Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

trop est parfois juste assez

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les dernières chroniques – 16/6/17

petite chronique vendredienne… gros soleil ici sur la Côte Nord… quelques mots à l’aube de l’été…  eh oui, parait que que l’été arrivera la semaine prochaine… on verra bien quand il sera rendu… mais il ne sera pas de trop lui…

oui parfois nécessaire d’aller trop loin pour savoir jusqu’où il est possible d’aller… faut parfois dépasser la ligne pour savoir quand c’est trop… vaut mieux faire un pas de trop qu’un de pas assez… suffit ensuite de reculer d’un pas…

pourtant, parfois la seule façon de mesurer la limite de notre mesure… risquer d’aller trop loin… faire ce qui n’a jamais été fait… essayer ce qui n’a jamais été essayé avant…

même si un peu épeurant, faut ce qui faut si on veut se dépasser, si on veut vérifier jusqu’où on peut aller en cette existence… sinon on restera trop petit et petite pour notre capacité réelle… confortable mais au-dessous de notre plein potentiel…

small is beautiful, mais parfois pas suffisant… car la vie veut parfois être plus grande qu’elle même.. parlez-en aux innovateurs/trices et défonceurs de murs… la terre est bel et bien ronde, n’en déplaise aux adeptes de la platitude…

la citation spécifie d’ailleurs qu’il faut peut-être aller trop loin… rien de certain… donc peut-être pas trop loin finalement… car peut-être qu’il n’y a pas de limite ailleurs que dans nos ptites têtes…

mais ça on ne le saura jamais à moins qu’on ose… et qu’on rose encore et encore quand l’élan appelle… voir et faire la vie en ose…

aller trop loin ou simplement aller là où la vie nous appelle…

ce faisant, on pilera peut-être sur quelques pieds, on brassera peut-être quelques conventions, on dérangera peut-être certains bien pensants et leurs protocoles…

donc avec respect, avec courage et détermination, osons marcher notre chemin en sentant l’appel, en vibrant au son de l’excitation, en écoutant son intuition… même quand ça doute en dedans, même quand ça fait peur, même quand ça hésite…

accepter ses limites, pour simplement pouvoir les dépasser…

car qui a décidé qu’il y a des limites ? où se trouvent ces limites ?

so let’s check it out !

sploush sploush en soi

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les dernières chroniques – 15/6/17

petite nuit tranquille après un voyage chez les fantômes la nuit précédente…

après quelques chroniques sur les profondeurs, la plongée en soi, le regard porté en soi, une autre…

comme ce sont souvent les affichettes avec citations qui décident de ce sur quoi je vais déblatérer, est-ce une question de coïncidences ? parait qu’il n’y en a pas… ou que toute la vie en est une… votre choix…

remarquez que ce n’est peut-être que l’influence de la baleine qui passe son temps à manger le caplan ici dans la baie de Joahn-Beetz depuis une semaine qui amène ces réflexions sur les plongées et divers mouvements entre les fonds de mer et les retours à la surface…

de toute façon, cette affiche-ci avec la citation de Touzalin fait référence à une question que je me pose souvent depuis longtemps : à savoir que lorsqu’on va au fond du fond de soi-même – ou de quelconque espace for that matter – où refait-on surface ? sur un autre ciel ou sur une deuxième sous-sol ?

car lorsqu’on ferme ses yeux et ses autres sens extérieurs et qu’on plonge en soi, plusieurs cieux peuvent s’ouvrir à nous…

alors, élévation profonde ou profondeur élévatrice ?

question plutôt abstraite me direz-vous et je vous l’accorde… mais néanmoins, question pertinente pour quiconque s’intéresse aux mouvements de l’âme, autant vers le haut que vers le bas…

donc aller au fond de soi pour refaire surface… comme la baleine qui va au fond de la mer et qui refait surface pour respirer une fois de temps en temps… à notre grand bonheur, nous baleines lovers

on dirait que lorsqu’on risque de franchir quelconque pas vers des étages qui descendent, on court le risque de monter, de refaire surface…

et peut-être même en fait qu’on ne peut pas franchir de pas vers le haut si on n’accepte pas de descendre… as above so below

peut-être même qu’il n’y a ni haut ni bas, et que tout n’est que question de perspective ?

