Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

suivre sa ptite voix

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les dernières chroniques – 7/3/18

traduction : à chaque fois que tu ne suis pas ta guidance intérieure, tu sens une perte d’énergie, une perte de pouvoir, une certaine forme de mort spirituelle… – Shakti Gawain

wow Shakti Gawain ! il y a belle lurette que je n’avais entendu parler d’elle… premier livre new age que j’ai lu il y près de 40 ans si je ne m’abuse… toujours un ptit kick pour certain(e)s d’abuser de soi-même 😉  je ne me souviens pas du titre du bouquin de la madame mais il a créé une certaine ouverture en moi… alors rebonjour Hi !  Madame Gawain… 😉

cette citation est très appropriée à ce que je vis en ce moment… une forte drive à mettre sur pied un projet cher à mon coeur… soit fonder légalement une église SD officielle pour pouvoir faire des cérémonies ici, in the open… car depuis plusieurs années, je dois aller au Brésil pour pratiquer ma religion et dorénavant envie de faire ça ici, kosher…

alors let’s go face à la paperasse et la bureaucratie que ça demande… beau test pour mesurer la motivation… tout ce que j’ai (presque) toujours fui… ça me rattrape… et je me laisse faire…

mais pour en revenir à la citation :

à chaque fois que tu ne suis pas ta guidance intérieure, tu sens une perte d’énergie, une perte de pouvoir, une certaine forme de mort spirituelle

en effet, vient un moment ou ne pas suivre un fort élan intérieur qui nous pousse à l’âme – et ailleurs – demande plus d’énergie que de le suivre…

mais malheureusement, contrairement à que qu’affirme Mme Gawain, on ne le sent pas toujours… non on ne sent pas toujours quand on n’écoute pas sa guidance intérieure, ce que l’on nomme communément la ptite voix

pour diverses raisons, soit on entend pas, soit on écoute pas… mais ptite voix va loin… et si elle commence par chuchoter, elle finira par crier si on garde sourde l’oreille, probablement la troisième celle-là…

et parfois on doit postponer ces élans fondamentaux…

famille, enfants, engagement financiers, responsabilités, etc… ne sont que quelques-uns des obstacles qui peuvent obstruer le chemin vers la manifestation de ses rêves, ou du moins le retarder…

oh pas toujours bien sûr, car certains sont plus habiles que d’autres à conjuguer au pluriel tous les projets qui leur tiennent à coeur, famille incluse…

mais il y aussi le manque de clarté, les peurs, les croyances et autres trips de tête ou de tripes qui peuvent aussi faire bifurquer temporairement ou de façon permanente la route à suivre…

parfois pas si simple de conjuguer nos responsabilités matérielles et la réalisation de nos rêves les plus existentiels…

mais éventuellement, après des périodes plus ou moins longues pour certain(e)s, cette guidance intérieure inévitablement reviendra frapper à la porte de notre âme…

knock knock somebody in there ?

souvent c’est lorsque la famille est élevée et les enfants grands, et que nous sommes un peu plus vieux et/ou à l’aise financièrement, que l’on peut davantage aller totalement vers cet élan vers l’essentiel…

et ici je veux témoigner de mon admiration pour chaque mère, chaque père qui place les besoins de sa petite tribu sinon au-dessus des siens, mais au moins au même niveau… cela fait preuve d’intégrité, de responsabilité, de maturité… mon chapeau bien haut levé…

et c’est d’ailleurs souvent en élevant famille pendant 15-20 ans que l’on acquiert la force, la persévérance et la solidité qui nous aideront plus tard à mener à terme nos projets personnels les plus chers… même si on les a reléguer au rond d’en arrière pendant un temps…

et parfois c’est justement en ne suivant pas cette petite voix pendant un bout de temps que l’on peut revenir sur la track… rien comme un mur pour nous réveiller… toute chose a une certaine utilité, même les longs détours… qui nous font apprécier tout autant la route… à suivre…

alors, everyone on track  ?

la vie à tout prix, ou free for all

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les dernières chroniques – 6/3/18

traduction : tout a un prix… c’est la somme de vie que tu dépenses pour l’obtenir…
– Henry David Thoreau

ou j’imagine que j’aurais pu traduire par :

le prix de quoi que ce soit s’évalue par le montant de vie que tu donnes en échange…

ah ce Thoreau, envie de le connaître davantage celui-là… si je le rencontrais, je le prendrais certainement par les cornes…

dès que j’ai aperçu cette citation, elle m’a sauté aux yeux et j’ai choisi de la commenter car je n’ai pas vraiment idée précise de ce qu’elle veut dire… en fait, je n’ai vraiment pas d’idée quant au sens profond cette citation… alors rien comme écrire autour pour voir ce qu’elle fera popper up… en moi et en vous…

le prix des choses dans la vie ? très vague quant à moi… qui dit prix, dit énergie, dit effort, dit engagement non ?

