doux doux down d’âme

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••• les zultimes chroniques – 29/10/19

je vous disais hier avoir connu l’une de ces journées dimanche dernier…

une de ces journées où le corps s’affaisse énergiquement… où le moral frôle le sol… où le monde environnant s’alourdit et ralentit… ces zones dans lesquelles l’âme se trouve trop incarnée, comme un ongle achalant…

ai osé en parler plutôt que de le taire, que de me taire à terre… quand même, n’ai pas posté ça sur FB, ai gardé ça pour nous, en famille… et vous avez été quelques-un(e)s à me faire coucou… cheers !

et vous avez quelques-un(e)s aussi à me dire que pour vous aussi ces temps-ci l’automne frappe dans votre pare-briseattendez, novembre s’en vient… cheers bis !

ai osé vous parler de ma petite faille interne avec une ptite gêne, avec une certaine pudeur, pudeur certaine… car le réflexe normal est de taire ces états démunis, et de se terrer en soi quand le ciel s’assombrit…

d’habitude et par habitude, quand ça ne lève pas, on garde ça pour soi… on ferme les volets, on bouche son nez, plonge en soi et on attend que ça passe… en fait, quand on touche à ces zones, on en a en quelque sorte honte, comme si ce n’était pas humain d’être mou et molle à l’occasion….

et pourtant, pourtant (je n’aime que toi… je sais pour moi aussi ça vient naturellement 😉

mais comme Newton – ainsi que les publicitaires de Viagra – nous le disait, tout ce qui descend finit par remonter…

et tout naturellement, quand on ouvre les bras et qu’on dit oui à ces swings d’âme, la difficilement soutenable pesanteur existentielle de l’être finit par s’alléger, la sombritude s’éclaircit et les nuages passent… et le ciel, le ciel…

et alors la musique…

quand on passe l’un de ces mauvais moments môman, quelle chance quand on a la musique pour se défouler, pour ne pas refouler, pour continuer de fouler le sol et voler en même temps… full exutoire créatif la musique…

lors de ces petits voyages aux lieux plus houleux en soi-même, rien comme gratter sa vie, comme laisser couler sa voix, comme louanger ses états down… vrai que ces densités de l’être stimulent la créativité, offre de l’ampleur aux élans, donne la chance au chanteur…

alors de cette petite vallée temporaire est née un nouvel air…

oh, rien de fini encore… qu’une première trace, qu’une première percée… mais il y a quelque chose là… en tous cas, elle me fait du bien cette petite mélodie teintée de Amen, Canto com Alegria, Aléluia, Inch Allah, Confia, Esperança et etcetera… et qui évoluera…

 

si ce petit air de rien du tout peut vous toucher là vous aussi, oui juste ici, là ou ça lève, où c’est mou et vulnérable en nous, là où ça aime, là où c’est humble et où ça chante et fredonne, tant mieux… on s’y rejoindra…

entendez-vous vous aussi les violons, les percussions et les voix qui vont s’y ajouter ?

car novembre qui s’annonce risque de nous inviter de nouveau en ces régions aux diverses nuances de gris… contre lesquelles la musique est une bouée…

alors ouvrons tout ce qui ouvre en nous et sautons dans notre mélodie humaine et…

Amen !

P.S. googlez Amen pour voir, riche expression…

états down de l’âme

Capture d’écran 2019-10-28 à 06.48.55.png••• les zultimes chroniques – 28/10/19

traduction: tu n’atteindras jamais un endroit dans ta vie où tout est réglé, où tout est bien emballé… c’est la vie, il n’y a pas de scène finale, que le film d’aventures qui se poursuit, toujours en cours…  tu apprends à aimer le bordel de ta vie, sa nature changeante constante, son imprévisibilité…  et comme tu te tiens debout et droit au milieu de la tempête, dans cet espace ouvert où la joie et la douleur, l’extase et l’agonie, l’ennui et la béatitude, vont et viennent telles des vagues dans l’océan… il n’y a aucun problème quand tu te reconnais comme l’espace qui contient tout cela… – Jeff Foster

quelques mots dans le cadre de ma pratique de yoga matinal littéraire qui consiste à taper quelques mots car écrire est un réel plaisir pour moi…

