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novembre sul neutre

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••• les zultimes chroniques – 6/11/19

traduction: il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas… cette facette de vous a besoin de vous… elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître… – Rob Reynosa

densité existentielle chronique ces jours-ci… on parle du fond… du fond de moi, le même fond que le vôtre… fond d’automne, mood de novembre, l’avant hiver… ce in-between entre les sandales et les bottes d’hiver et raquettes…

ce twilight zone saisonnier… ces pré winter blues qui teste les craques de notre armure… et comme Noël et le reste, ça arrive rien qu’une fois par année… mais passage particulier s’il en est un…

jouer avec les mots et discourir littérairement allège l’atmosphère intérieur en ce blanc matin ici… ça met du vent dans le cerebelum, de l’air crèmefouètté dans le moral, de la broue dans le toupet… et toupet or not toupet n’est pas du tout LA question right ? peu importe la réponse… chauve qui peut…

ce matin, j’ai décidé de jouer avec cette citation qu’une amie m’a envoyée hier (Hi H ;-) même si je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut dire, pas plus que je ne connais ce Rob Reynosa…

c’est qu’elle m’a titillé cette citation… que peut-elle bien vouloir dire ?

voyons-là en trois temps…

il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas…

on ne peut nier qu’une facette – au moins une mais sûrement plus d’une non ? – de chacun(e) de nous existe, une facette que l’on ne veut pas trop trop montrer, ni même voir soi-même, parfois même on ne sait même pas que cette facette existe… ce que l’on nomme habituellement l’inconscient… vaste programme…

parfois j’ai osé montrer cette facette de moi ici… et là… mais pas trop… discrètement, avec une certaine censure… quand même, encore un égo orgueilleux chatouilleux le chroniqueur…

jusqu’à maintenant, rien de trop intrigant dans cette citation…

cette facette de vous a besoin de vous…

oups ici ça commence à questionner… pourquoi cette facette – qu’on ne décrit pas vraiment –  aurait-elle besoin de nous ? en fait, pourquoi une facette n’aurait-elle pas besoin de nous ?

quelle facette ? et quel besoin ?

facette fragile ? hideuse ? trompeuse ? hypocrite ? allez savoir…

j’imagine que chacun chacune doit voir pour lui/elle même… je ferai de même… comme chacun(e) de vous je suis certain…

elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître

c’est avec cette phrase qu’on peut imaginer que cette facette est fragile, enfouie, qu’elle a peut-être été blessée et enfouie, si elle requiert conscience, reconnaissance et amour… mais en même temps, toutes nos infinies facettes ont besoin de conscience, de reconnaissance et d’amour non ?

comme tout, comme toute chose, comme tout le monde… tout a besoin de conscience, reconnaissance et amour… car tout est conscience, reconnaissance et amour… avec une emphase sur l’amour…

mais le terme qui me titille le plus est neutralisée…

si elle doit être neutralisée pour que l’on puisse croître, on peut supposer qu’elle a une connotation négative, ou du moins limitative… OK I can buy that mister Reynosa…

mais en même temps, ne dit-on pas que tout est parfait ? que chaque chose est à sa place et en son lieu ? que tout nous est révélé au bon moment, en temps et lieux, lorsqu’on nous sommes prêt(e) à le voir ?

et quant à croître, je ne suis certain de rien, mais il me semble que le but du jeu de cette petite et grande existence n’est pas tant de croître, mais plutôt de rétrécir, revenir à l’essentiel en soi… à tendre vers l’espace en soi ou plus aucune facette ne tient, où plus aucune facette n’existe car nous sommes multidimensionnel(le)s…

cet espace où seul l’observateur/trice existe… en fait, même pas de genre là, seul le processus d’observation existe… me semble…

mais peu importe le nombre et les qualités de nos facettes pour le moment, on se doit de les assumer et de se les approprier… avant de prendre une distance et de s’en dissocier car aucune facette ne nous définit essentiellement…

de toute façon, novembre nous offre l’occasion de nous révéler à soi-même certaines facettes qu’on ne voit pas nécessairement durant les autres saisons, simplement parce que novembre est novembre…