on ne parle probablement pas ici de prix en terme de bidous, sûrement plus en terme d’énergie… même si l’argent n’est qu’une forme d’énergie parmi d’autres…

donc… disséquons chers lecteurs/trices, disséquons…

tout a un prix… vraiment ? peut-être…

peut-être si on considère que tout se paie d’une façon quelconque… qu’un effort quelconque est requis pour obtenir quelque chose de précis que l’on veut obtenir… ça se défend en partie… qui ne risque n’a rien, genre…

la vie nous offre tout, soit sur un plateau d’argent ou super bien caché dans la bouette et la schnoutt…  en effet, on dirait que parfois les choses nous sont offertes grand ouvert et sans effort, parfois on doit creuser un peu… ou beaucoup… mais peut-être que parfois on ne fait que s’acharner sur quelque chose qui n’est tout simplement pas juste…

si certain(e)s aiment penser que tout nous est offert et donné gracieusement en cette existence, d’autres voient ça autrement… ils/elles considèrent que tout doit se mériter, s’obtenir, aller se faire chercher… qu’on doive travailler pour…

d’une façon ou d’une autre… la même vie… deux visions…

et ici le noeud du koan…

c’est la somme de vie que tu dépenses pour l’obtenir…

en gros, 3 termes au coeur de cette formule : somme de vie, dépenses et obtenir…

on pourrait traduire somme de vie par énergie, implication, se mettre les tripes sur la table… par notre totalité d’être, notre capacité de présence complète…

et dépenses ? qu’est-ce qu’on peut bien dépenser dans la vie en fait ? car on nait avec rien et on meurt avec rien, rien de concret anyway, alors que pouvons-nous bien dépenser grand dieu ? on ne peut que vivre il me semble… mais Mr Thoreau aurait sûrement quelque chose à dire là-dessus…

quant à obtenir, ici aussi variable comme sens…

selon une source, obtenir se définit par :
Parvenir à se faire accorder ou donner (ce qu’on veut avoir)
avec comme synonymes : acquérirconquérirrecevoirdécrocher

ou
Réussir à atteindre (un résultat), à produire (qqch.), comme dans : Obtenir un résultat, avec comme synonyme : parvenir à
dans les deux cas, obtenir sous-tend un effort, soit on réussit à se faire accorder, mais pour cela il faut savoir recevoir j’imagine, ou atteindre un but…
j’imagine que le coût est justement cet effort… ou le non-effort si on comprend qu’il n’y a rien à forcer ni à faire…
et si j’avais choisi l’autre traduction :

le prix de quoi que ce soit s’évalue par le montant de vie que tu donnes en échange…

ça nous aurait orienté autrement.. ça aurait impliqué que la vie est un deal, que pour avoir quelque chose, on doit donner autre chose d’autre en échange…

pas si différent au fond… donnant donnant ou faire un effort pour arriver à quelque part…

mais peut-être que la vie peut être plus simple que ça comme nous l’indique notre beloved Master…


Once you start accepting things, tension disappear.

What is is, what ain’t ain’t !

Relax into it, accept it, welcome it.

And suddenly you will see a great peace surrounding you, and a great silence arising in you, and a great joy overflowing in you. We are missing joy because we are always trying to be something else….

Don’t try to be anything else. If this is you, then this is you….

Whatsoever comes naturally is good, whatsoever comes of its own accord is good…. Accept it. If this is the way God wants you to be, then be this way. Then this is your destiny.

Once you start accepting things, tension disappear, anxieties fall, anguish 
is felt no more. And to be in a state of no anguish, no anxiety, no tension 
is to be religious.

  • OSHO
    The First Principle
    Ch #4:Go with the river
    am in Buddha Hall

croire possible

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les dernières chroniques – 5/3/18

traduction : je crois sincèrement qu’en toute situation, peu importe la difficulté, Dieu nous offre une grâce supérieure à la difficulté de la situation, de même qu’une force et une paix d’esprit qui peut nous mener en un endroit plus conscient en nous que là où nous étions auparavant… – Andy Griffith

ça j’y crois…

je pense aussi que toute situation peut nous faire grandir…

qu’on appelle le grand tout Dieu, la vie, ÇA, l’existence, le destin ou la destinée ou name it… whatever you like

je crois que la vie, peu importe ce qu’elle nous offre, que ce soit ce que l’on désire le plus ou ce que l’on souhaite le moins, propose, et que nous, on dispose… on en fait ce que l’on veut de ce que la vie nous offre…

on ne choisit pas le quoi, mais on choisit le comment… quant au pourquoi, pas si important à mes yeux…

et autant le concept de Dieu peut en repousser certains d’entre nous, autant celui de croire peut avoir le même effet… moi le premier… je ne fait pas confiance aux croyants… surtout les plus extrémistes…

car à mon avis, croire résulte souvent d’un manque d’expérience directe… un auteur dont je ne me souviens pas du nom affirmait dans un texte lu récemment que croire devrait arriver à la toute fin d’un processus d’investigation et non au début… makes sense non ?

est-ce que le rond rouge du poêle brûle vraiment ? demande l’enfant en nous… mets ta main dessus et tu n’auras plus besoin d’y croire, tu vas le sawoir…

en ce qui concerne Dieu, ou le sens de la vie, un peu plus subtil évidemment… j’imagine que pour y croire, il faut vouloir… mais croire à quoi au juste ? plusieurs histoires à propos de ce grand up, down and out there…

croire, vouloir et savoir… trois mots en oire… et liés d’une certain façon…

personnellement, j’aime croire… mais pas nécessairement en quelque chose de précis, car qu’en sais-je vraiment ? trop de choses à savoir en ce vaste monde, dont plusieurs beaucoup trop complexes pour ma ptite tête de caboche cabochonne…

non… j’aime plutôt croire en la possibilité de toute chose…

les extra-terrestres ? les chemtrails ? Dieu le père de Jésus ? le 11 septembre ? les théories complotistes ? Elvis sur une île avec Michael Jackson ?

