écran miroir

♥♥♥ – 22/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: chaque fois que tu juges quelqu’un, tu révèles une partie de toi-même qui a encore besoin d’être guérie

on pourrait aussi rajouter chaque fois que tu juges quelque chose… même si derrière les choses, il y a toujours des gens… et derrière nos jugements, de la peur, de l’ignorance et du mépris…

en ce moment, des gens et des choses à juger, il y en a plein nos écrans, ça déborde… car par là que passe une bonne partie de notre vie en ce moment.. et tant d’opinions se manifestent… et nos écrans génèrent en nous des jugements en série, une machine à pop-corn de jugements…

la dualité bat son plein devant nos yeux comme jamais auparavant il ne semble… devant nos yeux, mais du coup, en nous aussi… car on ne voit souvent que ce qui est en soi… et pas toujours le plus beau…

alors beaucoup de guérison en vue dirait-on… quoi qu’on peut se permettre d’en douter à première vue car les choses semblent se polariser de plus en plus et pas certain que la situation out there ne s’améliore… mais parfois, faut que le fond du chaudron remonte à la surface pour qu’on puisse faire le ménage…

grosso modo, d’un côté, les anti masques/vaccins/confinement jugent ceux et celles qui acceptent et respectent les mesures de confinement et les considèrent comme des


alors que ceux et celles davantage porté(e)s vers la sécurité et l’acceptation et le respect des règles sanitaires perçoivent les antis comme des inconscients, des complotistes (terme vague s’il en est un) ou des covidiots…

on ne s’en sort pas… blanc bonnet, bonnet noir, et mouton noir ou de toutes les couleurs…

d’un côté comme de l’autre, on juge à divers degrés les adeptes de l’autre camp, se considérant mutuellement quasiment comme des ennemi(e)s…

société divisée… dualité sur-activée… hors de soi comme en soi finalement…

le débat est très émotif, les convictions tranchées comme du pain Weston…

mais probablement que la Vérité avec un grand V n’existe pas et que la réalité se situe quelque part entre les deux pôles… ou qu’il existe de multiples vérités et réalités selon le point de vue de chacun(e)… dans les yeux et le coeur de celui et celle qui regarde…

ainsi, depuis un an, le respect de nos différences est mis à l’épreuve big time… la division sociale est à son paroxysme… comme en soi car même si on respecte les limites, on en a aussi plein son masque…

si rien n’est jamais tout à fait noir ni tout à fait blanc, 8 milliards de nuances de gris, tout ce qui passe devant nos yeux se révèle être un miroir de soi… surtout ce qui nous indispose, ce qui nous dérange, ce qui nous fait réagir…

et comme l’affirme ci-bas le Dalai Lama, nous ajoutons à notre douleur et à notre souffrance en étant trop sensible et en réagissant à des pécadilles, en prenant les choses trop personnellement…


et sensibles nous le sommes tous et toutes…

il faut faire preuve d’une grande maturité pour oser considérer ce qui passe devant soi comme un miroir de soi-même, notamment de nos zones les plus sombres… mais si on y arrive, le monde se transforme alors en une grande leçon de vie… et ce qui nous déstabilise le plus devient un faisceau éclairant nos zones d’ombre…

mais évidemment, plus facile de tirer sur le messager que de faire face à soi-même et à ses contradictions…

allez, bon looking in

Mirrors composition architecture detail.

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La sagesse du silence intérieur

Pensez à ce que vous allez dire avant d’ouvrir la bouche.