même si ce matin, un peu en panne d’inspiration le chroniqueur…

alors s’abstenir ou écrire quand même ? allez, écrire quand même…

ce matin, quelques mots teintés de vulnérabilité, pour partager avec vous un peu de ma fatigue passagère… dans l’espoir qu’elle s’allège, dans l’espoir qu’elle se libère, qu’elle circule… que je la vois avec distance…

ces quelques mots pour simplement et humblement vous dire que je suis fatigué dans mon corps ces temps-ci… fatigué dans mon corps et dans mon âme, et triste dans mon coeur…

habituellement, on ne partage pas ces états là… on les garde pour soi, en soi et ça finit par passer… mais ce matin envie de mettre quelques mots sur ce qui vit en moi ces temps-ci… dans cet espace qui contient tout…

fatigué dans mon corps car après avoir agrandit l’aiglise le printemps dernier et en début d’été, à travailler fort, j’ai entrepris l’agrandissement de ma maison cet été avec mes amis Pierre… avec quelques autres projets on the side…

un peu plus long que prévu les rénos, un peu plus cher aussi…

et hier, en cette journée froide et pluvieuse, je sablais, seul car mes collègues sont en congé, les nouveaux murs qui seront à peindre par la suite… poussière dans le nez et les poumons, sur la peau surtout… pas la matière la plus worker friendly… mais un mur à la fois, les choses avancent… en sablant ma résistance…

avec l’automne qui cogne à notre porte et qui nous rentre dedans, et avec toute la pluie qu’elle nous fait tomber sur la tête et sur les toits, moins d’énergie dans le moteur ces temps-ci…

probablement un peu les blues de l’automne, aussi appelé plus techniquement dépression saisonnière… comme à tous les automnes, toujours un ptit down dans le body… comme certain(e)s d’entre vous possiblement car ça concerne une bonne part d’entre nous ce gros switch de saison…

mais cet automne, avec les multiples projets en cours, je suis particulièrement mis au défi… en fait, probablement moi qui me suis mis ainsi au défi… et quand le train est parti, on ne peut l’arrêter…

alors malgré les quelques états down, on continue…

ca matin, un ami vient remblayer les fondations, et moi, sablage finalement complété, je continue la peinture… un pas à la fois, un pan de mur à la fois… on va y arriver… mais parfois, on doit puiser dans les réserves… comme maintenant…

je disais plus tôt que si je suis fatigué dans mon corps, mais je suis aussi triste dans mon coeur…

sans entrer dans les détails, disons qu’une situation impliquant des personnes que j’aime est dans une impasse… et on sait comment les émotions minent l’énergie du corps…

alors double défi ces temps-ci… corps et coeur…

j’ai hésité avant d’écrire ce qui m’anime… mais tant qu’à ouvrir sur sa vie en chronique comme je le fais depuis des années, pourquoi ne pas présenter les côtés plus sombres de son âme quand ils se présentent ?

par peur du jugement ? par souci de préserver son image ? par pudeur et gêne ?

probablement…

mais tout de même, écrire pour se soulager, écrire pour prendre une distance, écrire pour faire de la place en soi…

écrire pour se soulager mais pas pour être pris en pitié ni pour être consolé, car tout est assumé et tout passe, et passera… et tout le monde connait justement ces passes plus étroites sur le grand chemin..

chacun(e) d’entre nous connait ses ho ! et ses bah… ses wow et ses boff… inévitables états down de l’âme…

et selon les lois de la physique, tout ce qui descend remonte…

et aucun problème au fond car nous sommes l’espace qui contient tout cela… merci Jeff….

hâte à maintenant

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••• les zultimes chroniques – 27/10/19

traduction: il a dit: écris sur ton coeur que chaque jour est le meilleur jour de l’année… est riche celui ou celle à qui appartient cette journée, et personne qui ne possède vraiment ce jour ne laisse place au tracas ni à l’anxiété… à chaque jour, sois complet… bien sûr, tu as peut-être commis certains impairs et fais quelques gaffes…  oublies-les aussitôt que tu le peux, car demain est un autre jour… débute ce jour frais et en toute sérénité…   avec l’esprit dégagé de vieilles choses… ce nouveau jour est trop précieux, avec ses espoirs et ses invitations, pour perdre un moment sur les jours passés… – Ralph Waldo Emerson