why not coconut ?

peut-être que oui, peut-être que non ?

who knows ?

car on en a aucune idée en réalité…

et ce en quoi je crois n’est qu’une petite et limitée croyance of mine que j’entretiens pour diverses raisons qui m’échappent anyway la plupart du temps… et en fait, même ce que je sais par expérience, n’est que mon expérience à moi, déjà quelque chose en soi, mais ma perception et/ou ma compréhension peut être erronée en regard de l’immensité et de la complexité de l’univers…  que ma compréhension du moment…

ces temps-ci, je me sens curieux… curieux de connaître davantage, curieux de me laisser surprendre par la vie… curieux de découvrir ma part d’ombre car je crois que la seule façon possible de découvrir cette ombre en soi est de la rendre disponible à la lumière…

et cette lumière ne vient pas nécessairement seulement de soi… cette lumière peut venir de l’extérieur, d’une situation, d’une interaction avec une autre personne, couplée à notre capacité de vouloir regarder tout qui émerge à la surface de sa conscience…

donc utile de croire que tout ce que l’on sait peut être faux, ou partiellement vrai, ou différent de ce que c’est en réalité…

et autre concept élastique que celui-ci… car pas parce qu’on touche à quelque chose que c’est réel…

pas si simple la vie hein ? mais parfait telle qu’elle est… avec sa part d’ombre, sa part de mystère, sa part d’inconnu…

personnellement, j’aime croire que tout est parfait tel que c’est… même les barbareries humaines, même les cataclysmes naturels, même les choses qui m’horripilent… car si ça existe et ça se passe, ainsi soit-il non ?

bonne semaine qui je crois sera parfaite pour chacun(e) d’entre nous…

P.S. Andy Griffith était un acteur américain mort en 2012… 😉

et pour mes ami(e)s du SD, l’étoile est un clin d’oeil du maître… 😉

____

Intersticiel

Je me glisse dans l’interstice entre les choses de la vie. Je suis l’inattendu qui frappe à la fenêtre en pleine nuit pour te rappeler à l’espace ouvert de l’autre côté du réel.

Je me tiens dans l’immobilité du vent quand il se penche sur ton sommeil et sourit.

Je brûle dans la fièvre qui saisit les amants quand ils pressentent la venue de l’aube assassine de tous les lendemains.

Je te nargue dans la main tendue que tu ignores sans savoir combien elle te serait douce si seulement tu l’embrassais.

Je suis l’inopportun que jamais tu n’envisages car je demeure derrière la prunelle de tes yeux, où je t’espère patiemment.

Je me retrouve sans trêve dans le rire de l’enfant qui réchauffe la vieille âme entrée en agonie.

Je t’invite à te fondre dans le balancement lent des branches qui déshabille le temps pour rejoindre le scintillement heureux de la rivière.

Je luis dans le sexe nu qui s’offre, impudique comme l’immensité vierge de l’océan.

Je suis le remède inaccessible à tous vos maux ; je suis partout et cependant nul ne saurait me saisir car je coule comme la lumière qui danse vertigineuse dans l’eau.

Je m’agenouille en prière muette dans l’étonnement qui suit la fulgurance radiante au creux des reins, dans l’éblouissement de la première étreinte.

Je vibre dans le regard du fauve qui entrevoit la liberté et dévore sans état d’âme le rouge soleil du matin.

Je suis l’invisible autour duquel le monde tourne depuis toujours, sans lequel il s’affaisserait sur lui-même comme une toupie sans élan, désertée par le frémissement du vivant.

– La joie d’être un âne

ça marche

28238398_10155761190313876_2272102898660038614_o.jpgles dernières chroniques – 2/3/18

est-ce que c’était une journée comme ça pour vous aussi hier ?

plus que comme ci comme ça en tous cas !

une journée lourde, lente, épaisse, une journée full matière hier…

pleine lune ?  l’arrivée de mars ?  les astres ?  l’hiver qui comme la neige s’alourdit avec  le printemps qui se pointe le bout du nez ?

je ne sais trop mais hier fut une maudite de grosse journée dans ce tout ptit bout de l’univers que je suis… émotive, dense, prenante dans tout le corps, confrontante et brassante… le mental full speed, les émotions dans le plafond… toute en montagnes russes ascendant roulette…

alors pour faire passer ce motton, comme d’habitude quand je viça, j’ai marché…

j’ai marché en masse, j’ai marché en mars…

3 grandes marches, pendant des heures et des km, qui ont ponctué mon travail de bureau assis sur mes deux bouts de fessier avec la tête et les émotions à rince and spin

marcher est ma thérapie ultime… optimalement en forêt, comme j’en ai la chance, mais même en ville marcher s’il le faut…

et à propos : on prend une marche – calque de taking a walk ? –  ou on la fait ?

