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hommage aux vieux et vieilles, et à l’amour

N’appelez pas le médecin, je veux aller dormir tranquillement. Avec ta main dans la mienne.
Il lui a raconté comment ils se sont rencontrés plus tôt – dès le premier baiser.
Ils n’ont pas pleuré, ils ont souri. Ils n’ont pas regretté, ils étaient reconnaissants.
Puis elle a dit encore tranquillement : Je t’aime, pour toujours.
Il lui a répondu ces mots et lui a fait un doux bisou sur le front.
Elle a fermé les yeux et s’est endormie paisiblement, avec sa main dans la sienne.
L’amour est ce qui compte, parce qu’avec rien d’autre que l’amour une personne vient dans ce monde et avec rien d’autre elle ne le quitte… – via Benjamin Stebner

♥♥♥ – 4/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

quelle touchante histoire que celle ci-haut non ? pur amour d’éternité…

avec toute la délicatesse risquée dont on doit utiliser autour du choix des mots ces temps-ci, j’ai tout de même choisi les termes vieux et vieilles dans le titre… vieux et vieilles à défaut d’un autre terme, car pas envie de ne pas nommer et d’éviter la vieillesse du temps qui suit son cours, comme sa sagesse, avec une tonne de respect pour quiconque a vécu plus longtemps que moi…

moi qui aura 60 ans le mois prochain, je ne me considère pas vieux du tout, comme la plupart de ceux et celles qu’on nomme ainsi… oh ! un peu plus de temps passé sur terre que certain(e)s, mais beaucoup moins que plusieurs autres, et je considère que comme tout le monde, nous sommes tous et toutes en cours de vieillissement… même encore enfant, même à 20 ans, même à 40…

en cours de vieillissement comme dans apprendre à apprécier le temps qui passe en nous et sur nouset autour… apprendre à accepter et à gérer le temps qui passe et nous dépasse, nous rapetisse et nous plisse… and love…

alors ce matin, hommage à tous ceux et celles qui ont beaucoup vécu, plus que moi en tous cas… ceux et celles qui ont ouvert ce monde pour nous…

notamment ceux et celles qui, au cours de la dernière année, ont dû vivre seuls et seules leur sortie de piste et de corps, sans leurs proches, ni leurs êtres aimés… avec vous…

à ceux et celles aussi qui ont perdu des parents âgés, parfois sans même pourvoir leur tenir compagnie, ni la main, en ces derniers moments pourtant si importants et précieux… avec vous…

alors ce matin, hommage à tous les vieux et les vieilles qui sont passé(e)s avant nous, ceux et celles qui nous ont quittés et ceux et celles encore bien vivants et vivantes… maintenant et pour encore – plus ou moins – longtemps…

à vous, admiration et solidarité… et profonde et sincère considération… merci…

ci-bas, quelques mots pour tenter de transmettre cet hommage à plus vieux que soi

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Les personnes âgées meurent.
Pas d’une maladie du corps.
Mais de celle de l’âme.
Ils sont sous-alimentés en contes de fées, en mélodies, en danses, en histoires.
Elles qui ont brodé la vie jusqu’à présent, ne trouvent plus le fil.
Pour continuer à tisser les derniers points de leur travail terrestre.
Leurs corps sont affamés de vie. De massages, de bains de pieds chauds et relaxants, de parfums de pins, de caresses de pétales de roses, de rayons de soleil, de chants d’oiseaux. De regards intenses, de silences éloquents, de délicates touches d’âme.
Les plus anciens d’entre nous demandent de toutes les façons de prendre soin de l’enfant en eux, qui vit encore, qui frémit de pouvoir jouer.
Leur corps de plis est une invitation. Pour se plonger en chacun d’eux. Pour trouver les mille facettes de leur monde intérieur. Qui n’est que caché, et non pas absent.
Nous sommes appelés à rattraper le fil. Pour le mettre entre leurs mains.
Pour leur permettre de terminer le tricot. De leur vie.
Ils ont besoin que nous le fassions avec dignité. En devenant les gardiens de la vieillesse préservant le voyage de leur âme.
C’est la seule façon pour eux de ne jamais mourir.
Et ainsi devenir les héritiers de leur feu intérieur. Un feu qui ne s’éteindra pas mais qui continuera à briller de génération en génération. Remettons les anciens à leur place.
Celle du cœur.

ELENA BERNABÈ via Transparence du coeur
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J’ai demandé une fois à un homme âgé ce que c’était que d’être vieux et de savoir que la majorité de sa vie était derrière lui.
Il m’a dit qu’il avait le même âge toute sa vie. Il a dit que la voix à l’intérieur de sa tête n’avait jamais changé. Il a toujours été le même garçon. Le fils de sa mère. Il s’était toujours demandé quand il grandirait et serait un vieil homme.
Il a dit qu’il regardait son corps vieillir et ses facultés ternes mais la personne dans laquelle il se trouve ne s’est jamais fatiguée Jamais vieilli, jamais changé.
Nos esprits sont éternels. Nos âmes sont pour toujours.

