Archives pour la catégorie les chroniques d’un nôbodé

cul-de-sac au coeur de soi

♥♥♥ – 18/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

ce matin, le ptit chroniqueur des grands chemins a envie de mettre en lumière les mots d’autrui… et de vous les offrir à vous chers lecteurs/trices, ainsi qu’à sa voisine d’amour, ici, là, juste à côté… ce que l’on apprend chacun ensemble…

car comme on apprend tous et toutes en ce bas monde, chacun(e) à sa façon, et comme nous le rappelle Yann Piette ci-haut, nulle part où fuir ailleurs qu’en son coeur, et sur soi-même qu’on doit tout d’abord tomber… en amour… pour qu’il rejaillisse sur autrui par la suite…

puis les mots d’Aubrey Marcus (via J-M Placais) car on ne semble bien voir que ce que l’on peut ou veut bien voir en ce monde que ce qui est déjà en soi…

Si nous nous trouvons dans le chaos, la colère, la peur ou l’illusion, nous trouverons une résonance avec les mots, les messages, les émotions et les sentiments qui sont en accord avec nos émotions dissonantes.

Qu’ils soient empiriquement vrais ou non.

Le problème, c’est que lorsque vous avez peur, la justification de tout ce qui vient d’un lieu de peur sonne juste. Cela semble vrai. La solution est d’amener un état d’être plus harmonieux. Moins de mots, plus d’amour.

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puis les mots si naturellement simples de Seraphin de Sarov (via Transparence du coeur)

Bois de l’eau où le cheval boit. Un cheval ne boit jamais de mauvaise eau.
Fais ton lit où le chat dort paisiblement.
Cueille les champignons sans crainte où les insectes atterrissent.
Plante un arbre où la taupe creuse.
Construis une maison où les serpents se réchauffent.
Creuse un puits où les oiseaux se cachent de la chaleur.
Va te coucher et lève-toi en même temps que les oiseaux, tu récolteras les grains d’or de la vie.
Mange plus vert, tu auras des jambes fortes et un cœur résistant, comme l’âme de la forêt.
Regarde le ciel plus souvent et parle moins, pour que le silence entre dans ton cœur, que ton esprit reste calme et que ta vie se remplisse de paix …

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et une cerise en ce sunday morning, pour ceux et celles qui lisent jusqu’à la fin car souvent là que se cache les plus belles surprises…

Éternité est l’anagramme d’étreinte…

– Henry de Montherlant via Marielle Gingras

non, je ne dirai rien

♥♥♥ – 17/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: dans la vie, on ne me félicite pas suffisamment pour toutes les choses que je réussis à ne pas dire… – Meg Rosoff via Shanti Aum (coucou et Joyeux anniversaire encore)

si on disait tout ce que l’on pense ? on deviendrait fou et folle… car toutes ces pensées qui tournent sans arrêt dans nos caboches ne nous appartiennent même pas, elles ne font que passer, er repasser, et repasser… en moi, comme en vous aussi… de vraies têtes folles nous sommes…

et je ne voudrais pas non plus entendre tout ce que le monde a à dire… on en entend déjà assez non ? et pas toujours doux pour l’iris et les nerfs qui mènent au cerveau…

on dit d’ailleurs que depuis la venue des réseaux sociaux, tout le monde qui auparavant parlait tout seul et radotait – souvent chaudasse dans les tavernes – a maintenant une tribune public… je donne mon opinion donc je suis… pour le pire et pour le dire… et pour le dire, le pire se dit en masse, et souvent bien mal, et avec des fautes à tour d’alphabête…

car lorsque les gens ont peur, ils disent n’importe quoi… et son contraire…

si je disais ce que je pense à ceux qui disent que ce sont juste des vieux anyway qui meurent de la Covid, je leur dirais quelque chose comme ceci…

si je disais aux gens qui tiennent à tout prix à leur liberté individuelle et qui clament leur souveraineté personnelle au détriment du bien commun, je dirais ceci

si je disais quelque chose à la personne qui dit qu’elle n’a pas peur de mourir, je lui dirais d’attendre un peu… la vie et le temps qui passent sont porteurs de grandes leçons… mais le temps prend son temps… et le notre…