je ne sais pas pour vous, mais avec les nombreux projets en branle ces mois-ci autour de moi, travaux de rénos, travaux manuels divers, nombreuses et multiples choses à faire avant l’hiver, et moins d’énergie because moins de lumière, beaucoup porté par en avant le chroniqueur ces temps-ci… un peu hâte que tout ça soit terminé… même si la to do list n’est jamais complétée… et ne le sera jamais… le propre d’être vivant(e)…

les pieds et les mains dans les travaux, mais la tête déjà un peu dans le produit fini, projeté dans les résultats complétés…. hâte que ça soit terminé… et la tête aussi un peu occupée avec le budget qui est serré et qui court plus vite que le temps…

il trouve ça parfois difficile le chroniqueur ces jours-ci de rester dans le moment quand il y a un tel élan en cours, quand un ou des projet sont en cours de réalisation… comme hâte d’avoir fini, d’être rendu au bout… du projet avant que le du budget ou de l’énergie… hâte de pouvoir se reposer…

dans sa ptite tête de linotte, il sait qu’on ne peut qu’être dans le moment… que vouloir être plus tard ne fonctionne pas… enfin, vouloir fonctionne mais l’être pas… il le sait grâce à – beaucoup – d’expérience de projection dans l’avenir… sans succès of course… car encore ici, maintenant… toujours…

un peu comme avoir hâte cette sans fin projection dans l’avenir…

car qu’est-ce que ça veut dire avoir hâte au fond ? ça veut dire ne pas vouloir être ici, vouloir être plus tard, et possiblement ailleurs… fou de même la vie !

avec le temps qui passe, on apprend   l  e  n  t  e  m  e  n  t  mais sûrement à rester dans le moment… car le moment est un refuge, le meilleur refuge qui soit contre un ailleurs éthéré et inexistant car l’ailleurs n’existe que dans notre tête…

et avec le temps qui passe, et les nombreuses fois où l’on s’est égaré(e), on apprend aussi à revenir dans le refuge du moment, back home again…

alors pour aider le chroniqueur – et quelques-un(e)s de ses lecteurs/trices peut-être – à revenir dans le moment, appliquons cette citation à cette journée..

écris sur ton coeur que chaque jour est le meilleur jour de l’année…

comment pourrait-il en être autrement, même si certains jours coulent plus facilement que d’autres… alors, aujourd’hui, dimanche 27 octobre est déclaré le meilleur jour de l’année, car le seul qui existe pour le moment…

est riche celui ou celle à qui appartient cette journée, et personne qui ne possède vraiment ce jour ne laisse place au tracas ni à l’anxiété…

même si on n’a pas l’intention de laisser place au tracas, parfois le tracas réussit à se frayer un chemin jusqu’au conscient (ce que l’on voit), ou l’inconscient (ce que l’on ressent)…

alors quoi faire d’autre qu’apprendre à dealer légèrement si le tracas s’invite ? et à le laisser passer… grâce au souffle… et à la présence… à chaque moment…

quand à l’anxiété, clair que toute anxiété ne peut qu’être connectée avec un lieu et un temps ailleurs et plus tard que celui-ci… on dit que l’anxiété est liée à l’avenir tandis que la nostalgie relève du passé… makes sense…

comme la carte dans le tarot d’Osho qui illustre une madame nerveuse de rater son arrêt quand en réalité elle s’en va au terminus… et on s’en va tous et toutes au terminus…

à chaque jour, sois complet… tu as fait du mieux que tu as pu…  bien sûr, tu as peut-être commis certains impairs et fais quelques gaffes…  oublies-les aussitôt que tu le peux, car demain est un autre jour…

rendu au soir alors, à chacun et chacune de trouver une façon de flusher la journée passée pour que le lendemain redevienne un jour frais et nouveau… parfois plus simple à faire certains jours que d’autres… mais toujours possible j’imagine avec présence et conscience…

débute ce jour frais et en toute sérénité… 

comme c’est encore le matin quand ces mots s’écrivent, encore tout à fait possible de mettre ça en pratique aujourd’hui…

avec l’esprit dégagé de vieilles choses… ce nouveau jour est trop précieux, avec ses espoirs et ses invitations, pour perdre un moment sur les jours passés

petit défi ici car parfois ces vieilles choses s’invitent à notre conscient, ou à notre inconscient si on ne veut les voir… d’ailleurs, souvent la nuit que ces choses nous rendent visite.. alors observer, sentir et leur permettre d’être… car quoi faire d’autre ? tant que cela est possible… avec distance et acceptation…

merci pour ces sages mots cher Emerson… on tentera de mettre ça en pratique aujourd’hui…

right lecteurs/trices ?

parfaite journée à vous aussi… dimanche pluvieux, quel autre meilleur moment pour prendre le temps de mettre ça en pratique ?