Soyez bref et précis, car chaque fois que vous prononcez un mot, vous laissez sortir une partie de votre Chi (énergie).
Ainsi, apprendrez à développer l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne faites jamais de promesses que vous ne pouvez pas tenir.
Ne vous plaignez pas et n’utilisez pas de mots qui projettent des images négatives, car tout ce que vous faites avec vos mots chargés de Chi se reproduira autour de vous.
Si vous n’avez rien de bon, de vrai et d’utile à dire, mieux vaut ne rien dire.
Apprenez à être comme un miroir: observez et réfléchissez l’énergie.
L’Univers est le meilleur exemple de miroir que la nature nous a donné, car il accepte, sans conditions, nos pensées, nos émotions, nos paroles et nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie à travers les différentes circonstances qui apparaissent dans nos vies.
Si vous vous identifiez au succès, vous réussirez.
Si vous vous identifiez à un échec, vous connaitrez l’échec.
Ainsi, nous pouvons observer que les circonstances dans lesquelles nous vivons ne sont que des manifestations externes du contenu de notre conversation interne.
Apprenez à être comme l’univers, en écoutant et en réfléchissant l’énergie sans émotions denses et sans préjugés.
Car, étant comme un miroir, avec une puissance mentale calme et silencieuse, sans vous donner la possibilité de vous imposer avec vos opinions personnelles, et en évitant les réactions émotionnelles excessives, vous avez la possibilité d’une communication sincère et fluide.
Ne vous donnez pas trop d’importance et soyez humble, car plus vous vous montrez supérieur, intelligent et arrogant, plus vous devenez prisonnier de votre propre image et vivez dans un monde de tension et d’illusions.
Soyez discret, préservez votre vie intime.
De cette façon, vous vous libérerez de l’opinion des autres et aurez une vie tranquille et bienveillante qui est invisible, mystérieuse, indéfinissable, insondable comme le Tao.
Ne rivalisez pas avec les autres, la terre qui nous nourrit nous donne le nécessaire.
Aidez les autres à réaliser leurs propres vertus et qualités, à briller.
L’esprit de compétition fait grandir l’ego et crée inévitablement des conflits.
Ayez confiance en vous.
Préservez votre paix intérieure en évitant de vous lancer dans les épreuves et les astuces des autres.
Ne faites pas de compromis facilement, agissant à la hâte, sans avoir une conscience profonde de la situation.
Ayez un moment de silence intérieur pour considérer tout ce qui se présente et alors seulement prenez une décision.
Ainsi, vous développerez la confiance en vous-même et en votre Sagesse.
S’il y a vraiment quelque chose que vous ne savez pas ou pour lequel vous n’avez pas de réponse, acceptez-le.
Ne pas savoir est très inconfortable pour l’ego, car il aime tout savoir, avoir toujours raison et donner son avis très personnel.
Mais en réalité, l’ego ne sait rien, il lui fait simplement croire qu’il sait.
Évitez de juger ou de critiquer.
Le Tao est impartial dans ses jugements: il ne critique personne, il a une compassion infinie et il ne connaît pas la dualité.
Chaque fois que vous jugez quelqu’un, la seule chose que vous faites est d’exprimer votre opinion personnelle, et c’est une perte d’énergie, c’est du pur bruit.
Juger est un moyen de cacher nos propres faiblesses.
Le Sage tolère tout sans dire un mot.
Tout ce qui vous dérange chez les autres est une projection de ce qui n’a pas gagné en soi. Laissez chacun résoudre ses problèmes et concentrer son énergie sur sa propre vie.
Faites attention à vous, ne vous défendez pas.
Lorsque vous essayez de vous défendre, vous accordez trop d’importance aux paroles des autres, donnant plus de force à leur agressivité.
Si vous acceptez de ne pas vous défendre, vous démontrez que les opinions des autres ne vous affectent pas, qu’elles ne sont que des opinions et vous n’avez pas besoin de convaincre pour être heureux.
Votre silence intérieur vous rend impassible.
Utilisez régulièrement le silence pour éduquer votre ego, qui a la mauvaise habitude de parler tout le temps.
Pratiquez l’art de ne pas parler.
Prenez quelques heures pour vous abstenir de parler.
C’est un excellent exercice pour connaître et apprendre l’univers du Tao illimité, au lieu d’essayer d’expliquer ce qu’est le Tao.
Se développera alors progressivement l’art de parler sans parler, et votre vraie nature intérieure remplacera sa personnalité artificielle, laissant apparaître la lumière de son cœur et la puissance de la sagesse du silence.
Grâce à cette force, vous attirerez en vous tout ce dont vous avez besoin pour votre propre épanouissement et votre libération complète.
Cependant, vous devez faire attention à ce que l’ego ne s’infiltre pas.
Le Pouvoir demeure lorsque l’ego reste calme et silencieux.
Si l’ego s’impose et abuse de ce Pouvoir, il deviendra un poison, qui l’empoisonnera rapidement.
Soyez silencieux, cultivez votre propre pouvoir intérieur.
Respectez toute vie dans le monde.
Ne forcez pas, ne manipulez pas et ne contrôlez pas les autres.
Devenez votre propre Maître et laissez les autres être ce qu’ils ont la capacité d’être.

En d’autres termes, vivez en suivant le chemin sacré du Tao.

meilleur que soi grâce aux autres

♥♥♥ – 21/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

drôle de monde dans lequel on vit… comme Pierre de Coubertin, on aime répéter que l’important n’est pas de gagner mais de participer… sauf qu’à peu près tout ce qui motive la vie sociale en notre capitaliste société est fondé sur être le ou la meilleur(e)

OR, argent et bronze… ensuite, le vide et l’anonymat… qu’une grande déception…

pendant ces temps difficiles, on nous rapporte encore les profits faramineux des banques et des GAFAM et autres technocompagnies, les contrats de plusieurs millions de certains sportifs – tous mâles, quel hasard ! – alors que bizarrement on ne parle pas des profits des pharmas avec les vaccins… qui doivent se régaler de la situation actuelle… mais autre débat…

tel que le dit Mr Albert ci-haut, une société de wannabe winners s’avère finalement une industrie de losers… un pour cent, un pour mille…

probablement la masculinité ambiante qui sous-tend cette mentalité de wannabe winner… car pisser le plus loin est encore si important pour nous les ptits gars devenus glands… cette masculinité toxique, résultant de notre incapacité à gérer nos émotions, qui finit par tuer des femmes plus que jamais… gênant d’être un homme ces temps-ci… comme depuis toujours en fait… come on les boys

alors vivement plus de féminité…

vivement plus de businesses oeuvrant pour le bien du plus grand nombre plutôt que du plus grand profit pour les actionnaires… car au bout du compte c’est la nature et les plus démuni(e)s qui en paient le prix…

vivement plus d’achat local, même si un peu plus cher, que le plus bas prix… car le prix est toujours multi factoriel…

vivement plus de projets pour bâtir ensemble plutôt qu’aux dépends des autres, car à quoi bon être le/la meilleur(e) dans une monde du pire ?

vivement plus de collaboration que de compétition… car tous et toutes ensemble en cette tempête… alors assurons-nous que tout le monde ait un bateau minimalement potable pour traverser…

comme on dit, seul(e) on va plus vite, mais ensemble on va plus loin… et comme il reste peut-être peu de temps et peu de ressources, l’évidence est claire…

ci-bas, pour avant de me fermer la trappe, les paroles d’Albert Dupontel, qui a remporté plein de prix récemment et qui ne s’est pas présenté au gala des Césars pour les recevoir:

J’ai beaucoup de prudence par rapport à la définition « être le meilleur de quelque chose ».
Je trouve qu’être le meilleur en matière de goût, c’est une histoire très personnelle (…)
Le meilleur vin, c’est celui que vous aimez, le meilleur film c’est celui que vous avez aimé.
Ce n’est pas discutable, ce n’est pas négociable.
Je dirais que géopolitiquement, être le meilleur, c’est quelque chose qui est en train de faire fondre la planète.
Toutes ces multinationales, ces produits, ces hommes d’affaires qui veulent être les meilleurs.
Le résultat, c’est que la banquise fond et on se chope des virus.
Donc ça serait bien d’arrêter d’être le meilleur et d’être juste soi-même, d’écouter un petit peu autrui et je pense que la planète peut se calmer.
Mais bon, je ne suis pas sûr d’être entendu parmi les meilleurs !