votre humble chroniqueur n’a pas de réponses… ces jours-ci il se laisse inspirer par la baleine… il plonge et quand il a besoin d’air, il remonte… quand il sent l’élan le tirer vers le bas, il se bouche le nez et se laisse plonger… et quand l’air se fait nécessaire, ça remonter tout seul…

en fait rien à faire really…

qu’à suivre le mouvement… pas mal certain que la baleine ne se pose pas trop de question elle…

allez, je vous laisse et je vais étudier auprès de mon gourou du moment…

splouch splouch…

amitiés monstrueuses

 

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les dernières chroniques – 14/6/17

traduction : jusqu’à ce que nous ayons rencontré les monstres en nous-même, nous essayons de les combattre à l’extérieur de soi… mais nous réalisons que cela est impossible… car la noirceur du monde entier émerge de la noirceur en notre propre coeur… et c’est là que nous devons faire notre travail… – Marianne Williamson

elle arrive à point celle-ci…

car depuis quelques nuits, je fais des cauchemars assez bouleversants… des rêves dérangeants qui demeurent avec moi longtemps après que je me sois réveillé… même si je ne me souviens pas de tout…

dans le noir de la nuit, même si je suis hyper confo bodywise dans les bras de ma belle, ma psyché rencontre dans l’invisible des bêtes nébuleuses aux tréfonds de mon âme…

wow ! quel monde fantasmagorique et pas toujours léger qui vit en moi-même ces nuits-ci…

des parties de moi-même que je ne veux – peux ? – probablement pas rencontrer dans l’état d’éveil ? possiblement…

des parties du monde extérieur qui me rentrent dans l’âme lorsque les lumières s’éteignent ? possiblement…

des fantômes qui ont vécu auparavant dans la maison ici et qui résonnent avec des parties non-résolues de mon être ? possiblement…

des vestiges de ma vie actuelle ou de vies passées qui cherchent la lumière ? encore une fois, tout est possible…

la vérité est que je n’en sais rien…

mais ce que je sais c’est qu’il n’est pas si aisé de dire oui à aller fouiller dans ces zones, à oser aller jouer dans ces zones…

pas si facile d’inviter ces énergies internes et sous-jacentes plutôt rock n roll à émerger afin qu’on puisse y tirer des bribes de lumière…

et ce que je sens aussi sans le savoir avec totale certitude, c’est précisément ce que les mots de Mme Willamson suggèrent… impossible de prendre conscience de ces monstres en cherchant à l’extérieur de soi…

très probable également que les monstres non domptés en soi finissent par sembler vivre à l’extérieur de soi… comme s’ils nous gommaient les yeux, comme s’ils masquaient notre perception de la réalité… du moins une certaine réalité…

on projèterait donc nos propres ombres non encore éclairées sur le monde extérieur et sur les autres ?

très possible en effet…

alors la seule solution consiste à mettre nos lunettes à rêves – ou notre microscope ? – et de plonger en soi, de demander à recevoir des messages de ces rêves brassants…

quand même drôle car hier je postais une affichette qui disait à la légère et sur un ton humoristique : je creuse, tu creuses, nous creusons… on dirait que Morphée m’a pris aux mots 😉 sur le shift de nuit…

alors à la lumière de ces mots sages de Mme Williamson, j’apporterai ma lampe de poche ce soir en me couchant mais auparavant, en ce jour d’aujourd’hui, je prendrai la journée pour aller observer la baleine qui elle-même alterne entre les vagues et les profondeurs de la mer…

et voilà la baleine qui me fait coucou ici dans la baie, avant de replonger au fond des flots…

