Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

semis de bons mots

♥♥♥ – 26/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: avant de parler, pensez-y: est-ce vrai ? est-ce aidant ? est-ce inspirant ? est-ce nécessaire ? est-ce bienveillant ?

évidemment qu’on ne peut traduire le THINK de la formule ci-haut qui constitue le coeur du jeu de mots ci-dessus…

et on devrait étirer cette suggestion à écrire et non seulement parler car la plupart des échanges verbaux se font par écrit ces temps-ci… et par mots écrits qui relèvent parfois du cri… cris écrits… paroles pensées, dites, écrites, énoncées… paroles et cris…

mais les questions posées demeurent justes, et un des grands défis de ma vie personnelle… comme de celle de plusieurs d’entre vous j’imagine…

car on a souvent la mauvaise habitude de parler négativement des autres ou des choses du monde… on a souvent la parole blâmante non ? et le blâme facile…

en ce sens on revient aux Pierre et Paul d’hier: ce que dit Pierre de Paul en dit davantage au sujet de Pierre que de Paul

car en effet, comment on parle du monde en dit davantage au sujet de nous-même qu’à-propos de ce que l’on parle de

même ce que l’on choisit de parler de parle de nous-même plus que de la façon qu’on en parle…

ce sur quoi on choisit de porter notre regard détermine en partie notre monde, car nous qui le créons – en partie du moins – ce dit monde…

si on ne cherche que les faits qui soutiennent notre version du monde comme on le conçoit, on risque de les trouver et de consolider encore davantage cette version du monde… mais qu’une version du monde… multi-mondes…

mais peu importe ce que l’on dit ou pense du monde, comment on en parle nous révèle nous-même à nous-même… et au monde…

quand je parle du monde, et le décrit, peu importe ce que je dis: est-ce vrai ? est-ce aidant ? est-ce inspirant ? est-ce nécessaire ? est-ce bienveillant ?

pour ce qui est de la vérité de nos propos, ces temps-ci bien difficile de savoir en toute certitude… car les sources sont nombreuses, variées et souvent contradictoires… et qui sait quoi que ce soit avec certitude ? comme l’impression que nous devons apprendre à vivre dans un monde divisé… au moins en deux, sinon en beaucoup plus… respect des différences et acceptation d’une diversité… et cultiver le doute…

quand je parle, est-ce aidant et inspirant ? poser la question n’y répond pas automatiquement… alors introspection et questionnement requis…

plus difficile de déterminer s’il est nécessaire de dire ce que l’on dit… car la plupart des choses qu’on dit généralement ne sont pas essentiels ni même absolument nécessaires… d’ailleurs, le silence serait souvent davantage de mise que les paroles dans bine des cas…

mais on a une bouche qui parle et on doit bien s’en servir pour communiquer, particulièrement quand on vit et interagit avec des gens… toute est dans le dosage, et la qualité comme le suggère ce meme

toutefois, parfois, même des paroles qui semblent dures ont comme objectif le bien du plus grand nombre… car parfois faut ce qu’il faut…

ces temps-ci toutefois, plusieurs des mots publiés publiquement sont durs et déchirants… parfois difficile de soutenir toute cette friction sociale… si on décrit parfois ces échanges de mots comme un sport de contact, ceux-ci relèvent davantage de la boxe que du ping-pong…

parfois utile de se tourner la langue plusieurs fois dans sa bouche avant de taper nos mots de nos doigts sur notre clavier… et sur les autres…

quant au dernier point, la bienveillance, elle me semble représenter le point crucial de cette affirmation… est-ce que mes paroles sous-tendent le bien du plus grand nombre… est-ce que mes paroles vont dans le meilleur pour le monde ?

me semble que ça devrait, du moins la plupart du temps… et de plus en plus…

mais à chacun chacune de voir pour soi-même…

let’s THINK about it

et semons de bonnes paroles, soyons généreux de nos bons mots, car il sont bene dictions…

Pierre, gens, Paul

♥♥♥ – 25/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

sans parler de Pierrette et de Paulette…

en fait, tout ce que l’on dit sur les autres, des autres, ce que l’on dit à-propos d’eux et elles en dit toujours plus sur nous que sur eux et elles…

comme on disait ici hier justement, tout ce qui nous fait réagir chez les autres nous concerne davantage nous-mêmes qu’eux/elles…

en fait comme le disait Ramana, les autres n’existent pas alors que soi, toujours que soi…

Betty disait quant à elle : on ne rêve que de soi…

différentes formules, même réalité de soi-même qu’est le monde…

si certaines personnes nous font fortement réagir, à nous de regarder ce qui monte et comment nous répondrons…

