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bonnes et nouvelles

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-SEPTIÈME

Lima, 3 h du matin, un chien me garde éveillé… c’est sa job de japper, il ne sait juste pas qu’on ne fait pas ça toute la nuit… c’est aussi ça le Pérou…

alors pour éclairer ma nuit déjà blanche, avant de partir pour l’aéroport dans quelques heures direction Miami puis Montréal, rien de mieux que de taper quelques mots… mieux que de taper le chien… qui lui tape sur mes nerfs… alors tape tape tape sur le clavier…

depuis quelques semaines, les nouvelles rapportées par les médias de masse sentent particulièrement mauvais – les nouvelles sentent mauvais ou mauvaises au juste ?… peu importe, ça pue…

meurtres en série en France, panique en Belgique, crainte d’actes de terrorisme, guerres un peu partout, mollesse commissionaire charbonnienne, crimes environnementaux au Brésil, les niaiseries de Trump à répétion… n’en jetez plus la cour est plus que pleine, elle déborde même…

même à distance, on peut se shooter du noir et du brun si on veut… mais faut pas se surprendre si la vie finit par virer cette couleur-là… et si on finit par virer vert… et le monde drabe…

car si on se veut nourrir de ça dans la vie, on a l’embarras du choix… news are a shitty business… ah ! grand bien vous en prenne si c’est de cela que vous voulez nourrir votre âme… mais moi, je n’en peux plus… that’s it I quit…

car à force de porter son regard sur ce qui cloche dans le monde, on finit par être sonné(e)… ding dong… à force de tourner nos yeux vers la marde,la vie devint une grande toilette… et moi j’en ai ras le bol.. et je flushe les mauvaises nouvelles sinon je m’y noies…

l’autre soir, trop fatigué pour jouer de la guitare mais ne pouvant dormir, et n’en pouvant plus non plus de voir FB submergé de politicailleries négatives – le brun s’est infiltré là aussi big time – je me suis tapé une dizaine de TED talks en ligne…

que de lumière, que de créativité, que de beau monde en ce bas monde… et je me disais, en regardant ce volet lumineux de la vie, cette palette de couleurs, notre réalité devient la source à laquelle on s’abreuve… alors quand on boit dan un bol de toilette… disons que notre vue s’embrouille et s’embrunit…

en regardant ces hommes et ces femmes passionné(e)s, allumé(e)s, sincères, créatifs et tives, raconter leurs histoires et présenter leurs bons coups et leurs idées lumineuses, j’allumais moi-même encore plus, ça m’allumait contagieusement… et j’avais naturellement envie de devenir meilleur… encore plus envie de continuer d’avancer vers la lumière… de faire du beau, du bon, du bien autour de moi… comme eux et elles…

personnellement, je ne veux plus savoir que les politiciens et fonctionnaires verreux s’en sortent… la vraie justice est qu’ils vivent avec eux-mêmes… instant karma disent les taoïstes… pas certain que le maire Vaillancourt jouisse tant que ça des fruits de ses passe-passes et des actions… il doit se croiser dans le miroir parfois, et se réveiller la nuit aussi…

les crosseurs de grands chemins –  et surtout de petits – peuvent bien nous siffonner quelques millions ici et là s’ils le veulent car ils le peuvent, mais ils paient de leur intégrité ces petites fraudes banales somme toute, et toutes sommes confondues…

Trump peut bien continuer à faire le pitre, je n’ai pas besoin et encore moins envie de le savoir…

j’aime mieux m’intéresser au monde ordinaire, aux petites gens qui font le bien, qui aident leur prochain(e), et qui donnent au suivant(e)…

les requins des grandes corporations peuvent bien se saigner l’âme à chercher à engranger les plus gros profits qui soient en exploitant et leurs frères et soeurs, et la nature dans laquelle ils vivent eux aussi, j’aime mieux semer du bien dans mon petit jardin autour car le vrai monde est ici, juste là…

oh, certains me diront qu’il faut absolument savoir ces choses, que c’est notre devoir de citoyens de s’informer… et qu’il faut les dénoncer… mais on sat déjà ces choses, et à qui les dénoncer ? vous voulez la job de chien qui jappe ? je vous la laisse… laisse, chien… vous la pognez ? wouf wouf… 😉

moi je vais m’occuper des bonnes nouvelles.. vous voulez être dans ma gang ?

car la vie n’est pas là-bas, la vie est juste ici… juste ici… et la vie n’est pas que noire, ou brune… la vies est multicolore, et arc-en-ciel…

et la majorité des gens que je rencontre, que ce soit au Brésil ou au Pérou dans le dernier mois, ou à Val-David où je m’en retourne à la maison, sont des gens biens, des gens de bien, des gens de coeur, qui sont la plupart du temps prêt(e)s à aider leur prochain(e).. et le suivant(e)… à la mesure de leurs moyens… des gens simples et simplement comme moi…

la grande majorité des musulmans, comme des catholiques, des juifs ou des athés, sont des gens de bien, des parents dévoués et pleins d’amour… chacun et chacune faisant du mieux qu’ils et elles peuvent…

la majorité des québécois, canadiens et américains sont prêts à recevoir des immigrants qui fuient la guerre… la majorité ouvrent leur bras et leurs coeurs…

malgré les peurs et les doutes que certains médias tentent de semer en nous… comme si le vie était sans risque… comme si la situation n’était pas urgente… en passant que de beau projets d’entraide à l’égard de ces réfugiés qui prennent forme spontanément par des gens… informons-nous de ça aussi au moins si on veut suivre les dites nouvelles… car rien de bien nouveau en monde, une grande répétions la vie, une grande pièce de théâtre…

c’est de ces gens et de ces gestes que j’ai envie de me nourrir… et non je ne suis pas cannibale…

juste envie de boire du beau et du bon, pour ensuite naturellement voir du beau et du bon…

car nous créons notre monde à partir de ce sur quoi nous portons notre regard… alors chers amis, de quoi on se nourrit ? quelle ptite vue on regarde ?

