chronique de presque pleine lune… chronique… écoutez !
3 h 11… nos âmes hurlent à la lune, hurlent à la une… du quotidien…
brisant la brume de nos songes, de nos rêves, fendant d’illusion, tordeur de raison… lucidité de chronique qui nous empêche de tomber… dans les limbes, ou les craques du plancher, de glisser jusque dans le sous-sol de l’inconscient… rien-de-chaussures… à petits pas… de loups… gare aux loups… où prendre gare à vous ? au garde à fous… ouuuhhh…. dit le loup…
cris et chuchotements troublant le silence qui n’existe jamais, le silence d’or qui ne sera jamais car toujours plein… de silence, de sons, de bruits, de notes, de craquements d’âme, de pensées positives… ou noires… ou grisées d’espoir… dort silence, paroles d’argent et de temps… le silence dort dit l’agent…
tendez l’oreille… ou les deux… hurlement d’idées, écoulement incessant, goutte à goutte, coûte que coûte, égouté le chapelet de pensées… 1-2-3, comptez les moutons, où dit le loup ? tic tac tic tac, observez les idées… autonomes, génératrices… qui filent et défilent leur bobine incessante à notre insu, en dépit de nous… bla bla bla… et encore et encore… observez, observez… ça n’arrêtera jamais… court court le hamster, souris ! cheese !
écoutez le silence qui nous glisse à l’oreille, eille ! chuttt… silence… tu nous glisses entre les oreilles, entre les mains, entre les yeux… tu nous glisses sur la peau un cafard, sur le dos du canard… et glisse et glisse le silence… qui nous glisse entre les doigts, qui nous crisse patience… et la paix en soi… qui hérisse sans cesse cette paix, ce calme en soi… un calme de soie et de velours… qui nous plisse le front… nous impose son calme… ah this !
écoutez avec vos yeux… éclairez les pensées noires, blanches ou multicolores qui circulent sur le dos de vos paupières, qui reviennent sur les événements d’hier, et projettent ceux de demain, anyway même chose, plus qu’hier moins que demain… demain matin, les pensées m’attendent… dehors le silence… dors… jusqu’à la mort, plus fort que tout… la vie la mort, moi je sors…
écoutez avec votre peau… l’air nous la chatouille, tout ce qui vit nous frôle, c’est drôle, je sens rien, sauf avec la peau du nez… attendez, non ! oui ! je l’sens, je vous sens qui me lisez, qui me dites de continuer… à écrire à fleur de peau… à chair de poule, à peau de mouton pourchassé par le loup… ouuuhhh est-tu ? dit le loup… gigot d’agneau, soupe poulet et nouilles, menoum menoum dit le loup… qui hurle à la lune, loup du déssert qui hurle à la dune…
et goûtez avec votre bouche… tous les goûts sont la nature, dans le palais royal… sur la langue française et en glaise… pâteuse… espéranto ! égouttez les perles de vie, l’appétit d’une vie sans contrainte ni déni, le goût de rêver, le goût de vivre, ma vie, la vôtre, la nôtre, la seule qui existe… une à la fois et toutes en même temps…
sentez-vous le silence ? petite odeur de vie… de non-dit… sentez-vous… sentez autrui… vous et moi ? même défi, tous uni(e)s dans tous nos états, on dit oui à ce qui vit car ensemble dans cette pièce qu’est la vie, même si on a pas choisi… consciemment du moins.. on s’en souviendra peut-être un jour…
écoutez… avec tous vos sens, en alerte… bip bip bip… car Dieu nous parle, chuchote à notre oreille que nous ne sommes pas seul(e)s, que tout est divinement OK, que nous ne vivons pas en dehors de sa création, mais bien dans la sacrée boîte à sons… que nous sommes création…
ouuuhhh… dit le loup, l’entendez-vous ? me lisez-vous ? à plus me direz-vous… sioux

aimer les autres comme on s’aime soi-même ? vraiment ?
pleine lune en taureau, effet boeuf sur les loups… solitaires, seuls sur terre, solidaires… éveillés de la nuit… qui prient à la lune… heures d’éveil nocturnes…
11 h 11 ! encore… breaktime chronique dans les corrections… beau temps pour corriger… et chroniquer…
le génie est un coiffeur, il frise la folie…
brouillard, grisaille, toasts et café… petit matin… petit matin ordinaire, super ordinaire, extra ordinaire… le souvenir de Sylvain Lelièvre qui flotte en tête à travers cette brume… petit matin sans horizon, petit café, fumée d’usine… la la la… salut Sylvain… je m’ennuie de toi… et je ne suis pas le seul j’en suis certain…
Imaginez…
envoyer des mots dans le cyberespace comme on lance une bouteille à la mer… qui les trouvera ? qui leur donnera vie?
ping ! 4 h, rebonjour la nuit… à 4 h du matin c’est toujours la nuit…
here we go again…