Archives pour la catégorie les chroniques d’un nôbodé

mer d’idées


♥♥♥ – 27/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

pas besoin de traduction right friends ?

car tout est limpide dans cette illustration – qui illustre si bien justement – nos deux positions de base face au never ending flow et flot continu des idées… qui viennent et qui reviennent constamment… toujours à peu près les mêmes idées… on and on and on… comme une marée, qui monte et descend, et revient et revient..

que des vagues de mots… dans l’eau du temps… sur une mer d’idées… plus ou moins agitée(s), plus ou moins calme(s), autant les pensées que la mer qui les porte… mais un mouvement perpétuel…

pris dedans ? floush floush floush… et mal de coeur…

présent(e) et observant ? smooth sailing… et coeur et tête paisibles…

et quand on peut simplement observer le mouvement de nos idées, peu importe ce qui est pensé, peu importe ce qui y passe et ce qui s’y passe ! ni de bonnes ni de mauvaises idées… que des bulles d’air dans une mer agitée ou de calme… aucun propriétaire pour les réclamer…

quand on ne s’attache pas à la matière pensante, à la moëlle des pensées émergentes circulant sur notre bande passante mentale, pas grave si on a des foules d’idées full folles, wild, qui partent en tous sens, pensées fuckées et zétranges…

des idées qui tournent en boucle… et qui ne mènent nulle part ailleurs qu’ici…

car a thought is only a thought is only a thought… and this one too shall pass… and the next…. and the next…

et ainsi soit-il… et ainsi que ce sera car mouvement perpétuel sur la mer des idées et des pensées, il y a toujours de la houle et du mouvement… 24/7, presque du berceau au tombeau, car on a petite éclaircie lors des premières années avant que les concepts commencent à se loger en nous…

alors apprécions cette grande croisière.. ni capitaine, ni matelot(e), que touriste en vacances… et souhaitons-nous un peu de vacancy…

alors chers et chères lecteurs/trices, en pensée avec vous, et pensées vers vous…

maître temps

♥♥♥ – 26/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

peu importe ce que l’on croit, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on pense, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on dit, le temps l’emportera…

peu importe qui l’on est, le temps nous emportera…

quand on est jeune – du moins plus qu’aujourd’hui et moins que demain – on se croit invincible… on pense qu’on co-crée le monde… Dieu et moi, buddy buddy…

on énonce nos intentions, habituellement juste des bien bonnes et pour le mieux, et on attend un peu en pensant que la vie nous entend… on s’attend à ce que la vie agisse en conséquence… prière de ne pas déranger nos rêves…

mais avec le temps qui passe, sur soi, en soi, autour, si on écoute et un peu et qu’on demeure attentif, on finit par apprendre du temps qui passe…

car le temps est le plus grand des gourous, le maître ultime, l’enseignement à long long terme…

car tout finit par passer… autant soi-même que les choses et les gens autour de soi…

notre corps plisse et ralentit, certains maux de corps émergent, et au fur et à mesure, on apprend l’humilité, le respect, l’ordre des choses…

quand on jeune, on sait tout… ou du moins on le pense, et on se croit… le propre de la jeunesse et rien de mal à ça… mais jeunesse se passe… sur toute une vie…

et avec le temps qui passe, nos pseudo certitudes finissent par fondre… avec le temps qui nous passe sur le corps et qui pétrit notre âme et notre coeur, on finit par apprendre la vie… long long apprendre la vie… tellement que certain(e)s s’impatientent…

oh je sais, on dit que le temps n’existe pas… les plus jeunes qui disent ça… car plus on vieillit, plus on apprend la concrétitude du temps qui passe… en corps et encore…

car ce temps nous passe à-travers la peau, le temps nous coule entre les veines… ce temps finit par nous dépasser…

oh je sais, on dit que nous ne sommes pas notre corps… les plus jeunes qui disent ça… car avec le temps qui le plies, le tisse et le rapetisse, le corps nous rappelle nos limites… et se trouve dans ce processus de maturation une bien belle et grande leçon… lente leçon… slow and deep learning…

oh je sais, on dit que la mort n’existe pas… parlez-en aux gens qui ont perdu des proches récemment… mais SVP ne leur dites pas votre grande vérité au sujet de la mort, c’est déplacé et irrespectueux… car ils et elles ont le droit de pleurer leur peine et de laisser aller leurs liens d’amour et d’attachement…

car oui nous sommes des êtres d’attachement… un luxe et un grand courage d’oser s’attacher à autrui…

oh je sais, on dit que nous sommes éternel(le)s… les plus sages qui affirment cela… et peut-être bien que c’est vrai.. mais tant que cela n’a pas été notre expérience, ayons la décence de ne pas parler à-travers notre chapeau… car pas que les plus jeunes qui fassent cela…

mais toutes nos certitudes instantannées finiront par fondre comme neige au soleil et ne restera alors que la vie…

ci-bas, superbe petit talk sur l’éloge du doute par Etienne Klein via Jean Gagliardi… me semble que ça que l’on apprend avec le temps…

https://www.brut.media/fr/news/l-importance-de-la-nuance-selon-etienne-klein-3cdf30c7-3492-4dc6-8445-706fbcbd5aa4

d’la houle dans chaloupe

♥♥♥ – 25/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

est-ce qu’on s’en va tout droit dans le mur ? vers la chute ? ou vers l’ascension en 5D ?

