Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

perplexant monde

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••• les zultimes chroniques – 17/4/19

traduction : prend une bonne respiration, ce n’est qu’une mauvaise journée, pas une mauvaise vie

est-ce seulement moi ?

ou c’est ce printemps tardif qui assombrit notre regard ces jours-ci ?

ou peut-être qu’une conjecture particulière de planètes ?

ou juste un mauvais timing existentiel ?

mais on dirait que le monde tourne bizarre ces jours-ci… depuis quelques jours, intense la vie me semble… et pas que la mienne semble-t-il si je regarde out my window

bien sûr que c’est une catastrophe la grosse bâtisse du nom de l’opéra rock qui a brûlé, mais le fait qu’un milliard d’euros aient été levés en une seule journée pour la reconstruire me laisse pour dire le moins perplexe…

alors qu’il y aurait tant à faire pour faire la paix, pour aider le monde dans le besoin, pour prendre soin de notre mère, notre ultime dame…

perplexe aussi devant toute cette haine et cette peur ici en lien avec notre prétendue laïcité et ses nombreuses déclinaisons vestimentaires… JC doit gigotter sur sa croix à quelques jours de sa prochaine cruxi fiction et résu érection une couple de milliers d’années later (soit 2019 – 33 = à peu près 1986 ans exactement et environ, si mes calculs reinaux sont bons, de même que l’âge de JC au moment de sa mise à croix et autres détails historiques…

et plus localement, dans mon petit village ici, beaucoup d’indignation, d’action et de réactions autour de boîtes de 5G qui ont été installées sans que personne ne sache trop d’où elles arrivent… inquiétant en effet…

et on ne parlera pas de ce qui se passe en Amazonie et ailleurs sur terre en ce moment environnementalement parlant… nous sommes malades (environne)mentaux

vraiment perplexant ce monde…

et vous savez quoi ? je compte bien faire un petit effort pour demeurer perplexe…

car perplexe est une posture intéressante face à ce qui se déroule en soi, devant soi et autour de soi…

en googlant un peu, on découvre que perplexe se définit de diverses façons:

Qui hésite dans une situation confuse, indécise, qui est dans le doute;

Qui ne sait quel parti prendre ou quel jugement former;

plutôt neutre, quoi que l’on retrouve une petite touche de négativité selon certaines définitions:  qui manifeste un embarras…

personnellement aucun embarras devant la perplexité…

qu’une appréciation, qu’un équilibre à trouver dans le déséquilibre de ne pas savoir, de ne pas devoir prendre position…

certains pensent tout savoir même s’ils ne savent rien, d’autres aiment penser savoir ou connaître… et mépriser l’autre qui ne pense pas comme lui ou elle…

de mon côté tout à fait à l’aise avec le fait de ne pas savoir, de ne pas devoir choisir…

bien ou mal ? ni l’un ni l’autre ou les deux à la fois si on préfère…

pour ou contre ceci ou cela ?

quelle différence fera mon opinion ? de toute façon une opinion n’est qu’une idée arrêtée alors que la vie est un processus continu, un ever changing flow of energy…

on dit qu’il est important de se faire une tête dans la vie, d’avoir une opinion… si on nous disait plutôt qu’il faut se faire un coeur et embrasser toutes les opinions ?

pas si important pour moi d’avoir une ou des opinions…

en fait, tanné d’avoir des opinions sur tout… envie d’avoir des opinions sur rien désormais… même plus d’opinions sur mes opinions…

envie de regarder le monde et de ne pas savoir quoi en penser… ne pencher ni d’un bord ni de l’autre… tenter de demeurer équanime, neutre, sans jugement…

ni innocent, ni coupable votre honneur… que perplexe…

que tel quel le monde… ni intérieur le monde, ni extérieur… rien de tell guillaume…

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le monde est ce qu’il est… ni beau, ni laid, ni bien ni mal… that’s it that’s all…

ne sachant ni ce que nous sommes venus faire ici sur terre, ne sachant pas non plus où l’on va, ni quel chemin prendre, alors de toute façon

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en plein à la bonne place… right here right now…

et tout bon alors… tel quel ce monde, notre monde, avec nous dedans… avec nous au centre de ce monde que nous créons à partir d’images et de concepts qui vivent en nous sans trop savoir d’où ils viennent…

pas si important le quoi devant soi au fond, peut-être plus important d’observer ce qui qui observe ?

perplexant en effet… et captivant…

ci-bas 2-3 images pour pratiquer votre capacité de perplexisation… 😉

lol comme disent certains…

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Merci madame Joni

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••• les zultimes chroniques – 16/4/19

ce matin, au lieu des miens, les mots d’une grande sage… et musicienne exceptionnelle en plus… car parfois, on a besoin des mots de nos elders pour nous aider, nous enseigner… humilité requiert…

«Je ne sais pas si j’ai appris quelque chose jusqu’à maintenant ! J’ai appris à avoir un foyer heureux, mais je me considère chanceuse à cet égard, car j’aurais pu me laisser aller. Tout le monde a un côté superficiel et un côté profond, mais cette culture accorde peu de valeur à la profondeur – nous n’avons pas de chamans, ni de devins, et la profondeur n’est ni encouragée ni comprise.

