Archives pour la catégorie les chronique du grand n’importe quoi

amimaginaires

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-et-unième

traduction: tous les ami(e)s imaginaires de ma mère se trouvent sur quelque chose nommé Facebook…

salut mes imaginaires… mes amimaginaires…

en tous cas, je vous imagine ici car sinon je suis seul et je n’existe pas… pas en dehors de moi en tous cas… ou peut-être que vous êtes ici et moi là, ou moi pas là ni ici… et vous ?

si vous ne me lisiez pas, je n’existerais pas… pas comme ça en tous cas… pas en vous du moins… je n’existerais ni moins mais ni pas plus que vous sans nous…

en fait, qui nous sommes est déjà dépassé car nous ne sommes peut-être que notre futur moi qui se regarde aller en mémoire vive…

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et peut-être que ni vous ni moi ne sommes vraiment ce que nous pensons être… sommes-nous d’ailleurs ? ou d’ici ?

pour la plupart, nous ne nous sommes jamais – ou pas souvent – rencontrés et/ou ne nous rencontrerons jamais… ou jamais plus… mais notre lien est tout de même bien réel… ou pas… mais je suis ici, et vous aussi… ou pas… et alors mon message dans cette bouteille vogue à vide… et cela est tout à fait OK…

de nos jours, nous n’avons jamais rencontré certains de nos meilleurs ami(e)s car dans certains cas, nous ne nous sommes rencontrés que sur Facebook… et ceci est OK… car cela est notre réalité virtuelle… car l’amitié ne requiert pas (toujours) de se toucher la main, c’est plutôt une rencontre entre nos coeurs et nos âmes…

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car nous sommes quelques-uns et zunes à nous rencontrer ici quasi quotidiennement et à s’échanger des mots drôles, des mots d’esprit ou des mots profonds, ou des images belles et parlantes sans mots…

nous sommes en lien, nous sommes pognés dans la même toile d’araignée… nous voyageons dans les mêmes étoiles et galaxies virtuelles…

récemment, quand j’ai pris une pause de FB, j’ai senti votre présence quand même,,, même si je ne surfais pas, je sentais vos vagues… vos vagues à l’âme, vos mouvements d’être, vos vagues sentiments…

car désormais, qu’on soit en lien direct ou pas, qu’on soit sur FB ou pas, qu’on soit en break ou pas, nous sommes en lien quand même… nous sommes uni(e)s pour toujours… nous sommes éternellement connectés, pour l’éternité… nous sommes liés sans fil… d’ariane…

autant les réseaux sociaux et les blogues sont virtuels et éphémères, autant notre connexion est néanmoins réelle… néant moins, et en plus, nous sommes partout et tout le temps ensemble..

nos âmes sont liées, nos esprits unis… nous ne sommes qu’un, qu’une… le et la même affaire, la même patente… toi c’est moi et moi itou… moi chez-vous, vous en moi… moi c’est vous, hein c’est fou ?

bonne vie imaginaire à vous… car existons-nous vraiment ?

en tous cas cette chronique n’est qu’illusion…

éclaircissement et embellie

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingtième

traduction : je ne cours plus après les gens… si ils/elles aiment passer du temps en ma compagnie, ils/elles viendront… sinon, je suis comblé en ma propre compagnie

ceci résume assez bien où j’en suis dans ma vie en ce moment… ma belle et sa petite viennent passer 2 semaines par mois ici avec moi, mais à part ça, je vis en solo, en solitaire, terré dans mes terres, mais pas du tout atteré… plutôt flyé ce terrien

et à l’occasion, sous invitation, mes ami(e)s viennent dans mon sanctuaire pour jouer, chanter, prier et se la fermer… on aime faire tout ça ensemble mes ami(e)s et moi… on aime bien se la  fermer eux/elles et moi ensemble…

pas que je veuille jouer au loner, pas que je veuille faire ma guidoune ou mon grand indépendant… simplement pas besoin de sortir, plus besoin de chercher en dehors… je deviens lentement mais sûrement autosuffisant… content with my own company… et celle de mes ami(e)s qui choisissent de venir me visiter pour communier en méditation, en musique et en chants…

hier, un ami m’a fait parvenir ce qui suit, me disant que cela lui faisait penser à moi… merci du compliment cher ami…

ce poème, je vous le présente et vous le traduis… et vous reviens un peu plus bas…

Clearing
by Martha Postlewaite

Do not try to save
the whole world
or do anything grandiose.
Instead, create
a clearing
in the dense forest
of your life
and wait there
patiently,
until the song
that is your life
falls into your own cupped hands
and you recognize and greet it.
Only then will you know
how to give yourself
to this world
so worth of rescue.