évidemment, nous ne sommes pas obligé(e)s de nous placer dans des situations qui nous font réagir constamment… on peut choisir son environnement immédiat…

mais parfois ça arrive de se retrouver dans des climats qui nous heurtent et nous dérangent… ce monde est tellement diversifié qu’il est inévitable de rencontrer de la différence, de la négativité, si ce n’est de l’opposition…

mais on peut aussi tenter – autant que possible mais avec des limites évidentes – de créer son monde comme on le conçoit et l’imagine, comme on le désire et le voudrait se voir déployer… autant que possible…

mais clairement, pas automatique que le monde sera comme on le veut simplement parce qu’on le veut ainsi… ce monde out there nous fera réagir, nous brassera, nous bouleversera même parfois…

car nous sommes des bibittes sociales – à divers degrés – et nos rencontres avec les autres peuvent servir à nous déranger ou à nous permettre de nous définir… et nous redéfinir… car ainsi que semble fonctionner la vie… elle place parfois des gens sur notre route pour nous aider à grandir… ou à mettre nos limites… ou à ouvrir son coeur encore plus grand… et à repousser nos limites d’impatience et de tolérance…

car rien comme quelqu’un qui nous tombe sur les nerfs pour nous permettre d’acquérir patience et empathie, tout en maintenant nos positions fondamentales…

et si certaines personnes sont sur notre route et nous dérangent, ce qui nous permet de développer notre patience et notre tolérance envers les autres – qui n’est probablement que notre patience et tolérance envers nous-même de toute façon – d’autres s’y retrouvent plus positivement pour nous aider à ouvrir notre coeur et à dire oui à l’amour…

bonne journée Pierres, Pierrettes, Pauls, et Paulettes de par le monde

punching med

♥♥♥ – 24/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: méditez, parce qu’il est criminel de frapper les gens au visage

je l’aime celle-là, que mon amie Marika m’a envoyée… épicée comme je les aime…

car tant de personnes dans ce monde qui peuvent nous faire réagir… surtout ces temps-ci… pandémie de négativité… contaminante…

nous qui vivons dans un monde clivé, un monde d’opinions exprimées à tous bouts d’écrans sans toujours être accompagnées de réflexion posée ou de faits concrets… beaucoup de gros n’importe quoi…

un monde superficiel, une monde de liberté d’expression pitchée et garrochée à tous vents… sans toujours la responsabilité ni la réflexion qui devraient toujours l’accompagner…

un peu pour ça que j’ai décidé de prendre une pause de FB… tanné de voir r’voler les jugements de tous et chacun… pollution visuelle et intellectuelle…

envie de me ré approprier mon propre regard sur moi-même, sans interférence… envie de contempler la nature, la faune, le calme…

même si évidemment toujours que nos propres réactions que l’on voit, sent et ressent à la vue des mots des autres, ces mots déclencheurs qui nous font bondir hors de notre poste d’observation interne… là où réside notre âme… où elle devrait résider du moins…

car on peut bien vouloir changer le monde entier, haïr Trump tant qu’on veut, trouver que le monde a pas de bon sens et qu’il s’en va nulle part, que certains sont entrain de nous comploter la patente, pas grand chose qu’on peut faire en ce sens… autre que tout d’abord prendre acte du monde tel qu’il est et regarder ce que ça fait monter en soi… car toujours un bouton qui déclenche du stock à l’interne le monde extérieur…

comme disait Osho, grosse différence entre réaction et réponse, entre réagir et répondre… la réaction est la première impulsion qui monte à la vue ou à l’écoute de quelque chose d’extérieur qui nous dérange, alors que la réponse est ce que l’on fera de cette réaction initiale…

et si quelqu’un nous inspire l’impulsivité d’un bon gros punch in the face, certain que c’est quelque chose à regarder en soi tout d’abord…

et en même temps, personne n’est obligé de se confronter à du stock à puncher sans arrêt… on peut choisir notre environnement… on peut choisir de s’entourer de beauté, de paix, et de calme… pas obligé d’avoir la face à Trump et ses grossièrretés verbales dans son champs de vision…

parfois on se retrouve coincés dans des situations confrontantes sans qu’on puisse s’en sortir, et parfois on peut changer les choses…

mais aucun coup de poing, même s’il fait du bien sur le coup justement, ne réglera jamais aucune situation… mais si certain(e)s auraient besoin d’un bon coup de pied au cul once in a while

alors il nous reste toujours la méditation… et viser la neutralité, l’équanimité, l’observation… pas nécessairement une fin en soi, mais un chemin à parcourir…

et comme on dit, chacun(e)s ses combats… car de toute façon, ce qui a le plus d’un punch dans la vie sont nos croyances, nos jugements et nos préjugés réactifs…
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texte tiré su site web des Stoïcs…

Les gens vont vous faire suer en cette vie. C’est une évidence. Vous serez coupé(e) sur l’autoroute. On vous parlera brutalement. Vous serez époustouflé(e). Quelqu’un laissera tomber la balle. Le bébé hurlant de quelqu’un vous empêchera de dormir toute la nuit dans un avion.