La prochaine fois que vous rencontrez une personne âgée, regardez-la et sachez qu’elle est encore un enfant, tout comme vous êtes encore un enfant et les enfants auront toujours besoin d’amour, d’attention et de but.

– via Anna Macedo
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L’image avec les ailes est une œuvre d’art de L. Lichtenfells

Rencontrez Madame Jeanne Louise Calment, qui a eu la plus longue durée de vie humaine confirmée: 122 ans, 164 jours.

Apparemment, le destin a fortement approuvé la façon dont elle a vécu sa vie.
Elle est née à Arles, en France, le 21 février 1875. La Tour Eiffel a été construite à l’âge de 14 ans. C’est à ce moment qu’elle rencontre Vincent van Gogh. «Il était sale, mal habillé et désagréable», se souvient-elle dans une interview donnée en 1988.
Quand elle avait 85 ans, elle a commencé l’escrime, et roulait encore sur son vélo quand elle a atteint 100 ans. À 114 ans, elle a joué dans un film sur sa vie, à 115 ans, elle a subi une opération à la hanche et à 117 ans. elle a arrêté de fumer, ayant commencé à l’âge de 21 ans en 1896. Elle n’a pas abandonné pour des raisons de santé; sa raison était qu’elle n’aimait pas avoir à demander à quelqu’un de l’aider à allumer une cigarette une fois qu’elle était presque aveugle.

En 1965, Jeanne avait 90 ans et n’avait pas d’héritiers. Elle a signé un accord pour vendre son appartement à un avocat de 47 ans appelé André-François Raffray. Il a accepté de lui verser une somme mensuelle de 2 500 francs à la condition qu’il hérite de son appartement après sa mort. Cependant, Raffray a non seulement fini par payer Jeanne pendant 30 ans, mais est décédé avant elle à l’âge de 77 ans. Sa veuve était légalement obligée de continuer à payer Mme Calment jusqu’à la fin de ses jours.

Jeanne a conservé des facultés mentales pointues. Quand on lui a demandé, le jour de son 120e anniversaire, quel genre d’avenir elle s’attendait à avoir. Sa réponse: « Une très courte.

Voici les règles de vie de Jeanne Louise Calment:

Je suis amoureuse du vin.
Tous les bébés sont beaux.
Je pense que je vais mourir de rire.
J’ai été oublié par notre bon Dieu.
Je n’ai qu’une seule ride, et je m’assois dessus.
Je ne porte jamais de mascara; je ris jusqu’à ce que je pleure souvent.
Si vous ne pouvez pas changer quelque chose, ne vous inquiétez pas.
Gardez toujours votre sourire. C’est ainsi que j’explique ma longue vie.
Je vois mal, j’entends mal et je me sens mal, mais tout va bien.
J’ai une énorme envie de vivre et un gros appétit, surtout pour les sucreries.
J’ai des pattes de fer, mais pour vous dire la vérité, elles commencent à rouiller et à se déformer un peu.
J’ai pris du plaisir quand j’ai pu. J’ai agi clairement et moralement et sans regret. J’ai beaucoup de chance.

Être jeune est un état d’esprit, cela ne dépend pas du corps. Je suis en fait encore une jeune fille, c’est juste que je n’ai pas l’air aussi bien depuis 70 ans.

À la fin d’une interview, le journaliste a déclaré:

Madame, j’espère que nous nous reverrons l’année prochaine.

À quoi Jeanne a répondu: Pourquoi pas ? Vous n’êtes pas si vieux, vous serez toujours là!

via Steve Currie

enCOURAGEment

♥♥♥ – 3/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction:
l’étudiant : maître, je suis très découragé, que devrais-je faire ?
maître : encourage les autres…
– proverbe Zen

les temps sont durs… davantage pour certain(e)s que pour d’autres…

si on a la chance de ne pas être trop frappé(e) – que ce soit financièrement, physiquement, mentalement, moralement, émotivement, ou name it – tant mieux…

mais life goes on

et si certain(e) sont OK et tiennent le coup, on dirait que d’autres frôlent le KO…

on parle non pas seulement d’une crise de santé publique collective, lire physiologique, mais aussi d’une grave crise de santé mentale globale qui a commencé à sévir… compréhensible…

car pour certain(e)s, ce qui se passe depuis un an passe de travers, ou de justesse… ou ne passe pas vraiment… pour d’autres, ça ne passe tout simplement pas, en fait ça casse…