 

regarder pour (peut-être) voir

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les dernières chroniques – 12/6/17

hier matin, mes deux fleurs et moi on a vu les baleines sauter hors de l’eau… on les a vues sans penser les voir… elles nous ont surpris… ensuite on s’est mis à regarder… pendant plus d’une heure… et on les vues faire leur danse… non stop…

et cette activité contemplative, qui requiert patience et lâcher prise, m’a fait réfléchir sur la vie en général…

car parfois dans la vie, quand on veut trop voir quelque chose de précis, on finit par ne rien voir… ou par voir ce qui n’existe pas… ou par voir ce que l’on croit qui existe mais qui au fond n’existe pas vraiment, ou pas comme on le voit du moins… car oui on finit par voir ce que l’on croit… et l’on voit bien ce que l’on veut voir…

mais hier, on a vu les baleines sans chercher à les voir… elles nous ont fait la surprise… on a reçu le cadeau de les voir… on les vues avant même de vouloir les voir… et elles nous ont fait tout un show… sans même savoir qu’on les observait…

et pendant qu’on observait les baleines, sur le bord de la rivière Piashti – une rivière à saumons qui se jette dans le fleuve qui se fait mer ici – des hommes pêchaient…

et je me disais qu’au fond, pêcher le saumon et observer les baleines est relativement semblable… on jette notre ligne ou notre regard au large et on attend… comme dans la vie… parfois ça mord, parfois ça sort… et parfois pas, souvent pas…

pêcher et observer les baleines, c’est un peu comme la vie finalement… on prépare le terrain. on souhaite le meilleur comme on jette son regard au loin, et on s’attend à tout… et aussi à rien… car souvent rien la vie… en fait jamais rien, mais souvent pas ce que l’on souhaite…

car si on veut trop quelque chose parfois, ça ne se passe pas… ou pas assez vite… ou pas comme on veut… ou on passe à côté…

mais parfois il faut aussi vouloir beaucoup pour arriver à ses fins… car parfois la vie requiert de notre part des efforts…

belle leçon de vie pour moi hier… leçons baleinières…

quand on observe les baleines, il nous faut regarder, mais sans trop vouloir voir… mais faut bien sûr savoir qu’il y a des baleines au large…

puis on balaie le large sans trop d’attentes, on balade notre regard, aux aguets, en état de douce alerte, et on souhaite voir, mais pas trop… sans trop vouloir, sans trop forcer… car que forcer anyway ? le regard lousse, scrutant le large, avec une innocence d’enfants… un coeur ouvert… de la surprise plein les yeux…

comme dans la vie…

on prépare le repas, on met la table et on attend la visite… si quelqu’un accepte l’invitation et vient, OK… si personne ne vient, aussi OK et on mangera par soi-même…

comme la vie…

parfois elle nous envoie des invités, parfois elle nous invite à manger en solo… l’un et l’autre sont OK… aussi OK l’un que ‘autre… même si beau bonus de voir…

comme l’observation des baleines… parfois on en voit, parfois pas… et les deux sont OK… car au fond, les baleines sont toujours là, sous l’eau, ou hors de l’eau… qu’on les aperçoive, ou pas…

et plein de miracles qu’on ne voit en cette vie car trop centrés sur ce que l’on veut voir, ou croire…

qu’on veuille en voir ou pas, c’est la vie qui décidera… qu’on reçoive ce que l’on souhaite ou pas… comme avec les baleines… mais quel cadeau quand même quand ça se passe…

sploush, sploush… comme la vie…

I see you le vent

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les dernières chroniques – 10/6/17

traduction : on dit que voir c’est croire, mais chacun(e) voit bien ce qu’il/elle veut bien voir… – Sadghuru

voir avec les yeux ou voir avec son âme cher Sadghuru ?

car pas que les yeux qui voient parait…

car en effet, on voit bien ce que l’on veut voir et croire… mais il y a des choses que ne se perçoivent pas si facilement, du moins pas avec les yeux…

et si on dit que voir c’est croire, l’inverse est aussi vrai…  et donc croire c’est voir… si je crois à quelque chose, très probable que je risque de la voir, ou de le projeter, et de le projectionner (comme le gars ou la fille des vues que nous sommes tous et toutes)…

mais s’il y a une chose qu’on ne voit pas et à laquelle on doit croire c’est bien le vent…

hier, ici sur la côte du bout du monde, le vent était déchaîné… peu d’âmes s’y sont aventurées… autant sur la mer que les berges… ça brassait fort…