Mais avant de vous fâcher, vous devez vous arrêter. Parce qu’il y a peut-être quelque chose que vous ne savez pas tout à fait sur la situation. Pensez à Brandon Matthews, qui était sur le point d’entrer en contact sur un putt qui aurait pu lui assurer une place dans le championnat PGA Open, lorsqu’un spectateur a crié. Matthews leva les mains avec incrédulité. L’interruption lui a coûté le tournoi.

Il s’avère que l’homme d’âge moyen qui avait crié était atteint du syndrome de Down. En fait, il était tellement fan de Matthews qu’il ne pouvait pas contenir son excitation pour lui. « J’étais frustré au début », a déclaré Matthews après, « parce que je ne comprenais pas toutes les circonstances derrière cela. Mais une fois que je l’ai fait, c’était une situation assez facile à gérer pour moi. » Il s’est dirigé vers ce fan et lui a donné sa balle de golf et un câlin.

«Tant que vous ne connaissez pas leurs raisons», a dit un jour Épictète, «comment savoir s’ils ont mal agi?» Ce crétin qui vous a coupé la route sur l’autoroute. Et s’il se rend à l’hôpital en vitesse? Ce bébé qui pleure pourrait être malade ou avoir deux parents aussi épuisés que vous. La personne qui a parlé grossièrement est peut-être mourante, elle a peut-être le cœur brisé.

Les stoïciens nous rappellent d’être empathiques. Presque personne ne fait de mal exprès, a déclaré Socrate. Peut-être qu’ils ne savent pas mieux. Peut-être, comme l’a dit Marcus, qu’ils ne connaissent pas la différence entre le bien et le mal. C’est pourquoi nous devons nous arrêter avant de nous mettre en colère. Nous devons réfléchir à leurs raisons, à ce qui se passe avec eux.

Il est normal que vous ayez du mal à contrôler vos jugements instantanés et vos réactions émotionnelles. Le mot utilisé par Epictète était phantasiai, qui apparaît plus de deux cents fois dans ses Discours. Mais ce qui compte, c’est ce que vous faites après que cela s’estompe – ce que nous faisons ensuite. C’est ce que Brandon Matthews a fait – il s’est arrêté, il a réfléchi à la situation, puis il est allé faire quelque chose de touchant et de gentil.

Et à ce moment-là, il était aussi grand athlète que jamais, réalisant un exploit bien plus impressionnant que de couler ce putt. C’est pourquoi les officiels du tournoi de l’Arnold Palmer Invitational ont offert à Matthews une place dans le peloton de 120 joueurs – son premier événement du PGA Tour.

regratitude


♥♥♥ – 23/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

parfois dans la vie, certaines portes s’ouvrent subitement… de façon surprenante, innatendue…

que ce soit par amour, par intérêt professionnel ou artistique, la vie nous bouscule parfois et nous incite à bouger vite et fort… faisant peur à notre tête et à toute logique restante… mais parfois c’est le coeur qu’il faut suivre…

d’autre part, on dit aussi que dans la vie, il est bien inutile d’avoir des regrets… que ce soit d’avoir trop essayé, ou pas assez… mais parfois la vie se passe ailleurs, la vie décide pour nous de nous faire des offres, qu’on peut accepter ou refuser… ou pas…

j’ai déjà lu le témoignage d’une personne qui célébrait ses 100 ans et qui disait que si elle avait su, elle aurait risquer davantage dans sa vie… qu’elle aurait utilisé sa vaisselle de Noël plus souvent, qu’elle aurait porté ses plus belles robes juste pour les petites occasions… et autres grandes vérités du genre…

ces temps-ci, avec l’incertitude ambiante, autant covodienne qu’environnemenale, il me semble que les temps sont mûrs pour bouger vite et fort… en suivant son coeur… d’aller pour ses passions, de suivre ses envies profondes, de réaliser ses rêves car le temps n’est plus ce qu’il était… ce temps qui se conjugue moins au futur conditionnel qu’au présent actuel… alors que le passé est passé date et ne reviendra pas… et de toute façon toujours plus qu’imparfait le passé…