la question se pose, pas reposant… et des questions se posent…

et pendant qu’on se chicane et s’entre-déchire, le bateau avance et file… droit devant… et un peu tout croche à cause des soubresauts idiologiques… et tangue la barque tabaslac… excusez-là, pour la rime… et ça aurait pu être pire…

de tous bords, tous côtés, on se déchire sur les fondements de la crise actuelle… ou sur la façon de la régler… et de la nier…

et on ne parle même pas des enjeux environnementaux, probablement la plus grande menace globale dans l’agenda…

mais en ce moment…

pandémie pour certain(e)s, plan et demi pour d’autres…

crise sanitaire pour certain(e)s, scénario arrangé par les gars des vues, et les big pharmas, et les corpos, et les élites pour certain(e)s autres…

chacun sa propre opinion, mais débat pas toujours propre…

chacun sa propre théorie, son explication, chacun son bouc émissaire, chacun sa propre ptite vue sur la chose… tous et toutes des gars et des filles de la même grande vue… et pourtant, multi visions et réalités virtuelles à angles variables… à grands coup de simili-certitude…

pro et anti masques, pour ou contre les vaccins… pro liberté versus pro sécurité… respect ou contestation des règles… pro guns ou pro contrôle… pro-vie jusqu’à la mort… pro environnement ou pro croissance économique… du pain et des choses… et on fait parler les chiffres dans la langue de notre choix…

on se chicane pour tout, mais surtout pour des riens… et pendant ce temps, la chaloupe suit son cours et la rivière coule, coule et coule, jusqu’à la mer, qui monte et monte… ou jusqu’à la chute… qui risque d’être brutale… eau chaude droit devant…

avec les réseaux asociaux, nos divergences sont magnifiées, mais nos discussions pas si magnifiques… comme on n’a personne en chair en face à face à soi, nos mots sortent drus et tout croches, nos mots écorchent… tellement que même plusieurs personnes sortent écorchées vif du ring politique à coups de menaces de mort…

on vit dans un drôle de monde, mais un monde pas toujours drôle…

un monde de tension exacerbé dans lequel de plus en plus de femmes meurent, tuées par des hommes… gênant pour les descend’Adam ces temps-ci… pomme de discorde mortelle et masculinité toxique…

on argumente, on s’oppose, on s’obstine, on se dresse contre autrui et toute parole qui s’éloigne un tant soit peu de la nôtre… on recherche les opinions qui vont dans le sens des nôtres et on ridiculise celles qui s’en éloignent…

on pense savoir mieux que son voisin et sa voisine alors que notre vision est toute petite, partielle et limitée… oh que nos petites oeillères bloquent une partie de la grande vue…

et on est certain(e) qu’on a raison, en tous cas plus raison que les autres qui ne pensent pas comme nous, les mal pensants… ah le monde dit-on !

et pendant ce temps

les humains de la classe ouvrière commencèrent à s’entre-déchirer les un(e)s les autres plutôt que de se rebeller contre les élites – corporatives, politiques, sanitaires ? à vous de choisir – responsables de leur malheur…

et malgré tout ce gris, quoi faire d’autre que de garder l’espoir de la lumière ?

car comme on dit, préférable être un(e) optimiste qui risque d’avoir tort qu’un(e) pessimiste certain(e) d’avoir raison…

déclencheurs déclenchants déclenchés

♥♥♥ – 23/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction:
les gens ne te déclenchent pas…
ils ne font que déclencher tes déclencheurs…
mais tu n’es pas tes déclencheurs…
tu es dérangé(e) par tes réactions à toi qui, elles, sont déclenchées par l’extérieur…
ce qui est déclenché en toi pointe habituellement vers ce que tu dois guérir…
tu es responsable autant de tes déclencheurs que de ta guérison…

par certain du terme guérison dans cette citation… je dirais plutôt ce avec quoi je dois faire la paix en moi… mais tout à fait d’accord sur le fait qu’en général, on réagisse le plus fortement aux enjeux et aux gens envers lesquels nous devons regarder en nous… et on dirait que la vie est maître à nous les mettre devant la face et sous le nez…

car lorsque notre attention est portée en une direction précise, peut-être que c’est la vie qui nous fait coucou et qui nous dit : youhou, es-tu capable de rester neutre devant ces mots auxquels tu réagis ? qui ne sont que de simples mots au fond… mais les réactions en nous sont bien réelles… paroles paroles… miroir miroir… réactions réactions…

tenez, moi par exemple, pas tout à fait neutre devant cette affirmation si simpliste et condescendante diffusée par certain(e)s braves con citoyen(ne)s (excusez l’espace 😉


encore déclenché big time le chroniqueur par ces mots…

comme si tout le monde qui approuve et respecte les mesures sanitaires avait peur de mourir…

hey braves gens, ces humains n’ont non seulement pas peur de mourir, au contraire, ils et elles risquent leur vie quotidiennement à tenter de sauver les gens atteints – toi peut-être un jour mon et ma brave – et à maintenir en équilibre un système de santé fragile… en contact direct avec le virus eux et elles, contrairement à toi, moi, nous… qui avons le luxe de suivre le film dans notre écran…

mais je parle dans le beurre car nos braves gérant(e)s se terrent dans leurs estrades sécuritaires et s’ouvrent rarement à cette autre réalité qui prend place sur le terrain… la leur – réalité virtuelle – est nettement plus confortable… et sécuritaire, ce qui permet d’ouvrir la bouche sans risque… et sans masque…

au bout du compte, quelque chose à regarder pour moi j’imagine… pourquoi suis-je si déclenché par les tenant(e)s de ces discours ?

ou, encore pire, celle-ci que j’ai vu passer l’autre jour et que je ne peux même pas afficher à l’endroit (doublement à l’envers) tellement je la trouve méprisante et dégradante..


