Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

amour de Dieu

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♥♥♥ – 12/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: l’amour est une flamme qui brûle tout ce qui n’est pas amour… l’amour impose la destruction de tout ce qui est faux et la réalisation de tout ce qui est vrai… – Adyashanti

que rajouter à ces quelques mots pleins de sagesse d’Adyashanti ?

tant a déjà été dit au sujet des promesses et des grands mystères de l’amour, alors que tant a déjà été chanté au sujet de ses peines…

l’amour, comme Dieu, sont objets de nombreuses spéculations… intangibles, inconnus, indéfinissables…

possiblement les deux plus grands mystères de ce monde, et au-delà…

mais peut-être que l’amour et Dieu sont tout simplement la même et unique présence ?

qui sait ? peut-être aussi simple que cela…

ne dit-on pas : God is love ?

deux mots passe-partout, deux mots symbolisant le mystère, l’absolu, le but ultime de la vie pour nous humains incarné(e)s en corps… et encore…

pas tant à posséder car ni un ni l’autre ne se possède, mais à devenir… à se dissoudre en…

certains courent après l’argent, le pouvoir, le prestige, d’autres après l’amour… ou Dieu…

mais que l’on veuille du cash ou du divin, ce que l’on désire probablement au fond de soi est soit la liberté, soit la connexion avec le reste du monde, avec l’univers…

et possiblement que les deux se réalisent par l’amour…

alors imaginez l’amour de Dieu…

ces deux mots, amour et Dieu, même si on ne sait avec trop d’exactitude ce qu’ils représentent, peuvent faire peur… car ils impliquent une dilution de soi, une disparition de ce qui est dur et solide en soi… deux concepts qui font fondre ce qui entrave le chemin fluide de la vie…

Osho disait souvent que l’amour n’est pas une relation mais une disposition intérieure… j’imagine que Dieu aussi… peu importe comment on le conçoit, comment on est en relation avec lui, elle, ça, tout finalement… car tout est Dieu et Dieu est tout…

mais pas pour les athé(e)s…

comme le terme désamour…

l’autre jour je suis tombé sur ce terme et me suis demandé ce que pouvait être le désamour… comme si l’amour pouvait apparaître, puis disparaître…

je cherche encore mais il me semble impossible de désaimer si nous sommes amour…

comme Dieu… soit tout est Dieu ou rien ne l’est… ou Dieu est tout ou rien ne l’est…

cela sans parler de la mère de Dieu, concept que jaime beaucoup imaginer dans ma ptite tête de pinotte… et sa mère à elle, la grand-mère de Dieu ? and on and on… car une grande grande famille nous sommes… une famille sans début, ni fin…

une never beginning nor ending story… an on and on going story becoming history…

ah si mystérieux la vie… amour et Dieu alors ? let see… et surtout let live…

allez bonne journée pleine d’amour…

et de Dieu si ce terme ne vous offusque pas… de toute façon, personne n’en sait trop à son propos…

alors cherchons encore où il/elle/ça se cache…

sans oublier sa mère…

et la suite de la grande suite royale… grosse main qu’on nous distribuée en ce grand jeu sans carte routière pour lequel parait qu’on aurait cacher les 2  jokers dans notre coeur…

force tranquille

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♥♥♥ – 10/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: plus tu deviens solide en toi et plus tu seras doux/ce

force et douceur… beau ptit couple… complémentaire… comme l’expression une main de fer dans un gant de velours… ou celle de force tranquille

j’ai décidé de traduire le terme strong par solide en soi plutôt que par fort ou forte car le concept de force est trop souvent injustement limité aux capacités physiques…

d’où l’expression courante d’homme fort… en ce sens, toutes les mères du monde sont des exemples de force tranquille, de stabilité, de don de soi qui clenchent all the way la force généralisée des gros gars aux gros bras…

de toute façon, la vraie force me semble davantage loger dans le coeur que dans les bras… dans l’amour plus que dans le muscle…

depuis des milliers d’années, nous avons vécu dans un monde dominé par le masculin dominant, un monde de mâles, de mal et de guerre, alors que la force physique a été – trop – abondamment valorisée… le gros roux down there illustre l’exemple extrême de cette attitude machisme prônant compétition, exploitation et dépassement des autres…