regretter d’avoir osé ou pas, faux débat il me semble… mais il me semble aussi que si on suit son coeur, on ne peut regretter quoi que ce soit… et même si il semble qu’on a fait une erreur, on dit qu’on en aura toujours appris quelque chose…

en regardant ma vie passée, celle-ci du moins car les autres ne sont que vagues souvenirs, impossible de regretter en effet… car quelle vie pleine d’inattendu, de surprises, de folles aventures qui demeurent encore de beaux souvenirs de vie…

les aventures les plus folles sont celles qui auront été les plus riches… comme l’impression que sur le lit de notre mort de corps, ce sont celles-là qui nous divertiront le plus, nous procurant bonheur et fierté d’avoir suivi son coeur…

comme l’impression aussi que ce n’est que la tête qui peut regretter, que le coeur ne peut connaître le regret… comme si le coeur ne peut vivre que dans le présent, dans l’intensité du temps qui ne passe jamais vraiment… infinité éternelle autant qu’actuelle…

alors que la tête, la tête…

alors le secret de la vie serait-il par hasard de troquer le verbe regretter pour la gratitude…

gratitude d’avoir suivi ses élans, peu importe où ils nous ont mené…

gratitude d’avoir risquer, d’avoir suivi son coeur au détriment de sa tête…

gratitude d’avoir vécu sa vie dans sa totalité, avec un brin de folie…

alors bye bye regrets et welcome gratitude…

encore et encore…

gratitude et regratitude à l’infini…

FB ou pas ? la question se pose, se repose, se dépose

♥♥♥ – 22/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

depuis la mi-juillet, j’ai décroché de FB… j’ai continué à pondre mes chroniques ici sur ce blog mais sans les lier à FB… j’écris ici, en cachette, juste à toi, à vous…

j’étais juste tanné d’être exposé à du négatif, des échanges d’opinions stériles, du manque de respect r’volant de droite à gauche, du mépris généralisé, des altercations virtuelles à conséquences bien réelles… tanné d’être confronté à des propos disgracieux… et à des obstinations sans fins, et sans issue…

je suis peu réseaux sociaux en général, FB étant mon seul vice virtuel… ben oui, je suis un semi vieux (parait que les plus jeunes sont davantage sur Instagram ou whatever)… façon minimale de rester connecté avec les ami(e)s de par le monde… quand même précieux de maintenir une connection minimale avec les ami(e)s de notre vie…

mais hier, sur un coup de tête, je suis allé changer ma photo de profil, pour y poster celle de ma maison que je trouve vraiment belle… vous vous l’avez vue en primeur ici…

suis allé sur mon profil FB mais sans scroller down… suis allé juste tremper un orteil dans l’océan virtuel… juste pour faire un ptit coucou au monde et leur montrer ma amison… pas assez pour y goûter vraiment… et pas certain si j’en veux plusplus comme dans plus du tout ou plus comme dans plusss, encore, more more more

ai fait une petite rechute de rien du tout… à l’image d’un alcoolique qui aurait pris une couple de gorgées, ou un junkie qui se serait fait un ptit shoot, juste un, juste ptit… ou encore comme un fumeur qui en aurait pris une couple de puffs en cachette… en cachette, mais publiquement, aux yeux de tous… mes ami(e)s du moins…

comme Humpty Dumpty, je suis encore assis sur le bord du mur, à me demander si j’y retourne ou pas sur ce réseau brasseur de toutes sortes d’affaires vraiment pas toutes belles et vendeur de toutes sortes de bébelles…

si je retourne jouer dans le trafic ou si je continue plutôt à me garder moi-même à l’abri du monde extérieur… si je garde cette fenêtre fermée… ou si je la rouvre de nouveau… pas de gros craving… juste une curiosité… pas question de vie ou de mort ici…

ne m’en suis pas vraiment ennuyé cet été, bien occupé à jouer dehors et à réparer le home avec les boys… à écouter les oiseaux et leus chants mélodieux et à jouer musique aux bois et à résonner musette… dring dring, wow wow… à regarder passer, de mon balcon, le temps qui passe sur moi et mon balcon que je suis à refaire justement car le temps passe fort parfois sur un homme et son balcon…

si, jadis, j’ai en général pas mal toujours apprécié FB pour la qualité des trouvailles de tous genres qu’on peut y faire, j’y ai trouvé les derniers mois plus pénibles avec les opinions cinglantes et tranchées, les compulsives obsessions antimasques de certain(e)s, l’arrogance des faites vos propres recherches face aux points de vue des autres qui ne correspondaient pas aux nôtres, les multiples éveillé(e)s si ti-Jos connaissants qui veulent nous réveiller de notre sommeil profond, moi et mes ami(e)s moutons du troupeau du monde entier…

mais vous savez quoi ?