au début je pensais que c’était une farce… tellement c’est inhumain, tellement c’est méprisant … mais peut-être est-ce seulement moi qui est trop sensible et petite nature ? comme c’était posté par un ami FB, j’ai osé commenter que je trouvais cela arrogant et méprisant pour me faire répondre par un bonhomme sourire… ex-ami FB… ma limite…

ce genre d’argument souvent utilisé par des gens bien installé(e)s dans le confort de leur foyer, logé(e) nourri(e) chauffé(e), et soigné(e) s’ils/elles tombent malade, n’ayant aucun contact direct avec le ptit 19 et sa famille, me fait encore réagir fortement… me sors de moi et de mes gonds…

alors je regarde ce qui monte… et soit je flushe, soit je ferme l’écran, soit je regarde et sent sans juger car que mon stock réactif à moi… ultimement, que mes déclencheurs à moi… ma réaction à moi… et rien que je ne puisse changer en eux et elles… pas ma business anyway…

facile de se faire aller les doigts et les mâchoires avec des discours de droit à la liberté quand on n’a pas à oeuvrer au coeur du problème, comme c’est le cas pour moi et la plupart d’entre nous… au fond, nos braves ami(e)s ont tout aussi peur, mais l’objet de leur peur diffère… peur de perdre leur liberté, leur capacité de se mouvoir, de voyager… que d’autres peurs les braves

mais on a beau s’insurger, réagir avec indignation, se mettre en colère, unfriender ces gens, ils continuent d’exister et de partager leur bonne parole…

ainsi, comme nous, chacun chacune responsable autant de nos propres déclencheurs que de notre guérison, et de nos réactions, à nous qu’il revient de faire sens de cette situation actuelle… et de faire la paix avec ce qui crée mouvement en soi…

évidemment que certaines décisions prises par les autorités peuvent nous sembler injustes ou injustifiées par moment, que nous réagissions aussi parfois, mais ce ne sont que des êtres humains qui tentent de contenir une situation dont on n’a même pas idée de l’ampleur tant qu’on a pas à la considérer dans son ensemble… tant que nous ne sommes pas imputables des décisions…

oh bien sûr que chacun chacune a droit à ses opinions, mais souhaitons que nous puissions tous et toutes aussi être responsables de nos réactions… et que nous puissions toujours respecter notre humanité, peu importe nos croyances, opinions et vues sur les choses…

alors à tous ceux et celles qui sont impliqués directement dans cette crise depuis un an déjà, encore une fois, chapeau et respect… et merci infini…

écran miroir

♥♥♥ – 22/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: chaque fois que tu juges quelqu’un, tu révèles une partie de toi-même qui a encore besoin d’être guérie

on pourrait aussi rajouter chaque fois que tu juges quelque chose… même si derrière les choses, il y a toujours des gens… et derrière nos jugements, de la peur, de l’ignorance et du mépris…

en ce moment, des gens et des choses à juger, il y en a plein nos écrans, ça déborde… car par là que passe une bonne partie de notre vie en ce moment.. et tant d’opinions se manifestent… et nos écrans génèrent en nous des jugements en série, une machine à pop-corn de jugements…

la dualité bat son plein devant nos yeux comme jamais auparavant il ne semble… devant nos yeux, mais du coup, en nous aussi… car on ne voit souvent que ce qui est en soi… et pas toujours le plus beau…

alors beaucoup de guérison en vue dirait-on… quoi qu’on peut se permettre d’en douter à première vue car les choses semblent se polariser de plus en plus et pas certain que la situation out there ne s’améliore… mais parfois, faut que le fond du chaudron remonte à la surface pour qu’on puisse faire le ménage…

grosso modo, d’un côté, les anti masques/vaccins/confinement jugent ceux et celles qui acceptent et respectent les mesures de confinement et les considèrent comme des


alors que ceux et celles davantage porté(e)s vers la sécurité et l’acceptation et le respect des règles sanitaires perçoivent les antis comme des inconscients, des complotistes (terme vague s’il en est un) ou des covidiots…

on ne s’en sort pas… blanc bonnet, bonnet noir, et mouton noir ou de toutes les couleurs…

d’un côté comme de l’autre, on juge à divers degrés les adeptes de l’autre camp, se considérant mutuellement quasiment comme des ennemi(e)s…

société divisée… dualité sur-activée… hors de soi comme en soi finalement…

le débat est très émotif, les convictions tranchées comme du pain Weston…

mais probablement que la Vérité avec un grand V n’existe pas et que la réalité se situe quelque part entre les deux pôles… ou qu’il existe de multiples vérités et réalités selon le point de vue de chacun(e)… dans les yeux et le coeur de celui et celle qui regarde…

ainsi, depuis un an, le respect de nos différences est mis à l’épreuve big time… la division sociale est à son paroxysme… comme en soi car même si on respecte les limites, on en a aussi plein son masque…

si rien n’est jamais tout à fait noir ni tout à fait blanc, 8 milliards de nuances de gris, tout ce qui passe devant nos yeux se révèle être un miroir de soi… surtout ce qui nous indispose, ce qui nous dérange, ce qui nous fait réagir…

et comme l’affirme ci-bas le Dalai Lama, nous ajoutons à notre douleur et à notre souffrance en étant trop sensible et en réagissant à des pécadilles, en prenant les choses trop personnellement…


et sensibles nous le sommes tous et toutes…

il faut faire preuve d’une grande maturité pour oser considérer ce qui passe devant soi comme un miroir de soi-même, notamment de nos zones les plus sombres… mais si on y arrive, le monde se transforme alors en une grande leçon de vie… et ce qui nous déstabilise le plus devient un faisceau éclairant nos zones d’ombre…

mais évidemment, plus facile de tirer sur le messager que de faire face à soi-même et à ses contradictions…

allez, bon looking in

Mirrors composition architecture detail.

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La sagesse du silence intérieur

Pensez à ce que vous allez dire avant d’ouvrir la bouche.