car, oui bien sûr, beaucoup de brun en ce monde, mais cette touche de brun ne devrait pas nous faire oublier le reste de l’arc-en-ciel… qui est beaucoup plus vaste, beaucoup plus lumineux…

et comme on ne peut se battre contre la noirceur, shootons de la lumière et de la beauté plein le monde…

en terminant, je vous offre cette citation d’Osho sur la question pour fermer définitivement le couvercle sur l’état de siège médiaticotrash

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EVIL SHOULD NOT BE REPORTED 

Media should not live on sensationalism. It should not exploit people’s ugly desires. They read about rape, they read about murder, they read about crime, and it is a well known psychological fact: while people are reading these things they somehow enjoy it. They also want to murder someone but they cannot. 

Reading about the murders, they become identified with the murderer.

My feeling is: if we want to change the human mind — and it is an absolute necessity —

ALL THAT IS EVIL SHOULD BE IGNORED,BECAUSE ONCE YOU REPORT IT, IT IS MAGNIFIED A MILLIONFOLD. 

A small evil — somebody kills someone – reaches to millions of people; and every day they read that somebody is being killed, somebody is raped. Slowly, slowly, it becomes clear to them that rape and murder and suicide are normal. And this idea of their being normal is dangerous. They can rape.

My feeling is that all evil should be completely ignored because it helps in no way. If somebody has murdered someone, he should be punished by the court; that is their business. But what business is it of the people to know about it — all the gory details of it?

I FEEL THAT EVIL SHOULD NOT BE REPORTED BECAUSE IT BECOMES MAGNIFIED. IT SHOULD BE COMPLETELY IGNORED. 

Legal authorities are there to take it in their hands. The function of the media is to teach people that life does not consist only of evil –there are good things also. The roses are still flowering, rivers are still singing and dancing. 

People not only rape; people still love. Millions of people love and you don’t report it. A single person rapes and you report it. Rape becomes more important than millions of people loving.

My feeling is that evil should be given to the legal authorities — that is their domain — and the media should become a university, spreading the good news,making people feel that the world is not wrong, that to do wrong is not normal,to do good is normal. And if everybody is doing good, it acquires an impetus.

BY READING GOOD THINGS EVERY DAY YOU START FEELING THAT YOU HAVE TO DO SOMETHING- YOU ARE ALSO A HUMAN BEING, and you should not lag far behind the whole humanity which is being so progressive and going forward. Right now the situation is such that it seems as though the whole humanity is criminal.

The media has to change its attitude completely. For example, there is no need to give so much importance to politicians; they should be given the fourth page, not the first page.

THE FIRST PAGE SHOULD BE GIVEN TO CREATIVE PEOPLE. THERE ARE PAINTERS, THERE ARE POETS,THERE ARE SCULPTORS, THERE ARE MUSICIANS, THERE ARE DANCERS- THERE ARE SO MANY BEAUTIFUL CREATIVE PEOPLE, AND YOU DON’T CARE ABOUT THEM,YOU IGNORE THEM.

OSHO 

The Last Testament vol.4

bilan de voyages

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-SIXIÈME

cette image m’a été autosuggérée par FB comme souvenir d’il y a quelques années… alors je coulerai avec ce choix arbitraire car cette image illustre bien mon séjour au Pérou… rencontres avec des gens des premières nations du Nord et du Sud (dont certains de la Colombie-Britannique d’où provient ce style artistique Haïda) et Amérique du Sud, région privilégiée des beija-flors…

dernière journée d’un mois de novembre sur la route… un beau à la maison à ce qu’il parait, soleil en masse à ce que disaient les amis…

bilan de voyages avec un s… comme il pourrait aussi y en avoir 3, s s s… car 3 voyages en un… 3 s comme 3 petits points… car 3 voyages en un qui ne terminera jamais…

deux semaines au Brésil deux autres au Pérou…

la première avec ma belle et les amis… toute en Cura et en musique à Ciranda, où j’étais souvent allé auparavant… où j’ai pu saluer Carioca après 5 ans d’absence… si cet endroit a déjà mon home au pays de la Samba et du Santo Daime, ce n’est plus le cas aujourd’hui… oh, j’apprécie toujours grandement la place et la beauté des lieux, mais ce sont spécifiquement les 3 jours de Cura qui m’attirent là désormais… car j’y retournerai probablement…

une deuxième semaine dans les montagnes du doigt de Dieu à Teresopolis, Ceu do Dedo de Deus, où j’avais passé une semaine marquante il y a quelques années…  pas trop loin du paradis là-haut dans ces montagnes… superbe rencontre ici…

Unknown

puis les 12 derniers jours à Takiwasi, à Tarapaoto au Pérou, où j’étais aussi passé il y 5 ans et où j’ai retrouvé le Dr Mabit qui est venu à Montréal cet automne pour quelques conférences…

d’ailleurs si ça vous dit de le connaître, il parle en deuxième partie de conférence ici filmée le 2 octobre dernier… on jasait conscience ensemble, moi en première partie, lui par la suite…

https://drive.google.com/file/d/0B73maoST10z-TEFNM1o5bzlsdE0/view?ts=564fd696

OK… retour au bilan novembrien…

riche d’ainsi participer à diverses rencontres en compagnie d’un groupe d’autochtones et de curanderos et curanderas des 5 continents… riche rencontre inter-culturelle…

