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Pausa

13661858_10153727086711179_5341764973726458521_o• cronica número vinte e dois

PORTUGUESE: fazer uma pausa … você duvida ? pausa … você está com raiva ? pausa … cansado ? pausa … estressado ? pausa … e quando você fazer uma pausa, rezar !

FRANÇAIS: prenez une pause… vous doutez ? prenez une pause… vous êtes en colère ?prenez une pause… fatigué(e) ? prenez une pause… stressé(e) ? pause… et quand vous prenez une pause, priez !

ça y est la séance en studio est commencée… on a fait quelques heures déjà, et c’est prometteur… mais en ce moment nous sommes en pause… alors je prie… pour qu’on reprenne bientôt 😉

que c’est excitant, gratifiant, trippant, flabbegastant d’avoir un technicien pour soi seulement… il est toutes ouies… et je crois qu’il aime pas mal ma musique… du moins il aime beaucoup certaines de mes hymnes, je le sais, je l’ai vu…

quelle intimité d’avoir en sa présence quelqu’un qui n’est là que pour soi, qui vous écoute, vous dirige, vous conseille, vous corrige à l’occasion –  ce qui est plus que bienvenu d’ailleurs –

on reprend dès qu’il se lève et me fait signe.. car on a beau être en pause et j’ai beau poster cette citation pro pausa, moi je n’arrête pas ça ici… no way ma Josée …

je rédige chronique, prend toast café et en attendant la réouverture du studio et le réveil de mon ami technicien, je continue à pratiquer, peaufiner, raffiner, perfectionner, préciser, parfaire, améliorer, name it… car ceci est ma prière… je vis pour chanter et jouer en ce moment… hier ça n’arrêtait pas d’arriver… impossible – presque – de prendre une pause… alors j’ai prié le ciel de continuer…

comme si les airs me cherchaient, comme si les accords se conjuguaient pour me siffler une mélodie à l’oreille, comme si les mots – en portugais et en anglais, rien en français, j’en parle à mon psy 😉 are falling upon me

j’ai l’impression que ce n’est même pas de ma faute, ni de mon ressort… qu’Alto Paraïso est un endroit tellement créatif que je n’ai qu’à m’assoir ici et les chants et les hymnes arrivent à destination et me passent dedans… des montagnes de cristal ici, ça a peut-être à voir ?

moi qui poste des citations qui vantent les vertus des pausas et qui ne peut arrêter… ça fait trois jours que je ride ma guitare 10-12 heures par jour… et de nuit aussi…

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je ne sais pas où je m’en vais mais j’y vais en guitare for sure

dans ce studio que j’ai souhaité venir à moi… et bien il est straight dans ma cour… c’est moi qui suis venu à lui sans même le savoir… guidage instinctif dit-on… here I am… estou aqui…

oh pas que l’on aie un tel studio

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mais tout de même du bon matériel de pro… et c’est lui c’est Shami, mon technicien pour de vrai… à l’époque où il étudiait aux States pour faire ce qu’il fait avec moi aujourd’hui… et avec d’autres… toute une job que celle de sound technician… savoir créer, à partir d’une situation stressante et énervante, un environnement relax et détendu pour que la personne captée, moi en l’occasion, se sente à l’aise, détendue, naturelle…

étrange feeling aussi que celui de s’entendre, de se sentir scruté et écouté, chaque note épiée, car chaque note et parole compte…   et ce qu’on livre est hautement intime et personnel, en fait le plus profond de mon ptit moi-même que j’exprime en ce studio… le plus intime qui soit…

très belle expérience pour quiconque veut se regarder… et s’entendre…

alors pausa non pausa de quelques heures en attendant la reprise de la session…  je continue de viser la perfection… je ne cherche pas absolument à l’atteindre… la viser est suffisant… toujours perfectible la vie… une oeuvre d’art parfait en contante évolution… ça fait avancer, travailler, remettre ses doigts et sa voix 100 fois sur le métier…. et continuer sa prière…

car de plus en plus, je semble parler de moins en moins à mesure que je chante de plus en plus… plus ou moins…

je chante qui je suis… d’où je viens mais surtout où je vais… je chante ce que je vois et sens dans toutes ces cérémonies… je puise dans le puits sans fonds des cieux en passant par mon propre inconscient… et j’en reviens quand je peux… ou pas…

comme cette impression de tenir le monde en mes mains quand je joue et chante…

HIO2

je réussis à m’oublier et à me perdre dans toutes ces notes, paroles, accords, là où je retrouve le fondamental, le plus pur, le plus plus…

parfois quand je joues je me sens ptit gars comme eux

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et comme lui même par moments, mais je me retiens un peu question de ne pas faire dans ma couche…

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et un peu comme eux aussi, deux de mes anges gardiens

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et comme lui aussi un peu car je joue sur son ancienne guitare…

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sans l’oublier lui non plus, lui qui gratte et rit dans sa barbe de tout là-haut…

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alors avant de divaguer pour vrai, je vous laisse car je suis en pausa vous vous souvenez ? je vous en prie…

et à part prier, faut bien se laver un peu, se sustenter le body et retourner à ses 10 doigts et ses 6 cordes, sans oublier les deux fesses sur lesquelles tout se tient quand on joue, et les deux bras qui tiennent l’instrument en question… pour le reste, so far so good

car la pausa est aussi importante que le reste, que les notas entre autras…

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agora, estou aqui

 

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• cronica número vinte e um

PORTUGUESE: um dia você vai estar onde você sempre quis ser
FRANÇAIS: un jour tu seras à l’endroit où tu as toujours voulu être

drôle de citation que celle-ci non ?

un jour ? lequel sinon aujourd’hui ? quand si pas right now ?

tu seras ? comment penser être plus tard ce que l’on ne peut être aujourd’hui ? car comme disait le vieux sage – anglophone bien sûr –  it ain’t gonna get better than this !