à nous d’oser les voir, les reconnaître, les adresser… et faire confiance que ce qui a à se révéler le fera au bon moment… foi et confiance requises…

alors à nous aussi de sortir le miroir, d’ouvrir nos yeux et notre âme, de même que notre sincérité et courage… car ces deux qualités sont essentielles dans tout processus d’introspection…

processus qui consiste à prendre responsabilité (comme dans habilité à répondre) pour toutes nos pensées, émotions et actions, responsabilité pour tout ce qui nous arrive, même si on ne voit pas toujours notre part active dans telle ou telle situation…

définitivement, novembre est tout sauf un mois neutre…

confort inconfort réconfort

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••• les zultimes chroniques – 5/11/19

parfois la vie est rock n roll

et ce rock n roll frappe à ses moments chaque membre de la commune des mortel(le)s…

en ce temps-ci de l’année calendrière, quand novembre frappe et que les jours rétrécissent comme peau de chagrin (drôle d’expression quand même non ?), les chances que l’on découvre en soi certaines zones plus heavy metal sont statistiquement parlant plus fortes qu’au coeur de juillet… juste comme ça la vie… l’ombre appelle la lumière… peut-être pas seulement à cause des feuilles que les anglais appellent l’automne fall…

l’automne, par définition, est aussi un retour à soi, une chute en soi… pas chute comme dans tomber, chute comme dans atterrir dans le plus profond de soi…

chut aussi, comme arrêter de parler, chut comme dans arrêter de tenter de comprendre et d’expliquer à autrui hors de soi le problème avec un certain inconfort…

simplement dire oui à ce qui est…

et arrêter de courir comme une poule sans tête à la recherche d’un raccourci extérieur hors de ces zones plus denses et sombres en soi… on sonne la fin du divertissement et le début de l’investissement de ces zones…

et alors oser aller plus profondément en soi, les accueillir, comme dans explorer tous ses racoins les plus cachés, surtout ceux qu’on ne voudrait pas voir, fouiller…

oser l’apnée du sommeil de ses ombres et plongée sous-marine intérieure… même en mer houleuse… surtout en mer houleuse…

oui, bien sûr que je parle pour moi, on ne parle toujours que de soi anyway comme le dit Betty, mais je sais aussi que je ne suis pas seul à vivre ceci en ce moment particulier de l’année et de la vie… car vous êtes quelques-un(e)s à me le laisser savoir en privé…

alors bien heureux et bienheureux de pouvoir faire sentir à quelques-un(e)s parmi vous qu’ils/elles ne sont pas seul(e)s à vivre un certain inconfort automnal…

même si parfois on se sent seul à vivre cette plongée, nous sommes tous et toutes membres de cette commune des mortel(le)s… tous et toutes des mortel(le)s commun(ne)s, et comme tout le monde, des êtres uniques aux prises avec notre propre dynamique interne… tous et toutes seuls et ensemble…

chacun chacune sa propre inside job à faire… et personne d’autre que soi ne peut la faire à notre place…

car ni faible ni problématique de sentir ses propres failles… au contraire, il en faut du courage pour aller au coeur de soi en cours de tempête… d’ailleurs, il serait fou de penser que l’on pourrait éviter ces espaces en soi…

d’ailleurs, coeur et courage tirent leur racine de la même source… là que réside le coeur du monde…

comme le dit madame Padovani up there, le refus de l’inconfort est le plus grand des inconforts… dès qu’on dit oui à ce qui est, même l’inconfort n’est plus si inconfortable… même l’inconfort peut devenir semi puis full confortable…

car l’inconfort est juste du in confort, ici, là, si cela qui est présent en ce moment… juste inconfort, juste de l’inconfort… comme dans justesse, comme dans justice… juste de l’inconfort… comme quelque chose à fouiller, à investiguer… comme un fil à suivre vers plus grand que soi…

peu importe ce que la vie nous présente, simplement dire oui et y faire face… même quand c’est difficile, ardu, étroit, respirer et accueillir, faire face et prendre sur soi, prendre en soi, et faire sien ce moment… chaque moment, un moment à la fois…

et, éventuellement, continuer de chercher à trouver la paix au centre de cet inconfort lorsqu’il se présente à soi…

non pas rationaliser et justifier, non pas le parler à l’extérieur de soi (talk it out), non pas tenter de le sortir de soi, mais simplement le sentir, l’accueillir, demeurer ouvert(e) aux messages que cet inconfort tente de nous révéler… un fil doré vers le coeur de soi…