et ça m’a fait penser que le vent, même si on ne le voit jamais, tout le monde y croit… en tous cas tout le monde le ressent…

et le vent, soit on lui résiste et s’y oppose – mais au bout du compte on ne gagnera jamais contre lui – soit on s’y abandonne et on se laisse passer au-travers…

si on s’y abandonne, il peut alors nous dénuder, nous délester, nous décharner… nous libérer de nos croyances, nos illusions, nos fixations, de nos vieilles bibittes, autant intérieures qu’extérieures… car le vent peut tout chasser…

le vent est un peu comme Dieu au fond – ou peu importe le nom que vous préférez – on ne le voit pas mais on voit ses manifestations… il souffle sur tout ce qui vit et personne n’y échappe…

parfois vent frais et léger, parfois vents forts et fous… comme la vie quoi…

on ne voit jamais directement le vent mais il est partout et souffle sur tout… on ne voit que ses manifestations, on ne voit le vent que par ce sur quoi il souffle…

et même si on ne voit pas le vent, on peut bien ne pas y croire si on veut, mais il souffle et soufflera tout de même… sur tout… et tous, et toutes…

le vent ne choisis pas, le vent est juste… le vent est équitable… il traite tout le monde sur le même pied…

et quand le vent souffle sur le voile qui recouvre nos yeux, on peut alors voir l’invisible, on peut voir même ce qui ne se voit pas…

le vent peut époussetter notre âme… alors adieu poussière…

et le vent peut aussi souffler sur le voile qui recouvre notre coeur et ainsi nous permettre de voir l’amour, de le sentir et le ressentir…  mais pour cela, il faut ouvrir la porte et dire oui…

oui le vent… I see you… et surtout you see me…

espriralité

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les dernières chroniques – 9/6/17

traduction : prendre soin de soi n’est pas égoïste… vous ne pouvez pas donner à partir d’un contenant vide

de temps en temps, il faut savoir tourner son regard en soi, vers l’intérieur… et prendre soin soin de petit soi… mais cela implique oser ajuster des choses, changer des comportements au besoin, transformer modifier certains objectifs… bref se questionner…

toutefois on ne peut aller plus vite que la vie… on ne peut tirer sur les feuilles pour qu’elles poussent… on peut regarder et écouter mais être patient est requis pour voir et entendre…

toujours une mince ligne entre self-care et selfishness… entre prendre soin de soi et être égoïste…

arrive un moment dans la vie où il faut savoir s’arrêter, se mettre au neutre et se scruter le dedans… et ceci est prendre soin de soi…

d’ailleurs on remarquera que soi est contenu dans soin… soi avec un n… et tout soin commence inévitablement par soi…

d’un côté on ne peut donner ce que l’on a pas…

et de l’autre, on doit donner ce que l’on voudrait recevoir…

les deux sont vrais, les deux peuvent co-exister en même temps… prendre soin de soi, cultiver son propre jardin et en même temps, travailler à donner ce que l’on a besoin de recevoir, ce que le petit et grand monde nécessitent…

prendre soin signifie vivre à court terme, bâtir à partir de chaque moment du quotidien et garder la vision à plus long terme… fragile équilibre… chaque pas dans la foi…

car comme on dit, le grand chemin n’est qu’une infinie suite de petits pas… marcher chaque pas dans l’amour de soi pour éventuellement partager au monde entier…

et au fond, le soi n’est pas si petit que cela… on commence par prendre soin de l’intérieur de son corps, de son esprit, de son âme et on agrandit, on élargit…  jusqu’à inclure l’immensité… espriralité…

mais faut bien commencer quelque part…

alors bon tour du bloc et bonne prise de soin soin intérieure…

 

délire de pré méditation

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les dernières chroniques – 30/5/17

hier, en roulant dans mon bolide me menant vers la ville du 375ème, j’ai entendu à la radio du canada une entrevue – avec je ne me souviens plus qui – le mot préméditation qui s’est démarqué des autres mots… et qui m’est resté dans la tête… et qui a retonti un peu toute la journée dans ma caboche…