à l’endroit ? ça existe un ailleurs autre qu’ici ? et la totalité de l’être a vraiment d’un endroit particulier pour se réaliser ? ou cet endroit ne serait-il pas plutôt en soi, comme une certaine dimension intérieure ?

où tu as toujours voulu être… mais où a-t-on toujours voulu être au juste ? ou devrions-nous plutôt demander comment on veut être ? et comment vouloir être d’une façon particulière quand on ne sait même combien grandiose l’être peut s’avérer à partir de petit moi ?

car on ne peut imaginer que ce que l’on connait déjà, et l’améliorer un peu… mais ce qui nous attend est peut-être totalement d’un autre ordre ? d’un autre niveau de fréquence et de manifestation…

mais cette citation, aussi bizarre soit-elle, révèle quand même un grand mystère de l’être humain… celui que le meilleur est à venir, et la paradis à la fin de nos jours seulement ! possible que plus tard ?

mais pourquoi pas le paradis right here right now, ici et maintenant et tout le temps ? pourquoi devoir attendre à plus tard, et ailleurs pour atteindre cet endroit – ??? – d’ailleurs où a-t-on toujours voulu être ? un endroit autre le paradis ?

car même si on atteignait ce fameux endroit mythique, tout comme nous, tout comme ce jour promis, rien n’est statique ni permanent… et le paradis à la fin de nos jours ne sera rien d’autre qu’un moment à la fois qui nous est donné à vivre… alors pourquoi pas maintenat puise probablement la même affaire ?  et on en fait et fera bien ce que l’on veut et/ou ce que l’on peut…

car nous sommes tous et toutes semblables, nous faisons du mieux que l’on peut avec ce que l’on a remis à la naissance… peu importe ce qu’il y a eu avant, peu importe où l’on ira après… we’re all doing the best with what we’ve got !

peut-être là la justice ultime ? tous égo devant le vie ! alors faire du mieux avec ce que l’on a et est…

au-delà de la richesse, de l’apparence, faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a…

mais on vit tellement pour plus tard, en espérant que ce sera mieux que maintenant… pourtant plus tard n’est que le même maintenant un peu plus loin sur la ligne des points… et comment cela pourrait-il être mieux que maintenant ? car la vie ne fait que croître, la vie ne fait que suivre son cours avec nous dedans… tous des flots dans le grand flot de la vie… suffit de se laisser porter, de suivre le courant…

ou parfois, comme certains saumons, et malgré les discours qui veulent que l’on doit couler avec la vie, important aussi pour survivre de remonter le courant, de nager à contre-courant, de tenir tête à la vie qui nous pousse d’un bord quand on veut aller de l’autre…

car bien beau de suivre les messages smooth and cool et peace and love, parfois on dirait qu’il faut quand même tenir tête à la vie, tracer son propre chemin, se faire des muscles existentiels… écouter ce qui nos pousse au culot et suivre ces chemins pas du tout fréquentés… et on verra bien où ils vont en temps et lieux… mais le chemin est la fin en soi, pas nécessairement où il mène…

ce soir je serai en studio pour une première take… un peu nerveux mais je suis prêt… car c’est l’endroit où j’ai toujours voulu être 😉 les dernières années ont mené jusqu’ici…

toutes ces heures à gratter et gratter sans trop savoir où cela menait… ça ne pouvait que mener à ici… l’idée est de faire quelques takes de mes 40 hymnes, de choisir la meilleure version et de mettre ça sur le web pour me faire connaître car encore un nobody sur la scène musicale votre chroniqueur

mais je constate que lorsque les gens entendent mes chants, il se passe souvent quelque chose… que je ne saurais décrire… les gens sont touchés… plus par certains que par d’autres d’ailleurs…

alors présenter au monde via le web l’ensemble de mes chants dans une qualité respectable et par la suite choisir ceux qui touchent le plus pour concocter – éventuellement et si Dieu le veut autant que moi – un album…

envie de forcer un peu le destin… et de faire en sorte de voir ce qui arrivera sur ce chemin…

car right now, je suis à l’endroit où j’ai toujours – du moins depuis un bon bout – voulu être… juste à côté d’un studio d’enregistrement et d’un technicien ami pour jouer avec les bons boutons to make me sound like I want to sound

alors tonight is the night et je vous en reparle un de ces quatre…

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chemin parcouru jusqu’à maintenant:

et notre surprenant prestation à Sorocaba le mois dernier:

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fvideojornalista%2Fvideos%2F10154321244723137%2F&show_text=0&width=560« >https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fvideojornalista%2Fvideos%2F10154321244723137%2F&show_text=0&width=560

 

Livro vivo

15994593_743440672477617_834794164386695753_o• cronica Numéro vinte

PORTUGUESE: as pessoas falam muito, entâo eu olhar para o que eles fazem…
FRANÇAIS:  les gens parlent beaucoup… alors je regarde ce qu’ils font

je parlais dans ma chronique d’hier de leadership… alors ce petit diction complète à merveille mot dits hier il me semble…

en fait, en d’autres mots, ça dit : cause toujours mon lapin, on verra bien ce que tu finiras par faire de tous ces beaux mots et discours…

car il y a ce que l’on pense et comprend, ce que l’on sent et ressent, ce que l’on croit ou pas, ce que l’on dit, et ce que l’on fait… et qui l’on est…

et l’impact que l’on aura en cette vie ici bas sur son environnement et sur les autres éventuellement… mais cela n’est pas vraiment de notre ressort car cet impact sera différent et variable selon chacune de nos rencontres et surtout de ce que les autres en percevront… et de ça, on en a pas le contrôle…

on peut bien dire ce que l’on veut mais au bout du compte, ce sont nos gestes, nos actions, nos agissements, qui détermineront si nos paroles fleurissent, si nos propos résonnent, si nos beaux mots dits se concrétisent et prendront forme réellement et éventuellement… car on peut bien parler d’amour, de paix et de fleurs , mais si on n’agit pas en conséquences, nous ne créons que peur, conflit et désert aride et sec…

la vie se nourrit de la vie… et le réel et le concret de notre sincérité et de notre résonance…

Veeresh disait souvent  que ce que nous faisons est principalement de l’amour en mouvement, love in action disait-il plus précisément… et je suis bien d’accord, pas mal toujours été d’accord avec Veeresh anyway !

car on aura beau dire… mais c’est le faire qui apparait au bout du compte…

et pourtant, tant de gens s’en tiennent à : faites ce que je dis et non ce que je fais… pourtant, le miroir de la vie nous reflète constamment nos actions… si on prend la peine de regarder et de se refléter…

j’ai beau écrire chroniquement des chroniques plein de beaux mots et me faire aller les doigts et les babines sur la place publique, ou faire des cérémonies à la chaîne, in the end  je ne peux que regarder ma vie pour constater si mes bottines suivent mes babines…

chacun et chacune de nous sommes face à nous-mêmes en ce sens… personne d’autre que nous ne peut dire ou témoigner de cela… ça se passe en dedans… soi face à soi…

mais même les gestes ne disent pas tout.. la vérité et le sincérité se trouvent au-delà même des gestes car parfois on peut faker, mais nous au fond de nous, nous savons… moi, pour moi, je sais… ou du moins j’en sais in bout…

et j’aime croire qu’il y a une certaine justice, qu’elle soit en ce bas monde ou dans l’au-delà… mais peut-elle ne pas être maintenant ?