 

être arbres

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••• les zultimes chroniques – 26/10/19

traduction: quand tu sors dans la forêt, et que tu regardes les arbres, tu vois tous ces arbres différents… certains sont courbés, d’autres très droits, certains sont toujours verts, et d’autres encore différents… tu regardes chaque arbre et chacun est parfait… tu vois pourquoi chacun est comme il est… tu comprends en quelque sorte comment un a manqué de lumière et pourquoi il est comme il est… et tu ne ressens pas d’émotions particulières en ce sens… tu ne peux qu’accepter comme il est… tu l’apprécies…

dès que tu t’approches des humain(e)s, tu perds cette acceptation… et tu dis constamment «tu es trop comme ceci», «je suis trop comme cela»… ce «mental jugeur» se met alors en marche… en ce sens, j’aime me pratiquer à voir les humain(e)s en tant qu’arbres… ce qui me permet de simplement les apprécier tels qu’ils/elles sont… – Ram Dass

rien à rajouter ce matin à ces mots entre les branches de Ram Dass…

m’en vais jouer dans les bois en ce samedi full soleil…

 

sweet sweet home, tout de suite

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••• les zultimes chroniques – 25/10/19

traduction: «la maison» n’est pas le lieu où vous êtes né(e), cette «maison» est juste là où cessent vos efforts pour tenter de vous échapper… – Naguib Mahfouz

j’ai piqué cette citation à ma nouvelle amie J. qui l’a postée hier…

car ces mots m’ont tout de suite parlé, ils m’ont immédiatement interpellé…

car nous cherchons tous ce home, LE home…

unique et ultime home…

ce ah !

cette sensation où tout s’arrête, où tout est parfait, cet état où l’on se sent complet, à la bonne place, au bon moment, sans temps en fait… ce X, cette zone, que certains appellent aussi être sur la coche… quand aucune question ne se pose… et où aucune réponse n’est requise…

mais ce home n’est pas un lieu physique, ni temporel…

parfois, ce lieu est lié à certaines personnes, à des gens ou à un groupe de gens qui nous font nous sentir bien… mais encore là, que parfois… car à la base, le home est individuel… mais parfois on peut le vivre en famille, en groupe…

fondamentalement, c’est en nous que ce home réside… car peut-être pas nous qui résidons en ce home, peut-être que c’est lui qui réside en nous… la maison qui nous habite ?

au lieu de le chercher, peut-être qu’on devrait tout simplement se laisser trouver par le home ?

parce que parfois, on oublie que nous sommes toujours au home, et ce home est toujours en nous, mais parce que la mémoire est une telle faculté, on doit se le rappeler… parfois, souvent même… en fait, quand on y pense, impossible de ne pas être au sweet sweet home…

alors en ce petit vendredi matin d’octobre, full home, rappel amical que le home est toujours là et que nous y sommes aussi… note à moi-même, mais pourquoi ne pas le partager ici avec vous chers lecteurs/trices ? car nous oublions toutes et tous régulièrement… tous égaux devant la quête back du home…

comme disait notre beloved, il n’y a rien à faire pour revenir à l’intérieur de soi… il n’y a qu’à arrêter de sortir de soi, qu’à cesser de quitter la maison… nous y sommes déjà, tout le temps, impossible d’être ailleurs… que notre tête qui nous en éloigne…

nous venons de ce home, nous vivons en ce home et nous retournerons à ce home…

ce home nous habite, ce home est notre résidence principale, et secondaire, ici sur terre… et encore plus haut dans le pays d’en haut… et celui d’en bas… comme au coeur de notre coeur… au coeur du monde…

en fait peut-être que le home tant recherché est davantage un coeur qu’une maison ?