pour eux/elles, les mesures de protection ne sont pas justifiées, elles sont abusives, causent plus de problème qu’elles n’en règlent, etc… d’autres sont pour le confinement, les vaccins, le couvre-feu et l’ensemble des mesures…

certain(e)s ont été malades, d’autres ont perdu des proches… certain(e)s ont vu leur entreprise être ébranlée sinon fermée, d’autres ont perdu leur job, leur occupation et leur source de revenus… certain(e)s autres du domaine médical travaillent comme des malades depuis plus d’un, en plus de gérer famille, confinement et émotions…

quant à moi, de mon petit poste d’observation et selon mes connaissances limitées, sincèrement je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu faire face à cette crise…

si je trouve quelques-unes des mesures injustes (notamment le couvre-feu pour les sans-abris (annulé depuis) ni ne comprend l’interdiction de rouvrir les piscines dans les hôtels à la veille de la relâche et le maintien de la fermeture des théâtres quand les cinémas sont ouverts, je les respecte afin de ne pas faire déborder les ressources médicales limitées et surtout pour soutenir le personne médical…

mais globalement, cette situation nous a fait nous rendre compte de notre fragilité individuelle et collective, en particulier chez les gens plus âgées, les enfants et les ados, les femmes cheffes de familles mono-parentales et les gens aux finances de plus en plus réduites…

dire que pour certains des mieux nantis, cette crise aura été super payante… time to share friends ?

mais pour en revenir à notre proverbe Zen, je trouve intéressante l’idée que si et quand nous nous sentons découragé(e)s, le maître nous enjoigne à encourager autrui… car lorsque déCOURAGÉ, enCOURAGEONS…

et plutôt que de s’apitoyer sur son sort, considérons soutenir un proche, un(e) ami(e), un(e) inconnu(e) même… même si je sais que parfois, on n’a même pas la force de tendre vers cela…

mais c’est un peu comme lorsqu’on réalise que l’on a besoin d’amour, plutôt que d’en quêter de la part des autres, on peut en générer en en donnant, en le partageant… et ça finit par venir, et revenir, ça finit par couler de source…

car on peut donner ce que l’on a pas… en provoquant le mouvement par un petit effort au début, ensuite la vie nous soutient et prend le dessus… car rien ne part seulement de soi… je crois que nous sommes un canal par lequel la vie passe, notamment l’amour… car l’amour ne vient de nous, il ne fait que passer par nous… si on le laisse…

alors si les temps sont durs de votre côté, comme c’est le cas pour plusieurs, allons pour l’amour… tout d’abord l’amour de soi, et ensuite que vienne le grand débordement…

car comme on dit, le mot courage a la même racine syntaxique que le coeur…

prière d’offrande

♥♥♥ – 2/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: et nous prions, non pas pour une nouvelle terre ni pour les cieux, mais simplement pour trouver le calme en notre coeur, et la clarté dans nos yeux… tout ce dont nous avons besoin est ici…
– Wendell Berry

j’aime cette idée de ce qu’est réellement la prière… rien à obtenir, ni à quémander… rien à souhaiter de plus que ce qui est ici maintenant… qu’y apporter du calme dans notre coeur, de la lucidité dans notre regard, de l’appréciation pour tout ce que nous avons déjà… déjà beaucoup…

et ensuite invitons et souhaitons le mieux et le meilleur pour tout le monde… souhaitons à tous et toutes ce que l’on se souhaite à soi-même… et un peu plus… souhaitons-nous de réussir à accepter ce qui est… et de tenter de l’améliorer un peu quand quelque chose requiert un ajustement…

socialement et collectivement, pourquoi ne pas utiliser cette tempête dans laquelle nous naviguons tous et toutes du mieux que nous pouvons – même si en embarcations très différentes – pour retrouver l’entraide, le penser commun, la solidarité, le bien du plus grand nombre… en commençant par ceux et celles qui ont le plus besoin…

car on ne s’en sortira qu’ensemble… et solidairement…

en commençant par arrêter de nous plaindre, car vieux réflexe automatique, nous qui vivons ici le ventre plein, avec de l’eau et de l’air frais, et bien au chaud dans nos homes… pour ceux et celles qui en ont car pas le cas de tout le monde… eux et elles qui ont besoin de notre attention et soin… les enfants aussi, les gens seuls et âgés, les malades…

en nous demandant ce que l’on peut faire à petite échelle pour aider notre prochain(e), comme notre communauté… car on ne peut changer le monde qu’en commençant à notre échelle… autour de soi…

trop facile – et inutile et déprimant même – de revendiquer encore et encore plus quand nous sommes déjà tant choyés tels que nous le sommes vous et moi…

alors regardons qui a besoin autour de nous… de bouffe, d’un coup de fil, d’une attention, à la mesure de nos moyens évidemment… mais au moins ouvert(e)s en ce sens…

ainsi, prière de déranger… l’ordre établi, notre pessimisme, notre défaitisme…

et switchons notre regard, notre attitude…

peut-être que le Dieu que les gens prient existe, peut-être que non, qu’en sait-on ?