que dirais-je à cette personne qui clame tant ne pas avoir peur, soit de mourir, soit de pogner la Covid, soit d’être malade car elle elle mange bio et a un bon système immunitaire, mais qui fait dans ses culottes quand elle perd un peu de sa liberté pour le bien du plus grand nombre ? je ne dirais rien…

car j’apprends et souvent je me retiens… et ne dirai rien sans la présence de mon

si je disais à chaque personne – et il semble y en avoir quelques-unes – qui méprise les gens qui pensent différemment d’elle, ça ne ferait que dégénérer en conflits stériles et en discussion cul-de-sac… alors je la laisserai mépriser et médire… et me retiendrai de lui dire… qu’en réduisant des milliards de personnes à eux autres, elle généralise et perd toute crédibilité car le monde est hyper complexe…

si je disais à chaque ptit Jos connaissant du net qui pense tout savoir sur l’immunologie et l’infectiologie qu’il ne sait pas grand chose au fond car pour savoir il faut étudier, apprendre, se questionner soi-même, réfléchir longtemps et qu’il faut le défoncer le fameux mur de l’ignorance, pas regarder à-travers le ptit trou, trop petit trop limité…

si je disais à la personne qui m’a dit l’autre jour que s’il avait mon âge, il aurait peut-être aussi peur que moi lui aussi (quoi je ne pense pas avoir si peur en général, sauf surtout de la bêtise humaine), il ne me croirait pas car lorsqu’on est jeune, bien difficile de s’imaginer plus vieux… mais ça non plus je ne le dira pas…

en fait qu’est-ce que je dirais à tous ces morons qui ont abusé d’autrui et qui ont fait en sorte que d’autres ont arrêté de chanter en se moquant d’eux, arrêté de se vêtir différemment en riant d’eux/elles, arrêté de rêver à haute voix de peur d’être ridiculisé et qui sont la raison pour laquelle certain(e)s ont démotivé autrui en tuant leur élan et étant sarcastique envers eux et elles ?

je leur dirais ça peut-être…

mais je ne le dirai pas, je ne dirai rien… car tant de médisance ces jours-ci, trop de médisance… n’en jetez plus la basse-cour est pleine…

car je sais que tous ces jugements m’appartiennent, même si certaines personnes travaillent fort pour les mériter… mais comme on dit, la sagesse c’est savoir quoi ne pas dire et quoi ne pas chercher à savoir…

car si je disais tout ce que je pense, et surtout si je le croyais, si je me croyais, je me ferais happer par le tourbillon de ma ptite tête de pinotte… avant de me faire ramasser par quelque bibitte qui pique sur les médias…

alors plutôt que dire, je regarde, j’observe, j’examine, je respire… et OMG que c’est fou dans ces têtes-là… car ne me dites pas que votre tête n’est pas aussi folle que la mienne…

non ne disons rien à ce sujet… rien d’autre que merci la vie…

car tout a déjà été dit, et voyons le résultat…

alors après merci, un peu de silence sera de mise…

juge, juré et accusé(e) en toute innocence

♥♥♥ – 16/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: ceci est, en fait, la signification de l’expression : «ne juge pas car tu seras jugé en retour»… la réalité n’est pas tant que tu seras jugé(e) par autrui mais le seul fait de juger négativement fais en sorte que tu deviens directement la vibration de ce jugement négatif et ainsi, tu finis par subir toi-même les effets de ce jugement… – Bashar

on juge à peu près tout ce qui passe devant nos yeux… généralement pas pour le mieux… car qui le jugement porte habituellement vers la bas, vers le laid, vers le pire…

même si dans les faits, le jugement est neutre s’il vient du coeur et qu’il est modulé par la raison, quand on pense jugement on réfère souvent au négatif, à la critique, à ce que l’on aime pas, ou moins…

pourtant, que ce soit les autres

ou les événements en général

notre perception est toujours soit notre propre reflet de nous-même ou soit trop limitée, très limitée, en tous cas trop limitée pour saisir la globalité du monde

notre vue sur le monde est parcellaire, entravée par nos vieilles croyances et émotions qui teintent le regard qu’on porte sur les choses et les gens et cette vue limitée entrave notre perception du réel… en fait, on ne voit jamais le réel, on n’en voit que les parties que l’on veut ou peut voir…