ce home est notre berceau, notre pouponnière, notre jardin d’enfant, notre garderie, notre école de vie et notre résidence funéraire… du berceau au lit de mort… notre bateau, notre navire, notre véhicule, d’ici et au-delà…

ce home est tout, et tout est ce home…

ce home est sweet, sweet sweet home, ici, tout de suite ce home…

ce home est toujours ici, juste là, et on s’y retrouve immédiatement dès qu’on arrête de tenter d’être ailleurs…

alors puisque si simple, enwèye à maison

COMING HOME                         

We are coming home
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again 4 x

parfaitement imparfaite la vie

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••• les zultimes chroniques – 24/10/19

traduction: pas besoin d’être parfait pour inspirer les autres… laisse les autres être inspiré(e)s par la façon dont tu gères tes imperfections

aucun d’entre nous n’est parfait(e)… ni vous, ni toi, ni moi…

ou tout le monde l’est…

c’est selon…

comme le verre d’eau…

parfaitement imparfait(e) ou imparfaitement parfait(e)… same same

on a tous et toutes nos failles, nos lacunes, nos hésitations, nos tournages autour du pot

c’est par là qu’on peut apprendre et grandir… voir plus clair(e)… devenir plus précis(e)…

et probablement qu’aucune perfection n’est possible ni atteignable de toute façon… et c’est parfaitement OK…

mais on peut toujours viser vers, tendre vers… sans trop de stress d’y arriver…

car même la perfection, il faudrait la définir… car pas certain qu’elle existe…

on a peut-être une image ou une idée de ce qu’est qu’être parfait… mais peut-être que cette idée est – trop – idéalisée… en fait un idéal est toujours de trop… et un idéal n’est rien d’autre qu’un objectif qui, trop souvent, nous rend insatisfait(e)… jamais assez, jamais OK…

car si on nous a créé tel que nous sommes, probablement ça la perfection non ?

avec quelques petits détails à raffiner ici et là, quelques leçons à apprendre…. et ça, la vie, et les autres en particulier, se chargeront bien de nous les montrer…

pour revenir à la citation, on peut d’ailleurs se demander pourquoi il faudrait absolument vouloir inspirer les autres, soit en étant parfait(e) ou en dealant avec ses imperfections…

pourquoi pas simplement vouloir s’inspirer soi-même plutôt ?

qu’être en paix avec nos actions, avec nos pensées et nos émotions ?

car être simplement et humblement soi, 100 % soi, simplement qui on nous a offert d’être en ce corps et esprit est déjà beaucoup… et ce que l’on sera et fera sera toujours OK tant que nous l’assumons, tant que nous l’endossons, tant que nous l’acceptons…

peu importe ce que les autres en penseront et en diront…

car si on le décide ainsi, tout est toujours parfait, même quand ça ne l’est pas…

imparfaitement parfaite la vie…

parfum de pétrichor

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••• les zultimes chroniques – 23/10/19

pétrichor… wow !

vous vous souvenez de l’odeur de la pluie fraîche ? ce matin, on en a plein le nez ici…

j’aime le grec et le latin car ces langues fondamentales nous ramènent toujours aux racines mêmes des mots… comme la pluie quoi…

après qu’il nous soit tombé des trombes (autre si beau mot) d’eau sur le toit – et sur la tête si et quand on était dehors 😉 je tombe à mon tour sur cette affichette qui décrit la pluie comme le sang ou le fluide des Dieux

…………………….

excusez-moi, petite pause ici… pour justement sortir un peu sur le balcon et sentir de nouveau l’odeur de ce sang sacré…

…………………….

(

autre petite parenthèse

pour affirmer que je préfère l’expression Dieux au pluriel à un Dieu singulier… et tant qu’à faire, incluons toutes les Déesses de l’univers et on vient de mettre un terme aux guerres de religion et à la domination des gros messieurs à barbe blanche sur le monde sacré…

)

…………………….