alors en vrac, ici, avant de prendre l’avion cet après-midi pour une nuit de transit à Lima, et retour vers le nord et la neige tôt demain matin, quelques constats et réflexions de voyage… en vrac…

premièrement je suis clairement plus Brésil que Pérou… je me davantage à la maison dans ce grand pays diversifié que dans le second… j’y retrouve davantage un sens de la fête malgré la pauvreté ambiante…

aussi je préfère le type de cérémonies à la Santo Daime que selon la tradition des Curanderos péruviens… j’aime chanter en groupe, ensemble, dans la lumière, à faire le travail soi-même plutôt que de faire faire la job au chamane ou curandero… pas de jugement de qualité, simple question d’affinité… ce qui me conforte dans la suite des choses…

si j’avais à déménager au Brésil, très probable que je choisirais Teresopolis comme pied à terre initial… une belle église Santo Daime avec un Padrinho mélomane plein de délicatesse qui pond des hymnes formidables, une famille chaleureuse autour, de la fôret en masse, un climat de village européen montagnard… clairement, le coup de coeur de ce voyage…

puis au Pérou, des rencontres qui marquent une vie… j’y ai rencontré des gens simples et humbles, porteurs de traditions millénaires, qui malgré des atrocités vécues au fil des siècles, sont demeurés positifs et regardent vers l’avenir malgré des conditions parfois difficiles…

je ne sais pas ce que sera la suite de ces rencontres mais déjà je suis grandement reconnaissant pour la richesse que ces gens m’ont apportée..

mes coups de coeur ?

Patricia et Alicia d’une région éloignée de l’Équateur, avec qui je n’arrête pas de ricaner même si on échange peu de mots… complicités interculturelles… mes soeurs d’âme… mes ptites soeurs…

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et Sekadja, un formidable – et coloré – guérisseur ougandais… qui m’a donné envie de visiter ce pays qu’on connait peu, mal ou pas du tout… belle belle surprise…

IMG_1313 aussi rencontré pour la première fois de ma vie de vraies Aborigènes d’Australie… qui n’étaient jamais jamais sorties de chez-elles dans la brousse australienne… rencontre d’un troisième type…

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un de mes grands coups sont ces 14 femmes qui ont ouvert cette chocolaterie artisanale située dans les montagnes amazoniennes et qui ont gagné un prix international comme meilleur chocolat du monde dont je vous parlais récemment… voyez leur chant de bienvenue…

en terminant, je découvre en ce voyage ma grande soif de reliance, comme dans religion, comme inspiration divine, comme dans me sentir connecté avec plus grand que moi… j’ai une soif profonde pour le divin car le monde des humains, bine qu’il soit aussi divin, n’est pas suffisant… j’ai besoin et soif de grandiosité…

comme ce voyage est loin d’être terminé, et cela est sans parler du voyage intérieur que l’extérieur m’a fait faire, car dernier matin de colloque puis voyage à ‘aéroport et nuit à Lima avant de voler toute la journée demain, je poursuivrai sûrement ce bilan… pour un post bilan… d’un grand voyage qui n’a jamais commencerai qui ne se terminera jamais..

sioux

tous et toutes des habitant(e)s du coeur du monde

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-CINQUIÈME

traduction : un Bouddha est un Bouddha… un Krishna est un Krishna… et tu es toi… et tu n’est pas, d’aucune manière, moins que quiconque… respecte-toi… respecte ta propre voix intérieure et suis-là

et je pourrais ajouter : un autochtone est un autochtone et moi pas – ou ne sommes-nous pas tous et toutes fils et fille de la terre  ? – mais je ne suis d’aucune manière ni plus important que quiconque, ni moins… qu’unique, comme chacun(e) ‘entre nous, que différent(e) comme tous et toutes…

si vous suivez le moindrement ces chroniques, vous savez que depuis une semaine, je participe à diverses rencontres avec des représentants de divers peuples autochtones d’une quinzaine pays et l’emphase porte en gros sur leurs méthodes de guérison…

la semaine dernière, le thème de la rencontre portait davantage sur les modalités de traitement traditionnelles en lien avec la santé en général, et plus particulièrement sur la façon d’intégrer ces méthodes traditionnelles de guérison pour réduire l’abus des substances et améliorer les habitudes de vie chez ces peuples…

le thème du second colloque, celui organisé par le Conseil Interaméricain sur les peuples indigènes, (CISEI), porte sur la santé, les rituels de guérison et la vie quotidienne… aussi organisé par Takiwasi et le Dr Mabit et sa femme Rosa…

passionnant sujet, car on peut bien prendre part à toutes sortes de rituels chamaniques en vue de guérir nos traumatismes actuels et passés, mais c’est dans le quotidien que les choses se passent, que les choses se vivent…

comment on vit sa vie au jour le jour ? comment on prend soin de son corps, de soi et des gens qu’on aime ? comment on s’alimente ? comment on prend soin de son environnement immédiat et plus large ?  etc etc etc…

si j’ai choisi cette citation ce matin, c’est qu’en tant que gringo, et universitaire de surcroit, je suis souvent confronté au fait que je ne suis pas issu d’un peuple autochtone (ici au sud, le terme Indigène semble plus courant, mais personnellement j’aime bien celui des premières nations qu’on a adopté au Canada…

et je ne suis pas un guérisseur… même si j’ai été longtemps psychothérapeute, j’ai défroqué il y a quelques années, préférant m’investir dans  la musique et les cérémonies selon la tradition religieuse brésilienne où la guérison passe davantage par les chants en groupe et moins par les soins du chamane sur les personnes…

et le fait de ne pas être autochtone est parfois confrontant ici…

car même si je nous considère tous et toutes comme membres de la grande famille humaine, tous et toutes des individus à part entière, le passé parle encore… les répercussions encore vivantes et incarnées…