juste à écrire ces quelques mots, je crois que pour le moment, je vais continuer à dormir paisiblement dans mes bois enchantés… à écrire juste ici, juste pour vous, à vous…

eh oui, en me gardant inconscient de toutes ces informations essentielles sans lesquelles on ne peut presque plus vivre en liberté relative, ratant les précieuses vidéos Youtube nous révélant les secrets cachés de l’univers et les nombreux documents exclusifs… pas envie non plus d’y r’voir la face au gros tata south of the border

car ici, la nature nous informe autrement… naturellement… fondamentalement… service essentiel…

on apprend en observant le fil du temps, les actualités très très locales… envie de vivre localement justement… pour le moment… dans la nature, on apprend tout ce que l’on a vraiment besoin de savoir…

la texture de la lumière, les sons des grillons, les sauts des sauterelles, le goût de l’air, les multiples teintes des couleurs annonçant le changement de saison… on y côtoie la faune et la flore qui vivent leur vinaigrette hors de tout complot et conspiration autre que celui de la simple vie qui se déroule en se foutant des like et des pouces en l’air…

depuis une quinzaine d’années, on a créé de nouveaux besoins relationnels virtuels et désormais, on en est presque venus à penser qu’on ne peut plus vivre sans… notamment les jeunes qui sont nés dedans… mais il existe une autre virtualité qui me semble bien plus réelle que celle qui déroule dans mon écran…

alors voyons voir… si on peut vivre connecté hors réseau…

let’s go pour une deuxième vague…

dans le ptit dit vingt d’août

♥♥♥ – 20/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

sympathique…

vous avez été nombreux(ses) à envoyer des commentaires suite à la chronique d’hier… à trouver beau notre travail… de partout là-bas en ce vaste monde…


alors ce matin je vous envoies la photo avant (ci-haut) de cette petite cabane au Canada achetée en 2011de l’après (ci-bas) prise 9 ans plus tard…

un peu le but de notre vie s’il y en a un non ?

créer de la beauté… et transformer des espaces, des lieux, des choses, mais aussi soi-même et un peu les autres peut-être, en version plus belle de ce que c’était jadis… améliorer la vie… aider Dieu à faire du encore plus beau de ce monde…

un peu comme faire du vin…

on prend une bunch de raisins, on les presse et les process, on attend un peu ou plus, et il en ressort éventuellement un breuvage divin – pour ceux et celles qui aiment le vin du moins… car la beauté est toujours relative… et dans les yeux – ou la bouche – de celui ou celle qui voit… ou qui boit…

let’s drink to that ! and not think too much… about this nor that

un des buts de la vie s’il y en a un ou quelques-uns à mon humble avis ?

s’appliquer, avec soin et minutie, à rendre le monde plus beau autour de soi… car comme on ne peut changer ce monde dans lequel on vit à grande échelle, bonne idée de la faire à petite… échelette… deviendra belle…

je ne sais pas si Dieu existe, ni dans quelle forme, mais la beauté pourrait en être sa digne manifestation…

ce matin, mon âme – comme mes doigts – a envie de sauter du coq à l’âne…

l’âme du ptit coq pondeur de chroniques matinales a envie d’écrire à propos de tout mais surtout de n’importe quoi… et parlant vin, parler du mois d’août qui est entré dans la vingtaine, car quand on aime on a toujours vingt ans…

fallait faire un lien non ? car malgré un été beau et chaud, les nuits sont déjà croustillantes dans les coins ici, ça sent plus froid déjà… et ici dans le grand now, il finit toujours par refaire froid un moment donné, malgré les canicules et le réchauffement de la planète… l’automne soit loué… donné, loué, là le lien 😉

envie de jouer avec les mots ce matin, d’écrire échevelé, écrire coquinement, de scribouiller en tous les sens, de dire n’importe quoi mais pas n’importe comment… pour vous en faire lire de toutes les couleurs et voir – ou pas – si vous me suivrez, ou pas… ici, où là… ou pas…

hier soir, avec mon amie qui a passé le mois de juillet dans la nouvelle section de la maison ici en retraite créative à terminer deux scénarios de films simultanément – elle travaille en titi la Nini – on a fêté le dépôt de son travail ainsi que la fin officielle des travaux du Nid… belles étapes de complétées… je vous reparle de ses films quand ils sortiront… car la Nini a invité le titi aux lancements (pas tombée dans les oreillers d’un sourd)… something to look up to comme on dit à Hollywood…