Éclaircie
par Martha Postlewaite

n’essaie pas de sauver
le monde entier
ou de faire quoi que ce soit de grandiose…
essaie plutôt
de créer une éclaircie
au milieu
de la forêt dense de ta vie
et attends là
patiemment, jusqu’à ce que la chanson
qu’est ta vie
tombe dans tes mains jointes
et tu le reconnaîtras et la salueras…
seulement alors tu sauras
comment te donner
au monde
qui a tant besoin que l’on vienne à sa rescousse…  

beau non ?

un peu comme ça que je me sens… très humblement cependant… pas comme un sauveur de l’humanité… pas envie de venir à la rescousse du monde entier le chroniqueur… pas cette prétention…

que besoin de rester chez-moi… faire du surplace et laisser la terre tourner autour de moi… jouer mon propre petit rôle local dans cette grande comédie dramatique… que prendre soin de l’éclaircie dans mon jardin, dans ma forêt… ici dans le grand now…

accompagné du père soleil qui flashe sa lumière sur et en nous et qui nous donne vie et chaleur…

et de mère lune qui nous accompagne en ces nuits croustillantes…

alors chers lecteurs/trices, belle éclaircie chez-vous, belle embellie en vous-même…

en chanson à la maison

12742342_10153436966671551_773554767052292218_n ••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• dix-huitième

traduction : le travail de l’âme n’est pas une route panoramique… c’est une descente profonde au coeur d’une noirceur qui ne pardonne pas et qui ne vous lâchera pas tant que vous n’ayez trouver la chanson qui vous reconduise à la maison… – McCall Erickson.

belle et profonde affirmation non ? et assez véridique et incontournable détour si je me fie aux écrits et témoignages des grands maîtres qui ont réalisé l’affaire, qui ont pogné la joke cosmique, qui se sont réalisés et dématérialisés… ou qui se sont tassés du chemin pour laisser la vie les faire vivre pourrais-je dire aussi…

car on ne peut rien acquérir que l’on ne porte déjà en soi dit-on… que se délester du superflu… que laisser tomber les masques de l’illusion… se déconstruire et réaliser que derrière le masque, rien qui ne vaille…

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qu’au moment de l’éveil, de la grande libération qui, techniquement est déjà activée, personne ne s’éveille, qu’un(e) quêteux qui s’estompe, s’évanouit, se dissout… voilà ma philosophie à cin’cennes…

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alors pas de surfage désincarné au-dessus de la vie… pour le moment… pas de survolage au-dessus de la mêlée… pas d’observation désincarnée en ce grand voyage qui nous a amené à prendre forme, à prendre corps… et à saisir quelques leçons encore non-acquises… et laisser tomber quelques illusions qui nous donnent du poids…

au contraire… puisque l’on s’est incarnée vous et mi, on doit oser aller à la rencontre de cette noirceur qui ne nous quittera pas jusqu’à ce que l’on ait trouvé la chanson qui nous reconduira à la maison… on aurait aussi pu traduire par une chanson qui nous ré-enchantera jusqu’à la maison… car la musique et la vie, toujours liées de près… surtout dans le silence… surtout en les mots et les notes…

j’aime cette idée d’une implication humaine et incarnée, j’aime cette attitude qui consiste à dire oui totalement à tout ce que la vie nous offre et nous apporte, à aller là où elle nous amène… amen la vie…

car tous les sages le disent et le redisent… on a et est déjà tout ce que l’on a besoin… suffit d’arrêter de se disperser, de se divertir, de se déverser hors de soi