préméditation… préméditer…

et je me suis dit que j’en ferais une chronique car ça me titille cette expression… alors cette chronique est pré méditée depuis hier… en fait, elle m’habite depuis hier…

sincèrement, je n’ai encore aucune idée quant à ce que je vais dire sur ce thème… j’ai beau avoir préméditer là-dessus depuis hier matin, pas d’illumination encore…

voyons voir…

avant hier, je n’avais jamais entendu de cette façon un peu twistée autrement cette expression habituellement associée à la criminalité et à la justice… comme dans meurtre prémédité… meurtre avec préméditation… donc pas un terme qu’on veut qui nous colle à la tête…

mais hier, j’ai entendu autrement le terme préméditation… en fait j’ai vu le pré se séparer de méditation… pré méditation comme dans avant la méditation… comme dans spiritual foreplay

moi qui pratique la méditation depuis quelques temps déjà – à lire le terme pratique comme dans apprendre à me pratiquer à méditer et non pas comme maîtrise de – je n’avais jamais encore méditer là-dessus ni ainsi…

selon l’Orient méditer consiste grosso modo à simplement être présent… donc méditer n’est pas en soi une activité… c’est au contraire une non activité… l’ultime non faire… même pas besoin de respirer ça se fait tout seul… qu’observer, prendre note de, qu’à être témoin (pas comme dans un procès pour meurtre prémédité)…

observer et prendre note de tout tout tout se qui se passe autant en nous qu’en dehors… sans accrocher si rien rien rien, ni en soi ni en dehors… sinon on se perd, ce qui n’est pas si grave car on peut toujours revenir à soi…

une présence comme dans être en toute neutralité, comme dans faire le vide, ou plutôt laisse le vide se faire en soi… se tasser du chemin et laisser le vide nous passer à-travers et nous remplir…

mais dans notre société occidentale qui préconise la tête et la pensée rationnelle, dans notre société  de droit, on utilise souvent le verbe méditer comme dans le sens de : je vais méditer là-dessus… ou je vais pré méditer un mauvais coup

par contre, j’aime l’expression pratiquer la méditation car ça implique qu’on ne maîtrise jamais la bête… en fait, on ne peut pas vraiment méditer… on ne peut que se faire méditer comme on se fait labourer par la vie… on ne peut qu’être attentif et prêter attention à ce qui se passe en nous et à l’extérieur – et ça c’est vaste en ta…

donc d’une certaine façon, pré méditer pourrait vouloir dire : se préparer à méditer

et on peut méditer en faisant autre chose… en marchant, en jouant, en dansant, en chantant, en peignant, ou en ne faisant rien…

sauf que si méditer n’est pas une activité en soi mais davantage une façon d’être, une façon de vivre, une disposition intérieure en soi et dans la vie, pré méditer tire ses racines dès notre époque où l’on était dans le ventre de maman…  ou dans les premiers mois de notre vie, d’où la photo de bébé ravi ci-haut… qui s’approche d’une état de béatitude méditative… gaga on dit ?

et alors pré méditer ? aucune idée….

post méditons là-dessus chers lecteurs/trices…

standby

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les dernières chroniques – 29/5/17

traduction : garde la vision, fais confiance au processus...

personnellement, un peu ainsi que je me sens ces temps-ci… comme avant le début d’une nouvelle étape, mais pas encore tout à fait mûr mûr le projet à venir… encore qu’un faible murmure… qu’un chuchotement…

alors faut ouvrir les oreilles… et le coeur, et le troisième oeil (l’invisible, celui dans le front, entre les deux autres et un peu plus) celui qui, parait-il, voit souvent le moins invisible… car très fragile ce moment, très délicat… infinie impermanence…

souvent comme ça la vie… comme en préparation de quelque chose… comme une générale la vie… avant le grand show du passage vers l’au-delà… même si on nous dit qu’il faut vivre ici maintenant… car le présent n’est aussi qu’un point sur une grande ligne pointillée… un tissage de moments présents…

comme on dit, l’infini est une multitude de moments présents…

entre la naissance et la mort du corps, une infinitude de moments présents, une infinité d’opportunités qui se renouvelle à chaque inspiration et qui s’échappe à chaque expiration… au bout du compte, on inspire aussi souvent qu’on expire en cette existence…