mais un chose est claire, peu importe notre conception de Dieu, c’est que le monde qui se déploie devant nous est tel qu’il se presente en ce moment et a besoin de notre aide, de notre soutien, de notre contribution… au meilleur de notre capacité…

peut-être un bon moment pour changer notre conception de la prière… en commençant par apprécier ce qui fonctionne en ce moment… et en regardant comment on peut améliorer le monde autour de nous…

en commençant par soi évidemment car toujours là que ça commence… mais en élargissant notre la portée de nos bras et de notre coeur…

ainsi soit-il…

douceur, bonté et bienveillance

♥♥♥ – 1/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: chaque personne que tu croises se bat avec quelque chose que tu ignores, alors sois bienveillant(e)… toujours… – Robin Williams

même – et surtout – ceux et celles que tu croises sur internet 😉 car si facile d’être bête et méchant(e) en ligne… même si les échanges sont virtuels, leurs conséquences sont aussi très réelles…

même si nous ne percevons pas le monde et la situation actuelle de la même manière, même si certains penchent à gauche et d’autres à droite, même si certains aiment Trump et d’autres le détestent, même si, même si… allons vers le respect, l’amour, la solidarité, la bienveillance, l’empathie…

même si le monde entier a l’air de devenir de plus en plus fou, de plus en plus déséquilibré, de plus en plus injuste, gardons l’amour au coeur et l’espoir en tête… voyageons en compagnie et au coeur du reste du monde…

car c’est tout ce qu’il nous reste… la solidarité, le faire ensemble, le être ensemble…

considérons chaque personne que l’on croise en vrai ou en ligne comme notre fille, notre fils, notre père et notre mère, notre frère et notre soeur… chaque vieux et vieille comme notre grand-père et notre grand-mère… et ne parlons de la mort, de leur mort, comme d’une chose inévitable et imminente…

car qui sait combien de temps il nous reste à vivre même si nous semblons encore jeunes, plus jeunes que ces vieux qui vont mourir bientôt anyway… alors pliiiise arrêtons de dire qu’ils et elles vont mourir bientôt anyway comme si leur vie ne valait rien car plus avancée que la nôtre… ce sont eux et elles qui ont fait de ce monde un endroit si confortable à vivre… on leur doit une fière chandelle…

on apprend tous et toutes à apprivoiser la mort chacun à notre façon et nous y serons en temps et lieu… jeunes ou vieux, tous la même vie…

alors en ces temps challengeants, contaminons le monde d’amour à amour mur à mur… un petit geste à la fois, chaque petite geste dans la foi… à notre petite et relative échelle… car le monde n’est qu’une infinité de petits mondes… multipliés par 8 milliards d’humains et d’humaines…

doutes et questionnements

♥♥♥ – 27/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: le fait de questionner et de douter des compagnies et entités les plus frauduleuses au monde ne font pas de vous un(e) «anti quoi-que-ce-soit»… pas plus que ça ne fait de vous un(e) conspirationniste… en fait, questionner EST et devrait être la tâche de la raison… le fait que questionner soit devenu tellement tabou, devrait, en fait, nous faire peur

depuis un an, on questionne beaucoup… on questionne tout… les stratégies de contrôle, les libertés brimées, les abus des dirigeants, la réelle amplitude de la pandémie, etc…

on questionne à peu près tout, sauf soi-même dans le plupart des cas… de même qu’on a tendance à faire confiance aux sources qui font notre affaire… car notre questionnement vise souvent à nous convaincre que l’on sait… biais d’interprétation…

et pourtant…

on dirait que plus on questionne, moins on sait…

car que sait-on ? que sait-on vraiment ? avec certitude ? nos sources sont devenues tellement nombreuses et toutes susceptibles d’être fake… car nous sommes réduits à vivre à-travers nos écrans… réalité virtuelle et relative…

mais à force de questionner, finalement, que sait-on de plus sur une prétendue vérité, sur LA réalité ? que sait-on de plus sur nous-même ? comme sur le sens de la vie ? poser la question ne solutionne rien…

alors, les questions perdurent… et tournent en boucle dans la cage du hamster cosmique…

car aucune certitude, ni à-propos des choses du monde, ni à-propos de soi-même… toujours des doutes au coeur, en tête, et tout le tour de la terre…


on dit que la principale différence entre les animaux et les humains réside dans notre capacité de penser, de réfléchir, donc de questionner…

