Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

l’amour, toujours l’amour

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les dernières chroniques – 15/8/17

chronique dédiée à mon ami Samano pour son anniversaire… bonne fête brodeur… tout va pour le mieux…

à une certaine étape de notre vie, on veut savoir… Janette n’est pas seule…

on cherche à comprendre, tout comprendre, comprendre tout… percer le mystère, figurer la game, saisir le sens de la vie… trouver le truc…

et moi, pas plus fou ni plus fin qu’un autre, je pensais avoir tout compris… enfin presque…

genre on nait, on grandit, on apprend, à aimer et s’aimer surtout, puis un jour on meurt… et in between, on fait du mieux que l’on peut… du mieux que l’on peut… pour être heureux, pour rendre le monde meilleur, pour être de plus en plus présent au moment…

on regarde en soi, on observe le monde, et on respire…

oh bien sûr, un peu de travail est requis pour couvrir la base, soit manger, se loger, se vêtir, se chauffer et, éventuellement, surtout pour se réaliser…

et au fil des ans, on pense comprendre de plus en plus…

mais pas si simple ni évidente que ça la vie…

mais lentement et sûrement, un voile de lucidité se lève…  lentement et sûrement le vie nous révèle ses secrets, les uns après les autres… mais faut savoir écouter et entendre, regarder et voir, sentir et ressentir…

finement, délicatement…

car même si la vie peut sembler rude et rock and drôle par moments, aussi très fine et délicate la vie… mélodieuse la vie… mais faut savoir écouter et entendre, regarder et voir, sentir et ressentir…

la vie ne consiste pas tant à chercher à comprendre… non… la vie n’est pas qu’une série de questions à résoudre… car aucune et toutes ces réponses ne peuvent faire la job…

non… la vie nous demande surtout de vivre les deux pieds dans le mystère, la tête dans l’inconnu, le coeur dans la foi, et les yeux ouverts, de plus en plus ouverts… les deux premiers au début, pour saisir le monde extérieur,  puis le troisième plus tard, car pour saisir le fondamental, un oeil extra est requis… celui qui voit par en dedans… là les vraies réponses…

nous sommes nés avec tout le potentiel pour saisir ce qu’il y a à saisir de cette existence… nos nous sommes incarnés pour en apprendre un autre petit bout semble-t-il… et même si cela n’est pas toujours évident lorsque nous sommes à bord du train, en mouvance vers cette destination finale qui est ici et maintenant, pas vraiment le choix de suivre le mouvement… follow the guide

et ce guide n’est nul autre que le coeur, ce guide est l’amour… et l’amour est mystérieux…

comme disait notre ami et mentor Veeresh, peu importe la question, la réponse est toujours l’amour… l’amour, toujours l’amour, peu importe la question…

et pas que cet amour charnel, pour une autre personne, pas que cet amour pour la beauté des choses et de la vie… l’amour pour l’amour de la vérité…

love for love’s sake…

Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour. – Rûmi

Vous pouvez avoir de l’argent, une maison, un compte en banque. Ce ne sont que de pauvres substituts de l’amour. Tout comme les arbres s’enracinent dans la terre, les êtres humains s’enracinent dans l’amour. Nos racines sont invisibles, tout ce qui est visible n’est donc d’aucune aide. Mais nous sommes des arbres avec des racines invisibles. Il faudra trouver de la terre invisible – appelez-la amour, appelez-la dévotion, – ce sera quelque chose comme ça, quelque chose d’invisible, d’intangible, de mystérieux. Vous ne pourrez pas le saisir. Au contraire, vous devrez lui permettre de prendre possession de vous… –  Osho

vivre à mort

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les dernières chroniques – 14/8/17

traduction : ce n’est pas la mort qui m’importe, elle n’est qu’un fait de la vie… ce qui importe est ce que je fais de ma vie car ma mort n’est pas encore arrivée, et cette vie n’est pas banale, superficielle, futile ni petite… Mario Sergio Cortella (via Sonia Dini)

ah la mort !

cette chère mort… cette mort qui semble-t-il frappera chacun chacune un jour, cette mort qui semble-t-il happera tout le monde éventuellement… je dis semble car comme je n’ai encore jamais mourru – du moins je ne m’en souviens si cela s’est produit dans un ou des vies passées – aucune certitude this way

mais la mort, quand même…

cet événement marquant de la vie qui nous force à vivre totalement se révèle être un vrai mystère, LE grand mystère de la vie… en fait la mort est pleine de vie…