et ce passé porte avec lui des traces de génocides, des traces d’exploitation outrancière de certains peuples envers certains autres… j’ai d’ailleurs eu quelques bonnes conversations avec des gens ici à ce sujet…

car je ne peux nier que mes ancêtres ont agi sauvagement, je le reconnais très sincèrement…

au fil des siècles, plusieurs gestes ont été commis, gestes qui font que nous ne pouvons être fiers d’êtres des fils et des filles de colonisateurs, soient-ils anglais, français , espagnols ou portugais, principaux conquistadores historiques ici en Amérique…

symboliquement, je suis même prêt à porter une partie de la responsabilité ancestrale, assumer une partie des torts car historiquement, ces traumatismes existent encore car il sont marqué des peuples entiers… particulièrement dans les yeux, les âmes et les coeurs de ceux qui les ont subis et de leur descendants…

mais je peux et veux faire cela, mais jusque dans une certaine mesure…

car tradionnellement, en bon petit catholique québécois que je suis (ne vous méprenez pas chers et chères compatriotes, il en reste encore des traces dans nos jeans malgré la révolution tranquille ), on peut si on le veut bien porter la culpabilité du monde entier sur ses épaules, comme ce que l’on nous a dit que Jésus a fait sur sa croix pour l’humanité, mais il y a des limites à porter sa croix… Jésus a aussi fait autre chose…

personnellement, je préfère regarder nos similarités plutôt que nos différences, sans nier que nous portons tous et toutes des saveurs différentes… sans négliger que nos peaux et nos traits ne sont pas tous des mêmes teintes…

je préfère voir et comprendre  comment je peux collaborer avec les autochtones aujourd’hui… sans jouer à l’indien, sans jouer au chamane… ce sont leurs traditions…

je ne peux, qu’à mon humble mesure, contribuer au rapprochement entre nos peuples,  faire en sorte que nos travaillions ensemble dans le respect de nos différences et dans la reconnaissance de nos similarités…

et cette semaine ici va en plein en ce sens…

ceux et celles qui sommes présents ici, nous avons tous et toutes les mêmes besoins, nous voulons tous et toutes ce qui est mieux pour nos enfants et nos proches, nous voulons tous et toutes prendre soin de la terre, tous et toutes visons le bonheur pour soi, nos proches et nos communautés et éventuellement, pour le monde entier…

je me sens clairement beaucoup proches de mes frères et soeurs autochtones que des hommes et femmes d’affaires à la peau et gênes semblables aux miens, qui sont prêts à tout pour le profit maximal sans aune considération pour la terre et ses enfants…

ce matin justement, je siège sur un table ronde en compagnie de représentant et représentantes autochtones du Canada (C-B, Ontario et Québec) et des États-Unis… c’est en ce sens que je vais m’y assoir, prêt à fumer le calumet de la paix !

aho !

confiance et conscience terriennes et cosmiques

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DEUXIÈME

toujours au Pérou le chroniqueur mais ce matin je ne vous parlerai pas nécessairement de Pérou… quoi qu’un peu tout de même car le monde  ce n’est pas que le Pérou… mais c’est aussi le Pérou…

depuis une semaine, je suis ici pour deux rencontres interculturelles, la première qui s’est terminée hier… elle rassemblait une quarantaine de participants autochtones, en majorité d’une quinzaine de pays d’Amérique du Sud, mais aussi du Canada, de l’Australie et du continent Africain (Ouganda et Afrique du Sud)…

une riche salade de fruits humains… comme je l’ai illustré hier sur cette tribune…

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pendant trois jours, nous avons discuter des problèmes de santé et de consommation de substances chez les divers peuples autochtones, ainsi que des solutions possibles… malgré des situations critiques, il y a de l’espoir

en général, ce qui est ressorti de ces discussion est que les problèmes  sont complexes et divers, mais que la plupart ont été amenés par les blancs et nos corporations et notre appétit pour les ressources naturelles situés sur les territoires ancestraux de ces peuples… nos technologies et nos manières de faire ont aussi été identifiées comme sources de problèmes… pas toujours facile d’être un gringo dans le cadre de ces discussions…  mais quelques-un(e)s d’entre nous y étaient pour  faire le pont, pour entendre, pour tendre la main… surtout nous qui sommes issus du monde académique… et nous avons été accueillis avec chaleur et ouverture…

mais en parallèle de cette rencontre, puisque je suis branché, je suis aussi très au courant et préoccupé par les autres événements impliquant la France et la Belgique, qui nous aident à devenir plus conscients de ce qui se passe aussi dans les nombreux pays du Moyen-Orient…

habituellement comme ces régions sont très éloignées de nous, nous somme peu sensibles aux actes de terrorisme et autres folies humaines qui prennent place sur ces territoires… mais comme ces actes nous touchent de plus en plus près, on commence à réaliser nous aussi que ces actes ont lieu sur notre terre…

hier j’ai d’ailleurs écrit à Myriam, ma belle-soeur qui, avec sa famille, passe une année en Belgique et elle me disait qu’ils peuvent sentir concrètement les mesures de sécurité… heures écoutés du marché public, plus grande présence policière… air plus lourd qu’ils tentent de ne pas trop faire sentir aux moussaillons…

d’un côté, certains vivant dans des pays moins menacés ont peur et veulent fermer les portes de territoires qu’ils considèrent leur…comme si la terre leur appartenait… heureusement, une minorité…

et de l’autre, certains veulent ouvrir et les frontières et leurs coeurs…

même situation, différentes réactions… deux facettes de la nature humaine…

même si au Pérou, même si impliqué au coeur d’une rencontre portant sur un thème spécifique plus pointu tel que celui des problèmes et solutions en lien avec la santé et la consommation de d’alcool et de drogues chez certains peuples, je me sens profondément concerné par le sort des gens qui fuient la guerre… des gens comme eux…