– Via: Manon Kavanez – Groupe de La Licorne m’a dit

car on a besoin d’une maison, de nourriture, d’argent et de vêtements… et on doit prêter attention à toutes ces choses mais elles ne doivent pas mener nos vies… du temps et de l’espace doivent être accordés à l’introspection… ce que j’appelle la méditation… être avec soi, en soi, disponible pour sa propre subjectivité… – Osho

le monde dans tous nos états

♥♥♥ – 20/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: quelqu’un me demandait : n’est-tu pas préoccupé par l’état du monde ? j’ai pris une grande respiration puis j’ai répondu : ce qui est le plus important est de ne pas laisser l’anxiété ressentie en lien avec ce qui se passe dans le monde remplir son coeur… car si notre coeur est plein d’anxiété, on tombera malade et on ne pourra pas aider… – Thich Nhat Hanh

quelle évidence… car on ne voit le monde qu’à travers nos yeux et notre coeur…

et pourtant…

on se laisse souvent envahir par nos lunettes d’émotions et de croyances face à ce qui risque d’arriver… le meilleur, mais surtout le pire… car oui, ainsi les humains, on espère souvent le mieux mais on craint encore plus souvent le pire…

certain(e)s sont en colère contre ou angoissé(e)s par les politiciens, grosses pharmas, scientifiques et médecins et leurs mesures sanitaires, d’autres contre les pollueurs et les décideurs qui ne décident pas suffisamment justement…

certains réagissent avec vigueur contre les pro vaccins et pro masques, alors que certains font de même envers les antis… bataille d’étiquettes…

avec une certaine part de raison, on peut concevoir et réaliser que le monde est en chaos et en ébullition… ça chauffe, ça bouille… dans le monde et en nous… et dans les aires publiques… emotions are in the air

personnellement, l’environnement m’inquiète davantage que les mesures de contraintes ne me pèsent sur les pitons… alors je respire, et je regarde… moi tout d’abord, et mes émergences… et je contemple ce que je pourrais faire personnellement, puis peut-être collectivement, afin d’aider le monde en ce sens…

mais en même temps, je comprends les gens qui sont plus engagé(e)s que moi par les réactions que le monde extérieur suscite en eux et elles… et qui veulent agir sur le monde

notamment les parents avec de jeunes enfants, mères mono en particulier, les gens du milieu médical, de l’éducation et du service social, les décideurs qui doivent prendre des décision qui seront inévitablement contestées par une part de la population, bref ceux et celles qui ont les deux pieds et mains dedans…

et particulièrement ceux et celles dont l’emploi ou l’entreprise est à risque…

car certain(e)s d’entre nous se situent plus à l’extérieur de la game sociale, salut Boomers, plus spectateurs/trices qu’acteurs/trices… spectateurs/rices ou gérant(e)s d’estrad…inaires… salut Sol… ces glands savants qui savent et connaissent tout, mieux que les expert(e)s… et qui le proclament haut et fort… parfois en MAJUSCULES sur leur mur du son…

mais c’est évident, que LA chose à faire est de respirer dans son coeur… quand on a le temps et le luxe… ce que plusieurs ne semblent pas avoir, ou savoir…

pour les prochains jours printanniers, on nous annonce du beau et du chaud… selon les experts, un peu inquiétant justement que ça soit aussi chaud…

mais comme c’est ce que la vie nous offre pour le moment, profitons-en…

et pendant qu’on boira du soleil, profitons-en aussi pour laisser mariner sur le rond d’en arrière de notre conscience et faire place à quelques pistes possibles afin d’apporter notre contribution à la société… pour le bien du plus grand nombre…


bonne heure pour respirer…

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Tant qu’il n’y a pas de paix en vous, il n’y a pas de paix dans le monde, parce que vous êtes le monde, vous êtes la terre.

L’histoire de la terre est tout ce qu’il existe de la terre et au-delà, il y a un monde ?

Pas avant d’avoir ouvert les yeux et de dire je, Je me suis réveillé.

Je dois aller travailler. Je vais me brosser les dents.

Jusqu’à ce que le je soit né, il n’y a pas de monde.

Quand le je surgit, bienvenue dans le film de qui vous pensez être.

Prenez le pop-corn, le voici !

Si vous investiguez et que le je apparaît, il n’y a pas d’attachement.

Ce n’est qu’un excellent film.

Et si vous n’avez pas investigué, le je apparaît, il est identifié par le corps, vous pensez que c’est réel, vous pensez qu’il y a un je.

Pure fantaisie.

Et si vous vous y attachez, si vous pensez que vous êtes cela, vous voudrez peut-être investiguer.