même la force mentale est valorisée…

même certaines femmes sont rendues des bodybuilders avec des corps de monsters trucks…

mais à mes yeux, on a tout faux avec le concept de force… de pouvoir…

la force signifie davantage une certaine disposition intérieure, une fermeté interne, un alignement, un calme en soi, plus que force physique…

tandis que le pouvoir n’est que la capacité de mettre notre vouloir en action… comme dans : quand on veut on peut… faut juste vouloir la bonne affaire…

on imagine aussi le concept de force de caractère comme de la volonté, comme une certaine dureté du mental, expression consacrée dans le monde du sport…

mais peut-être que l’authentique force de caractère se trouve davantage dans la souplesse, la délicatesse, le respect de soi et des autres ?

dans le respect du flow et des cycles de la vie et du sens du timing… car chaque chose en son temps et quand on sait apprécier cela, plus besoin de forcer les choses…

avec les années qui passent, si on réussit à apprendre un peu plus toujours chaque jour qui l’on est, de quoi on est fait, ce qui nous allume, sans oublier la puissance de notre capacité d’aimer – car la base de tout me semble – on devient de plus en plus solide en soi… et doux douce…

et avec cette solidité vient un moins grand besoin de parler, de parler fort, de convaincre, d’imposer sa vision et ses croyances… car lorsqu’on est solide en soi, on n’a pas besoin d’avoir raison, de moins en moins du moins, ni de prouver son point (oui un anglicisme)…

quand on loge à la bonne place en soi, on accepte plus facilement le rythme de la vie… même si les choses ne vont pas comme on voudrait, la force intérieure – concept un peu difficile à décrire – nous incite à l’accepter, à voir un certain plan divin derrière les événements…

le concept de force se transforme avec les cycles de la vie… jeune, on le valorise… et plus on vieillit, plus on se rend compte que la force doit se transformer en souplesse… du moins que l’équilibre doit être modifié… car comme on dit, ce qui plie ne casse passe…

on peut apprécier la force du chêne, mais un arbre qui peut plier a aussi sa valeur… excusez-là… mais l’humour est aussi une force si utilisée à bon escient…

allez lecteur/trice, bon dix sous chez-vous…

maintenant pour l’éternité… ici dans l’infinité…

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♥♥♥ – 9/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

ce matin, juste envie d’écrire… d’écrire dans le vide… d’écrire sur la vie, autour de la vie, d’écrire dans les trous entre la vie et la vie… si de tels trous peuvent exister… car la vie est pleine d’elle-même…

pas envie d’écrire sur quoi que ce soit de particulier… pas envie de parler de, de tourner autour de quelque chose de précis… juste envie de taper sur mon clavier… comme d’autres tapent sur un punching bag… écrire pour se sentir vivant et s’évider… moi ce sont les mots qui me défoulent… taper et voir ce qui sort de ma boîte à surprise…

juste envie d’écrire, d’écrire comme ça, en général… écrire sur tout, mais surtout écrire sur rien… rien qui ne vaille, rien qu’il ne faille écrire autour de… écrire en rond sans vouloir arriver à quelque part… car encore ici, toujours qu’ici…

écrire pour le plaisir, le simple plaisir d’écrire…

écrire pour ne rien dire, écrire pour faire de la place… en soi, et nulle part…

envie de jouer avec les mots, entre les mots, ou pour être plus précis, me laisser jouer par les mots… me laisser jouer des tours, laisser les mots me faire tout le tour de la tête, laisser les mots me faire faire tout le tour de la terre… and back

écrire sans bons sens, écrire sans faire de sens, écrire sans faire de mauvais sang, ni à moi ni à toi…

simplement écrire feel good style

écrire pour sentir, écrire pour tirer dans tous les sens…

écrire pour étirer le temps, écrire pour extirper le non sens de cette existence…

écrire sans nécessairement être lu… écrire que pour écrire… écrire sans m’en faire, écrire sans trop en faire…

écrire sans penser aux yeux qui se pencheront éventuellement sur ces mots… écrire… qu’écrire… écrire en chuchotant, écrire sans lever le ton, écrire tout bas, écrire profil bas…