à voir les dommages qu’on fait subir à la terre et les injustices que vivent nos frères et soeurs les plus nécessiteux, pas certain que cette capacité de penser et de questionner soit une bonne affaire… si elle pouvait seulement se traduire en une répartition juste et équitable de la richesse… on peut toujours rêver…

ainsi qu’arriverait-il si on éliminait toutes les questions hypothétiques ?

la question se pose et se répond à elle-même… ou pas… 😉


on peut penser autant qu’on veut, ou qu’on peut, mais il y existe plus de pensées que notre capacité de penser peut soutenir… les pensées nous surpassent, et nous surpensent


comprenons par ceci que nous ne vaincrons jamais la pensée… alors humilité et observation… pour trouver la paix du coeur… et de l’esprit…

en cette semaine de relâche, capitulons… car vient un temps où rien ne fait plus de sens que de capituler dans l’amour


paix et amour…

paix – d’esprit – et amour – au coeur…

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Si je suis pour mourir, la meilleure façon de me préparer est de calmer mon esprit et d’ouvrir mon cœur. Si je suis pour vivre, la meilleure façon de me préparer est de calmer mon esprit et d’ouvrir mon cœur.
– Richard Alpert, alias Ram Dass (1931-2019) via Rikki

vrai et faux

♥♥♥ – 26/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: la vérité est la vérité même si personne ne la croit… un mensonge est un mensonge même si tout le monde le croit

si vrai… et si faux aussi…

il ne nous reste seulement qu’à déterminer ce qu’est la vérité et le mensonge… simple détail… ou devrait-on dire les vérités et les mensonges car parait que chacun a les siens, propres et bien à lui et elle… que plusieurs ne veulent surtout pas voir bouleversés ni remis en question…

pourtant, personnellement, je ne pense pas qu’il n’existe rien de telle qu’une vérité ou qu’un mensonge… il existe des vérités ET des mensonges… et le même fait peut être autant l’un que l’autre…

ainsi vérité et mensonge ne sont pas exclusif, pas l’un ou l’autre… l’un et l’autre… les deux existent en même temps et au même endroit…

que diverses perceptions, croyances, idées etc… d’une même vaste réalité très diverse et relative selon chacun et chacune… tout étant vrai et faux par ailleurs…

alors pour ce qui est de LA vérité ou DU mensonge, on repassera…

car désormais, il existe de vraies fake news… et de fausses vraies nouvelles… et plein de nuances entre les deux… selon qui publie, qui lit et qui interprète les plus ou moins vraies intentions aux propos…

et les quelques lettres qui forment ces deux mots ne sont que des concepts arbitraires et fluctuant dans le temps et dans l’espace…

et un concept n’existe pas sans l’interprétation qu’en fait une personne humaine, avec son lot de croyances, d’expériences, de capacité intellectuelles, d’émotions et de sensations, etc… qui viendront moduler ces concepts…

ainsi, si la vérité et le mensonge ne sont que des concepts qui flottent en l’air, qui peut prétendre les revendiquer ?…

vrai que tout le monde vieillit et finit par mourir…

vrai que l’on vit une situation unique actuellement…

vrai que la distribution de la richesse est inégale…

vrai que certains interprètent la réponse du gouvernement face à la situation actuelle comme un abus de pouvoir, d’autres comme une crise de santé publique à laquelle on doit faire face…

vrai que les compagnies pharmaceutiques sont particulièrement très actives (et leurs directions probablement très heureu$e$) depuis quelque temps…

vrai qu’on ne peut sortir de chez-soi après 20 h sous peine d’amendes…

vrai que plusieurs ont peur ces temps-ci, certains de la perte graduelle de liberté, d’autres du virus… ce qui se traduit par de l’irritation, de la frustration et de la colère…

vrai que la situation actuelle suscite division et débats costauds…

mais pour le reste ?

qui vivra verra… peut-être… et ceci est aussi vrai que mensonger… songez-y…

écrire pour ne rien dire (de particulier)

♥♥♥ – 24/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: qui veut chanter… trouve toujours une chanson… – proverbe suédois

parlez-en aux oiseaux qui ont déjà commencé à se lâcher lousses ces jours-ci en ce début de printemps naissant au pays de l’érable presque coulant et dégoûtant et si ragoûtant…