– Byron Katie

liberté relative

♥♥♥ – 19/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

quelqu’un postait avec sarcasme cette image sur FB au lendemain du passage du couvre-feu de 20 h à 21 h 30… me suis tout de suite demandé quelle serait la taille de sa prison quand il n’y aura plus de couvre-feu…

car plusieurs semblent penser qu’on vivait en toute liberté avant la mise en place des mesures sanitaires…

pourtant, on n’avait qu’à passer les frontières américaines pour se rendre compte qu’on a toujours vécu dans une immense prison à ciel ouvert… ou qu’à se promener sur les réseaux sociaux et voir des pubs ciblées en lien avec quoi on surfait il y a 2 minutes apparaître dans notre écran… sans parler de nos besoins corporels qui impliquent un certain respect de certaines règles…

liberté ? on repassera… car au fond, chacun(e) sa prison… mais l’idée consiste à réaliser que cette prison est notre création…

une fois de temps en temps, on se cogne sur les barreaux, comme maintenant… mais ces barreaux sont toujours là… dans les lois, dans le respect des droits d’autrui, dans notre deal social… jamais tout à fait libres nous ne sommes, que plus ou moins limité d’action et d’accès… à part comme on choisit de répondre à ce que la vie nous envoie plutôt que de réagir…

car tant qu’on est vivant, humain, incarné, nous sommes toujours en prison… plus ou moins grande et confo, avec des barreaux là-bas, ou juste ici… prison adaptable… plus ou moins près, plus ou moins visibles mais barreaux quand même… les plus près étant right here dans notre tête, nos croyances et nos conditionnements…

si vous suivez un peu mes mots ici, vous savez que je vis loin loin de la ville (salut Boule Noire) et que le confinement ne me dérange pas du tout… ou si peu les quelques rares fois lorsque je vais dans le monde

mais je peux comprendre les gens qui vivent seul(e)s, en ville où la dynamique est totalement différente… ou pour les jeunes, les parents et leurs enfants masqués, bref ceux et celles qui vivent directement les conséquences des récentes limites, sous pression en cette situation frustrante et limitative…

on peut voir sur les ondes des manifestations verbales la plupart du temps – si facile de chiâler sur les réseaux – des gens des deux clans: les plus dociles qui s’accommodent assez bien des mesures restrictives de liberté, et les autres que ça dérange davantage…

pourtant, ils sont nombreux sur les réseaux privés et lucratifs qui nous contrôlent à tour de bras à revendiquer la liberté… les Che Guevarra virtuels du web… hey boys and girls, on joue exactement le jeu des grandes corporations… vous blâmez les gouverne et ment en faisant exactement le jeu des corpos… vous vous trompez de cible d’après moi…

allez, il fait beau, vais allez m’aérer le cerveau et jouir de ma liberté environnante…

(encore un) excellent papier de JoBlo:
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/597204/delinquants-la-nuit-dociles-le-jour?fbclid=IwAR3Hl9DLSVGZbVFZ3v6uSvLftkUwTomu8-t_9BErLr5eanZots5gxiAifY0

et touchants et puissants mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette sur la désobéissance:
https://plus.lapresse.ca/screens/710b7b87-e9fb-4036-bb1a-1a3dd11fe3bb__7C___0.html?fbclid=IwAR2J–TuWL7RIu9zH7Z0F3hegR-O4XeTgWLwcGs9WGSB8fF1RL1gFWTTtNw

V I E i l l i r

♥♥♥ – 18/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

au cours de la dernière année, le sort qu’on réserve à nos vieux et vieilles nous a sauté en pleine face… gêne et honte à notre humanité collective envers ceux et celles qui ont contribué à bâtir notre monde…

nos grand-mères, nos grands-pères… nos vieux oncles et tantes âgées… nos aîné(e)s…

des mots, des mots… mais sans action, toutes les bonnes intentions restent lettres mortes… inhumain de laisser nos vieux et nos vieilles mourir et finir leur vie sur terre seul(e)s et abandonné(e)s… mais je sais, plus facile à dire que de faire something about it à court terme… mais on peut espérer que les choses vont changer…

d’ailleurs, ces temps-ci, nous sommes nombreux à nous questionner sur la vieillesse, le processus de vieillissement, sur la fin de la vie…

mais à quel âge devient-on vieux et vieille ?

question un peu futile… car on a probablement chacun chacune nos réponses à cette question, de même que des exemples concrets qui peuvent constituer des exceptions…

pas de bonne réponse à cette question car le vieillissement est de toute façon plus un processus graduel qu’un état permanent et définitif…

et dans VIEillir il y a plein de VIE… il y a toute la vie…

car dès que l’on nait, ce processus de vieillissement se met en branle, pour ne s’arrêter qu’à la fin des battements de notre coeur… entre les deux, toute la vie, toutes nos vies…

s’il y a des ptits vieux à 30 ans, on retrouve aussi des ptites jeunes de 90… l’âge est une accumulation d’années dans et sur le corps, un lot d’expériences diverses qui nous forment et nous forgent…

en Afrique, on dit qu’il existe une tradition à certains endroits où les personnes qui se sentent arrivé(e)s à la fin de leur voyage terrestre, vont tout simplement s’assoir ou s’étendre dans le sable pour se laisser recouvrir et tout doucement disparaître… belle image…

mais on dit aussi que notre âme échappe à ce processus de vieillissement… que notre âme est éternelle… voyons voir en temps et lieu…

ci-bas, deux textes touchants, des mots qui vont droit au coeur, jeune ou vieux… mieux que je ne saurais moi-même le dire…

alors ce matin, hommage à tous nos vieux et nos vieilles, jeunes ou vieux et vieilles de coeur, de rides et de peau, en particulier tous ceux et celles qui ont vécu plus longtemps que petit moi…

et merci la vie…

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Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ?