OK de retour à l’ode à l’odeur du sang des Dieux/Déesses…

belle image non que celle-ci non ?

quoi que certaines personnes à l’esprit drôlement twisté pourraient être en droit de se demander ce qu’il y a de beau à ce que du sang – ou d’autre liquide 😉 – nous tombent sur la tête ? ou sur la terre ?

mais si vous pouviez sentir la fraîcheur de la terre ici ce matin, son humidité plus que relative, le facteur humidex de Gaïa, l’odeur de la vie qui nous monte au nez directement du sol… quelques avantages quand même à porter un gros nez au milieu de son visage, on en a beaucoup à chaque inspiration…

pourtant, la pluie a si mauvaise presse… on ne l’apprécie pas à juste mesure… en fait, on se plaint toujours d’elle… on la craint, on planifie même souvent nos sorties autour d’elle… on la laisse déterminer nos plans… pourtant on est pas faits en chocolat

si on ne s’en rend pas toujours compte, même si elle est si mal aimée, la pluie est fondamentale à la vie… elle nettoie tout, elle gorge la terre de ce liquide fondamentale à toute source de vie… elle donne vie à toute vie…

et elle sent si bon… quand elle contacte la terre… les deux font la pair pour faire la vie…

en fait la vie serait née dans l’eau, de l’eau… toute vie serait issue de l’humidité, des marais, des marécages… les bibites vivantes auraient commencé par nager, pour ensuite ramper et marcher… et éventuellement voler de retour vers les cieux des Dieux/Déesses…

alors ce matin, ode à l’odeur de pluie qui nous prend au nez dès qu’on sort du home…

plutôt que la détester, aimons-la…

et hommage au sang des Dieux et des Déesses…

hommage à l’humidité de la vie en ces temps où les déserts gagnent du terrain…

quelle chance quand le sang des Dieux/Déesses daigne nous tomber sur la tête… sur le toit… sur le parapluie…

et en plus de son odorat ce matin, le pétrichor est même visible, remontant de la terre pour retrouver les cieux, se transformant en brume et en brouillard…

nuages de pétrichor…

apprécions d’autant cette pluie car bientôt, sur le coup du minuit hivernal à venir bientôt, ce cendrillonesque sang des Dieux/Déesses se transformera en pellicules… qui resteront sur le pas de nos portes pour quelques mois…

pétrichor…

un autre mot nouveau… et un beau à part de ça

on va se coucher un peu moins niaiseux vous et moi ce soir…

alors aujourd’hui, prenons le temps de le sniffer ce sang des Dieux/Déesses…

le monde selon moi

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••• les zultimes chroniques – 22/10/19

pour chacun chacune d’entre nous, le monde est toujours selon moi

en fait, tout ce que l’on dit devrait commencer par : selon moi… mais j’avoue, ça ferait lourd…

finies les généralisations, kapout les grandes théories qu’on veut imposer au monde, sur le monde…

car tout ce que l’on perçoit du monde et ce que l’on en pense n’est que du selon moi

on ne peut se prononcer objectivement sur quoi que ce soit…

nous sommes toujours subjectifs, toujours biaisé(e)s… car nous sommes de simples parties – particules – de ce même grand monde… qui n’est jamais le même anyway… ni dans le temps, ni dans l’espace… constant changement…

nous sommes de simples sujets de la grande création… des acteurs/trices dans cette grande pièce de théâtre comico-tragique… chacun son petit rôle… certaines graves, d’autres drôles… drôles de rôles… et rock n roll…

la vie est une grande émission et nous sommes tous et toutes des récepteurs de ce gros show de boucane… récepteurs puis ré-émetteurs… à visières limitées…

tous et toutes des ptites tivis qui perçoivent et rediffusent le même gros show existentiel

chaque petit appareil reçoit le même gros show selon ses conditionnements, ses biais, ses préférences et apprentissages antérieurs et le relaie avec sa propre saveur et couleur…

on ne saisit pas tous les mêmes facettes de la même grande image, et en retour, on émet tous et toutes des rediffusions différentes…