en tous cas il doit inévitablement y avoir une justesse certaine entre nos paroles et nos pas… entre nos babines et nos bottines comme certain(e)s disent au Québec… car en effet we do have to walk our talk… sinon aucune crédibilité… sinon les babines d’un bord et es bottines de l’autre…

car le faites ce que je dis et non ce que je fais, ça ne passe pas, ça ne passe plus… oh, peut-être au début un peu, mais éventuellement, le walk prendra le dessus sur le talk… et alors la vie fera knock knock knock à notre porte… et la babine nous reviendra en pleine face et les 2 bottines back au cul

pas convaincant en tous cas le faites ce que je dis et non ce que je fais, et peu inspirant pour que les autres embarquent dans des projets communs avec nous… car on peut bien parler et discuter si on veut, la réalité, du moins une certaine réalité, finira bien par nous rattraper éventuellement…

et si on ne peut décider face à ce que la vie dépose dans notre assiette, on peut par contre décider de ce l’on fera avec le contenu de cette assiette…

et les voyages sont une excellente occasion de nous sortir de nos patterns habituels et de nous plonger dans l’action inattendue et inespérée… que de l’impro les voyages… on se lance et on voit comment on répondra aux événements… ou comment on réagira car pas la même chose… semblerait que la réponse soit préférable à la réaction…

vient un temps dans la vie ou l’on ne pose plus aucune action en fonction de ce que les autres vont penser mais simplement comme une extension de qui l’on est… qu’une certaine naturalité qui coule de soi, simple question de cohérence externe… car tout naturellement qui l’on est fondamentalement se déploiera en actions concrètes…

alors regardons quelle vie on a crée et voyons qui nous sommes car cela reflète ceci…

et soyons sincère à nos convictions, même au risque de déplaire au monde entier… par exemple, quand on se retrouve en situation de conflits avec d’autres, ou du moins en désaccord, c’est toujours une occasion de voir si on changera nos comportements pour plaire, ou non…

et si jamais si on se prend trop au sérieux, particulièrement quand on expérimente avec les plantes psychoactives tel que je le fais en ce moment, et encore plus particulièrement quand on guide de tels rituels, voici une potion magique découverte récemment…

16426026_10154258824467876_1984906268586202601_n.jpgça dit en gros :

HUMILITÉ pour chamanes

spécialement requis pour les patients qui en savent beaucoup mais qui se sentent peu
qui ont plus d’égo que de dons magiques
qui se croient les détenteurs de la vérité et de la guérison

ma partie préférée : AUSSI DISPONIBLE EN SUPPOSITOIRES

souriez la vie vous voit 😉

_____

Semez une pensée, elle devient une action.
Semez une action, elle devient une habitude.
Semez une habitude, elle devient un destin
                                                                             – Swami Sivananda

leader ship, beau gros bateau

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• cronica Numéro dezenove

traduction : être un leader ne signifie pas dominer la situation… cela consiste plutôt à aider les gens à être capables de faire ce qu’ils n’auraient pas imaginer possible autrement… – Sadhguru

les derniers amis qui m’ont accompagné dans ce périple au Brésil depuis la fin décembre repartent vers le Nord aujourd’hui… de 10, nous sommes passés à 8 après 2 semaines, puis graduellement à moi-même à compter d’aujourd’hui, le groupe diminuant petit à petit…

j’ai passé la dernière semaine avec Éloi, Joelle et super Bijou (5 ans) avec qui je passais régulièrement du temps, question de donner un peu de temps de dodo aux parents (de nuit les cérémonies ici) et aussi pour rester jeune car rien comme hanger out avec un enfant pour le rester, encore plus que les voyages on dirait…

mais pour les 10 prochains jours, I am on my own… j’ai toujours apprécié me retrouver en solo, moi qui a quand même été un gars de famille et de gang depuis l’âge de 20 ans…

alors le dernier volet du voyage se fera en solo, alors que le temps qui reste sera consacré à enregistrer cette semaine, et je passerai 2 jours ensuite à Brasilia dans une famille de nouveaux amis rencontrés ici…

enregistrer ma musique et commencer à décanter, et à faire le bilan de ce voyage qui fut le plus intense de toute ma vie, et sûrement de plusieurs autres vies dans l’éventualité  qu’on en a aille plusieurs…

c’est que quelques années après avoir pris ma retraite en tant que meneur de projets quelconque, ce voyage m’a placé dans une telle position de nouveau… en effet, depuis août dernier, j’ai passé pas mal de temps à organiser les diverses étapes de ce voyage et depuis la fin décembre à le mener à terme… parfois dans du plus ou moins connu, souvent dans du total inconnu… multiplié par 10 personnes… et amplifié par des médecines puissantes, déstabilisantes et décapantes…

ce n’était pas dans mon plan de carrière de devenir agent de voyage ou GO de Club Med mais il faut croire que la vie savait ce dont j’avais besoin… et je n’ai pas dit non…

si je reviens à la citation ci-haut, je pense pouvoir affirmer qu’en organisant ce voyage, j’ai réussi ma job de leader, soit d’avoir aider les gens à devenir capables de faire ce qu’ils n’auraient pas imaginer possible autrement…

car ce voyage nous a tous et toutes permis – ou forcé c’est selon –  les amis qui m’accompagnaient et moi-même – à faire des choses qu’on aurait jamais imaginer… il faut dire qu’on est tombés dans des talles de gens vraiment extraordinaires et généreux… de loin beaucoup plus qu’on aurait même pu inimaginer…

bien sûr il y a eu quelques frictions et quelques heurts, donc de grandes leçons, mais quel voyage de groupe aussi intenses que celui-ci n’en offre pas ? deux personnes ont même quitté le navire en cours de route… et moi même si j’avais pu, je me serais bien sauvé à quelques occasions… OK pas vraiment mais l’idée a été le fun à certains moments…

par souci de confidentialité et de respect de la vie privée (de plus en plus élastique celui-ci d’ailleurs) je vous épargne les détails qui ne sont pas importants…

de mon côté, plusieurs leçons encore une fois à retenir… et à intégrer… car lorsqu’on deal avec du monde, évidemment on deal avant tout avec soi-même… et quelle belle occasion de se voir dans des zones que ma vie en solitaire dans les bois de Val-David ne m’aurait jamais offertes…