écrire pour faire le tour du monde, pour faire le tour de moi, pour arriver jusqu’à toi… ici, là-bas, même différence…

et finalement toujours en revenir ici, maintenant… moi avec toi, nous avec vous… un nous qui inclues tous les moi, les toi, et eux et elles… même si eux et elles ne sont autre que toi et moi… et que toi et moi, quelle différence au final ?

même différence… et aucun sens… sens unique, sens ludique…

écrire pour être ici… qu’ici… partout… dans le grand now…

maintenant pour l’éternité…

ici dans l’infinité…

P.S. non, pas vraiment rapport la photo… quoi que… 😉 quand on écrit sans bon sens, tous les sens sont bons… et la beauté est complète en elle-même…

mots de maîtres

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♥♥♥ – 8/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: je suis ici pour que vous retrouviez votre totalité, votre complétude… le fait d’être complet est sacré… rien ne doit être renié, les contradictions doivent se fondre pour que l’harmonie, qu’une symphonie s’élève… je ne veux pas que vous deveniez monotone, car la monotonie équivaut à la mort… une vie d’indulgence mondaine est répétitive, tout comme l’est une vie religieuse sans âme… la voie du yoga est si riche, elle est une affirmation, elle dit oui à l’existence… béni(e)s soient ceux et celles pour qui Dieu est devenu un grand rire, une chanson et une danse... – Osho

toujours touchant de lire des mots de son maître écrits à la main… encore plus vrais, encore plus pertinents, encore plus lui… et au-delà…

Osho was that kind of a Master… one of a kind…

nous invitant à vivre totalement, sans limite autre que celles qui se présenteront en cours de route, sans limite autre que celles qui se comprendront par l’expérience directe… pas dans les livres ni dans les scriptures, dans et par la vie… real stuff…

mais pour apprendre la vie ainsi il faut risquer, il faut la vivre totalement… Osho nous a souvent recommandé de vivre dangereusement… un crazy Master il était… il disait de ne pas penser deux fois avant de sauter, jokant à peine en recommandant de sauter tout d’abord et qu’on aurait tout le temps de penser par la suite… crazy Master you still are

Osho a quitté son corps depuis 30 ans mais il est plus vivant que jamais… en ses disciples, en ses enseignements, en ses milliards de mots qui sont allés en tous les sens…

avant de mourir il a dit que chacun(e) de ses disciples seraient son/sa ambassadeur/drice… grosse affirmation, lourde de sens pour ses lovers… car avant d’être ses disciples, nous étions ses lovers… car une grande histoire la relation maître/disciple…

mais grosse affirmation également pour un maître de faire suffisamment confiance à ses ouailles pour agir en son nom… car on ne parle pas au nom d’un maître, chacune de nos actions parlent en son nom, et au nôtre… il a dit qu’il se dissoudrait en nous… comme un ptit goût de lui parfois dans le coeur et l’âme justement…

aujourd’hui, je vais chanter les hymnes de mon autre maître, Mestre Irineu… eh oui, poly amoureux le chroniqueur… bi maître du moins… deux êtres totalement différents, deux guides complémentaires… deux contradictions qui se marient superbement…

un être venu de l’Inde, tout délicat et fin, philosophe bardé de diplômes et de connaissances ancestrales… l’autre venant de la terre brute du Brésil – Sou filho da Terra chante-t-on en son nom – un homme simple, illettré, sans éducation mais d’une telle intelligence vive…

et les deux continuent de vivre en moi, par leurs mots, par les traces laissés, par leurs chants…

et moi de faire dring dring wow wow allègrement et à tous vents… en toute confiance, en toute humilité… et en toute simplicité.. car un autre ne disait-il pas : heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux… et elles…

allez lecteur/trice, m’en vais faire mon ménage, car ultimement, tout ce que l’on fait consiste toujours à faire son propre ménage…

Mr Net ? jamais deux sans trois… gourouswise… wise gurus…

ci-bas la signature de Mestre Irineu, qui a eu droit, à sa mort en 1971, à des funérailles d’État nationales… not bad pour un humble fils de la terre…

Mestre's Signature

doux août

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♥♥♥ – 6/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