8 milliards de points de vue humains, 8 milliards de regards sur la même boule… et cela sans parler des végétaux, minéraux, animaux et autres types d’êtres…

mais comme les aveugles qui tentent de décrire l’éléphant, chacun chacune notre petit bout de la même bête… alors on ne parle pas du monde, on parles des mondes…

alors, fondamentalement, le monde est toujours du selon moi

et quand plusieurs petits moi se rassemblent et partagent un point de vue commun, le moi devient nous…

mais même dans ce nous commun ne se logent toujours que divers petits moi, diverses petites voix… mêmes convergentes, les voix sont toujours légèrement divergentes…

ainsi soit-elle la vie… ainsi soient-elles les vies…

car on nait seul(e) et on meurt tout aussi seul(e)… même quand on grandit dans la même famille que nos frères et soeurs, notre perception est individuelle…

et parfois, on se rassemble pour certaines causes communes, pour certains choses, on joint certains groupes, mais notre perception du monde est toujours du selon moi

au fond, on ne peut jamais dire: nous les humains… au fond, on ne peut toujours dire: que moi…

quand on prend conscience de ce point de vue limité et restreint, on devient humble… et en même temps, paradoxalement, on prend conscience que même différentes, nous sommes de la même matière, tous et toutes de manière différente…

on comprend que ce que l’on comprend n’est que notre petite et propre compréhension limitée… petite tête (de linotte) chercheuse à perception limitée… alors humilité requise…

et on comprend alors qu’on ne peut imposer nos propres idées du monde au monde… on ne peut que respecter les opinions d’autrui…

on comprend alors que notre vision du monde n’est que nôtre, pas plus importante que celles des autres, pas plus valable…

le monde n’est toujours que du selon moi

et quand on prend conscience de ce petit selon moi, tous nos points de vue se valent…

qu’humain(e)

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••• les zultimes chroniques – 21/10/19

traduction: connais toutes les théories, maîtrise toutes les techniques mais lorsque tu effleures une autre âme humaine, ne sois qu’une autre âme humaine… – C.G. Jung

on a beau en savoir beaucoup beaucoup sur divers sujets, avoir un intellect athlétique médaillé d’or, être vite sul’piton en toutes circonstances…

on a beau avoir des bidous, connaître des gens importants et être connu(e) par plusieurs, frayer avec le jet set et passer devant les autres dans les files d’attente…

on a beau être couvert(e) de titres de toutes sortes – Ph. D., M. Sc., B art, Md et name it  de A à Z- et quelconque autre arrangement de lettres et/ou de chiffres…

on a beau être un(e) big shot, un(e) star, un(e) A, être en position d’autorité ou être un(e) big boss des bécosses…

au fond, on a beau pensé et imaginé être quoi que ce soit…

mais nous ne serons toujours fondamentalement que soi-même…

nous ne serons toujours simplement qu’humain(e)…

qu’humain(e) comme dans juste et seulement humain(e)…

mais aussi qu’humain(e) comme dans totalement humain(e)…

qu’humain(e) avec toutes nos qualités et tous nos défauts, avec toutes nos forces et nos faiblesses…

qu’humain(e) comme lorsque nous étions enfant… car qu’enfant nous ne serons toujours, jusqu’à notre vieillesse…

au cours de notre existence, on passe par différents stages, diverses étapes…

on apprend différentes leçons, on passe par différentes épreuves…

on connait de grandes joies, de grandes peines aussi…

on vit dans le gros cynique du parc Belmont de la vie (pour les montréalais(e)s plus âgé(e)s d’entre nous), ou dans les montagnes russes  (pour les plus jeunes ou les gens qui vivent ailleurs qu’au Québec) avec nos hauts et nos  bas, avec nos Ho ! et nos Bah !

mais au bout du compte, toujours qu’humain(e) nous sommes et serons…

avec notre soif, notre faim et autres diverses besoins primaires et instincts de base…

alors le test ultime de notre humanité et humanitude consiste à traiter chaque personne que l’on rencontre comme soi-même…

à nourrir chaque relation de notre vie avec dignité et respect…

à s’assurer que chaque relation importante de notre vie, si elle a à se terminer ou à se transformer, soit complète et qu’on ait pu entendre et écouter l’autre… disposée à clarifier la situation actuelle ou passée…

car au fond nous ne serons toujours qu’humain(e)…

qu’humain(e) unique et semblable à tous les autres… tous et toutes frères et soeurs…

parce qu’humain n’est pas qu’une épice…

 

petit dimanche matin «back home»