à mesure que les années passent, la mort se fait de plus en plus présente dans notre vie… au début, ce sont nos grands-parents qui meurent, ensuite nos parents et l’ensuite d’après, ce sont nos ami(e)s…

et alors la mort commence à nous chuchoter à l’oreille, à nous chatouiller les orteils, à nous chauffer les fesses… elle s’infiltre en notre vie, se manifeste toujours un peu plus et nous rappelle de vivre… elle nous rappelle que le temps, contrairement à certains forfaits internet, n’est pas illimité… qu’il y a une date de péremption…

et c’est ce qui formidable avec la mort… on ne l’a pas encore rencontrée personnellement que déjà elle se laisse deviner, pour nous aider à vivre, pour donner du sens à la vie qui passe…

l’autre jour, j’ai passé quelques heures avec un ami qui est en train de voir sa belle lentement quitter le navire… il est en train d’apprendre à la laisser partir… ouf quelle leçon, quel défi… suite à notre rencontre, j’étais ébranlé, shaké jusque dans mes fondations… et si humble devant ce qu’il vit…

surpris par la force de l’émotion, j’étais tout à fait impuissant devant ce qu’il vit car aucune idée de ce qu’il vit justement… aucun conseil de ti-jos connaissant à donner à mon ami devant cette épreuve cinglante, sciante de jambes et bouleversante de coeur…

car nous sommes complètement désarmés devant la mort… que ce soit la nôtre ou celles de nos proches…

même si on pense savoir, on ne sait rien… la mort des autres est une chose, la mort de nos proches une autre… et la nôtre ? aucune idée mes ami(e)s, aucune idée, ni vous ni moi… nous sommes ignorant(e) devant la mort…

même si vous me dites que la mort ne vous fait pas peur… désolé, je ne vous crois pas car je crois sincèrement qu’on ne peut parler de ce que l’on n’a pas encore vécu… simple as that

la mort est une grande inconnue… une flamme fatale… une arme de destruction massive devant l’illusion et la procrastination de ce qui est essentiel pour soi en cette existence humaine et matérielle…

la mort est un immense rappel de la vie, un immense appel à la vie… une ligne d’arrivée pour nous dire d’apprécier le parcours…

un cri d’alarme à vivre totalement, sans compromis, ou le moins possible car le fait de s’incarner – quoi que certains jovialistes aux lenettes roses et adeptes de la pensée magique peuvent affirmer du haut de leur tour de prétention – comporte tout de même certaines contraintes matérielles avec lesquelles on doit apprendre à jongler ici-bas au quotidien… tous et toutes dans le même bain de vie vous et moi, me and you… tous égos devant le mort, tous debout face à la mort qui nous fera nous coucher en elle éventuellement…

alors on a – au moins – deux choix devant la mort :

soit on choke, et on fait dans son froque existentiel et on joue safe en attendant le grand momenten se bouchant le coeur et le nez

ou soit on s’en sert… pour se propulser dans la vie, pour confronter nos peurs qui ne sont probablement que de petites pratiques devant l’ultime passage, du corps anyway… et on dit sa vérité, on la vit, on la chante ou la crie s’il le fauton squeeze tout le jus out of this life of ours

et on a beau penser savoir que nous ne sommes pas le corps, nous sommes aussi encore beaucoup le corps et notre attachement est grand, le mien du moins… nos attachements… et je vous mets au défi de faire semblant que non…

facile de parler de la mort quand elle ne nous concerne pas directement, du moins de pas si près que ça… facile de chroniquer bla bla à l’aide de mots au sujet de ce passage à venir…

mais avec le temps, la mort, qu’elle se passe subitement ou de façon annoncée, se révèle tout simplement être le grand secret de la vie…

alors merci madame pour la leçon même si je ne vous connais pas encore intimement… merci pour toute cette vie…

____
« On sait tous qu’on va mourir tôt ou tard, mais on ne sait pas quand la mort viendra. D’ordinaire on se raconte des histoires en se faisant accroire qu’on aura assez de temps pour finir tout ce qu’on veut accomplir, c’est pourquoi on a tendance à tout remettre au lendemain. Mais on pourrait mourir demain. Avant de disparaître, il n’y a rien de plus sensé que de surmonter la peur, d’ouvrir son cœur, de connaître la joie de partager sa vie avec d’autres êtres. C’est la raison pour laquelle on devrait commencer tout de suite.» – Pema Chödrön SUR LE CHEMIN DE LA TRANSFORMATION: LE TONGLEN, p.73-74 (via Richard Chartier)

vivre en lettres minuscules

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les dernières chroniques – 13/8/17

moins d’élan pour écrire cet été ici… trop à vivre… été intense, été étrange, été de complétion…

plusieurs événements similaires à ceux qui ont pris place l’été dernier se sont pointés le bout du nez, et le reste, mais avec another twist… autre occasion de regarder les mêmes choses ou presque, autre angle et perspective différente sur du semblable… avec un peu plus d’amour et de lumière…

rien à comprendre dans la vie, tout à vivre…

cette vie a de ces façons comiques de nous faire revisiter et revivre ce qui n’est pas complet, ni complété… alors pas le choix de repartir dans les portes battantes et silence on tourne… et on retourne voir ce qui reste à saisir de la situation… et peut-être comprendre, mais peut-être pas non plus… car rien à comprendre vraiment… que vivre, que vivre…

humilisant la vie qui passe, avec nous dedans… grande machine à laver… wash, spin and rince… éprouvant, épurant, délestant le non essentiel, liquidant le non nécessaire, abandonnant le superflu…

nous, le bois, dur ou mou c’est selon… la vie, le papier sablé… et sable sable, polit polit…

