through your body and felt deeply within you, all you create is a mask, armor and buffers (mostly unconsciously) to avoid facing yourself, while believing you have already worked through your “stuff”.

As Gurdjieff said “you have to pay with yourself” and no one else can “pay” or do the work for you. The same goes for knowledge and information. You can “understand” things intellectually from books and writings, but you can only apply Knowledge if it’s truly embodied and hence live it, as opposed to just having a mental idea about it.

Important to keep mind is that we cannot do “self-work” on our own all the time, especially since we all have blindspots and triggers that only appear in relationship. By “relationship” I don’t mean just romantic, but our relations to everyone and everything, because relationship is all there is: how you relate to everyone and anything in your daily life, the food you eat, the streets you walk, the nature surrounding you, the situations you find yourself in, the people you meet and interact with, any “thing” you have, how you relate to yourself, etc.

It’s so easy to resist and complain in our daily lives and find fault in anything that is not the way we “like” things to be, most often based on our conditioned preferences (resulting in shadow projections), our self-importance (identification with our personality/ego) and our social/cultural conditioning that has removed us from nature and who we truly are.

However, a “healer” doesn’t heal you. A healer is someone who triggers within you, your own ability to heal yourself. Your own body knows what to do and it is always striving towards wholeness and healing (on all levels: physical, emotional, mental, spiritual) if given the space to do so. You have the power all within yourself and you are your own healer, even though we all need assistance sometimes (asking for help can be very challenging for some people) to have the space and safety to let it happen.

With regards to this Time of Transition/Bifurcation and its effect on the sovereign individual during this time and age, there are various choices most people make, consciously or unconsciously, and to varying degrees (these choices can also overlap):

You resist the planetary changes underway, and outwardly-project your own internal discomfort onto others and your situations (shadow projection), getting caught up in the trap of blaming, complaining, reactive/mechanical behavior, and victim consciousness – all of which are responses that the Matrix wants (and feeds off) while it drains your own life force and inner power.

In order to resist the discomfort, you numb yourself with distractions and addictions (anything from drugs, sex, internet, games, and TV, to co-dependent relationships, shopping, work, food, parties, sports, gossip, etc.), creating an artificial “happiness” and more masks so as to avoid feeling the internal friction and unpleasant emotions. This distraction program can also include a spiritual “opiate”: getting hooked on false light/New Age teachings which result in spiritual bypassing and over-estimating your level of embodiment and awareness; or you look for a “quick fix”, a short cut and/or “magic pill” (including psychedelics and medicine plants) which are all very common in today’s fast-food spirituality industry, and that can have detrimental effects on your inner development – making you “dream that you are awake but [you in fact] are still asleep” [Gurdjieff].

This numbing and/or fast-track approach often results in people getting caught up in head-centric living (male aspect of consciousness), trying to “go too fast”, cutting themselves off from their body and internal guidance systems (feminine aspect of consciousness), hence becoming more impressionable and suggestible to outside influences (thus losing the ability to discern between truth and lies) (also the basis for becoming/being authoritarian followers (like the belief in government, i.e. Stockholm Syndrome), especially subliminal matrix mind control programming (as well as hyperdimensional interference).

If Being (level of embodiment) is not aligned with the pursuit of Knowledge, there is no Understanding (applied/embodied knowledge, not just intellectual information). The process of awakening cannot be rushed, and you don’t get to “move on” until you learn your particular lessons (which are different for each of us); all of this is occurring from a soul perspective, which your mind/ego cannot perceive/understand – and, in fact, is afraid of …and actively resists.

The other choice to make in light of conscious soul evolution and alignment with your higher self’s purpose/’Divine Will’ is as follows:

You enter the “fire” of transmutation consciously – without resisting the resulting discomfort – via a sincere engagement with self-work/embodiment practices, seeking truth while letting everything that is in the way of reconnecting you to who you truly are (under the many masks of social/cultural programming and personality/ego identification) burn away, so as to open your heart to its connection with the Divine, i.e., your unique purpose that’s found on an embodied soul level.

This work is about transforming your “ego” into a healthy vessel (not destroying it, as some distorted religions teach) for spirit to work though you, so that you are not influenced by external suggestions or internal conditioning which may result in you exhibiting mechanical/reactive behaviors.