nous sommes donc rentrés dans la section 20 du mois d’août… ma période préférée de l’année… avec la rentrée scolaire qui commence à sentir – ma première à titre de non enseignant – encore meilleure l’odeur dirait-on… les feuilles qui ont déjà commencé à changer de couleurs, les nuits croustillantes, et la rentrée du home à préparer…

cette année je change le poêle à bois pour un au propane.. les gars sont venus livrer l’immense réservoir hier et l’installateur vient brancher le poêle mardi… me semble que devenu passé date de chauffer au bois… surtout depuis que je sais combien ça pollue… et tout le travail de manutention que ça requiert…

ben oui chers lecteur/trice, en ce premier matin de vingtaine d’août, je vous livre en vrac et dans le désordre les ptits potins des quatre coins à la deux du coin de ma maison…

comme ça en vrac, un peu n’importe comment… sans raison en cette fin de saison des raisins de la galère… on revient toujours au vin… qu’ils soit des humaines ou des Dieux… quatre saisons dans le désordre chantait le poète… let’s drink to that ! écrit le ptit padrinho…

voilà chers yeux de mes lecteurs/trices, en espérant que ces quelques petits mots de rien du tout trouvent leur chemin jusqu’à votre coeur… et votre âme même avec un peu de chance… car les mots sont une larme de séduction massive…

smack chez-vous…

Les 2 Pierrots et la petite maison au toit rouge

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♥♥♥ – 19/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

tadam…

après plus d’un an, mes deux chums Pierre et moi, on a trinqué hier…

on a célébré la fin d’un chantier qu’on avait entrepris l’été dernier, et qui a pris une pause de 6 mois pendant lequel mes 2 chums sont allés en Inde pour revenir se quarantiner pandémiquement ici…

ça a commencé en creusant le sol avec une pépine en juillet 2019, en construisant des fondations en 2 x 6 de bois traité sur une slab de ciment déjà existante – technique innovatrice – et ça s’est terminé hier plusieurs pieds dans les airs par la pose des facias et quelques touch ups et derniers détails esthétiques… et par une bière etc… sur le balcon…

le trésor qui ressort de tout ce travail n’est pas tant dans les détails techniques et la somme de travail accompli mais plutôt l’amitié entre nous 3, les 2 Pierres et moi…

drôle, je me souviens à l’instant en écrivant les 2 Pierres que lorsque j’étais jeune, je sortais souvent aux deux Pierrots, deux bars côte à côté sur la rue St-Paul dans le vieux Montréal (1)… alors vieille histoire que celle de moi et les Pierres en double finalement… drôle de vie… https://2pierrots.com/

oui, l’amitié…

la complicité, la simple joie de créer ensemble, les talents particuliers de chacun, le plaisir de travailler ensemble, côte à côte… on se disait justement hier qu’après un an, on commençait à travailler pas mal bien ensemble… j’ai tellement aimé travaillé avec eux que si j’avais d’autres ressources financières, je partirais bien un autre projet… juste pour le fun de continuer à travailler avec eux…

mais ce n’est pas complètement fini car on se retrouve la semaine prochaine pour refaire le balcon avant et quelques autres petits bidules… et déjà lors de notre staff meeting hier, les idées un peu flyées fusaient… alors à suivre…

ainsi, trève de mots, place à quelques photos…

si je suis pas pire comme petit patron/ouvrier/cuisinier et bonne à tout faire sur un chantier, vous constaterez que je suis moins fort sur le kodak… mais on peut pas avoir tous les talents dit-on…

merci Pierres…

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les 2 Pierrots in action…

 

aimer l’amour

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♥♥♥ – 18/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

beau non ?

I love loving you…

peu importe qu’on vénère Dieu, Allah, la nature ou une autre personne, c’est pas tant l’objet de notre amour qui compte, c’est le fait d’aimer… que notre amour coule hors de soi… notre amour, notre capacité d’aimer, notre plein potentiel…

qu’on aime faire quelque chose, qu’on aime ce qu’une personne, une chose, une activité ou un lieu nous fasse ressentir, ce qui compte c’est le geste d’aimer… ce sont les répercussions que provoque l’amour…

ce qui compte c’est aimer l’amour que nous vouons à quelque chose ou à quelqu’un(e)…

et aimer est un privilège… que je nous souhaite tous et toutes de vivre…

bien sûr qu’il existe une certaine vérité dans l’affirmation qui veut que l’on ne peut aimer autrui davantage que l’amour qu’on se porte à soi-même…