je retiens donc de ce voyage que l’on a les qualités de nos défauts – ou nommez cela comme vous voulez car je reconnais que le terme défaut est péjoratif… par exemple, le feu qui me pousse au cu… rieux et qui me fait suivre souvent des chemins peu ou pas explorés peut tomber sur les nerfs de certains autres… mais difficile de changer drastiquement… et parfois faut ce qui faut… mais on a toujours la capacité de s’excuser…

aussi, tenter de s’occuper des besoins de tous quand on vit une situation stressante et intense constitue un grand défi… évidemment l’idée générale est de s’occuper de ses propres besoins en premier lieu et de ceux des autres ensuite mais la réalité est souvent qu’on doit oublier ses propres petits besoins personnels quand on mène un groupe, et cela est très bien ainsi… du moins c’est la seule chose possible à faire…

tout un défi de prendre soin de ce qui monte en soi en contact intime avec d’autres êtres humains pleins eux aussi de leurs propres histoires –  dont nous ne sommes souvent même pas conscients avant qu’elles n’émergent, ou n’explosent c’est selon  – et de garder le cap et continuer à mener le bateau droit devant car la situation l’exige… parfois la vie nous pousse et pas seulement au cul, le vent nous prend de face aussi…

au cours de ce voyage nous avons vécu 10 dans une petite maison pendant 10 jours… tout en vivant une situation extrême…  coeur du voyage… joyau aussi…

quand on lead quelque chose, peu importe quoi, on devient une figure d’autorité et on s’expose à devenir un écran pour des films de toutes catégories, certains plus hard core que d’autres… faut assumer et s’assurer de vouloir jouer dans ce jeu… sinon, la navigation en solitaire est recommandée…

de mon côté, encore trop tôt pour dire si je vais récidiver avec un tel voyage de groupe… très possible que si, même si une certaine partie de moi crie plus jamais ! car pas reposant avouons-le…

car voyez-vous, je suis très bien avec mon petit moi-même… ma petite vie roule et se déroule clear and straight quand je suis par moi-même… mais en même temps, la vie en groupe, et le frottement avec les autres est tellement riche et nous permet de nous découvrir et nous connaître tant, vite et différemment… tout est question d’équilibre… entre intimité et solitude et ouverture et partage… floush floush, parfois on a le luxe de pouvoir suivre la vague, parfois c’est la tempête et on fait du mieux qu’on peut…

mais peu importe ce que je veux, ou pas, on dirait que la vie m’invite à aller là une fois de temps en temps… dans le vivre ensemble, dans la vie de groupe qui est si riche même si parfois intense et dérangeante… pour le meilleur et pour le vivre…

en ce moment dans ma gang, quelques personnes sont prêtes à partir de leur bord, à voler de leurs propres ailes, à faire leurs propres affaires… et je vais les encourager à le faire du mieux que je peux… en tentant de les soutenir du mieux que je peux, mais de loin, car quand on se lance soi-même sur son navire,  on a besoin d’espace et de liberté… et surtout la dernière chose qu’on veut est une belle-mère qui picosse…

et rien comme apprendre par soi-même… car à la longue, quand on est près de quelqu’un qui mène sa propre barque, on devient critique quant à comment faire et tout semble si simple qu’on pense naturellement qu’on peut le faire aussi facilement… c’est quand on tombe sur ses deux pieds, on our own, qu’on réalise qu’il est impossible d’apprendre sans casser d’oeufs… et que la vie est une méga omelette… alors hop les poulets !

de mon côté, clair que je vais continuer sur ce chemin des chants et des cérémonies sacrées… en partie en continuant ce qui est déjà entamé au Québec pour le moment, mais clair aussi le Brésil appelle loud and strong… en portugais…

alors retour prévu ici en juin pour entamer un projet de recherche d’une clinique – associée à l’église avec laquelle je suis affilié – où l’on traite les toxicomanes à l’aide du Daime et du Kambo, deux puissantes médecines amazoniennes…

et plusieurs contacts ont été faits dans le dernier mois qui nous incitent à revenir, autant à Teresopolis, qu’à Sorocaba près de Sao Paulo qu’à Alto Paraïso… contacts qui vont perdurer c’est certain… que la vie qui décidera comment et quand…

mais pour le moment encore loin d’un départ ou d’un retour…

un gros gros 10 jours pour profiter du Haut Paradis, cette terre de cristal si révélatrice où je suis en ce moment… pour enregistrer ma musique, question de paver le chemin pour la suite… comme une carte de visite…

alors leadership vous dites ? sure… tout un bateau que celui-là.. qui vague et tangue et brasse et flotte et qui parfois même peut couler… de soi ou au fond… a barca que corre no mar… alors prendre soin de l’équipage, demeurer ferme et flexible, et garder le cap dans la tempête…

j’imagine que le truc consiste à utiliser l’énergie des éléments à notre avantage… quand ça tangue, on se laisse brasser et quand ça souffle, on canalise la force du vent pour avancer dans la direction voulue…

mais évidement c’est de soi-même dont on est le principal leader avant tout, et le capitaine… et le matelos… et la mer… et le bateau…

belle galère la vie ! on se retrouve au rivage ?

les cieux grands ouverts

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• cronica Numéro dezoito

il y a plus d’une dizaine d’années de cela déjà, j’étais à Ciranda au Brésil, chez Carioca, et pendant un processus (intensif) de 3 jours de Cura, les pieds sur terre, la tête dans le bol et l’âme dans les cieux, j’ai eu une révélation : tant que je ne réussirais pas à devenir aussi neutre face aux noms de Jésus et de Marie que face à ceux d’Osho, Bouddha et Krishna, je fouillerais cette piste si chargée sur le plan émotif…

et m’y voici encore plus de 10 ans plus tard, à découvrir toute la richesse de ce courant Christique grâce au Santo Daime… et notamment grâce à Mestre Irineu…

car très exotique et baba cool de chanter mantras et bhajans, ou encore des chants amérindiens de diverses traditions –  contre lesquelles je n’ai rien contre car je trouve pour la plupart très beaux – mais pouvoir chanter Jésus et Marie avec amour et détachement, avec candeur et le coeur ouvert, requiert un grand chemin de nettoyage intérieur… ce que je suis en train de faire, de façon particulièrement intensive pendant ce voyage… et ça continue d’ouvrir…