12294630_10153164390307797_45764751346478996_nqui gens pourraient être vous et moi… des gens qui  fuient des actes fous… car la guerre existe et elle leur tombe la tête… bien difficile de comprendre comment la peut fait nous faire dire non à ces gens…

questionnant, confrontant et fâchant même…  difficile à comprendre… et à accepter… difficile de saisir toutes les subtilités de la situation actuelle…

pour mieux comprendre, quelques minutes de sagesse de Mooji pourraient aider… alors voici..

comme le demande l’illustration en tête de chronique, on dit que l’Univers a un plan…

la question est : nous lui fait-on confiance ? et la question se pose…

faisons-nous confiance à l’Univers ?

car parfois bien difficile de faire sens face à ce qui se passe, mais en même temps si ça se passe, on peut penser que cette situation ne peut faire autrement que de se passer… on peut bien vouloir la vie autrement, toute rose et douce, mais la vie est aussi dure et sans merci… que plus facile pour certains – nous – que pour d’autres d’extrapoler sur les causes et les raisons de tels événements et de jouer aux gérants d’estrade…

alors gratitude, appréciation, ouverte du coeur et empathie pendant qu’on apprend à faire confiance à l’univers…

oui… disons oui à nos frères et soeur qui vivent directement ces situations et accueillons-les… car la terre n’est qu’une… une nation, une famille, une terre d’accueil… malgré la violence et la peur, retrouvons notre feeling de famille… une grande famille humaine de toutes les couleurs…

toutes nations unies…

allez bon lundi, moi je pars dans quelques minutes avec ma famille multicolore du moment pour aller visiter un village isolé situé dans la jungle péruvienne… oui oui, je vais prendre des photos… et vous en parler demain…

arco iris humain

IMG_1181((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-ET-UNIÈME

alors voilà, la rencontre initiale de 3 jours est officiellement terminée… je dis initiale car une seconde se mettra en branle mercredi prochain, regroupant cette fois près de 200 intervenants en provenance de partout en Amérique du Sud… j’astique déjà mon espagnol…

après une très belle et simple cérémonie de clôture hier soir, guidée par un curandero de tradition Inca du Guatemala, parsemée de danses traditionnelles de l’Australie et du Vénézuela, et de chants en provenance de plusieurs des pays représentés par mes nouveaux ami(e)s, nous profitons aujourd’hui d’une journée de congé…

journée essentielle pour intégrer cette multitude de rencontres qui a inévitablement, pour chacun et chacune d’entre nous qui y avons pris part, élargi notre horizon…

car de prendre part à de telles rencontres, avec autant de cultures différentes de la nôtre, ne peut que nous faire voir le monde avec plus de latitude, avec plus de largeur

différentes cultures, différentes époques qui se rencontrent, qui parfois s’entrechoquent, car on n’ouvre pas de nouvelles pistes en ne coupant pas d’arbres…mais au final, plus d’empathie, de compassion, de compréhension et d’acceptation… de nos similarités, et de nos différences… rempli de gratitude pour chacune de ces personnes, et pour le Dr Mabit qui a organisé cette rencontre…

mais comme de la difficulté à décrire mon expérience ce matin… trop riche, trop de stock… comme si trop de matière nouvelle à intégrer avant de pouvoir en parler..

alors je prends la journée pour laisser mariner la vinaigrette, je prends la journée pour laisser retomber les suites de ces trois dernières si pleines journée qui vont probablement laisser une marque indélébile sur ma vision du monde pour la suite de ma vie…

alors en guise de partage pour le moment, quelques photos et je laisse les choses descendre aujourd’hui et vous reviens plus tard…

demain nous, tous les participants de la rencontre, partons en excursion dans un village éloigné dans la jungle péruvienne… j’emporte mon Ipad pour croquer quelques photos..

parlant photos, puisqu’elle valent 1000 mots chacune, en revoici une douzaine de milliers… cheese…

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mi amorinha : coming out amorosien

12243176_923178871082700_4400822276208326079_n ((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-SEPTIÈME

traduction : plus d’amour SVP (dans toutes les langues, toutes les bouches et tous les coeurs)

ce matin, ça y est… je suis bel et bien atterri au Pérou… j’y ai passé ma première nuit… dans un petit paradis tout simple tout près de Takiwasi…

mon corps y est du moins… car mon coeur est encore un peu avec ma belle… qui en ce moment doit être en train d’atterir en avion… eh oui, en train d’atterrissage…

dans quelques heures, j’ai RDV avec le Dr Mabit pour une rencontre préparatoire en vue de la rencontre avec les représentants des peuples autochtones qui début officiellement jeudi… ce qui marquera officiellement le début de cette seconde partie de voyage…

mais pour le moment, mon coeur flotte encore un peu ailleurs … car même si nous nous sommes quittés il y a quelques heures, ma belle et moi avons passé 2 semaines formidables ensemble, à chanter, à découvrir, à nous aimer, à rencontrer de nouveaux ami(e)s et membres d’une nouvelle famille en formation… à bâtir un home d’amour…

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car parfois, un home n’est pas fait de 4 murs, c’est plutôt 2 yeux et un battement de coeur

et parfois aussi,  les gens qui sont à des milliers de km peuvent nous faire sentir mieux que des gens qui sont sont tout près de nous