mais cette affirmation est limitée et incomplète… car si s’aimer soi-même est essentiel, cet amour ne peut servir qu’à aimer autrui davantage, encore plus… qu’à apprendre à s’aimer soi-mêmes et les un(e)s les autres encore et encore… encore plus, encore mieux…

car l’amour est un processus, l’amour est une habitude qu’on développe… l’amour est le – gros – nerf – de la non guerre qu’est la vie…

l’amour requiert de la pratique, du savoir faire et surtout du savoir être…

ah l’amour, toujours l’amour, diront certain(e)s…

ah l’amour, toujours l’amour diront d’autres…

encore et encore l’amour car que l’amour en ce monde…

même si le terme amour ne veut plus rien dire pour certain(e)s, même si le mot amour veut tout dire pour d’autres, même si le terme en irrite certain(e)s car utilisé à toutes les sauces, à trop de sauces et de gravys, quoi d’autre de plus important dans la vie ?

car même l’argent, la liberté, le pouvoir et la gloire ne sont que des sous-produits de l’amour, des faire valoir de ce que l’amour peut nous faire sentir et ressentir, encore et encore…

l’amour est un mystère, une opportunité, une chance…

mais en fait l’amour n’est pas un nom, l’amour est un verbe, une action, un happening… l’amour ne peut être qu’un verbe d’action… car l’amour est en vie, l’amour est mouvement, l’amour est relation…

l’amour toujours l’amour…

alors plutôt que de vouloir posséder les objets de notre amour, de nos amours, cultivons-les, libérons-les, invitons-les…

aimons aimer car l’amour est surtout dans le don, l’amour commence par le don… et lorsque donné, sans attente et sans pression, cet amour nous revient immédiatement en plein coeur, en plein visage… car l’amour a plusieurs visages…

ainsi peu importe qui ou quoi on aime, aimons encore plus… aimons sans compter, aimons sans penser… aimons-nous soi-même simplement pour pouvoir aimer davantage, pour pouvoir aimer plus grand que soi… aimons-nous pour pouvoir partager cet amour avec le monde entier…

ah l’amour toujours l’amour, encore l’amour…

l’amour encore, l’amour pour toujours… mais surtout l’amour maintenant… car si l’amour est un verbe, il ne peut que se conjuguer au présent… car l’amour est un cadeau, le plus précieux cadeau que Dieu dépose en notre coeur au moment de notre conception et de notre naissance… l’amour de sa mère pour son enfant, l’amour de la vie pour nous, toutes ses créatures, l’ensemble de ses créatures humaines, animales, végétales et minérales…

ah l’amour toujours l’amour… l’amour qui se vit ici, maintenant, éternellement…

viva l’amour !

accepter le moins acceptable

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♥♥♥ – 14/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: l’acceptation totale de tout ce qui t’arrive mettra un terme au drame dans ta vie… – Eckhart Tolle

plus facile à dire qu’à faire celle-là right ?

mais pas pour cette raison qu’on n’essaiera pas… de toute façon, on n’a pas le choix… on a décidé de venir en cette vie entre autre pour apprendre cela…

j’ai décidé de traduire cette citation au singulier plutôt qu’au pluriel car je trouvais que ça fessait davantage dans l’dash ainsi, car au vous, trop loin de soi, trop de distanciation personnelle :

l’acceptation totale de tout ce qui vous arrive mettra un terme au drame dans votre vie…

grosse nuance entre le tu et le vous… alors gare au vous…

tu c’est moi, vous c’est personne…

en fait, tu c’est toi et moi, nous tous et toutes, chacun chacune de nous, alors que vous ce sont les autres, le monde, tout le monde et personne… en fait le reste du monde sauf moi…

accepter accepter, plus facile à dire qu’à faire…

accepter les nouvelles histoires d’amour, les augmentations de salaires, les prix et récompenses, emmenez-en, ça glisse comme du beurre dans vous savez quoi… mais accepter les séparations difficiles qui laissent des bleus au coeur et des doutes à la tête, la perte d’une emploi qu’on aime, les démotions, critiques acerbes et autres vacheries de la vie, autre défi…

car il est humain de vouloir attirer et s’entourer de menoum menoum et de s’éloigner du beurk et ouach et du dégueulasse… simple évidence…

mais accepter le plus difficile, autre défi…

quand on est jeune, on peut même facilement accepter la mort car qu’un concept abstrait encore loin de nous et beau débat, mais accepter à chaque jour qui lui passe dessus la décrépitude graduelle de notre corps physique, autre combat…

alors probablement là que réside le défi en cette vie, du moins l’un des nombreux défis mais non le moindre comme le veut l’expression consacrée…

se pratiquer à accepter l’inacceptable, du moins le plus difficile à accepter, avaler le moins goûteux sans trop de plis dans le visage, sans trop de rétention, de résistance ou de contraction…

plus facile à dire qu’à faire on s’entend, mais a-t-on vraiment le choix de ne pas essayer ?