Jacques Mabit – lui qui a retrouvé une foi Chrétienne renouvelée grâce aux cérémonies d’ayahuasca – lors de son passage au Québec l’an dernier, disait d’ailleurs qu’il est essentiel pour tout être humain de faire la paix avec la culture religieuse dans laquelle il ou elle est née… pas nécessairement l’adopter, au moins faire la paix… ce que je suis en train de faire, et un peu plus, de façon particulièrement intensive pendant ce voyage…

peut-être plus facile parce que ça passe par une autre langue ?

peut-être plus facile parce que ça passe par des chants ?

peut-être plus facile parce que ça implique de boire du Daime qui m’amène dans toutes sortes de dimensions les plus incroyables les unes que les autres ?

peut-être plus facile parce que maintenant je peux considérer les prières comme de simples portails vers un univers supérieur, un espace sacré, autant en moi que dans l’astral davantage que comme une obligation ?

peut-être…

mais ce que je sais d’expérience, c’est que quelque chose de fondamental passe et se passe en moi et que ce passage étroit est rendu possible grâce à ma connection de coeur et d’esprit avec tous les gens du Daime croisés sur ce chemin au cours des 5 dernières semaines…

j’ai découvert des gens généreux et ouverts d’esprit (on ne peut pas ne pas l’être quand on prend ce breuvage sacré, croyez-moi !), au coeur de l’essence Christique… des gens allumés, sensuels et vivant, capables de vivre totalement incarnés tout en maintenant le contact avec les cieux… oui ces gens ont les cieux grands ouverts…

et le mouvement Santo Daime que je découvre ici au Brésil est vivant, large et inclusif… autant des diverses cultures indigènes, que de la science quantique, que de la sensualité Brésilienne, que de la finesse musicale, vocale et poétique de ce pays des sens…

c’est un Santo Daime cool que je retrouve ici… un courant religieux ouvert, flexible, intégratif, ouvrant sur des milliers et des milliers d’hymnes et de chants plus beaux les uns que les autres…

et avec le Umbandaime notamment, c’est tout l’univers religieux et ésotérique africain que je découvre également, dans une approche intégrée et non-dualiste… car les Orixas du Umbanda ont des liens de proximité, sinon des facteurs d’équivalence – avec les figures du courant Christique et de plusieurs autres religions…

récemment lorsque les gens ici récitaient le Notre Père et le Je vous salues Marie en portugais, j’ai surpris mes lèvres à bouger et à dire la bonne chose au bon moment… comme par magie, sans effort… download instantâneo diretamente do céu… coome si je connaissais déjà toutes ces paroles, comme si je les portais déjà en moi… ou télépathie divine… vraiment spéciales les expériences vécues sous l’effet de ce saint breuvage…

alors Santo Daime, Umbandaime, Osho Daime et ainsi soit-il… toutes sortes de Daime existent…

ce courant, ici au Brésil, sait s’adapter, sait s’intégrer dans la culture d’un peuple qui est fondamentalement inclusif… un peuple sincère mais non sérieux qui peut de vouer à tous les Saints et continuer à danser la Samba, à rire et à faire la fête… un pays de Carnaval divin ici-bas sur terre…

en ce jour du Seigneur, ce fameux jour où pendant des années on nous a forcés à aller prier par coeur et sans coeur le ptit Jésus, dans des Églises au silence lourd et souvent vide de sens et de foi véridique et sentie, je rends grâce à Dieu… ou à ce que vous voulez le nommer… merci à la vie d’avoir mis sur mon chemin ce breuvage si révélateur et ces hymnes qui ne peuvent qu’ouvrir le coeur…

merci aussi à Carioca de m’avoir fait découvrir la beauté de ce répertoire quasi illimité de ces milliers d’hymnes et de chants tous plus beaux les uns que les autres…

immense gratitude aussi à Mestre Irineu,

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qui a su suivre sa vision et qui a su ramené l’essence Christique dans le coeur et les âmes de dizaines de milliers de personnes par le vaste monde et non seulement au Brésil.. .

car Mestre, dans sa vision reçue, a vu le retour du Christ sur terre non comme un être humain mais plutôt sous la forme du Daime, ce breuvage sacré offert aux femmes et hommes de bonnes volontés et désirant se connaître dans toutes leurs dimensions…

et dans la vision de Mestre, c’est la mère terre, la vierge mère ultime, la forêt, notamment celle de l’Amazonie, Mama Zonia, qui nous donne son fils sous la forme d’un saint breuvage pour que chacune et chacune puisse avoir une expérience directe de Dieu… ou nommez-le ce que vous voulez…

car jusqu’à maintenant dans ma vie, je n’ai jamais connu rien qui s’approche autant de Dieu… ou de nommez-le ce que vous voulez – que ce que je vis en ces moments de grâce sur terre du Brésil…

alors Amen, ainsi soit-il et à la grâce de Dieu, ou de ce que vous voulez le nommer, pour maintenant et pour la semaine prochaine…

Amen…

___

JE SUIS À TOI

C’est cela la suprême, l’humble prière, celle qui ne demande rien, celle qui se prononce pleine de remerciement: « Je suis à Toi. » Ces quatre mots suffisent.
Avec l’âme entière convertie en foi, je m’abandonne à la divinité. Elle sait parfaitement ce dont j’ai besoin. J’ai confiance en elle…

JE SUIS DE TOI

C’est la suprême prière, l’humilité, celle qui ne demande rien, qui se prononce pleine de remerciements : « je suis de toi ». ces quatre mots suffisent.
Avec L’âme entière convertie dans la foi, je me rends à la divinité. Elle sait parfaitement ce qu’il me faut.

Alejandro Jodorowsky

In les évangiles pour guérir, p. 372

Dolmen éditions,
Le Coll. Camara Lucida,
Santiago (Chili), 1997.