– Eh bien, vois-tu, j’apprends.
J’apprends le petit, le minuscule, l’infini.
J’apprends les os qui craquent. Le regard qui se détourne.
J’apprends à être transparente.
À regarder au lieu d’être regardée.
J’apprends le goût de l’instant, quand mes mains tremblent.
La précipitation du cœur qui bat trop vite.
J’apprends à marcher doucement. À bouger dans des limites, plus étroites qu’avant et à y trouver, un espace plus vaste que le ciel.

Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ?

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux. J’apprends avec les nuages.
J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts. Et à écouter le vent.
J’apprends la patience et aussi l’ennui.
J’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et un nuage aussi le plaisir.
J’apprends à passer sans laisser de traces.
À perdre sans retenir.
Et à recommencer sans me lasser.

Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

Parce qu’il me faut apprendre.
À regarder les os de mon visage et les veines de mes mains.
À accepter la douleur de mon corps.

Le souffle des nuits. Et le goût précieux de chaque journée.
Parce qu’avec l’élan de la vague, et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts. Et à écouter avec les yeux.
J’apprends qu’il faut aimer.
Que le bonheur des autres est notre propre bonheur.
Que leurs yeux reflètent dans nos yeux Et leurs cœurs dans nos cœurs.
J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main.
Que même un corps immobile danse, quand le cœur est tranquille.
Que la route est sans fin.
Et pourtant toujours exactement là.

Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ?

– J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !

J. L. Bachoux, via Josée Blanchette, via Manon Kavanez – Groupe de La Licorne m’a dit

et une autre, sur apprendre à ne plus avoir rien à perdre… touchant…

Passion des mots, passion de la vie

Vieillir, c’est apprendre à perdre.
Encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage.
Voilà ce que je vois.
Et plus rien ne figure dans la colonne des profits.
Un jour, ne plus pouvoir courir, marcher, se pencher, se baisser, soulever, tendre, plier, se tourner, de ce côté, puis de l’autre, ni en avant, ni en arrière, plus le matin, plus le soir, plus du tout.
S’accommoder sans cesse.
Perdre la mémoire, perdre ses repères, perdre ses mots.
Perdre l’équilibre, la vue, la notion du temps, perdre le sommeil, perdre l’ouïe, perdre la boule.
Perdre ce qui vous a été donné, ce que vous avez gagné, ce que vous avez mérité, ce pour quoi vous vous êtes battu, ce que vous pensiez tenir à jamais.
Se réajuster. Se réorganiser. Faire sans. Passer outre. N’avoir plus rien à perdre.

– Les Gratitudes de Delphine De Vigan – via Samano

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mon amie Diane vient justement de publier un bouquin sur le thème…


https://www.leslibraires.ca/livres/les-p-tits-vieux-c-est-diane-baignee-9782924923184.html

aimer le monde… à distance et en silence

♥♥♥ – 17/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

depuis 10 ans, j’habite seul (la plupart du temps car j’ai partagé ma vie et ma maison avec blonde et enfant à temps partiel pendant quelques années) sur une route de campagne peu fréquentée, dans la forêt boréale, à 6 km du plus proche village…

après quelques ajustements et vertiges lors du premier hiver, car je sortais d’une pleine vie tissée de nombreuses années de vie familiale et/ou en communauté, j’apprécie depuis et de plus en plus la solitude, l’isolement, le silence… et le fait de ne voir personne la plupart du temps…

je dis voir personne, mais je ne suis pas seul du tout car je converse avec les oiseaux, ben oui, fou d’même le chroniqueur, j’écoute et prête yeux et oreilles aux corneilles et corbeaux (ne pouvant encore faire la distinction), je parle aux écureuils… je regarde et j’écoute le vent faire chanter et danser les arbres, ces arbres qui en mettent plein la vue au gars… des vues, des vues… déjà vu apaisant…

j’aime la paix environnante, la candeur du silence, les longs jours tranquilles comme un fleuve, sans qu’âme ne vienne en brouiller l’eau…

et parfois, j’accueille – en fait j’accueillais jadis – des gens pour méditer, chanter et faire un peu de musique… mais à la fin de la journée, basta et bye bye cowboys and girls

et depuis quelques mois, j’ai une voisine de coeur et de maison… qui est pas mal comme moi elle aussi… deux loners aux coeurs tendres vivant côte à côte… qui apprennent à cultiver amour et amitié, voisinage et silence communs… love in progress chez les loners

alors pas besoin de vous dire que je n’ai aucun problème avec le confinement… au contraire même… en fait, depuis 10 ans, me suis auto-confiné… à résidence…

ayant fait du télé travail avant nécessité depuis une dizaine d’années et en pré-retraite depuis l’an dernier, rien de nouveau de ce côté pour le virtuel prof wannabe virtuose au coeur de sa cabane au Canada…

si j’apprécie la situation actuelle, par contre, j’ai de l’empathie et de la compassion pour ceux et celles qui souffrent d’isolement et des limites de mobilité, en particulier du couvre-feu nocturne, même si, en fait, ma ptite vie à moi n’a pratiquement pas changé depuis un an…

pensées particulières vers les proches aidants et familles dont les parents travaillent (à l’extérieur ou à la maison) et qui doivent rattraper à la volée les trop nombreuses balles à jongler virevoltant dans leur dense emploi du temps… pensées vers vous, si jamais vous avez le temps de lire ceci, déjà un luxe en soi…

de mon côté, au seuil de ma jeune soixantaine, j’apprécie de plus en plus la solitude…