L’éclat de la lumière qu’un être est capable de tirer de soi en se meurtrissant aux silex de la route, se mesure à l’épaisseur de la nuit, à la profondeur des abîmes dans lesquels il peut avancer sans sombrer.
– Raymond Abellio – Les yeux d’Ezéchiel sont ouverts–  via Jean Gagliardi

 


ci-bas, quelques mots d’Osho, et quelques notes tibétaines…
à propos de l’amour, de la souffrance et de la voie vers l’extase…


des branché(e)s dé branché(e)s

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••• les zultimes chroniques – 4/11/19

3 jours sans courant ici… pensées pour ceux et celles qui en sont encore privé(e)s… et remerciements pour les gens d’Hydro, rien de plus sexy qu’un camion HQ parfois…

3 jours sans courant mais surtout 3 jours sans internet… 3 jours en circuit fermé, 3 jours dehors, 3 jours de hors ligne… 3 jour débranchés du grand fil invisible… oui fifi… atomes crochus libres d’attache virtuelle…

ah quel délice…

un peu comme passer de 150 km à l’heure à 20 subitement… après un petit temps d’adaptation, quel soulagement de se faire couper ainsi le cordon oui wifical… comme si les fenêtres du monde rétrécissaient pour mieux voir le monde autour de soi… plus vrai, plus concret, plus lent surtout…

jamais un changement d’heure n’a été aussi confusionnant… que le soleil pour nous rappeler que le temps passe et repasse nos plis…

avec un poêle à bois, des ronds à propane, une back house extérieure, que l’eau qui pose petit problème… mais avec quelques contenants de 18 litres en réserve, tout coule comme de l’eau de souche…

quel délice que de vivre ainsi unplugged…

et en même temps, désormais presqu’incontournable de l’être de façon permanente si on veut communiquer avec le reste du monde… un cell. a ses limites…

quoi que ces quelques jours m’ont vraiment titiller à l’idée de couper le fil qui n’existe même pas, le fil invisible des humains tout aussi invisibles… envie de devenir l’homme invisible perdu dans l’espace (retour clin d’oeil sur nos émissions fétiches d’antan pour les un peu plus vieux d’entre nous)… soyez les bienvenu(e)s 😉

ce week-end, malgré la panne, deux amis sont venus m’aider à préparer la place avant l’hiver… merci les gars… si précieuse l’amitié… on a – presque – tout fait… même sans power… avec beaucoup de pouvoir et de vouloir humain…

cette panne m’amène à réflexion quant à se débrancher… pour le meilleur et pour le pire… après été un prof virtuel et en ligne depuis 12 ans, je tirerai la plug virtuelle dans 2 mois en ce domaine… déjà en soi une étape importante… et ces 3 derniers jours m’ont fait miroiter l’idée d’en déplugger un bout un peu plus long de ce sans fil, ce fil sans toujours de dessein clair…

nous sommes des branché(e)s vous et moi… la preuve ? pour la grande majorité, on a une relation strictement virtuelle – plus ou moins régulière – ici depuis des années, mois ou semaines… sans la grande plug au fil perdu, on ne se frôlerait même pas, ni n’aurions ainsi contact… importante relation quand même…

alors ces 3 jours hors fil ont semé en moi une soif de tirage de plug… à voir ce que la réalité fera de cette graine d’intention qui doit se confronter à la réalité du fil sans fil tendu entre les humain(e)s… 

d’ici là, je continuerai à légèrement déblatérer virtuellement ici… sur mes oh ! et mes bah… pieds nus dans mes pantoufles et dans mes bas… de laine ou de cotton… car l’important c’est le fil… avec ou sans…

beauté

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••• les zultimes chroniques – 1/11/19

ce matin, pas de mots…

qu’une photo… qui suscite l’appréciation de la beauté en moi…

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P.S. avez-vous remarqué que les gens ont été «floués» au bas au centre de l’image 😉