– via Richard Chartier, merci l’ami

la soif de l’eau

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• cronica Numéro dezessette

ce n’est pas seulement celui qui a soif qui cherche l’eau…
l’eau aussi cherche celui qui a soif…. – Rûmi

retour de l’une des cérémonies les plus fortes et puissantes vécues jusqu’à maintenant dans ma désormais pas mal longue carrière d’ayahusqueros/daimiste… je me laisse trouver par l’eau…

si l’eau cherche celui qui ou celle qui a soif, l’ombre cherche aussi la lumière… pour se faire révéler, pour disparaître… et c’est ce que font ces cérémonies… oh rien de magique… rien d’autre que révéler les zones d’ombre, par des éclairs de lucidité, pour que dans notre quotidien nous puissions travailler à intégrer… et conscientiser ce qui cherche à émerger…

cérémonie très forte et marquante avec Ge Merquez et ses musiciens/chanteurs/helpers de Reino do Sol… un courant nommé Umbandaime, qui combine l’essence du Santo Daime ••• avec la musique, la danse et l’incorporation d’entités diverses – nommées Orixas – connectés aux éléments de la nature et chacune avec des qualités particulières…

très sommairement, les principaux Orixas sont :

Iémanja (ou Yémanja) : déeese des océans, qu’on fêtait justement jeudi dernier le 2 février

Xangô : orixá de la foudre, du feu, des tonnerres et de la justice

Oxum, déesse des eaux douces et des rivières et deuxième épouse de Xango

Ogum (Ogoun) : au Brésil l’orixá de la guerre, son rôle diffère de ce qu’il est chez les Yorubas (Afrique), où il est aussi l’orisha du fer, et de tous ceux qui utilisent ce métal, les forgerons d’abord, mais aussi les chasseurs, les bouchers et les agriculteurs.

Iansã, ou Oyá : Déesse du Niger, elle commande les vents et les tempêtes

Obaluaiê (Omolú) : orixá de la terre, de la santé et de la maladie. 

Oxóssi  Orixá de la chasse et des animaux, de l’abondance et de l’alimentation

Nanã (Anamburucu) : orixá la plus vieille qui régit la boue, matière première des hommes, et la mort; vénérable et saine

Oxalá (Obatalá) :dieu le plus ancien, celui qui moule et donne vie aux hommes. Il est le père de tous, l’orixá de la paix…

ici un tableau les illustrant

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je suis en apprentissage autant avec la musique et les chants du Umbanda depuis quelques années, qu’avec la tradition plus récemment… pas encore expérimenté comme telle l’incorporation… ça viendra peut-être car je me sens fortement appelé par ce courant…

en fait ici au Brésil, la tradition africaine est forte, notamment dans la région de Bahia, issue de l’immigration des esclaves africains… en fait quand vous regardez une carte du monde

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vous constatez par leurs formes que le Brésil (en jaune) et l’Afrique ont dû être attachés l’une à l’autre d’une certaine manière antérieurement… et ce lien est clair, et pas que géographique, quand on explore le Umbanda et le Candomblé (autre variante impliquant déités africaines ici en terre Brasileira)…

alors je cherchais à explorer le Umbanda et ça m’a trouvé… en me présentant à Ge Merquez en fin de soirée, il m’invitait à venir étudier avec lui à Sao Paulo si je désirais en connaître davantage, ce que je ferai sûrement dans la prochaine année… en me laissant guidé, pas mal certain que le bon moment se montrera la bout du nez en temps et lieu… une autre raison de revenir au Brésil, qui commencent à être pas mal nombreuses maintenant…

alors voilà, un autre domaine d’études ouvert, un autre chemin à marcher…

une autre ouverture à inviter des entités, des esprits à faire contact…

moi qui fait déjà partie d’un groupe de musicien et chanteurs qui explorons déjà le Umbanda depuis quelques années, cette cérémonie constitue un point marquant dans cette quête particulière… l’eau a trouvé ma soif…

à demain pour d’autres réflexions chers lecteurs/trices…

••• l’une des deux religions ayahuasquiennes ici au Brésil – l’une étant le Santo Daime qui nomme son ayahuasca Daime, qui signifie donne moi ou tu me donnes en portugais, l’autre étant Uniao do Vegetal qui nomme quant à elle le sacrement Oasca, alors qu’un troisième courant nommé Barquinha définit diverses approches hétéroclites et multiformes

Brasil é uma mulher

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• cronica Numéro seize

même si on dit LE Brésil, cette terre est si féminine à mes yeux, dans mon coeur et sous mes pieds…

j’ai toujours senti et ressenti cette terre Brasileira comme ma mère… pas pour rien que je viens de re-trouver une troisième mère – après ma Mimi, ma mère bio, morte il y a 13 ans déjà, et Amala, ma mère adoptivo décédée en juin dernier, je viens d’adopter Mama Sonia et de me faire adopter par elle en retour…

et c’est sans compter MamAmazonia qui est la mère de toutes les forêts de la terre entière… malheureusement abusée comme de nombreuses femmes sur cette terre…

mais ces temps-ci malgré ce qui circule sur et dans les médias, l’énergie féminine semble en train de retrouver sa juste place… bien sûr encore beaucoup de chemin à faire mais l’attention portée sur les divers abus subis par les femmes, le non respect de leur consentement dans les relations sexuelles et autres injustices crasses ne passent plus, ou du moins de moins en moins…

en ce sens, selon ce que je constate depuis que j’y suis, le Brésil peut nous en apprendre sur le respect porté au féminin… ici au Festival, on a notamment rencontré des femmes qui s’étaient battues pour devenir chamanes, métier traditionnellement réservé aux hommes dans certains peuples… j’ai même entendu parler d’une Église Santo Daime qui avait pour Madrinha une trans-genre !

d’ailleurs lors du dernier feitio, contrairement au premier qui fut davantage masculin, ce sont deux femmes qui dirigeaient le processus de brassage, Darshan et sa fille Mara (elle sur la photo avec son mari)…

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oh probablement plusieurs comportements machos encore bien vivants que je ne peux détecter en ce pays encore si catholique, mais de façon générale, plusieurs femmes ici semblent capables d’être totalement sensuelles tout en étant fortes et assumées…

et femmes et mers qui semblent si liées… pas pour rien probablement que les mères sont ainsi nommées…

la mer, si présente au Brésil, représente la vie, représenta la maternité…

le Brésil, une terre et une mer qui portent tant de vie… un pays qui m’enfante…

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et m’enchante… et que je chante allègrement… et naturellement en portugais…

d’ailleurs aujourd’hui, 2 février, c’est l’anniversaire de Yemanja, la déité des mers selon la tradition Umbanda…

bien sûr, une légende avec diverses variations…

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mais pas qu’une légende, elle existe pour vrai regardez :

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mais ça reste entre nous OK ?