le bois que nous sommes sait qu’il redeviendra poussière et malgré tout, il continue de s’y frotter, de se faire faire frotti frotta par la vie… comme une sculpture, il rétrécit, se raffine, se peaufine, il se fait arrondir les coins ronds, et se polit les angles morts… poussière poussière, tu redeviendras poussière… un menuisier cette bon dieu de vie…

quand on est jeune, on se prend pour le monde, et son nombril… quand on vieillit, avec les années qui passent et nous sablent, on réalise que l’on est ni monde ni nombril… de moins en moins quelque chose ou quelqu’un, de plus en plus rien… que bois à sabler… que simple observateur/trice de cette vaste création qui n’a pas besoin de nous pour tourner…

pas besoin de nous pour tourner cette existence et pourtant, nous y sommes… encore et toujours… car toujours nous avons été ici, toujours nous y serons… illusion de penser que nous ne faisons que passer ? trois fois passera… et trois autres ensuite… et trois petits points…

nous sommes le monde qui se sait impermanent, le monde qui s’observe s’observer…

alors au bout du compte, que vivre en lettres minuscules, même la première… surtout la première…

vivre tout bas, discrètement, humblement… sans déplacer plus d’air qu’il n’en faut… ménager les ressources… et vivre humblement… glisser sur la vie qui passe et surfer sur les vagues, les grosses comme les petites, les folles comme les fines… apprécier tout ce que la vie nous donne et nous offre, surtout ce que l’on ne choisirait pas… car précieuses les leçons qui s’y cachent…

souhaiter le mieux, pour soi et les autres, et s’attendre à tout… surtout à ce que l’on ne s’attend pas…

et cultiver le silence…

rien à dire et pourtant, tenter quand même de le formuler…

sincèrement, et humblement…

ati

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les dieux nous créent bien des surprises : l’attendu ne s’accomplit pas, et à l’inattendu, un dieu ouvre la voie… – Euripide

 

qui ? qui mon quiqui ?

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les dernières chroniques – 8/8/17

dis-moi qui tu es… l’un des koans (questionnements sans réponses précises issus du courant Zen) fondamentaux… tout comme l’est qui est à l’intérieur ?

il existe quelques autres koans qu’on pourrait qualifier de secondaires (quoi que rien de primaire ni de secondaire dans la vie, tout est élémentaire mes chers Watson ), d’autres angles de questionnement autour desquels on peut chercher à s’investiguer…

dis-moi ce qu’est vie,

dis-moi ce qu’est confiance,

dis-moi ce qu’est liberté,

dis-moi ce qu’est un autre,

dis-moi ce qu’est solitude,

dis-moi ce qu’est amour…

et il y en a d’autres…

pas des questions pour trouver des réponses… que des questionnements conçus pour épuiser le mental, pour tarir les réponses qui pourraient se prendre pour graine de vérité, que du papier sablé pour polir le bois dur que nous sommes et transformer cette chère personnalité tout de même utile en ce bas monde en brin de scie cosmique…

si dis-moi qui tu es s’avère fondamental, quand personne ne te regarde me semble ajouter quelque chose de précieux à l’angle de questionnement en question, quelque chose de plus… car on se définit tellement par le biais d’un regard extérieur constant, par les jugements potentiels et éventuels des autres, on se voit si souvent via les yeux des autres…

et pourtant… comme l’a dit si simplement et de façon si pertinente Ramana Maharishi lorsque questionné sur comment face aux autres : il n’existe pas d’autres…

que du soi dans cette vie… que du trop plein de notre propre histoire qui nous bouche la vue du plus grand, que des bribes de passé qui nous empêchent de voir le grand maintenant, le tout ici…

mais même si on sait cela avec notre tête, nous ne sommes pas toujours dans l’actualisation consciente de cette réalisation… oh, nous avons peut-être ou bien sûr quelques moments d’une certaine clarté, ou d’une clarté certaine, alors que nos yeux et notre coeur perçoivent ce qui est, tel quel, sans filtre, sans distortion… mais la plupart du temps notre vue est obstruée… du moins je parle pour moi… c’est le moi qui parle…

que ce soit par les petits pépins courants du quotidien, ou par les grandes peurs ou inquiétudes fondamentales de l’existence, nous nous détournons à l’occasion, souvent ou régulièrement de notre nature divine…

et peut-être que le but du jeu est justement là : se perdre ou s’égarer temporairement pour apprendre à revenir à l’essentiel… car rien comme manquer quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur…

alors qui suis-je lorsque personne ne me regarde ?