ça y est… je l’ai vu hier… aperçu en fait…

août est arrivé… bel et bien arrivé dans les alentours…

depuis quelques jours, on le sentait rôder autour… mardi alors qu’une queue de tempête tropicale nous déversait des kilomètres d’H2O, on a senti un certain twist dans le temps… un vent de changement…

après les quelques épisodes caniculaires de juillet, alors qu’il est quasiment impossible d’imaginer le retour de quoi que ce soit de frais sans parler du froid, l’automne et sa suite se sont montrés le bout du nez… seulement le bout mais son nez est long…

comme à chaque été autour de ces jours-ci, soit à quelque part autour de la pleine lune du mois d’août, les premières traces de la suite de l’été en fa majeur font leur apparition… suite automnale à venir… même si août peut être encore un peu fou en terme de chaleur, le fond de son air de la nuit nous rappelle que toutes les bonnes choses ont une fin finale… qui finit toujours par revenir mais de ça on n’en est jamais certain(e)s… quoi que le diable s’en doute, et le bon dieu en rit…

même si le changement n’est encore qu’une jeune pousse folle et pas si sérieuse, les jaunes sont déjà plus jaunes, plus dorés, plus ocres, plus orangés, plus dorés… les teintes se transforment… les plants plus pesants… l’air du temps change… les sons se modifient également… on attend d’ailleurs les cigales, les grillons et leurs chants – les criquets comme on dit autour d’ici – qui ne sauraient tarder…

déjà les nuits sont plus fraîches en cet août unique en ce bout du monde où l’hiver ne nous oubliera jamais, peu importe…

si je parlais oiseaux, pas mal certain que je les entendrais se dire qu’ils doivent soit se préparer à partir au sud – on apprécie davantage leur chance à eux cet année nous humains qui ne pourront fuir comme par le passé – ou soit préparer le nid d’hiver…

d’ailleurs moi-même, hier avec des amis, j’ai sorti mon traditionnel poêle à bois de la maison que je remplacerai cette année par un poêle au propane… on arrête pas le progrès… légèreté… propreté et facilité…

même si l’automne n’est encore qu’une vague promesse, ou une méchante menace pour certain(e)s car on parle déjà du retour à l’école qui sera particulier pour dire le moins cette année, on peut la pressentir cette saison qui est clairement ma préférée…

on prépare la maison, on prévoit les travaux automnaux à entreprendre afin de rentrer bientôt en dedans de soi, comme du home… le grand retour is coming soon

probablement que le fait de vivre en forêt rend la situation différente pour les souris des champs que pour les rats des villes (désolé gens de la ville, que pour faire image, peut-être viens-je de rater une occasion de rater un jeu de mots mais que voulez-vous je suis un vendu du jeu de ces mots)… mais ici, l’opération grand ménage de la rentrée est commencée…

en fait, l’automne est un état d’esprit davantage qu’une saison… un peu comme la vie quoi… à un certain âge, on commence à se préparer davantage à rentrer… la paperasse comme la maison… les provisions comme la mansion…

même si le moment du grand retour n’est pas encore comme tel arrivé, déjà on se prépare… à ce qui s’en vient… au retour du grand retour… à l’intérieur… et en soi…

depuis quelques mois déjà qu’on vit le nez et les oreilles à l’air, ce nez et ces oreilles commencent à r’virer de bord… pendant qu’ils le peuvent encore, on sent et écoute tout ce qu’on peut… les odeurs de plus en plus riches et pleines de promesses, les sons de plus en plus riches…

et les couleurs, les couleurs… on en voit de toutes…

alors voilà, première chronique pré-automnale, check !

j’en entends déjà certain(e)s s’exclamer wo le chroniqueur ! t’es vite en affaires je trouve

eh oui, toujours un peu vite en affaires le chroniqueur… mais que voulez-vous, beaucoup à faire ici à la campagne pour préparer le grand retour… car pour voir il faut prévoir… et pour boire il faut vendre 😉 excusez-là…

mais ne vous en faites pas, chaque bout d’août se déguste et se goûte goutte à goutte… et coûte que coûte… et glou et glou… maudit qu’il est fou…

août est un mois lent, un mois jaune et doré, un mois de maturation et de culmination… un mois de préparation mais tout à fait complet en soi…

et avec le temps, possible d’apprendre à l’apprécier pour ce qu’il est…

un mois d’août ? tout à fait ici… toujours qu’ici…

août, août dit le loup solitaire… en solo comme en meute…


première feuille d’érable rouge…

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et on brûle le bois mort… not hot l’automne ?