12238045_1103492593016392_5157464243714040032_oj’ai toujours hésité à parler d’amour, de mon amour, de mon amoure sur cette tribune… je voulais conserver privé ce domaine de ma vie, à l’abri des regards, en dehors du monde public…

mais comme parfois, il est sain de faire différent, ce matin je fais mon coming out amoureux… et je parle d’amour, je parle de mon amour pour mon amoure… j’écries d’amour… bla bla d’amor…

car comme jamais auparavant, je suis touché par une autre âme, une autre que la mienne.. je me sens aimé par le coeur et l’âme d’une autre personne… parfois plus que par moi-même je dirais… dans le regard et dans le coeur de ma belle, je me sens beau, le plus beau du monde, je me sens important… je me sens titi l’amoroso…

et cet amour de mon amoure m’aide à renforcer l’amour que je me porte à moi-même, l’amour que j’ai pour moi-même, et donc éventuellement pour le monde… eh oui, je sais bien que c’est nous qui devons nous aimer nous-même plus que quiconque, mais l’amour de mon amoure m’aide à consolider mon amour envers moi-même… propre propre mon amour… et j’apprends à aimer, à l’aimer… d’amour… et de tout mon coeur et mon corps…

on dit que dans la vie, on reçoit de l’amour et cet amour que l’on reçoit de nos parents et de notre famille, on apprend graduellement à le donner, à le redonner, à le laisser passer, le laisser couler… pour le faire grandir, pour le faire nous avaler, pour qu’il nous fasse fondre…

alors en cette aurore péruvienne, à l’aube d’une aventure encore inconnue dans laquelle je plongerai aussi à plein coeur comme dans l’amour, je vous partage cet amour qui grandit en moi… floush floush d’amour…

cet amour qui me surprend, cet amour qui me dérange même parfois car facile d’aimer – ou de penser aimer – le monde entier, mais autre chose de recevoir et de se laisser aimer autant par une autre personne, et de se laisser aimer de plus en plus… mais rien de plus précieux que de se faire déranger d’amour, de se faire tasser par l’amour……

en ces temps de morts en série, en ces temps de guerre, de méfiance et de différence, ces temps de débats d’opinion sur espaces ouverts, je nous souhaite à tous et toutes de l’amour, un peu, beaucoup, plein, des tonnes, et de plus en plus… mais amor por favor…

car quoi qu’on dise,  amor amor amor…

jusqu’à la mort l’amor, vive l’amor, vivre et mourir d’amour… à mort la haine, amor la haine… et la peur, et l’indifférence…

en guise de conclusion, un autre type d’amour… cette lettre d’un père qui a perdu sa femme vendredi dernier à Paris… touchant d’amour…

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je t’aime ma belle, je t’aime le monde… je t’aime d’amour l’amour…

 

c’est pas le Pérou

12270120_10201136800898755_2146839919_n ((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-SIXIÈME

nos 2 semaines au Brésil sont terminées… quel beau pays, quel beaux gens, quel beau peuple… après une superbe première semaine à Ciranda chez Carioca à Rio Bonito, notre deuxième semaine passée à Teresopolis fut divine… ma belle et mes amis Jim et Kerry quittent ce soir pour Montréal de Rio, alors que moi j’ai quitté dans la nait hier et poursuis ma route vers le Pérou en solo…

nous avons été reçus comme des rois et des reines par la famille de Ceu do Dedo de Deus pendant une semaine… dont on aperçoit quelques-uns des membres sur la photo…

on a pris soin de nous, on nous a gâtés et le tout a été couronné par une superbe cérémonie pour laquelle on nous a conviés à jouer samedi… Jim et moi de la guitare, Édith du clavier… et à chanter… tout au long de cette semaine, on nous a fait sentir à la maison, dans les cieux… au Brésil mais aussi plus haut… nossa familia de Teresopolis… Ceu do Dedo de Deus essa nossa familia…

chronique transit en direct de l’aéroport de Lima… 7 heures de transit avant de prendre l’avion pour Tarapoto pour rendre visite à mon ami le Dr Mabit qui a invité des représentants des premières nations du monde entier pour une rencontre historique… je vous en reparle à compter de demain…

mais avant, 7 heures à tuer, ou à créer, c’est selon… alors pourquoi ne pas se remettre à la chronique ? let’s go les mots !

l’aéroport de Lima c’est pas le Pérou… d’où le titre de cette chronique… car comme tous les autres aéroports du monde entier, aucun aéroport ne représente vraiment le pays dans lequel il est situé… tous les aéroports se ressemblent d’un certain façon même s’ils sont tous diffétents… des lieux impersonnels même si chacun a sa saveur locale particulière… impersonnels et universels…

après avoir voyagé avec ma douce pendant deux semaines, je me retrouve seul depuis quelques heures et j’avoue que sa chaleur me manque déjà… serait-ce que mon coeur s’attendrit ? mon coeur rit en tous cas…

chronique transit comme tonique est le gin… chronique passe-temps, passe-temps chronique qui m’a manqué ces deux dernières semaines à cause de connexions internet difficiles… je l’avoue, vous m’avez manqué lecteurs/trices… en anglais, on dit : I miss you, tandis qu’en français on dit: vous m’avez manquer… disons qu’on s’est manqués mutuellement les uns les autres… mais on se retrouve… coucou…

pour le moment, je vous écris d’ici, mais je ne suis nulle part… ni ici, ni ailleurs… je suis encore dans mes bagages, encore en zone franche, encore plein de mes impressions de la dernière semaine à Teresopolis.. encore sur le sommet de la montagne où était situé le petit temple sans temps où nous étions… et encore dans les bras de ma belle… qui me manquent en ce moment, ses bras et le reste du corps et du coeur… mais nous aussi on se retrouvera…

alors cette deuxième moitié du voyage me mènera à Tarapoto au Pérou… à Takiwasi… chez le Dr Mabit… pour une rencontre qui, comme je disais plus tôt, vise à rassembler des représentants des premières nations des 5 continents… pour voir comment on pourrait intégrer les méthodes de guérison et de traitement traditionnels – plantes médicinales incluses – dans les services de santé conventionnels…