Entourés par cette société peu profonde et brillante, nous développons également un côté peu profond et nous devenons attiré(e)s par le duvet. Cela se reflète dans le fait que cette culture crée une dépendance à la romance basée sur l’insécurité – l’incertitude de savoir si vous êtes vraiment uni(e) à l’objet de votre obsession est la précipitation à laquelle les gens sont accrochés. J’ai tellement vu ce schéma chez moi et mes amis et certaines personnes ne sortent jamais de cette ligne.

Mais en plus de développer mon côté superficiel, j’ai toujours nourri un désir plus profond, alors même quand je tombais dans le piège de cet autre type d’amour, j’étais à la hauteur de ce que je faisais. J’ai récemment lu un article dans le magazine Esquire intitulé «The End of Sex» qui disait quelque chose qui me semble très vrai :

Si vous voulez une répétition sans fin, voyez beaucoup de gens différents. Si vous voulez une variété infinie, restez avec un.» Ce qui arrive quand vous sortez, c’est que vous exécutez tous vos meilleurs mouvements et que vous racontez toutes vos meilleures histoires – et d’une certaine manière, cette routine est une méthode pour tomber amoureux encore et encore de vous-même.

Vous ne pouvez pas faire cela avec un partenaire de longue date car il connaît tout ce vieux matériel. Avec une longue relation, les choses meurent puis sont ranimées et ce processus de renaissance partagé approfondit l’amour. C’est un travail difficile, cependant, et beaucoup de gens courent au premier signe de difficulté. Tu es avec cette personne, et tout à coup tu ressembles à un(e) abruti(e) ou il/elle ressemble à un(e) abruti(e) pour toi – c’est désagréable, mais si tu peux la traverser, tu t’approches et tu apprends une façon d’aimer différente de la version névrotique de l’amour qu’on nous sert dans les films. Celui-ci est plus chaud et offre plus de rembourrage. « 

______________
texte original

I don’t know if I’ve learned anything yet! I did learn how to have a happy home, but I consider myself fortunate in that regard because I could’ve rolled right by it. Everybody has a superficial side and a deep side, but this culture doesn’t place much value on depth — we don’t have shamans or soothsayers, and depth isn’t encouraged or understood. Surrounded by this shallow, glossy society we develop a shallow side, too, and we become attracted to fluff. That’s reflected in the fact that this culture sets up an addiction to romance based on insecurity — the uncertainty of whether or not you’re truly united with the object of your obsession is the rush people get hooked on. I’ve seen this pattern so much in myself and my friends and some people never get off that line.

But along with developing my superficial side, I always nurtured a deeper longing, so even when I was falling into the trap of that other kind of love, I was hip to what I was doing. I recently read an article in Esquire magazine called ‘The End of Sex,’ that said something that struck me as very true. It said: “If you want endless repetition, see a lot of different people. If you want infinite variety, stay with one.” What happens when you date is you run all your best moves and tell all your best stories — and in a way, that routine is a method for falling in love with yourself over and over.

You can’t do that with a longtime mate because he knows all that old material. With a long relationship, things die then are rekindled, and that shared process of rebirth deepens the love. It’s hard work, though, and a lot of people run at the first sign of trouble. You’re with this person, and suddenly you look like an asshole to them or they look like an asshole to you — it’s unpleasant, but if you can get through it you get closer and you learn a way of loving that’s different from the neurotic love enshrined in movies. It’s warmer and has more padding to it.”