Soyez bref et précis, car chaque fois que vous prononcez un mot, vous laissez sortir une partie de votre Chi (énergie).
Ainsi, apprendrez à développer l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne faites jamais de promesses que vous ne pouvez pas tenir.
Ne vous plaignez pas et n’utilisez pas de mots qui projettent des images négatives, car tout ce que vous faites avec vos mots chargés de Chi se reproduira autour de vous.
Si vous n’avez rien de bon, de vrai et d’utile à dire, mieux vaut ne rien dire.
Apprenez à être comme un miroir: observez et réfléchissez l’énergie.
L’Univers est le meilleur exemple de miroir que la nature nous a donné, car il accepte, sans conditions, nos pensées, nos émotions, nos paroles et nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie à travers les différentes circonstances qui apparaissent dans nos vies.
Si vous vous identifiez au succès, vous réussirez.
Si vous vous identifiez à un échec, vous connaitrez l’échec.
Ainsi, nous pouvons observer que les circonstances dans lesquelles nous vivons ne sont que des manifestations externes du contenu de notre conversation interne.
Apprenez à être comme l’univers, en écoutant et en réfléchissant l’énergie sans émotions denses et sans préjugés.
Car, étant comme un miroir, avec une puissance mentale calme et silencieuse, sans vous donner la possibilité de vous imposer avec vos opinions personnelles, et en évitant les réactions émotionnelles excessives, vous avez la possibilité d’une communication sincère et fluide.
Ne vous donnez pas trop d’importance et soyez humble, car plus vous vous montrez supérieur, intelligent et arrogant, plus vous devenez prisonnier de votre propre image et vivez dans un monde de tension et d’illusions.
Soyez discret, préservez votre vie intime.
De cette façon, vous vous libérerez de l’opinion des autres et aurez une vie tranquille et bienveillante qui est invisible, mystérieuse, indéfinissable, insondable comme le Tao.
Ne rivalisez pas avec les autres, la terre qui nous nourrit nous donne le nécessaire.
Aidez les autres à réaliser leurs propres vertus et qualités, à briller.
L’esprit de compétition fait grandir l’ego et crée inévitablement des conflits.
Ayez confiance en vous.
Préservez votre paix intérieure en évitant de vous lancer dans les épreuves et les astuces des autres.
Ne faites pas de compromis facilement, agissant à la hâte, sans avoir une conscience profonde de la situation.
Ayez un moment de silence intérieur pour considérer tout ce qui se présente et alors seulement prenez une décision.
Ainsi, vous développerez la confiance en vous-même et en votre Sagesse.
S’il y a vraiment quelque chose que vous ne savez pas ou pour lequel vous n’avez pas de réponse, acceptez-le.
Ne pas savoir est très inconfortable pour l’ego, car il aime tout savoir, avoir toujours raison et donner son avis très personnel.
Mais en réalité, l’ego ne sait rien, il lui fait simplement croire qu’il sait.
Évitez de juger ou de critiquer.
Le Tao est impartial dans ses jugements: il ne critique personne, il a une compassion infinie et il ne connaît pas la dualité.
Chaque fois que vous jugez quelqu’un, la seule chose que vous faites est d’exprimer votre opinion personnelle, et c’est une perte d’énergie, c’est du pur bruit.
Juger est un moyen de cacher nos propres faiblesses.
Le Sage tolère tout sans dire un mot.
Tout ce qui vous dérange chez les autres est une projection de ce qui n’a pas gagné en soi. Laissez chacun résoudre ses problèmes et concentrer son énergie sur sa propre vie.
Faites attention à vous, ne vous défendez pas.
Lorsque vous essayez de vous défendre, vous accordez trop d’importance aux paroles des autres, donnant plus de force à leur agressivité.
Si vous acceptez de ne pas vous défendre, vous démontrez que les opinions des autres ne vous affectent pas, qu’elles ne sont que des opinions et vous n’avez pas besoin de convaincre pour être heureux.
Votre silence intérieur vous rend impassible.
Utilisez régulièrement le silence pour éduquer votre ego, qui a la mauvaise habitude de parler tout le temps.
Pratiquez l’art de ne pas parler.
Prenez quelques heures pour vous abstenir de parler.
C’est un excellent exercice pour connaître et apprendre l’univers du Tao illimité, au lieu d’essayer d’expliquer ce qu’est le Tao.
Se développera alors progressivement l’art de parler sans parler, et votre vraie nature intérieure remplacera sa personnalité artificielle, laissant apparaître la lumière de son cœur et la puissance de la sagesse du silence.
Grâce à cette force, vous attirerez en vous tout ce dont vous avez besoin pour votre propre épanouissement et votre libération complète.
Cependant, vous devez faire attention à ce que l’ego ne s’infiltre pas.
Le Pouvoir demeure lorsque l’ego reste calme et silencieux.
Si l’ego s’impose et abuse de ce Pouvoir, il deviendra un poison, qui l’empoisonnera rapidement.
Soyez silencieux, cultivez votre propre pouvoir intérieur.
Respectez toute vie dans le monde.
Ne forcez pas, ne manipulez pas et ne contrôlez pas les autres.
Devenez votre propre Maître et laissez les autres être ce qu’ils ont la capacité d’être.