au fond, on ne voit jamais le monde, on ne voit que notre regard partiel et distortionné qu’on porte sur le monde… et en surface, on ne voit jamais rien d’autre que notre propre petit monde que l’on s’est créé au fil de notre vie…

on ne voit que ce que l’on porte dans son coeur, qui se traduit par le regard qu’on porte ensuite sur les choses…

la peur engendre la peur et ainsi, quelqu’un qui a toujours vécu dans la peur portera généralement cette peur dans son coeur et son regard sera teinté de doute et de méfiance face à la vie… à moins d’en prendre conscience… même si on dit que les traces de fond restent marquées pour toujours…

comme la confiance engendre la confiance… et tout le reste…

ainsi, peu importe notre passé, indispensable de toujours rafraîchir notre regard le plus possible, ce regard qu’on porte sur une réalité variable selon chacun(e)…

car selon ma compréhension, il n’existe pas comme telle de réalité objective out there, mais qu’une toile vierge sur laquelle chacun(e) y voit ce qu’il et elle veut et peut, une toile blanche neutre sur laquelle on projète notre petit film personnel, sur laquelle on splash notre propre palette de couleurs…

finalement, chacun chacune le gars et la fille de notre propre petite vue individuelle…

car nous sommes autant l’équipe entière de réalisation, de production, les acteurs actrices que le spectateur/trice…

allez, bon show

pas ou, et (paoué, ouais)

♥♥♥ – 15/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: certains faits peuvent exister parallèlement
• tu es résilient(e) et tu as besoin de repos
• tu as tout donné et tu dois prendre du recul
• tu es indépendant(e) et tu as besoin des autres
• tu étais certain(e) et ta compréhension des choses a changé
• tu es gentil(le) et tu as des limites
• certain(e)s souffrent plus que toi mais ta douleur est réelle
• tu as fait de ton mieux et désormais tu comprend mieux

et encore quelques-unes…

tu peux vouloir le vaccin et respecter ceux qui ne le veulent pas
tu peux être agacé(e) par le masque et le porter quand même
tu peux comprendre les mesures sanitaires et en trouver quelques-unes injustifiées
tu peux aimer le monde en général et quelques-uns peuvent quand même t’énerver
tu peux vouloir le monde et ta vie autrement et comprendre que c’est ça qui est ça
tu peux pogner les nerfs (ou pas) après le message et ne pas tirer sur le messager
tu peux être frustré(e) par les contraintes à ta liberté et ne pas brailler sur les réseaux
tu peux être en désaccord avec les autres et garder ça pour toi…

et… la liste pourrait être encore plus longue…

et

quel beau mot… un ptit mot de rien du tout qui lie tout justement… un ptit mot qui associe, qui permet de co-exister, un ptit mot clé qui ouvre toutes sortes de portes…

toi et moi, moi et vous, nous et eux… eux et elles… car que nous, que nous au bout du compte…

si on pouvait seulement apprendre graduellement à remplacer ou par et

car ou c’est la dualité, c’est un ou l’autre, c’est le bien ou le mal… alors que le bien et le mal n’existent même pas… dans l’absolu du moins, que du contexte… ni bien ni mal… ou si on veut vraiment bien et mal, le bien et le mal… car le bien et le mal ne dansent ensemble que dans nos ptites têtes… dans la vie, que du neutre… et oui…

ou c’est vouloir autre chose, c’est avoir hâte à ce qui sera plus tard quand ça sera enfin comme on veut plutôt que d’accepter tout ce qui est comme cela est…

alors que et c’est la vie telle qu’elle est dans sa globalité, avec tous ses extrêmes, toutes ses contradictions, tous ces phénomènes opposés qui existent en même temps… et oui… et non… peut-être…

ou ça penche vers le non, ça compare… ça préfère certaines choses plutôt que d’autres… ça ou ça…

alors que et, ça porte vers le oui… ça inclut, ça accepte, ça accueille… ça et ça…

alors que l’on aime ou pas ce qui se passe, c’est ça qui se passe…

et ci, et ça… et autre chose… et toutes les autres possibilités… infini package deal…

si o et u du ou ce sont les deux premières lettres de oui, le i manquant manque beaucoup…

alors que le e et le t de et sont les deux premières lettres de etc. qui inclue tout…