pas que je n’aime pas les gens, au contraire… j’aime le monde… et apprécie ses habitants, mes colocaterres, mes soeurs et mes frères du monde entier de l’humanité, mais en retrait, à distance, d’ici, au coeur du monde…

si, ces temps-ci, je sors de ma tannière une fois par semaine pour quelques heures d’un ptit boulot très apprécié, dès que c’est terminé, allez hop, enwèwe à méson… retour au refuge, au repère, à la tannière… et aujourd’hui, et demain…

le centre de mon monde se situe ici, au coeur de la forêt, au coeur du silence… dans l’espace, le calme, la paix… sainte et sacrée paix… si appréciée…

et je sais que nous sommes nombreux à vivre ainsi… ceux et celles qui ont cette chance de prendre le temps… c’est peut-être l’âge, ou le temps qui passe sur nous… même différence…

je suis tombé sur le texte ci-bas hier (la personne vit à Alger) que j’ai partagé sur un groupe privé et qui a trouvé ardents likers… j’ai donc décidé de le partager ici car très possiblement que nous sommes quelques-un(e)s dans notre gang de loners

alors empathes du monde entier, unissons-nous, dans cette distance qui nous relie au coeur de la vie…

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Œil de Lynx

Oui je m’isole,
non pas parce que je n’aime pas les gens, mais parce que je m’épuise au contact du monde, le bruit, la foule, les discussions trop longues,

aussi parce que je préfère être seul qu’entouré de personnes qui ne vibrent pas sur les mêmes fréquences que moi.

Non,
je ne dis pas qu’elles sont moins intéressantes, je n’ai nullement cette prétention.
Je dis simplement que nous sommes différents.
Je ne me sens jamais seul, je me sens merveilleusement bien dans le silence.
Et si je reçois du monde, c’est que l’envie est là et le plaisir aussi.
Je ne suis pas asocial, je suis un empathe sélectif.
Un empathe qui respecte ses ressentis et écoute son corps, son mental, son âme.
J’aime profondément les gens, les écouter, les conseiller et les aider.
Mais après cela, mon « Moi » réclame une pause.
Alors si quelques personnes se reconnaissent, elles sauront que si l’on passe du temps avec quelqu’un, ce n’est nullement pour combler un vide, mais c’est que l’on en a envie.

Vraiment.

du coeur plein la tête

♥♥♥ – 16/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

je l’admets d’emblée, cette image est dégueulasse…

mais elle illustre bien le travail que l’on doit entreprendre un moment donné dans notre vie: soit que notre coeur doit soutenir et aider notre tête à se purger, à se nettoyer, à se délivrer du mal… de coeur…

pour que l’on puisse passer de la tête au coeur et vivre de plus en plus à partir de ce poste d’observation privilégié…

car on a la tête trop pleine depuis toujours, mais particulièrement depuis un an… notre tête fait une indigestion et nous on a mal au coeur… entêté(e)s et écoeuré(e)s…

afin de pallier un certain mal de vivre, depuis le début de LA situation actuelle, on se bourre, on s’empiffre, on fait nos recherches…

avec la tête, on cherche out there… pour combler son coeur in here…

on s’évertue à bouffer de la nouvelle – la plupart du temps mauvaise, qu’elle soit traditionnelle – mainstream – ou crémeuse – l’alternative…. et on finit par broyer du noir… je vous laisse deviner ce qui en sort, mais malgré tout, certains left overs restent pris dans le chemin de notre coeur…

certains préfèrent compenser directement dans le dessert et plonger dans le grand bar ouvert Netflix etc… ou dans le bol de chips et peanuts Youtube… mais la plupart du temps, les yeux grand ouverts à ingurgiter de l’info – divers – tissement… nous sommes devenus des ogres médiatiques, et non non n’insistez pas, je ne ferai pas le mauvais jeu de mots que j’aurais pu faire en ajoutant un r… je le laisse à d’autres qui en usent bien goulûment…

on cherche encore en dehors de soi une réponse à nos inquiétudes, à nos angoisses, à notre anxiété généralisée qui résident en nous… si le terme extase signifie état en dehors de soi, peut-être est-il temps de switcher à l’intase car on va finir par se perdre dans le monde des médias, qu’ils soient de masse, mainstream ou alternos, ou sociaux car surtout anti sur cette voie désincarnée où les mots vides d’humanité se perdent et se battent…

certains mangent salé, cherchant les malversations de l’élite politique ou économique, d’autres plus sucré en fouillant du côté human interest, santé publique… d’autres préfèrent vivre dans le monde des licornes et rejoindre Alice au pays des vermeilles…

s’il est inévitable de suivre un tant soit peu les mauvaises nouvelles pour savoir ce qui se passe dans notre monde, car qu’on l’aime ou pas ce monde, on en fait partie et lui en nous aussi, un moment donné il faut savoir jeûner un peu, du moins, faire attention à ce que l’on ingurgite et se mettre au régime…

un ami mentionnait récemment que nous vivions dans une société à tendance de plus en plus dictatoriale… oui oui, comme dans dictature… bien sûr que je n’ai pas tenté de lui faire changer d’idée car lorsqu’on a une idée dans la tête, pas évident de la ramener dans nos pieds… et s’il veut voir la situation ainsi, son droit et privilège…

mais personnellement, même s’il serait futile de ne pas reconnaître que des directives plus rigoureuses sont en vigueur afin de limiter la contagion depuis un an, dans mon livre à moué, pas mon idée d’une dictature… même si ces mesures peuvent s’avérer frustrantes par moments et ce, plus pour certains que pour d’autres je le reconnais, pas mon idée d’une dictature… parlez-en aux Ouighours en Chine ou à quelques autres peuples du Moyen-Orient… mais cet ami disait qu’on ne peut comparer les dictatures… ah bon…