  • Joni Mitchell

déclencher la guérison

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••• les zultimes chroniques – 14/4/19

traduction : éviter ce qui vous déclenche ne guérit pas… la guérison se produit lorsque vous êtes déclenché(e) et que vous êtes capable de passer à-travers la douleur, les réactions et de l’«histoire» et d’aboutir avec une fin différente… – Vienna Pharaon

je suis impliqué dans quelques groupes qui me tiennent grandement à coeur…

récemment, nous avons eu une rencontre au cours de laquelle nous avons adressé une situation délicate survenue l’an dernier… dont nous n’avions pas reparlé depuis qu’elle s’était produite… l’an dernier… déjà l’an dernier… une éternité… mais pourtant…

et ça a brassé… aussi intensément que lorsque c’est arrivé… et toutes les vieilles blessures d’alors se sont ré-ouvertes… en fait, elles nous attendaient right there au chaud, en nous, là même où elles s’étaient logées il y a plus d’un an… couvant en nous, dormant tout bas… mijotant à feu doux… attendant le moment où le couvercle serait soulevé…

pas facile d’ouvrir des enjeux aussi délicats entre gens qui s’aiment et qui tiennent si fortement les un(e)s aux autres… mais inévitable… aussi inévitable que difficile… inévitable car sinon on vit à coté du coeur de la relation… sinon on choisit de ne pas ouvrir le soft spot d’où l’amour même peut fleurir et grandir… car l’amour pousse dans le mou…

faire face à la blessure et oser rester ouvert(e)s, ne pas refermer son coeur, écouter et entendre l’autre même quand, en nous, ça ne veut pas… réagir, pogner les nerfs, s’excuser…

même quand ça dit non, même si ça tire et étire… même quand on se veut sa cacher dans son cocon… et disparaître… écouter même si on ne comprend pas… même quand ça crie non en dedans… même quand le feu pogne… étincelles et flamèches incluses… sauter dans le feu d’artifice et jouer le jeu des émotions, oser le feu des émotions… oser regarder ce qui ne veut pas être vu en soi… surtout ce qui ne veut pas être vu…

et se permettre d’être humain(e) dans toute sa vulnérabilité… ça, être humain…

et tout ÇA requiert le plus grand courage au monde…

sentir et ressentir toute l’infinie délicatesse de son être… pour du même coup y trouver sa force, son intégrité, sa propre vérité… oser la faiblesse pour trouver la force… oser s’avouer à soi et avouer aux êtres aimé(s) qu’on aime et qu’on a peur de l’amour en même temps… on tremble d’amour et de peur…

les relations humaines comptent parmi les plus grands enseignements au monde… ce monde, le monde, ces autres personnes à qui on s’attache, à qui on s’ouvre, à qui on ouvre son coeur et que l’on partage, avec qui on bâtit des projets et des familles… à qui on ne peut que dire oui, même quand c’est non qui bloque le chemin…

car oui est la clé…

alors oser pleurer, oser fouiller dans toutes les ptites craques de son coeur et de son âme, dans les endroits moins fréquentés, là où ça fait mal, là oz ça crie, là où ça vibre…

ouvrir les vieilles blessures pour qu’elles puissent prendre l’air, pour qu’elles puissent être déclenchées et redéclenchées, et pour qu’elles puissent déclencher la guérison…

pour enfin ré-enclencher la guérison, l’ultime guérison…

respire moi (Sia)

à l’aide, je l’ai encore fait…
j’ai été là plusieurs fois auparavant…
je me suis fait mal aujourd’hui encore…
et le pire c’est qu’il n’y a personne d’autre à qui remettre la responsabilité…

soit mon ami(e), prends moi…
enveloppe-moi, déploie moi…
je suis petit(e), j’ai besoin..
réchauffe-moi et respire-moi…

ouch je me suis perdu de nouveau…
me suis perdu et je ne suis plus nulle part…
oui je crois que je peux me briser…
je me suis perdu de nouveau et je me sens insécure…

sois mon ami(e) et prends-moi…
enveloppe-moi, déploie moi…
je suis petit, j’ai besoin…
réchauffe-moi et respire-moi…

sois mon ami(e), prends-moi…
enveloppe-moi, déploie-moi…
je suis petite, j’ai besoin…
réchauffe-moi et respire-moi

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livre en kit

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••• les zultimes chroniques – 13/4/19

26 lettres différentes dans l’alphabet qu’on connait… car il y en a d’autres…

dans certains jeux, certaines lettres valent plus que d’autres…

dans la vraie vie, certaines servent plus que d’autres… dans la fausse ? mystère…

vous et moi possédons tous et toutes les mêmes lettres pour alphabétiser – alphabêtiser ? -notre existence… pour mettre en mots, faire du sens, structurer une réalité possiblement indéfinissable… mais on s’essaie, on s’essaie…

nous vivons tous et toutes dans le même monde, avec les mêmes 26 lettres…

et en même temps, nous vivons chacun chacune dans son monde, une monde qui change et qui se définit de plus en plus avec des petites images… emojis… émoticones… comme si le monde s’écrivait moins, mais se dessinait davantage… pas certain que tout soit plus clair…

de nos jours, les jeunes écrivent désormais avec les mêmes lettres mais en les agençant différemment… ils et elles raccourcissent les mots, mêlent les langages, – bonjour/hi – créent de nouveaux mots, certains les inversent et parlent même verlan… ment vrai…