ça brasse socialement et individuellement en ce moment…

et ça va continuer encore un bout… et ça va peut-être même s’accentuer et se polariser…

et oui… oh que oui…

et et et…

bonté humaine bonté divine

♥♥♥ – 14/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: en 1939, au Kansas, lorsque les propriétaires des moulins à blé se sont rendus compte que les femmes utilisaient les sacs de farine pour confectionner des vêtements pour leurs enfants, ils se sont mis à utiliser du tissu fleuri et une encre qui pâlissait au lavage pour que le logo disparaisse et que les enfants aient de beaux vêtementspur geste de bonté

hey Amazon, Google, big pharmas et autres corporations gourmandes de ce monde, où êtes-vous en ce moment alors que le monde entier a besoin de vous ?

on veut des gestes comme ceux posés par les propriétaires de moulins plutôt que ce que vous faites avec l’obsolescence programmée et les profits à tous prix pour vos actionnaires…

ou comme ces deux scientifiques…

en 1923, ces deux scientifiques canadiens se sont mérités le prix Nobel pour la découverte de l’insuline… ils décidèrent de laisser le brevet gratuit et en réclamèrent qu’un $ car ils voulaient que les diabétiques puissent se procurer l’insuline gratuitement… depuis, les compagnies pharmaceutiques ont mis la main sur le marché de l’insuline et il en coûte 500 $ par mois aux diabétiques pour survivre… on ne parle pas ici de soins de santé mais d’extorsion…

comme on voit, la bonté et l’avarice existent côte à côte en ce bas monde… le meilleur comme le pire se trouvent devant nos yeux… donner ou prendre…

en ce moment, avec la course aux vaccins, le rôle des pharmaceutiques est crucial, comme celui de certaines corporations dont les profits ont atteint des sommets, pendant qu’un bonne partie des peuples en arrachent simplement pour se nourrir…

le rôle des big pharmas est particulier en ce sens qu’elles investissent parfois de grosses sommes en recherche et développement avant d’obtenir des résultats concrets… ainsi, on ne peut leur en vouloir de chercher à rentrer dans leur argent… mais il y a un équilibre à trouver… et le système capitaliste à outrance rend la game délicate… à trop vouloir satisfaire les actionnaires, on fait payer le peuple…

en ces temps de grand brassage, espérons que le partage et la générosité redeviennent des valeurs primordiales…

espérons que l’on saura réaliser que nous ne sommes pas séparés les un(e)s des autres, d’aucune autre source de vie, autant humaine qu’animale, végétale que minérale… que nous respirons le même air, buvons la même eau, foulons le même sol… sur la même terre… la même mère…

avec la migrance environnementale, nous devrons apprendre à partager davantage, à ouvrir nos coeurs et nos frontières, à donner plus qu’à prendre… à arrêter de considérer les autres comme des eux mais comme des nous…

il se passe de belles choses en ce monde, une foule de projets constructifs et généreux se mettent en place un peu partout… mais on en parle trop peu, quand pas du tout… ainsi, il faudrait en parler davantage pour balancer les mauvaises nouvelles qu’on répand abondamment… et desquelles nous sommes devenus des junkies…

car on reçoit beaucoup quand on donne, quand on partage, quand on prend soin…

alors à tous ceux et celles qui contrôlent ce monde et brassent de grosses affaires, vous devez devenir des agents de changement… c’est peut-être ce que votre coeur tente de vous dire dans cette course effrénée vers nulle part… ailleurs qu’ici…

donnons tout ce que l’on veut recevoir… et encore un peu plus…

car on dit que dans la vie, au bout du compte, il y a seulement deux types de personnes: celles qui prennent et celles qui donnent…

de quel bord voulons-nous être ?

et vivant(e), et humain(e)

♥♥♥ – 13/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

et si le but poursuivi était de rester ET vivant(e) ET humain(e) ?