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pensées vers le Liban et son peuple

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♥♥♥ – 5/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

ce matin, après quelques minutes de radio du Canada, après avoir entendu parler de la catastrophe survenue hier, comme si tout ce que je pourrais écrire semble superflu… irrelevant comme disent les anglais…

ici rarement de grosses catastrophes du genre… mais là-bas… comme ailleurs sur notre planète… guerres, explosions, extrême pauvreté, attentats… depuis longtemps… depuis toujours… tellement qu’on s’habitue presque ici, à distance…

quel karma quand même pour certains peuples…

s’il y a une certaine justice en ce monde, parfois difficile de la saisir… parfois difficile de comprendre ce monde…

comment être reconnaissant(e) pour et apprécier toutes les grâces que nous apporte l’existence – à nous choyé(e)s de ce monde – quand tant de gens souffrent, n’ont rien ou si peu et perdent tout…

quand tant de gens vivent en camps de réfugié(e)s, sont sans domicile, ni fixe ni mobile… quand tant de nos frères et de nos soeurs humains ont la vie si difficile… là-bas, ailleurs, mais ici aussi…

toujours un petit malaise en cette gratitude…

mais alors ?

tout ce que l’on peut faire est de faire preuve de compassion et d’empathie… ne pas détourner notre regard… voir, sentir, tenter de se mettre à la place de l’autre… et voir comment on peut aider…

et sentir la souffrance de nos frères et soeur, nos collègues humains, les membres les plus vulnérables de notre grande famille… car leur souffrance et leur perte sont aussi nôtres…

sans faire dans le pathos à cinq cennes, minimalement ressentir notre humanité qui nous connecte directement aux autres, à tous les autres… peu importe leur couleur, leur langue, leurs croyances…

notamment ceux et celles qui n’ont rien ou si peu… ceux et celles pour qui la vie les met sous tension et à l’épreuve au quotidien… à chaque jour, pour certain(e)s parmi nous, la réalité est éprouvante… au moins, ne l’oublions pas et ne tournons pas les yeux et ne fermons pas notre coeur…

car nous sommes si ouaté(e)s ici que l’on peut en arriver à perdre une part de notre humanité à la vue de ces catastrophes… car on ne fait que les voir les catastrophes d’ici on dirait… on en vient – presque parfois – à considérer comme normal et dû le luxe dans lequel on vit… à s’enfarger dans les fleurs d’un certain tapis rendu trop moëlleux par le confort environnant…

jusqu’à clamer que l’on vit dans une dictature… come on gang

alors aujourd’hui, en ce coin de paradis, je vais aller faire mes ptits rénos locales avec le Liban au coeur… avec ses habitant(e)s dans un coin de mon âme… et leur drame en tête… pour partager cette peine, pour me sentir solidaire avec nos soeurs et frères du Liban…

en gardant un peu de cèdre d’ici dans ma poche… en symbole de leur légendaire cèdre de là-bas… qui n’est qu’un ici un peu plus loin car la même boule…

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liberté je t’aime

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♥♥♥ – 4/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: tout est parfait… et tu ne compléteras jamais tout ce que tu veux faire… la vie est censée être plaisante… personne ne tient de «comptes» et si toi, tu peux arrêter de tenir des comptes, tu te sentiras bien mieux… et dès que tu te sentiras mieux, plus de choses que tu veux attirer viendront vers toi… la totalité de tes besoins/désirs ne sera jamais réalisée et tu ne te sentiras jamais comblé(e), ce ne sera jamais le cas… cet «endroit incomplet» où tu es est en ce moment est le meilleur endroit où tu peux être (et le seul d’ailleurs)… tu es sur la bonne voie, tout est parfait… le plan divin se déploie parfaitement, tel qu’il se doit… tout est bien… have fun… have fun – Abraham Hicks