 

dans le mou

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••• les zultimes chroniques – 31/10/19

traduction: sois mou/molle… ne laisse pas le monde te rendre dur(e)… ne laisse pas la douleur te pousser à détester… ne laisse pas l’amertume te voler ta douceur
– Kurt Vonnegut Jr

gros automne… dedans comme dehors… fait tellement mauvais dehors que même l’Halloween est reporté cette année (très bonne idée pour nos flots je trouve)…

vraiment un gros automne… je sais pas pour vous mais pour moi, le dedans brasse comme le dehors ces temps-ci…

beaucoup à faire (trop parfois je trouve), gros tournant de vie professionnelle, histoire de coeur en chamaille… salade de fruits du moment…

dès qu’on touche à ce mou-là en nous, cette soie en soi, on a comme un réflexe automatique de fuite et de déni…

soit on se divertit – comme dans faire diversion – et on regarde ailleurs, on contourne la zone sensible, on se change les idées, on va jouer dehors…

soit on s’introvertit et on rentre dans le mou, on respire dedans, on accueille, on dit oui, on fait face à la tempête… on s’invertit, on s’investit en soi… on se met le nez dedans…

comme on dit (en Floride sûrement) si tu as peur du crocodile, laisse-le te manger et tu deviendras le crocodile…

alors quoi d’autre à faire que de se laisser porter par la mer intérieure quand elle nous prend ?

quand ces temps denses passent sur nos vies, rien d’autre à faire que de plonger dans le mou du moi, car comme le dit Khalil Gibran : plus la tristesse évide l’intérieur de votre être, plus vous pouvez contenir de la joie…

et comme on dit aussi, as above so below… en haut comme en bas, l’un et l’autre… le dedans comme le dehors… oui au package deal humain complet… l’ombre comme la lumière…

allez, floush floush, je retourne…

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poursuivre la peinture évidemment…

__

et les mots de l’amie Jocelyne…

Scorpio time !

I got all ready to look into the dark… and I kept in mind where I came from.

There are no Journey worth more than finally learning that we are blessed by both, darkness and light.

They are both the tools we use to grow and reach Spirit.

The elder healers of all times knew this.

They learned to look at darkness and hear its call for light.

They would open a space for darkness to host the Light.

They learned healing…

Be kind to yourself…

mindbuster

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••• les zultimes chroniques – 30/10/19

mindbuster comme dans ghostbuster !!!

hier en fin d’après-midi, occupé à vaquer à diverses tâches, je mindfuckais activement sur le terrain en réalisant tout ce qu’il reste encore à faire en terme de rénos, de préparations autour de la maison d’ici la neige et l’hiver, les affaires de coeur, les cours et name itbusy busy, la ptite bibitte…

quand tout à coup, j’ai entendu un ptit rire, pas entendu comme tel mais senti, comme une présence venant de l’au-delà…

pourtant, personne autour…

mais coudonc, qui rit de moi ici ?

pourtant, personne autour, ni à gauche, ni à droite…

et tout à coup, j’ai levé la tête…

et là j’ai compris, j’ai réalisé, I saw the light

c’était eux… 73358348_826436717771637_1736596646621347840_n.jpg

là-haut, là-haut l’au-delà…

ces nuages roses, bleus et gris, tout légers, ces puff d’humidité volantes reflétant le soleil couchant et filant doucement, flottant lentement et gracieusement et qui impertinemment se moquaient doucement de moi… de superbes nuages flânant nonchalamment dans ce ciel bleu pâle et de toutes les couleurs de cette paisible fin d’après-midi d’octobre… et moi courant, courant, sur la terre froide et sous eux dans les cieux, pas tout à fait au courant de leur présence…