Non-resistance doesn’t imply that you avoid standing up for yourself, or that you remove healthy boundaries and put up with abuse. It’s about letting go of any resistance to the internal friction of evolution while still “resisting” the thought injections of the “predator mind” – those mechanical/reactive behaviors and concurrent influences, temptations and programming/mind control implants which represent attempts by the Matrix to lock your thought-waves into its frequency. Being able to establish healthy boundaries – and cultivating discernment with regards to who we surround ourselves with – is a key element of emancipation, alongside the ability to avoid falling into the trap of “blind compassion”

– Bernhard Guenther

from:
– REFLECTIONS FROM THE PERUVIAN JUNGLE – SHADOW WORK AND HEALING
https://veilofreality.com/…/reflections-from-the-peruvian-…/
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Real shadow work does not leave us intact; it is not some neat and tidy process, but rather an inherently messy one, as vital and unpredictably alive as birth. The ass it kicks is the one upon which we are sitting; the pain it brings is the pain we’ve been fleeing most of our life; the psycho emotional breakdowns it catalyzes are doors that have shown up year after year in our dreams, awaiting our entry. Real shadow work not only breaks us down, but breaks us open.”

– Robert Augusts Masters

olhos abertos

16174713_1184224441691116_1115393052930406947_nphoto via Shayam Anoda

• cronica Numéro Oito

de retour d’une autre cérémonie encore tellement ouvrante hier soir… pour les yeux, et pour le coeur…

le Daime (ayahuasca) a cette capacité très fine de nous montrer tout ce que nous ne pouvons voir à l’oeil nu… le premier, le deuxième ou le troisième…

pas toujours facile, ni plaisant, mais essentiel de regarder et voir car notre capacité de voir à frett est tellement limitée… il y a de ces choses qu’on aimerait mieux ne pas voir… ou voir venir… mais comme pourrait-on les changer autrement qu’en leur faisant face ?

cette boisson, issue originalement de l’Amazonie, et utilisée depuis des centaines d’années sinon des millénaires est un eye opener… un tire-bouchon visionnaire et existentiel…

les premières fois qu’on en fait l’expérience, nous sommes souvent séduits par ce que l’on peut voir, souvent des choses en dehors de soi… des formes spectaculaires, des animaux divers, des lumières de toutes les couleurs… comme si la plante nous séduisait pour nous convaincre de continuer à regarder quand le show intérieur va s’approfondir et gratter le fond…

mais au fur et à mesure que l’on poursuit sur ce chemin, c’est de plus en plus des parties de soi profondément enfouies que l’on commence à apercevoir, percevoir et voir… et surtout à regarder…

si on prend le courage de se mettre le nez – et parfois les doigts aussi – dans ce qui émerge et se révèle, sans filtre, à l’oeil nu et le coeur ouvert, tout devient plus clair et limpide… car aucune ombre ne peut résister à la lumière…

mais du courage cela demande…

car on aime bien voir le Dieu et le Déesse en soi… sauf que sans pouvoir aller là où ça sent moins bon et où c’est plus noir que le poêle, on ne peut vraiment apprécier le rose et le menoum menoum… car on la sent cette ombre, on la soupçonne… et on l’appréhende…

alors plutôt que de glisser et d’enfouir ce qui dépasse sous le tapis, vient un moment de son existence où l’on préfère ouvrir ses yeux pour regarder, ses deux narines pour sentir et son coeur pour guérir…

car rien comme faire face pour faire fondre…

ces jours-ci, je me suis engagé pour une séquence de 9 cérémonies d’affilée dans un petit royaume ici du haut paradis (Alto Paraïso)… engagé envers moi-même surtout car personne ne me demande quoi que ce soit…

mais j’ai trouvé une nouvelle famille – eh oui, encore une, ça fait trois au cours de ce voyage – où tout ce qui se partage est de cristal, chaque détail a sa place… ici où le translucide et le coeur domine… crystal clear… mais faut pouvoir soutenir ce regard de cristal…

et en plus, les chants sont formidables, tous mes préférés… ce qui soutient le processus d’introspection de ces parties de soi qu’on aimerait parfois ne pas voir… mais dès qu’on porte son regard sur cette ombre, elle a tendance à disparaître, du moins à s’évanescer…

alors quand ça devient difficile, presque impossible à soutenir ce que l’on voit, on chante…

s’ouvrir les yeux, mais le

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