parfois, bien difficile de rajouter quoi que ce soit à ces memes… le cas pour celui-ci… complet en lui même ce meme… même pas besoin d’en rajouter… j’dis ça d’même… excusez-les… et quand même, j’en rajouterai un tsi peu…

car en effet, si on le décide, si on le veut suffisamment, si et quand on sera assez tanné(e) de ne pas se sentir complet et complète avec ce qui est, juste ce qui est, tout ce qui est…

car cela est juste et bon… ce qui est est juste ce qui est… juste comme ça simplement, comme dans tout simplement ça…

en anglais, une certaine expression dit que it won’t get better or more than this

et on dirait bien que ça s’avère de plus en plus vrai avec le temps… et si et quand on atteint cet état de simplicité dans le moment, la perfection apparait… abracadabra… et la liberté est, tout simplement… dans chaque moment…

et pour nous aider à apprécier ce parfait moment, la parfaite chanson qui injecte du Brésil dans Montréal… juste de même… du soleil en ce jour de pluie… à écouter dans modération…

liberté je t’aime… te amo liberdade…

amour errant

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♥♥♥ – 2/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

quelle belle image de monsieur Bobin… des particules d’amour errant qui se mêlent aux particules d’air… et qui nous tombent dessus… parfois…

ce que j’apprécie particulièrement de cette citation bobinesque est le parfois, et le parfois non

rien de catégorique, pas de mur à mur ni rien de généralisant… pas de grandes lois one size fits all… que du peut-être, que du possible… que de la grosse nuance fine et sage…

et tout ce que l’on peut faire, le moins souvent possible en fonction de la tolérance de notre coeur, est de s’installer à résidence à l’abri… à moins qu’on préfère vivre prudemment… et se terrer dans le terroir…

et comme la vie est juste et bonne, parfois, ou pas, à nous de décider… ou pas…

et en même temps, en sortant de l’abri, en acceptant de vivre dangereusement, ouvert(e) aux intempéries, on s’expose aussi aux éléments naturels plus menaçants… comme aux peines qui peuvent venir avec l’amour, avec le fait d’ouvrir son coeur à autrui…

mais cela fait partie de la grande game de la vie, du pari, du gamble… car avec des si, on prend le pari… de la vie, de l’amour… à l’amor, à la vie…

soit on risque, soit on joue safe… avec quelques nuances entre les deux… avec des temps pour l’un et d’autres temps pour l’autre… avec des vagues, et des séquences…

parfois, quand on a été blessé(e) dans le département du coeur, on prend garde temporairement, on met son coeur au garde à vous… pour un moment du moins… question que le coeur se soigne, cicatrise… certain(e)s vont demeurer ainsi… d’autres pas…

et éventuellement, souvent sans qu’on le décide, on finit par ré ouvrir, car la vie est une grande opération de ré ouverture… constante et récurrente… nouvelle administration…

on finit par réouvrir et par sortir dehors, à l’air frais, au risque des tempêtes et des intempéries… marées hautes, marées basses… et floush et floush la vie…

certain(e)s préfèrent la sécurité, d’autres l’aventure… et souvent on alterne entre les deux…

rien à juger, rien à redire… chacun(e) choisira pour lui ou elle même… à la convenance de son coeur, à son propre rythme… à la capacité de son coeur…

suffit seulement de se rappeler , ou pas, que parapluie ou pas, nus pieds ou en bottes à tuyau, imperméable ou non, l’amour est partout autour…

il nous tombe parfois sur la tête et nous éclabousse… en fait on baigne dans l’amour… ce qui est souvent plus facile de sentir en nature… car la nature n’est qu’amour…

parfois, l’amour, on marche même dessus sans s’en rendre compte…

comme il émane de notre propre coeur cet amour… il vient d’on ne sait trop où mais il passe par notre coeur… parfois il se terre en nous, chuchotant, délicat et parfois il gronde en soi avec plus ou moins de véhémence… parfois jusqu’à la démence… car l’amour peut rendre fou, et folle…

mais au final, l’amour n’est peut-être qu’un état d’esprit, un climat intérieur comme extérieur qui se répand en soi puis autour… un sentiment, une présence, une qualité…

l’idée est d’aller jouer dans le traffic… ou se terrer à l’ombre… selon les désirs et besoins de chacun…

mais une chose est sûre, tout fait partie de l’environnement amoureux…

 