dans certaines pratiques spirituelles et sanitaires holistiques à base de plantes vomitives, on induit la purge afin de vider notre coeur (et notre système digestif) des contaminants de notre tête, de nos idées noires, de nos refoulements gastriques antérieurs…

car pour la plupart d’entre nous, on a le coeur trop plein des choses de la tête… hauts de coeur, aho le coeur…

si les émotions se vivent autant dans le corps que dans la tête, souvent c’est cette dernière qui répand ses idées contaminantes jusque dans le coeur, où elle l’encombre et le fait ruminer et brailler du noir

peur et insécurité, méfiance et doute, mépris et arrogance, frustration et colère, inquiétudes face au futur, angoisse et anxiété, name it… n’en jetez plus, le coeur est plein…

mais il me semble clair que l’on doive apprendre à vivre de nouveau et au pc à partir de notre coeur… car le seul endroit digne dépositaire de notre humanité commune, le principal lieu qui nous unit…

clair aussi pour moi que la tête nous sépare, même si on peut partager certaines idées, alors que le coeur nous unit…

et malgré que nos différences soient magnifiées de plus en plus ouvertement et de plus en plus exprimées, nous partageons tous le même et seul coeur humain qui bat en chacun et chacune de nous… moutons ou autruches, complotistes ou antimasques… que des étiquettes de tête et de surface… au fond du coeur, tous humain(e)s…

ce même et seul et unique grand coeur global qui bat à des rythmes différents, avec des mélodies distinctes et propres à chacun et chacune, mais qui fait partie du même grand choeur humain…

car la même grande symphonie dans laquelle nous vivons tous et toutes, ponctuée ces temps-ci de quelques passages dramatico-émotifs… mais plusieurs grandes oeuvres comprennent de ces passages plus rock n roll qui mettent en lumière les passages plus mélodieux…

ainsi, je nous souhaite de perdre – un peu – la tête pour retrouver – de plus en plus totalement – notre coeur…

notre coeur d’humain(e)…

Ultracrépidarianisme

♥♥♥ – 15/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

ai vu passer ça ce matin via l’ami Jean… ai découvert un penseur très posé et découvert un nouveau mot : ultracrépidarianisme…

si vous en voulez davantage:

ça s’est appliqué en masse au cours de la dernière année en lien avec LA ptite bibitte numéro 19… et tout ce qui la concerne… et ça continue…

sur les réseaux, tout le monde parle et se prononce et, pourtant, on en sait si peu sur tant de choses… comme le dit Etienne Klein : pour savoir qu’on est incompétent, il faut être compétent

mais pourtant tant de cons pêtants de fausse vérité suitant l’auto-réassurance… et pourtant… on dirait que ce sont ceux et celles qui savent le moins qui parlent le plus, et qui crient le plus fort pour combler leur incompétence et leur incertaines certitudes vides de sens qui remplit notre vide d’ignorance devant l’incertitude de l’existence…

pour avoir été formé à l’épistémologie – théorie de la connaissance – lors de mes études de doctorat, j’ai découvert comment nos croyances, notre position sociale et notre corpus émotionnel, entre autres mais beaucoup plus aussi, peuvent facilement nous faire nous fourvoyer soi-même… et pourtant, on aime tellement penser savoir qu’on sait…

ainsi, il est utile, essentiel et indispensable de déconstruire sa propre pensée, de la démonter, de la défaire en tout petits morceaux pour pouvoir la sortir de soi et ensuite l’analyser…

en ce sens, avant de procéder à toute analyse, le sujet de la recherche doit devenir le propre objet de son analyse… le propre de la méditation en fait…

sauf que sur les ondes, ce processus d’auto-connaissance prend très rarement place… sur une base intuitive – en tous cas moi je fais confiance à mon ♥️ – les gens pitchent et garrochent leurs savantes et fines analyses de surface de même que les réflexions qui s’en suivent aussi profondes que le vernis sur leur table de salon… sans parler du vernis de notre tout petit égo qui veut se faire aussi gros que Dieu le boeuf…

par définition, un chercheur cherche… et ne sait rien d’avance… la position ultime… car un minimum, sinon un maximum, de neutralité est requis… ce que l’on peut aussi nommer humilité, conscience de ses propres biais d’interprétation, brève la prise de conscience de ses propres présupposés…

mais évidemment, ceux et celles qui auraient besoin de procéder à cette auto analyse ne le feront pas… et n’écouteront pas Mr Klein…

et tout est bien ainsi car c’est ainsi qu’est la vie en ce petit lundi matin de mars…

mais nombreux sont ceux qui peuvent avancer la réalité de ce fameux virus et de ses multiples conséquences… décidément, certains pieds se prennent pour le nombril du monde des cordonniers…

ultracrépidarianisme…

au moins on va se coucher un ptit moins nono ce soir… allez bonne journée, le printemps s’en vient…

avec et sans non-sens sans dessus sens dessous

♥♥♥ – 14/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: rien du tout n’a aucun sens… en effet, n’est-ce pas ?