pas de limite à la créativité linguistique humaine… au tour de babel de frapper fort…

quand on apprend un nouveau langage, on réalise que les mêmes lettres peuvent vouloir dire des choses différentes lorsqu’agencées différemment… quand on ne parle pas encore couramment un langage, ils ne veulent rien dire en fait… jusqu’à qu’on en saisisse le sens… nonsense des mots…

quand on pense qu’une bonne partie de la population est techniquement analphabète ou quelque chose du genre, les mêmes lettres ne veulent plus tout à fait dire la même chose tout à coup… même le mode d’emploi ne veut plus dire la même chose pour l’écrivain en kit que nous sommes…

car même les mêmes mots sont interprétés différemment selon chaque personne… alors pour ce qui est de la matière première, A + ou Z-, same same…

alors ces 26 clés que sont les lettres sont de multiples morceaux de casse-tête qui servent à communiquer ce que l’on pense, sent, ressent et souhaite… même si tout n’est pas clair en soi…

on n’a que la langage pour communiquer ce qui vit profondément en soi… ce que l’on perçoit de ce qui vit ultimement hors de soi…

mais peut-être possible de communier plutôt que communiquer ? mais pour cela il faut arrêter de penser, et le faire en dehors de la boîte à lettres… courrier prioritaire…

auparavant les mots se calligraphiaient à la main, maintenant ils se tappent à la machine… et à la mâchoire, quand ce n’est pas à la machette… depuis qu’ils sont devenus virtuels, les mots partent vite et durement… et souvent quand les gens tapent leurs mots dits, ils les utilisent pour tapper sur leur voisin… pas vraiment troll l’affaire des lettres et des mots de nos jours… chilling désincarnés…

que 26 lettres et des zillions de combinaisons possibles pour tenter de saisir ce monde, ce grand mystère, et pour le décrire… et le définir… ce monde infini et indéfinissable…

26 petites lettres sans sens inné, telles les multiples couleurs que les peintres utilisent pour figurationner leur monde intérieur… certains tentent de peindre le monde extérieur, d’autres celui du dedans… même chose avec les mots… mots et couleurs pour décrire, pour dire, montrer, impressionner…

mais au final, y a t-il une différence, une démarcation entre les deux mondes ? celui du dedans et celui du dehors… un seul, deux ou une multitudes de mondes différents ? allez savoir…

en attendant la sortie de mon bouquin, what a good Ikea les livres en kit – je sortirai mon tourne-mots et consulterai mon mode d’emploi… et me pratiquerai ici…

à moins que je ne vire kinky avec ce ptit kinky Ikea kit qui était en offert en prime quand je suis allé mon kit de livre… creative writing en perspective

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vendredi 12

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••• les zultimes chroniques – 12/4/19

un peu pour ça que j’écris…

quand une tempête d’idées m’assaille –  ce qui est toujours le cas dans la boule à poils que je porte sur les épaules – je prends mon clavier et j’écris… et la tempête se retrouve sur le papier plutôt que dans ma tête e bouille… simple non ?

en fait la musique me fait un peu le même effet…

quand ça storm dans leur tête de pinotte, certains gobent des pilules, d’autres vont courir,  d’autres fument ou boivent des choses, moi j’écris…

je regardais le tableau de bord de mon WordPress récemment et je voyais que je suis rendu à 1968 chroniques… j’approche le 2000… 7 ans plus tard… même gars qui écrit, même écran… même place dans le monde… ici… now… toujours now parait..

et je me demandais ce que je voulais faire de spécial pour l’occasion… for the big two thousand… pas encore d’idées très claires en ce sens… mais ça s’agite, ça cogite…

presque chaque matin, au réveil du corps, j’écris… autant un besoin qu’une habitude… ah ces taureaux… je me fais un café, je choisis une image et je brode autour… soit je brode dans le sens de, soit dans le sens inverse… soit comme ce matin, pas vraiment à propos de… qu’un prétexte pour me starter…

j’aime écrire mais pas nécessairement pour dire quelque chose qui faille ou qui vaille… ni quelque chose de pertinent, ni quelque chose de précis… en fait, j’aime souvent écrire impertinent… mais je suis rarement incontinent de mots… cet écran est ma couche, mon réservoir, mon pamper littéraire… ptit cadeau de chroniqueur…

j’aime dire des niaiseries, écrire n’importe quoi, défaire le peu de sens qui pourrait me trotter par la tête ou me rester dedans… j’écris pour voir ce qui sortira de moi et se retrouver dans le miroir de mon écran… parfois un écrin, parfois rien…