comme si la vie n’était que l’un OU l’autre…

pro ou anti masques… pro ou anti vaccin… gauche droite… pro-ci, anti-ça… anti-ci pro-ça, etc…

mais bordel, la vie est l’un ET l’autre… une chose ET son contraire… ET des multitudes de différences…

la vie est inclusive… la vie ne discrimine pas… la vie est juste et injuste à la fois… la vie est en partie liberté et, en partie, contraintes… la vie débute avec la naissance et se termine avec la mort… et entre les deux, tout un monde de possibilités, un monde de tous les possibles… et de tout autant d’impossibles… faut faire avec…

et si, en fait, il n’y avait pas de but poursuivi en cette vie ?

car nous sommes déjà ET vivant(e) ET humain(e)… et ici, pour nous, et là-bas, pour d’autres…

et s’il n’y avait tout bonnement pas de but autre que celui de vivre tout simplement ?

et de faire avec ce que la vie met dans notre assiette à chaque jour… certain(e)s mieux équipés que d’autres, d’autres moins… certain(e)s beaux, d’autres laid(e)s… comme les arbres dans la forêt qui sont tous différents les uns des autres mais chacun unique… et à sa place…

chacun chacune préoccupé(e) du sort de son prochain et de sa prochaine… car tous et toutes le prochain et la prochaine d’autrui… prochain(e) comme dans proche… et non séparé(e)…

personne n’a choisi ce qui nous arrive actuellement… autant individuellement que collectivement… on doit faire avec… du mieux que l’on peut… en fait, du mieux que l’on veut… car on peut faire comme on veut… dans la mesure que faire se peut…

certain(e)s sont full frus, d’autres plus conciliant(e)s… certain(e)s contre, d’autres pour…

tout le monde, dans son petit monde, connait la solution à tous les problèmes… facile de régler le sort du monde dans nos ptites têtes de pinotes… sauf que la vie ne se passe par que dans le petit monde de quiconque…

la vie est une grande toile d’araignée hyper complexe et imbriquée… tissée par les pensées, actions et gestes de tous et toutes…

personne ne vit en circuit fermé… la vie est contagieuse… la Covid nous montre bien cela… interconnexion, inter dépendance dans notre vivre ensemble qui s’exprime souvent plutôt en vivre contre… contre toute attente…

la vie est ici, en nous, et là-bas, out there… et nous ici dans la vie là-bas… tout est dans tout comme le disait notre cher Raoul national… et on pourrait rajouter tout le monde est en tout le monde… seul et même grand corps social…

alors soyons des cellules positives, des micro organismes qui tendent vers la vie… pour le bine du plus grand nombre… autant en protégeant les plus vulnérables, qu’en protégeant les libertés du plus grand nombre… beau défi, grand casse-tête…

toi et moi, vous et nous… que nous, toujours et partout… pas de eux, que des nous, pas de moi contre toi… que du nous, que du je ET du nous, qu’un je dans le grand nous, dans le grand tout… fiou… alors tout doux tout doux mes pitous… qu’un grand monde fou fiou…

ça serait peut-être une bonne idée d’arrêter de penser le monde en dualité, en opposition, en conflits potentiels, en séparation… car le monde commence en pensées… et le monde part de nos ptites têtes… et se passe beaucoup là… sauf que ce qui en sort de ce monde à nous aura un impact sur le grand monde, sur le monde du plus grand nombre… alors faisons partie de la solution, chacun(e) à son humble mesure…

car le monde, et ses diverses manifestations, n’est pas là pour nous faire suer, pour se mettre entre la vie et chacun(e) de nous… la vie est neutre… on peut en faire ce que l’on veut, ET ce que l’on peut… comme on peut…

alors ?

encore vivant(e) ? toujours humain(e) ?

aimer haïr et haïr de peur

♥♥♥ – 12/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: si tu détestes quelqu’un, alors c’est elle qui gagne… – Confucius

beaucoup de haine qui flye sur les ondes ces temps-ci non ?