après une dizaine de jours à l’écart des réseaux sociaux et du web en général – à part les communications de base – je reviens doucement en ligne… et dans la mêlée… mais oh combien nécessaires et esentielles pour moi ces pauses pour se débrancher, se déplugger de la grosse suce virtuelle, dela boîte à images infinies…

car malgré de nombreuses infos intéressantes et stimulantes pour l’intellect sur l’étoile d’araignées, nécessaire de couper le sans fil parfois pour revenir à soi sans connexion pour un ptit bout de fil…

rien comme délaisser son écran pour descendre en soi, creuser un peu, et retoucher à des zones moins visitées lorsqu’on a les yeux tout le tour de la terre…

incontournable semble-t-il de se faire happer par la noirceur, de se faire frapper par la réalité plus dure de la vie… dure comme dans l’autre versant de la mémoire vive… en effet, parfois utile de mettre la mémoire vive à off et d’aller fouiller dans les coins sombres du disque dur pour rafraîchir l’essentiel, pour se rappeler soi-même à l’ordre, ou au désordre c’est selon…

car pas d’ordre sans désordre… pas de lumière réelle sans noirceur… pas d’appréciation de ce contact avec mes amis virtuels sans coupure d’avec eux et elles…

faut risquer de perdre nos certitudes dans le grand doute de soi pour voir si elles étaient fondées… car très peu de réelles certitudes pour la plupart d’entre nous, mais plusieurs quasi… et ne peut être réelle aucune certitude qu’on ne risque de lancer en l’air… et verra bien ce qui en redescendra…

alors en ce jour de tempête ici dans le grand now, journée de musique pour moi et ma gang d’aujourd’hui… avec la neige qui blanchit le chemin, quelques élu(e)s et zélé(e)s seront au rendez-vous pour faire face et reface à la grande noirceur, mais mes préférés les zélé(e)s… ceux et celles qui osent aller visiter les fins fonds d’eux-mêmes, les tréfonds de leur âme…

surtout en chantant ensemble, chantant ensemble pour retrouver le chant qui nous ramène toujours à la maison…

do ré l’ami… et si fa si la à chanter la vie…

___

L’esprit crée l’abîme, et le cœur le traverse.  ~ Nisargadatta

sur le fil du sans fil

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• dix-septième

jour 6 de mon sevrage FB… d’avoir ainsi coupé mon lien sans fil mais très liant avec le reste du monde me fait réaliser, grâce à une certaine distance, comment cette relation invisible tisse tout de même des fils d’araignée qui nous privent d’une partie de notre vie intime…

tenez, lisez-ça si vous en avez envie et le temps… mais je vous avertis ça fesse dans l’dash
http://thoughtcatalog.com/jamie-varon/2015/04/this-is-the-new-loneliness/

vous y trouvez une certaine résonance ? moissi…

oh que cela fait du bien de se débrancher du monde une fois de temps en temps, de se déplugger, de se déconnecter… car dans connecté, il y a con… et parfois, la connexion nous rend con d’habitudes, con d’automatismes, contortionniste de notre temps…

car branché tout le temps, on finit parfois par vivre en suspens… souvent en attente d’un message, d’un like, d’un commentaire, d’une réponse quelconque… on en vient à attendre un signe de vie à partir de l’existence, à partir de l’extérieur de soi…

mais ne me méprenez pas, malgré ce risque de surutilisation, le web est un formidable outil de connexion… et je ne crois pas que je couperai mon lien de façon permanente et définitive… que besoin d’un break… pour démêler les fils, pour organiser autrement mes journées, pour me perdre davantage dans la nature… particulièrement aujourd’hui en ce jour doudou plein de ouate tombant du ciel…

car parfois, après un temps passé en ligne, je ressens ce vide en moi qui est décrit dans l’article cité  plus haut… surfer en ligne est un peu comme manger un big mac… bon au goût et sur le coup mais ça nous laisse sur notre appétit… plein à la surface mais vide au centre…