mais entre chaque inspire et chaque expire, comme entre chaque expire et chaque inspire, il existe une brève pause… un standby existentiel qui se produit plusieurs fois par jour pour chacun et chacune d’entre nous qui vivons ici-bas…  en fait des milliards de standby qui se produisent plusieurs fois par jour en chacun de nos milliards de corps…

une parenthèse, un temps de pause, un moment suspendu dans l’infini… plusieurs fois par jour… depuis toujours et pour toujours… in and out, as above so below…

et parait que si on prend vraiment conscience de ce gap, on peut comprendre le secret ultime de l’univers lors de ce moment de standby… comme un grand trou noir existentiel dans l’oeil du cyclone de la vie…

vous essayerez vous allez voir, très cool…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

inspire… standby… expire… standby…

et ce, jusqu’à la fin de vos jours… mais il y en aura peut-être un de magique dans la gang… et parait qu’on en revient…

13. toutes ces réponses

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les dernières chroniques – 28/5/17

traduction :
1- fais une chose à la fois…
2- fai-le lentement et librement
3- fais-le totalement
4- fais-en moins
5- mets de l’espace entre les choses
6- développe des rituels
7- identifie des moments spécifiques pour certaines choses
8- prends du temps pour simplement t’assoir
9- souris et sers les autres
10- transforme le ménage et la préparation des repas en méditation
11- pense à ce qui est nécessaire (mais pas trop 😉
12- vis simplement

voilà la recette magique pour… pour quoi au juste ? je vous laisse décider par vous-même… comme disait l’autre fais à ta tête c’t’à toi oreilles…

pour moi, cette liste est suffisante pour le moment… et pour la vie… ma pratique pour la journée… et pour la vie…

premièrement, café pas trop loin, écrire cette chronique en ce beau dimanche matin…

ensuite aller jouer dans le jardin et la forêt… respirer de l’air frais, l’air pur, écouter les oiseaux, et la nature, qui me dira peut-être que je dois faire… sinon je pratiquerai la numéro 8…

ces jours-ci pas un grand élan pour écrire ne pousse le chroniqueur… les mots ne me poussent pas au cul… sinon celui du sac… à mots… et on en revient toujours au scrabble quand on écrit… certains lettres sont plus payantes que d’autres… scribble… qu’on peut traduire par gribouiller, griffonner…

un peu comme ça que je me sens ces jours avec ces chroniques… comme un gribouilleur, un grafitteur… qui ne va nulle part… on dirait que les mots me fuient, qu’ils coulent entre mes doigts, s’échappent sur mon clavier sans que je ne tente de les rattraper…

j’écris quand même même si pas un grand élan pour écrire par les temps qui courent… écrire quand même pour le simple plaisir… écrire par plaisir…

écrire en n’ayant rien de spécial à dire, rien de spécial à écrire, écrire tout bonnement, écrire pour ne rien dire qui vaille, ne rien dire qu’il faille… écrire sans faille car écrire pour ne pas avoir raison de rien… surtout pas de vous… ou vice et versa… écrire sans faire de tort à qui que ce soit… écrire sans prétention, écrire sans raison, écrire tout court… avec de longs mots…

écrire pour ne pas m’écrier que la race humaine me perplexise…

toujours fun fun d’inventer des mots et des r’tournures de phrases… passer par-dessus le correcteur automatique qui nous signale, en soulignant en couleur que le mot qu’on vient de taper cloche… ding dong ding dong… je sais je sais mais je laisse ainsi cher auto correcteur décorrigé… pour te faire plaisir le mettrai en italique alors tiens toi

perplexise… on se rebelle comme on peut, ou comme on veut…

oui il me rend perplexe le monde qu’on rapporte dans les quelques médias que je consulte encore… en me demandant souvent pourquoi d’ailleurs s’informer sur l’ailleurs qu’ici… mais ceci est une autre question sans réponse pour moi le sans dessein…