tout simplement mindblowing, flabbergasting… désolé mais rien comme l’anglais pour décrire l’étonnement et la surprise… tout simplement awesome…

souvent pris dans la matière, souvent occupé dans ma tête par rapport aux choses du monde, avec le faire, j’en oublie d’être… simplement être présent, attentif, observateur…

me semble que je – on ? – passe la plupart du temps à côté de la beauté, par-dessus la simplicité du moment, dans les craques du présent… distraction face à qui est… déjà ça de constaté…

trop occupé pour voir la perfection, à sous-estimer la justesse de chaque moment, à courir plus vite que la vie, trop vite, pour le temps qui fait du sur place lui… pas surprenant d’être aussi fatigué…

et hier, ce sont les nuages qui me l’ont rappelé…

en silence, en bonté, avec acceptation…

sans me juger, sans me critiquer… simplement par l’argument de la beauté…

seulement en me disant : relaxe mon gars, on est ici pour te ramener à l’ordre, ici pour te réveiller à la simplicité du moment… comme le sont les arbres qui dansent dans le vent, comme les oiseaux qui chantent la vie, comme la brise qui caresse la peau….

si simple et pourtant, pourtant (non pas deux fois la même joke ;-)… mais pas l’envie qui manque…

même s’ils le faisaient sur un ton coquin et débonnaire, les nuages étaient tout de même sérieux dans leur message… et j’ai saisi…

ah tiens le soleil qui se lève de nouveau… ou pour la première fois ?

doux doux down d’âme

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••• les zultimes chroniques – 29/10/19

je vous disais hier avoir connu l’une de ces journées dimanche dernier…

une de ces journées où le corps s’affaisse énergiquement… où le moral frôle le sol… où le monde environnant s’alourdit et ralentit… ces zones dans lesquelles l’âme se trouve trop incarnée, comme un ongle achalant…

ai osé en parler plutôt que de le taire, que de me taire à terre… quand même, n’ai pas posté ça sur FB, ai gardé ça pour nous, en famille… et vous avez été quelques-un(e)s à me faire coucou… cheers !

et vous avez quelques-un(e)s aussi à me dire que pour vous aussi ces temps-ci l’automne frappe dans votre pare-briseattendez, novembre s’en vient… cheers bis !

ai osé vous parler de ma petite faille interne avec une ptite gêne, avec une certaine pudeur, pudeur certaine… car le réflexe normal est de taire ces états démunis, et de se terrer en soi quand le ciel s’assombrit…

d’habitude et par habitude, quand ça ne lève pas, on garde ça pour soi… on ferme les volets, on bouche son nez, plonge en soi et on attend que ça passe… en fait, quand on touche à ces zones, on en a en quelque sorte honte, comme si ce n’était pas humain d’être mou et molle à l’occasion….

et pourtant, pourtant (je n’aime que toi… je sais pour moi aussi ça vient naturellement 😉

mais comme Newton – ainsi que les publicitaires de Viagra – nous le disait, tout ce qui descend finit par remonter…

et tout naturellement, quand on ouvre les bras et qu’on dit oui à ces swings d’âme, la difficilement soutenable pesanteur existentielle de l’être finit par s’alléger, la sombritude s’éclaircit et les nuages passent… et le ciel, le ciel…

et alors la musique…

quand on passe l’un de ces mauvais moments môman, quelle chance quand on a la musique pour se défouler, pour ne pas refouler, pour continuer de fouler le sol et voler en même temps… full exutoire créatif la musique…

lors de ces petits voyages aux lieux plus houleux en soi-même, rien comme gratter sa vie, comme laisser couler sa voix, comme louanger ses états down… vrai que ces densités de l’être stimulent la créativité, offre de l’ampleur aux élans, donne la chance au chanteur…

alors de cette petite vallée temporaire est née un nouvel air…

oh, rien de fini encore… qu’une première trace, qu’une première percée… mais il y a quelque chose là… en tous cas, elle me fait du bien cette petite mélodie teintée de Amen, Canto com Alegria, Aléluia, Inch Allah, Confia, Esperança et etcetera… et qui évoluera…