enseignant en ligne et vivant en forêt dans le grand now, je ne peux me priver de ce lien invisible qu’est le web… en fait, j’ai acheté la maison ici il y a 5 ans justement parce que la connexion web s’y rendait… mais comme avec le gâteau ou le chocolat, parfois trop c’est trop et le coeur peut nous lever…

alors l’idée est de re trouver cet équilibre… car tel que je disais, rien de mal en soi avec le web, superbe outil de communication… mais l’idée est de ne pas tomber dans l’excès, du moins de s’en rendre compte quand juste assez devient trop…

car lorsqu’on est curieux de nature comme je le suis, on peut de perdre par intérêts divers sur la toile, on peut de prendre et se surprendre dans la toile, on peut se pendre au bout de la corde d’un trop plein de curiosité… car comme chez Ti-Jean, on trouve de tout sur la toile défilante, même des ami(e)s, ou ami(e)s prétendu(e)s…

allez, je vous laisse sur votre bout d’étoile d’araignée à vous…

moi je pars jouer dans une autre dimension… je vous rapporte quelque chose ?

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musique des anges

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI
 ••• seizième

traduction: la musique peut changer le monde car elle peut changer les gens… – Bono

ayant reçu quelques réponses à ma chronique d’hier, je constate que je ne suis pas le seul à m’ouvrir aux anges ? bon à savoir… comme ça, je sais je ne suis pas le seul fou flyé around… et même si on était seul hein ?

je tripe anges mais je tripe encore plus musique des anges… j’ai passé la fin de semaine à jouer et à chanter les hymnes de Mestre Irineu, ce grand homme qui a fondé la tradition Santo Daime, une religion à tendance chamanique qui a émergé de l’Amazonie il y a près d’une centaine d’années suite à une vision reçue par Mestre…

je dis musique des anges car jouer et chanter les airs de Mestre Irineu, qui est mort depuis presque 50 ans relève de l’angélisme… le fait de jouer et chanter ses hymnes refait inévitablement descendre Mestre sur terre, à-travers nous qui les entonnons…

nous, de descendance catholique, on associe habituellement les anges avec la religion catholique, ou chrétienne… mais comme on sait, les anges n’ont pas de nationalité, en fait on peut dire qu’ils n’en ont plus car ils en ont déjà eue une…

personnellement, moi qui suis disciple d’Osho depuis 30 quelques années, mon ange principal personnel c’est lui… mon main squeeze way up there

mais depuis ces quelques années que je pratique les hymnes de Mestre, je découvre un nouvel ange sideline… tenez c’est lui Mestre… un angéant… il mesurait 7 pieds…

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et très questionnant et mystérieux ces rapports avec les trépassés… car difficile à définir, difficile à saisir un rapport avec des âmes…

qu’est-ce qui m’appartient dans cette relation ? est-ce que je fabule ou est-ce que Mestre et Osho tentent vraiment de communiquer avec moi ? ou avec nous via moi ? et si oui, est-ce que j’interprète correctement ?

on en a déjà enfermé pour moins que ça vous me direz… alors on va garder entre nous OK ?

mais le fait est, pour moi, depuis quelques temps, je pressens qu’on tente – du moins ce que je pressens – de me passer un message… mais lesquel au juste ? un ou des messages ?

même si je ne sais pas, je continue à écouter… on dit que l’écoute est un art qui résulte d’un mental calme et d’un coeur ouvert… alors je demeure réceptif… et j’écoute, coûte que coûte, goutte à goutte l’élixir nous sera révélé… alors je reste ouvert à la possibilité d’une relation désincarnée et de sa possible signification…

hier, en jouant et chantant, ce que j’entendais – ou croyais entendre car mon portugais n’est pas encore totalement fluent  – c’est que Mestre aimerait bien que j’enregistre la globalité de son hinario, soit l’ensemble de ses 129 hymnes – pour les diffuser at large… pour qu’ils soient écoutés, et éventuellement chantés… alors ce que je ferai…

question de partager son message et son esprit, son essence.. message d’amour, de fermeté, de partage, d’humilité, d’amour et d’amitié pour nos frères et soeurs…

quand je joue et chante les hymnes de Mestre, c’est simple je flotte, je transcendance, je monte aux cieux… en fait les hymnes me dont monter au ciel…

et d’autre part, pendant que ça joue, quelque chose descend sur nous, quelque chose tombe des cieux… quelque chose nous porte… je ne peux que dire quelque chose  pour le moment car encore flou, encore mystérieux… mais je continue à chanter et à jouer…