 

to do/be list, bidou bidou bidou

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♥♥♥ – 31/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: formule simple pour vivre

vis sous tes moyens…
retourne tout ce que tu as emprunté…
arrête de blâmer les autres (et toi aussi tant qu’à faire)…
admet tout simplement quand tu fais une erreur…
donne des vêtements neufs aux oeuvres de charité…
fais quelque chose de généreux et essaie de ne pas te faire prendre 😉
écoute davantage, parle moins…
marche 30 minutes à chaque jour…
vise l’excellence, pas la perfection…
sois ponctuel(le), pas d’excuses…
n’argumente pas, organise-toi
sois gentil(le) face aux gens qui ne le sont pas…
laisse passer quelqu’un devant toi quand tu fais la ligne…
prends du temps pour toi seulement…
développe de «bonnes manières»…
sois humble…
réalise et accepte que la vie n’est pas toujours juste…
apprends à savoir quand rester muet(te)…
passe une journée complète sans critiquer autrui…
apprends du passé, et prépare en vue de l’avenir…
vis le moment présent…
ne t’en fais pas avec les petites choses de la vie…
tout n’est que petites choses…

ce matin, parce que j’aime traduire, chronique traduction… d’une to-do list qui parle davantage d’être que de faire… une to-be-list

même si elle implique quelques actions à mettre en place, à mon humble avis, c’est surtout d’une disposition intérieure qu’elle suggère…

car il me semble que nous ne pouvons qu’agir comme nous sommes en nous-même…

nous agissons face à autrui comme nous aimerions qu’elles et elles agissent envers nous… me semble en tous cas…

nos actions ne peuvent qu’être le résultat de notre disposition intérieure… a way to be… do be do be do…

avoir, faire et être…

la saine trinité…

qui débute par être… qui se traduit par le faire, qui éventuellement finit par un avoir qui partira en fumée de toute façon…

alors soyons bien et bon(ne)… bien bon(ne)…  car tout n’est que petites choses… alors pas de souhaits autres que ce qui est et sera…

oui chose…

ombre et lumière

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♥♥♥ – 29/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: quiconque perçoit son ombre et sa lumière simultanément se voit sous deux angles différents et peut ainsi trouver son centre... – C. G. Jung

entre l’ombre et la lumière… telle est l’expression consacrée… moi je dirais même que c’est une expression sacrée…

voir ses qualités comme ses défauts… voir sa divinité comme sa plus profonde humanité… profonde dans le sens d’inconscient, de moins alerte, de mécanique…

comme nos pulsions animales qui ne sont pas nécessairement négatives mais plutôt instinctives… et si l’instinct est quelque chose d’utile, parfois il nous garde dans des patrons de comportement prévisible et de survie… et parfois la vie nous demande de nous élever, de voir plus large, de flirter avec les cieux…

mais une de nos tendances naturelles consiste à ne voir que ses forces, notre – prétendue plus que réelle parfois – grandiosité… on aime se considérer dieux et déesses incarnés mais personnellement, je pense que nous ne le deviendrons qu’un fois que nos zones d’ombre auront été mises en lumière, que nos plus bas instincts auront été explorés et expérimentés avec conscience…

et je crois aussi qu’il ne fait pas avoir peur de fouiller l’intérieur à la recherche de tout ce qui bloque la voie de la lumière… jusqu’à risquer d’en mourir… car là que nous nous dirigeons de toute façon…

alors pourquoi ne pas descendre en soi jusqu’au fond, jusqu’aux tréfonds de notre être… et pour cela il faut plonger en soi, fermer les yeux souvent, et ne rien faire… pour voir ce qui remontera du fond de notre mer intérieure…

et éventuellement trouver ce centre, notre scaphandre intérieur, notre poste d’observation jusqu’au coeur du milieu de la tempête…

souvent en mêlant le soleil et la tempête qu’on finit par trouver les arc-en-ciels non ?

floush floush et bon voyage…