peut-être qu’on ne fait que marcher… peut-être que la marche est comme l’amour, ça ne peut être une chose, ça ne peut qu’être un verbe…

marcher pour se changer les idées, marcher pour s’aérer l’emmental, marcher pour voir autre chose que ses propres idées spinner sur elles-mêmes et sur place en nous-mêmes…

marcher pour moins penser, marcher pour mieux penser, peu importe mais marcher… car marcher pour dépenser un peu d’énergie, marcher pour faire bouger les choses en soi…

marcher et automatiquement ralentir… marcher et revenir au calme, plus frais, plus présent… marcher pour réoccuper dans tout son corps, et non seulement spinner dans la boule sul’top du cornet…

car lorsqu’on marche, on a beau penser, ou s’en faire, ou réfléchir, ou fantasmer, ou mindfucker comme disent les franglos de mon espèce, pas si grave car ça reste une activité secondaire, de deuxième ordre, car lorsqu’on marche c’est la marche qui prédomine…

quand on marche, on marche principalement, on marche, tout simplement… on peut même mâcher de la gomme en même temps…

marcher, un pas à la fois, marcher vers nulle part, marcher sans but, en observant la nature si sage et calme, marcher tout simplement…

marcher ses problèmes away… car peut-être que les problèmes font du surplace et qu’en marchant on les sème ?

alors en ce temps de l’année toujours un peu particulier – mars et avril étant une saison de transition mouvante et émouvante entre l’hiver et l’été, bonne idée de sortir et de marcher, même si la nature porte de drôle d’habits certains jours…

car marcher pour ancrer sa parole, simplement marcher sa vie, marcher et suivre sa voie… marcher sur des sentiers inconnus et continuer… même si et quand on ne sait où l’on va… droit devant…

– C.G. Jung (L’âme et la vie), d’ailleurs lui même un grand marcheur :

Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déterminées, des « solutions » ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire.  Mais la plus belle vérité ne sert à rien – comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’expérience première, profonde de l’individu. Toute réponse univoque, celle que l’on dit « claire », reste cependant toujours fixée dans la tête, et il est extrêmement rare qu’elle pénètre jusqu’au cœur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de « savoir » la vérité, mais de l’apprendre. Non pas d’avoir une conception intellectuelle, mais de trouver le chemin qui conduit à l’expérience intérieure irrationnelle et peut-être inexprimable en mots. Voilà le grand problème. Rien n’est plus stérile que parler à propos de comment les choses doivent ou devraient être et rien n’est plus important que de trouver le chemin vers ces buts éloignés.

marcher le chemin vers ces buts éloignés pour se rapprocher de soi-même, pour faire descendre la vérité de la tête au coeur…

ça marche ?

ça marche…

intempsion

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les dernières chroniques – 1/3/18

traduction : ne sois pas découragé(e) par la brisure apparente du monde… toute chose brise… et toute chose peut être réparée… mais pas avec du temps, avec une intention… alors va… aime intentionnellement, avec extravagance, sans condition… le monde brisé attend dans l’ombre la lumière que tu es… – L. R. Knost

sincèrement, je ne saisis pas complètement le sens de cette citation, et c’est justement pour cela que je broderai autour ce matin… rien comme plonger dans sa propre incompréhension pour tenter d’en faire jaillir un peu de lumière… rien comme inviter la lumière dans les zones sombres en soi…

ces temps-ci, je vis une certaine situation à laquelle je ne comprends rien avec un être cher à mon coeur… comme si un mystère nous avait happés… quelque chose à vivre et à tenter de clarifier – ou attendre de le laisser se clarifier ? – de plus profond que ce que le mental peut en faire sens… c’est clairement plus grand que nous… alors ça doit être divin…

pour le moment, on ne peut que garder le coeur ouvert, faire confiance et être intègres, vrai(e)s et sensibles en nos paroles et en nos gestes… se brancher sur notre lumière respective et la laisser emplir l’ombre qui se présente à nous… cette ombre qui ne demande qu’à être éclaircie, illuminée… le propre de l’ombre de chercher la lumière dit-on… et en même temps, le propre de la lumière consiste aussi à créer de l’ombre… c’est selon et vice et versa…

la vie est parfois surprenante… et vrai qu’à observer les événements qui prennent palce en ce monde, on pourrait être découragé et consterné… mais semblerait qu’il est essentiel de placer une intention…

et bien d’accord avec Mr Knost que le temps n’arrange pas nécessairement tout… le temps permet parfois seulement d’oublier, de faire baisser la pression, la tension… de mettre le focus ailleurs… pas négatif en soi, mais il me semble qu’on ne doit pas laisser l’enjeu en question trop longtemps sous le tapis… ça risque de se mettre à bouger tout seul…

mais en effet, le temps ne règlera rien si l’intention ne vise pas ultimement une résolution, l’éclaircissement de la zone d’ombre en question…

et en même temps, si on dit que c’est l’intention qui compte, parfois il faut aussi savoir attendre le bon moment pour que les choses se tassent d’elles-mêmes avant qu’elles soient adressées… souvent une question de synchronicité la vie…

intention et patience… et confiance…

en gardant l’amour vivant et pulsant en son propre coeur, ce coeur ouvert et l’esprit limpide…