éventuellement, toujours le même… ou toujours personne… mon nom est personne disait jadis le cinéaste italien…

que le regard d’un ou d’une autre soit tourné vers moi ou pas, je n’aspire qu’à demeurer simplement moi-même, intègre à ce que je sens juste – davantage dans le sens de justesse que de justice – fidèle à ce que je ressens, curieux face à ce que je perçois ou interprète, prêt à toujours aborder un point de vue extérieur au mien, différent, nouveau, face à ce que je connais, ou crois connaître car que connait-on jamais vraiment anyway right ?…

alors, qui suis-je lorsque personne ne me regarde ?

osons regarder pour voir… tournons notre regard vers soi…

et alors être ou ne pas être… être ou ne plus être… être moins ou être totalement… être soi ou n’être personne… sont quelques questions sans réponses à vivre et à devenir…

mais même pas certain que ce questionnement – qui suis-je lorsque personne ne me regarde ? – puisse seulement s’avérer possible dans l’absolu car notre propre regard se porte presque toujours sur soi-même… mais nous voyons-nous vraiment au fond ?

car nous ne voyons pas vraiment le monde tel qu’il est, nous nous regardons et nous observons constamment… nous voyons le monde à-travers nos yeux… alors voir ce qui obstrue la vue…

et fermer ses yeux pour simplement être, qu’être, que n’être… être simplement l’univers qui se regarde soi-même… et qui voit à-travers soi… et éventuellement devenir un témoin neutre et pur de l’univers qui se déploie en nous, et en dehors…

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À travers nos yeux, l’Univers se perçoit.
À travers nos oreilles, l’Univers écoute ses propres harmonies.
Nous sommes les témoins à travers lesquels l’Univers devient conscient de sa gloire et de sa splendeur…  – Alan Watts

vrai ou vrai

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les dernières chroniques – 5/8/17

traduction : le contraire de ce que vous savez est également vrai

j’ai utilisé ci-haut l’expression vous savez pour traduire you know, quoi que j’ai été tenté de traduire cette citation ainsi : le contraire de ce que nous croyons est également vrai…

car il me semble que l’on croit plus que l’on ne sait… en fait, il me semble que l’on ne voit souvent le monde seulement comme on veut le voir, ou plutôt comme on peut le voir…

en acceptant comme possible cette simple affirmation, que le contraire de nos croyances est aussi vrai, tout devient plausible, donc tout devient possible… donc potentiellement vrai… et qui dit vrai dit aussi faux… car vrai implique faux et vice versa… dualité quand tu nous retiens…

mais ultimement, on ne retrouve ni vrai ni faux dans la nature, dans l’existence… que du ça… ou que du peut-être…

car on peut bien croire ce l’on veut, ou ce que l’on peut. la vie sera toujours telle quelle, telle qu’elle se présente… life as is

absolument neutre au-delà de notre perception la vie… la réalité qui se présente à nous le fait sans filtre et n’est que partielle… on ne voit et perçoit qu’un ptit bout de la grande vie… notre ptit bout… notre ptite vie dans la grande vie… une ptite vite notre ptite vue… appelée à grandir, à s’agrandir graduellement du moins… pour éventuellement s’éclater et tout voir…

car tel un cheval de course, nous vivons avec des ornières qui limitent notre perception… donc notre compréhension… nous croyons ceci ou cela, nous pensons beaucoup ou presque tout le temps, mais nous savons peu… mais croyons savoir beaucoup… et pourtant…

souvent à tort, nous croyons ce que nous savons et prenons souvent ces croyances que nous faisons nôtres pour du cash… mais même le cash est emprunté à crédit, avec un fort taux d’intérêt… même le cash peut s’avérer être de la frime… croyances de monopoly…

notre petite vue sur la grande vie est réduite, obtue, limitée… notre perception est relative, et relativement biaisée… par nos croyances, nos expériences passées, notre culture ambiante… notre vision est limitée par ce qui s’est fixé en nous, ce qui s’est cristalisé, rigidifié…

mais même le cristal tend à redevenir poussière… et ce qui n’était que pousse hier sera demain poussière… le bébé est déjà un vieillard… la naissance inclut la mort en son sein, et la mort n’est que passage vers la vie, une autre vie, d’autre vie, plus de vie…

si on pouvait seulement se permettre et se donner la chance de considérer tout point de vue comme possible, sinon plausible, je crois que notre vie serait plus simple, plus coulante, plus vivante… du moins plus acceptante de ce qui diffère de soi… de ce que l’on ne sait pas ni ne saisit encore… on ne sait pas encore ce que we did not get yet… mais ça ne saurait tardé…

on ne sait que partiellement, on ne perçoit que de façon limitée… car trop immense et infinie la vie pour notre ptite tête… alors peut-être par le coeur qu’il faut observer ?

notre angle de perception ne fait pas encore 360 degrés… le fait de prendre conscience de cela agrandit déjà notre perspective…

le fait de savoir que l’on ne sait pas – que l’on ne sait pas grand chose du moins – est déjà beaucoup… ça laisse le champs de tous les possibles grand ouvert… et quand tout est possible, tout est… même l’impossible…

Toujours nous voyons les choses partiellement. D’abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d’images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n’observons quoi que ce soit d’une façon complète. C’est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu’il n’y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l’observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s’intéresse à rien. Et même s’il s’intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l’observateur le sentiment d’avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c’est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image. – Krishnamurti

alors faisons du ménage, gardons notre perception vierge, notre coeur ouvert et nos yeux innocents…

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« Si nous changeons, l’univers que nous étudions va aussi changer.  L’observateur se croit neutre,  En fait il est participant. – Olivia Costa de Beauregard