à suivre…

masi j’aime bien croire à cette idée que chaque pas que nous marchons est soutenu par au moins 1000  ancêtres…

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aho Osho, aho Mestre… aho ancêtres…

mes anges et mes cieux

12243106_10153113614251035_5767188013145250554_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quinzième

depuis quelques jours, je ne vais plus sur FB… très rafraîchissant de changer ses habitudes… et comme je ne vais pas sur FB pour le moment,  je n’y poste donc plus mes chroniques, ce qui fait que beaucoup moins de gens les lisent ces dites chroniques… que quelques douzaines par jour… on est en famille donc… genre…

considérant cette relative intimité, j’en profites pour partager sur des sujets plus personnels, plus intimistes… comme celui des anges…

comme si depuis quelques temps, je ressens le besoin de croire en eux et elles, et même de leur demander conseil parfois… je sais, peut-être que je parle tout seul… car a-t-on déjà vu des oreilles d’anges me direz-vous ? moi non plus…

mais c’est que, considérant l’état actuel de la belle bleue et de nous, ses plus de 7 milliards d’occupants , il me semble que l’on n’y arrivera pas seul… comme disent les anglais, we need a divine intervention

la guerre bat son plein en Syrie et ailleurs, les corporations sont de plus en plus avides et gourmandes, le capitalisme dévore ses citoyens les plus vulnérables, la traite humaine sévit encore auprès de notre jeunesse, et n’en jetez plus la basse-cour est pleine…

ce qui me fait donc dire qu’il me semble évident que nous avons plus que jamais besoin des anges, qu’ils et elles doivent venir à notre rescousse… car nous n’y arriverons pas tout seuls, nous les humains, me semble-t-il du moins… bien sûr, on doit y mettre du sien… on doit commencer à faire la job soi-même…

mais est-ce que ces êtres ailés, vaporeux et ultra légers, qui défient les lois et la gravité, et que l’on imagine sous des formes diverses, font partie de la même histoire que Dieu, Godot, le Père Noël et la fée des étoiles ? possiblement… mais ne sait-on jamais…

mais peu importe s’il/elles existent ou pas, ou selon la forme car j’ai l’intuition qu’ils et elles existent car je les entends parfois, et les sens à d’autres moments… qu’ils ou elles existent ou pas, on a quand même besoin d’eux et d’elles…

alors en ce jour du seigneur glacial sur la terre de nos aïeuls, on vous lance un appel up there

chers et chères anges sans chair, faites-nous signe, manifestez-vous…

là haut, du haut de notre ciel à tous d’où descend ce grand froid, répandez votre grâce et votre légèreté sur nous, créatures du ciel et de la terre… montrez-nous le chemin de notre coeur, aidez-nous à déployer nos ailes et donnez-nous le courage d’ouvrir ce coeur humain qui bat la chamade dans notre poitrine, pour y puiser l’amour nécessaire pour faire de ce monde un meilleur endroit où vivre… ici-bas, où menons notre vie d’ange…

ousssshhh…

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatorzième

traduction: lors de la libération, personne ne s’éveille, ce qui cherche ne fait que s’évaporer...

beau hein ? simple aussi… si simple que trop ?