 

si ce petit air de rien du tout peut vous toucher là vous aussi, oui juste ici, là ou ça lève, où c’est mou et vulnérable en nous, là où ça aime, là où c’est humble et où ça chante et fredonne, tant mieux… on s’y rejoindra…

entendez-vous vous aussi les violons, les percussions et les voix qui vont s’y ajouter ?

car novembre qui s’annonce risque de nous inviter de nouveau en ces régions aux diverses nuances de gris… contre lesquelles la musique est une bouée…

alors ouvrons tout ce qui ouvre en nous et sautons dans notre mélodie humaine et…

Amen !

P.S. googlez Amen pour voir, riche expression…

états down de l’âme

Capture d’écran 2019-10-28 à 06.48.55.png••• les zultimes chroniques – 28/10/19

traduction: tu n’atteindras jamais un endroit dans ta vie où tout est réglé, où tout est bien emballé… c’est la vie, il n’y a pas de scène finale, que le film d’aventures qui se poursuit, toujours en cours…  tu apprends à aimer le bordel de ta vie, sa nature changeante constante, son imprévisibilité…  et comme tu te tiens debout et droit au milieu de la tempête, dans cet espace ouvert où la joie et la douleur, l’extase et l’agonie, l’ennui et la béatitude, vont et viennent telles des vagues dans l’océan… il n’y a aucun problème quand tu te reconnais comme l’espace qui contient tout cela… – Jeff Foster

quelques mots dans le cadre de ma pratique de yoga matinal littéraire qui consiste à taper quelques mots car écrire est un réel plaisir pour moi…

même si ce matin, un peu en panne d’inspiration le chroniqueur…

alors s’abstenir ou écrire quand même ? allez, écrire quand même…

ce matin, quelques mots teintés de vulnérabilité, pour partager avec vous un peu de ma fatigue passagère… dans l’espoir qu’elle s’allège, dans l’espoir qu’elle se libère, qu’elle circule… que je la vois avec distance…

ces quelques mots pour simplement et humblement vous dire que je suis fatigué dans mon corps ces temps-ci… fatigué dans mon corps et dans mon âme, et triste dans mon coeur…

habituellement, on ne partage pas ces états là… on les garde pour soi, en soi et ça finit par passer… mais ce matin envie de mettre quelques mots sur ce qui vit en moi ces temps-ci… dans cet espace qui contient tout…

fatigué dans mon corps car après avoir agrandit l’aiglise le printemps dernier et en début d’été, à travailler fort, j’ai entrepris l’agrandissement de ma maison cet été avec mes amis Pierre… avec quelques autres projets on the side…

un peu plus long que prévu les rénos, un peu plus cher aussi…

et hier, en cette journée froide et pluvieuse, je sablais, seul car mes collègues sont en congé, les nouveaux murs qui seront à peindre par la suite… poussière dans le nez et les poumons, sur la peau surtout… pas la matière la plus worker friendly… mais un mur à la fois, les choses avancent… en sablant ma résistance…

avec l’automne qui cogne à notre porte et qui nous rentre dedans, et avec toute la pluie qu’elle nous fait tomber sur la tête et sur les toits, moins d’énergie dans le moteur ces temps-ci…

probablement un peu les blues de l’automne, aussi appelé plus techniquement dépression saisonnière… comme à tous les automnes, toujours un ptit down dans le body… comme certain(e)s d’entre vous possiblement car ça concerne une bonne part d’entre nous ce gros switch de saison…

mais cet automne, avec les multiples projets en cours, je suis particulièrement mis au défi… en fait, probablement moi qui me suis mis ainsi au défi… et quand le train est parti, on ne peut l’arrêter…