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traduction : ne perds pas patience lorsque des difficultés se présentent à toi, même si des épreuves inattendues bouleversent ton coeur… conserve la sérénité, reste toi-même, agis et sers… même si la tempête rugit la nuit,  il n’y a aucune force sur terre qui puisse empêcher qu’à chaque jour, une nouvelle aube se lève… Agenda de lumière –  Francisco Candido Xavier

plus clair pour vous ? pas pour moi alors on va laisser le temps nous éclairer l’intention…

par don de soie

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les dernières chroniques – 28/2/18

traduction : ne leur souhaite jamais de mal… ce n’est pas qui tu es… si quelqu’un t’a fait souffrir, il/elle doit porter une souffrance en lui/elle-même… souhaite-lui plutôt la guérison… c’est ce dont il/elle a besoin… – Najwa Zebian

qui parmi nous n’a jamais été blessé(e) par les actions ou les mots de quelqu’un d’autre ? et qui peut affirmer n’avoir jamais blessé autrui ?

ces heurts humains se produisent régulièrement au cours de notre voyage ici-bas… inévitables… en fait, probablement qu’ils sont même essentiels dans notre apprentissage d’humain… tant que nous vivons dans la matière…

que ce soit nous qui blessons autrui, ou nous qui accusons le coup… la vie fait mal parfois… sans qu’on le veuille… mais si le coeur est fragile, il est aussi fait fort… et possède la capacité de pardonner et de guérir…

et plus nous sommes proche et intime avec quelqu’un, plus la blessure risque de porter droit au coeur et de faire mal… et faire souffrir… et blesser… car quand on ouvre son coeur, on en ouvre toutes les portes et on devient si vulnérable… et vice et versa pour nos proches…

mon ami Veeresh disait : you have a right to hurt me because I love you… une façon de dire qu’il est inévitable que lorsqu’on ouvre son coeur, le risque de douleur vient avec… mais le pardon est aussi tout près…

souvent, quand on se sent blessé(e) par autrui, la première réaction instinctive consiste à vouloir rendre la monnaie de sa pièce à l’autre… oeil pour oeil et dedans dedans on veut aveuglément foncer… première réaction très basic, primaire, protective… action réaction… qu’il est sage d’observer,.. et de laisser passer car souvent ça empire les choses…

l’une des leçons que j’ai apprise d’Osho est justement de transformer mes réactions en réponses… initialement, prendre la responsabilité de chacune de mes actions… et prendre le temps d’observer l’impact immédiat de l’action de l’autre sur moi, sans nier, sans refouler, puis respirer quelques fois, sentir ce qui monte, et laisser passer… surtout avec ma tête qui tend à mordre dans ces émotions…

parfois, plus facile à faire que d’autres…

récemment, je voyais sur le web une mère dont le jeune fils avait été tué, pardonner à l’assassin de son fils, tout jeune lui aussi… tellement touchant, tellement ultimement humain… pas tous ni toutes qui peuvent en arriver à ça… mais modèle marquant s’il en est un…

car au fond, tout à fait vrai que vain et stérile de souhaiter du mal à celui ou celle qu’on considère nous avoir blesser…

plutôt tenter de se mettre à sa place, car tous et toutes le même coeur, essayer de voir son point de vue, essayer de comprendre l’intention derrière le geste blessant… si pas toujours possible, du moins viser cet objectif, tendre vers… ainsi va l’apprentissage de l’art d’être humain…

car la plupart du temps, les blessures du coeur partent d’un malentendu, d’une perception différente des événements… car je ne crois pas que personne ne veuille intentionnellement et consciemment blesser quiconque…

et parfois, soi-même, on blesse les autres…

parfois on s’en rend compte, mais parfois on le fait sans s’en rendre compte… tout ce que l’on peut faire est de devenir de plus en plus délicat, porter une attention toute sensible à nos gestes vers les autres… en fait, si on peut développer une telle relation face à soi-même, ça devient plus facile et naturel d’agir ainsi envers les autres… car tout commence par soi…

alors à toi que j’ai blessé, en le sachant ou sans le savoir, du moins sans en connaître la profondeur, je m’en excuse sincèrement… jamais ce ne fut mon intention… et lorsque le temps sera opportun, rencontrons-nous et parlons-en si et quand tu veux…

car je suis certain que ni toi ni moi ne désirons porter ce fardeau en nos coeurs éternellement… mais évidemment, chaque chose en son temps…

car oui, je suis prêt à t’entendre, à t’écouter et ouvrir et ré-ouvrir mon coeur… et à partager aussi ce qui vit in this little heart of mine

ah les relations humaines… quel riche terrain d’apprentissage… quel miroir de nous-mêmes…

alors tout doux dans nos relations chers ami(e)s… un coeur ferme dans un écrin de velours…

car nous sommes des êtres de soie… et notre coeur mou, si mou… mais grand, si grand aussi…

____

Décret de Libération, par André Lima

En ce moment même, je laisse aller tous les ressentiments des expériences du passé.

Je laisse aller et je pardonne à toute personne qui a pu me blesser.

Je laisse aller et je pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a pu porter atteinte à ma vie.

Je choisis de pardonner et me sentir en sécurité et protégé(e) en même temps.

Je pardonne et j’impose mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.

Je pardonne la vie, Dieu ainsi que l’Univers, pour tout type de situation actuelle ou passée dont je me sens ou me suis senti(e) victime.

En ce moment même, je choisis de dissoudre, tout sentiment d’injustice, de deuil, de colère et de tristesse.

Je me pardonne pour toute erreur que j’ai commise ou opportunité de laquelle je suis passé(e) à côté.

Je me libère de la culpabilité et je boucle toute action ou pensée qui ne soutient pas la vie.

Je laisse et laisserai le pardon nettoyer et nettoyer chaque cellule de mon corps.