écrire pour laisser les doigts danser sur mon clavier… au fond je pense que je suis jaloux de ma belle, pianiste, qui elle, quand elle laisse glisser ses doigts, ça sonne beau et bon… moi ça ne fait que tac tac tac mais j’imagine que c’est dans votre tête que ça résonne…

j’écris sans trop penser mais je sais que vous êtes toujours quelques-uns quelques-unes de par le monde à me yeuxter, à me lire, parfois à me rire… quelques personnes en France et en Europe (vous êtes souvent les premiers car je suis tôt sur le piton comme on dit ici), plusieurs au Canada, et quelques autres d’un peu partout sur la planète…

j’aime penser que nous formons une petite communauté autour de ces mots… qui ne sont pas vraiment les miens, mais seulement ceux qui choisissent de me passer dedans par ici quand mes doigts tapent tapent… timing de mots et du moment…

comme ce matin, quand j’écris un peu plus vite que d’habitude avant d’aller réveiller la petite pour l’école… souvent après son départ, je reviens me relire et faire quelques changements… corriger quelques coquilles ou kelkes fôtes…

parfois j’écris en franglais, d’autres en engfrais… mais toujours j’écris comme un fou des mots, un jo blow, un nono qui dit… n’importe quoi qui lui passe par la tête…

tenez,

ce moment même, je pars la musique pour commencer le réveil de Liloune, la petite reine du foyer… toujours la même toune, Beija Flor, la première pièce de notre album… celle-ci justement…

vous savez maintenant que Lilia se réveille pratiquement à chaque jour de semaine avec cette pièce, et les 11 autres de l’album suivent…

et après le ptit déj, le lunch, le brossage de dents et l’habillage (vivement la fin de l’hiver) et le départ de la belle et de la petite, je prendrai probablement quelques autres minutes pour me relire et faire quelques corrections ou modifications…

alors que faire en vue de la 2000 ème à venir d’ici quelques semaines ? je continue d’y penser et vous tiendrai au courant… ou pas… et je vous garde la surprise…  car le chro a toujours au moins 1000 tours dans son sac…

ah et pis pourquoi ce titre de vendredi 12 ? me demandez-vous ?

parce que c’est le cas… vendredi 12 avril sur terre.., nulle part où aller ailleurs qu’ici… nulle autre moment que maintenant… back to a certain reality quand même…

être spiritueux

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••• les zultimes chroniques – 11/4/19

traduction: je suis spirituel / les démons le sont aussi, sois plus spécifique

le monde est plein d’êtres spirituels, vertueux, spiritueux… de gens pleins et débordants d’eux-mêmes… j’imagine que même le gros roux down there se considère spirituellement plus élevé que la moyenne… the most spiritual… moi-même, je me surprends parfois à me considérer ainsi…

pourtant si vous saviez…

si vous saviez mes peurs, mes doutes, mes multiples questionnements qui roulent en boucle… un ptit gars dans un corps d’homme, malgré ma blanche barbe à grand-papa qui me pousse au menton et les années qui me pousse au cul depuis une petite éternité…

pourtant quand je joue avec petite lilia, same same elle et moi… deux enfants, qu’un grand et une plus petite… un point c’est tout, that’s it that’s all…

parfois, quand je lis certains commentaires sur divers forums, je réalise que je ne suis pas le seul humain qui se considère autant spiritueloh my god et wouf my dog…

pourtant…

tout ce que je sais, de plus en plus, c’est que je suis humain, je ne suis qu’humain…

un vrai simple et bon humain tout à fait ordinaire… de plus en plus ordinaire… avec mes doutes et mes peines, avec mes rêves et mes souhaits… en fait, que de plus en plus humain…

devenant aussi de plus en plus ce corps que j’aimais croire ne pas être à mesure qu’il vieillit et qu’il se ridifie… en ce sens, r e s p e c t pour toutes les personnes plus âgées que moi… I’m getting there moi aussi et je vois ce que vous passez à-travers de

si humain aussi ce monde autour de nous, si imparfait, si réactif et réactionnaire face à toute nouvelle façon de voir, de faire et d’être…

alors patience et compassion requises mes chers frères et soeurs…

tous et toutes, chacune chacune en marche constante, lente et rapide, encore et toujours vers le meilleur de la human race, encore tant à apprendre sur soi, et sur les autres…

on marche ensemble, et en rond…

avec encore tant de chemin à faire, et pourtant, déjà parfaits et parfaites en même temps…

mais avant de penser être arrivés au summum de soi-même, pliiiise, let’s have a look at ourself, again and again

car si subtile la vie, dans les détails et les ptits plis que tout se passe…

et si facile de regarder à l’extérieur de soi pour se définir… ou se comparer à pire, ou mieux…

si facile de voir la poussière dans l’oeil de l’autre quand on a soi-même une poutre dans les deux yeux… cette poutre nous cache la forêt…

si facile de voir le signe ostentatoire de l’autre, le ptit bout de voile sur la tête de l’autre quand on porte soi-même un chapelet caché de croyances limitatives dissimulé dans notre propre petite tête de pinotte…

anyway, tout le monde est spirituel, ou nobody l’est… ni plus ni moins…

plutôt que de vouloir être dieu ou déesse, why not devenir tout simplement 100 % humain(e) ? me semble que c’est déjà en masse non ?