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les dernières chroniques – 3/8/17

perso, du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une attitude ambivalente face aux rêves… normal me direz-vous quand on s’intéresse un tant soit peu à l’éveil… au fond, on veut cesser de rêver pour finalement se réveiller totalement, s’éveiller de nouveau… évidemment, on devra définir l’éveil, mais ça c’est une autre histoire…

mais en gros, on peut dire qu’il y a deux types de rêves :

le premier qui consiste en nos désirs et souhaits les plus profonds, nos motivations les plus fondamentales… en bref et un peu trop simplifié, ce que l’on ferait de notre vie si on n’avait aucune limites financières…

et d’autre part,  il existe un deuxième type de rêve, celui du shift de nuit, qui constitue l’overflow du contenu de notre mental et qui contourne et déborde le conscient la nuit quand notre corps physique se repose et dort… certains affirment que c’est là que les vraies affaires se montrent la face… les belles comme les moins…

pour quiconque cherche la vérité, la lumière, cet état de grâce qui nous aurait animé avant que la loi de la gravité de cette incarnation nous englue autant dans la densité de la matière à vivre, le rêve consiste possiblement, sinon probablement, à se dégager et à s’extirper de cette lourdeur terrestre, à sortir de l’illusion quelle qu’elle puisse être, et à retrouver la légèreté originelle des anges… ou quelque chose du genre… grosso modo…

différentes formules pourraient être utilisées pour définir le rêve selon chacun(e) de nous mais disons qu’un état impliquant plus de liberté et de satisfaction profonde accompagne généralement le concept de rêve, du moins celui de nos motivations ultimes… une sorte d’ailleurs meilleur… grosso modo…

car pour ce qui est des rêves du shift de nuit, aucun contrôle là-dessus vous et moi… tous égaux dans nos rêves… les beaux comme les moins… certains font en sorte qu’on est heureux de se réveiller, d’autres pas… on ne peut qu’interpréter les souvenirs de nos films de shifts de nuit du mieux que l’on peut pour en tirer leçon et profit…

et ça, c’est seulement si on réussit à dormir un tant soit peu… car le rêve de certain(es) insomniaques consiste simplement à dormir, à s’endormir… on a les rêves qu’on peut… quoi que certain(e)s ont remplacé les rêves par les raves…

comme pour la plupart des sujets autour desquels j’écris, j’en sais fort peu au sujet des rêves… d’ailleurs justement ce pourquoi j’écris à leur sujet : pour savoir ce que je pense quand mes doigts me guident dans ma zone d’ombre…

je peux dire qu’une partie de moi ne rêve pas, ne rêve plus devrais-je dire, en fait ne rêve plus de rien d’autre que de me réveiller de ce grand rêve dans lequel je vis, si tel est le cas…

ce grand rêve commun et individuel dans lequel nous vivons tous d’ailleurs semble-t-il… car parait que nous sommes tous et toutes dans le même grand bateau rêveur…

m’éveiller, retrouver la lumière divine, le souffle originel, la liberté ultime… mais, me direz-vous, même ça c’est un rêve… OK je vous l’accorde, right on

comme l’impression que le passage de la mort nous en révélera davantage au sujet du grand rêve que nous vivons actuellement ensemble et duquel certain(e)s veulent sortir au plus vite, et d’autres pas… car j’imagine que d’autres veulent continuer à dormir et à rêver… et d’autres encore à courir après leurs rêves…

c’est la beauté de la vie… qu’elle soit rêve ou réalité… car le rêve des uns est la réalité des autres et vice-versa… nous sommes tous et toutes égaux devant la vie et nos rêves… tous et toutes à apprendre à naviguer entre les mailles de cette réalité terrestre et celles du divin, celles-là qui nous portent encore quelque part en nous… et vers l’inconnu…

certain(e)s rêvent de bébelles, d’affaires, de choses… pour eux et elles, le rêve est incarné et très concret, vivant à l’extérieur d’eux…

d’autres veulent se libérer et sortir du rêve… avec la mort, ou avant celle-ci…

d’autres encore vivent pour réaliser leurs rêves… c’est l’essence de leur vie… ce qui les poussent à faire, à courir, à driver…

chacun(e) notre histoire, chacun(e) face à face à nos rêves… ultime réalité…

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shit ma boîte vocale est pleine…