En d’autres termes, vivez en suivant le chemin sacré du Tao.

meilleur que soi grâce aux autres

♥♥♥ – 21/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

drôle de monde dans lequel on vit… comme Pierre de Coubertin, on aime répéter que l’important n’est pas de gagner mais de participer… sauf qu’à peu près tout ce qui motive la vie sociale en notre capitaliste société est fondé sur être le ou la meilleur(e)

OR, argent et bronze… ensuite, le vide et l’anonymat… qu’une grande déception…

pendant ces temps difficiles, on nous rapporte encore les profits faramineux des banques et des GAFAM et autres technocompagnies, les contrats de plusieurs millions de certains sportifs – tous mâles, quel hasard ! – alors que bizarrement on ne parle pas des profits des pharmas avec les vaccins… qui doivent se régaler de la situation actuelle… mais autre débat…

tel que le dit Mr Albert ci-haut, une société de wannabe winners s’avère finalement une industrie de losers… un pour cent, un pour mille…

probablement la masculinité ambiante qui sous-tend cette mentalité de wannabe winner… car pisser le plus loin est encore si important pour nous les ptits gars devenus glands… cette masculinité toxique, résultant de notre incapacité à gérer nos émotions, qui finit par tuer des femmes plus que jamais… gênant d’être un homme ces temps-ci… comme depuis toujours en fait… come on les boys

alors vivement plus de féminité…

vivement plus de businesses oeuvrant pour le bien du plus grand nombre plutôt que du plus grand profit pour les actionnaires… car au bout du compte c’est la nature et les plus démuni(e)s qui en paient le prix…

vivement plus d’achat local, même si un peu plus cher, que le plus bas prix… car le prix est toujours multi factoriel…

vivement plus de projets pour bâtir ensemble plutôt qu’aux dépends des autres, car à quoi bon être le/la meilleur(e) dans une monde du pire ?

vivement plus de collaboration que de compétition… car tous et toutes ensemble en cette tempête… alors assurons-nous que tout le monde ait un bateau minimalement potable pour traverser…

comme on dit, seul(e) on va plus vite, mais ensemble on va plus loin… et comme il reste peut-être peu de temps et peu de ressources, l’évidence est claire…

ci-bas, pour avant de me fermer la trappe, les paroles d’Albert Dupontel, qui a remporté plein de prix récemment et qui ne s’est pas présenté au gala des Césars pour les recevoir:

J’ai beaucoup de prudence par rapport à la définition « être le meilleur de quelque chose ».
Je trouve qu’être le meilleur en matière de goût, c’est une histoire très personnelle (…)
Le meilleur vin, c’est celui que vous aimez, le meilleur film c’est celui que vous avez aimé.
Ce n’est pas discutable, ce n’est pas négociable.
Je dirais que géopolitiquement, être le meilleur, c’est quelque chose qui est en train de faire fondre la planète.
Toutes ces multinationales, ces produits, ces hommes d’affaires qui veulent être les meilleurs.
Le résultat, c’est que la banquise fond et on se chope des virus.
Donc ça serait bien d’arrêter d’être le meilleur et d’être juste soi-même, d’écouter un petit peu autrui et je pense que la planète peut se calmer.
Mais bon, je ne suis pas sûr d’être entendu parmi les meilleurs !

– Via: Manon Kavanez – Groupe de La Licorne m’a dit

car on a besoin d’une maison, de nourriture, d’argent et de vêtements… et on doit prêter attention à toutes ces choses mais elles ne doivent pas mener nos vies… du temps et de l’espace doivent être accordés à l’introspection… ce que j’appelle la méditation… être avec soi, en soi, disponible pour sa propre subjectivité… – Osho

le monde dans tous nos états

♥♥♥ – 20/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: quelqu’un me demandait : n’est-tu pas préoccupé par l’état du monde ? j’ai pris une grande respiration puis j’ai répondu : ce qui est le plus important est de ne pas laisser l’anxiété ressentie en lien avec ce qui se passe dans le monde remplir son coeur… car si notre coeur est plein d’anxiété, on tombera malade et on ne pourra pas aider… – Thich Nhat Hanh

quelle évidence… car on ne voit le monde qu’à travers nos yeux et notre coeur…

et pourtant…

on se laisse souvent envahir par nos lunettes d’émotions et de croyances face à ce qui risque d’arriver… le meilleur, mais surtout le pire… car oui, ainsi les humains, on espère souvent le mieux mais on craint encore plus souvent le pire…

certain(e)s sont en colère contre ou angoissé(e)s par les politiciens, grosses pharmas, scientifiques et médecins et leurs mesures sanitaires, d’autres contre les pollueurs et les décideurs qui ne décident pas suffisamment justement…

certains réagissent avec vigueur contre les pro vaccins et pro masques, alors que certains font de même envers les antis… bataille d’étiquettes…

avec une certaine part de raison, on peut concevoir et réaliser que le monde est en chaos et en ébullition… ça chauffe, ça bouille… dans le monde et en nous… et dans les aires publiques… emotions are in the air

personnellement, l’environnement m’inquiète davantage que les mesures de contraintes ne me pèsent sur les pitons… alors je respire, et je regarde… moi tout d’abord, et mes émergences… et je contemple ce que je pourrais faire personnellement, puis peut-être collectivement, afin d’aider le monde en ce sens…

mais en même temps, je comprends les gens qui sont plus engagé(e)s que moi par les réactions que le monde extérieur suscite en eux et elles… et qui veulent agir sur le monde

notamment les parents avec de jeunes enfants, mères mono en particulier, les gens du milieu médical, de l’éducation et du service social, les décideurs qui doivent prendre des décision qui seront inévitablement contestées par une part de la population, bref ceux et celles qui ont les deux pieds et mains dedans…

et particulièrement ceux et celles dont l’emploi ou l’entreprise est à risque…

car certain(e)s d’entre nous se situent plus à l’extérieur de la game sociale, salut Boomers, plus spectateurs/trices qu’acteurs/trices… spectateurs/rices ou gérant(e)s d’estrad…inaires… salut Sol… ces glands savants qui savent et connaissent tout, mieux que les expert(e)s… et qui le proclament haut et fort… parfois en MAJUSCULES sur leur mur du son…

mais c’est évident, que LA chose à faire est de respirer dans son coeur… quand on a le temps et le luxe… ce que plusieurs ne semblent pas avoir, ou savoir…

pour les prochains jours printanniers, on nous annonce du beau et du chaud… selon les experts, un peu inquiétant justement que ça soit aussi chaud…

mais comme c’est ce que la vie nous offre pour le moment, profitons-en…

et pendant qu’on boira du soleil, profitons-en aussi pour laisser mariner sur le rond d’en arrière de notre conscience et faire place à quelques pistes possibles afin d’apporter notre contribution à la société… pour le bien du plus grand nombre…


bonne heure pour respirer…

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Tant qu’il n’y a pas de paix en vous, il n’y a pas de paix dans le monde, parce que vous êtes le monde, vous êtes la terre.