tout ÇA fait du sens pour vous ? moi aussi moi non plus…

alors j’imagine que la leçon consiste à apprendre à vivre dans le non-sens, que dis-je, à baigner dans une mer de non-sens… sploush sploush, très sensé ça… nager à sens unique en plein non-sens… ou se laisser flotter plutôt ? plein de non-sens aussi…

apprendre à prendre chaque journée pour ce qu’elle est – un gros potentiel virtuel de présenciel à soi-même – menant là où elle peut mener, du lit au lit, de soi à soi, avec quelques arrêts in between… toujours ici, maintenant, blotti dans cette couverture de moment présent…

n’allant nulle part, apprenant de plus en plus à être ici, qu’ici… qu’ici qu’ici…

en quête aussi d’une compréhension plus vaste que celle qui nous a mené jusqu’à ici… guiliguili… fléchir pour mieux réfléchir…

on a longtemps pensé que la vie nous mènerait en ligne plus ou moins droite de A jusqu’à Z… mais la dernière année est venue scrapper nos plans… alors pas si grave, suffit d’en faire de nouveaux… adaptés, rafraîchis, ré-inventés, plans 2.0…

et en plus d’apprendre à vivre en plein non-sens, il serait peut-être utile d’apprendre aussi la patience, la persévérance, la confiance, sinon la foi pour les plus aventureux/(ses)…

et réaliser que tout est tel quel, et juste et bon… tout est parfait… car rien ne peut être autrement maintenant… que ce qui est…

et que certain(e), moins bien nanti(e)s et choyé(e)s que nous, ont besoin d’aide, de soutien, de compassion et d’empathie… alors vivre pour moi et de plus en plus grand, de plus en plus large, jusqu’à inclure le monde entier, celui qui va en tous sens dans le non-sens…

car utile aussi de se rappeler régulièrement d’être reconnaissant(e) et d’exprimer notre gratitude pour tout ce que l’on a, tout ce qui nous a été offert et donné… tout ce qui fait wow et tout ce qui fait ouach… tout tout tout…

car ça, ça fait ben du sens

l’inévitable lourdeur de l’être

♥♥♥ – 12/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: parfois la vie nous montre, patiemment, que l’on doit tomber afin d’apprendre à mesurer notre lourdeur… même un oiseau doit faire cela avant de pouvoir s’envoler… – Rainer Maria Rilke

au cours de la dernière année, probablement que chacun(e) d’entre nous a connu quelques chutes… quelques périodes plus lourdes, plus questionnantes avec notre monde qui s’est arrêté, puis repris, puis ralenti de nouveau… pas ordinaire ni normal ce que l’on vit…

certain(e)s ont tout perdu, d’autres ne peuvent plus faire ce qu’ils/elles préfèrent dans la vie, que ce soit créer et partager leur art, voyager, voir et coller leurs proches, etc… nous sommes et toutes touché(e)s d’une façon ou d’une autre par ce qui se passe…

si on doutait de notre interconnectivité, la dernière année nous a démontré que nous sommes inter dépendant(e)s les uns des autres… pour le meilleur et pour le pire… comme si un virus avait fait monter à la surface tout ce qui se cachait en nous… probablement pour le meilleur, mais en ce moment pas toujours évident…

certain(e)s n’ont plus rien à faire, d’autres travaillent comme des fous et des folles… la réalité est très différente selon que l’on a des enfants ou pas en ce sens… ou que l’on travaille dans le milieu de la santé ou dans celui des arts… grande différence aussi si on vit en ville ou à la campagne… réalités relatives…

face à LA situation, certain(e)s choisissent de japper et de crier au complot, en cherchant les coupables du haut de leur certitudes, et en méprisant ceux et celles qui voient les choses autrement…

d’autres acceptent – avec plus ou moins de facilité – les mesures mises en place…

donc soit on résiste et on bitche, soit on accepte et on prend notre mal en patience, ou en impatience, que les choses reviennnent

mais rien ne reviendra comme avant… la normale ne reviendra pas… car de toute façon cette prétendue normalité n’a jamais existé… qu’une impression la normalité, qu’une habitude du connu…

car on a longtemps vécu au-dessus de nos moyens, surtout ceux de la planète, et on devra trouver un nouveau lifestyle… une autre façon de vivre, plus légère, plus inspirée… car on vivait trop vite, trop fort, avec trop d’arrogance…

mais une chose est certaine, c’est que nous sommes tous et toutes dans la même tempête, même si le confort de nos embarcations varie…

et si on peut considérer la pandémie comme le grand bateau dans lequel tout le monde tangue, ce bateau est aussi intérieur… chacun chacune sa petite chaloupe, pleine d’émotions, de sensations, d’appréhension et de lourdeur…

mais peut-être que cette lourdeur dont parle Rilke est saine ?

car si nous sommes des âmes qui ont choisi de s’incarner, parfois on finit par vivre dans un monde imaginaire, coupé de notre corps individuel comme social… et en ce moment, nous revenons à certaines réalités que nous avions négligées…

peut-être que la situation actuelle est un filon privilégié vers un retour à soi, vers des valeurs plus humaines, vers plus de coopération, de collaboration entre nous tous et toutes… you can say I am a dreamer, mais j’espère vraiment que nous soyons nombreux à considérer ce qui se passe actuellement comme un wake-up call mondial…

car parfois dans la vie, on a besoin d’un ptit coup de pied juste là pour nous réveiller, nous éveiller à une nouvelle réalité… et reprendre un envol plus léger et dégagé du poids du passé…

en terminant, pensées toutes spéciales vers notre ami Sangi qui vit son propre processus de retour à soi bien particulier actuellement… de tout coeur avec toi…


Ce ne sont pas les années qui pèsent le plus, mais tout ce qui n’a pas été dit, tout ce que j’ai tu et dissimulé. Je ne savais pas qu’une mémoire remplie de silences et de regards arrêtés pouvait devenir un sac de sable rendant la marche difficile. – Tahar Ben Jelloun