on dirait qu’on aime ça haïr nous les humain(e)s… car la guerre fait partie intégrale de l’histoire de l’humanité… quelques grandes guerres, mais des tonnes de petites surtout… entre gens, entre clans, entre peuples, en même en soi, comme à l’extérieur…

on déteste et méprise tout ce qui est différent de nous… de ce à quoi l’on croit… tout ce qui est à l’autre bout du spectre de nos valeurs… tout ce qui ne correspond pas à notre idée de ce qui est bien, bon, juste et bon…

et on méprise même les parties de nous-même que l’on accepte pas…

pourtant, tant de différences en ce bas monde, plus que jamais on dirait même… le monde se scinde en clans… gang de frus… les pros et les antis… les moutons et les éveillés… ceux et celles qui acceptent et les autres qui contestent… dualité quand tu nous tiens…

alors pour être en paix, j’imagine qu’il nous faudra apprendre à accepter, tolérer et même aimer et apprécier la différence car notre monde est de plus en plus coupé en au moins deux, éclaté, diversifié, contradictoire même…

car tant qu’on haït, on est à l’extérieur de soi… tant qu’on haït, on perd une partie de sa paix intérieure… tant qu’on haït, on laisse autrui perturber le calme en nous…

et tant qu’on haït, on devrait se demander pourquoi on haït tant…

peut-être qu’on aime beaucoup beaucoup au fond ?
ou qu’on voudrait beaucoup beaucoup ce que l’on déteste ?
une partie de soi qu’on ne veut pas voir ?
quelque chose qui heurte nos valeurs ?

je ne sais trop mais je sais que lorsque je me pogne à haïr, toujours plus de moi que ça parle que de l’autre… en moi que cette haine est déclenchée… alors je peux tirer sur le messager si je veux, mais je crois que je me trompe de cible…

traduction: quelqu’un me méprise ? c’est son problème… – Marc Aurèle

car si d’un coté, on peut haïr autrui ou une chose hors de soi, et que c’est notre problème, de l’autre, on peut aussi être haï(e) et détesté(e)… car on ne peut non seulement être aimé(e) de tout le monde, on sera aussi inévitablement méprisé(e)s, détesté(e) et maudit(e) par autrui…

et so what ?

mais comme quand on méprise et déteste autrui, encore là, que soi, que soi…

car de toute façon, on dit que le contraire de l’amour n’est pas tant la haine que la peur…

et j’ai bien peur que ça soit vrai…

Bemvindo Velcomen Welcome Anna Freja

♥♥♥ – 11/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

il y a quelques années, au Brésil, il m’est arrivé quelque chose de très étrange… dans la casa do Feitio, là où l’on fabrique le thé Daime à notre église brésilienne, j’étais en train de jouer un hymne dédié à Xango que j’ai reçu je ne sais d’où ni de qui… autour du Daime, il arrive de ces choses…

et pendant que je jouais, tout à coup un grand vent s’est levé, de gros nuages sont passés au-dessus de nos têtes et un drôle de feeling m’a glissé dessus… et lorsque j’ai regardé un couple d’amis nouvellement formé qui se tenait collés-collés amoureusement, j’ai vu descendre sur eux quelque chose que j’ai interprété comme l’annonce d’une âme… autour du Daime, il arrive de ces choses…

le ciel est redevenu bleu, le vente s’est calmé et dès que j’ai terminé de jouer et de chanter, je suis allé voir les deux amis en question et je leur ai dit, avec un peu de gêne car je ne suis pas un habitué de ce genre de choses, que j’avais vu descendre sur eux une âme, que j’avais l’impression qu’un enfant venait de les choisir comme parents… comme le feeling qu’une petite fille viendrait à eux bientôt… comme ils venaient tout juste de se rencontrer et de tomber en amour, c’était un peu audacieux, pour dire le moins, de ma part…

car je ne suis pas du genre psychic, ni très voyant… même assez peu prévoyant dans ma vie quotidienne… qu’un peu, à court terme… pour le long, je fais confiance à la vie et on verra pour ce qui est du pont lorsque on sera rendus à la rivière… de toute façon, toutes les rivières finissent par arriver à la mer…

l’an dernier, j’ai reçu un message de leur part… Bruna était enceinte… puis il y a quelques mois, un autre message confirmant que c’était une fille et qu’elle était attendue pour le 30 avril prochain…

et ce matin, juste avant de rédiger cette chronique, j’ai reçu la bonne nouvelle de mes amis qui vivent au Danemark depuis l’an dernier… lui est originaire de là-bas, elle est brésilienne… loin loin de la maison en effet pour elle… nouveau home en ce monde… deux belles âmes qui sont très près de mon coeur…

alors ce matin, j’ai reçu la photo ci-haut… alors je vous présente Anna Freja, née hier le samedi 10 avril 2021…

un peu plus de 2 ans après ma vision, cet étrange pressentiment… hop une nouvelle vie en ce bas et beau monde… mystérieuse la vie quand même non ?