Mon Esprit prospère pardonne à tout et à tous de façon inconditionnelle car tous et toutes méritent de ressentir la paix intérieure et le bonheur.
Cette paix est ma propre essence et je lui permets de s’exprimer.

Je laisserai le pardon désintoxiquer et purifier chacune des cellules de mon corps.

Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de grandes expériences d’apprentissage. C’est pourquoi je remercie tout ce que j’ai vécu et à tous ceux qui ont contribué à ma propre croissance.

Je pardonne aussi ma famille, mes parents et mes ancêtres pour toute forme de souffrance qu’ils ont pu m’imposer ou me transmettre.

Ma paix intérieure est supérieure à tout attachement, émotions et rancune.

C’est grâce à la libération de ces sentiments et ressentiments que je peux me libérer totalement de toute victimisation et me dégager de mon histoire personnelle antérieure.

À partir de maintenant, j’assume l’entière responsabilité de ma vie afin qu’elle m’apporte bonheur et plénitude.

Mon Esprit est complètement tourné vers le moment présent et la présence afin de créer la vie de la prospérité et l’abondance que je souhaite et mérite.

Graduellement, et de plus en plus, je laisse grandir et s’étendre la gratitude en mon for intérieur, rendant chaque cellule de mon corps plus vibrante, apportant guérison, purification et sobre, mon esprit supérieur et mon corps.

Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps physique pour aider à guérir les gens et l’environnement autour de moi.

Ainsi soit-il

avoir (une) raison

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les dernières chroniques – 26/2/18

traduction : nous sommes dans la vie les un(e)s des autres pour une raison… merci de vous être présenter

avez-vous remarqué que la personne qui a conçu cette affiche un mis un R MAJUSCULE à raison ? pour moi qui écris toujours en minuscule, questionnant…

car c’est une question importante en effet… mais à laquelle on ne peut pas vraiment répondre…

mais j’imagine que l’idée n’est pas tant de trouver LA raison d’être de nos relations que de vivre totalement toutes les relations dans lesquelles la vie nous offre de plonger… et de squeezer tous le jus pendant que la relation est et doit être…

donner, recevoir, échanger, dire sa vérité, écouter… se montrer dans toutes ses zones, dévoiler tous ses visages… confronter et être confronté(e)… risquer être soi-même au nom de l’amour… l’amour de soi et l’amour des autres…

mais évidemment, un sport extrême les relations… car en nous et derrière chaque personne que nous croisons, rencontrons ou avec laquelle interagissons, se cache un monde… un monde d’histoires, une histoire familiale dense et chargée… avec plusieurs non résolus qui le seront dans le cadre de cette rencontre…

car la seule façon de compléter et guérir nos relations antérieures est d’en vivre de nouvelles… plus saines, plus éclairées, plus lumineuses… et la seule façon d’arriver là est de dévoiler nos ombres car éventuellement, l’ombre chercher toujours la lumière et la trouve… simple loi de la nature… humaine… car toute relation fera monter à la surface tout ce qui n’est pas complet en nous… tout tout tout…

alors peu importe LA raison, en attendant de la connaître cette raison – si une seule raison peut exister – on ne peut qu’oser relater… oser être en relation sincèrement, amicalement ou amoureusement…

et la Raison, ou les Raisons, émergeront bine d’elle(e)s-même en temps et lieu…

car bien sûr, on ne peut nier la raison, mais la vie est aussi et beaucoup passion et émotion… surtout passion et émotion peut-être… même si cela se trouve en dehors de la boîte…

et peu importe la forme, car une relation est une relation… et lorsque la relation est complète et complétée pour l’un(e) et/ou pour l’autre, ce qui est parfois difficile à saisir cependant quand on est dans la relation active – car parfois on choisit un allongé si on parle café – ou quand tout le jus a été extrait de l’orange ou du pamplemousse relationnel si on préfère le mode de  l’agrumité, on remercie et on continue sa route… pas toujours facile de distinguer…

on dit qu’il y a deux principaux chemins dans la connaissance de soi : la voie de l’amour et celle de la méditation… certaines personnes choisissent l’amour, d’autres le célibat… d’autres encore tentent de marcher les deux en même temps…

mais peu importe laquelle nous choisissons, ne nous prenons pas trop au sérieux et n’oublions pas l’humour…

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je vois dit l’aveugle… je t’entends dit l’autre…

compassion

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les dernières chroniques – 24/2/18

traduction : chacun(e) de nous a déjà été dévasté(e), a vécu de la solitude, des tempêtes météorologiques ou spirituelles terribles… quand nous interagissons les un(e)s avec les autres, nous devons nous dire : je comprends… je comprends comment tu te sens car je suis passé(e) par là moi aussi… nous devons nous soutenir les un(e)s les autres car chacun(e) d’entre nous est davantage semblable que différent(e)… – Maya Angelou

hier je parlais avec une amie… l’ai contacté un peu intuitivement, sans trop savoir pourquoi, mais j’imagine que je pressentais que ça brassait pour elle… right on…

et pendant qu’on jasait, je sentais tout à fait ce qu’elle vivait… partout dans mon corps… que dis-je, je vivais ce qu’elle vivait… je le revivais… car je suis passé par là une couple de fois il y a quelques années… ptits bouts cahoteux  et je sais combien ouch ça fait, je me souviens… peut-être ça nos plaques d’immatriculation au fond ?