L’histoire de la terre est tout ce qu’il existe de la terre et au-delà, il y a un monde ?

Pas avant d’avoir ouvert les yeux et de dire je, Je me suis réveillé.

Je dois aller travailler. Je vais me brosser les dents.

Jusqu’à ce que le je soit né, il n’y a pas de monde.

Quand le je surgit, bienvenue dans le film de qui vous pensez être.

Prenez le pop-corn, le voici !

Si vous investiguez et que le je apparaît, il n’y a pas d’attachement.

Ce n’est qu’un excellent film.

Et si vous n’avez pas investigué, le je apparaît, il est identifié par le corps, vous pensez que c’est réel, vous pensez qu’il y a un je.

Pure fantaisie.

Et si vous vous y attachez, si vous pensez que vous êtes cela, vous voudrez peut-être investiguer.

– Byron Katie

V I E i l l i r

♥♥♥ – 18/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

au cours de la dernière année, le sort qu’on réserve à nos vieux et vieilles nous a sauté en pleine face… gêne et honte à notre humanité collective envers ceux et celles qui ont contribué à bâtir notre monde…

nos grand-mères, nos grands-pères… nos vieux oncles et tantes âgées… nos aîné(e)s…

des mots, des mots… mais sans action, toutes les bonnes intentions restent lettres mortes… inhumain de laisser nos vieux et nos vieilles mourir et finir leur vie sur terre seul(e)s et abandonné(e)s… mais je sais, plus facile à dire que de faire something about it à court terme… mais on peut espérer que les choses vont changer…

d’ailleurs, ces temps-ci, nous sommes nombreux à nous questionner sur la vieillesse, le processus de vieillissement, sur la fin de la vie…

mais à quel âge devient-on vieux et vieille ?

question un peu futile… car on a probablement chacun chacune nos réponses à cette question, de même que des exemples concrets qui peuvent constituer des exceptions…

pas de bonne réponse à cette question car le vieillissement est de toute façon plus un processus graduel qu’un état permanent et définitif…

et dans VIEillir il y a plein de VIE… il y a toute la vie…

car dès que l’on nait, ce processus de vieillissement se met en branle, pour ne s’arrêter qu’à la fin des battements de notre coeur… entre les deux, toute la vie, toutes nos vies…

s’il y a des ptits vieux à 30 ans, on retrouve aussi des ptites jeunes de 90… l’âge est une accumulation d’années dans et sur le corps, un lot d’expériences diverses qui nous forment et nous forgent…

en Afrique, on dit qu’il existe une tradition à certains endroits où les personnes qui se sentent arrivé(e)s à la fin de leur voyage terrestre, vont tout simplement s’assoir ou s’étendre dans le sable pour se laisser recouvrir et tout doucement disparaître… belle image…

mais on dit aussi que notre âme échappe à ce processus de vieillissement… que notre âme est éternelle… voyons voir en temps et lieu…

ci-bas, deux textes touchants, des mots qui vont droit au coeur, jeune ou vieux… mieux que je ne saurais moi-même le dire…

alors ce matin, hommage à tous nos vieux et nos vieilles, jeunes ou vieux et vieilles de coeur, de rides et de peau, en particulier tous ceux et celles qui ont vécu plus longtemps que petit moi…

et merci la vie…

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Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ?

– Eh bien, vois-tu, j’apprends.
J’apprends le petit, le minuscule, l’infini.
J’apprends les os qui craquent. Le regard qui se détourne.
J’apprends à être transparente.
À regarder au lieu d’être regardée.
J’apprends le goût de l’instant, quand mes mains tremblent.
La précipitation du cœur qui bat trop vite.
J’apprends à marcher doucement. À bouger dans des limites, plus étroites qu’avant et à y trouver, un espace plus vaste que le ciel.

Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ?

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux. J’apprends avec les nuages.
J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts. Et à écouter le vent.
J’apprends la patience et aussi l’ennui.
J’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et un nuage aussi le plaisir.
J’apprends à passer sans laisser de traces.
À perdre sans retenir.
Et à recommencer sans me lasser.

Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

Parce qu’il me faut apprendre.
À regarder les os de mon visage et les veines de mes mains.
À accepter la douleur de mon corps.

Le souffle des nuits. Et le goût précieux de chaque journée.
Parce qu’avec l’élan de la vague, et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts. Et à écouter avec les yeux.
J’apprends qu’il faut aimer.
Que le bonheur des autres est notre propre bonheur.
Que leurs yeux reflètent dans nos yeux Et leurs cœurs dans nos cœurs.
J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main.
Que même un corps immobile danse, quand le cœur est tranquille.
Que la route est sans fin.
Et pourtant toujours exactement là.

Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ?

– J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !

J. L. Bachoux, via Josée Blanchette, via Manon Kavanez – Groupe de La Licorne m’a dit

et une autre, sur apprendre à ne plus avoir rien à perdre… touchant…

Passion des mots, passion de la vie

Vieillir, c’est apprendre à perdre.
Encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage.
Voilà ce que je vois.
Et plus rien ne figure dans la colonne des profits.
Un jour, ne plus pouvoir courir, marcher, se pencher, se baisser, soulever, tendre, plier, se tourner, de ce côté, puis de l’autre, ni en avant, ni en arrière, plus le matin, plus le soir, plus du tout.
S’accommoder sans cesse.
Perdre la mémoire, perdre ses repères, perdre ses mots.
Perdre l’équilibre, la vue, la notion du temps, perdre le sommeil, perdre l’ouïe, perdre la boule.
Perdre ce qui vous a été donné, ce que vous avez gagné, ce que vous avez mérité, ce pour quoi vous vous êtes battu, ce que vous pensiez tenir à jamais.
Se réajuster. Se réorganiser. Faire sans. Passer outre. N’avoir plus rien à perdre.

– Les Gratitudes de Delphine De Vigan – via Samano

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mon amie Diane vient justement de publier un bouquin sur le thème…


https://www.leslibraires.ca/livres/les-p-tits-vieux-c-est-diane-baignee-9782924923184.html

aimer le monde… à distance et en silence

♥♥♥ – 17/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

depuis 10 ans, j’habite seul (la plupart du temps car j’ai partagé ma vie et ma maison avec blonde et enfant à temps partiel pendant quelques années) sur une route de campagne peu fréquentée, dans la forêt boréale, à 6 km du plus proche village…

après quelques ajustements et vertiges lors du premier hiver, car je sortais d’une pleine vie tissée de nombreuses années de vie familiale et/ou en communauté, j’apprécie depuis et de plus en plus la solitude, l’isolement, le silence… et le fait de ne voir personne la plupart du temps…

je dis voir personne, mais je ne suis pas seul du tout car je converse avec les oiseaux, ben oui, fou d’même le chroniqueur, j’écoute et prête yeux et oreilles aux corneilles et corbeaux (ne pouvant encore faire la distinction), je parle aux écureuils… je regarde et j’écoute le vent faire chanter et danser les arbres, ces arbres qui en mettent plein la vue au gars… des vues, des vues… déjà vu apaisant…

j’aime la paix environnante, la candeur du silence, les longs jours tranquilles comme un fleuve, sans qu’âme ne vienne en brouiller l’eau…

et parfois, j’accueille – en fait j’accueillais jadis – des gens pour méditer, chanter et faire un peu de musique… mais à la fin de la journée, basta et bye bye cowboys and girls

et depuis quelques mois, j’ai une voisine de coeur et de maison… qui est pas mal comme moi elle aussi… deux loners aux coeurs tendres vivant côte à côte… qui apprennent à cultiver amour et amitié, voisinage et silence communs… love in progress chez les loners

alors pas besoin de vous dire que je n’ai aucun problème avec le confinement… au contraire même… en fait, depuis 10 ans, me suis auto-confiné… à résidence…

ayant fait du télé travail avant nécessité depuis une dizaine d’années et en pré-retraite depuis l’an dernier, rien de nouveau de ce côté pour le virtuel prof wannabe virtuose au coeur de sa cabane au Canada…

si j’apprécie la situation actuelle, par contre, j’ai de l’empathie et de la compassion pour ceux et celles qui souffrent d’isolement et des limites de mobilité, en particulier du couvre-feu nocturne, même si, en fait, ma ptite vie à moi n’a pratiquement pas changé depuis un an…

pensées particulières vers les proches aidants et familles dont les parents travaillent (à l’extérieur ou à la maison) et qui doivent rattraper à la volée les trop nombreuses balles à jongler virevoltant dans leur dense emploi du temps… pensées vers vous, si jamais vous avez le temps de lire ceci, déjà un luxe en soi…

de mon côté, au seuil de ma jeune soixantaine, j’apprécie de plus en plus la solitude…

pas que je n’aime pas les gens, au contraire… j’aime le monde… et apprécie ses habitants, mes colocaterres, mes soeurs et mes frères du monde entier de l’humanité, mais en retrait, à distance, d’ici, au coeur du monde…

si, ces temps-ci, je sors de ma tannière une fois par semaine pour quelques heures d’un ptit boulot très apprécié, dès que c’est terminé, allez hop, enwèwe à méson… retour au refuge, au repère, à la tannière… et aujourd’hui, et demain…

le centre de mon monde se situe ici, au coeur de la forêt, au coeur du silence… dans l’espace, le calme, la paix… sainte et sacrée paix… si appréciée…

et je sais que nous sommes nombreux à vivre ainsi… ceux et celles qui ont cette chance de prendre le temps… c’est peut-être l’âge, ou le temps qui passe sur nous… même différence…

je suis tombé sur le texte ci-bas hier (la personne vit à Alger) que j’ai partagé sur un groupe privé et qui a trouvé ardents likers… j’ai donc décidé de le partager ici car très possiblement que nous sommes quelques-un(e)s dans notre gang de loners

alors empathes du monde entier, unissons-nous, dans cette distance qui nous relie au coeur de la vie…

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Œil de Lynx

Oui je m’isole,
non pas parce que je n’aime pas les gens, mais parce que je m’épuise au contact du monde, le bruit, la foule, les discussions trop longues,

aussi parce que je préfère être seul qu’entouré de personnes qui ne vibrent pas sur les mêmes fréquences que moi.

Non,
je ne dis pas qu’elles sont moins intéressantes, je n’ai nullement cette prétention.
Je dis simplement que nous sommes différents.
Je ne me sens jamais seul, je me sens merveilleusement bien dans le silence.
Et si je reçois du monde, c’est que l’envie est là et le plaisir aussi.
Je ne suis pas asocial, je suis un empathe sélectif.
Un empathe qui respecte ses ressentis et écoute son corps, son mental, son âme.
J’aime profondément les gens, les écouter, les conseiller et les aider.
Mais après cela, mon « Moi » réclame une pause.
Alors si quelques personnes se reconnaissent, elles sauront que si l’on passe du temps avec quelqu’un, ce n’est nullement pour combler un vide, mais c’est que l’on en a envie.