alors malgré les quelques états down, on continue…

ca matin, un ami vient remblayer les fondations, et moi, sablage finalement complété, je continue la peinture… un pas à la fois, un pan de mur à la fois… on va y arriver… mais parfois, on doit puiser dans les réserves… comme maintenant…

je disais plus tôt que si je suis fatigué dans mon corps, mais je suis aussi triste dans mon coeur…

sans entrer dans les détails, disons qu’une situation impliquant des personnes que j’aime est dans une impasse… et on sait comment les émotions minent l’énergie du corps…

alors double défi ces temps-ci… corps et coeur…

j’ai hésité avant d’écrire ce qui m’anime… mais tant qu’à ouvrir sur sa vie en chronique comme je le fais depuis des années, pourquoi ne pas présenter les côtés plus sombres de son âme quand ils se présentent ?

par peur du jugement ? par souci de préserver son image ? par pudeur et gêne ?

probablement…

mais tout de même, écrire pour se soulager, écrire pour prendre une distance, écrire pour faire de la place en soi…

écrire pour se soulager mais pas pour être pris en pitié ni pour être consolé, car tout est assumé et tout passe, et passera… et tout le monde connait justement ces passes plus étroites sur le grand chemin..

chacun(e) d’entre nous connait ses ho ! et ses bah… ses wow et ses boff… inévitables états down de l’âme…

et selon les lois de la physique, tout ce qui descend remonte…

et aucun problème au fond car nous sommes l’espace qui contient tout cela… merci Jeff….

hâte à maintenant

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••• les zultimes chroniques – 27/10/19

traduction: il a dit: écris sur ton coeur que chaque jour est le meilleur jour de l’année… est riche celui ou celle à qui appartient cette journée, et personne qui ne possède vraiment ce jour ne laisse place au tracas ni à l’anxiété… à chaque jour, sois complet… bien sûr, tu as peut-être commis certains impairs et fais quelques gaffes…  oublies-les aussitôt que tu le peux, car demain est un autre jour… débute ce jour frais et en toute sérénité…   avec l’esprit dégagé de vieilles choses… ce nouveau jour est trop précieux, avec ses espoirs et ses invitations, pour perdre un moment sur les jours passés… – Ralph Waldo Emerson

je ne sais pas pour vous, mais avec les nombreux projets en branle ces mois-ci autour de moi, travaux de rénos, travaux manuels divers, nombreuses et multiples choses à faire avant l’hiver, et moins d’énergie because moins de lumière, beaucoup porté par en avant le chroniqueur ces temps-ci… un peu hâte que tout ça soit terminé… même si la to do list n’est jamais complétée… et ne le sera jamais… le propre d’être vivant(e)…

les pieds et les mains dans les travaux, mais la tête déjà un peu dans le produit fini, projeté dans les résultats complétés…. hâte que ça soit terminé… et la tête aussi un peu occupée avec le budget qui est serré et qui court plus vite que le temps…

il trouve ça parfois difficile le chroniqueur ces jours-ci de rester dans le moment quand il y a un tel élan en cours, quand un ou des projet sont en cours de réalisation… comme hâte d’avoir fini, d’être rendu au bout… du projet avant que le du budget ou de l’énergie… hâte de pouvoir se reposer…

dans sa ptite tête de linotte, il sait qu’on ne peut qu’être dans le moment… que vouloir être plus tard ne fonctionne pas… enfin, vouloir fonctionne mais l’être pas… il le sait grâce à – beaucoup – d’expérience de projection dans l’avenir… sans succès of course… car encore ici, maintenant… toujours…

un peu comme avoir hâte cette sans fin projection dans l’avenir…

car qu’est-ce que ça veut dire avoir hâte au fond ? ça veut dire ne pas vouloir être ici, vouloir être plus tard, et possiblement ailleurs… fou de même la vie !

avec le temps qui passe, on apprend   l  e  n  t  e  m  e  n  t  mais sûrement à rester dans le moment… car le moment est un refuge, le meilleur refuge qui soit contre un ailleurs éthéré et inexistant car l’ailleurs n’existe que dans notre tête…

et avec le temps qui passe, et les nombreuses fois où l’on s’est égaré(e), on apprend aussi à revenir dans le refuge du moment, back home again…

alors pour aider le chroniqueur – et quelques-un(e)s de ses lecteurs/trices peut-être – à revenir dans le moment, appliquons cette citation à cette journée..