Yemanja est une déesse issue de l’Afrique de l’Ouest – aurait-elle traversé l’Océan jusqu’ici ? – souvent illustrée comme une sirène….elle est associée à la lune, aux océans set aux mystères du féminin… traditionnellement toujours belle, elle règne les affaires domestiques et protège tout ce qui relève du féminin…

une sirène bienveillante, invoquée par les femmes dans les grossesses – c’est elle qui protège la vie au sein même de l’utérus des femmes – l’amour et la guérison…

sur le plan symbolique, il est dit que son ventre s’est ouvert et a déversé les 14 déesses Yoruba et que le déversement de ses eaux utérines a causé une grande inondation, ce qui a créé les océans et les mers.. et de son corps fut issus le premier homme et la première femme qui devinrent les parents de tous les êtres humains…

au Brésil, on célèbre Yemanja le 2 février et le 31 décembre alors qu’on lui offre fruits, fleurs et autres offrandes diverses… et elle est aussi célébrée en d’autres temps, notamment aux solstices et équinoxes…

et bien sûr, il n’y a pas que Yemanja, Rainha do mar comme symbole féminin fort ici au Brésil… mais comme aujourd’hui c’est son anniversaire, let’s drink and dance tonight…

et ça tombe bien, car c’est la fin du festival ici ce soir, avec un travail spécial Umbandaime avec Ge Merquez et Reino do Sol… parait que ça sera fort et spécial…

je vous en reparle peut-être demain, si je peux encore parler…

coração puro

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• cronica Numéro quinze

traduction : tu verras en ce monde ce que tu portes en ton propre coeur

ce matin, c’est un post d’un précieux ami FB (que je n’ai jamais rencontré de corps mais souvent  virtuellement, et avec qui je partage l’amour du Brésil, et lui d’une Brésilienne en particulier qui j’imagine l’a fait s’installer ici) qui m’a inspiré cette chronique…

en lien avec ce que je vis ces temps-ci, car je rencontre souvent certaines impuretés en mon coeur en ce voyage au fond de mon âme ici au Brésil,  mais aussi en lien avec la haine qui circule sur toutes les ondes du monde… notamment celle qui a frappé à Québec dimanche… et qui semble en révéler davantage portée dans les coeurs humains…

d’ailleurs on dirait que le coeur humain est celui qui semble pouvoir porter le plus d’amour, mais aussi le plus de peur, qui est à mes yeux davantage le contraire de l’amour que ne peut l’être la haine…

cet ami FB en question a posté quelque chose au sujet d’Atisha, une disciple de Bouddha et un maître à part entière… et ça a allumé la flamme en mon coeur…

c’est qu’Atisha a toujours été lié de près à mon coeur… comme mon nom complet de disciple reçu en 1983 de la part d’Osho (ou de l’une de ses fonctionnaires probablement car nous étions nombreux et nombreuses à refroquer à l’époque) fut Atiharsha, je me suis toujours senti près d’Atisha… j’ai d’ailleurs retranché la section Harsha de Atiharsha lorsque j’ai vécu en Europe dans les années 1980 car le Harsha sonnait trop dur lorqu’il sortait de la bouche des Allemands 😉

mais revenons à Atisha, et surtout à sa fameuse méditation du coeur… que j’ai toujours pratiqué on & off depuis 35 ans quand quelconque  motton montait en mon coeur, ou en ma tête avant qu’il ne cogne à mon coeur…

c’est que trop souvent, lorsqu’on croise douleur ou négativité, soit en soi ou en dehors, le premier réflexe et de rejeter cette énergie à l’extérieur de soi… d’ailleurs certaines techniques de méditation incitent à inspirer l’amour et le positif et à rejeter la haine, la peur et tout ce qui est négatif…

sauf que si tout le monde pratiquait cela, le monde deviendrait rapidement un grand dépotoir… peut-être ce qui arrive en fait, notamment avec les réseaux sociaux… mais cela est une autre histoire…

gross modo (technique expliqué en détails plus bas), la méditation d’Atisha invite à respirer toute la négativité – tout d’abord la personnelle, puis celle du monde entier – en son coeur et de laisser l’amour qui s’y trouve transformer cette négativité pour expirer pour soi comme pour le monde amour et compassion… une respiration à la fois…

beau non ?

car le feu du coeur a ce pouvoir ultime de transformation… y brûle en chacun une flamme qui peut tout transformer, même le pire, même le fou… et cela s’applique autant à notre propre négativité, qu’à celle qui sévit en ce bas monde… et il semble en sévir pas mal ces temps-ci…

alors voilà mon ptit motton de sagesse pour aujourd’hui inspiré de FB et de mon ami Richard…

moi, je vous laisse, je m’en vais respirer la misère du monde en mon coeur d’ati…

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La méditation du Coeur d’Atisha
Par Shakina
dans Méditations et exercices

tiré de
http://la-vie-sereine.eklablog.fr/la-meditation-du-coeur-d-atisha-a1335865

La méditation du Coeur d’Atisha

La douleur est naturelle, il faut la comprendre et elle doit être acceptée. Naturellement nous avons peur de la douleur, naturellement nous l’évitons, de ce fait de nombreuses personnes évitent le cœur et se réfugient dans la tête.

Le cœur provoque de la douleur, c’est vrai, mais seulement parce qu’il donne du plaisir; c’est pour cela qu’il donne de la douleur. La douleur est le chemin qui mène au plaisir; l’angoisse, la porte par laquelle entre l’extase.

Si l’on est conscient de cela, l’on accepte la douleur comme une bénédiction et soudainement la nature de la douleur commence à se transformer. Vous n’êtes plus en opposition avec elle et, parce que vous n’êtes plus en opposition avec elle, ce n’est plus une douleur, c’est une amie. C’est un feu qui va vous purifier, c’est unes transmutation, un processus par lequel l’ancien disparaîtra et le nouveau émergera; par lequel le mental disparaîtra et le cœur se mettra à fonctionner dans sa totalité. Alors la vie devient une bénédiction.

Essayez cette méthode d’Atisha.

Lorsque vous inspirez – écoutez attentivement, c’est une des méthodes les plus extraordinaires – lorsque vous inspirez, pensez que vous inspirez tous les malheurs de l’humanité, toute l’obscurité, toute la négativité, tout l’enfer qui existe dans le monde, vous les inspirez et les laissez être absorbés dans votre cœur.

Vous avez peut-être lu ou entendu parler des soi-disant « penseurs positifs » en occident. Ils disent juste le contraire mais ils ne savent pas ce qu’ils disent. « Lorsque vous expirez » disent-ils « rejetez tout votre malheur et votre négativité et lorsque vous inspirez, absorbez la joie, la positivité, le bonheur, la gaieté ».