Vraiment.

du coeur plein la tête

♥♥♥ – 16/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

je l’admets d’emblée, cette image est dégueulasse…

mais elle illustre bien le travail que l’on doit entreprendre un moment donné dans notre vie: soit que notre coeur doit soutenir et aider notre tête à se purger, à se nettoyer, à se délivrer du mal… de coeur…

pour que l’on puisse passer de la tête au coeur et vivre de plus en plus à partir de ce poste d’observation privilégié…

car on a la tête trop pleine depuis toujours, mais particulièrement depuis un an… notre tête fait une indigestion et nous on a mal au coeur… entêté(e)s et écoeuré(e)s…

afin de pallier un certain mal de vivre, depuis le début de LA situation actuelle, on se bourre, on s’empiffre, on fait nos recherches…

avec la tête, on cherche out there… pour combler son coeur in here…

on s’évertue à bouffer de la nouvelle – la plupart du temps mauvaise, qu’elle soit traditionnelle – mainstream – ou crémeuse – l’alternative…. et on finit par broyer du noir… je vous laisse deviner ce qui en sort, mais malgré tout, certains left overs restent pris dans le chemin de notre coeur…

certains préfèrent compenser directement dans le dessert et plonger dans le grand bar ouvert Netflix etc… ou dans le bol de chips et peanuts Youtube… mais la plupart du temps, les yeux grand ouverts à ingurgiter de l’info – divers – tissement… nous sommes devenus des ogres médiatiques, et non non n’insistez pas, je ne ferai pas le mauvais jeu de mots que j’aurais pu faire en ajoutant un r… je le laisse à d’autres qui en usent bien goulûment…

on cherche encore en dehors de soi une réponse à nos inquiétudes, à nos angoisses, à notre anxiété généralisée qui résident en nous… si le terme extase signifie état en dehors de soi, peut-être est-il temps de switcher à l’intase car on va finir par se perdre dans le monde des médias, qu’ils soient de masse, mainstream ou alternos, ou sociaux car surtout anti sur cette voie désincarnée où les mots vides d’humanité se perdent et se battent…

certains mangent salé, cherchant les malversations de l’élite politique ou économique, d’autres plus sucré en fouillant du côté human interest, santé publique… d’autres préfèrent vivre dans le monde des licornes et rejoindre Alice au pays des vermeilles…

s’il est inévitable de suivre un tant soit peu les mauvaises nouvelles pour savoir ce qui se passe dans notre monde, car qu’on l’aime ou pas ce monde, on en fait partie et lui en nous aussi, un moment donné il faut savoir jeûner un peu, du moins, faire attention à ce que l’on ingurgite et se mettre au régime…

un ami mentionnait récemment que nous vivions dans une société à tendance de plus en plus dictatoriale… oui oui, comme dans dictature… bien sûr que je n’ai pas tenté de lui faire changer d’idée car lorsqu’on a une idée dans la tête, pas évident de la ramener dans nos pieds… et s’il veut voir la situation ainsi, son droit et privilège…

mais personnellement, même s’il serait futile de ne pas reconnaître que des directives plus rigoureuses sont en vigueur afin de limiter la contagion depuis un an, dans mon livre à moué, pas mon idée d’une dictature… même si ces mesures peuvent s’avérer frustrantes par moments et ce, plus pour certains que pour d’autres je le reconnais, pas mon idée d’une dictature… parlez-en aux Ouighours en Chine ou à quelques autres peuples du Moyen-Orient… mais cet ami disait qu’on ne peut comparer les dictatures… ah bon…

dans certaines pratiques spirituelles et sanitaires holistiques à base de plantes vomitives, on induit la purge afin de vider notre coeur (et notre système digestif) des contaminants de notre tête, de nos idées noires, de nos refoulements gastriques antérieurs…

car pour la plupart d’entre nous, on a le coeur trop plein des choses de la tête… hauts de coeur, aho le coeur…

si les émotions se vivent autant dans le corps que dans la tête, souvent c’est cette dernière qui répand ses idées contaminantes jusque dans le coeur, où elle l’encombre et le fait ruminer et brailler du noir

peur et insécurité, méfiance et doute, mépris et arrogance, frustration et colère, inquiétudes face au futur, angoisse et anxiété, name it… n’en jetez plus, le coeur est plein…

mais il me semble clair que l’on doive apprendre à vivre de nouveau et au pc à partir de notre coeur… car le seul endroit digne dépositaire de notre humanité commune, le principal lieu qui nous unit…

clair aussi pour moi que la tête nous sépare, même si on peut partager certaines idées, alors que le coeur nous unit…

et malgré que nos différences soient magnifiées de plus en plus ouvertement et de plus en plus exprimées, nous partageons tous le même et seul coeur humain qui bat en chacun et chacune de nous… moutons ou autruches, complotistes ou antimasques… que des étiquettes de tête et de surface… au fond du coeur, tous humain(e)s…

ce même et seul et unique grand coeur global qui bat à des rythmes différents, avec des mélodies distinctes et propres à chacun et chacune, mais qui fait partie du même grand choeur humain…

car la même grande symphonie dans laquelle nous vivons tous et toutes, ponctuée ces temps-ci de quelques passages dramatico-émotifs… mais plusieurs grandes oeuvres comprennent de ces passages plus rock n roll qui mettent en lumière les passages plus mélodieux…

ainsi, je nous souhaite de perdre – un peu – la tête pour retrouver – de plus en plus totalement – notre coeur…

notre coeur d’humain(e)…