à l’image de l’image, un chroniqueur qui veut écrire… trouve toujours une image pour le starter

j’ai pris une pause récemment de ma maladie d’écriture chronique… souvent essentiel de s’ennuyer de quelque chose pour l’apprécier davantage… et pour se ré inspirer soi-même, mais surtout se laisser inspirer par la vie… souffle requis…

parlant chanson, pendant ma pause chronique, j’ai suivi un cours de composition… en anglais por favor… pour réaliser que je ne suis pas complètement fluent dans la langue du shake and bake… et apprécier que je préfère recevoir l’inspiration que de procéder par césarienne… car tout vient à point à qui sait être tendre…

alors tac à tac à tac s’est remis à taquetter de nouveau le tapageur chronique en ce lieu…

je ne vous cacherai pas que – je pense que – j’aimerais gagner ma vie grâce à l’écriture… et/ou la traduction… et/ou la rédaction quelconque… et/ou en trouvant des titres punchés… enfin, quelque chose du genre… pour ne pas dire something like that, ou whatever… pour ne pas énerver mon ami du plat haut qui haîîît ce cher franglais que j’aime tant… respire mon bro, respire, ça va passer, et me dépasser 😉

mais même si le désir d’écrire plus sérieux me titille le clavier et le cerebelum, je suis conscient qu’écrire pour du cash n’est pas nécessairement une espèce de gagne-pain en voie d’expansion… au contraire…

même chose pour la musique que je pratique en dilettante également…

décidément, il y en a qui ont le tour de choisir des carrières pas payantes… mais ainsi va la vie… comme disait ma mère – dieu veille sur son âme, et sur son fils – pas facile d’être artiste quand on est pas vedette… jamais vraiment su ce qu’elle voulait dire… mais sounds good non ?

et probablement qu’écrire sur commande est moins élevant qu’écrire pour le fun

parlant de mon ami du plat haut non-appréciateur de mon frenchglish, il m’envoyait justement hier cette éclairante citation de notre Leonard… des mots qui ré-enlignent le clavier… et le sac à mots… et qui recadre l’ambition littéraire…

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Leonard Cohen, sur la difficulté de l’écriture

Ce processus est le contraire de l’abondance, le contraire du luxe.
C’est plutôt un travail de chiffonnier.
Finalement, on arrive à trouver quelque chose qu’on peut habiter et qui peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son cœur et créer un homme autour de cette chanson, autour de ce poème.
C’est cela, écrire, c’est ce qui fait la beauté de l’écriture…

– Leonard Cohen dans Brierre, Jean-Dominique et Jacques Vassal, Leonard Cohen par lui-même, Paris, Le cherche-midi, 2014, p.162-163
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si je ne saisis pas totalement ce qu’est habiter ce quelque chose qu’on écrit, je retiens toutefois des mots de Lenny qu’écrire peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son cœur et créer un homme autour de cette chanson, autour de ce poème.

principalement pour cela que depuis 9-10 ans et 2 500 et quelques chroniques plus tard, je tape encore sur mes touches, mes touches à tout, distribuant mes petites mouches à feu… ne sachant jamais ce qui va sortir du grand sac à surprises caché en moi, ce sac à lettres de mon grand jeu de scrabble intérieur…

écrire pour se polir, se raffiner, se dé couvrir… car lorsqu’on écrit, on se montre, on se dit, on se dévoile et on lève les voiles sur une mer de découverte… striptease littéraire de son âme… et de ce qui la recouvre… et souvent on écrit pour se délester d’un surpoids… obésité existentielle et régime d’amaigrissement de l’âme…

ainsi, comme le dit mister Leo, écrire peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son coeur et créer un homme autour de sa chanson, ce poème

au fond, on écrit non pas tant pour être lu par autrui que par soi-même… lu et encore plus relu car lors de la relecture de ses propres mots, on se re découvre… de nouveau… comme si on mettait à l’extérieur de soi – propre du mot extase – et qu’on se regardait d’en dehors de soi… nice to meet me…

on écrit donc surtout pour soi, parce que quelque chose nous pousse au cou…

et bien sûr qu’on écrit aussi un peu pour être lu par autrui… désir de connexion… mais qu’on soit lu ou pas, ou peu, ou pas du tout, secondaire mon cher Datsun (inside joke pour les plus vieux parmi nous, miow miow 😉

même s’il aime les ptites vites matinales, chronique chez lui, votre humble chroniqueur aimerait bien se trouver un objet autour duquel écrire plus longuement… plus en profondeur… écrire et discourir à plus longue échéance… écrire à long terme… écrire au long saut… aller au fond de quelque chose… même si on écrit toujours du fond de soi-même…

car si comme l’affirment les bouddhistes, la colère se cherche toujours un objet, l’écriture aussi… mais peut-être que l’objet est justement le sujet ?