La méthode d’Atisha est tout l’opposé; lorsque vous inspirez, inspirez tout le malheur et la souffrance de toute l’humanité, passée, présente et future. Lorsque vous expirez, expirez toute la joie que vous êtes; lorsque vous expirez, expirez tout le bonheur que vous êtes, toute la bénédiction qui vous emplit. Expirez, déversez-vous dans l’existence. C’est la méthode de la compassion; buvez toute la souffrance et répandez la bénédiction.

Et si vous le faites vous serez surpris; au moment où vous absorbez en vous les souffrances du monde, elles ne sont plus souffrances. Le cœur transforme immédiatement l’énergie. Le cœur est une force transformatrice, absorbez le malheur et il se transforme en félicité… et déversez-le alors autour de vous. Lorsque vous aurez appris que votre cœur est capable de cette magie, de ce miracle, vous souhaiterez l’expérimenter encore et encore.

Essayez, c’est une méthode des plus pratique, simple et elle donne des résultats immédiats. Pratiquez-la aujourd’hui et constatez.

C’est une des approches de Bouddha et de tous ses disciples et Atisha est l’un de ses disciples; dans la même tradition, dans la même lignée. Bouddha dit en permanence à ses disciples: Ihi passiko; viens et vois !

Ce sont des gens très scientifiques, le bouddhisme est la religion la plus scientifique au monde et c’est pourquoi le bouddhisme gagne chaque jour de plus en plus de terrain. Au fur et à mesure que le monde devient plus intelligent, Bouddha deviendra de plus en plus important, il en sera forcement ainsi. Au fur et à mesure que les gens s’intéressent à la science, Bouddha les attirera. Il convaincra l’esprit scientifique – parce qu’il dit: « Tout ce que je dis doit être pratiqué. Je ne vous dis pas: « croyez cela », je dis: « expérimentez-le »; Faites-en l’expérience et seulement alors, si vous le ressentez vous-même, ayez confiance en cela. Autrement il ne sert a rien de croire ».

Essayez cette merveilleuse méthode de compassion, absorbez tout le malheur et déversez toute votre joie.

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et ici, une belle histoire de coeur et de pardon en lien avec les récents événements de Québec… une preuve que la peur et la haine peuvent stimuler l’amour…

http://plus.lapresse.ca/screens/4243a934-6b35-47b6-8bab-a357001e1448%7CKuiu9343dgpd.html

résonance

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• cronica Numéro treize

traduction : on ne peut mesurer l’amour en temps… on mesure l’amour par la transformation… parfois les plus longues connexions sont porteuses de peu de croissance… alors que certaines des plus brèves rencontres transforment tout… le coeur ne porte pas de montre… il est éternel… il ne s’attarde pas à savoir depuis quand vous connaissez quelqu’un… il s’en fout si vous fêtez un 40 ème anniversaire s’il n’y a pas de jus dans la relation… le coeur recherche la résonance… une résonance qui l’ouvre, qui le vivifie, une résonance qui ramène à la maison… et lorsqu’il le trouve, la transformation débute… – Jeff Brown

voilà c’est fait… le coeur sonne et résonne…

un autre feitio de complété… 10 jours de cérémonies, de chants, d’introspection, de creusage en soi, de déracinement, d’élévation de l’âme, de craquage de coeur …

lors de ma première rencontre en corps avec Osho en 1983, la digue de mon coeur avait craqué… et comme une Madeleine j’avais pleuré toutes les larmes du désert de mon coeur…

ma rencontre avec Darshan est de cette nature… les mêmes larmes… peut-être est-ce toujours la même grande lame de fond, une grande larme de fond… une larme de destruction massive qui emporte tout obstacle sur son passage…

au cours des derniers jours, la même grande craque cosmique s’est réouverte en mon for intérieur… fort intérieur… mais qui ouvre sur l’infini…

mais peut-être en fait qu’elle ne s’était jamais refermée cette craque… que lentement recouverte d’une mince couche de vie et de poussière d’étoiles sans jamais vraiment se refermer complètement… car une telle fissure ne se referme jamais… craque un jour craque toujours…

ce type de fissure qui ouvre sur l’univers entier… par laquelle toute le vie entre en soi… cette sorte de craque qui laisse passer la lumière des cieux et le souffle des anges…

alors voilà mon coeur où tu en es aujourd’hui… à réouvrir sur le mystère… sur la connexion avec le plus grand que toi… avec le plus que plus grandiose… sur du plus qu’espéré, du plus qu’imaginable… de la grande vie magie-nable…

vous remarquerez peut-être que j’ai ajouté un Supino à mon nom…c’est le nom de famille de ma maman… depuis mon passage à Sorocaba, au sein de ma nouvelle famille italo-Brésilienne, où j’ai été adopté par une nouvelle Mama, mama Sonia… comme une Amazonia pour son ati gars… l’arbre a retrouvé sa forêt…

alors ce matin j’ai décidé de confirmer cette retrouvaille de souche…

je peux dire que ce voyage est marquant… il y avait un avant… et il y a désormais un maintenant…

sur ce, par ces mots qui ne peuvent rendre compte ni conte du passage actuel, je vous salue bien bas du haut de mon humilité retrouvée…

enlacer le passé

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• cronica Numéro doze

traduction : la guérison se produit quand un espace de totale ouverture enlace inconditionnellement et tendrement le passé… – John de Ruiter

ce matin, encore plein d’un espace hyper délicat ouvert hier soir en cérémonie alors que rien n’est encore bouclé et que je flotte encore dans un espace d’inconfort… espace duquel je ne peux ni ne veux me sauver ni m’échapper avant que le message ne soit compris et le processus transformé… alors soutenir cet inconfort et inviter la lumière et la légèreté…

et enlacer inconditionnellement et tendrement le passé… à la lumière de moment présent…

on court toujours le risque d’ouvrir une telle boîte de pandore lorsque l’on ingère des plantes médicinales puissantes telles que le Daime… à nos risques et périls…

on ouvre en soi un espace qu’on ne soupçonne pas, qu’on ne peut prévoir… et souvent surprise  ! car si on savait on irait probablement pas là… sauf que si on allait pas là, on ne pourrait pas l’enlacer inconditionnellement et tendrement ce cher passé qui est inscrit en chacune de nos cellules… passé incarné…

alors peu de mots ce matin, je replonge en moi pour continuer d’enlacer le passé… et puiser à la force de l’amour…

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Love doesn’t move without it being empowered.

All of the power that you experience in resistance is the power of love separate from love, moved as hardness.

When you open in it, the hardness cracks open and all of the power that was held in it is released to where it belongs.

It’s given through your heart to your being. Love is empowered and love moves.”

– John de Ruiter