j’avoue que je ne sais trop ce que je vais y faire exactement mais c’est clair que le chemin m’y mène… et que ma collaboration avec le Dr Mabit est importante pour moi… ce dernier m’a d’ailleurs demandé de préparer une brève présentation descriptive du Canada pour les autres délégations… comment décrire le Canada en 15 minutes ?  à suivre…

pour le moment, je vous écris tout en flottant dans le nowwhere de l’aéroport de Lima, dans le now et le hère de la salle d’attente de la vie qui bat à travers mon coeur, et en même temps dans le nulle part de la boule qui tourne quelque part dans l’univers…

que des étrangers autour de moi, que de l’espagnol qui joue en boucle dans mes oreilles, après avoir été submergé de portugais pendant 2 semaines… bla bla espagnol ? si si…  cours intensif en perspective…

alors ami(e)s lecteurs/trices, ce petit coucou du nulle part, de nulle part de Lima… en attendant de vous donner des nouvelles de Tarapoto… demain probablement…

hasta luego ou mañana, c’est selon…

Obrigado : quelques mots de mi voyage

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-CINQUIÈME

en sirotant un café du type de celui de gauche, je vous tape quelques mots à propos d’un voyage qui gravite principalement autour du thé de la tasse de droite…

pause de mi parcours d’un périple d’un mois en Amérique du Sud… deux semaines au Brésil, deux autres à venir au Pérou à compter de lundi prochain…

une première semaine passée à Ciranda, mon home brésilien depuis une dizaine d’années, après une pause de 5 ans… 4 nuits magiques en musique et en méditation à surfer dans les hautes sphères… en compagnie de ma belle et d’une dizaine d’amis de notre cercle du Québec…

puis cette semaine-ci, la deuxième de quatre, passée à Teresopolis, sorte de havre européen en ce Brésil si chaud et latin habituellement associé à la samba et aux plages… en campagne de ma belle, et de nos deux amis Burlingtoniens Jim et Kerry, stage de musique et de receuillement…

j’étais passé par ici il y 5 ans, j’y avais fait une petite quête de vision en cette église juchée dans les montagnes… 300 marches à gravir pour arriver au paradis… là où nous séjournons… l’église se nomme Ceu do Dedo de Deux, soit les cieux du doigt de Dieu… voici pourquoi…
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les montagnes pointent les cieux ici…

à l’époque, j’avais beaucoup apprécié le Padrinho de cette petite église juchée au sommet d’une montagne… et comme il y a quelques mois, nous avons commencé à apprendre ses hymnes, il nous a invité à coeur avec lui samedi prochain lors d’une cérémonie… notre premier gig brésilien… ce soi nous avons notre première pratique en sa compagnie…. excitant…

je passerai la deuxième partie de ce périple au Pérou chez mon ami le Dr Mabit pour quelques rencontres impliquant des guérisseurs autochtones des 5 continents… l’idée est de former un groupe de praticiens et de chercheurs pour tenter de voir comment on pourrait intégrer les méthode traditionnelles de guérison dans les services de santé pour mieux servir les gens des premier;des nations… je vous tiendrai au courant des développements en direct car j’y serai en solo… donc plus porté à bloguer…

le point central de ce double périple est l’ayahuasca, potion magique s’il en est une… potion d’éveil, potion de guérison, sérum de vérité… sur soi, sur le monde, sur les mondes…

cette potion, constituée de deux plantes et utilisée depuis des millénaires, partout autour du grand bassin amazonien, est plus connue depus quelques années… pour le meilleur et pour le pire…

alors dans le cadre des prochaines chroniques à venir, je vous en parlerai davantage.. car il est évident que de plus en plus, la vie m’amène à servir cette plante, à lui servir d’émissaire… à explorer comment, en la protégeant et en l’utilisant à des fins d’éveil et de connaissance de soi, elle peut elle-même servir à éveiller l’humanité… du moins ceux et celles qui endentent l’appel…

car pour moi, cette boisson des dieux est un drink d’éveil, un wake-up call à chaque tasse…

on s’en reparle bientôt…

1 %

12196079_1065713066773843_5067359905694339741_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-QUATRIÈME

OK moins d’un demie heure pour écrire une chronique car l’accès web est limité ici…

ici now c’est l’aéroport de NY… en transit pour la journée… 8 heures d’attente avec ma belle…

prochain arrêt ? Rio de Janeiro demain matin…

jet set non ? non… airplane mind set… toujours plaisant de passer du temps dans ces zones franches que sont les aéroports… des zones où personne ne vit, des zones où tout le monde passe, où tout le monde ne fait que passer…

parfait timing pour vivre son 1 %…

pas celui qui contrôle le monde, celui qui contrôle mon monde… tout le mien, juste le mien, que le mien… car tout ce qui se passe d’intéressant dans la vie se trouve dans cette zone du 1 %… là ou git la folie, là ou se trouve l’artifice de la vie… pleins de feux d’artifice… des couleurs, des idées folles, de l’impossible full pine

surtout un ange votre chroniqueur, en fait 99 % du temps, mais ah ! ce 1 %, une chance qu’il est là celui-là…

si certains tricoteurs de rondelles millionnaires donnent leur 110 %, moi je donne mon 1 %… en fait, c’est lui qui me prend… en fait si je me le donne, je vous le donne aussi… en fait, je vous le loue… allez loue là…

ah ce 1 %, une chance qu’on l’a celui-là… sinon la vie serait full plate…

sans ce 1 %, notre vie serait 100 % plate, aplatie, aplatissante… mais avec ce 1 % elle s’éclate, elle clafouties et elle est resplendissante…