alors si jamais l’objet ne se laisse pas trouver, je ferai comme les oiseaux de l’image coiffant cette chronique… et je continuerai à pitpiter

et comme le chat au pied de l’arbre, j’attendrai bien patiemment 😉

vivre sur des oeufs

♥♥♥ – 24/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

mise en garde : cette chronique pourrait offenser quelqu’un ou quelqu’une… notamment les défenseurs des oeufs à la douzaine… mais avec le gros du centre, on est presqu’au compte…

c’est la succulente chronique pas baveuse du tout (pour rester dans le langage aviaire) de Josée Blanchette de vendredi dernier dans le Devoir (lien ci-bas) qui m’a inspiré dans la ponte de mes cocos slow mots brouillés ce matin…

je partage le feeling – et les mots sunny side up – de JoBlo sur la situation actuelle…

car l’indignation règne en reine de la basse-cour ces temps-ci…

eh qu’on a l’indignation en bonne santé ces jours-ci… le monde a la coquille molle et on semble interagir sur des oeufs… handle with care…

en fait, l’omelette sociale que nous formons dégoûline d’indignation ces temps-ci… ça doit être un virus… Cocovid exposant douzaine…

on s’indigne à propos de tout, mais surtout à propos de rien… souvent de façon eggs/agérée… presque eggs/tatique… en tous cas egg/citant… ôde aux noms de restos de déjeuner doutoeufs… vivement qu’ils rouvrent pour qu’on y décocolérise… mais on ne fait pas d’Homme laite sans marcher sur des oeufs, ni de Femme d’ailleurs, pas de sexisme ici… car on a des oeufs tout le tour de la terre indignée…

en tous cas, ça jacasse dans la basse-cour des réseaux asociaux, grand poulailler aux grandes gueules de loups, comme dans les basses-cours où pulullent les folles poules à lier et leurs commentaires sur les médias en masse, tout le monde a dorénavant un porte-voix pour énoncer son indignation…

vomis d’opinions d’hiver pandémique… cot cot cot phonie publique et impudique…

d’ailleurs certains – les plus chickens – les crachent sous un faux nom à compagnie à numéro leurs opinions qui se mêlent souvent dans leurs oignons… propos rock n throlls pas très à propos… et pas de tout repos du tout…

souvent eux qui caquettent le plus fort derrière leur cape de plumes d’invisibilité anonyme…

vous en voulez une preuve de la prévisibilité réactionnaire ? faites juste prendre position publiquement et catégoriquement pour ou contre quelque chose – whatever – et attendez quelques minutes… les oeufs devraient arriver rapidement… pourri, pourri…

certains se plaignent qu’on ne puisse plus rien dire désormais… parlons-en aux Chinois pour voir 😉

ici on se rend jusqu’en Cour suprême pour protéger notre droit de pouvoir dire n’importe quoi, ce que certains ne se gênent pas de faire allègrement mais avec très peu d’alegria…

ici on utilise le droit d’injustice pour défendre le droit de rire et d’insulter n’importe qui, même des enfants handicapés, jusqu’à souhaiter leur mort… libarté d’exprassion… come on mon Mike… votre honneur en insultant le petit Jerémy, mon client lui reconnait le droit d’être égo à tout le monde… comme on Julius

quiche, jusqu’où on va aller à être ainsi baveux ?

en fait, on peut tout dire, plus que jamais en fait, mais on peut de moins en moins nommer les choses, ou les gens… trop c’est comme pas assez…

notamment les vieux (voir texte de Jocelyne Robert ci-bas), les gens de minorités visibles, les premières nations et autres tutti quantti et objets de débat difficilement nomables… difficile de tout simplement nommer les choses et les gens de maintenant, comme ceux et celles d’avant… on veut même éditer le passé pour ne pas offenser…

si on peut tout dire, plusieurs le font et ne se gênent pas… tout, mais surtout n’importe quoi… les mots sont de plus en plus délicats mais en même temps de plus en plus gros… et grossiers… et bonifiés d’Émoti-cons de caca… oui ma coco…

décidément, ce virus a un bien drôle d’effet sur nous… en ne pouvant plus se voir autant qu’avant, nos rapports se sont déplacés dans nos écrans… Zoom, beam me up Cotty Cotty

la vie est devenue base-cour virtuelle… et on dirait que désormais, les autres n’existent plus, plus vraiment du moins – avatars va – et que tous les mots sont permis, et en même temps honnis… car derrière notre écran, nous sommes invincibles… mais en même temps, tous et toutes une cible…

désormais on peut tout dire, et certains les disent tous, et en même temps, on ne peut plus rien dire… paradoxe quand tu nous – con – tiens…

allez… indignedigne pow pow…
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texte de JoBlo
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/595510/scusez-si-je-derange?fbclid=IwAR11hEl1taL8a-enpwYvJ2ovp2ptotCCRFQNtcOcDIWr–cw6mpaPD5oxgQ