ci-bas, un fort texte de Jeff Foster qui dit beaucoup, sinon tout…


S’il te plait, ne me parle pas de Pure Conscience ou de Quête de l’Absolu.

Je veux voir comment tu prends soin de ton/ta partenaire, de tes enfants, de tes parents, de ton si précieux corps.

S’il te plaît, ne me parle pas de l’illusion du moi séparé ou de la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement 7 jours.

Je veux sentir la véritable chaleur qui rayonne de ton coeur.

Je veux savoir comment tu peux écouter les autres, intégrer des informations qui ne correspondent pas à ta philosophie personnelle.

Je veux voir comment tu respectes les gens qui ne sont pas d’accord avec toi.

Ne me dis pas à quel point tu es éveillé, à quel point tu es libre de ton ego.

Je veux te connaître sous les mots.

Je veux savoir ce que tu es quand tu fais face à des problèmes.

Si tu peux pleinement tolérer la douleur et ne pas prétendre être invulnérable.

Si tu peux sentir ta colère, sans tomber dans la violence.

Si tu peux faire place à ton chagrin, sans en être pour autant l’esclave.

Si tu peux sentir ta honte et ne pas avoir honte des autres.

Si tu peux faire des gaffes et l’admettre.

Si tu peux dire désolé, mais le dire sincèrement.

Si tu peux être pleinement humain dans toute ta divinité.

Ne me parle pas de spiritualité, mon ami. Je ne suis vraiment pas intéressé.

Je veux seulement te rencontrer.

Connaître ton si précieux cœur.

Connaître le bel être en toi qui avance vers la lumière.

Avant l’être spirituel.

Avant tous les mots astucieux.


article original, en anglais

Please, don’t talk to me about ‘Pure Awareness’ or ‘Dwelling in the Absolute’.
I want to see how you treat your partner,
your kids, your parents, your precious body.
Please, don’t lecture me about ‘the illusion of the separate self’ or how you achieved permanent bliss in just 7 days.
I want to feel a genuine warmth radiating from your heart.
I want to hear how well you listen,
take in information that doesn’t fit your personal philosophy.
I want to see how you deal with people who disagree with you.
Don’t tell me how awakened you are, how free you are from ego.
I want to know you beneath the words.
I want to know what you’re like when troubles befall you.
If you can fully allow your pain and not pretend to be invulnerable.
If you can feel your anger yet not step into violence.
If you can grant safe passage to your sorrow yet not be its slave.
If you can feel your shame and not shame others:
If you can fuck up, and admit it.
If you can say ‘sorry’, and really mean it.
If you can be fully human in your glorious divinity.
Don’t talk to me about your spirituality, friend.
I’m really not that interested.
I only want to meet YOU.
Know your precious heart.
Know the beautiful human struggling for the light.
Before ‘the spiritual one’.
Before all the clever words.
– Jeff Foster

in your face le printemps

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••• les zultimes chroniques – 10/4/19

aie gang !

on joues-tu un tour au fucking printemps ?

on reste-tu de bonne humeur ?

on lui fais-tu des bonhommes, des forts, on se lance-tu des boules de neige tout le tour de la terre ?

parce que si on bitche comme on le fait la plupart depuis lundi, c’est lui qui gagne… on va tous et toutes avoir le moral à terre autant que cette neige, en plus de l’estomac dans l’étalon, viande de cheval…

on se met-tu à rire de tout ça ? cause it’s a fucking joke anyway right ?