 

poête poête

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les dernières chroniques – 2/8/17

traduction : je n’aime pas penser avant de parler – ni d’écrire – je préfère être surpris autant que tout le monde par ce qui sort de ma bouche – et de mes doigts

après avoir pris une pause d’écriture semi imposée pendant quelques semaines, la tape tape manie me revisite, ravive et regagne mes doigts…

j’écris régulièrement ici depuis plus de 5 ans…  presque 1500 chroniques derrière la cravate… oui oui bravo chroniqueur semi maniaque…

une drogue douce pour moi l’écriture, une manie, un besoin fondamental, une sensation d’être vivant… une façon de connecter au reste du monde… dont vous, dont toi… yo lecteur/trice…

j’aime écrire et au cours de l’année, à chaque année, je m’efforce doucement à quelques reprises de ne pas écrire pendant des laps de temps variables… pour m’ennuyer, pour manquer l’écriture, pour retrouver le goût d’écrire… c’est souvent au manque qu’on reconnait une dépendance… eh oui je suis tapetapemaniaque…

et même si je n’ai pas toujours quelque chose à dire, j’aime écrire… en fait, je considère que je n’ai pas grand chose à dire car tout a déjà été dit et redit… mais pas une raison pour ne pas écrire…

j’aime écrire pour voir qui et quoi se cache en moi…. j’aime écrire pour me surprendre et voir ce qui poppera hors de moi… j’aime écrire pour me vider la tête et les sens… j’aime écrire pour la gymnastique mentale que cela requiert… mindy workout… sudoku littéraire…

écrire est une dépendance et en même temps, écrire relève de la plus pure liberté… association libre… liberté de penser, liberté de dire, liberté de croyances… et toutes les croyances se valent croyez-moi… ou pas… car aucune différence ce que l’on croit ou pas… la vie se passe quand même et peut même se passer de nous…

et bien humblement, je crois que je peux affirmer que je suis devenu un poête poête… car comme le dit Rainer Maria Rilke (des mots reçus à l’instant via la Joie d’être un âne, un autre écriveur chronique, yo Jean !) :

si, pour toi, ne pas écrire c’est mourir, alors tu es poète

alors j’écris… peut-être pour ne pas mourir… mais j’écris peut-être aussi pour vivre un peu plus, un peu plus loin, pour voir un peu plus grand, et vivre un peu plus follement…

voyant peu de gens, je parle relativement peu dorénavant… alors j’écris petit et gros… j’écris beaucoup… je parle tout bas mais j’écris tout haut… je fais tape tape et je fais ensuite enter vers le monde

et vous, si par hasard vous tombez dessus – ou est-ce eux qui tombent sur vous ? – vous faites vôtres mes mots qui ne sont jamais miens anyway… que nôtres, que nôtres… via votre écran, vous les percevez avec vos sens, dont celui de la vue en premier lieu, puis vous leur prêter vie à votre convenance, ou pas…

dorénavant, je chante plus que je ne parle… et je n’écris pas de chansons, je les reçois quand elles veulent bien me visiter… et j’aime penser que c’est parce que j’écris autant que les chants me visitent… je me vide la tête pour laisser passer quelques bribes divines… quelques mots d’ailleurs…

j’aime écrire car je ne sais jamais ce qui poppera de cette boîte de cracker jack intérieure hors de laquelle je ne vis pas… think outside de box disait-on dans le temps… alors poppent les mots tapés…

j’aime écrire pour ne pas me prendre au sérieux et me surprendre encore mieux… j’aime ne rien dire, rire et lire… je tire et je délire… puis je me tire…

j’invente des mots, j’en difforme d’autres, les twist et les tord… je joue avec eux et ils se jouent de moi… j’invente le monde tout bas, je donne vie au rien… je suis un ptit dieu des mots nonos, créateur de sens et de vers… et de l’envers… ici de l’envers du décor… en cet endroit ici-bas tout là-haut…

je n’ai rien à dire de particulier alors je le dis tout de même et de toutes les manières… je ne dis rien qui vaille, rien qui faille mais je le dis quand même… et j’aime le faire, pour rien justement… c’est tout… et ça c’est tout là le plaisir d’écrire… ne rien dire, ne pas se prendre au sérieux, et le dire tout haut… rire de dieu… et avec lui… dans sa barbe…

j’aime ne rien dire et, ce faisant, vous toucher, vous parler, vous joindre ici dans l’astral via le terrestre que nous partageons nous humbles mortels… en attendant notre passage… à vide ou vers le grand plein… ici, tremplin vers l’au-delà…

écrire pour avouer tout haut qu’on ne sait pas encore tout à fait vivre ici-bas…

alors écrire pour tenter de dire l’indicible, tenter de de décrire l’espace entre les mots pour vous faire lire ente les lignes… visiter l’autre côté de la vie et sortir de la boîte de cracker jack… et cric crac croc rice krispies

maître échoueur

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les dernières chroniques – 1/8/17

traduction : le maître a échoué plus souvent que le débutant n’a essayé

un peu mon cas je trouve à ce point-ci de ma non carrière ésotérico-religio-spirituelle… longue non-carrière qui, au final, ne peut que faire grossir l’égo et aboutir ici…