drôle de feeling, mais un bien beau… je sens une certaine connexion avec cette petite âme, et avec ses deux parents… comme si j’avais perçu que cette petite fille, même pas encore incarnée dans la chair, avait manifesté sa présence à venir parmi nous… et qu’elle avait choisi l’amour naissant de ces deux personnes pour s’incarner dans la matière… sur notre terre…

quand même tout un défi de naître ces temps-ci, comme de donner naissance… un acte de foi s’il en est…

possible qu’on ait bien besoin de ces nouvelles âmes qui choisissent de s’incarner en ces temps délicats pour nous aider à sortir de cette situation dans laquelle on s’est foutus vous et moi, nous tous ensemble…

la vie est un grand mystère qu’on ne peut que vivre, car impossible à prévoir ni planifier… un acte de confiance et de foi…

alors chers amis, chers Torben et Bruna, je vous souhaite le mieux, le meilleur et le juste et bon… je me sens lié à vous, à distance, en amitié… car nous sommes une famille, une nouvelle sorte de famille, une famille de coeur, la grande famille du Santo Daime…

viva amizade, viva a familia ! viva Anna Freja !

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but don’t ask me where I am going
as I travel in this limitless world
where every step I take is my home…
– Dogen

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translation for you dear friends, Bruna and Torben…

A few years ago, in Brazil, something very strange happened to me… in the casa do Feitio, where we make Daime tea at our Brazilian church, I was playing an hymn dedicated to Xango that I received «I do not know from where or from whom»… around the Daime, these things happen…

and while I was playing, suddenly a great wind picked up, big clouds passed over our heads and a funny feeling slipped over me… and when I looked at a couple of friends newly formed who stood side by side lovingly, I saw something descending upon them that I interpreted as the announcement of a soul coming down… around the Daime, these things happen…

as soon as I was done playing and singing I went to see the two friends in question and told them, with a little embarrassment because I’m not used to this kind of thing, that I had seen descending upon them a soul, that I had the impression that a child had just chosen them as parents… like the feeling that a little girl would come to them soon… as they had just met and fallen in love , it was a little daring, to say the least, on my part …

because I am not the psychic type, nor very gifted sightwise… in fact, not very far-sighted in my daily life… just a little, in the short term… for the long term, I have confidence and faith in life and we will see about the bridge when we get to the river … anyway, all the rivers end up reaching the sea …

Last year I got a message from them … Bruna was pregnant … then a few months ago another message confirming that it was a girl and that she was due for April 30th …

and this morning, just before writing this column, I received the good news from my friends who are living in Denmark since last year… he is from there, she is Brazilian… far away from home indeed for her… but a new home in this world… two beautiful souls who are very close to my heart…

so this morning, I received the photo above … so I introduce you to Anna Freja, born yesterday, Saturday April 10, 2021…

a little more than 2 years after my vision, this strange foreboding… hop a new life in this beautiful and mysterious world… mysterious life…

funny feeling, but a very nice one… I feel a certain connection with this little soul, and with her two parents… as if I had perceived that this little girl, not even yet incarnated in the flesh, had manifested her presence to come among us… and that she had chosen the budding love of these two people to be embodied in matter… on our earth…

quite a challenge to be born these days, as is to give birth … an act of faith if there is one …

we may well need these new souls who choose to incarnate in these delicate times to help us get out of this situation in which we screwed you and me, all of us together …

life is a great mystery that we can only live, because it is impossible to foresee or plan … an act of trust and faith …

so dear friends, dear Torben and Bruna, I wish you the best, the best and the just and good… I feel connected to you, at a distance, in friendship… because we are a family, a new kind of family, a family of heart, the great family of Santo Daime …

viva amizade, viva a familia! viva Anna Freja ! another new miracle, here and now…