évidemment, ça a rapport à une relation… pas mal souvent là que nos grandes blessures intérieures se situent… de même que nos possibilités d’expansion…

l’attachement, l’ouverture de son ptit coeur à l’autre, la peur d’être blessé(e), la possibilité d’être vu(e) dans toutes ses dimensions les plus secrètes, le rejet possible, la préservation de sa dignité, le respect – ou non-respect – de nos besoins face à ceux de autre… ah les relations… ça nous ramène en nous comme rien d’autre ne peut le faire… pas pour rien que certain(e)s ne veulent absolument pas aller là…

car lorsqu’on ouvre son coeur à une autre personne, il y a toujours le risque que ça finisse par faire mal… et c’est souvent le cas… c’est même un peu le but de l’affaire…

mais pas le choix, malgré quelques non merci bien sentis face à un rapprochement avec une autre personne en particulier, la vie finit toujours par nous offrir et ré-offrir l’occasion d’être en relation intime si cela est dû… si notre chemin doit passer par là, ainsi soit-il…

c’est ainsi qu’on apprend à se connaître d’une façon qu’on ne se connaitrait pas autrement…

oh bien sûr mate, on sait rationnellement, avec sa tête, que l’objectif ultime de notre évolution et de notre développement ne consiste pas à chercher – ni espérer trouver – son âme soeur, mais bien sa propre âme à soi…

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mais au fond, une seule âme… et le chemin vers soi passe souvent par une rencontre intime avec un(e) autre… du moins les possibilités de croissance importantes et uniques…

et l’occasion de se rapprocher d’un(e) autre arrivera éventuellement un moment donné… qu’on le veuille ou pas… si la vie le veut ainsi… car c’est la vie qui décide, nous on obéit, ou on résiste… pour un bout…

qu’on le cherche ou pas, l’amour à deux finira par nous trouver si cela est juste et bon pour notre apprentissage d’humain(e)… car parfois, c’est la vie qui nous trouve, quand on arrête de se sauver, en nous présentant exactement ce que l’on a à vivre à ce moment-là… on peut toujours refuser si on veut pour le moment, mais la vie est têtue… et intelligente… et parfois ça va au-delà du choix… destinée vous dites ? ou hasard existentiel…

et toutes ces peines d’amour, ces blessures d’intimité, ces conflits de coeur qui font ressortir toutes nos zones d’ombre les plus profondes, surtout celles qu’on ne soupçonnait même pas exister, et bien, toutes ces épreuves relationnelles ont leur utilité, sinon la vie nous offrirait autre chose… ces expériences sont nécessaires et inestimables… incontournables…

bien sûr, quand les heurts relationnels se présentent, on a le réflexe d’initialement regarder à l’extérieur de soi, de projeter sur l’autre le blâme, de chercher en l’autre la responsabilité et la faute… normal, nos yeux sont faits pour voir par en dehors

mais ces situations, qui nous font sentir si intensément tout ce qui se cache en nous en les faisant remonter à la surface, si bien assumées évidemment, peuvent nous permettre de réaliser oh combien vaste nous sommes, combien vivant(e) nous pouvons être… et souvent la souffrance est une voie privilégiée pour sentir et ressentir cela…

car la tête a ses limites… on se rend compte des limites du mental dans le processus de résolution de ces situations émotionnelles…

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en effet, c’est par le coeur que ces leçons s’apprennent, pas par la tête…

alors osons plonger in this little heart of ours, osons sentir et ressentir tout ce que la situation veut nous révéler, les yeux et le coeur ouverts, avec le courage propre au coeur… car cette lumière du coeur est ce que l’on doit au monde, est ce que le monde a besoin de notre part…

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alors prenons soin les un(e)s des autres…

prenons soin des paroles que nous prononçons, prenons soin des pensées que nous nourrissons, prenons soin des jugements que nous portons sur et envers les autres…

car même si cela n’est pas ce que nous vivons en ce moment précis, nous sommes tous et toutes fragiles, blessé(e)s chacun(e) à notre façon, portant notre propre bagage qu’on devra laisser sur le quai un jour, chacun(e) faisant du mieux que l’on peut avec ce que l’on porte en soi et face aux leçons que l’on doit apprendre en cette existence…

des milliards de corps et de coeurs qui battent à l’unisson, mais une seule âme…

une seule et même âme enfouie en chacun(e) de nous…

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avant je pleurais, aujourd’hui je vends des mouchoirs… – Paul Cassien

flyé flyday

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les dernières chroniques – 23/2/18

chacun nos lubies quoi ! j’en parlais justement à l’une de mes plantes vertes hier… et elle me faisait remarquer que ce n’était pas toujours le cas… que parfois c’était pire que ça…

vendredi, journée fofolle de la semaine… normal, la dernière avant de lâcher son fou… fin de semaine et fin du monde…

journée sens unique, journée multi sens… jour sensationnel… toujours besoin d’écrire pour en lâcher une lousse comme ça une fois de temps en temps… sinon on commence à se prendre au sérieux, à faire un ptit philos off de soi-même… donc essentiel dans ce cas de faire un fou de soi une fois de temps en temps… lâcher la pression, faire sortir la steam… lâcher son fou pour que celui du voisin ou de la voisine puisse embarquer dans le band wagon…

car la vie est une vraie joke… et même encore plus vraie que ça…

regardez le gros faux roux south of the border… pour son oeuvre en général mais notamment d’oser proposer de donner des armes aux profs pour protéger leurs élèves dans les écoles… on ne pourrait pas inventer ça…