56 ans de vie terrestre et humaine… 44 ans d’expériences enthéogènes diverses… 35 ans de méditation, de recherche et de disciplehood, 35 ans de tentatives et d’essais-erreurs à errer ici un pied sur terre et l’autre là-bas dans l’astral… et combien de vies avant ? fouillez-moi…

tous ces détours pour finalement revenir ici, toujours au même point de non départ – car parait que rien ne commence et rien ne finit tout ne fait que passer tout le temps… même personnalité, point de vue sensiblement semblable sur la chose… ici maintenant, lentement, certainement et sûrement, que soi-même… ni plus, hopefully un peu moins, attaché et identifié du moins…

oh j’ai bien eu quelques épisodes d’éclaircissement dans le ciel de mon inconscience quasi absolue au fil de ma carrière à âme ouverte, mais grosso modo, encore ici avec mon ptit baluchon de moi-même, le mental me bloquant encore la vue la plupart du temps…

de retour récemment d’un xième satori, encore ici, à la même place, totalement libre et toujours et encore en quête de liberté à l’aide du koan dis-moi ce qu’est liberté pour l’année à venir…

pas encore tout à fait désespéré le chercheur de vérité, mais parfois un peu désillusionné, découragé même par moments… mais peut-être faut-il l’être totalement ? désespéré I mean… pour finalement lâcher prise, déposer les armes et s’abaisser bien bas devant la vie si vaste, si forte, si digne et grande…

car il faut bien se l’avouer : un peu maso la quête spirituelle, l’ultime désir étant de ne plus en avoir aucun, désir I mean

paradoxal vous dites maître ?

 

mouvements de vie

 

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les dernières chroniques – 25/7/17

traduction : AUCUNE ÉMOTION N’EST UNE ERREUR… l’éveil ne consiste pas à éliminer ni à transcender les émotions humaines, car comment l’océan pourrait-elle transcender une seule de ses vagues ou le soleil un de ses rayons ? cela consiste plutôt à constater que chaque émotion – de la joie au désespoir, de la béatitude à l’ennui, de l’agonie à l’extase – n’est qu’un mouvement de l’énergie de vie, en fait, un mouvement de vous-même, une vague dans votre vastitude… aucune émotion n’est une menace, un ennemi, ni une punition… chaque émotion se veut une invitation à vous souvenir de votre vastitude, à trouver refuge dans votre nature océanique… vous marchez sur un chemin non tracé d’inclusion radicale, chers ami(e)s et il n’y a aucune erreur ici… – Jeff Foster

coucou lecteur/trice, petit pop-up chronique au beau milieu de ces vacances généralisées… ou presque…

cette citation de Jeff Foster arrive right on comme on dit dans certains endroits de la boule, ou de la crêpe pour ceux qui ne croient toujours pas Galilée au sujet de la rondeur de Pacha Mama…

aucune émotion n’est une erreur, au contraire, chaque émotion est un rappel de notre vastitude, un filon de retour vers notre nature océanique comme le dit Foster…

beau non ?

de mon côté, je sors d’un 5 jours d’introspection profonde… voyage au coeur de soi, au coeur de petit moi… du stock là mes ami(e)s… et now, atterrissage dans la matière…

et ces semaines-ci, je suis testé par la matière, mis à l’épreuve…

beaucoup de choses matérielles qui lâchent, qui brisent, qui rendent l’âme… des petites morts, des défis concrets… électros, ordinateur, jusqu’au home même dont il faut prendre soin de

alors une chose après l’autre, régler, arranger, réparer, remplacer, fixer… prioriser…

et regarder les mouvements intérieurs que la perte de ces bébelles provoque…

problème de riche me direz-vous mais source de grands mouvements intérieurs quand même… surtout dans l’accumulation des bris… signes de la vie mais signe de quoi au juste ? quand cela arrêtera-t-il ? fatalité ou totale acceptation ? délester ou réparer ?

et ce n’est pas que pour moi, c’est le cas aussi de quelques ami(e)s autour aussi… on dirait que l’univers conspire pour nous ramener à nous, ou se rappeler de lui…

en nous soulageant de choses qui sont peut-être de trop, en créant de l’espace autour de soi, en nous assaisonnant la routine, ou en ajoutant du fromage squick squick dans notre petite poutine de vie…

suite de petits spasmes de lâcher prise accompagnés de propulsion d’expansion…

comme le fait la mort de nos proches qui nous rapproche un peu plus de la nôtre…

alors quoi d’autre à faire que d’accepter et interpréter chaque émotion, chaque mouvement interne comme un rappel de s’incarner encore plus totalement, un petit wake-up call pour vivre totalement dans ce monde de matière dans lequel nous avons choisi jadis de nous incarner, dans lequel notre âme s’est fait chair mes très chers…

et jouer le jeu totalement, non pas en voulant s’éliminer ou disparaître, mais plutôt en voulant infuser de la lumière dans l’ombre de nos ombres, dans la noirceur de nos entrailles… voir clair au pays des yeux fermés… s’immiscer entre les craques de la conscience…

aller au fond de soi et y plonger, curieux de découvrir ce qui nous remonte au visage et à la surface, rencontrer ce qui poppe up à notre conscience… et dire oui totalement à absolument tout ce qui nous arrive, ce que l’on voit, ce que l’on ressent, sans esquiver, sans s’évader, sans se sauver de qui ou quoi que ce soit…

cela demande intégrité, courage, dignité que de s’accepter dans toutes ses parties, dans toutes ses zones d’inconfort, les roses comme les sombres, les belles comme les moins, les denses comme les danses…