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alors suffit de passer de l’égo à l’esprit…

simple à dire et probablement très simple à faire… sauf qu’il faut patiner longtemps avant d’arriver au bout de la patinoire… comme l’eau qui bouille longtemps avant d’atteindre le point précis de l’ébullition… longue et lente montée de chaleur avant de popper d’un coup… 97,98, 99 et finalement 100 degrés… et blou blou blou que ça bouille, ça bout… et au bout plus rien…

mais peut-être aussi qu’il n’y a absolument rien à faire… qu’à se laisser faire… que laisser la vie nous porter… et inévitablement, le voyage arrivera à destination… avec ses voyageurs… qu’on résiste ou pas… exactement et précisément au moment prévu, au moment précis, on arrivera à la maison… les quêteux disparaîtront…

qu’on se batte ou pas, qu’on fasse des efforts ou pas, peut-être que le chemin est déjà tracé et même déjà voyagé… que de simples ondes gravitationnelles qui prennent du temps à être reconnues ? merci monsieur Albert de partager vos intuitions… ça pris du temps mais ça s’est avéré votre affaire…

oui définitivement, avec la vie qui va, tout passe et tout se place… on apprend à faire sa place, sans laisser de traces… avec les années qui passent, la simplicité s’installe… on arrête de chercher, on arrête de courir – ou du moins on ralentit… on s’essoufle et on regarde davantage en soi et autour…

et la vérité se révèle… en fait elle a toujours été ici, là, partout… ce n’était que petit moi qui courait trop vite, qui regardait partout, qui faisait des sparages…

oui, avec le temps qui passe, on se déplace de l’égo à l’esprit, à l’âme… avec le corps qui flétrit, on revient à l’âme… car jeunesse oblige, on l’a oubliée celle-là… enfant, on s’est pris pour un corps animé par quelque chose de plus grand que soi mais de flou… et avec les années qui s’accumulent et la vitesse qui diminue, on recommence à sentir notre âme, à retrouver nos esprits… ceux qui nous guident et nous protègent…

alors vive le temps qui nous passe dessus, le temps qui nous sable, le temps qui nous ramène à l’essentiel et qui simplifie… et l’hiver est la saison parfaite pour ralentir et revenir à soi…

bon grand froid… le point d’ébullition grimpe lentement et sûrement…

 

gratitude

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• treizième

traduction: cher dieu (…ou placez-y le nom que vous voulez), ce matin je me suis réveillé… je suis en santé, je suis vivant, je suis béni, je m’excuse de me plaindre autant et je suis réellement reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour moi

simplement envie de dire merci ce matin le chroniqueur… un grand merci à dieu, à la vie, à l’existence, à l’univers, à tout ce qui vit et tout ce qui tient tout ce grand rêve ensemble… autant l’immensément grand que l’infiniment petit…

simplement dire merci à la vie… merci pour la chance que j’ai, que nous avons… merci pour la beauté des lieux ici dans la forêt du now et du nord merci pour la facilité et la grâce qui se déploie en moi et devant, autour et partout… merci simplement pour la chance de pouvoir dire merci…

car quand on y pense un peu et le moindrement, gras durs et grasses dures sommes-nous… nous avons à manger, à nous loger, à boire et respirer, nous avons l’amitié à partager… je dis nous avons mais en fait nous sommes car nous n’avons rien… et nous ne sommes pas grand chose non plus… merci pour être en mesure de simplement pouvoir apprécier cela… apprécier de n’être rien, ou pas grand chose…

hier, j’ai décidé de lâcher du lousse sur Facebook pour un bout car je trouvais que ça prenait trop de place dans ma vie dans les derniers temps… trop mécanique et automatique cette habitude d’aller y fouiner sur la toile, trop dispersant, trop divertissant, trop écartelant…

et je n’aime pas non plus l’idée que l’on décide pour moi ce que je vais voir et apprendre… que les algorithmes des gnomes de Zuckerberg décident pour moi ce qui défilera dans mon écran… je n’aime pas non plus le fil invisible qui me relie au monde… j’aime pouvoir couper le subtil fil du sans fil une fois de temps en temps pour subir une période de léger sevrage… question de changer les habitudes… de vivre sans lien… d’apprécier le vide environnant…

bien sûr que vivant en forêt et relativement éloigné de la civilisation, l’internet est pratiquement indispensable ici, mais pas à tout prix… car à tout prendre, la liberté s’avère la valeur primordiale…

car comme vous probablement parfois aussi, cette nouvelle technologie resserre parfois insidieusement un étau autour de ma perception de la réalité… comme si on avait trop de liberté et que nous nous recréions des contraintes pour nous contenir… comme une camisole de farce…  car immense cet univers…