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faut que ça soit une vraie joke… et une joke n’a pas absolument besoin d’être drôle… réussi dans ce cas… twit va…

et ce sans parler des christi de scandales et autres fausses représentations d’osties…

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oui vraie joke la vie… avec ses incohérences, ses injustices, ses mystères… parlant mystère, on va en dévoiler tout de suite ici-bas…

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à moins que ça ne soit la chaussette qui soit partie sur la go avec le plat ? mystère en effet la vie…

mystère duquel on peut rire, ou pas… toujours notre choix… ça n’a pas de prix et c’est le même prix… pas drôle ça ?

en effet, pas toujours drôle, mais pas une raison de ne pas rire, au moins de soi pour commencer… préférable de rire avec soi-même dans ce cas, comme ça on sera au moins deux… et toujours demeurer soi-même…

je sais je sais, pas toujours évident d’être soi-même… on dit que seuls les fous et les solitaires peuvent faire ça… pourquoi ?

ça tombe bien, Bukowski a une réponse toute prête juste pour vous…

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alors chers lecteurs/trices, et vous aussi lecteurs tristes, riez un peu car on ne s’en sortira pas vivant(e) de cette grande aventure… nous sommes 7-8 milliards à tourner ensemble dans le vide intersidéral, sans trop savoir où tout ça s’en va… ou peut-être même qu’on s’en vient…

vaut mieux ne pas trop prendre tout ça au sérieux… en commençant par soi-même… surtout pas le vendredi… fly day… car tout va si vite en fonçant droit devant… et la suite est inconnue… et sans fin même peut-être…

l’avenir va terriblement vite, nous devançant toujours et inévitablement… il a simplement l’air d’être devant nous, mais dans le fond, il nous poursuit… le futur est un prédateur
– Leena Krohn, Datura

je m’en vais parler de ça à mon aloe… verrat !

et pas parce qu’on est nono qu’on est pas profond, ou creux, c’est selon…

«Nous devons, pour progresser sur le chemin spirituel, amoindrir la saisie et la répulsion jusqu’à ce que nous puissions percer l’ignorance qui les fonde pour découvrir la sagesse qu’elle cache.» ~ Tenzin Wangyal Rinpoché

YOGAS TIBÉTAINS DU RÊVE ET DU SOMMEIL, p.128, via Richard T. Chartier

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bienveillance

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les dernières chroniques – 22/2/18

traduction :
la bienveillance incarnée en mots suscite la confiance
la bienveillance incarnée en pensées suscite la profondeur
la bienveillance incarnée en don suscite l’amour.
..                   – Lao Tzu

avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques spécificités langagières…

techniquement, kindness devrait se traduire par gentillesse, mais mon petit traducteur intérieur rebel lui a préféré le terme bienveillance…

car pour moi, gentillesse réfère davantage à notre rapport aux autres, alors que bienveillance constitue davantage une disposition envers la vie en général… que personnel bien sûr… car je peux être autant bienveillant que gentil envers moi-même, mais il me semble que bienveillant est moins porté vers les autres, que ça part tout d’abord de soi… fussy le chroniqueur je sais…

d’autre part, le terme incarné ne traduit pas nécessairement le in dans la version anglaise de la citation, transformé par ma tête et mes doigts ici en ici… mais le terme incarné force l’application concrète du principe, sinon ça peut très bien rester aérien et philosophique ces beaux mots et principes…

alors, une fois ces précisions apportées, allons-y avec la citation…

quelques couples de mots ressortent donc de cette citation pour moi :

bienveillance et incarnée,
mots et confiance,
pensées et profondeur,
don et amour…

la bienveillance ne peut être qu’incarnée car sinon elle reste mots qui flottent… beaux principes vides qui composent les discours politiques mais qu’on est tannés d’entendre si non accompagnés de gestes concrets… walking the talk said the native poet

la bienveillance incarnée en mots et en pensées peut susciter confiance et profondeur… essentiel pour créer un environnement de confiance et de profondeur, mais que premier pas, et ça restera insuffisant si ça ne se traduit pas en actions concrètes, d’où le terme don et amour…

car le don doit se traduire en actions vraies et visibles, le don ne peut simplement se vouloir ou se faire souhaiter… le don doit se faire chair, le don doit se faire voir, le don doit toucher directement les autres… donner plutôt que prendre en cette ère de me, myself and I… daime daime…

Veeresh disait d’ailleurs : work is love made visible… un peu la même chose…

donner sans compter, donner dès qu’on peut et chaque fois qu’on peut… donner car donner c’est recevoir… mais jamais garanti ce que l’on recevra… parfois on peut très bien donner de l’amour et on reçoit un char de m… ainsi, on ne peut donner dans le but de recevoir… la vie est trop intelligente pour ça… on donne et on voit ensuite ce qui nous reviendra… en pleine face ou en plein coeur…

donner car c’est tout ce que la vie fait, c’est donner… la mère donne vie, la terre donne vie, la vie se donne et nous prend en retour… et nous reprendra ultimement…

et quand on laisse la vie nous prendre en mains, quand on se donne, nous devenons amour… et serviteur/trice de la vie…

merci Lao Tzu