la vue de mon écran

♥♥♥ – 9/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

depuis quelques jours je planche sur ce projet de nouvelle tribu dont je vous ai parlé il y a quelques jours, projet qui, j’en suis heureux, a suscité un intérêt certain chez plusieurs d’entre vous…

car en tant qu’êtres sociaux, on a besoin de contacts avec des gens qui nous ressemblent… et même si les relations en ligne ne sont pas le boutt du boutt, ça garde un minimum de lien d’ici à ce que les corps qui portent nos âmes puissent se croiser de nouveau… certains affirment plutôt que ce sont nos âmes qui déplacent nos corps, autre vision…

alors après viré le concept de tous bords tous côtés

je continue à réfléchir et à jouer avec les concepts et je vous laisse sur la vue du projet que j’ai d’ici… alors bienvenue dans mon écran…

et vous reviens avec plus de détails la semaine prochaine car ce week-end on travaille sur le terrain ici et dans la forêt… beau temps pour aller jouer dehors… 😉

haine peur douleur et peine

♥♥♥ – 8/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: j’imagine que l’une des raisons pour laquelle les gens s’accrochent à la haine avec tant d’entêtement s’explique par le fait que lorsque cette haine est exprimée, ils devront ensuite contacter la douleur qui se cachait derrière… – James Baldwin

pas mal de haine sur les réseaux hein ? des gros mots durs à tour de gueule, des mots sans coeur, durs et froids car personne pour se les échanger en face à face, surtout ni coeur à coeur… toujours plus facile de blaster autrui l’autre côté de son écran à coup de clavier qu’une vraie personne en chair et en coeur…

personnellement, je crois que c’est davantage de la peur que de la haine qui circule… comme si la haine était le vice caché de la peur, sa face cachée, la version extravertie d’une crainte généralisée, alors que la peur est une empath comme on dit en anglais…

quand elle s’exprime, et en particulier sir les réseaux impudiques, la peur joue à Dr Jekkyll et Mr Hyde… souvent les petits chiens qui jappent le plus…

parfois quand elle sort, la peur met sa froque de cuir et chevauche sa Hurler… vroum vroum pow pow… et wouf wouf wouf…

mais au fond, je crois que le monde vit er ressent plus de peur que de colère et de haine…

certain(e)s ont peur de la maladie et des risques sanitaires, pour eux, pour leurs proches ou pour la société en général, d’autres ont peur de perdre leur droits et leur liberté… souvent eux qui jappent le plus fort à ce que je constate…

car nous sommes d’éternels enfants, certains encore tout petits, d’autres devenus grands… d’autres ont viré glands… cachés derrière leur écran de derrière… et mal foutus envers son/sa prochain(e)… mais il faut reconnaître que certains partent avec quelques prises au bâton, et de nombreuses claques sur la gueule… ceci pouvant expliquer en partie cela…

mais au fond, différents bateaux mais même tempête…

alors en ce doux printemps qui est finalement revenu (comme dans la chanson), chillons un peu… car nous sommes à l’aise, gras dur, des privilégié(e)s parmi les privilégié(e)s de la planète… malgré les contraintes, on nage encore et toujours dans la ouatte de la ouatte… floush à floush…

et offrons-nous les un(e)s les autres respect, compassion, empathie, entraide…

car on joue tous et toutes dans le même film… parfois tragédie, parfois comédie… mais toujours une belle comme laide grande vue selon le siège et le rôle qu’on occupe, sans popcorn pour le moment, mais all dressed la vue…

car oui nous sommes souverains, indépendant(e) et libres, et en même temps soumis aux lois naturelles et humaines, relié(e)s et interconnecté(e)s…

une perle:

Vous êtes arrivé(e) faible,
Vous repartirez faible.

Vous êtes venu sans argent ni biens,
Vous quitterez sans argent ni biens.

Votre premier bain ? Quelqu’un vous l’a donné,
Votre dernier ? Quelqu’un vous le donnera aussi.

C’est la vie !!!

Alors pourquoi tant de malice, tant d’envie, tant de haine, tant de ressentiment et tant d’égoïsme ?

Soyez gentil(le) !

Nous avons peu de temps sur Terre, ne le gaspillons pas inutilement…

via Unmasked Mental Health