on nous informe notamment que 22 jeunes filles tuées et encore plus de blessés à Manchester, événement qu’on nous rapporte à coup de grands titres alors que deux jours plus tard, 28 autres personnes ailleurs sur la planète sont tués à cause de leur religion mais on en parle à peu près pas… comme si la vie valait plus cher à certains endroits… du moins mériterait plus d’espace en front page

alors en ce petit dimanche matin seul à la maison, souhaitant doucement la présence ici de mes deux fleurs, je switche les machines à mauvaises nouvelles à off et m’en vais m’offrir en pâture aux bibittes qui dansent dans le vent juste l’autre côté de mon moustiquaire à la recherche de chair fraîche et j’essaierai de mettre en pratique la numéro 9… beau défi… mais y a pire dans la vie…

alors chers lecteurs/trices, sioux comme disent les cowboys…

prier, nier ou accepter ?

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les dernières chroniques – 25/5/17

Manchester, Bruxelles, Paris, Afghanistan, Syrie, Irak, Palestine, Venezuela, Haiti et un peu partout en Afrique… name it… on dirait que le bordel est pogné un peu partout sur la boule… en train de la perdre ?

alors on prie encore ?

car on dirait bien que la prière pour que la paix se répande ne fonctionne pas…

alors on prie, on nie ou on accepte ? on continue de vivre ici ou on se réfugie ailleurs ? réalité ou virtualité ? on prie et/ou on fait quoi ? car le monde est pas mal fou…

alors on prie, on nie ou on accepte ?

on ne peut nier, du moins si on en croit les images…

er si on prie, c’est que l’on espère quelque chose d’autre… on espère que les choses iront mieux non ? possible ce mieux ? ce meilleur ?

pourtant, ne devrait-on pas accepter tout ce que le plan divin nous offre ? même cela…

car si les fous qui se font exploser et frappent un peu partout sur la boule presque perdue – pas innocemment du tout ailleurs d’ailleurs – existent et se perpétuent, ne font-ils pas partie du plan divin ? du moins ils ne disparaitront pas nécessairement demain matin… ni demain soir…

et ils frappent là où ça fait image… chez des jeunes filles surtout cette fois-ci… for comme symbole… dur dur…

alors on accepte ou pas ?

car ces folies existent bel et bien et vont, comme les maladies contagieuses, probablement continuer à se répandre…

alors on vit avec ça ou on le nie ? ou on se réfugie ailleurs ? chez les licornes ? dans Netflix ? on se perd dans les jeux vidéos ? ou dans l’humour ?

car chacun chacune de nous, devant ces folies meurtrières, on réagit de manière différente devant ces choses pourtant inacceptables – du moins difficilement acceptables – même si on doit accepter tout ce qui se déroule en ce monde…

comment on arrive à simplement vivre et faire sens de la vie quand des gens désespérés – qu’on peut bien traiter de fous si on veut – tuent les enfants de ce monde ? nos enfants… des jeunes filles innocentes taba…

car même si on décide de prier, on ne prie pas le même Dieu qu’eux… et même si on prie, ces choses continueront probablement de se passer… wo mes Dieux !

alors on accepte, on prie ou on vit dans le déni ?

ou on rationalise en disant que l’on ne peut rien faire contre ceci… ni cela… car en effet et dans les faits, pas grand chose qu’on peut faire pour prévenir ces explosions de folie…

rien faire d’autre que de prendre acte… accepter, reconnaître, et continuer de se tenir informé(e)s… ou décrocher et vivre ailleurs ? dans une twilight zone

car lorsqu’on vit en nature comme je le fais, aucune trace de terreur ici… du moins si on ne se branche pas sur la terreur internationale médiatisée… oh ! probablement que quelques créatures sont terrorisées par d’autres… ou peut-être que c’est terrifiant pour un feuille de sortir de son bourgeon ?

parfois quand je consulte les médias numériques, je me demande s’il est vraiment essentiel de savoir que de tels événements terrifiants se produisent ? comme disait Yvon, quossa donne ? sain de se nourrir de terreur ?

et en même temps, à peu près impossible de ne pas savoir…

alors on prie ou on nie ? on prie ou on accepte ? et qu’est-ce qu’on fait ?

dites-moi, je vous en prie…