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excellent texte de Jocelyne Robert sur l’âgisme
https://www.lapresse.ca/societe/2021-02-24/vieillir-avec-panache/la-revanche-des-vieux.php?fbclid=IwAR0xlTjYOD-Sqqs9UV2B4_xYafJgWWS6kYPm3Wj6je-nLGisZHuraRi0hEs

par les yeux et la bouche des femmes

♥♥♥ – 23/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: en ce qui concerne l’avenir de l’humanité, nous faisons confiance à des hommes brillants en technologie mais qui manquent absolument de sagesse… laissons ces hommes développer la technologie mais remettons à un conseil de grands-mères la tâche de décider si et comment cette technologie sera mise en place pour le bénéfice du plus grand nombreon ne peut plus laisser de jeunes «nerds» mener le jeu… – Ava Park

personnellement, j’ajouterais aussi quelques sages hommes tels Edgar Morin, Noam Chomsky et Hubert Reeves au conseil décisionnel des grands-mères…

mais, en effet, beaucoup plus de femmes, jeunes comme matures, devraient être incluses dans les prises des décisions à grande échelle de portée… celles qui nous concernent tous, telles les enjeux de distribution de la richesse, du respect de la terre et de la prise en charge des programmes sociaux…

le monde a clairement besoin de virer féminin… et d’inclure les gens qui ont beaucoup vécu, ceux et celles qui ont beaucoup de vécu sous la jupe et derrière la cravate…

car en effet, les femmes sont nos mères et nos grands-mères, celles qui voient plus grand et plus loin que leur nombril, celles le plus souvent concernées par ce qui est juste et bon pour tout le monde, le mieux adapté au bénéfice du plus grand nombre…

on ne doit pas enlever quoi que ce soit au génie des grands garçons photographiés ci-haut, car ils ont définitivement certaines qualités, qualités certaines, mais l’élan qu’est en train de prendre nos sociétés dites modernes ne devrait toutefois pas leur revenir… pas de façon aussi importante du moins… peut-être que leur mère – et leur grand-mère – devrait leur parler un peu 😉

car les ptits gars en mènent trop large en ce moment…

comme le système financier en général d’ailleurs qui est clairement trop mâle et ambitieux et pas suffisamment concerné par le bien-être de notre mère à tous, la terre, ni par le besoin des plus nécessiteux parmi nous…

alors vivement plus de vieux et de vieilles comme consultant(e)s, comme guides, comme mentor(e)s… et plus de femmes en général en politique, sur les CA et les comités de direction… plus de féminin aux commandes…

et les boys dans leurs domaines d’expertise… que là… jusqu’à ce qu’ils vieillissent un peu, qu’ils maturent et qu’ils voient plus large

ci-bas, superbe hommage aux femme de la part de Grand Corps Malade…

révolution de solidarité

♥♥♥ – 21/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

écoutez ça lecteurs/trices… ben oui, en anglais… mais le langage du coeur.. avec des images… qui parlent, qui crient…

le gars a du punch… les images aussi… et les faits parlent d’eux-mêmes…

le gars – Aubrey Marcus – dit les vraies affaires… défend les causes essentielles pour lesquelles on devrait s’offusquer plutôt que nos caprices de conforté(e)s occidentaux… les enjeux fondamentaux à la base de la vie sociale…

j’ai posté sur mon mur FB hier et un seul like… car ces choses on ne veut pas trop les entendre, encore moins les voir…

alors que les jokes sont multi likées

pourtant…

je sais… grosse job que d’affronter ça, que de s’y frotter… nous les privilégié(e)s parmi les privilégié(e)s à la couenne molle et plus que choyé(e)s… au moins apprécions-le…

mais si c’était notre enfant ? nos enfants ? nos frères, nos soeurs ? nos parents ? nos vieux… nos ami(e)s… que nous au fond…

ici en particulier ?

ceux et celles pour qui le racisme systémique n’est pas qu’un débat linguistique mais une réalité quotidienne vécue depuis longtemps… car pour connaître cet enjeu, il faut être un peu différent de ceux qui ne voit aucun racisme dans le système nerveux ni social…

mais ce vidéo pointe exactement ce que l’on aimerait mieux ne pas voir, ni savoir.. ce que l’on veut moins connaître ni reconnaître…

pourtant…

alors pourquoi on ne parle pas des gens qui ne mangent pas ? qui n’ont même pas de briques qu’ils et elles peuvent appeller home ? les négligé(e)s parmi les négligé(e)s ?

et si on remettait les priorités en première place… tout le monde ensemble…

là la vraie révolution…

je sais, plus facile à dire qu’à changer…

à suivre…