même si on va avoir de la neige dans face jusqu’au mois de mai, ne nous en faisons pas… d’ailleurs, hâte de voir la tête des bibittes moi quand elles vont se sortir le dard dehors… pis les rainettes vont chanter bas comme leur caquet cette année…

car c’est si prévisible que l’on soit débinné(e)s à cause de cette forme particulière de pluie qui tombe depuis 2 jours – d’ailleurs c’est peut-être ça que Dieu veut, à ça qu’il joue… alors jouons-lui un tour à ce grand sacripan – que ça en devienne risible

alors let’s smile, let’s laugh and dancein the snow…

prenons ces derniers centimètres avec un gros grain de sel, ou comme un gros grain de grêle… rions back de Dieu et dansons dans cette neige lourde qu’on peut ne pas laisser être si heavy sur nos âmes de simples mortel(le)s…

on n’est pas notre corps disiez-vous quand il faisait soleil sur nos vies ? alors prouvons-le lui à cet être suprême qui s’amuse à nous tester le moral que ça en devient – presque, ou plus ou moins – drôle…

pas certain si le printemps va venir cette année mais pas grave, prenons ça au jour le jour, cm par cm… à la baisse, comme à la hausse… même si c’est censé baisser de jour en jour, apprécions ces quelques extras de surplus… faut parfois reculer d’un pas pour avancer de deux… même chose avec la neige… plus il neige, plus ça va fondre right ?

car c’est le même prix qu’on bitche ou qu’on switch, qu’on crisse ou qu’on glisse…

et l’été arrivera – peut-être – le 21 juin de toute façon… et un jour on rira de tout ça anyway… lol…

d’ici là, foutons-nous en… rions-en… laissons la neige, la slush et autre gadou nous glisser sur l’âme comme l’eau sur la peau de vous savez quoi… connard…

pas la faute de la fille – ou du gars – de la météo, font seulement leur job… ne tirez pas sur le messenger…

prenons cet hivernal printemps d’avril comme une bénédiction, comme une joke cosmique, comme un test d’humanité relative… disons-lui namaste et fuck you en même temps,

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c’est OK we’re only, totally and divinely human

mais ne laissons pas cette neige nous entraîner avec elle dans les dédales de l’enfer hivernal… we are not dreaming of a white Christmas… mais il est là quand même alors ainsi soit-il… volonté divine mes chers frères et soeurs, volonté divine…

remember : on a choisi de venir vivre ici… pour expérimenter tout ça, et ceci en particulier… sinon on se serait incarné(e)s au Mexique tabarnacos… et pas mieux là-bas, samos samos…

je me souviens… disent d’ailleurs nos plaques quand elles ne sont pas recouvertes de neige… alors ne soyons pas peines de neige… soyons des poissons d’avril tout le long du mois et glissons sur ce printemps comme la truite dans nos mains…

et ne laissons pas cette illusion terrestre miner le moral de notre âme, ne succombons pas à la tentation… de tout crisser ça là et d’en finir une fois pour toute avec l’hiver car ça va recommencer dans 6 mois… ne soyons pas comme cette neige, ne tombons pas par terre sous le poids de la gravité, ne devenons pas giboulée d’avril…

it is all a dream, disiez-vous quand vous étiez sur un nuage ? ben là c’est le temps de le répéter sans rire ni pleurer… neutralité relative d’avril… en plein dedans…

comme disent les grands sages, this too shall melt… et tout est toujours parfait sour la neige… ainsi que sous le soleil qui transformera tout ça en vert… un moment donné… qui sera au bout du compte le même moment que celui-ci alors que tombe la neige…

ah comme la neige a neigé… et c’est peut-être pas fini hi hi…

on ne s’en souviendra plus en juillet quand on dégouttera…

qu’une autre forme de goutte qui fait déborder le vase…

haïr plutôt que (sentir) souffrir

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••• les zultimes chroniques – 9/4/19

moi aussi… j’imagine… à peu près la même chose…

la haine de l’autre, des autres, pour ne pas sentir sa souffrance, sa propre peine, son propre outch intérieur… gros bobo tout mou en dedans des gros durs de durs…

tellement de propos haineux ces temps-ci dans l’espace public… tellement de gens qui carburent au mépris, à la haine, à l’humiliation et à la disqualification des autres… notamment de ceux, et beaucoup de celles, qui sont différents, différentes, notamment ceux et celles venues d’ailleurs, ou qui semblent venu(e)s d’ailleurs car plusieurs sont né(e)s ici… donc autant chez-eux et elles que nous chez-nous… de souche et de branche… car la même terre mère anyway

pas la terre qui nous appartient, nous qui lui appartenons… on se souvient ?