alors en ce matin de premier grand froid glacial de l’hiver, je vous envoies cette chaude vague de grande gratitude gratuite, juste comme ça…

et gratitude à vous pour vos yeux qui se posent sur ces mots…

formules mathémagiques

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• douzième

il y a un lien certain entre ma chronique d’hier sur les selfies et Facebook car le roi des réseaux sociaux a commencé sa carrière de réseau social comme catalogue de présentation de visages, d’où son nom…

en fait, comme vous l’avez peut-être remarqué, depuis quelques chroniques je suis busy busy avec mon lien avec le web, en particulier FB…

comme certain(e)s d’entre vous, j’entretiens une relation sweet and sour avec ce réseau social monopolisant… bien sûr, on y trouve toutes sortes d’affaires intéressantes, on y connecte avec nos ami(e)s, de près et de loin… on y trouve de tout, même des ami(e)s…

mais personnellement depuis quelque temps, je trouve que ce réseau social me tire plus de jus qu’il ne m’en apporte… comme si toute cette info me fait me disperser et me fait me prendre dans la grande toile d’araignée…

bien sûr, très intéressant de fouiner un peu partout et d’y trouver toutes sortes d’affaires mais à la longue, on s’y perd… soi-même ou son temps… et on finit par voir le monde principalement à-travers un écran… de plus, depuis quelques temps, il me semble y observer de plus en plus de publicité, de même que plusieurs éléments traitant de politiques…

FB semble être gratuit, mais on y laisse tout même une certaine part de notre liberté… y a un prix à tout dit-on… car FB nous laisse voir ce qu’il choisit que l’on voit… en fait ce sont des algorithmes – d’où le titre de formules mathémagiques – qui décident pour nous ce que nous allons voir, en bonne partie en fonction de ce que l’on a déjà fouillé dans le passé… notre réalité, en plus d’être virtuelle, y est filtrée… et dépassée…

regardez ça, le gars le dit mieux que moi :

alors avec ces quelques réflexions qui tourbillonnent dans mon cerebelum, je me mets aujourd’hui en pause facebookienne… pas nécessairement pour toujours, mais pour un bout de temps… question d’aller voir ailleurs un peu, de prendre plus de temps pour voir et jaser avec du vrai monde, pour marcher davantage dans la forêt, bouger davantage, pour travailler sur mon cours, peut-être commencer à rédiger un bouquin, pour jouer plus de musique, pour ne rien faire et davantage laisser mon mental spinner dans le vide jusqu’à apaisement… soif de vide ces temps-ci… ralentir ma tête et faire bouger davantage mes pieds et mes mains…

je continuerai à publier mes chroniques ici sur mon blogue, alors si ça vous intéresse, continuez à le fréquenter… c’est là que je sortirai moi et mes idées…

allez bonne vie… et on se revoit bientôt…

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excellent article sur comment FB affecte notre mental et rempli de liens intéressants (dont est tiré le vidéo) :
http://davidrainoshek.com/2013/06/how-facebook-fb-is-altering-your-mind-2/

et ici, une réflexion nécessaire :
http://www.slate.fr/story/113731/internet-rend-idiot

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• onzième

il parait, selon certains psys, que les selfies seraient une addiction qui résulterait d’une maladie mentale… makes sense… quoi que les psys ne font que voir des maladies mentales partout, leurs lunettes en sont pleines et c’est ce qu’ils cherchent… alors ils en trouvent… et plus il y en a, plus ils ont de fun… et de travail… d’ailleurs, le DSM-5 conçoit même les symptômes pré-menstruels et les tendances à la non-conformité sociale comme des troubles de comportement… on n’arrête pas le progrès…

historiquement par exemple, l’habitude de boire de l’alcool fut interprétée à ses débuts par les prêtres comme un péché, menant directement en enfer… jusqu’à ce que les médecins les délogent et deviennent les nouveaux prêtres… l’alcoolisme reçut alors son nom officiel et devint une maladie qui pouvait se guérir… déjà mieux que de brûler pour l’éternité dans les flammes de l’enfer… pour ensuite être récupérée dans les années 1950 par les sociologues et devenir un trouble de socialisation impliquant un individu et une substance dans un environnement donné, donc une interaction entre trois éléments.. mais plus complexe je vous le concède…