la vie est un grand terrain de jeu comico-cosmique alors il faut jouer mes ami(e)s car à trop le prendre au sérieux, on ne peut que perdre le sens du jeu… mais peut-être que la game c’est de perdre pour mieux gagner…

car comme le disait notre beloved, only losers can win this game

petit article intéressant de David Le Breton un peu en lien avec ces mots:
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/504149/du-besoin-de-disparaitre-de-soi

bonté divine, mais surtout humaine

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les dernières chroniques – 6/7/17

traduction: chaque jour, au réveil, dites-vous : je suis chanceux d’être en vie… je vis dans un corps humain, alors je ne vais pas perdre cette opportunité… je vais utiliser toutes mes énergies pour croître, pour ouvrir mon coeur envers les autres et aller vers la lumière pour le bénéfice de tous les êtres… je vais avoir des pensées bienfaisantes envers les autres et contre personne je ne me fâcherai ou entretiendrai des pensées négatives… je vais faire bénéficier les autres autant que je le peux… – sa sainteté, le Dalaï Lama

si vous lisez cette chronique le matin, essayer pour voir… en tous cas, moi, je vais le faire aujourd’hui… et même si vous lisez plus tard en journée, jamais trop tard pour allumer…

juste pour le fun, reprenons cette citation bribe par bribe…

je suis chanceux d’être en vie…

on ne se souvient pas toujours les raisons profondes (ou supérieures) pour lesquelles on s’est incarné(e), pourquoi on a pris corps… mais c’est un fait, nous sommes ici… alors ? car on a le choix : cette vie est une chance ou une badluck… ou quelque chose entre les deux… notre choix… et le même prix…

je vis dans un corps humain, alors je ne vais pas perdre cette opportunité…

en effet, même si on ne s’en souvient plus, on a décidé de venir – ou de revenir ? – ici bas…

alors tant qu’à être et tant qu’à y être, faisons de notre présence ici une opportunité plutôt que de subir cette incarnation comme un supplice… ce que nous faisons parfois car admettons-le, être humain comporte à l’occasion son lot de défis et de contraintes… qu’y a-t’il à apprendre de tout ceci ? gardons l’âme ouverte et l’esprit curieux… un jour on se rappellera peut-être ?

je vais utiliser toutes mes énergies pour croître, pour ouvrir mon coeur envers les autres et aller vers la lumière pour le bénéfice de tous les êtres…

ainsi, tant qu’à vivre sur terre, pourquoi ne pas utiliser toutes nos énergies pour semer le bien, le bon, le beau, le menoum menoum, et répandre l’amour – autant de soi que des autres – et la beauté – et la vie en général – et tendre vers la lumière… cette lumière qui inclut aussi ses poches d’ombre et des moments de doute… un grand buffet tout inclus la vie… sweet and sour…

je vais avoir des pensées bienfaisantes envers les autres et contre personne je ne me fâcherai ou entretiendrai des pensées négatives…

tant qu’à avoir un mental qui spinne non stop 24/7 même quand on rêve, pourquoi ne pas l’utiliser pour cultiver des pensées qui soutiennent la vie, l’amour, la beauté ? pas plus demandant que de penser dans le noir ? et tant qu’à penser, pourquoi ne pas le faire en dehors de la boîte ?

bonne idée aussi de désamorcer cette vieille vieille habitude humaine qui nous pousse parfois à chercher le conflit face aux autres, à chercher les pouls hors de soi, en nous faisant croire que les autres ne sont pas nous itou… car moi et les autres, même réalité et même humanité… ou n’est-ce pas un grand rêve que ce monde ?

et pas si grave de se fâcher à l’occasion, ça ne vaut simplement pas la peine de s’y accrocher trop longtemps… sentir, reconnaître, observer, et surtout, laisser aller…

je vais faire bénéficier les autres autant que je le peux

quiconque a déjà aider son prochain ou sa prochaine connait le plaisir que cela apporte… aussi égoïste l’altruisme quand on a goûté à la joie d’aider les autres…

pour les plus cyniques d’entre nous, cette citation peut goûter trop sucrée… ou être perçue comme des voeux pieux…

néanmoins, beau miroir pour constater que devant la vie, au moins deux choix s’offrent à nous : saisir la chance que nous offre cette parcelle  de vie qu’on nous a allouée, ou la subir jusqu’à ce que la mort nous en délivre… même si on a peur à mort de la mort, car plusieurs sont en standby down here… espérant le paradis à la fin de nos jours mais en même temps craignant l’enfer…

mais au bout du compte, notre choix… toujours notre choix… que notre choix… de faire en sorte que cette fenêtre de vie que l’on nous a prêtée pour une période indéterminée se transforme en une occasion de grandir et de créer de la beauté… ou bedon…

ultimement, rien de prédéterminé, toujours possible de changer notre regard sur l’existence, toujours possible de modeler autrement les messages reçus de notre éducation… car un gros tas de plasticine la vie, alors transformons-nous en sculpteur/sculptrice… et créons…

car tout ceci pourrait aussi n’être qu’un rêve plus ou moins éveillé ? duquel on se réveillera peut-être un jour ?

alors good morning…