1 % et tout devient possible… 1 % et notre coupe déborde, 1 % et tout prend de la couleur, tout devient éclaté et éclatant… capoté et capotant…

grâce à ce 1 %, toute la vie prend son sens… sans dessus dessous, sans dessous surtout car la vie se vit toute nue, toute écartelée, à fleur de peau…

1 % et tout compte alors… car la vie se vit à rebours, en comptant par en arrière, de reculons, de Z à A… lettres romaines, chiffres arabes… et patati et patata…

petit samedi 1 % dans un aéroport à NY… rien à faire d’autre que d’être, que de passer le temps qui passe plus ou moins vite… eh que le temps passe vite quand on dort… alors que lorsque l’on s’éveille, le temps disparait et n’existe plus…

grâce à 1 %, on peut tout dire, tout faire, être tout ce que l’on veut… ou ce que l’on peut sauf que lorsqu’on veut on peut… et être notre 1 %, ce 1 %, quelle joie…

mais le 1 % n’est pas n’importe lequel 1 %… il n’y a pas 99 de ce type de 1 %, ce 1% est unique, est tunique… et vous savez exactement duquel je parle, essayez pas… on se connait trop pour ça… depuis les années qu’on se fréquente ici, des centaines de milliers de mots plus tard, vous et moi nous sommes devenus la même chose, vous et moi nous sommes les mêmes choses… oui chose…

pis essayez pas de me faire des accroires…je connais bien trop bien votre 1 % car il ressemble étrangement au mien… en fait ce 1 % on le partage tous et toutes car ce 1 % est infini, et infiniment plaisant et bon… car il nous amène ici, là où tout est un peu fou fou… là où tout est un peu frou frou… comme le jupon madame…

ce 1 % nous donne la permission de faire dépasser note jupon… un homme en jupe ? hon !

alors chers 99 %, je vous ai présenté une infime partie de mon 1 %, qu’une infime partie car la partie la plus intime, elle se situe dans les 0,000001 % de mon être, et celle-là on ne la sort que plus timidement, plus intimement…

mais qui sait ?

peut-être que je dissèquerai mon 1 % suffisamment pour vous en partager quelques infimes et intimes morceaux d’infinité et d’intimité… mais la timidité nous réserve encore quelques surprises…

alors avant que mon temps ne soit écoulé, je vous salue maris et femmes…

et je vous dis : tous pour 1 %, 1 % pour tous et toutes…

amen zen des 1 %…

ayayaille et beubye

12187662_10153225673587816_5952167569388945241_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-TROISIÈME

traduction : l’ayahuasca elle est la mère de toutes les médecines… c’est un outil pour aider à vous retrouver, à vous connaître, en détruisant l’image de qui vous pensez être… et en illuminant la vérité… la connaissance de ce que vous pouvez acquérir en ingérant l’ayahuasca n’est transmis par le grand serpent cosmique ou d’une source à l’extérieur de vous-même… elle est un voyage intérieur, là où seuls l’amour et la foi peuvent vous guider… – Don Juanito

that’s it, votre chroniqueur is presque on the go again

en train de nettoyer et préparer la maison pour mes ami(e)s qui vont l’occuper pendant cette nouvelle aventure de tintin… tiens tiens, encore vers l’Amérique du Sud… ensuite les bagages et ma belle qui me ramasse pour qu’on aille dormir à l’hotel et demain, on s’envole pour de nouvelles aventures au pays de l’ayahuasca et de la musique…

un mois de novembre de pèlerinage en Amérique du Sud… deux semaines de musique au Brésil, et deux autres au Pérou, pour une rencontre sur les médecines traditionnelles autochtones et les plantes médicinales chez le Dr Mabit à Takiwasi…

alors encore de l’inconnu, encore des découvertes… mais pas tant extérieures qu’intérieures ces découvertes… car on ne fait que toujours découvrir et re découvrir ce qui couvre et recouvre notre propre âme… que ressortir son âme de dessous les couvertes… la rallumer, illuminer, lui faire prendre l’air à this little soul of ours

et l’ayahuasca est l’un des outils privilégiés en terme de révélation et de découverte de l’âme… pour moi du moins… depuis quelques années déjà…

pas le seul outil de découverte bien sûr, pas nécessairement le plus adapté pour tous… on dit que l’ayahusca est pour tout le monde mais que tout le monde n’est pas pour l’ayahuasca… moi je suis pour… et elle, elle me guide drôlement bien vers moi-même… je dis elle car l’ayahuasca est clairement une «une»… on la dit la mère de toutes les plantes, de toutes les médecines…

pas nécessairement le meilleur outil pour tout le monde, ni le seul, mais certainement l’un des bons, l’un des plus directs, efficaces et vrais pour moi…

mais cette plante – ces plantes en fait car elle sont au moins deux pour cette concoction – n’est pas une potion magique… si elle montre le chemin c’est nous qui devons le marcher…

et l’amour et la foi sont en fait les deux guides principaux sur ce chemin de découverte qu’est l’ayahuasca… car à chaque tasse, on boit l’inconnu… à chaque tasse, on s’ouvre à des surprises… ou pas… impossible de dire… impossible de prédire… qu’à vivre et voir… et à ouvrir ses yeux, et son coeur, et son âme…

alors chers lecteurs trices, je vous salues bien bas et vous enverrai quelques bribes chroniques de là-bas, down under l’équateur…

objectif Rio demain donc, pour une semaine à Ciranda – et la Cura – chez mon ami et mentor maestro Carioca… ensuite une autre semaine chez un autre maestro musical qu’est Ze Ricardo… de la tradition Santo Daime… je vous en reparle..

alors bon halloween et on se reparle bientôt…

bon novembre… bon mois de la moustache…