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••• les zultimes chroniques – 20/10/19

de retour de la grand’ville… y étais pour la conférence sur l’ayahuasca…

mais que l’on est bien de retour en son home… dans le calme et le silence…

la journée d’hier a consacré un certain tournant dans ma vie… un tournant certain…

après avoir passé plus de 25 ans dans le domaine académique, souvent dans ce type d’événements, je mettrai un terme à cette étape de ma vie dans quelques mois… dernière session d’enseignement que celle-ci… et cette conférence, hier, a confirmé que ce bout de chemin en tête est bel et bien terminé…

j’ai assisté à plusieurs conférences et colloques au fil des ans… quelques-uns des présentateurs de la conférence d’hier étaient des connaissances croisées notamment dans de telles conférences au fil des ans un peu partout… tous des gens d’une grande qualité et que je respecte grandement… des gens qui s’intéressent tous au breuvage sous divers angles… et qui contribuent à éclairer ses bienfaits…

mais hier, j’étais présent non pas pour présenter quoi que ce soit sous forme de mots, mais pour faire un peu de traduction simultanée, et particulièrement pour jouer quelques hymnes…

et hier, j’ai eu le sentiment du devoir accompli, comme le sentiment d’avoir réussi ma vie… dans le simple fait d’être présent comme musicien plutôt que comme conférencier, ce que j’ai partagé avec mes collègues hier… suis graduellement passé des mots aux notes… de la logique au senti… du parler de au chanter le

comme si après toutes ces années, de moins en moins besoin des mots et des concepts et davantage envie de ce qui se cache sous ceux-ci, au-dessus de ceux-ci… soif de notes et de mélodies…

en fait, j’aime les mots, pas du tout fini avec ceux-ci… j’aime écrire, ici, free style, écrire un peu sur n’importe quoi, un peu n’importe comment… j’aime scribler échevelé, pitcher mes mots fous fous dans le vent… sans nécessairement faire de sens… que suivre le fil décousu de ma pensée et le vent de la vie qui passe et qui nous emporte quand on ouvre son esprit et son coeur… envie de sortir de la boîte à sens… envie de jouer, soit musique ou avec ces dits mots…

et hier, j’ai aussi réalisé autre chose… que dorénavant, quand je joue, je veux avoir toute l’attention du public… et je dis ceci bien humblement…

mais hier, on m’avait invité à jouer pendant une pause de la conférence… et évidemment, les gens voulaient jaser et échanger pendant cette pause, aller prendre l’air, se délier les jambes, car intense d’être assis et d’écouter avec attention pendant des heures…

mais contrairement à quand je joue dans les cérémonies, là où la musique est le contenant, là où la musique tient les gens ensemble, où elle constitue l’essentiel et la matière brute de nos présences rassemblées…

même si je le savais, encore plus hier ai-je réalisé que je ne veux plus jouer on the side… comme les chansonniers dans les bars, comme les musiciens de rue…

car par respect pour elle, la musique n’est pas une trame de fond à autre chose…

contrairement à la musique d’ascenceur, c’est la musique elle-même qui nous élève… la musique n’est pas un second violon… elle est centrale, la musique mérite toute la place, toute l’attention, toute la vie… car la vie est musique et vice versa…

et la vie est aussi beaucoup silence… et nature…

mais dans notre monde, on semble privilégier les mots aux notes… comme si les discours étaient plus importants que les concerts… comme hier… des millions de mots, mais que quelques notes… mais évidemment, conférence oblige… les gens n’étaient pas invités à un concert… mais la vie est à ré équilibrer…

si jamais un jour je retourne jaser en public, je vais inclure des chansons entre mes mots… pour faire respirer les mots, pour donner le temps aux gens d’arrêter et de faire un peu de vide ici et là… inclure des drings drings dans les blas blas

alors grosse journée charnière hier… journée de confirmation… en différentes tonalités…

après un petit rush médiatique et stratégique suite aux divers articles bling bling dans les médias, je retourne dans mes terres…

après les mots et les relations publiques, retour au home pudique… et à la matière…

dans les prochaines semaines, ici, on prépare le home et l’aiglise avant l’hiver: dernier sprint de rénos, on sert les accessoires d’été, on hivernise les bâtiments, on monte le tempo avant le grand gel… avant le grand bal en blanc…

et par la suite, on retourne dans la musique et les cérémonies, on retourne à la maison…