peur et haine, mêmes ébats… la peur, pôle négatif, la haine, pôle positif… un qui joue dedans, l’autre qui sort dehors… on a peur de ce qui est différent, alors on haït…

peur de ce qui est différent, peur que ce qui a déjà été ne change pour devenir ce que cela n’a jamais encore été, mais qui doit être… car la roue tourne, le monde change… la vie va… de soi… on suit, ou on fige… et on haït et on a peur alors…

pourtant, ce qui est maintenant deviendra un jour ce qui était… tout présent finit par devenir passé date, comme tout cadeau qui finit par perdre une partie de son intérêt après un certain temps… le présent est un cadeau impermanent, qui change et change…

quand on regarde en dehors de soi, on peut ressentir de la haine face à l’autre, la haine de l’autre, mais deep down makes so much sense que ça ne soit que de la souffrance à  soi, de la vieille peine personnelle, de vieilles blessures du passé… et au fond, la haine n’est probablement que de la peur qui dort…

mais plus facile de projeter ça vers l’extérieur que de prendre responsabilité pour ses propres plaies… si, vos plaies… si, nos plaies… si, où plaies ? en soi, chacun chacune ses propres plaies…

difficile de voir dans les faits ce que l’on peut faire pour changer cet état de faits… la haine est out there, mais la haine est aussi in here… haine ou peur, haine et peur… same same au fond…

simplement accepter ce qui est pour ce que c’est… en constatant, en reconnaissant que cela est… tel que c’est… tel quel… as is…

et reconnaître que l’on porte chacun chacune en soi-même ses propres peines, douleurs, blessures, traumatismes… et que le réflexe normal, automatique du moins, est de regarder à l’extérieur pour faire porter aux autres le poids de nos propres peines…

mais peines perdues… tant qu’elles ne sont pas acceptées, assumées, absorbées, nos peurs et notre haine sont vaines… incarnées et portées en soi, en nous, elles deviennent trésors… et peuvent devenir force et sagesse, maturité et lucidité…

pour éventuellement aider à transformer le monde en sachant que justement, nous portons tous et toutes nos peines… chacun, chacune, humain et humaine, simplement, à fleur de peau, sensible, ouvert au monde…

grande responsabilité de contenir ses propres blessures, afin de ne pas faire porter au monde leur poids…

si le monde n’est qu’une illusion, de même qu’un écran sur lequel projeter nos peurs et notre haine, pas fou de garder en soi, de ramener tout ça par en dedans, et de faire le ménage dans nos scénarios car sinon gros film d’horreur out there

et comme as outside so inside, plus simple de commencer en soi, pour soi, avec soi… à faire le ménage dans nos perceptions et nos projections, à ressasser ce qui nous habite et reconnaître que ce qui attire notre attention out there est bien souvent ce qui nous dérange in here…

et parait que le reste va suivre…

mi oui mi non

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••• les zultimes chroniques – 8/4/19

le genre de matin pour dire le moins ambivalent… pour rester poli… ce genre de matin qui confronte notre zenitude right dans l’dash, qui secoue notre coolness ou coolitude c’est selon, met à l’épreuve notre magnanimité…

alors que nous sommes censés être au printemps et tralala, nous avons à gratter les fenêtres du char à bouts de bras… la neige en avril, ça passe toujours car elle fondra rapidement, mais la pluie verglaçante qui fige dès qu’elle touche le solide, dont nous-même, le grésil et autres genres de liquides semi fluides semi solides ont le tour de venir nous chercher dans nos derniers retranchements hivernaux…

on se dit que ça achève, qu’il y a pire au monde… que ça va passer… on se dit que…

mais avril est ce mois de l’année qui étire les affaires… et ce matin l’un de ces matins…

avril, un mois d’agonie, un mois entre deux, un mois nowhere… 30 jours entre mars, prometteur de printemps, et mai, mois des ptits verts tendresse… avril est comme un trou noir, et blanc et vert glaçant…

avril est un bon reality check pour les optimistes, les réalistes et autres zen cool guys and girls

si la pluie glisse sur la peau des connards, le verglas les fige et les laisse de glace… et encore plus le verglas d’avril, quand l’hiver a commencé en octobre…

vivement le show de l’été à venir, vivement les rayons qui nous caressent et qui font l’amour à notre peau jusqu’à notre âme… vivement les rayons laser qui regénèrent notre ADN d’humain et d’humaine jusqu’à notre divinité incarnée, comme les ongles…

alors une semaine jour pour jour après le poisson, avril ne sent pas bon bon ce matin ici sur terre dans notre ptit bout de forêt givrée…

si d’ordinaire lundi n’est pas le jour le plus glissant de la semaine avec le retour à l’école, au boulot et à tout le reste, celui-ci se veut un test sur le moral…

ce genre de jour qui nous met le feu là à la poudrerie, right there dans le cul de sac de l’hiver… et duquel nous devons puiser l’énergie pour continuer… mi maître zen, mi fighter… mi sage, mi mother fucker…

mais comme disent les glands sages, tout ceci n’est qu’une illusion !

mais quelle illusion !

alors cher lundi 8 avril de verglas, Namaste et… love you too…