pour en revenir aux selfies, vrai qu’il y a quelque chose de quelque peu pathétique à se photographier la binette dans de multiples positions et situations et poster ces représentations de soi sur la toile pour les yeux de tout le monde et n’importe qui…

me me me… myselfie and I…

même si le concept de maladie mentale me semble un peu étiré et tiré par les cheveux du sans fil pour qualifier cette drôle d’habitude de se poser la binette et la poster sur un mur public un brin exhibitionniste, cette mode représente une bien questionnante habitude quand même…

cette mode fondée purement sur l’apparence et sur l’identification au corps, et en particulier à son visage – car il est rare que l’on prenne une photo de ses pieds pour la poster sur les réseaux sôciaux – me semble témoigner en effet d’une identification excessive à son enveloppe corporelle… regardez ! mon corps est ici, et là, et avec tel autre corps… click click click, youhou le monde, j’existe…

rien de si grave à se shooter la bette et à la poster un peu partout sur la toile mais tout de même, cette folie exhibitionniste du moment témoigne de notre étroitesse d’esprit, tout en illustrant un besoin presque sans fin d’être reconnu… d’être vu par les yeux des autres… comme si exister dans les yeux des autres nous rendait plus vrai(e), plus vivant(e), plus réel… les autres me voient donc j’existe…

pourtant, d’un côté, nous – êtres sociaux vivant souvent surtout à la surface de notre corps physique autant que social – sommes mus par un insatiable besoin de reconnaissance et d’acceptation et de l’autre par une insatisfaction perpétuelle quant à notre image corporelle… on ne s’aime pas vraiment la bette mais on se la montre quand même partout…

on veut être vu, de préférence par et avec des gens qui nous ressemblent, de même qu’avec des gens connus car cela nous donne l’impression d’exister dans la gang des VIP… pourtant…

pourtant, nous sommes principalement une âme ayant pris refuge temporairement dans un corps humain et nous pensons que nous sommes ce corps, nous nous limitons à ce corps… heille boys and girls, ceci n’est que notre char, notre véhicule pour transporter notre âme around… nous sommes le/la pilote, pas la machine qu’on conduit…

les psys – encore eux – parlent de dysmorphie corporelle (préoccupation excessive liée à un défaut de l’apparence physique) chez plusieurs adeptes de l’égoportrait – quel beau terme en passant car cette habitude relève davantage de l’égo que du self… à moins que l’on ne s’entende pour que self ne représente le même bout de la grosse et grande goutte qu’est l’océan humain…

en fait, nous ne sommes que des gouttes de la même grande mer, mais dans le monde actuel, plusieurs de ces gouttes aiment se photographier – seule ou en compagnie de quelques autres gouttes –  et se montrer le boutt de la goutte sur les écrans du monde entier… quel bateau mes âmi(e)s…

personnellement, je n’ai rien contre les selfies… rien pour, rien contre… mais de mon côté, je ne vois pas la nécessité de me montrer la goutte au reste de l’océan… car je me considère davantage comme le fond de la mer, davantage comme la mer dans sa globalité malgré mon statut actuel de goutte…

mais les selfies sont des filous… ils nous font croire que nous ne sommes que notre visage et notre corps, avec pas grand chose dans le background… pourtant…

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nous sommes le monde entier, nous sommes chacun et chacune de nos frères et soeurs humains, une seule goutte parmi les milliards de gouttes qui roulent leur bosse sur la grande planète bleue… nous sommes l’univers entier et nous ne cadrons pas dans un petit carré… nous contenons tout…

en terminant, un selfie de moi et deux de mes amis… of course, c’est moi en haut derrière, avec mon jumeau devant moi et celui qui nous nourrit et qui se dit notre maître, celui qui tient le kodak, notre chum Bob

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lien vers un article psychopop sur la question:
http://www.santeplusmag.com/les-selfies-une-addiction-qui-cacherait-une-maladie-mentale/