écris sur ton coeur que chaque jour est le meilleur jour de l’année…

comment pourrait-il en être autrement, même si certains jours coulent plus facilement que d’autres… alors, aujourd’hui, dimanche 27 octobre est déclaré le meilleur jour de l’année, car le seul qui existe pour le moment…

est riche celui ou celle à qui appartient cette journée, et personne qui ne possède vraiment ce jour ne laisse place au tracas ni à l’anxiété…

même si on n’a pas l’intention de laisser place au tracas, parfois le tracas réussit à se frayer un chemin jusqu’au conscient (ce que l’on voit), ou l’inconscient (ce que l’on ressent)…

alors quoi faire d’autre qu’apprendre à dealer légèrement si le tracas s’invite ? et à le laisser passer… grâce au souffle… et à la présence… à chaque moment…

quand à l’anxiété, clair que toute anxiété ne peut qu’être connectée avec un lieu et un temps ailleurs et plus tard que celui-ci… on dit que l’anxiété est liée à l’avenir tandis que la nostalgie relève du passé… makes sense…

comme la carte dans le tarot d’Osho qui illustre une madame nerveuse de rater son arrêt quand en réalité elle s’en va au terminus… et on s’en va tous et toutes au terminus…

à chaque jour, sois complet… tu as fait du mieux que tu as pu…  bien sûr, tu as peut-être commis certains impairs et fais quelques gaffes…  oublies-les aussitôt que tu le peux, car demain est un autre jour…

rendu au soir alors, à chacun et chacune de trouver une façon de flusher la journée passée pour que le lendemain redevienne un jour frais et nouveau… parfois plus simple à faire certains jours que d’autres… mais toujours possible j’imagine avec présence et conscience…

débute ce jour frais et en toute sérénité… 

comme c’est encore le matin quand ces mots s’écrivent, encore tout à fait possible de mettre ça en pratique aujourd’hui…

avec l’esprit dégagé de vieilles choses… ce nouveau jour est trop précieux, avec ses espoirs et ses invitations, pour perdre un moment sur les jours passés

petit défi ici car parfois ces vieilles choses s’invitent à notre conscient, ou à notre inconscient si on ne veut les voir… d’ailleurs, souvent la nuit que ces choses nous rendent visite.. alors observer, sentir et leur permettre d’être… car quoi faire d’autre ? tant que cela est possible… avec distance et acceptation…

merci pour ces sages mots cher Emerson… on tentera de mettre ça en pratique aujourd’hui…

right lecteurs/trices ?

parfaite journée à vous aussi… dimanche pluvieux, quel autre meilleur moment pour prendre le temps de mettre ça en pratique ?

 

être arbres

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••• les zultimes chroniques – 26/10/19

traduction: quand tu sors dans la forêt, et que tu regardes les arbres, tu vois tous ces arbres différents… certains sont courbés, d’autres très droits, certains sont toujours verts, et d’autres encore différents… tu regardes chaque arbre et chacun est parfait… tu vois pourquoi chacun est comme il est… tu comprends en quelque sorte comment un a manqué de lumière et pourquoi il est comme il est… et tu ne ressens pas d’émotions particulières en ce sens… tu ne peux qu’accepter comme il est… tu l’apprécies…

dès que tu t’approches des humain(e)s, tu perds cette acceptation… et tu dis constamment «tu es trop comme ceci», «je suis trop comme cela»… ce «mental jugeur» se met alors en marche… en ce sens, j’aime me pratiquer à voir les humain(e)s en tant qu’arbres… ce qui me permet de simplement les apprécier tels qu’ils/elles sont… – Ram Dass

rien à rajouter ce matin à ces mots entre les branches de Ram Dass…

m’en vais jouer dans les bois en ce samedi full soleil…