quand on a dit ça, a-t-on dit quelque chose ?

on va accepter ça aussi…

 

 

 

paroles dites de Dieu

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♥♥♥ – 13/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: Dieu laisse les choses arriver pour une raison précise… nous ne comprenons peut-être jamais sa sagesse, mais nous devons simplement faire confiance à sa volonté

ça m’a pris du temps avant de faire bla bla autour de cette citation… probablement à cause du mot Dieu qui, en français est un mot de 4 lettres, mais en anglais un mot de 3 lettres… et on sait bien qu’avec les mots de 3-4 lettres, toujours quelque chose de spécial… quoi au juste vous demandez-vous ? moi aussi… mais comme ça la vie… un grand mystère partagé…

mais je peux toutefois comprendre les gens qui réagissent à cette citation… car elle ramène au que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel du Notre père de notre enfance… et pas tout à fait libres de souvenirs face à ces paroles dites de Dieu...

je peux observer la réaction monter en moi quand je lis ou j’entends des bribes et parcelles des sacrés textes sacrés de notre enfance, même si cette réaction s’estompe avec le temps qui passe…

alors je peux comprendre les gens qui réagiraient à cette citation… car une partie de moi-même réagit aussi à ces mots… encore… un peu… mais de moins en moins car leur sens de deuxième niveau émerge lentement mais sûrement avec le temps qui file, avec la mort qui approche…

car une autre partie de moi, de plus en plus grande, calme et omniprésente – plus sage ? – commence à percevoir la lumière et la sagesse qui se dégage de ces paroles… je capitule… enfin… presque… ou pas… ou pas toujours… mais parfois, de plus en plus…

car je crois que si ça réagit en moi face au mot Dieu ou aux paroles en lien avec cette histoire, ça n’a rien à voir avec les mots, mais davantage avec là où les mots tombent en moi, ce avec quoi ils résonnent, ce qu’ils touchent au coeur de moi…

car si on change le mot Dieu pour la vie, aussitôt les choses makes sense :

dans la vie, les choses arrivent pour une raison… nous ne comprenons peut-être pas sa sagesse, mais nous devons simplement faire confiance à sa volonté…

car que faire d’autre que d’accepter et faire confiance à la vie ? résister et douter vous me direz… eh oui, libre arbitre… chacun chacune face à sa conscience…

et la raison ?

pas si important de la saisir ou de la comprendre j’imagine… car souvent on impose du sens aux choses… de la vie ou de Dieu… maintenant ou plus tard… de toute façon, pas certain qu’on peut avoir recours à la raison pour saisir le sens de la vie… encore moins de Dieu…

tant d’injustices, tant d’inégalités apparentes dans la vie, tant de situations incompréhensibles et pas toujours si faciles à vivre… un jour peut-être comprendrons-nous la ou les raisons… si jamais il en existe… et très possible que jamais nous ne les saisirons ces dites – et écrites – raisons… déraisonnable la vie, et Dieu aussi… ma foi du bon Dieu…

car au fond, peut-être que la vie est tout simplement telle qu’elle est, neutre, plain, as is… ou telle qu’on la perçoit car la réalité at face value n’existe peut-être tout simplement pas ailleurs que notre petit monde imaginaire…

car pourquoi devrions-nous comprendre la vie ? qui a affirmé ceci ? Dieu ou quoi ? trois fois mon père…

allez cher lecteur/trice bien en chair, du oh et des bah de ma chair, et de ma chaise, je te salue bine bas, et te souhaite une bonne journée dans le mystère, hors de la raison, libre de toute raison…

car en cette saison de la grande galère humaine, rien à comprendre, nulle part où aller ailleurs qu’ici, aucun sens à imposer à quoi ou qui que ce soit… que la vie la vie, et Dieu aussi, ou pas… et tralala… et bla bla bla…

qu’accepter, faire confiance, vivre chaque jour du mieux qu’on peut, prendre soin de soi et de ses proches… créer de la beauté en et autour de soi…

qu’on soit d’accord ou pas avec le concept de Dieu, qu’on soit en paix ou pas avec la vie, same same pas de différence et l’même prix

inchallah !